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Lettre au ministre Pap Ndiaye

12 Décembre 2022, 08:05am

Publié par PCF Villepinte

 sur l’exclusion d’un lycéen communiste

Monsieur le Ministre,

Nous souhaitons par cette lettre vous interpeller sur une situation qui nous préoccupe vivement dans un lycée de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées.

Le 25 novembre 2022, deux élèves du lycée Marie-Curie de Tarbes ont été sanctionnés de 3 et 4 jours d’exclusions aux motifs de «blocage dentrée de l’établissement», «incivisme» et «prosélytisme politique» pour un des deux.

 

 

Il est reproché à ces lycéens d’avoir participé à une mobilisation devant leur lycée le 10 novembre 2022, dans le cadre d’une journée d’action interprofessionnelle nationale pour l’augmentation des salaires.

Ce jour-là, des lycéens se sont mobilisés pacifiquement devant leur établissement pour dénoncer la sélection sociale opérée par Parcoursup, et, de manière générale, exprimer leur inquiétude sur un avenir qui leur apparaît de plus en plus bouché et incertain. Des militants syndicaux étaient présents sur place pour s’assurer du bon déroulement de l’action, et les forces de l’ordre présentes ont pu constater qu’aucune violence, dégradation ou pression n’ont été effectuées.

Ce mode d’action pacifique est utilisé depuis des années par des lycéennes et lycéens, et, ce jour-là, d’autres lycées ont connu des actions de ce type. Pourtant, nulle part de telles sanctions n’ont été prononcées.

Monsieur le Proviseur du lycée reproche en outre à un des deux lycéens sanctionnés d’avoir prononcé des propos «très politiques» ce jour-là, à lextérieur du lycée. Il considère ainsi que toute action politique devant le lycée, comme une distribution de tract ou une prise de parole est illégale, car elle contreviendrait à larticle L 141-5-2 du Code de l’éducation interdisant toute forme «dendoctrinement» aux abords immédiats dun établissement.

Si cet article vise légitimement à protéger nos élèves de tentatives de pressions ou de manipulations, notamment religieuses, l’action de jeunes militants politiques devant un lycéen ne saurait y être comparée.

En distribuant des tracts devant un lycée, les militants politiques ne font qu’user de leur liberté d’expression, droit fondamental garanti par notre constitution. Ce droit à l’expression, à l’action politique, est inscrit dans l’ADN de notre République et il nous importe à toutes et tous de le protéger et de le chérir.

Nous connaissons, Monsieur le Ministre, vos engagements passés et présents contre toute forme d’injustice et pour la liberté d’expression. C’est aussi le sens de vos propos tenus en tant que ministre de l’Éducation nationale auprès de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse le 15 septembre dernier, lorsque vous déclariez que «la France [] souhaite ainsi motiver les jeunes, promouvoir leur engagement social, […] renforcer leur confiance dans la démocratie».

Quel message est alors envoyé à des jeunes qui se mobilisent pacifiquement, si en retour la seule réponse qui leur est apportée est une sanction?

C’est aussi le sens des programmes d’éducation morale et civique du lycée qui amènent les élèves à se questionner sur «lengagement et ses modalités», «les nouvelles modalités de mobilisation et dimplications politiques» ou encore «la responsabilité individuelle et collective».

Là encore, alors que des lycéens font vivre concrètement cet engagement, ne faudrait-il pas mieux les écouter plutôt que de les exclure de leur établissement?

Afin de faire vivre la liberté d’expression, nous vous demandons, Monsieur le Ministre, d’agir pour qu’aucun lycéen ne puisse être sanctionné pour des faits de militantisme politique à l’extérieur du lycée. Au-delà, nous vous demandons de prendre des initiatives afin de garantir le droit de chaque lycéen à s’exprimer librement à l’extérieur devant son lycée.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations républicaines les plus distinguées.

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

Éliane Assassi, Présidente du groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste au Sénat

André Chassaigne, Président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée nationale

Léon Deffontaines Secrétaire général du MJCF

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À droite toute ?

3 Novembre 2022, 08:19am

Publié par PCF Villepinte

 L’école publique menacée

par les idéologies réactionnaires

L’accélération ces cinq dernières années d’une politique néolibérale déjà bien installée a montré une vraie porosité entre une droite gouvernementale et une extrême droite de plus en plus autorisée à avancer ses pions en toute impunité. Les dernières élections l’illustrent si c’était nécessaire.

Le précédent ministre de l’Éducation s’est montré particulièrement ecace pour rendre actives des convergences entre droite et extrême droite, montrant dans les prescriptions et autres décrets, comme dans sa gouvernance, que le néolibéralisme sait emprunter quand il en a besoin aux conservatismes les plus réactionnaires. Réaction qui s’en satisfait, malgré quelques oppositions, et renvoie l’ascenseur, comme à l’Assemblée nationale. 

Bien sûr il ne saurait être question d’assimiler les uns aux autres, mais il n’est pas possible non plus de totalement dissocier l’idéologie réactionnaire de l’extrême droite et les mises en marché d’un système ultra libéral installé depuis des décennies. 

L’emprise des marchés sur les choix politiques nationaux ne peut nous faire oublier que l’idéologie véhiculée par l’extrême droite se diffuse de différentes manières dans les esprits.

Avec une grande efficacité : on le voit dans le traitement de l’enseignement professionnel et la promotion de l’apprentissage le plus tôt possible, qui cumule une naturalisation des différences, le rejet d’une culture pour tous et un cadeau aux logiques du privé. On le voit dans la prescription de fondamentaux, dont la caractéristique est qu’ils ne le sont en rien, qui pour les uns sont le retour à une école mythifiée mais inégalitaire et pour les autres visent à l’employabilité de ceux qui n’ont pas le privilège d’être « méritants » ou « talentueux ».

Les intentions ne sont pas nécessairement les mêmes mais se rencontrent étonnamment ! Autoritarisme, chasse aux « pédagogistes » ou autres « islamogauchistes » pour imposer une pédagogie officielle, formation des enseignants exsangue, individualisation des apprentissages qui rend les élèves issus des milieux populaires responsables de leurs échecs scolaires, évacuation de la question sociale, instrumentalisation des savoirs à des fins idéologiques, mépris et haine de classe, mérite pour tout viatique, organisation hiérarchisée de l’école, pilotage par l’évaluation, laïcité dévoyée dans ses fondements… Les similitudes sont nombreuses.

Des chercheurs, des syndicalistes partagent leurs outils d’analyse, avec des illustrations sur la réalité du frontisme municipal en France, ou dans des pays comme le Chili et le Brésil, qui ont « montré le chemin » en matière de casse de l’école publique. Malgré des discours lénifiants, se joue à trop bas bruit une droitisation extrême des politiques éducatives. 

Ce numéro de Carnets rouges a pour ambition de participer à une réflexion collective sur la réalité des menaces qui pèsent sur le système éducatif, afin de les combattre pour imposer des transformations démocratiques aujourd'hui plus nécessaires que jamais.

Christine Passerieux

rédactrice de Carnets rouges

 

 

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Orientation professionnelle :

2 Novembre 2022, 08:40am

Publié par PCF Villepinte

 comment les parents

peuvent aider leurs ados

Voir son enfant quitter le nid familial pour se professionnaliser est un passage obligé pour de nombreux parents. Une étape décisive qui peut parfois tourner au casse-tête ou être source d’inquiétudes. L’important reste de l’aider dans son choix d’avenir.

Samedi 29 Octobre 2022

L'Humanité Noé Blouin

Les centres d’information et d’orientation ainsi que les sites spécialisés comme ceux de l’Onisep ou du CIDJ sont des outils précieux. Getty Images/ Istock

À peine le premier trimestre de l’année entamé, il est déjà temps pour les lycéens de terminale d’aborder leur projet professionnel. Dès le 18 janvier, des centaines de milliers de futurs bacheliers vont avoir à faire part de leurs vœux sur Parcoursup, la plateforme – aux innombrables défaillances dénoncées – d’admission à l’enseignement supérieur.

Ce moment charnière inquiète de nombreux parents, désireux de la réussite de leurs enfants. D’autant que ce choix d’avenir ayant parfois un coût pour le foyer appelle une décision mûrement réfléchie.

Accompagner au mieux son enfant dans ses plans d’avenir est donc un réel défi. C’est un moment important de la vie d’un adolescent, plein de rêves et de projections. La première chose à faire pour aiguiller au mieux son enfant dans ses choix d’orientation est de l’observer et d’écouter ses envies.

Et pas seulement pendant le lycée. Certaines aspirations apparaissent effectivement très tôt et, même si elles ne sont pas formulées concrètement, elles offrent des indices pour conforter ou dissuader de futures décisions. Une appétence pour la créativité? Une bonne chose avant de se lancer dans une carrière artistique. Un don pour le bricolage? Pourquoi ne pas tenter lartisanat? Tout au long de son développement, lenfant passe par différentes phases et passions.

Conseiller plutôt qu’imposer

Être le témoin de cette évolution est une source inestimable d’information pour conseiller au mieux son enfant quant à son avenir professionnel.

«Conseiller» est dailleurs le maître mot de la démarche, plutôt qu’«imposer». «Il arrive que des adolescents ne sachent pas du tout ce qui les intéresse en termes d’orientation, les parents font alors des propositions en restant relativement respectueux, explique la psychologue Leïla Desseaux, mais parfois, certains parents insistent lourdement sur certaines filières, très souvent scientifiques. Si cela plaît à l’enfant, pourquoi pas, mais si, au contraire, il ne veut pas se lancer dans cette voie et qu’il n’a pas la place de l’exprimer dans sa famille, cela engendre énormément de frustration.»

À l’origine de ce clivage, on retrouve souvent des schémas d’adultes n’ayant pas eu la chance d’accéder à des études qu’ils auraient rêvé de faire. Ce sentiment d’injustice sociale les amène parfois à pousser leurs enfants vers des voies non choisies. Il est important d’en prendre conscience pour instaurer un dialogue afin de ne pas faire porter aux enfants le poids de ses propres frustrations. Il s’agit de prendre du recul afin de conseiller au mieux.

De nombreux outils et événements existent

Loin des clichés de carrières assurant une tranquillité économique et une reconnaissance comme la médecine ou le droit, de nouveaux métiers émergent. L’essor de l’intelligence artificielle et de la robotique va demander de nombreux savoir-faire et des spécialisations poussées.

Il est donc important de se renseigner et d’en parler avec son enfant, qui plus est s’il ne parvient pas à formuler ses envies. De nombreux outils et événements existent, comme les traditionnels salons de l’étudiant, les centres d’information et d’orientation ou les sites Internet spécialisés comme celui de l’Onisep (l’Office national d’information sur les enseignements et les professions) ou du CIDJ (le Centre d’information et de documentation jeunesse). C’est aussi l’occasion d’échanger avec des professionnels pour étayer les futurs projets et faire en sorte que le choix final de l’enfant soit celui qui lui corresponde le mieux.

 

«Il est important que le jeune soit confronté à la réalité»

3 QUESTIONS À 

Catherine Boiton, consultante en orientation scolaire et coach professionnel

À partir de quand peut-on commencer à évoquer le sujet de l’orientation professionnelle avec ses enfants?

Il y a deux moments. Si les enfants ne sont pas très scolaires ou qu’ils ont besoin d’un projet pour se motiver, et que l’on doit donc choisir une orientation dès le collège, c’est bien de consulter dès la troisième afin de choisir un bac qui leur correspond. Je vois des jeunes qui vont en bac pro par défaut, sans savoir ce qu’ils veulent faire. Pour ceux qui choisissent des filières générales, il est préférable de se pencher sur l’orientation en seconde, spécialement avec le nouveau bac où ils vont devoir choisir leurs spécialités. Au dernier trimestre de première, il faut se lancer dans un projet professionnel en vue de l’inscription sur Parcoursup l’année suivante. Cela implique de savoir qui on est, ce que l’on a envie de faire, des choses que l’on peut découvrir grâce à des explorations, des enquêtes métiers, en plus de l’accompagnement classique et des bilans d’orientation.

Quels sont les outils qui peuvent aider dans le choix?

Outre les plateformes Internet, qui manquent parfois un peu de matière, je conseille les rencontres avec des professionnels. Lorsqu’il est choisi par l’élève, le stage de troisième permet de conforter ou pas son choix. Beaucoup de jeunes et de parents ne savent pas qu’ils peuvent faire plusieurs stages durant la scolarité. L’établissement a le devoir de leur donner des conventions, s’ils en demandent. À leur échelle, les parents doivent les accompagner dans cette voie. Il y a également un site gratuit, jobirl.com, qui met en relation des jeunes de 14 à 25 ans avec des professionnels pour échanger sur leur métier. On y retrouve des offres de stages, c’est pratique lorsqu’on n’a pas de contacts dans une branche.

Quel est le rôle des parents dans l’accompagnement de l’enfant?

Ils ont surtout un rôle de soutien et d’ouverture. Si on reprend l’exemple des enquêtes métiers, ils peuvent activer leurs réseaux ou aider leur enfant à rencontrer quelqu’un qui peut les aider. Il y a aussi le fait de ne pas avoir d’a priori sur tel ou tel métier et de privilégier une démarche de compréhension: «Pourquoi cette profession lui plaît?» Après, lenfant peut aussi se tromper, mais cest important quil soit lui-même confronté à la réalité. Il y a beaucoup de passerelles entre les métiers, pour peu qu’ils soient plus ou moins dans la même branche. Même si le jeune commence des études et que cela ne lui plaît plus au bout d’un ou deux ans, il y a souvent la possibilité de rebondir.

 

 

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Sauvons notre bac pro !

13 Octobre 2022, 08:24am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 12/10/2022 par PCF

Emmanuel Macron veut réformer le bac professionnel pour le faire se rapprocher du modèle de l’apprentissage, avec 50 % de stages.

Ce modèle met en danger la qualité de nos qualifications, dans le seul but de se plier aux besoins des entreprises qui ont du mal à recruter. En augmentant la durée des stages, c’est notre temps en classe et donc notre formation qui sera réduite.

Les risques de décrochage sont forts en apprentissage : 40 % des contrats sont rompus avant leur fin. L’apprentissage n’est pas de la formation! En stage, nous sommes placés sous la tutelle dun patron, sur un poste de travail. Ce nest pas uniquement comme cela quon apprend.

L’apprentissage trie les élèves selon leurs résultats, leur âge, leur expérience… tout le monde n’arrive pas à trouver un patron.

Face à ce projet, il faut nous mobiliser pour sauver nos formations professionnelles! Nous ne sommes pas de la main-d’œuvre pas chère pour les patrons!

Nous voulons nous former pour apprendre un vrai métier, avec des qualifications et des conditions de travail dignes. Nous sommes aussi de futurs citoyens : nous avons droit à la littérature, à l’EPS, aux arts, à l’économie…

Les lycées professionnels manquant de professeurs, tous les cours ne sont pas assurés pour les élèves. C’est donc une double peine pour ceux qui sont déjà souvent en difficulté scolaire, sachant que des heures d’enseignement ont déjà été supprimées. Il n’est pas rare qu’une classe n’ait pas de professeur pour une discipline plusieurs mois d’affilée, si ce n’est toute l’année.

Plus d’un quart des postes ne sont pas pourvus cette année dans les lycées professionnels, ce qui vient confirmer que la pénurie de professeurs touche en premier lieu les jeunes issus des catégories populaires. Au vu du manque de professeurs titulaires en nombre suffisant, le ministère recrute de plus en plus de professeurs contractuels, sans aucune formation pédagogique.

Le bac professionnel doit rester une formation de qualité, avec des contenus de cours variés et exigeants, pas un enchaînement de stages sous-payés.

Le 18 octobre, mobilisons-nous pour refuser cette réforme et pour revendiquer notre droit à un bac professionnel de qualité! 

Léo Garcia

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Parentalité. Qu’est-ce qu’un enfant à haut potentiel ?

31 Mai 2022, 12:35pm

Publié par PCF Villepinte

Être HPI n'est ni une pathologie ni un don. Photo d'illustration Getty Images/ Istock

Ces dernières années, la recherche a revu sa copie sur ceux que l’on appelait autrefois les «surdoués». Représentant 2 % de la population, les personnes reconnues «HPI» ont un fonctionnement encore mal compris par leur environnement social.

Noé Blouin L'Humanité

Publié le Mercredi 25 Mai 2022

On parle de zèbres, de hauts potentiels intellectuels (HPI), d’enfants précoces, etc. Des notions en vogue qui pullulent jusqu’à l’overdose. Au premier abord, le terme semble pompeux, convoquant le champ lexical du surdoué et le baromètre suprême de l’excellence des génies: Einstein, Hawking Ce fantasme est pourtant souvent loin de la réalité des personnes reconnues HPI. Être HPI nest pas une pathologie ni un don du ciel: cest une caractéristique. Avoir un enfant reconnu comme tel ne signifie pas forcément quil aura une scolarité, une vie sociale et professionnelle loin de tout tracas.

Mettre des mots sur leur vécu

De nombreux HPI sont des hauts potentiels dits hétérogènes. Outils clés pour les psychologues, les bilans Wisc-V de Wechsler basent leurs résultats sur plusieurs facettes de l’intelligence: la compréhension, la vitesse de traitement, le raisonnement et la mémoire de travail. Chacune de ces catégories bénéficie d’un nombre de points, attribués suivant le résultat obtenu par le patient à l’issue des exercices. Leur total forme ensuite la note du quotient intellectuel, mais l’important n’est pas vraiment là.

Il arrive que le sujet reconnu à haut potentiel ait d’excellents résultats dans une catégorie, tout en étant moyen dans une autre. Cela créé une dissension, des troubles dans sa manière de fonctionner qui peuvent déboucher sur de l’anxiété, un décalage avec son environnement social, un manque d’intérêt ou un repli sur soi. Le tout s’accompagne très souvent d’une hypersensibilité. L’intérêt d’effectuer ces tests, notamment pour l’enfant mais aussi pour l’adulte, est de comprendre leur fonctionnement interne et de mettre des mots sur leur vécu et leur façon de ressentir le monde. Pour certains, cela peut avoir un effet libérateur.

Chez les personnes à haut potentiel, on observe le phénomène de pensée en arborescence. Cette dernière, contrairement à la pensée linéaire – la plus commune –, fait naître d’une idée plusieurs autres, et ce, simultanément. D’un point de vue social, l’enfant peut donc avoir du mal à être compris de l’extérieur car son raisonnement est différent de celui de ses camarades. Il est donc important de mettre des mots dessus afin qu’il comprenne que ce qui se passe dans son cerveau peut parfois être incompris de l’autre.

Reconnu par l’éducation nationale

L’enjeu est aussi de ne pas «hiérarchiser» son enfant par rapport à ses pairs. Il a certes un cerveau qui va vite sur certains points, mais, et cela se vérifie plus tard, c’est son potentiel intellectuel qui est élevé, pas ses réalisations. Lui faire sentir, involontairement ou non, qu’il est inférieur ou supérieur aux autres ne fera que le handicaper dans ses rapports sociaux.

Chez les enfants dits précoces, on trouve aussi un besoin exhaustif dinformations sur un sujet. Linverse est aussi valable. Une question qui lintéresse peu le fatiguera rapidement. Ce point est surtout valable dans le milieu scolaire. En France, l’éducation nationale a reconnu la notion d’enfant intellectuellement précoce (EIP). Pour les détecter, le gouvernement préconise de faire tester les élèves qui manifestent un mal-être à l’école, ceux qui ont des troubles de l’apprentissage ou des comportements repérés par l’enseignant. Les parents peuvent également en faire la demande.

Contrairement aux idées reçues, un enfant diagnostiqué EIP peut très bien être en échec scolaire. Sa manière de fonctionner peut lui apporter plusieurs troubles de l’apprentissage, les fameux «dys» (dyslexie, dyscalculie, dysphasie), doù limportance deffectuer tôt un diagnostic. Que ce soit en classe ou à la maison, verbaliser sa particularité ou encore adapter son discours sont le meilleur accompagnement dun jeune HPI, dont le haut potentiel intellectuel s’accompagne souvent d’un profond besoin d’empathie.

«Ils ont besoin d’être rassurés»

3 QUESTIONS À... Frédérique Cluzeau, présidente de l’Anpeip (1)

Pourquoi et quand faire passer un bilan à son enfant?

Dans l’absolu, lorsque tout se passe bien, on se fiche qu’un enfant soit ou non à haut potentiel. Un enfant à haut potentiel ne se résume pas à un chiffre. L’identification est importante si l’enfant rencontre des difficultés d’ordre social, relationnel, comportemental ou d’apprentissage... Il devient alors intéressant de passer un bilan de type Wisc ou WPPSI, en fonction de l’âge de l’enfant. Plus on entreprend cette recherche tôt, plus on pourra mettre en place les accompagnements qui conviennent et apaiser les difficultés.

Quels conseils donneriez-vous à des parents dont l’enfant est reconnu à haut potentiel?

Chacun a des besoins spécifiques et les manifeste différemment. Si l’on prend la question schématiquement, ce sont des enfants qui ont besoin d’un cadre, car ils peuvent être amenés à s’angoisser facilement. Ils ont donc besoin d’être rassurés. Il faut répondre à leur demande car leur besoin de sens est encore plus exacerbé. Leur répondre: «C’est comme ça!» ne marche pas. Les parents doivent s’assurer que leur investissement à l’école ne faiblit pas. Si l’enfant a des facilités dans les petites classes, il n’aura pas besoin de faire l’effort de travailler, d’apprendre à apprendre. Ce qui est préjudiciable pour la suite. Il convient donc de lui trouver des activités extrascolaires, comme la musique ou le sport, qui lui inculqueront l’effort de l’apprentissage.

Comment l’enfant perçoit-il le fait d’être à haut potentiel? Y a-t-il des risques?

J’ai pu constater que, avant de passer un bilan, l’enfant se sentait en décalage par rapport aux autres. Par le biais du haut potentiel, on lui explique pourquoi ce décalage existe. Cela fait enfin sens pour lui et il s’accepte mieux. C’est souvent un soulagement. Tout dépend de comment les parents le vivent aussi. S’ils considèrent leur enfant comme un «petit génie», ce dernier va vite s’engouffrer dans cette spirale. Les enfants qui jouent des épaules et pensent qu’ils sont les meilleurs sont extrêmement rares. C’est même souvent l’inverse. Les familles sont plutôt réticentes, s’excusent presque de penser que leur enfant est à haut potentiel. Dans la société, le haut potentiel est bêtement associé à du plus. Or ce n’est pas vrai. J’ai en mémoire un jeune adolescent identifié à haut potentiel à l’âge de 11 ans et qui, dans l’ascenseur après le bilan, a dit à sa mère: «En fait, je n’étais pas fou.» Ce sont des mots très forts. Le bilan aide à savoir qui l’on est pour se construire correctement et devenir un acteur de la société. Le but est là.

(1) Association nationale pour les enfants intellectuellement précoces.

 

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BILLET Angoisses

21 Mars 2022, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

Publié le Lundi 21 Mars 2022 Maurice Ulrich

 

À trois semaines de la présidentielle, il y a ceux qui s’inquiètent de possibles catastrophes. Éditorialiste du Point, penseur de plateaux télé, Franz-Olivier Giesbert a peur de l’abstention qui pourrait un jour amener au pouvoir, dit-il, «Jean-Luc Mélenchon… ou Nathalie Arthaud». Ajoutons Fabien Roussel pour ne pas être en reste.

Horreur, des politiques qui pourraient contester les régressions sociales, toucher aux dividendes… De quoi faire des cauchemars. Pour d’autres, c’est plus terre à terre mais pas moins angoissant.

Des députés s’inquiètent des ralliés à Macron susceptibles de leur piquer leur place. Les petits arrangements méritent de grands cadeaux. Jean-Michel Blanquer, lui, cherche un terrain où se parachuter pour les législatives. Il aurait déjà essayé les Yvelines, la Seine-et-Marne, les Hauts-de-Seine et le Val-d’Oise. «Depuis laffaire Ibiza, il nest plus très bankable.» 

Pas très vendable, donc, commente un habitué des allées du pouvoir. Mais il n’est pas sans avenir, avec une occasion unique de mettre en pratique sa vision éducative. On a besoin de profs dans les écoles difficiles.

 

 

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ACTU Rentrée 2022 : coupes claires dans les collèges et lycées

17 Février 2022, 07:26am

Publié par PCF Villepinte

Éducation Les dotations horaires annoncent des fermetures de classes et de dispositifs pédagogiques utiles aux élèves les plus fragilisés par la crise sanitaire.

Publié le Jeudi 17 Février 2022 Olivier Chartrain

En septembre, 440 postes d’enseignants du secondaire doivent être supprimés.

Pas très convaincant, Jean-Michel Blanquer, quand il veut jouer les prestidigitateurs. En décembre 2021, le ministère de l’Éducation nationale sortait triomphalement de son chapeau 1615  «équivalents temps plein supplémentaires» dans l’enseignement secondaire pour la rentrée de septembre 2022. Un lapin blanc franchement miteux apparu grâce à une réforme de la formation initiale des enseignants qui envoie une partie des stagiaires à temps plein devant les classes. Au fond du chapeau: 440 suppressions de postes bien réelles. Depuis fin janvier, larrivée des dotations horaires globales (DHG) dans les collèges et lycées ne fait que confirmer cette crainte et suscite la colère.

Profs et parents se mobilisent

Grèves, blocages, rassemblements ­devant les inspections académiques… Les actions touchent toutes les régions et rassemblent souvent enseignants et parents d’élèves, inquiets des conditions de la prochaine rentrée. Le 11 février, le Snes-FSU, principal syndicat du secondaire, en recensait une cinquantaine. À Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, le collège Louis-Blériot était en grève le 8 février –80 % des professeurs et 100 % de la vie scolaire, soutenus par les parents délèves. Dans cet établissement, la DHG risque de conduire à la suppression de trois classes: une ­sixième, une cinquième et une troisième. Conséquence: «En sixième, on va passer à 27 élèves par classe au lieu de 24 ou 25 jusqu’à présent», explique Marian Petitfils, professeur de mathématiques dans le collège (et cosecrétaire départemental du Snes-FSU). Et en troisième, «on sera entre 31 et 32 élèves par classe!».

Non loin de là, dans la ville de Gennevilliers, le collège Guy-Môquet est l’un des deux établissements classés REP+ (éducation prioritaire renforcée) du département. Cette classification ne le met pas à l’abri des coupes claires dans ses moyens de fonctionnement pédagogique. Déjà à la rentrée 2021, la DSDEN (direction des services départementaux de l’éducation nationale) voulait y supprimer 60 heures d’enseignement. Mobilisation et négociations avaient permis de regagner, en deux fois, 30 heures.

Rebelote pour la rentrée 2022, où… 30 heures seraient à nouveau supprimées. «Cela nous oblige à choisir entre maintenir les effectifs par classe  ou supprimer une classe – en l’occurrence en quatrième – pour pouvoir préserver des projets comme des demi-groupes en sciences et en français», témoigne Guillaume Auzou, professeur d’EPS dans le collège. Un choix que l’équipe a dû se résoudre à faire car ses élèves les plus fragiles ont besoin de ces dispositifs. D’autant que ces quatre dernières années, le collège a déjà perdu 95 heures hebdomadaires. Ce qui a conduit à la disparition d’une classe spécifique pour les élèves «grands décrocheurs», dune partie des cours en coanimation en français et mathématiques, de cours daide en anglais et en histoire-géographie et – déjà de demi-groupes en sciences et en technologie.

«Un refus de mettre les moyens»

«Partout, on constate que l’éducation prioritaire est particulièrement touchée», relève Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, qui cite l’exemple d’établissements dans l’académie d’Orléans­-Tours que la réduction de leur dotation horaire conduit eux aussi à supprimer des dispositifs similaires. En cause: une modification dans les calculs plus ou moins savants régissant lattribution des heures denseignement qui prend dorénavant plus en compte lisolement et l’éloignement des établissements et moins le niveau social des élèves qui les fréquentent. Mais, précise la syndicaliste, «on ne va pas opposer le rural et l’éducation prioritaire: le problème, cest dabord linsuffisance globale des DHG!» Marian Petitfils, lui, se souvient qu’il a entendu des représentants des autorités académiques expliquer crûment que, «dans les établissements les plus favorisés, il ny a plus rien à gratter, alors cest le tour de l’éducation prioritaire»

«Depuis larrivée de Blanquer, on na eu que des suppressions de postes dans le secondaire», rappelle Sophie Vénétitay. «Mais là, en plus, ils le font alors que depuis deux ans et demi les élèves subissent une scolarité sous Covid, avec une crise sanitaire qui a des conséquences pédagogiques lourdes. Ça signifie qu’on ne veut pas traiter le problème, qu’on refuse de mettre les moyens pour relever les défis de cette crise, et qu’on renvoie aux familles la responsabilité d’aider leurs enfants… si elles le peuvent.» Une réalité que les coups d’esbroufe de ­l’illusionniste de la rue de Grenelle ne ­parviennent plus à masquer. 

 

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#Parcoursup Moins de 50 % de réussite en licence !

17 Février 2022, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

Un classement des universités par taux de réussite à la sortie de la licence a été publié par le site l’Étudiant. Ces informations, tirées du site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, montrent des taux de réussite n’allant pas au-delà de 50 %.

La première université de ce classement, l’université d’Angers, n’a même pas de quoi se vanter avec un taux à 49,9 % de réussite. Ces chiffres sont catastrophiques, et malgré ce constat le gouvernement reste inactif face à l’échec des étudiants et des étudiantes, donc de la société. Peu de temps avant, Emmanuel Macron, à la clôture du congrès de France Université, faisait porter la responsabilité entière de cet échec sur les épaules des étudiants et des étudiantes, et ne mettait en avant que des projets libéraux pour l’université. L’échec à l’université n’est pas de la responsabilité des étudiants et des étudiantes mais d’un gouvernement qui les a abandonnés.

L’autonomie budgétaire des universités engendre de profondes inégalités et donc de réussite selon les établissements. Ensuite, Parcoursup est un système injuste qui remet entre les mains d’un algorithme l’avenir des jeunes et les pousse dans des filières qui ne les intéressent pas. L’orientation des jeunes et donc des travailleurs et travailleuses de demain devrait être la priorité du gouvernement, et pourtant les lycéens et les lycéennes se retrouvent bien seuls dans leur choix et face à l’algorithme Parcoursup.

Le baccalauréat doit être le seul passeport pour accéder à l’université. L’égalité doit être mise au centre avec un investissement massif dans l’enseignement supérieur. Chaque étudiant et étudiante doit avoir accès à une université de qualité et de proximité, quelle que soit l’université dans laquelle il ou elle étudie. Les services d’orientations doivent être des services publics avec des moyens alloués pour pouvoir accompagner chaque jeune dans leur projet.

Ensuite, il ne faut pas perdre de vue que les conditions de la vie étudiante se sont considérablement dégradées et que la précarité est source d’échec. Étudiants et étudiantes vivant dans leur voiture, dans des campings, dans des cités-universitaires insalubres ; banques alimentaires, salariat étudiant…, comment peut-on laisser des milliers d’étudiants et d’étudiantes étudier dans ces conditions. Face à cette situation, un revenu étudiant au-dessus du seuil de pauvreté doit être mis en place afin de permettre à chaque étudiant et étudiante de pouvoir vivre et étudier dans les meilleures conditions afin d’avoir la jeunesse la mieux formée pour répondre aux défis de demain.

L’UEC appelle à signer la pétition : stopparcoursup.org et à s’organiser contre la sélection. Ensuite, c’est Fabien Roussel, le seul candidat qui propose de supprimer définitivement Parcoursup et de façon intelligente : mise en place d’un revenu pour les étudiants et les étudiantes, investissement massif dans l’ESR : construction d’universités, embauche et formation d’enseignants.

Léna Raud, coordinatrice nationale de l’UEC à la Vie des secteurs

 

 

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Intervention d'Éliane Assassi suite à la mission à McKinsey confié par JM Blanquer

21 Janvier 2022, 11:14am

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Éducation. Après la grève historique, la colère ne retombe pas

17 Janvier 2022, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

© M. TirlerAFP

L 'Humanité Lundi 17 Janvier 2022

Olivier Chartrain

La mobilisation du 13 janvier a contraint le gouvernement à négocier et à lâcher sur quelques revendications. Mais pour la plupart, le compte n’y est pas. Un nouvel appel intersyndical à la grève est lancé pour le jeudi 20 janvier.

Les vieilles leçons de stratégie militaire ne se démentent pas: faire retraite nest jamais quun moyen de contre-attaquer. Ses lignes enfoncées par la déferlante du peuple de l’éducation mobilisé dans une unité jamais vue, le gouvernement a dû reculer et abandonner quelques positions le 13 janvier. Ce faisant, il a aussi réorganisé ses troupes et réussi à diviser l’adversaire. La preuve par l’intersyndicale qui, le lendemain, n’a pas réussi à s’accorder sur une stratégie commune.

Oui, la mobilisation de jeudi dernier était bien historique. D’abord par sa diversité: voir lensemble des syndicats et la totalité des métiers sunir ainsi dans laction, rejoints par les parents d’élèves, les lycéens, les étudiants est probablement sans précédent. Par les chiffres aussi: 75 % de grévistes dans le primaire et 62 % dans le secondaire, selon la FSU (premier syndicat de la fonction publique), cest énorme, même si ce nest pas un record. Le ministère de lIntérieur a compté quelque 77500 manifestants dans toute la France, dont 8200 à Paris. Des chiffres largement sous-estimés, comme dhabitude, mais qui parlent quand même, sagissant dune mobilisation catégorielle.

Le report en juin des épreuves de spécialités du bac en discussion

Première victoire: les organisations représentatives ont été longuement reçues, jeudi soir, pour une vraie négociation. Deuxième victoire: sous la houlette de Jean Castex, Jean-Michel Blanquer a dû céder sur certaines revendications. La plus importante: le recrutement pérenne, dans le premier degré, de «plusieurs cen taines de professeurs» sur les listes complémentaires – c’est-à-dire les candidats au concours qui avaient le niveau mais n’ont pas été recrutés. Le ministre a également annoncé l’embauche de 3300 enseignants contractuels «jusqu’à la fin de lannée» (en fait le prolongement d’une partie des 6000 embauches annoncées en décembre 2020), auxquels doivent venir sajouter 1500 assistants d’éducation dans le secondaire, 1500 «personnels dappui administratif» pour les directeurs d’école, et enfin «1700 médiateurs de lutte anticoronavirus», dont la fonction exacte demande à être précisée.

Les masques chirurgicaux déjà promis devraient commencer à arriver dans les établissements cette semaine. Un lot de 5 millions de masques FFP2, plus protecteurs, doit être mis à disposition des enseignants de maternelle (où les élèves ne sont pas masqués) et des personnels reconnus vulnérables… à condition qu’ils les demandent. Le gouvernement a annoncé, sans chiffrage, qu’il abonderait le fonds de 20 millions destiné à aider les collectivités locales à équiper les établissements en détecteurs de CO2.

Autre enjeu capital: le report en juin des épreuves de spécialités du bac 2022 (prévues à partir du 14 mars), demandé par les syndicats du secondaire, sera discuté lors du conseil national de la vie lycéenne, mercredi 19 janvier. Les évaluations nationales de CP, elles, sont d’ores et déjà reportées. Le chat reste maigre: rien sur le protocole sanitaire, sur les purificateurs d’air, sur le bâti défaillant, sur les tests salivaires… Bref, tout ce qui pourrait rapprocher d’une école ouverte mais sécurisée, revendication essentielle des manifestants. Et du saupoudrage sur les embauches, les chiffres annoncés étant à rapporter aux 60000 établissements scolaires en France.

La manœuvre semblait avoir partiellement réussi, l’intersyndicale réunie vendredi 14 janvier ayant acté un appel à poursuivre la mobilisation «selon des modalités diversifiées». Mais finalement dimanche après-midi une intersyndicale légèrement réduite (les syndicats de la FSU, SUD Éducation, la CGT Éduc’Action, la Fnec-FP-FO, avec la FCPE et les syndicats lycéens FIDL, MNL et la Voix lycéenne) appelait à «poursuivre et à amplifier les mobilisations engagées et décidées par les personnels dès les prochains jours» et à une «nouvelle journée daction le 20 janvier, y compris par la grève». Un appel attendu par beaucoup, d’autant que les DHG (dotations horaires globales) commencent à arriver dans les collèges et lycées. Elles promettent pour la rentrée prochaine suppressions de postes, réduction de l’offre de spécialités, options et demi-groupes. La colère des personnels de l’éducation, des élèves et des parents n’est pas près de retomber.

 

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