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ecologie

10 principes pour une transition énergétique réussie

1 Décembre 2011, 08:13am

Publié par PCF Villepinte

10 principes pour une transition énergétique réussie
Extraits de L'humain d'abord, programme du Front de gauche

 

«  Nous proposerons un débat public national immédiat sur la politique énergétique en France. Ce grand débat devra permettre la remise à plat des choix énergétiques et du nucléaire et préparer l’alternative aux énergies fossiles. Il se déroulera sous contrôle citoyen de l’information jusqu’à la prise de décision et se terminera par un référendum. Dans le domaine du nucléaire civil, l’ensemble des possibilités – dont la sortie du nucléaire ou le maintien d’un nucléaire sécurisé et public – sera alors tranché. Aucun choix définitif en matière de politique énergétique ne sera effectué avant la conclusion de ce grand débat public.  »

Le Front de gauche propose dans son programme, L'humain d'abord, un grand débat public national sur les choix énergétiques de la France et un référendum à l'issue de ce débat pour, notamment, trancher la question de l'avenir du nucléaire civil.

C'est, plus que jamais, la seule voie sérieuse et réaliste. Et cela, pour trois raisons :

1- L'énergie est un droit universel pour chaque être humain.

L'énergie est, en même temps, la condition du développement et du progrès humain pour chaque peuple de la planète. Les besoins sont considérables. Or les conditions d'accès à ce droit vont être bouleversées par la fin prévisible du pétrole et la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique, qui imposent comme premier impératif la sortie des énergies carbonées (aujourd’hui 84 % de la production d’énergie planétaire). Nous devons donc repenser nos modèles énergétiques et, sans attendre, engager la France dans une transition durable et ambitieuse.

2- L'avenir énergétique de la France est mis en danger par la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy au service des marchés et des intérêts financiers.

La démagogie à laquelle se livre aujourd'hui même le président de la République devant la centrale du Tricastin, comme il le fit à Gandrange en 2008 en prétendant défendre l'emploi industriel, n'y change rien. Sa politique menace l'avenir de dizaines de milliers de salariés de la filière, y compris dans le nucléaire. Sous l'impulsion de la droite depuis 10 ans, la France s'est engagée dans une politique de déréglementation et de privatisation qui vise à livrer progressivement tout le secteur énergétique, nucléaire compris, aux logiques de rentabilité. C'est une folie qui, si elle était poursuivie, priverait la France des moyens de maîtriser et de planifier la transition énergétique nécessaire.

Les actes sont légion : transformation des entreprises EDF et GDF en sociétés anonymes, mise en concurrence des acteurs de la filière au détriment des coopérations, démantèlement du service public intégré, filialisation, privatisation de GDF sous la coupe de Suez, augmentation des tarifs, sous-traitance à tout-va (notamment au détriment de la sécurité dans le nucléaire), détricotage du statut du personnel des industries électriques et gazières, loi NOME, ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques et de la distribution du gaz et de l'électricité, incapacité à engager la France dans une politique industrielle ambitieuse et durable en matière d'énergies renouvelables... En 10 ans de libéralisation du marché, plus de 300 000 emplois ont été supprimés en Europe dans ce secteur, parmi lesquels 30 000 en France. La nécessité de changer de cap est devenue impérieuse.

3- L'accord PS-EELV n'est en aucun cas à la hauteur.

Alors qu'un grand débat public, sérieux, approfondi et transparent doit être mené dans tout le pays en associant citoyens, salariés, syndicats, élus et tous les partis politiques, cet accord politique bâclé en quelques jours, adossé à un échange de circonscriptions législatives, s'inscrit en complète opposition à cette exigence. Il fragilise l'une des plus grandes filières industrielles françaises, principale productrice d'électricité de notre pays, sans établir de scénario alternatif convaincant. Il conduirait à consacrer plus de moyens au démantèlement de la filière nucléaire qu'à l'investissement dans d'autres moyens de production d'énergie, pourtant indispensables s'il s'agit de compenser la baisse de la part de l'électronucléaire de 75 % à 50 %.

Le minimum pour des forces de gauche devrait être de conduire le grand débat public nécessaire en respectant quatre principes : qu'il soit mené au grand jour, sous contrôle citoyen, en associant salariés et syndicats ; qu'il dispose du temps nécessaire pour se déployer et aller au fond des questions et solutions proposées ; qu'il aborde l'ensemble des enjeux et ne se réduise pas au nucléaire ; qu'aucun choix définitif ne soit engagé avant la conclusion de ce débat et sa validation par référendum.

C'est dans cet esprit, pour les verser au débat, que le PCF rend aujourd'hui publics ces 10 grands principes.

Nous refusons de nous laisser enfermer dans un débat piégé et caricatural, en répondant à des ultimatums ou à des injonctions binaires. Toutes celles et tous ceux qui sont attachés au développement social de notre pays, à l'avenir écologique de la planète, doivent pouvoir se reconnaître dans ces principes de débat.

Dans le domaine du nucléaire civil, l'ensemble des possibilités – dont la sortie du nucléaire ou le maintien d'un nucléaire sécurisé et public – doivent pouvoir être débattues.

Les 10 principes

Les principes sur lesquels devrait reposer, à nos yeux, la planification d'une transition énergétique réussie, et que nous soumettons au débat, sont au nombre de dix.

  • Un principe fondamental : garantir le droit universel à l'énergie et au développement.

  • Un impératif immédiat : sortir des énergies carbonées fortement productrices de gaz à effet de serre.

  • Quatre urgences :

    • lancer un programme national de rénovation thermique de l’habitat ;

    • rééquilibrer l’usage des transports en favorisant les moins polluants ;

    • mener de pair réindustrialisation et planification écologique ;

    • engager un développement massif et diversifié des énergies renouvelables.

  • Une exigence : sécuriser le nucléaire dont le recours reste pour le moment nécessaire dans un mix énergétique rééquilibré.

  • Trois conditions :

    • assurer la maîtrise publique de l’ensemble du secteur énergétique ;

    • programmer un effort de recherche massif dans toutes les directions ;

    • garantir des financements importants et pérennes pour réussir cette transition énergétique.

1. L’énergie, un droit universel

Le droit à l’énergie pour chaque être humain et au développement pour chaque peuple de la planète n’est pas aujourd’hui correctement assuré. 1,6 milliard d’êtres humains n’a pas accès à l’électricité. 80 % des ressources énergétiques de la planète sont consommées par 20 % de la population.

En France, la précarité énergétique touche plus de 3,7 millions de foyers soit 10 millions de personnes. 100 000 coupures de gaz et 150 000 coupures d’électricité ont lieu chaque année. Les élus communistes demandent dans un projet de loi leur interdiction en période hivernale.

La demande mondiale d’énergie aura doublé d’ici 2050 et ce,même dans l’hypothèse de la mise en œuvre de forts programmes d’économies d’énergie dans les pays aujourd’hui les plus consommateurs.

Répondre aux besoins du développement humain dans un monde solidaire, tout en réduisant massivement les émissions de gaz à effet de serre et en préservant l’environnement et les écosystèmes, nécessite d’engager des investissements colossaux pour garantir des capacités nouvelles de production d’énergie aptes à répondre correctement à l’ensemble de ces exigences.

Les pays les plus riches se sont appuyés majoritairement sur un recours massif aux ressources fossiles. Il en va de leur responsabilité de donner la priorité à d’autres modes de production plus respectueux de la planète, de mettre en place de vrais plans d’’économie et d’efficacité énergétiques.

Le droit à l’énergie pour tous impose de conduire cette transition énergétique en bannissant les scénarios qui livrent l’énergie au marché et conduisent à l’explosion des tarifs. L’énergie doit rester ou redevenir un bien commun, maîtrisé publiquement et accessible à tous.

2. Un impératif absolu : sortir des énergies carbonées

Alors que les prévisions du GIEC sur le réchauffement climatique nous commandent de réduire de 50 % les émissions planétaires de CO2 d’ici 2050 et de 80 % dans les pays industrialisés les plus développés, nous sommes très loin, même en Europe, de nous diriger vers la tenue de ces objectifs.

Cet impératif absolu semble avoir disparu du débat public, et même du discours de certains écologistes qui focalisent tout sur le nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima. La sortie annoncée du nucléaire par l’Allemagne ou la Belgique va se traduire par un recours accru aux énergies fossiles, gaz et charbon.

Le respect des exigences du GIEC doit rester une priorité. Les révisions de politique énergétique que doit assumer notre pays, ainsi que l’ensemble des pays développés et des grands pays émergents, doivent être dominés par la nécessité de maîtriser un réchauffement climatique qui menace l’avenir de nos sociétés humaines : migration forcée de millions d’êtres humains, submersion de grandes villes ou désertification de régions, voir de pays entiers, perte de biodiversité et menaces sur la santé.

Cette maîtrise implique le recul massif de l’utilisation des énergies fossiles. Pour prendre le relais, nous estimons que la diversification complémentaire des autres sources d’énergie est nécessaire. Il faut effectuer des choix, des priorités afin de composer le meilleur mix énergétique possible à même de satisfaire les besoins en énergie à un prix abordable par tous.

C’est pourquoi nous considérons que le développement impératif des énergies renouvelables pour prendre le relais des énergies utilisant les ressources fossiles ne saurait exclure le recours à un nucléaire mieux sécurisé dans un mix énergétique rééquilibré.

Le recul des énergies émettrices de CO2 entraînera forcément une augmentation notable de la part de production d'électricité décarbonée dans le bilan énergétique global.

3. Un plan national pour l’efficacité énergétique dans l’habitat

Un programme national de rénovation thermique de l'habitat du parc de logement existant – public comme privé – doit être immédiatement lancé.

Un million de nouveaux logements sociaux doit être construit pour répondre à la demande. Ce levier doit être utilisé pour promouvoir une politique publique innovante en matière de normes énergétiques de l'habitat.

Les réseaux de chauffage urbain utilisant le recyclage des déchets et les systèmes de récupération de chaleur doivent être généralisés.

Un plan national de formation et de création d'emplois qualifiés doit être élaboré pour faire face aux besoins.

4. Une politique nationale des transports favorisant le recul de l'utilisation des énergies carbonées

Nous préconisons l'élaboration d'un vaste programme d'économie et d'efficacité énergétiques en matière de transports, basée sur 4 grands axes:

  • la priorité donnée aux transports collectifs urbains et interurbains

  • un plan national de ferroutage sous le contrôle public de la SNCF, à l'opposé de la politique actuelle qui veut autoriser les camions de 60 tonnes sur nos routes

  • le développement du transport fluvial

  • le soutien à tous les investissements industriels pour la voiture propre de demain

5. Une ré-industrialisation écologiquement innovante

Notre pays a besoin d'une nouvelle politique industrielle, innovante. Cela suppose de produire l'énergie nécessaire en conséquence. Le développement industriel est lui-même nécessaire pour faire face aux besoins de la transition énergétique. Mais cette ré-industrialisation doit être conduite dans le cadre d'une planification écologique soutenant la mutation des modes de production industriels, vers des modèles plus économes en énergie et moins producteurs de déchets.

6. Un plan national cohérent et ambitieux de développement des énergies renouvelables nouvelles

Le développement d'énergies nouvelles (solaire, éolien, géothermie...) est indispensable. Des politiques publiques de filières – cohérentes et pérennes – doivent être déployées. Elles doivent permettre d'abaisser le prix de revient des énergies renouvelables hors CO2. L'hydraulique ne doit pas être livré à la concurrence comme le prévoit la loi NOME.

La montée en charge de ces énergies renouvelables nouvelles, non émettrices de CO2, dans notre mix énergétique, ne suffira cependant pas à résoudre tous les problèmes. Le dernier rapport du GIEC de 2011 sur les énergies renouvelables le montre. Qui plus est, ces énergies sont intermittentes et doivent être compensées, en cas d'arrêt, par des centrales au gaz ou au charbon. Il reste que le retard pris par la France à les développer deviendra gravement préjudiciable s'il perdure. Là aussi, cette nouvelle ambition doit être conduite sous maîtrise publique.

7. Un nucléaire sécurisé, 100% public, dans un mix énergétique rééquilibré

La croissance à venir des besoins, l'impératif de la lutte contre le réchauffement climatique et les capacités réelles de montée en charge de nouvelles énergies renouvelables nous conduisent à considérer que la présence du nucléaire civil dans le mix énergétique restera nécessaire et qu'il est une garantie de maîtrise de la facture énergétique des Français.

Dans notre pays, où les atouts de maîtrise de la filière, à certaines conditions, sont réels, la sortie immédiate ne nous paraît pas nécessaire. Elle aurait un coût énorme et constituerait un gâchis préjudiciable.

En même temps, l'accident nucléaire de Fukushima, intervenu dans un pays aussi technologiquement avancé que le Japon, interroge l'avenir de l'industrie nucléaire. La poursuite du nucléaire impose de nouvelles exigences.

La première est la totale maîtrise publique des installations.

Le PCF estime de plus que la question essentielle immédiate qui se pose en matière de nucléaire civil est celle d'une élévation décisive, nationale et internationale, des garanties de sûreté nucléaire.

Notre pays dispose en la matière (recherche, technologies et structures indépendantes de contrôle de l'ASN et de l'IRSN) de moyens avancés. Il doit les conforter et les développer.

L'intégration de la sous-traitance, la protection et les droits des personnels doivent redevenir des priorités, contre la recherche actuelle d'économies sur la sécurité.

Plutôt que de programmer une sortie coûteuse et hasardeuse du nucléaire, nous devrions travailler à dépasser le nucléaire d'aujourd'hui, en finalisant l'EPR de Flamanville, qui renforce la sécurité des réacteurs actuels, en soutenant les projets de générateurs de 4e génération (projet Astrid) plus sûrs, moins producteurs de déchets et économes en matières premières, en investissant dans la recherche, notamment pour être capable de recycler les déchets nucléaires existants. Pour un futur plus lointain, le projet de recherche international ITER sur la maîtrise de la fusion peut ouvrir d'autres perspectives.

8. Une condition expresse: la maîtrise publique

L'énergie doit sortir du marché. Nous défendons le principe d'une gestion de l'énergie 100% publique, avec la création d'un pôle public de l'énergie.

Nous proposons d'abroger la loi NOME.

Ce service public doit avoir la capacité d'investir dans la recherche, la promotion d'énergie nouvelles et de nouvelles capacités de production, tout en maintenant un coût d'accès à l'énergie acceptable pour tous.

Il s'agirait de fédérer tous les acteurs de la filière énergétique (recherche, production et distribution), en premier lieu EDF, GDF, le CEA, AREVA et Total, et ceci pour aller vers de nouvelles formes de nationalisations. L'ASN et l'IRSN doivent rester des outils indépendants de contrôle de la sureté et de la radio-protection.

Se limiter à garder les réseaux de transport et de distribution sous maîtrise publique, comme le propose l'accord PS-EELV, mettrait à la charge des consommateurs le coût de l'infrastructure territoriale, tandis que serait livrée au privé la production électrique.

Nous sommes pour la création d'une véritable Europe de l'énergie au service de la même ambition. L'Europe doit rompre avec la libéralisation du secteur énergétique, la suppression des services publics nationaux, la hausse des tarifs pour les consommateurs.

La démocratie à tous les niveaux doit être le moyen de garantir aux citoyens, aux élus et aux salariés, les droits d'information, de co-élaboration, de contrôle des décisions, d'évaluation de l'impact écologique des productions et des risques industriels et sanitaires.

9. Investir dans la recherche

Une condition sine qua non de la réussite d'une transition énergétique aussi ambitieuse est le déploiement d'un effort public massif de recherche, qui doit être mené dans toutes les directions et sans tabou : énergies renouvelables nouvelles ; énergie nucléaire ; projet ITER ; charbon propre et captage de CO2 ; énergie océanique ; carburant hors carbone ; stockage de l'électricité ; économies d'énergies...

10. Garantir des financements pérennes

La maîtrise publique est indispensable pour empêcher le captage par les appétits privés des ressources financières nécessaires au développement de la recherche et d'énergies nouvelles, aux péréquations de tarifs, aux mutualisations et aux coopérations industrielles.

Le système bancaire et financier, et les politiques fiscales doivent soutenir l'ambition de programmes de transition énergétique en faisant prévaloir l'intérêt général et le droit à l'énergie de tous sur les logiques financières de rentabilité.

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Dans l'Humanité, ce lundi : avenir du nucléaire, les alternatives

28 Novembre 2011, 11:50am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 27 Novembre 2011

 

 

 

Après la charge de Nicolas Sarkozy à l'encontre de l'accord entre le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts qui prévoit de réduire la part du nucléaire en France et la polémique qui s'en est suivie, les dix propositions présentées par le PCF pour maintenir une filière nucléaire, sous conditions identifiées.

 

À lire sur le sujet:

--> Reportage dans la Drôme lors de la visite de Pierre Laurent chez les salariés de FBFC à Romans

--> Les dix propositions du PCF pour réussir la transition énergétique

 

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Énergie : « Que le débat s'ouvre vraiment à gauche ! »

19 Novembre 2011, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

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« Le débat énergétique ne peut se satisfaire de tractations de couloirs »

10 Novembre 2011, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

 
  Gratuit : La Terre du 1 au 7 novembre 2011 Le débat public et citoyen sur la politique énergétique de la France prend de l’ampleur dans le cadre des élections présidentielles et  législatives 2012. Ce débat doit se poursuivre de manière sérieuse et approfondie.
 
 Or des tractations sont en cours, entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts visant à attribuer quelques postes de députés à ces derniers sur la base de la fermeture d’unités de production nucléaire ou l’arrêt du chantier de l’EPR de Flamanville
 
Les communistes n’ont pas l’intention de laisser les batailles politiciennes guider la politique énergétique de la France. Ils proposent, avec leurs partenaires, dans le cadre du programme populaire partagé du Front de Gauche, un grand débat public sur les enjeux énergétiques permettant aux citoyen-nes et aux salarié-es d’en être partie prenante.
 
En effet, en aucune façon, la politique énergétique de la gauche pour la France et l’Europe ne peut s’affranchir des enjeux énergétiques planétaires tels que le droit à l’énergie pour tous à un prix abordable, le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources, le développement de la recherche, la complémentarité des sources d’énergie avec les ENR, la sécurité de toutes les installations … La gravité de la situation qui peut mettre en péril l’avenir de notre planète et de l’humanité mérite l’examen de réponses pertinentes et réalistes sans exclusive. Ce débat ne peut se satisfaire de tractations de couloirs.
 
C’est d’autant plus déterminant que l’avenir de bons nombres de salariés et de familles de ces régions en découle, tout comme les factures énergétiques des Français qui atteignent déjà les limites du tolérable.
 

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Greenpeace et son « Stress Test » sondent les candidats sur le nucléaire

29 Août 2011, 18:18pm

Publié par PCF Villepinte

 

Politique - le 29 Août 2011

 

 

 

À huit mois des élections, Greenpeace lance le « Stress Test des candidats à la présidentielles ». L’objectif de ce baromètre est de classer et d’interpeller les candidats déclarés ou potentiels, sur le devenir du nucléaire et des énergies alternatives.

L'organisation écologiste rend public lundi les résultats provisoires d'un "stress test" auquel elle a soumis 17 responsables politiques, du président sortant Nicolas Sarkozy au candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, en passant par Frédéric Nihous, Dominique de Villepin ou Jean-Louis Borloo. La présidente du Front national, Marine Le Pen, n'a pas été sollicitée. Le baromètre classe les politiques, en 3 catégories, sur une échelle ascendante "rétrogrades-attentistes-engagés" à partir des propositions, interventions et points de vue des personnalités concernées. Les candidats qui n'ont pas apporté de réponses, sont classées, dans l'attente de leur réaction, dans la catégorie des "rétrogrades", précise l'organisation sur son site internet.

Au nombre des "engagés", Greenpeace plébiscite Eva Joly, candidate écologiste à la présidentielle, Philippe Poutou pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et Martine Aubry. L’organisation regrette qu'elle soit la seule à faire partie du groupe des « engagés » au PS. D’après son test la majorité des candidats à la primaire d'investiture socialiste appartiennent au "groupe des attentistes". "François Hollande, Ségolène Royal et les autres candidats socialistes se refusent encore à faire un choix clair en faveur d'un autre modèle énergétique", écrit Greenpeace.

Le nucléaire représente aujourd'hui en France 74% de la production d'électricité. François Hollande, favori des sondages pour la primaire socialiste, propose de réduire la part du nucléaire à 50% d'ici 2025. Martine Aubry est favorable à une sortie "à terme", mais ne donne pas d'échéance. Ségolène Royal propose pour sa part de sortir du nucléaire en "quarante ans".

Dans le groupe des « rétogrades » ont retrouve notamment François Bayrou et l'artisan du Grenelle de l'environnement Jean-Louis Borloo, qui n'ont pas répondu à Greenpeace. On y trouve aussi Nicolas Sarkozy qui écarte une sortie du nucléaire pour le moment.

À lire également: 

Le débat sur la sureté nucléaire en France doit se faire en associant les salariés (CGT)

Greenpeace lave le linge sale en famille

Justine Cohendet

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Le plan climat du gouvernement : démagogie et inefficacité à l’œuvre !

23 Juillet 2011, 06:29am

Publié par PCF Villepinte

Le plan climat du gouvernement : démagogie et inefficacité à l’œuvre !
Les scientifiques du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur le Climat (G.I.E.C.) nous avaient alertés sur les conséquences du réchauffement climatique dû à l’augmentation de l’émission des gaz à effet de serre. Or la production de gaz carbonique du fait de l’utilisation des énergies fossiles a atteint un niveau record en 2010. On est certain d’une augmentation « rapide » de plus de 2°C en moyenne de la température du globe.

Les 230 mesures, que vient de décider N. Kosciusko Morizet, sont d’abord un constat d’échec. Les Etats et plus particulièrement les gouvernements des pays les plus industrialisés du monde ont été incapables de parvenir à un accord contraignant et l'échec des négociations successives qui préparent la rencontre de Durban, en décembre 2011, le confirment.

La France, grâce à son « mix énergétique », était en bonne position pour réussir la réduction, d’un facteur 4, de ses émissions de CO2, comme cela est demandé à tous les pays industrialisés. A contrario, l’Europe ne mène et n'impulse aucune politique énergétique de transition pour le réussir. Notons que c’est « un passage en force », sans cohérence et sans débat. C’est la suite du Grenelle de l’Environnement où les moyens financiers sont loin d’être à la hauteur des enjeux.

Le discours cache la suppression des emplois à l’Office National des Forêts, les conséquences de la loi « Bachelot » sur la santé, la baisse du ferroutage, la défaillance de notre politique industrielle. Quant à l’eau, on a surtout besoin d’un grand service public pour éviter les gaspillages et des prix insupportables.

Au moment où tous les services publics, y compris ceux de l’environnement, sont attaqués, on fait de la communication. En réalité, c’est le système capitaliste qui est incapable de répondre aux besoins de l’humanité tout en préservant la planète.

D’où la nécessité d’un vrai changement dans la politique « écologique » de notre pays.

 

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Les nuisances de l'aéroport de Roissy font encore débat

21 Juillet 2011, 06:58am

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 20 Juillet 2011

 

 

 

Les avions en direction de l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle devraient survoler de nouveaux territoires dès le 1er novembre prochain. Dans le cadre du plan de réduction des nuisances sonores autour des aéroports parisiens, la Direction Générale de l’Aviation Civile a défini une nouvelle procédure d’atterrissage. Le nouveau dessin des couloirs aériens a été approuvée par la Commission  Consultative de l’environnement le 12 juillet dernier. Les nuisances sonores vont être déplacées. Ce qui n'est pas du goût de tous les riverains.

 

Ce qui va changer

 Au lieu de commencer leur descente à 1200 mètres d’altitude, comme actuellement, les avions devront amorcer la phase d’atterrissage 300 mètres plus haut, soit à 1500 mètres d’altitude. Les territoires les plus proches de l’aéroport seront moins touchés par les nuisances sonores. Mais en contrepartie, de nouveaux territoires seront survolés, alors qu’ils ne l’étaient pas auparavant. C’est le cas du Parc naturel régional du Vexin français, situé au nord-ouest de l’agglomération parisienne. Ce dernier sera touché dans le cadre de la « configuration face à l’est de l’aéroport » du plan.

 

"Un projet d'intérêt général"

La mesure n’est pas prise par hasard : « L’objectif est surtout de réduire les nuisances sonores autour des aéroports parisiens.  En relevant la procédure d’atterrissage de 300m, nous réduisons les décibels » explique un membre de la Direction Générale de l’Aviation Civile. Avant d’ajouter : « Avec cette mesure, moins de gens seront touchés. C’est donc un projet d’intérêt général ».

"Pas d'enquête publique"

Pour le Président de la DIRAP, l’association de Défense des Intérêts des Riverains de l’Aéroport de Pontoise-Cormeilles, l'intérêt général a bon dos et le plan de la DGAC minore l’impact sur les communes nouvellement survolées. « Dans une zone calme comme le Vexin, qui abrite 30 000 personnes, l’apparition des nuisances sonores va beaucoup plus s’entendre car il y a moins de décibels qu’en zone urbaine. En plus ce projet ne règle pas le problème de nuisances sonores pour les populations les plus proches de l’aéroport » explique t-il.

Autre lièvre soulevé par le Président de la DIRAP, "il n’y pas eu d’enquête publique pour ce projet, ce qui est illégal. En plus, j’ai entendu que les membres de la Commission consultative de l'environnement n’auraient pas eu le droit de voter lors de la réunion du 12 juillet dernier car leurs mandats étaient finis. Ils avaient été nommés pour trois ans le 11 juillet 2008» conclut-il.

 

"Un transfert des nuisances sonores"

Autre association de riverains, l’ACNUSA, l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires, est plus partagée : « A priori, avec ce projet, moins de personnes seront touchées par rapport à maintenant. Le résultat serait positif» indique la présidente de l’ACNUSA. Avant de pondérer : « Le problème c’est qu’il y a un transfert des nuisances sonores. Des communes qui n’étaient pas survolées auparavant risquent de l’être dès l’automne prochain ».

 

Des recours possibles

Malgré toutes ces réticences, le nouveau dessin des couloirs aériens vers l'aéroport Roissy Charles de Gaulle entrera en fonction le 1er novembre. Sauf si des riverains décidaient d'attaquer ce tracé en justice.

  • Sur l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, à lire:

Roissy réapprovisionné dans l'illégalité
Assises du Grand Roissy : Déclaration commune des Présidents Région Ile-de-France et Conseils Généraux (95, 93, 77)
L’intersyndicale dénonce l’accord avec la DGAC

Thomas Djezzane

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600 éoliennes à la mer pour 2015

11 Juillet 2011, 18:53pm

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 11 Juillet 2011

 

 

 

L'appel d'offres pour l'installation de 600 éoliennes en mer d'une capacité de 3000 mégawatts d'ici à 2015, a été lancé officiellement. Une production égale à une centrale nucléaire.

C’est la première moitié du plan lancé au Grenelle de l’environnement et qui vise à placer 1200 éoliennes off-shore d’ici 2020. Le but étant à cette date d’atteindre le seuil de 23 % d’énergie propre consommée en France. La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a beau assurer que le pays n’est pas en retard, nos voisins ont en moyenne 950 éoliennes off-shore, encore aucune le long de nos 5800 km de côte.

Les 600 premières éoliennes seront déployées sur ces 5 sites sélectionnés : au large de Dieppe-Le-Tréport (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

On sait pour l’instant que GDF Suez, Vinci et Areva se sont associés pour répondre conjointement à cet appel d’offres. EDF a de son côté annoncé la création d'une coentreprise avec le danois de DONG Energy et le fournisseur de turbines Alstom.  Bouygues, Vestas ou encore Siemens sont également susceptibles de participer. On en connaîtra le résultat en janvier prochain. Un second appel d’offres, portant également sur 3.000 MW, sera lancé en avril 2012 dans la foulée de l'annonce des lauréats du premier.

Mme Kosciusko-Morizet espère ainsi créer au moins 10000 emplois.

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Conférence de presse de Nicolas Sarkozy sur le nucléaire : réaction du PCF

7 Juillet 2011, 17:49pm

Publié par PCF Villepinte

Conférence de presse de Nicolas Sarkozy sur le nucléaire : réaction du PCFA l’occasion d’une conférence de presse sur le grand emprunt, le président de la République a annoncé que la France allait «consacrer un milliard d'euros aux programme nucléaires du futur», notamment de «4ème génération» ainsi qu'à la «sûreté nucléaire». Rappelons tout de même que le fameux milliard d'euros de dotation n'est en fait que les intérêts de ce placement, soit 34 millions par an.

 

Cette dotation modeste servira aussi au renforcement de la recherche sur la sûreté nucléaire, apprend t-on. Dont acte ! Cependant en fin d'année dernière le gouvernement s'attaquait à la subvention (-30 millions sur 243) de l'Institut de Recherche en Sûreté Nucléaire (IRSN) assurant, notamment, l'appui technique à l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

 

Quoi de plus normal que l’Etat, premier actionnaire d’EDF, investisse pour assurer une politique industrielle au service de tous ! Encore faut-il ne pas être en deçà des nécessaires investissements financiers dans le secteur énergétique afin de garantir des centrales nucléaires irréprochables au niveau sûreté, sécurité pour les salariés et les populations en toute hypothèse. Après l’accident nucléaire majeur de Fukushima Dai-chi, les français ont besoin d’avoir des garanties très fortes que tout soit fait pour qu’un tel accident ne puisse arriver dans leur pays. La sûreté nucléaire ne peut pas s'accommoder d'investissements sous contrainte de rentabilité.

 

Relever le défi énergétique passe nécessairement par la mobilisation, dans la durée, de ressources financières colossales pour la recherche, la formation et le développement. La production nucléaire nécessite une programmation sur le long terme incompatible avec la vision à court terme de la logique des marchés financiers.

 

L’acceptabilité sociale du nucléaire ne peut se faire sans garantir à l’ensemble des français un haut niveau de sûreté, sécurité des installations nucléaires et ce en toutes circonstances et toute transparence. Seule une maîtrise publique profondément démocratisée de la filière nucléaire le permet. Cela commence par la prise en compte des exigences des salariés des installations nucléaires qui revendiquent un statut de haut niveau garantissant de bonnes conditions de vie et de travail, l'intégration dans le giron public de certaines activités importantes pour la sûreté des centrales aujourd’hui dévolues à la sous traitance.

 

Le PCF sera attentif aux résultats de l’audit des 58 réacteurs qui devrait être rendu très prochainement, en particulier, sur le volet de l'organisation du travail.

 

Parti communiste français,

 

Paris, le 1er juillet 2011.

 

 Notre santé en danger

 
 

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Le Japon, deux mois après la catastrophe

21 Mai 2011, 11:57am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 19 Mai 2011

 

Radioactivité, pénurie d’électricité, récession, politique énergétique… Le Japon et le monde prennent la mesure des dégâts colossaux infligés par le séisme, le tsunami et la catastrophe nucléaire de mars dernier.

La radioactivité est le problème le plus actuel ; et qui le restera encore pendant longtemps. Il est certainement bien trop tôt pour mesurer les conséquences des rejets radioactifs de Fukushima à long terme sur la santé, mais au Japon on se veut confiant. La zone à risque a été promptement évacuée, 85 000 personnes ont été déplacées. Le vice-ministre de la santé s’est exprimé cette semaine à ce sujet. De très nombreux contrôles ont été faits, ce qui lui permet d’assurer que les conséquences de la catastrophe de Fukushima seraient bien moindres qu’à Tchernobyl. "Nous ne pensons pas que les radiations au Japon contribueront à la multiplication des risques de cancer et de leucémie"." Mais nous devons étudier de plus près cette question" a-t-il tout de même modéré.
Aucun mort directement liée à la radioactivité n’est pour l’instant à déplorer. Un employé du site de Fukushima est décédé cette semaine, mais son taux de radiation étant faible, on nous assure que la cause du trépas est autre, même si elle reste à déterminer.

On remarque tout de même déjà quelques signes inquiétants. Des cendres très fortement radioactives (100.000 à 140.000 becquerels par kilogramme) ont été retrouvées dans trois stations d’épuration autour de Tokyo. Les autorités japonaises ont indiqué que la plus grande partie de ces cendres est d’ores et déjà recyclée comme composant dans des matériaux de construction. Il reste sur le site de Fukushima 90 000 tonnes d'eau stagnante fortement radioactive dont on ne sait que faire. La contamination des nappes phréatiques et de l'agriculture continue, dans un rayon pouvant aller jusqu'à 100 km autour de la centrale. Selon Greenpeace, du césium radioactif a été détecté sur des feuilles de thé récoltées à 300 Km de Fukushima. 3 400 vaches, 30 000 porcs et plus de 600 000 poulets vont également être abattus.
Autre signe de la contamination, les autorités russes arrêtent régulièrement des convois en provenance du Japon, principalement des pièces détachées pour automobiles, présentant des taux de radiations anormalement élevées, jusqu’à 6 fois la normale. Une soixantaine de convois ont été ainsi interceptés depuis mars.
La Russie procède également à d’importants tests dans les eaux du Pacifique Nord, la pêche au saumon y étant une activité vitale. Pas de signe de pollution nucléaire n’a encore été détecté, mais les scientifiques restent très vigilants et les mesures sont régulières.
Quant à la France, le taux de radioactivité dans le ciel métropolitain est passé de « très faible » à « négligeable », selon le Cniirad. « Négligeable » également devraient être les conséquences sur la chaîne alimentaire.

  • De Fukushima à la politique énergétique japonaise

Concernant la centrale en elle-même, trois objectifs principaux sont visés. En premier lieu, maintenir les réacteurs et les piscines de désactivation à basse température. Il faut aussi contrôler les rejets radioactifs (de nouvelles fuites ont été découvertes, la cuve du réacteur 1 étant trouée), puis faire en sorte que les personnes évacuées des environs de la centrale puissent regagner leur domicile.  Au Japon, on espère une stabilisation de la situation d’ici à janvier 2012, mais de nombreux experts internationaux doutent que ce soit possible.
Des employés de Tecpo (Tokyo Electric Power, qui gère la centrale) ont pu rentrer pour la première fois cette semaine dans les bâtiments abritant les réacteurs 2 et 3, mesurer les taux de radioactivité et évaluer les dégâts. Ils étaient parvenus à se rapprocher du réacteur 1 début mai. L'opérateur s'est ainsi rendu compte que le combustible nucléaire de ces trois réacteurs avait vraisemblablement fondu. Le plus endommagé étant le réacteur 3, car outre la fusion du cœur du réacteur, une explosion due à une accumulation d'hydrogène en a détruit le toit. Tecpo a dû concéder mercredi que les dégâts constatés dans la centrale étaient pires que prévu. Constat qui a mené à la décision prise ce vendredi de démanteler tout simplement les quatre premiers réacteurs, dès que ce sera possible. Seuls deux subsisteront (les 5 et 6), la construction des deux nouveaux sur le site de Fukushima, les 7 et 8, étant suspendue.

Cette situation plus que préoccupante a incité le Premier ministre japonais, Naoto Kan, à faire machine arrière sur l’ambitieux programme nucléaire qu’il soutenait (porter à la part du nucléaire à plus de 50% d'ici 2020, contre 30% actuellement). Entre les mauvaises nouvelles en provenance de la centrale et sa popularité en berne, il a déclaré mercredi que le Japon devait développer des énergies renouvelables comme l'éolien, le solaire et la biomasse. Il n'a pas pour autant annoncé qu'il fallait sortir du nucléaire.

  • Impact économique et risques de pénurie

De nombreuses entreprises japonaises avaient des usines autour de Sendai, dans le Nord-Est du Japon, la zone la plus durement touchée. De grandes installations de Sony, Panasonic, Toshiba ou encore Toyota ont été durement touchées. Ce à quoi il faut ajouter le manque d’électricité qui ralentit la production dans les usines encore en état de marche. Les conséquences sont à envisager à moyen terme : avec un risque de pénurie de certains composants (semi-conducteurs et mémoire), l’assemblage d’ordinateurs portables, appareils photos numériques, tablettes tactiles et autres gadgets high-tech pourrait bien être compromis d’ici à septembre.

Le secteur automobile souffre également. Les constructeurs viennent d’annoncer d’ailleurs que les jours de repos de leurs employés vont passer le jeudi et vendredi, en non plus le samedi et dimanche, car la consommation d’électricité est plus élevée en semaine que le weekend, ce qui leur permettra de disposer d’une plus grand quantité d’énergie. Entre les usines endommagées, les perturbations dans les circuits d'approvisionnement et le rationnement de l'essence, la production dans le secteur automobile tourne globalement au ralenti.

Tout ceci conjugué fait que jeudi, le gouvernement japonais a annoncé que le pays était tombé en récession. Un rebond est prévu dès octobre. On a appris à cette occasion que le coût du séisme et tsunami était évalué à près de 300 milliards de dollars. Et ceci ne prend pas en compte les rejets radioactifs de Fukushima, inestimables.

Autour du sujet, cette tribune de Christophe Alévêque : Radioactivez-vous !
Nicolas Sarkozy sera-t-il le dernier nucléariste au monde ?

 

Pierric Marissal

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