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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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ECOLE

6 Mars 2026, 09:25am

Publié par PCF Villepinte

Désinformation et résistance

Publié le 04 mars 2026

Alors que la mission de l’école demeure de former de futurs citoyens éclairés, en capacité de distinguer faits et croyances, force est de constater que le compte n’y est pas, qu’il y est de moins en moins quand la post-vérité est instituée comme stratégie majeure de domination. La violence et l’agressivité des politiques dites illibérales sont à la hauteur des enjeux : droites et extrêmes droites ne se trompent pas sur l’importance de l’éducation et de la culture pour mener à bien leur projet mortifère.

L’offensive de désinformation est d’envergure, y compris dans ses formes les plus grossières, jusqu’au ridicule si ce n’était si grave, menée à visage découvert, par les droites, extrêmes droites, médias à leur service et réseaux dits « sociaux ». Les attaques sont d’une rare violence contre la recherche scientifique comme démarche d’élaboration de vérités scientifiques (et non dogmatiques), les universités, le système scolaire dans son ensemble, les chercheurs eux-mêmes. Tout est bon pour prendre le pouvoir jusque dans nos vies, nos professionnalités : brouiller, opacifier, trahir : fakes news ; menaces ; chasse aux « woke » et autres « islamogauchistes » ; langage perverti dont le sens se dérobe ; répression ; service public d’éducation dégradé ; réduction continue des financements indispensables à la démocratisation au profit de formations privées en croissance exponentielle… La culture n’est pas épargnée. Ce sont toutes les institutions culturelles, scolaires, universitaires qui se trouvent dans l’impossibilité de jouer leur rôle d’enculturation.

L’entreprise de désinformation est puissante, massive et s’appuie sur ce qu’elle met en place : l’inquiétude, le sentiment d’insécurité, la perte du sens d’apprendre et d’enseigner, le rapport à soi… La résistance à l’endoctrinement est rendue difficile par la puissance de frappe réactionnaire et autoritaire, qui se manifeste dans une domination perverse, où les faits objectifs, leur réalité sont falsifiés, éloignant toute possibilité de rationalité.

Dans ce dernier numéro, Carnets rouges s’attache à analyser les mécanismes idéologico-politiques qui combattent rationalité, savoirs objectifs, discours critiques, toujours les premiers ciblés dans tous les systèmes néofascistes ou fascistes. Les diverses contributions mettent en partage des outils qui visent à rendre intelligibles les enjeux de cette offensive néofasciste d’obscurantisme, de formatage et d’endoctrinement.

Le rapport de force est déséquilibré, certes, mais l’exigence maintenue du rôle émancipateur de l’école pour penser et construire une humanité commune est un puissant levier d’action, comme en témoignent dans ce numéro de Carnets rouges les initiatives d’enseignants et enseignantes qui cherchent à donner aux élèves les capacités de résister aux stratégies propagandistes qui instrumentalisent les connaissances au service de leurs visées. Des enseignants et des enseignantes qui transmettent des savoirs scolaires ’appuyant sur des vérités scientifiquement établies. Une vérité à laquelle chacun et tous ont droit.

Télécharger le dernier numéro

Carnets rouges, raison, vérité(s) et pouvoir
Christine Passerieux
Rédactrice de Carnets rouges

 

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Temps de l'enfant :

25 Novembre 2025, 08:28am

Publié par PCF Villepinte

Vers une école plus inégalitaire !
Publié le 24 novembre 2025

La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant présente un rapport séduisant en apparence, mais qui détourne l’attention des besoins réels de l’école publique : des moyens, du temps et des personnels.

En acceptant comme une fatalité l’insuffisance budgétaire, ses propositions réduisent encore le temps scolaire, ce qui pénaliserait d’abord les élèves les plus fragiles et creuserait les inégalités.

Le rapport oppose apprentissages théoriques et pratiques, affaiblit l’EPS, les arts et la technologie, et ouvre la voie à leur externalisation. Il risque d’abandonner les élèves dès 15h30, donnant un avantage au privé et aggravant le décrochage. Il renforce aussi les inégalités territoriales en laissant aux collectivités la charge de nouvelles missions sans moyens. Enfin, il expose l’école à la marchandisation des activités éducatives, au détriment des familles populaires.

Le PCF défend au contraire la reconquête du temps scolaire, la restauration d’un enseignement commun exigeant et d'un cadre national des formations et diplômes, des investissements massifs (7,5 % du PIB) et 100 000 recrutements, le retour à 4,5 jours pour regagner les heures perdues, et un découplage du temps enseignant / temps élève, garder l'EPS et l'enseignement artistiques comme obligatoire et recréer la discipline technologie. C'est ainsi que nous reconstruirons une école publique réellement égalitaire et émancipatrice.

Lire notre déclaration pour savoir plus

Le 24 novembre 2025, Paris

Parti Communiste Français

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EDUCATION SEXUELLE

24 Février 2025, 07:48am

Publié par PCF Villepinte

Assez d’hypocrisie !

J’avais 16 ans. J’étais élève de seconde dans le seul lycée mixte de Gironde. Quelques mois après mai-juin 1968, la vie quotidienne au lycée, surtout sa discipline, avait passablement changé. Les filles pouvaient enfin porter des pantalons, et garder ouverte leur surblouse à petits carreaux, voire, peu à peu, ne plus la porter du tout.

Séparée les années précédentes, la cour de récréation était devenue mixte, mettant fin à une bizarrerie puisqu’en classe filles et garçons s’asseyaient côte à côte. L’ambiance avait changé. Davantage de discussions, moins de distance entre les profs et les élèves, le sentiment d’être mieux respecté·es. Un jour, notre prof de sciences naturelles nous a présenté un cours sur lequel elle nous demandait de garder le silence. Elle risquait sa place, nous a-t-elle dit.

Ébahis, nous l’avons écoutée nous présenter les risques de « maladies vénériennes », mot dont très peu d’entre nous, en tout cas pas moi, comprenaient la signification, et qu’on appelle aujourd’hui maladies sexuellement transmissibles.

À aucun moment dans notre éducation scolaire, et pour la plupart d’entre nous dans notre éducation tout court, nous n’avions, si peu que ce soit, été informés ne serait-ce que du système reproductif humain. À peine avions-nous abordé ceux des animaux et des végétaux. Ainsi, la première fois que nous entendions parler de sexualité dans le cadre scolaire, c’était, qui plus est sous le sceau d’un secret coupable, au travers des maladies qu’elle peut transmettre.

C’est la responsabilité de l’école non seulement d’apprendre aux enfants à lire et compter, mais à devenir des citoyens et citoyennes libres et responsables.

J’ignore ce qu’étaient les motivations de cette enseignante. Ce que je sais, c’est que c’était loin d’être une bonne entrée en matière, et qu’il aurait bien mieux valu que nous ayons accès à des connaissances par le biais des programmes scolaires et sans culpabilisation. Si personne de la classe n’a vendu la mèche, c’était surtout le reflet de notre malaise. D’ailleurs, nous n’en avons même pas parlé entre nous. Nous étions choqué·es, je crois. Les informations qui venaient de nous être données ne nous aidaient pas à sortir la sexualité de l’espèce d’opprobre dont elle faisait l’objet.

Pourquoi raconter cela aujourd’hui ? Parce que, cinquante-six ans après cette scène, la volonté de rendre effectifs les cours sur « la vie affective, relationnelle et sexuelle », prévus dans la loi depuis près d’un quart de siècle, continue de provoquer les foudres des forces les plus conservatrices de ce pays, parmi lesquelles les radicaux de toutes les religions, qui convergent à ce sujet alors qu’elles s’entredéchirent par ailleurs. Or, c’est la responsabilité de l’école non seulement d’apprendre aux enfants à lire et compter, mais à devenir des citoyens et citoyennes libres et responsables. Et cela commence par la connaissance de son propre corps et de son fonctionnement.

Il s’agit d’apprendre, dans des modalités adaptées à chaque âge, les aspects biologiques de la reproduction humaine, et d’en mesurer les dimensions psychologiques et émotionnelles. Il s’agit de le faire dans un cadre et des conditions respectueux de la dignité de toutes et de tous. Mieux se connaître soi-même, grandir avec son corps, mieux comprendre les autres aide aussi à mieux se faire respecter dans un pays où les violences incestueuses et sexuelles sont trop nombreuses et où la culture du viol est loin d’avoir dit son dernier mot. Alors assez d’hypocrisie, faisons la place, à l’école, à une éducation à la sexualité reposant sur des bases scientifiques et transmises avec pédagogie !

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des moyens pour étudier !

9 Janvier 2025, 09:17am

Publié par PCF Villepinte

Contre Parcoursup, des moyens pour étudier !

 

Publié le 08 janvier 2025

Le 15 janvier s’ouvrira la plateforme de sélection Parcoursup.

Chaque année, ce sont des dizaines de milliers de jeunes qui se retrouvent exclus de l’enseignement supérieur par l’algorithme. En 2024, sur 945 000 candidats, 295 000 ont quitté la plateforme sans aucune formation. Près de 90 000 d’entre eux n’avaient même reçu aucune proposition. Pour les lycéennes et lycéens, ce sont près de 8 % des terminales qui n’ont pas obtenu de proposition, et plus de 88 000 qui ont quitté la plateforme de sélection. Cette sélection est d’autant plus féroce en lycée professionnel puisque plus d’un quart des élèves n’intègrent aucune formation.

Ce sont les enfants des classes populaires qui paient le prix de cette sélection sociale, malgré les mensonges des gouvernements sur le nombre réel d’élèves exclus des études supérieures.

Ces dizaines de milliers de jeunes exclus de l’enseignement supérieur public sont une aubaine pour l’enseignement privé, qui ne cesse de croître depuis la mise en place de Parcoursup.

Parcoursup est la conséquence du sous-investissement gouvernemental dans l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur et la recherche. Face à la pénurie d’enseignants, l’État organise le tri social !

Les mobilisations du mois de décembre ont montré que la jeunesse est prête à se mobiliser pour son avenir afin d’obtenir de réels moyens pour étudier et réussir.

Pour construire notre avenir, pour choisir notre métier, nous voulons pouvoir choisir librement nos études, avec tous les moyens pour les réussir !

Le jeudi 16 janvier, au lendemain de l’ouverture de la plateforme Parcoursup, nous appelons à une grande journée de mobilisation dans les lycées et les lieux d’enseignement supérieur pour revendiquer :

-la suppression de Parcoursup et de MonMaster,

-des investissements massifs dans l’Enseignement supérieur et l’Éducation nationale.

MJCF, UEC, UNEF, USL, FIDL, JLFI, JEcolo, JS, UE, LPL, NPA jeunes

Article publié dans CommunisteS, numéro 1024 du 8 janvier 2025.

 

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budget des universités

29 Novembre 2024, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

"Suite à l’importante délégation, le 21 novembre dernier, des présidents d’université devant le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, j'ai souhaité m'adresser aux présidents d’université." (Fabien Roussel)

Car la situation est alarmante. 4 universités sur 5 risquent de terminer l’année en déficit (avec un sous-financement de l’ESR s’élevant en 2025 à 2 milliards d’euros).

Étrangler le budget des universités implique le sacrifice de l'avenir du pays et de la jeunesse, alors que perdurent les cadeaux fiscaux dont ont bénéficié les grandes entreprises privées toutes ces dernières années, comme le Crédit impôt recherche et ses 7 milliards d'euros, sans réelle contrepartie.

La Recherche et l’Enseignement supérieur ne sont pas des dépenses. Elles sont un investissement dans l’avenir de la société, dans sa capacité à se renouveler et à résister à l’injustice, à l’ignorance.

Sans moyens suffisants, c’est la recherche indépendante, guidée par l’intérêt général et non par des logiques de rentabilité immédiate qui est menacée.

Il est important de former une jeunesse capable de penser le monde dans toute sa complexité, de questionner les dogmes, et de proposer des alternatives éclairées aux crises actuelles.

Nos universités et nos étudiants méritent bien mieux que des coupes budgétaires.

 

Courrier aux présidentes et présidents d'universités en cliquant ici.


Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,

Le 28 novembre 2024.

 

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ECOLE

22 Novembre 2024, 09:52am

Publié par PCF Villepinte

Demande du rapporteur public :
une première victoire contre les groupes de niveaux 

Le Conseil d’Etat pourrait mettre un terme à une des mesures les plus critiquées du « choc des savoirs » : la mise en place des groupes de niveau au collège.

Cette mesure qui vise le tri des élèves en fonction de leur niveau est la mesure instaurant la fin du collège unique avec la mise en œuvre de groupes de niveaux.

C’est non seulement une aberration pédagogique, mais le conseil d’Etat relève dans son rapport le caractère profondément inégalitaire de cette mesure, reléguer les élèves qui réussissent le moins à des classes ou ils seraient réunis et pour qui l’accès aux programmes dans leur intégralité serait interdit.

Le Parti Communiste Français se félicite de cet avis qui démontre que la lutte contre les inégalités sociales de réussite et l’élévation du niveau de connaissance d’une classe d’âge doivent devenir les priorités de l’école publique.

Et pour cela, il y a besoin de moyens, de recruter des enseignants, quand le gouvernement supprime des postes. Il y a besoin d’avoir des enseignants formés quand ce gouvernement et les précédents réduisent la formation initiale des enseignants. Il y a besoin de conditions matérielles dignes, des effectifs réduits par classe, quand ce gouvernement entend imposer aux services publics et aux collectivités une cure d’austérité qui enfoncera l’école, comme l’Hopital et les grands services publics dans une crise structurelle.

Paris, le 20 novembre 2024
Parti communiste français.

 

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ECOLE

20 Novembre 2024, 15:12pm

Publié par PCF Villepinte

Brevet obligatoire : mépris de classe et attaque contre le lycée professionnel !

L’annonce d’un "acte 2" du "choc des savoirs" par la ministre de l’Éducation nationale confirme un maintien de la politique de ségrégation sociale à l’école menée depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

L’obligation du Brevet national des collèges (DNB, le diplôme national du brevet) pour accéder au lycée va conduire à la déscolarisation de milliers de jeunes. Ce sont particulièrement les élèves des classes populaires et du lycée professionnel qui vont être touchés.

Aujourd’hui, une grande partie des élèves n’ayant pas le DNB sont orientés en lycée professionnel. Cela permet à une partie d’entre eux d’obtenir leur baccalauréat, en restant dans une formation au sein de l’Éducation nationale, leur assurant encore des enseignements généraux et diversifiés malgré les récentes attaques contre le lycée pro.

En interdisant leur accès au lycée professionnel via l’obligation du DNB, le gouvernement veut envoyer ces jeunes en apprentissage dès l’âge de 16 ans, c’est-à-dire sous la responsabilité d’un patron. En effet, le DNB, lui, ne sera pas obligatoire pour aller en CAP.

Pour le gouvernement, la place des élèves, de la classe travailleuse et des élèves en difficulté, ce n’est pas à l’école, c’est au travail ! Au contraire, nous affirmons que la formation professionnelle initiale doit se faire au lycée, et non en apprentissage.

Cette obligation du DNB s’inscrit dans la logique de la réforme du bac pro qui promet d’envoyer les élèves toujours plus longtemps en entreprise et toujours moins longtemps en classe afin de satisfaire les besoins immédiats en main-d’œuvre du patronat.

L’obligation d’obtention du DNB relève d’un véritable mépris de classe. Plutôt que de le rendre obligatoire pour empêcher une partie de la jeunesse d’étudier, tous les moyens doivent être mis pour que chaque jeune puisse bénéficier d’un accompagnement suffisant pour obtenir ce diplôme.

Le MJCF revendique l’abandon du “choc des savoirs” et de la réforme du lycée professionnel.

Au contraire, il faut des investissements massifs dans l’Éducation nationale afin de recruter autant de professeurs et de personnels nécessaires à la réussite de chaque élève.

Nous revendiquons une formation professionnelle émancipatrice, au sein de l’Éducation nationale, qui permette de former des travailleuses et travailleurs, mais aussi des citoyennes et citoyens.

Cela passe par la mise en place d’un véritable statut protecteur du stagiaire en lycée professionnel.

 

 

 

 

 

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Parcoursup 2024 :

20 Octobre 2024, 08:32am

Publié par PCF Villepinte

 

Comme chaque année, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a publié son bilan annuel de la plateforme de sélection qu’est Parcoursup, et les résultats sont toujours aussi inquiétants. Si les annonces relèvent plus de l’opération de communication que d’une quelconque interrogation sur le fonctionnement de la plateforme, nous pouvons y lire quelques éléments révélateurs.

Cette année, 47 000 lycéennes et lycéens n’ont reçu aucune proposition d’admission après la phase complémentaire, malgré leur obtention du baccalauréat. Ce chiffre en hausse démontre une nouvelle fois le caractère sélectif de la plateforme, qui trie les lycéens sur des critères sociaux. En justifiant cette hausse par l’augmentation du nombre d’inscrits sur la plateforme, le gouvernement nous livre un terrible aveu.

Parcoursup n’a rien d’une plateforme d’orientation. C’est un logiciel de traitement des flux, qui permet au gouvernement de répondre aux manques de moyens dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieur, en mettant de côté des dizaines de milliers de jeunes diplômés. Plus il y a d’inscrits sur la plateforme, plus le nombre d’élèves exclus est élevé.

Cette logique d’austérité permanente est illustrée aujourd’hui par la suppression de 4 000 postes de professeurs dans le cadre de l’annonce du budget 2025, comme par la volonté de faire appel à des retraités pour pourvoir les postes non occupés après la publication des résultats des concours. 

Ce sont des milliers d’élèves qui voient leur avenir sacrifié par une bourgeoisie prête à tout pour parfaire ses intérêts, notamment en cassant les services publics, l’Éducation nationale en tête.

Plus que jamais, les Jeunes Communistes refusent que Parcoursup continue de briser l’avenir et les aspirations de dizaines de milliers de jeunes. Nous revendiquons son abrogation ainsi que la fin de la sélection sociale.

Nous souhaitons mettre en place un véritable service public de l’orientation, pour que chaque jeune puisse construire tout au long de sa scolarité un projet d’étude et de travail qui répondent à ses aspirations et aux besoins de la société.

Nous souhaitons que le baccalauréat devienne la seule condition pour accéder à l’enseignement supérieur, ce qui implique un investissement massif dans l’enseignement supérieur et l’éducation nationale. µ

Bastien Bonnargent

Article publié dans Communistes n°1014 - 16/10/2024

 

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Education nationale –

6 Avril 2024, 06:45am

Publié par PCF Villepinte

Pour sauver l’école publique, les personnels du 9-3 se rendent à Bercy

 

2 avril 2024 | Mise à jour le 2 avril 2024

Par François Bourlier | Photo(s) : Bapoushoo

En grève depuis le 26 à l'appel de plusieurs syndicats, le personnel de l'école publique du département poursuit sa mobilisation pour un plan d'urgence et contre la réforme du « choc des savoirs ». Le 29 mars, ils se sont donné rendez-vous devant le ministère de l'Économie.

À deux pas du ministère de l'Économie dans le 12e arrondissement de Paris, banderoles et affiches recouvrent progressivement le mobilier urbain aux alentours. Enseignants, parents et lycéens, ils sont une centaine à avoir fait le déplacement à Bercy ce vendredi 29 mars.

« Venir ici est surtout symbolique. On n'attend pas grand-chose de ce ministère concernant les 358 millions d'euros que l'on demande en urgence pour sauver l'école », confie Guillaume, conseiller principal d’éducation (CPE) en Seine-Saint-Denis (93), qui préfère taire le nom de son établissement. 358 millions, c'est ce que réclame l'intersyndicale composée de Sud Éducation 93, CGT Éduc'Action 93, FSU 93 et CNT Éducation 93.

Une somme qui permettrait de financer les revendications formulées par les syndicats lors de l'appel à la grève le 26 février, comprenant la création de 5 000 postes d'enseignants supplémentaires, 2 200 postes d'accompagnant.es des élèves en situation de handicap (AESH) et une rénovation des locaux dont l'état insalubre (moisissures, fuites d'eau, rongeurs…) est fortement dénoncé.

Une école inégalitaire

Outre les moyens humains et matériels, c'est la réforme du « choc des savoirs » prévue pour la rentrée 2024, avec notamment les groupes de niveau que les enseignants mobilisés rejettent en bloc. Une modalité qui prévoit de mettre les élèves les plus « faibles » entre eux pour les mathématiques et le français dès la 6ème. « Lors de la dernière réunion d'information sur le mouvement de grève, on sentait les parents sur les dents.

 Mais, une fois qu'on leur a détaillé ce qu'étaient les groupes de niveau, ils en sont sortis dépités. Comment voulez-vous que parents, enseignants et même élèves se réjouissent d'une reforme où l'on sépare la classe en deux avec d'un côté les “faibles” et de l'autre “ les forts” ? », dénonce Riad, professeur en mathématiques au collège la Pléiade, à Sevran (93).

L'enseignant n'est pas dupe ; pour ses élèves, cette réforme est une double peine. « Nous sommes déjà dans un département avec de fortes inégalités sociales par rapport au reste de la France. Et là on a un gouvernement qui légitime la ségrégation scolaire au sein même des établissements ! Avant de trier les élèves, on devrait déjà leur donner les mêmes chances de réussir avec des heures de cours pleinement remplacées et des locaux décents ! »

Nadine, Kenza et Noureddine, lycéens de l'établissement Blaise Cendrars, à Sevran, partagent le même constat : « On se sent stigmatisés, on sait très bien que nos établissements ont très peu de moyens par rapport à d'autres. On mérite une école égalitaire et pas des réformes cache-misère. Tant que ça ne changera pas, on restera mobilisés avec nos professeurs. »

Un mouvement qui prend de l'ampleur

Louise Paternoster, co-secrétaire de la CGT Éduc'Action 93, se félicite que le mouvement, qui dure depuis cinq semaines, se soit étendu aux parents ainsi qu'aux élèves : « Aujourd'hui il y a des prospectus dans les boulangeries, les supérettes et marchés de Seine-Saint-Denis, ça montre que le mouvement est soutenu par une partie de la population.

Les gens ont bien compris qu'on vient réclamer l'égalité. » Pour l'heure, deux dates de mobilisation étaient prévues. L'une, le samedi 30 mars dans tout le département. La suivante, ce mardi 2 avril, d'une ampleur nationale, avec un appel à la grève dans les collèges et les lycées pour réclamer l'abandon des mesures du « choc des savoirs », et, en particulier, celle des groupes de niveau.

 

 

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Luttes

27 Mars 2024, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

 

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