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Baccalauréat: Une réforme toujours plus inégalitaire

9 Juillet 2021, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

Les résultats du baccalauréat 2021 viennent de tomber. Cette année, les épreuves se sont tenues dans des conditions exceptionnelles. Jean-Michel Blanquer a annulé les évaluations communes prévues au mois de mars au profit des notes obtenues en contrôle continu. Pour les épreuves terminales, il a décidé que ce serait la meilleure note obtenue qui prévalait entre celles obtenues en contrôle continu et celles obtenues lors des épreuves terminales.

Pour la deuxième année consécutive, Jean-Michel Blanquer instrumentalise la crise sanitaire pour avancer tambour battant sur son projet d’un baccalauréat en contrôle continu. C’est désormais officiel, le ministre souhaite passer à un baccalauréat dont les évaluations communes seraient remplacées par un “réel” contrôle continu, comptant pour 40 % de la note finale au baccalauréat.

Dès le début, ce projet avait été vivement contesté par l’ensemble des acteurs de l'éducation, en premier lieu les lycéennes et les lycéens. Ce baccalauréat à la carte vient casser le caractère national du diplôme. En lieu et place d’un même diplôme national, nous aurons des baccalauréats locaux, donc la valeur dépendra de la réputation de l’établissement d’origine. Peu importe la note obtenue, un baccalauréat obtenu au prestigieux lycée Henri IV à Paris, aura toujours plus de valeur que celui obtenu dans un lycée dit de “périphérie”. En parfait accord avec Parcoursup ce système discriminant vient approfondir le mécanisme de sélection sociale à l’entrée de l’enseignement supérieur. Cette réforme vient enfoncer le clou de l'assignation à l’origine sociale et géographique, qui est l'inverse de la mission d’une école républicaine qui devrait au contraire servir à gommer les discriminations.

La technique utilisée par J.-M. Blanquer est connue, il a tout au long de ces années fait en sorte d’organiser l’échec des examens nationaux pour mieux faire passer une nouvelle réforme. Tout en organisant l’impossibilité pour les jeunes et le personnel éducatif de manifester et de faire connaître leur mécontentement face à la réforme des lycées. L’annonce d’une nouvelle réforme, alors que la session 2021 est en cours et avec un débat qui aurait cours au cœur de l’été, est une nouvelle fois un passage en force démocratique. Le MJCF ne l’entend pas de cette façon. Dès la rentrée de septembre nous organiserons les lycéennes et les lycéens contre cette réforme injuste et toute forme de sélection.

Après deux ans de perturbations majeures dans le système scolaire, c'est la mise en place de conditions d'enseignement de qualité afin de rattraper le retard accumulé qui devrait occuper le ministre. L’heure est au contraire à l’harmonisation par le haut de l’enseignement. La crise a été un catalyseur de l’inégalité entre les lycées et les élèves, il faut en tirer les leçons et proposer une tout autre politique. La mise en place d'examens nationaux et terminaux anonymes est la seule façon de garantir l’égalité.

Le Mouvement jeunes communistes de France revendique :

- Un retour à un baccalauréat national en abandonnant toutes les réformes mises en place par Jean-Michel Blanquer sur le sujet.

- L’abandon de Parcoursup ; le seul critère pour entrer à l'université doit être l'obtention du baccalauréat.

- Un investissement massif permettant de recruter des enseignants et de construire de nouveaux locaux pour offrir une formation et des diplômes de qualité sur l’ensemble du territoire.

Notre avenir, nos choix, l’éducation est un droit ! µ

Clémentine Le Duey

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Les futurs bacheliers sont aujourd'hui victimes des choix du ministère de l'Éducation nationale

13 Juin 2021, 18:49pm

Publié par PCF Villepinte

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Education • La conception du métier d’enseignant

11 Juin 2021, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 09/06/2021 par PCF

« Face aux tentations managériales et autoritaires qui se développent pour encadrer et corseter le métier d’enseignant au service d’une politique néolibérale, le statut de fonctionnaire dont relèvent les enseignants est à la fois la garantie d’un exercice responsable et citoyen de leur métier et la réponse aux besoins d’un service public assurant à tous l’accès à une éducation de qualité. (1) » C’est ainsi que débute le premier article du numéro 22 de la revue Carnets Rouges qui vient de paraître sous le titre Libertés et responsabilités pour une école démocratique.

La problématique est ainsi posée qui rétablit, et cela est de plus en plus nécessaire, un cadre de réflexion sur un sujet très largement instrumentalisé par le ministre de l’Éducation nationale et ceux qui le servent : c’est bien le projet politique qui définit la conception du métier d’enseignant en tant qu’elle est indissociable d’une réflexion sur la démocratisation scolaire. Ce numéro de la revue s’attache aux relations dialectiques entre libertés, responsabilités, démocratie scolaire en cette période d’accélération des mécanismes de contrôle du métier d’enseignant, de chasse aux sorcières à l’université et de creusement des écarts entre les élèves selon leur origine socio-culturelle.

En tant que fonctionnaires, les enseignants ont des droits et des devoirs indissociables. Les modalités d’exercice de leur métier ne relèvent pas de leur bon vouloir mais s’inscrivent dans une histoire collective, où l’intérêt général est garanti par le service public d’éducation : l’accès aux savoirs de tous les élèves implique une conception de la liberté pédagogique, fondée sur l’indépendance de l’enseignement (savoirs académiques, didactique et pédagogie), la construction d’une culture professionnelle en mesure de répondre aux exigences démocratiques.

Encore faut-il que le statut de la fonction publique soit respecté pour que les enseignants puissent exercer leur métier en pleine responsabilité, qu’ils soient considérés comme des citoyens à part entière, en charge de la formation des futurs citoyens.

Or, de la maternelle à l’université, les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ne cessent de mettre sous tutelle l’agir enseignant, de museler la parole des chercheurs, de mener une honteuse chasse aux sorcières. Les enseignements eux-mêmes sont instrumentalisés à des fins politiciennes tel l’enseignement du « roman national », ou encore parcellisés, fragmentés, interdisant toute réflexion critique. Les programmes se succèdent dans une accumulation grandissante de connaissances. Le pilotage du système par l’évaluation et la conception cumulative des savoirs participent de logiques de concurrence effrénée pour une sélection plus efficace. C’est au nom de « vérités scientifiques » soigneusement sélectionnées que sont imposés des choix didactiques et pédagogiques dénoncés par les professionnels, jusqu’à imposer des méthodes officielles (l’apprentissage de la lecture). Les libertés académiques sont entravées avec une violence inégalée (accusations de séparatisme, de complicité terroriste qui abîme les personnes. La pensée n’est plus à l’ordre du jour et les menaces de sanctions disciplinaires sont là pour le rappeler.

De la maternelle à l’université et dans des formes différentes, le message est clair : perdant toute souveraineté sur leur métier, empêchés d’exercer leurs droits de citoyens, les enseignants sont assignés à exécuter la politique ministérielle. À l’ordre du jour, l’assujettissement et la prolétarisation.

Au-delà de la nécessaire dénonciation d’une politique éducative particulièrement dangereuse, peu respectueuse des cadres institutionnels légaux, les contributions à ce numéro mettent en débat une dynamique collective de transformation (curricula ou programmes, coopération, restauration de liens entre professionnels de terrain et chercheurs, légitimation du genre professionnel, mise en place de collectifs de travail souverains, mission d’acculturation de l’école, afin que les inégalités sociales ne deviennent des inégalités scolaires et réciproquement…). La souveraineté dans le travail ouvre des possibles pour une école démocratique qui favorise la construction d’histoires individuelles et collectives, dans une perspective d’émancipation intellectuelle et sociale.

Christine Passerieux

___________________________

1. Gérard Aschieri, enseignant, fonctionnaire et citoyen, Carnets Rouges n° 22.

Libertés et responsabilités pour une école démocratique N° 22 de la revue Carnets Rouges

 

 

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Bac 2021. Maintien des épreuves, grand oral... Jean-Michel Blanquer fait le choix du pire

6 Juin 2021, 07:08am

Publié par PCF Villepinte

Des élèves mal préparés, dans le « flou total ». L’angoisse monte à l’approche du « grand oral », épreuve phare de la réforme, maintenue coûte que coûte. © SYSPEO/SIPA

Samedi 5 Juin 2021

L'Humanité Olivier Chartrain

Fallait-il maintenir certaines épreuves après une année si perturbée? En méprisant les demandes des élèves et des enseignants, le ministre abîme un peu plus le baccalauréat, au risque de dévaloriser cet examen fondateur. Du côté des profs et des lycéens, le grand oral cristallise toutes les inquiétudes. TÉMOIGNAGES

Une année folle, avec le bac pour apothéose. Voilà ce qui vient à l’esprit quand on essaie de se représenter cette année scolaire 2020-2021. Jamais, sans doute, une session du bac n’aura été préparée dans des conditions aussi chaotiques. Élèves et enseignants le vivent très mal. Au point que dans plusieurs centaines de lycées, des mouvements et blocages ont eu lieu pour demander l’annulation des épreuves. L’angoisse de ces jeunes n’aura certainement pas été adoucie par les premiers résultats de Parcoursup, publiés le 27 mai, nombre d’entre eux ayant appris que leurs vœux étaient refusés…

À lire sur le sujet : Universités. Parcoursup 2021 : comme 2020, en pire...

Alors que déjà la plus grande partie des lycées de France était en demi-jauge depuis novembre 2020, les évaluations communes portant sur les matières de spécialité restaient maintenues comme prévu, en présentiel. Mi-janvier, Jean-Michel Blanquer les bascule finalement en contrôle continu: bien tard pour des élèves et des profs qui, prévenus plus tôt, auraient pu préparer plus sereinement la nouvelle épreuve du grand oral – portant elle aussi sur les matières de spécialité. Et ces conditions chaotiques ne concernent pas que les élèves de terminale. En première à Paris, Youcef en témoigne: «Dans mon lycée, le bac blanc de français a été annulé alors que les vrais examens, eux, sont maintenus. En plus jai raté des cours en visio parce que l’ENT (espace numérique de travail – NDLR) fonctionnait mal… Je ne me sens pas du tout prêt, je suis super stressé.»

La philo, une épreuve qui ne compte pas

Seule solution, pour quatre syndicats d’enseignants (Snes-FSU, SUD Éducation, CGT Éduc’Action et Snalc), des syndicats lycéens (UNL, MNL), une douzaine d’associations disciplinaires et la FCPE: au minimum lannulation du grand oral, voire le passage total du bac en contrôle continu. Mais, le 5 mai, le ministre de l’Éducation nationale annonce le maintien des épreuves, moyennant quelques aménagements. «La multiplication des sujets en français est assez satisfaisante», reconnaît Claire Guéville, chargée des lycées au Snes.

Elle se montre en revanche très critique sur la possibilité, pour la philosophie, de ne retenir que la meilleure des deux notes entre celle de l’épreuve et celle du contrôle continu: «La note de contrôle continu va lemporter. On invente l’épreuve du bac qui ne compte pas!» De fait, pourquoi les élèves ayant obtenu des notes satisfaisantes en contrôle continu sinterdiraient-ils de faire l’impasse sur l’épreuve terminale?

Sauver le grand oral, une obsession

Mais c’est surtout le grand oral qui cristallise les angoisses. Épreuve inédite, où le candidat devra d’abord présenter à l’oral une question portant sur une de ses deux spécialités, puis en discuter avec les deux examinateurs, et terminer en abordant son projet d’orientation, elle a été très critiquée dès l’origine pour son caractère discriminant. Reposant sur l’éloquence, la présentation, l’aisance à l’oral, la confiance en soi, le grand oral est suspecté d’avantager les élèves issus de milieux favorisés sur le plan socioculturel. Mais «il fallait sauver le grand oral, ironise Claire Guéville, cest l’obsession du ministre, le symbole de sa réforme».

Icon QuoteOn doit préparer un oral dont on ne sait rien. Même nos profs ne savent pas nous répondre! Résultat: à quelques semaines du bac, beaucoup nont pas encore choisi les questions quon doit présenter. BAPTISTE Lycéen

Ainsi, à moins d’un mois de l’épreuve, élèves et professeurs restent dans le flou. «On ne sait ni ce quon évalue, ni comment on va le faire», résume la syndicaliste. «On doit préparer un oral dont on ne sait rien, confirme Baptiste, en terminale à Lyon. Même nos profs ne savent pas nous répondre! Résultat: à quelques semaines du bac, beaucoup nont pas encore choisi les questions quon doit présenter.»

Prof dhistoire-géographie aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, Servane Marzin a pu faire passer des grands oraux blancs à une partie de ses élèves. L’expérience ne l’a pas vraiment rassurée: «Une partie des élèves est démotivée. Cest un oral qui met en jeu des compétences peu travaillées, et quon na pas eu le temps de travailler parce que nous navons ni moyens ni espace horaire pour le faire.»

Lire aussi : Bac 2021. Claude Lelièvre : « On raconte des histoires aux élèves »

Elle a constaté l’aspect discriminant de l’épreuve: «On voit les élèves qui ont déjà le bagage nécessaire et ceux qui ne lont pas, ceux qui ne sont pas assez scolaires, pas assez impliqués, ceux qui ne sont pas assez aidés à la maison Certains s’égarent dans des sujets trop larges, partent dans tous les sens, d’autres à l’inverse se perdent dans les détails. Il faudrait pouvoir les accompagner correctement, déjà dans le choix des questions. Mais avec le confinement, le travail à distance, toutes les complications que cela génère, comment pourrions-nous préparer deux sujets avec chacun de nos quelque trente élèves?»

Certains, habituellement brillants à l’écrit, se retrouvent paralysés face à cette épreuve. Et l’enseignante rappelle que «cette génération na déjà pas passé loral de français l’an dernier», tout le bac ayant été basculé en contrôle continu. Difficile de rattraper cela en quelques semaines perturbées, alors que le grand oral a été «vendu» comme devant être préparé tout au long des trois années de lycée

La démonétisation d’un commun

Au final, la bienveillance des jurys risque de constituer la seule planche de salut des néobacheliers. «On va aller vers les 95 % de réussite, comme lan dernier», prédit Claire Guéville. Mais pour quelle intégration dans lenseignement supérieur, ensuite? Sans création de places supplémentaires, Parcoursup risque de ressembler encore plus à une sanglante loterie. Dans ces conditions, certains sinquiètent grand classique pour la valeur du bac.

La syndicaliste ne leur donne pas complètement tort: «Le bac est et reste ce diplôme qui donne accès au supérieur pour ceux qui nont ni réseau ni moyens pour soffrir des certifications à l’étranger, des écoles privées Mais il est démonétisé par les réformes Blanquer, il tend à se résumer à un rite de passage, ce que le grand oral résume bien.» Et ce nest pas la première fois depuis le début de la crise sanitaire quon constate que celle-ci est utilisée par Jean-Michel Blanquer pour faire avancer ses projets, au détriment de tous ceux qui concourent au service public d’éducation… et, au final, des élèves.

 

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Classement annuel des lycées : L’inégalité au grand jour

31 Mars 2021, 09:29am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 31/03/2021 par PCF

Cette année comme les années précédentes le journal L’Étudiant publie son “classement des lycées”. Ce classement, indépendant de l’Éducation nationale, prend notamment en compte le taux de réussite au baccalauréat ou le taux de mentions obtenues dans l’établissement.

Il est révélateur des inégalités scolaires et territoriales à l’œuvre dans le pays. Il renforce aussi une stratégie des familles les plus aisées pour inscrire leurs enfants dans le “meilleur” établissement.

Territoires sous dotés, inégalités des moyens, projets d’établissements différenciés, à travers ce classement on retrouve une politique de longue date menée dans l’Éducation nationale. Des établissements qui ne relèvent plus d’une politique nationale commune mais qui doivent prouver leurs chiffres et leurs rendements comme des entreprises. Une stratégie de différenciation des établissements qui fait écho à l’individualisation extrême des parcours des élèves eux-mêmes.

La mise en place de la réforme Blanquer du bac vient de nouveau consacrer cette différenciation entre les lycées, notamment à travers l’accès ou non aux spécialités, ainsi que la quasi-destruction du caractère national du baccalauréat.

La valeur du diplôme ne sera plus évaluée en fonction de la note obtenue à une épreuve commune et nationale, mais de la réputation de l’établissement d’origine de l’élève. La finalité se retrouve dans l’application de parcoursup qui, une fois la différenciation faite, trie les élèves en fonction des établissements dont ils proviennent

Le classement de l’année 2019-2020 est d’autant plus inégalitaire que le ministre de l’Éducation nationale a profité de la pandémie pour avancer encore plus vite dans la destruction d’une éducation nationale uniforme sur le territoire.

En supprimant purement et simplement les dernières épreuves nationales du baccalauréat et en appliquant le contrôle continu, Jean-Michel Blanquer a laissé libre cours à la hiérarchisation des lycées. Pour l’année 2020-2021, nous pouvons déjà mesurer les conséquences de laisser librement les établissements choisir leur “protocole sanitaire”. Les lycées ne respectant pas le protocole sanitaire se trouvent avantagés car en avance sur le programme.

La possible annonce d’un nouveau confinement et d’une fermeture de l’ensemble des établissements scolaires laisse planer une aggravation des inégalités. Depuis six mois, les témoignages d’enseignants et d’élèves se multiplient pour dénoncer la non mise en place de protocole sanitaire dans leur établissement.

Les résultats de cette désinvolture ne se sont pas fait attendre, et pour cause, le taux de contamination explose dans les lieux d’enseignements. En refusant de mettre en place des directives strictes à l’ensemble des établissements, Jean-Michel Blanquer porte la responsabilité de la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les établissements scolaires.

Depuis des mois, le gouvernement annonce vouloir faire de l’école sa priorité. Pourtant, les actes se font attendre. Où est le plan de rattrapage ? Où sont les recrutements d’enseignants et la construction de nouveaux locaux pour dédoubler les classes ?

Alors que nous sommes à la veille de la fermeture des écoles, nous attendons toujours la mise à disposition du matériel informatique pour chaque élève. Un discours ne suffit pas à masquer l’incompétence du gouvernement. Si l’école était réellement leur priorité, tout aurait été fait depuis la rentrée pour permettre de rattraper le retard et éviter que les écoles ne deviennent des clusters.

Le MJCF revendique le droit à une éducation de qualité, donnant les mêmes moyens de réussite à l’ensemble des élèves et cela sur l’ensemble du territoire. Cela nécessite un investissement massif dans l’Éducation nationale pour créer des classes et non en supprimer comme c’est le cas actuellement.

Pour empêcher la hiérarchisation et l’assignation des élèves nous exigeons l’arrêt immédiat de la plateforme parcoursup ainsi que l’abrogation de la réforme Blanquer et le retour à bac national. 

 

 

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Enseignants. Les Stylos rouges portent plainte contre Jean-Michel Blanquer

28 Mars 2021, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

Les Stylos rouges ont déposé plainte contre Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, ici lors de la conférence de presse de rentrée en septembre 2020. Photo d'illustration Alain Jocard/AFP

 

L'Humanité Vendredi 26 Mars 2021

Olivier Chartrain

Le groupe d’enseignants a déposé une plainte pour «mise en danger délibérée de la vie dautrui» contre le ministre de l'Education. Il dénonce les mensonges et labsence daction du gouvernement.

«Aller à l’école, cest rester en bonne santé.» La nouvelle campagne du ministère de l’Éducation nationale, sortie au moment où le gouvernement lui-même n’arrive plus à cacher l’explosion des cas de Covid en milieu scolaire, n’a pas fait rire grand monde. Et surtout pas les Stylos rouges, ce groupe d’enseignants constitué fin 2018 pour faire entendre une voix plus réactive et plus «musclée» que les syndicats.

Voir aussi : Ecoles, collèges, lycées : la carte des cas de Covid

Forts de leurs 72 000 adhérents à leur groupe fermé sur Facebook, les Stylos rouges viennent de déposer une plainte en nom collectif contre Jean-Michel Blanquer, auprès de la CJR (Cour de justice de la République), pour «mise en danger délibérée de la vie dautrui.»

«La situation est devenue intenable »

«Aujourdhui tout le monde sait que les enfants sont contaminés et contaminants, dénonce Nicolas Glière, professeur de français, au nom des Stylos rouges. Depuis 6 mois on nous sert une fable, mais les mensonges du gouvernement sur ce sujet sont des mensonges mortels. Nous demandons depuis juin 2020 le passage en demi-groupes partout, et la fermeture des établissements dans les zones les plus touchées. Nous n’avons eu aucune réponse, le gouvernement reste enfermé dans l’alternative «ouvert/fermé».»

Nous avons sélectionné cet article pour vous : Inégalités, déni et mépris : l’école cabossée après un an de crise du Covid

Le groupe est donc passé à l’action, en déposant le 25 mars cette plainte en nom collectif, l’association des Stylos rouges figurant en tant que telle parmi les plaignants. «Jean-Michel Blanquer est le fer de lance de cette politique et du refus de fermer, reprend l’enseignant. C’est un libéral fanatique pour qui tout ce qui compte, c’est que les entreprises continuent à fonctionner. Mais la situation est devenue intenable. Les enfants se contaminent dans les établissements et rapportent la maladie à la maison. Tout le monde est très inquiet, beaucoup de collègues sont arrêtés soit parce qu’ils sont malades, soit parce qu’ils craquent.»

Depuis la création des Stylos rouges en décembre 2018

Il est bien entendu trop tôt pour connaître le devenir de la démarche des Stylos rouges et si leur plainte sera, en premier lieu, considérée comme recevable. Mais une chose est sûre: il est loin le temps où, à la création des Stylos rouges en décembre 2018, ceux-ci avaient été immédiatement reçus rue de Grenelle où l’on espérait les instrumentaliser contre les syndicats – à l’image de ce qui a été tenté, côté élèves, avec «Avenir lycéen». Et pour le ministre, le temps de rendre des comptes pourrait finir par arriver.

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Mme Vidal : encouragez-vous la calomnie et le fichage des universitaires ?

4 Mars 2021, 07:57am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 03/03/2021 par PCF

La Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, avait jeté l'opprobre sur la communauté universitaire, disant que celle-ci était gangrenée par des « islamo-gauchistes », sans avancer aucun argument ni aucun nom, englobant massivement la communauté derrière ces insultes mensongères. 

Quoi que l’on pense de certains travaux, on ne peut accepter qu'une ministre  du gouvernement d'Emmanuel Macron cherche par le procédé honteux de l'amalgame à détourner l'attention de l'opinion du démantèlement en cours de la recherche et de l'université publiques, pourtant cruciales dans la période difficile que vit aujourd'hui la France. En quelques heures seulement plus de 20.000 chercheurs et enseignants ont signé une pétition demandant sa démission :

https://www.wesign.it/fr/science/nous-universitaires-et-chercheurs-demandons-avec-force-la-demission-de-frederique-vidal

Et voilà que quelques jours plus tard, un site recensait les noms de ces signataires, les traitant de « gauchistes complices de l'islam radical », en renvoyant pour les premiers de la liste vers leur page web institutionnelle, permettant d'aller les trouver sur leur lieu de travail.

Quel est le but de ce fichage ? Intimider des universitaires, qui depuis leur résistance à Napoléon III, ont obtenu la liberté de parole, et qui ont dû se battre pour la conserver, durant l'affaire Dreyfus, sous l'Occupation et le régime de Vichy ?

 Les propos de la ministre, savamment flous dans l'injure, sont ici repris en portant la calomnie sur des personnes nominalement désignées. Elle en porte la responsabilité. En voulant détourner l'attention de la Loi de Programmation de la Recherche, qui va affaiblir les capacités de productions de connaissance de notre pays alors que la crise COVID montre que nous en avons tant besoin, elle alimente les fantasmes de tous les extrémistes.

Le comportement de Madame Vidal fait écho à la dérive autoritaire d'un pouvoir qui, ces derniers mois, a multiplié les lois et mesures portant sérieusement atteinte aux libertés publiques. Tout cela devient intolérable. 

Derrière les chercheurs et enseignants en première ligne, toutes les forces démocratiques et républicaines, le PCF propose aux associations, syndicats et partis de gauche et de progrès, de faire front pour défendre l'université publique française.

 Parti communiste français,

 

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Pour Jean-Michel Blanquer, on ne change pas une politique qui accroît les inégalités scolaires (PCF)

18 Février 2021, 07:11am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 17/02/2021 par PCF

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1883 postes d’enseignants seront supprimés à la rentrée prochaine en lycée et collège. La crise de la Covid-19 a mis en évidence l'impérieux besoin de moyens humains et matériels supplémentaires pour permettre à tous les enfants de réussir à l’école et pour pallier les conséquences de plusieurs mois de chaos organisé.

 Mais le gouvernement, toujours aussi irresponsable, fait le choix de poursuivre sa politique d’austérité dans l’éducation, notamment dans le second degré.

Cette politique poursuit l’objectif de casse d’une école commune et émancipatrice. Avec moins d’enseignants, des effectifs par classe de plus en plus lourds et une offre de formation qui se réduit comme peau de chagrin, l’Education nationale est transformée en service minimal, destiné à accueillir ceux qui n’ont pas d’autres choix. Les familles qui le peuvent sont encouragées à se tourner vers le privé.

 Pour le PCF, il n’est pas question de voir disparaître l’ambition d’une école commune à tous les enfants !

Il soutient les personnels, les parents et les élèves qui, dans bon nombre d'écoles et d'établissements se mobilisent pour garantir à chaque jeune des conditions d’enseignement dignes.

Il est à leurs côtés pour exiger des réponses à la hauteur de la crise que nous traversons. Depuis presque un an, le PCF a mis en débat un plan d’urgence pour l’école. Pour que tous les élèves puissent retrouver une scolarité sereine et à temps complet, il faut rapidement donner aux établissements des moyens humains et matériels supplémentaires. Au lieu de supprimer des heures d’enseignement, il faut engager immédiatement un plan de recrutement de grande ampleur.

Il est à leurs côtés, enfin, pour refuser la mise en concurrence des disciplines et des établissements. Partout, les communistes refusent de céder à la division et s'engagent en faveur de l'unité de toute la communauté éducative face aux tenants du néomanagement et du néolibéralisme.

C’est pourquoi nous appelons tous les acteurs de l’éducation à s’engager dans la démarche des états généraux de l’éducation pour construire ensemble le projet de progrès dont l’école a besoin.

 

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Éducation nationale. Carte scolaire, le ministère a vraiment perdu la boussole

11 Février 2021, 09:23am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mercredi 10 Février 2021

Olivier Chartrain

https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/amp_metadata_content_image_min_696px_wide/public/images/82518.HR.jpg?itok=uw0YQlSE

Malgré la crise sanitaire et ses conséquences sur la scolarité des élèves, les dotations des collèges et lycées pour 2021 s’annoncent parmi les pires de ces dernières années.

Malmenée par la crise sanitaire, l’école est exsangue. Partout, les inégalités se sont creusées, au détriment des plus faibles. Partout, les enseignants eux-mêmes sont au bord de la crise de nerfs, secoués par la succession des protocoles sanitaires qui les empêchent d’exercer dans de bonnes conditions...

Villepinte «Nos enfants ne sont que des chiffres»

Mercredi 10 Février 2021

Olivier Chartrain

Quatre classes supprimées au collège Dolto: une saignée qui met profs et parents en ordre de bataille, contre ce mépris qui menace l’avenir des élèves.

Le 27 janvier, c’est comme si la foudre était tombée sur le collège Françoise-Dolto, à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Au lendemain de la journée de mobilisation du secteur, l’équipe éducative apprend ce matin-là que la dotation de la Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) pour la rentrée de septembre 2021 aboutirait à la fermeture de… quatre classes. Soit une par section, de la 6e à la 3e – ou, pour le dire autrement, plus d’une classe sur six dans cet établissement qui en compte 23. Face à cette menace, ni une ni deux, les profs se mettent en grève. Pour justifier cette coupe claire, la DSDEN explique que, selon ses prévisions, le collège devrait subir une baisse de ses effectifs d’environ 40 élèves.

https://www.qiota.com/assets/qiotasession.gif?ts=1613035218

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Grève du 26 janvier – De la maternelle à l’université, pas de génération sacrifiée !

20 Janvier 2021, 16:42pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 20/01/2021 par PCF (extraits)

Grève du 26 janvier – De la maternelle à l’université, pas de génération sacrifiée !

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/12650/attachments/original/1611133436/visuel-e%CC%81cole_%281%29.jpg?1611133436

Depuis des mois, la colère monte dans les établissements scolaires. Ce mardi 26 janvier, les syndicats de l’éducation et de l’enseignement supérieur appellent à la grève, de la maternelle à l’université. Les communistes seront à leurs côtés pour défendre les services publics d’éducation et d’enseignement supérieur, porter des réponses à la crise qu’ils traversent et construire une politique éducative de progrès.

 

Ce gouvernement est irresponsable : impeachment pour Blanquer et Vidal ! Cela fait maintenant presque un an que nous vivons au rythme de la crise sanitaire. Un an qui aurait pu être mis à profit pour prendre des décisions politiques, lutter contre le virus et renforcer nos sociétés. Dès le mois de mars, le PCF a proposé un plan d’urgence

(https://www.pcf.fr/plan_d_urgence_pour_l_cole)

 qui devait permettre de garantir l’éducation de toutes et tous dans des conditions sereines. Le gouvernement a préféré faire comme si de rien n’était. C’est irresponsable !

Face à la progression du virus, face à la souffrance d’une génération sacrifiée, le gouvernement fait l’autruche. Refus de compter les élèves et les personnels malades, publication de chiffres faux, manque de vaccins…, croient-ils pouvoir éradiquer le virus simplement en répétant qu’on « ne tombe pas malade à l’école » ? Quelle réponse comptent-ils apporter à la souffrance des étudiantes et des étudiants isolés, privés de formation et de perspectives d’avenir ?

Blanquer et Vidal ignorent la souffrance des personnels et des jeunes. Ils organisent le chaos pour mieux faire passer leurs réformes libérales et détruire l’éducation publique.

Ne laissons pas faire ces irresponsables. Il est urgent de reprendre la main sur notre éducation, nos métiers, notre avenir ! L’autoritarisme de Blanquer et Vidal conduisent l’éducation nationale et l’université dans le mur. Avec leurs politiques, c’est toute une génération qui va être sacrifiée. Il est urgent d’agir.

Dans cette perspective, engageons-nous dans le cadre de l’appel à des États généraux de l’éducation pour l’égalité, l’émancipation, la démocratie paru dans l’Humanité ce mercredi 20 janvier et signé par plus de 100 personnalités issues de différents syndicats, mouvements politiques et associations, du monde de la recherche et de la culture

(https://etatsgeneraux.carnetsrouges.fr/).

Marine Roussillon

Membre du CEN, responsable secteur Education

 

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