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Parentalité. Qu’est-ce qu’un enfant à haut potentiel ?

31 Mai 2022, 12:35pm

Publié par PCF Villepinte

Être HPI n'est ni une pathologie ni un don. Photo d'illustration Getty Images/ Istock

Ces dernières années, la recherche a revu sa copie sur ceux que l’on appelait autrefois les «surdoués». Représentant 2 % de la population, les personnes reconnues «HPI» ont un fonctionnement encore mal compris par leur environnement social.

Noé Blouin L'Humanité

Publié le Mercredi 25 Mai 2022

On parle de zèbres, de hauts potentiels intellectuels (HPI), d’enfants précoces, etc. Des notions en vogue qui pullulent jusqu’à l’overdose. Au premier abord, le terme semble pompeux, convoquant le champ lexical du surdoué et le baromètre suprême de l’excellence des génies: Einstein, Hawking Ce fantasme est pourtant souvent loin de la réalité des personnes reconnues HPI. Être HPI nest pas une pathologie ni un don du ciel: cest une caractéristique. Avoir un enfant reconnu comme tel ne signifie pas forcément quil aura une scolarité, une vie sociale et professionnelle loin de tout tracas.

Mettre des mots sur leur vécu

De nombreux HPI sont des hauts potentiels dits hétérogènes. Outils clés pour les psychologues, les bilans Wisc-V de Wechsler basent leurs résultats sur plusieurs facettes de l’intelligence: la compréhension, la vitesse de traitement, le raisonnement et la mémoire de travail. Chacune de ces catégories bénéficie d’un nombre de points, attribués suivant le résultat obtenu par le patient à l’issue des exercices. Leur total forme ensuite la note du quotient intellectuel, mais l’important n’est pas vraiment là.

Il arrive que le sujet reconnu à haut potentiel ait d’excellents résultats dans une catégorie, tout en étant moyen dans une autre. Cela créé une dissension, des troubles dans sa manière de fonctionner qui peuvent déboucher sur de l’anxiété, un décalage avec son environnement social, un manque d’intérêt ou un repli sur soi. Le tout s’accompagne très souvent d’une hypersensibilité. L’intérêt d’effectuer ces tests, notamment pour l’enfant mais aussi pour l’adulte, est de comprendre leur fonctionnement interne et de mettre des mots sur leur vécu et leur façon de ressentir le monde. Pour certains, cela peut avoir un effet libérateur.

Chez les personnes à haut potentiel, on observe le phénomène de pensée en arborescence. Cette dernière, contrairement à la pensée linéaire – la plus commune –, fait naître d’une idée plusieurs autres, et ce, simultanément. D’un point de vue social, l’enfant peut donc avoir du mal à être compris de l’extérieur car son raisonnement est différent de celui de ses camarades. Il est donc important de mettre des mots dessus afin qu’il comprenne que ce qui se passe dans son cerveau peut parfois être incompris de l’autre.

Reconnu par l’éducation nationale

L’enjeu est aussi de ne pas «hiérarchiser» son enfant par rapport à ses pairs. Il a certes un cerveau qui va vite sur certains points, mais, et cela se vérifie plus tard, c’est son potentiel intellectuel qui est élevé, pas ses réalisations. Lui faire sentir, involontairement ou non, qu’il est inférieur ou supérieur aux autres ne fera que le handicaper dans ses rapports sociaux.

Chez les enfants dits précoces, on trouve aussi un besoin exhaustif dinformations sur un sujet. Linverse est aussi valable. Une question qui lintéresse peu le fatiguera rapidement. Ce point est surtout valable dans le milieu scolaire. En France, l’éducation nationale a reconnu la notion d’enfant intellectuellement précoce (EIP). Pour les détecter, le gouvernement préconise de faire tester les élèves qui manifestent un mal-être à l’école, ceux qui ont des troubles de l’apprentissage ou des comportements repérés par l’enseignant. Les parents peuvent également en faire la demande.

Contrairement aux idées reçues, un enfant diagnostiqué EIP peut très bien être en échec scolaire. Sa manière de fonctionner peut lui apporter plusieurs troubles de l’apprentissage, les fameux «dys» (dyslexie, dyscalculie, dysphasie), doù limportance deffectuer tôt un diagnostic. Que ce soit en classe ou à la maison, verbaliser sa particularité ou encore adapter son discours sont le meilleur accompagnement dun jeune HPI, dont le haut potentiel intellectuel s’accompagne souvent d’un profond besoin d’empathie.

«Ils ont besoin d’être rassurés»

3 QUESTIONS À... Frédérique Cluzeau, présidente de l’Anpeip (1)

Pourquoi et quand faire passer un bilan à son enfant?

Dans l’absolu, lorsque tout se passe bien, on se fiche qu’un enfant soit ou non à haut potentiel. Un enfant à haut potentiel ne se résume pas à un chiffre. L’identification est importante si l’enfant rencontre des difficultés d’ordre social, relationnel, comportemental ou d’apprentissage... Il devient alors intéressant de passer un bilan de type Wisc ou WPPSI, en fonction de l’âge de l’enfant. Plus on entreprend cette recherche tôt, plus on pourra mettre en place les accompagnements qui conviennent et apaiser les difficultés.

Quels conseils donneriez-vous à des parents dont l’enfant est reconnu à haut potentiel?

Chacun a des besoins spécifiques et les manifeste différemment. Si l’on prend la question schématiquement, ce sont des enfants qui ont besoin d’un cadre, car ils peuvent être amenés à s’angoisser facilement. Ils ont donc besoin d’être rassurés. Il faut répondre à leur demande car leur besoin de sens est encore plus exacerbé. Leur répondre: «C’est comme ça!» ne marche pas. Les parents doivent s’assurer que leur investissement à l’école ne faiblit pas. Si l’enfant a des facilités dans les petites classes, il n’aura pas besoin de faire l’effort de travailler, d’apprendre à apprendre. Ce qui est préjudiciable pour la suite. Il convient donc de lui trouver des activités extrascolaires, comme la musique ou le sport, qui lui inculqueront l’effort de l’apprentissage.

Comment l’enfant perçoit-il le fait d’être à haut potentiel? Y a-t-il des risques?

J’ai pu constater que, avant de passer un bilan, l’enfant se sentait en décalage par rapport aux autres. Par le biais du haut potentiel, on lui explique pourquoi ce décalage existe. Cela fait enfin sens pour lui et il s’accepte mieux. C’est souvent un soulagement. Tout dépend de comment les parents le vivent aussi. S’ils considèrent leur enfant comme un «petit génie», ce dernier va vite s’engouffrer dans cette spirale. Les enfants qui jouent des épaules et pensent qu’ils sont les meilleurs sont extrêmement rares. C’est même souvent l’inverse. Les familles sont plutôt réticentes, s’excusent presque de penser que leur enfant est à haut potentiel. Dans la société, le haut potentiel est bêtement associé à du plus. Or ce n’est pas vrai. J’ai en mémoire un jeune adolescent identifié à haut potentiel à l’âge de 11 ans et qui, dans l’ascenseur après le bilan, a dit à sa mère: «En fait, je n’étais pas fou.» Ce sont des mots très forts. Le bilan aide à savoir qui l’on est pour se construire correctement et devenir un acteur de la société. Le but est là.

(1) Association nationale pour les enfants intellectuellement précoces.

 

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BILLET Angoisses

21 Mars 2022, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

Publié le Lundi 21 Mars 2022 Maurice Ulrich

 

À trois semaines de la présidentielle, il y a ceux qui s’inquiètent de possibles catastrophes. Éditorialiste du Point, penseur de plateaux télé, Franz-Olivier Giesbert a peur de l’abstention qui pourrait un jour amener au pouvoir, dit-il, «Jean-Luc Mélenchon… ou Nathalie Arthaud». Ajoutons Fabien Roussel pour ne pas être en reste.

Horreur, des politiques qui pourraient contester les régressions sociales, toucher aux dividendes… De quoi faire des cauchemars. Pour d’autres, c’est plus terre à terre mais pas moins angoissant.

Des députés s’inquiètent des ralliés à Macron susceptibles de leur piquer leur place. Les petits arrangements méritent de grands cadeaux. Jean-Michel Blanquer, lui, cherche un terrain où se parachuter pour les législatives. Il aurait déjà essayé les Yvelines, la Seine-et-Marne, les Hauts-de-Seine et le Val-d’Oise. «Depuis laffaire Ibiza, il nest plus très bankable.» 

Pas très vendable, donc, commente un habitué des allées du pouvoir. Mais il n’est pas sans avenir, avec une occasion unique de mettre en pratique sa vision éducative. On a besoin de profs dans les écoles difficiles.

 

 

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ACTU Rentrée 2022 : coupes claires dans les collèges et lycées

17 Février 2022, 07:26am

Publié par PCF Villepinte

Éducation Les dotations horaires annoncent des fermetures de classes et de dispositifs pédagogiques utiles aux élèves les plus fragilisés par la crise sanitaire.

Publié le Jeudi 17 Février 2022 Olivier Chartrain

En septembre, 440 postes d’enseignants du secondaire doivent être supprimés.

Pas très convaincant, Jean-Michel Blanquer, quand il veut jouer les prestidigitateurs. En décembre 2021, le ministère de l’Éducation nationale sortait triomphalement de son chapeau 1615  «équivalents temps plein supplémentaires» dans l’enseignement secondaire pour la rentrée de septembre 2022. Un lapin blanc franchement miteux apparu grâce à une réforme de la formation initiale des enseignants qui envoie une partie des stagiaires à temps plein devant les classes. Au fond du chapeau: 440 suppressions de postes bien réelles. Depuis fin janvier, larrivée des dotations horaires globales (DHG) dans les collèges et lycées ne fait que confirmer cette crainte et suscite la colère.

Profs et parents se mobilisent

Grèves, blocages, rassemblements ­devant les inspections académiques… Les actions touchent toutes les régions et rassemblent souvent enseignants et parents d’élèves, inquiets des conditions de la prochaine rentrée. Le 11 février, le Snes-FSU, principal syndicat du secondaire, en recensait une cinquantaine. À Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, le collège Louis-Blériot était en grève le 8 février –80 % des professeurs et 100 % de la vie scolaire, soutenus par les parents délèves. Dans cet établissement, la DHG risque de conduire à la suppression de trois classes: une ­sixième, une cinquième et une troisième. Conséquence: «En sixième, on va passer à 27 élèves par classe au lieu de 24 ou 25 jusqu’à présent», explique Marian Petitfils, professeur de mathématiques dans le collège (et cosecrétaire départemental du Snes-FSU). Et en troisième, «on sera entre 31 et 32 élèves par classe!».

Non loin de là, dans la ville de Gennevilliers, le collège Guy-Môquet est l’un des deux établissements classés REP+ (éducation prioritaire renforcée) du département. Cette classification ne le met pas à l’abri des coupes claires dans ses moyens de fonctionnement pédagogique. Déjà à la rentrée 2021, la DSDEN (direction des services départementaux de l’éducation nationale) voulait y supprimer 60 heures d’enseignement. Mobilisation et négociations avaient permis de regagner, en deux fois, 30 heures.

Rebelote pour la rentrée 2022, où… 30 heures seraient à nouveau supprimées. «Cela nous oblige à choisir entre maintenir les effectifs par classe  ou supprimer une classe – en l’occurrence en quatrième – pour pouvoir préserver des projets comme des demi-groupes en sciences et en français», témoigne Guillaume Auzou, professeur d’EPS dans le collège. Un choix que l’équipe a dû se résoudre à faire car ses élèves les plus fragiles ont besoin de ces dispositifs. D’autant que ces quatre dernières années, le collège a déjà perdu 95 heures hebdomadaires. Ce qui a conduit à la disparition d’une classe spécifique pour les élèves «grands décrocheurs», dune partie des cours en coanimation en français et mathématiques, de cours daide en anglais et en histoire-géographie et – déjà de demi-groupes en sciences et en technologie.

«Un refus de mettre les moyens»

«Partout, on constate que l’éducation prioritaire est particulièrement touchée», relève Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, qui cite l’exemple d’établissements dans l’académie d’Orléans­-Tours que la réduction de leur dotation horaire conduit eux aussi à supprimer des dispositifs similaires. En cause: une modification dans les calculs plus ou moins savants régissant lattribution des heures denseignement qui prend dorénavant plus en compte lisolement et l’éloignement des établissements et moins le niveau social des élèves qui les fréquentent. Mais, précise la syndicaliste, «on ne va pas opposer le rural et l’éducation prioritaire: le problème, cest dabord linsuffisance globale des DHG!» Marian Petitfils, lui, se souvient qu’il a entendu des représentants des autorités académiques expliquer crûment que, «dans les établissements les plus favorisés, il ny a plus rien à gratter, alors cest le tour de l’éducation prioritaire»

«Depuis larrivée de Blanquer, on na eu que des suppressions de postes dans le secondaire», rappelle Sophie Vénétitay. «Mais là, en plus, ils le font alors que depuis deux ans et demi les élèves subissent une scolarité sous Covid, avec une crise sanitaire qui a des conséquences pédagogiques lourdes. Ça signifie qu’on ne veut pas traiter le problème, qu’on refuse de mettre les moyens pour relever les défis de cette crise, et qu’on renvoie aux familles la responsabilité d’aider leurs enfants… si elles le peuvent.» Une réalité que les coups d’esbroufe de ­l’illusionniste de la rue de Grenelle ne ­parviennent plus à masquer. 

 

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#Parcoursup Moins de 50 % de réussite en licence !

17 Février 2022, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

Un classement des universités par taux de réussite à la sortie de la licence a été publié par le site l’Étudiant. Ces informations, tirées du site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, montrent des taux de réussite n’allant pas au-delà de 50 %.

La première université de ce classement, l’université d’Angers, n’a même pas de quoi se vanter avec un taux à 49,9 % de réussite. Ces chiffres sont catastrophiques, et malgré ce constat le gouvernement reste inactif face à l’échec des étudiants et des étudiantes, donc de la société. Peu de temps avant, Emmanuel Macron, à la clôture du congrès de France Université, faisait porter la responsabilité entière de cet échec sur les épaules des étudiants et des étudiantes, et ne mettait en avant que des projets libéraux pour l’université. L’échec à l’université n’est pas de la responsabilité des étudiants et des étudiantes mais d’un gouvernement qui les a abandonnés.

L’autonomie budgétaire des universités engendre de profondes inégalités et donc de réussite selon les établissements. Ensuite, Parcoursup est un système injuste qui remet entre les mains d’un algorithme l’avenir des jeunes et les pousse dans des filières qui ne les intéressent pas. L’orientation des jeunes et donc des travailleurs et travailleuses de demain devrait être la priorité du gouvernement, et pourtant les lycéens et les lycéennes se retrouvent bien seuls dans leur choix et face à l’algorithme Parcoursup.

Le baccalauréat doit être le seul passeport pour accéder à l’université. L’égalité doit être mise au centre avec un investissement massif dans l’enseignement supérieur. Chaque étudiant et étudiante doit avoir accès à une université de qualité et de proximité, quelle que soit l’université dans laquelle il ou elle étudie. Les services d’orientations doivent être des services publics avec des moyens alloués pour pouvoir accompagner chaque jeune dans leur projet.

Ensuite, il ne faut pas perdre de vue que les conditions de la vie étudiante se sont considérablement dégradées et que la précarité est source d’échec. Étudiants et étudiantes vivant dans leur voiture, dans des campings, dans des cités-universitaires insalubres ; banques alimentaires, salariat étudiant…, comment peut-on laisser des milliers d’étudiants et d’étudiantes étudier dans ces conditions. Face à cette situation, un revenu étudiant au-dessus du seuil de pauvreté doit être mis en place afin de permettre à chaque étudiant et étudiante de pouvoir vivre et étudier dans les meilleures conditions afin d’avoir la jeunesse la mieux formée pour répondre aux défis de demain.

L’UEC appelle à signer la pétition : stopparcoursup.org et à s’organiser contre la sélection. Ensuite, c’est Fabien Roussel, le seul candidat qui propose de supprimer définitivement Parcoursup et de façon intelligente : mise en place d’un revenu pour les étudiants et les étudiantes, investissement massif dans l’ESR : construction d’universités, embauche et formation d’enseignants.

Léna Raud, coordinatrice nationale de l’UEC à la Vie des secteurs

 

 

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Intervention d'Éliane Assassi suite à la mission à McKinsey confié par JM Blanquer

21 Janvier 2022, 11:14am

Publié par PCF Villepinte

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Éducation. Après la grève historique, la colère ne retombe pas

17 Janvier 2022, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

© M. TirlerAFP

L 'Humanité Lundi 17 Janvier 2022

Olivier Chartrain

La mobilisation du 13 janvier a contraint le gouvernement à négocier et à lâcher sur quelques revendications. Mais pour la plupart, le compte n’y est pas. Un nouvel appel intersyndical à la grève est lancé pour le jeudi 20 janvier.

Les vieilles leçons de stratégie militaire ne se démentent pas: faire retraite nest jamais quun moyen de contre-attaquer. Ses lignes enfoncées par la déferlante du peuple de l’éducation mobilisé dans une unité jamais vue, le gouvernement a dû reculer et abandonner quelques positions le 13 janvier. Ce faisant, il a aussi réorganisé ses troupes et réussi à diviser l’adversaire. La preuve par l’intersyndicale qui, le lendemain, n’a pas réussi à s’accorder sur une stratégie commune.

Oui, la mobilisation de jeudi dernier était bien historique. D’abord par sa diversité: voir lensemble des syndicats et la totalité des métiers sunir ainsi dans laction, rejoints par les parents d’élèves, les lycéens, les étudiants est probablement sans précédent. Par les chiffres aussi: 75 % de grévistes dans le primaire et 62 % dans le secondaire, selon la FSU (premier syndicat de la fonction publique), cest énorme, même si ce nest pas un record. Le ministère de lIntérieur a compté quelque 77500 manifestants dans toute la France, dont 8200 à Paris. Des chiffres largement sous-estimés, comme dhabitude, mais qui parlent quand même, sagissant dune mobilisation catégorielle.

Le report en juin des épreuves de spécialités du bac en discussion

Première victoire: les organisations représentatives ont été longuement reçues, jeudi soir, pour une vraie négociation. Deuxième victoire: sous la houlette de Jean Castex, Jean-Michel Blanquer a dû céder sur certaines revendications. La plus importante: le recrutement pérenne, dans le premier degré, de «plusieurs cen taines de professeurs» sur les listes complémentaires – c’est-à-dire les candidats au concours qui avaient le niveau mais n’ont pas été recrutés. Le ministre a également annoncé l’embauche de 3300 enseignants contractuels «jusqu’à la fin de lannée» (en fait le prolongement d’une partie des 6000 embauches annoncées en décembre 2020), auxquels doivent venir sajouter 1500 assistants d’éducation dans le secondaire, 1500 «personnels dappui administratif» pour les directeurs d’école, et enfin «1700 médiateurs de lutte anticoronavirus», dont la fonction exacte demande à être précisée.

Les masques chirurgicaux déjà promis devraient commencer à arriver dans les établissements cette semaine. Un lot de 5 millions de masques FFP2, plus protecteurs, doit être mis à disposition des enseignants de maternelle (où les élèves ne sont pas masqués) et des personnels reconnus vulnérables… à condition qu’ils les demandent. Le gouvernement a annoncé, sans chiffrage, qu’il abonderait le fonds de 20 millions destiné à aider les collectivités locales à équiper les établissements en détecteurs de CO2.

Autre enjeu capital: le report en juin des épreuves de spécialités du bac 2022 (prévues à partir du 14 mars), demandé par les syndicats du secondaire, sera discuté lors du conseil national de la vie lycéenne, mercredi 19 janvier. Les évaluations nationales de CP, elles, sont d’ores et déjà reportées. Le chat reste maigre: rien sur le protocole sanitaire, sur les purificateurs d’air, sur le bâti défaillant, sur les tests salivaires… Bref, tout ce qui pourrait rapprocher d’une école ouverte mais sécurisée, revendication essentielle des manifestants. Et du saupoudrage sur les embauches, les chiffres annoncés étant à rapporter aux 60000 établissements scolaires en France.

La manœuvre semblait avoir partiellement réussi, l’intersyndicale réunie vendredi 14 janvier ayant acté un appel à poursuivre la mobilisation «selon des modalités diversifiées». Mais finalement dimanche après-midi une intersyndicale légèrement réduite (les syndicats de la FSU, SUD Éducation, la CGT Éduc’Action, la Fnec-FP-FO, avec la FCPE et les syndicats lycéens FIDL, MNL et la Voix lycéenne) appelait à «poursuivre et à amplifier les mobilisations engagées et décidées par les personnels dès les prochains jours» et à une «nouvelle journée daction le 20 janvier, y compris par la grève». Un appel attendu par beaucoup, d’autant que les DHG (dotations horaires globales) commencent à arriver dans les collèges et lycées. Elles promettent pour la rentrée prochaine suppressions de postes, réduction de l’offre de spécialités, options et demi-groupes. La colère des personnels de l’éducation, des élèves et des parents n’est pas près de retomber.

 

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Pour une autre politique éducative

13 Janvier 2022, 13:06pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 12/01/2022 par PCF

Ce jeudi, l’ensemble des syndicats de l’Éducation appelle à la grève et à la mobilisation. Le ministre Blanquer fait l’unanimité contre lui : sa gestion de la crise sanitaire est irresponsable. Elle met en danger les enseignant·e·s, les personnels, les élèves et leurs familles. Elle met l’école publique à genou. 

 

Depuis bientôt deux ans que le virus circule, rien n’a été fait pour garantir de bonnes conditions d’apprentissage. Il n’y a personne pour remplacer les personnels malades : les classes ferment les unes après les autres, la restauration scolaire est désorganisée. Les va-et-vient des élèves, absents pour se faire tester ou pour s’isoler, rendent la progression des apprentissages difficile. Personne ne sait de quoi sera fait demain.

Ce chaos, le ministre en est directement responsable : son protocole sanitaire, élaboré sans consulter les premiers concernés, annoncé par voie de presse à la veille de la rentrée, modifié sans cesse depuis, ne protège personne. Pire, il désorganise encore un peu plus l’Éducation !

C’est pourquoi les communistes seront aux côtés des personnels d’éducation en grève ce jeudi 13 janvier. Avec elles et eux, nous exigeons que le gouvernement prenne ses responsabilités, garantisse la sécurité de tous les personnels de l’Éducation, des élèves et de leurs familles, et restaure des conditions d’apprentissage sereine.

Nous exigeons que les élèves puissent être testés régulièrement, une fois par semaine ; que l’État fournisse des masques FFP2 à l’ensemble des personnels et équipe toutes les salles de capteurs de CO2 : cet effort ne peut pas être assumé entièrement par les collectivités locales. L’éducation est nationale, l’État doit prendre ses responsabilités.

Si notre système éducatif craque aujourd’hui, c’est parce qu’il a été fragilisé par des années de politiques libérales : nous manquons d’enseignant·e·s et de personnels, il n’y a personne pour remplacer les absents, personne pour réduire les effectifs. Mais comment recruter en urgence dans un métier qui nécessite un haut niveau de formation, et qui a été dévalorisé par des années de gel des salaires et de perte de sens ?

Nous faisons plusieurs propositions : recruter l’ensemble des admis sur listes complémentaires et des admissibles aux concours de l’année dernière ; ouvrir des concours exceptionnels ; titulariser les contractuels en leur permettant de faire un service complet d’enseignement ; pré-recruter dès aujourd’hui 10 000 jeunes au niveau bac+3 sous statut de la fonction publique, en leur proposant une formation en alternance jusqu’à bac+5 et la perspective d’être titularisés.

Ces jeunes pourraient être affectés à un établissement, y assurer des remplacements ponctuels ou y permettre des dédoublements, tout en poursuivant leur formation. Ces recrutements en urgence doivent aller de pair avec la reconstruction de la formation initiale et continue, pour donner aux nouveaux enseignants les moyens de maîtriser leur métier et de faire réussir tous les élèves.

Il ne s’agit pas seulement de répondre à la crise, mais bien de rompre avec des années de politiques éducatives qui ont réduit le service public au minimum. Nous ne voulons pas que l’Éducation nationale devienne l’école de celles et ceux qui n’ont pas d’autre choix ! Nous défendons au contraire une éducation ambitieuse, capable de donner un haut niveau de connaissances et de qualification à toutes et tous.

C’est le sens de notre proposition d’allongement du temps scolaire : plus de temps en classe, pour lutter contre les inégalités sociales de réussite scolaire, transmettre des savoirs complexes à tous les jeunes et leur permettre de maîtriser leur avenir.

Jeudi, dans les cortèges, les communistes seront aux côtés des enseigant·e·s et des personnels de l’Éducation pour réclamer des solutions immédiates à la désorganisation de l’école. Ils seront aussi là pour mettre en débat une autre politique éducative, à partir de leurs 14 propositions pour l’école des jours heureux. 

(https://www.fabienroussel2022.fr/ecole).

 

Marine Roussillon

 

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Rentrée 2022 de l’UEC : Une victoire et de nouveaux combats

7 Janvier 2022, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

Sous la pression des mobilisations des étudiants et des étudiantes mais aussi des personnels universitaires, le gouvernement a reporté d’un an la mise en place du second Parcoursup avec la plateforme

 https://www.trouvermonmaster.gouv.fr/.

L’Union des étudiants et des étudiantes communistes, au travers de ses secteurs, s’est mobilisée partout en France pour mettre fin à cette sélection sociale et inégalitaire et à déjà récolté des milliers de signatures sur sa pétition : www.trouvermonmaster.lol.

Cependant, le projet de renforcement de la sélection en master n’est pas définitivement enterré et reste prévu pour l’année prochaine. Parcoursup en licence ou en master, cette année ou l’année prochaine, c’est non : le diplôme doit être le seul passeport attestant du droit à la poursuite d’études. En ce sens, l’UEC demande un investissement massif dans l’Enseignement supérieur et la Recherche (embauche d’enseignants, construction d’infrastructures) afin de permettre à chaque étudiant et étudiante d’accéder à des études de qualité et de proximité de son choix : en licence ou en master.

Vidal en retard pour la rentrée universitaire !

Cette rentrée est également marquée par les annonces gouvernementales sur l’épidémie. La ministre de l’Enseignement supérieur est sortie de son mutisme à moins d’une semaine des partiels pour la majorité des étudiants et des étudiantes. Elle a annoncé brièvement que tout était sous contrôle.

Or, de nouveau comme depuis le début de la crise sanitaire, c’est le grand flou. Encore une fois la ministre a appelé à la gestion au “cas par cas”, laissant les universités faire face sans consignes claires, alors que celles-ci étaient en congé. En bout de chaîne, ce sont les étudiants et les étudiantes qui sont sans réponse et qui subissent un stress d’examens incertains.   

Si certains revendiquent de passer les partiels en contrôle continu,    cest bien la solution des partiels en présentiel quil faut maintenir. Cela demeure la solution la plus égalitaire. En ce sens, nous voulons que les moyens soient mis en place pour permettre de passer nos examens en sécurité. Après cette session d’examens, nous ne voulons pas le retour du distanciel. L’annonce d’une deuxième session d’examen “covid” est un minimum, seulement rien n’est précisé. À qui seront destinées ces sessions ? Quand seront-elles organisées ? Les notes seront-elles prises en compte pour le premier semestre ? Sous quelles conditions. seront-elles décidées ?

Le ministère a eu deux ans pour apprendre, coordonner, anticiper et pourtant répète continuellement les mêmes erreurs.    LUEC exige que le gouvernement mette les moyens pour nous permettre de passer nos partiels dans de bonnes conditions : Des sessions Covid datées avec une organisation nationale, rapide et claire, la fin du “cas par cas” : l’égalité doit être garantie entre tous les étudiants et étudiantes, peu importe où ils étudient. Enfin, il faut distribuer dans les universités des masques FFP2, et faire tester les étudiants et les étudiantes plusieurs fois par semaine et ce même à la reprise des cours.

 

Jeanne Péchon

secrétaire nationale de l’UEC

 

 

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Besoin de plus d’école

9 Décembre 2021, 08:20am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 08/12/2021 par PCF

Besoin de plus d’école

Fabien Roussel fait de la jeunesse et de l’éducation un des axes de la campagne présidentielle. La rencontre de Vénissieux, consacrée à l’éducation, ce vendredi 3 décembre était la dernière d’une série de 6 rencontres dans toute la France.

 La salle remplie, les nombreuses questions témoignent de l’enjeu que représente l’école dans un contexte qui a aggravé les inégalités de réussite scolaire.

La proposition du candidat communiste d’allongement du temps scolaire, parce qu’elle tranche avec près de 15 ans de réduction du temps de classe pour les élèves, suscite le débat.

 

 Michelle Piccard, maire de Vénissieux, rappelle en préambule l’urgence de répondre aux besoins des catégories populaires, le besoin d’école, et que l’État joue son rôle en la matière pour permettre aux communes de répondre aux besoins en matière d’équipements scolaires et de loisirs éducatifs. En supprimant 13 milliards de dotation aux communes, l’État prive les collectivités de moyens de développer des politiques ambitieuses pour le loisir éducatif.


Claire Pontais, professeur d’EPS, syndicaliste et formatrice, interroge : Comment donner à des enfants de catégories populaires ce qu’un enfant, qui a par sa famille les ressources nécessaires, trouve normal : l’accès aux savoirs, l’accès à la culture, au sport, et aux loisirs.


La proposition d’allongement du temps scolaire, 27 h en primaire, 32 h, voire plus au collège et au lycée, est alors développée par Fabien Roussel. Puis Paul Devin, président de l’Institut de recherche FSU, témoigne du besoin de plus d’école pour élever le niveau de connaissance d’une classe d’âge, combattre les inégalités, et transformer l’école pour qu’elle soit réellement émancipatrice. Pour cela il faudra créer des postes en nombre (90 000) et des équipements scolaires de qualité.


Il ne s’agit pas seulement d’allonger le temps scolaire, mais d’améliorer les conditions d’accueil et d’étude des élèves et transformer l’école, donner du temps aux enseignants pour exercer leur métier.


Le témoignage d’un directeur d’école et celui d’une enseignante du second degré révèlent les difficultés que rencontre aujourd’hui le monde enseignant. Difficultés à faire leur métier dans un contexte dégradé, avec de moins en moins de moyens et des réformes menées par le gouvernement qui vont à l’encontre de ce qu’il faudrait faire ; La réforme du Bac, Parcoursup ont accéléré l’individualisation des parcours scolaires, mettant établissements et élèves en concurrence, tout en livrant au marché une partie des enseignements.


Ce sont bien entendu les jeunes qui réussissent le moins et ceux de catégories populaires, ceux qui n’ont que l’école pour apprendre, qui sont les premières victimes de la mise en place de cette sélection.


Alors que l’école inclusive est au cœur du discours gouvernemental, les AESH, ces assistants d’éducation qui accompagnent les élèves en situation de handicap, exercent une mission essentielle. Une formation, des salaires dignes de ce nom, et un statut au sein de l’Éducation nationale est indispensable comme le propose Fabien Roussel.


Tout comme le nécessaire réengagement de l’État auprès des collectivités pour construire des écoles, des collèges et des lycées, comme Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire, l’évoque, en même temps qu’elle dénonce la précarisation de l’ensemble des personnels de l’éducation.


Enfin, Séverine Brelot, professeur en lycée professionnel et syndicaliste, parle de ceux dont on ne parle jamais, alors qu’ils représentent 43 % des lycéens, les jeunes de lycées professionnels. Ce sont les futurs premiers de corvée. On leur a volé une année d’études sous Sarkozy en supprimant le BEP et en imposant le bac pro en 3 ans. Autant de temps d’école en moins pour apprendre un métier, saisir les enjeux auxquels doit répondre le monde du travail.


Construire une école émancipatrice qui combatte les inégalités et élève le niveau de connaissance de toute la jeunesse est un enjeu de société, un enjeu démocratique, et cela coûte de l’argent. Le budget de l’Éducation sera augmenté de 45 %, précise Fabien Roussel en engageant un recrutement massif d’enseignants, pré-recrutés au niveau du bac et en licence et recevant une formation à bac +5 de qualité, permettant d’être formés sur les contenus d’enseignement, leur métier, mais aussi sur les enjeux de l’école aujourd’hui en lien avec les courants pédagogiques, la recherche et ses avancées.

 

Sébastien Laborde
secrétaire départemental PCF

 

 

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21 Octobre 2021, 11:23am

Publié par PCF Villepinte

 

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