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ecole

Seine-Saint-Denis : la colère monte chez les parents d'élèves

7 Février 2011, 22:45pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 7 Février 2011

 

Des parents d'élèves d'une centaine d'écoles de Seine-Saint-Denis dénonçaient lundi les absences non remplacées d'enseignants en "occupant" les bureaux de direction des établissements, a annoncé la FCPE, la principale fédération de parents d'élèves.

"Une centaine d'écoles sont occupées par des parents, principalement à Epinay-sur-Seine, Saint-Ouen, Bagnolet et Pierrefitte", a affirmé Michel Hervieu, président de la FCPE en Seine-Saint-Denis. "Les cours se tiennent normalement", a-t-il précisé. "Depuis trop longtemps, des remplacements ne sont pas assurés", a-t-il dit.

En juin, plusieurs dizaines de parents d'élèves de Seine-Saint-Denis avaient déjà déposé des recours devant le tribunal administratif de Montreuil contre le ministre de l'Education nationale Luc Chatel pour protester contre les absences non remplacées. "Il y a de nouveaux recours administratifs", selon M. Hervieu. A Epinay-sur-Seine, sur 700 jours d'absence de courte durée depuis septembre, 600 n'ont pas fait l'objet de remplacements, selon la FCPE. Michel Hervieu dénonce "une inégalité territoriale". "La Seine-Saint-Denis, malgré sa population défavorisée, est beaucoup plus maltraitée que d'autres", estime-t-il. "Certains enfants parlent français à l'école seulement, c'est un lieu de sociabilisation, d'intégration et on n'est pas capable de mettre les moyens", déplore-t-il."Depuis la rentrée de janvier le taux d'absentéisme est extrêmement important, pour des maladies essentiellement: on a atteint 15% sur certaines circonscriptions", reconnaît-il. "Le problème des absences est lié à une situation conjoncturelle et non à un manque de moyens", affirme l'inspecteur d'académie.

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Absentéisme scolaire : la loi Ciotti entre en vigueur

24 Janvier 2011, 06:33am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 23 Janvier 2011
 

Le décret qui permet de suspendre ou de supprimer les allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire est paru dimanche au Journal officiel.

Ce décret découle de la proposition de loi du député UMP Eric Ciotti qui avait été adoptée le 29 juin par l'Assemblée nationale puis votée dans les mêmes termes le 15 septembre par le Sénat. Le projet de loi, dénoncé par la gauche, les principaux syndicats d'enseignants et la première fédération de parents d'élèves, la FCPE, répondait à un voeu exprimé à de nombreuses reprises par Nicolas Sarkozy pour lutter contre l'absentéisme scolaire, un "cancer", une "priorité absolue", martelait-il au printemps dernier. Et au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel d'en rajouter une couche, ce matin sur Europe 1 : "Le gouvernement a décidé de mener la guerre contre l'absentéisme scolaire"

Après l'adoption de la loi au Sénat au mois de septembre, la gauche avait dénoncé une "mesure simpliste, inefficace, populiste et agressive", "une nouvelle forme de double peine pour les plus pauvres" par la voix de Marie-Christine Blandin (Verts). Pour Marie-Agnès Labarde (CRC-SPG, communistes et Parti de gauche) l'absentéisme "reste un phénomène marginal" qui "contrairement à ce qu'on nous indique est relativement stable". Yannick Bodin (PS) avait dénoncé un gouvernement qui se"réapproprie des discours autoritaristes et démagogiques proches de l'extrême droite".

La loi Ciotti attribue donc ce rôle à l'inspection d'académie. Après quatre demi-journées d'absence non justifiées en un mois, le chef d'établissement devra alerter l'inspecteur d'académie, lequel se chargera de convoquer la famille pour lui adresser un avertissement. Si l'élève réitère ses absences, l'inspecteur d'académie devra saisir la Caisse d'allocations familiales (CAF) pour faire suspendre les versements liés à l'enfant. Selon une étude du ministère de l'Éducation nationale, 7 % des élèves des collèges et lycées ont été touchés par l'absentéisme scolaire en 2007-2008 : 15 % des élèves de lycées professionnels, 6 % dans les lycées d'enseignement général, 3 % des collégiens.

"Je fais confiance au sens de l'éthique et de la responsabilité de l'immense majorité des chefs d'établissement" pour signaler les absences répétées et injustifiées, a déclaré Luc Chatel. Faisons confiance aux chefs d'établissement pour faire preuve d'"absentéisme administratif".

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La mobilisation du 22 janvier à Paris pour l'école

23 Janvier 2011, 07:14am

Publié par PCF Villepinte

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Communiqué de la fédération 93 du PCF :

17 Janvier 2011, 05:58am

Publié par PCF Villepinte

L'Education nationale sacrifiée, ça suffit !

La feuille de route était claire pour les Recteurs : le gouvernement exigeait la suppression de 16.000 postes d’enseignants au plan national à la rentrée 2011, pour atteindre le chiffre hallucinant de 66.400 postes supprimés depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, soit 8% des effectifs !

Les décisions n’ont pas tardé à tomber pour la Seine-Saint-Denis : 20 postes supprimés pour 2160 élèves supplémentaires dans le premier degré, 40 postes supprimés dans les collèges pour environ 600 élèves supplémentaires !

Dans un département où le taux de réussite scolaire est de 10 % inférieur à la moyenne nationale, ces décisions relèvent d’un cynisme insupportable !

Cette saignée de l’Education nationale ne répond qu’à une double logique :

  • la réduction effrénée des dépenses publiques utiles exigée par l’Union européenne et les marchés financiers ;
  • la "dénationalisation" et la marchandisation de l’enseignement.

En Seine-Saint-Denis comme dans tout le pays, ces politiques ont une traduction désastreuse : elles accélèrent les inégalités sociales et territoriales déjà profondes et obèrent toute ambition de réussite scolaire pour chaque enfant.

Pour leur part, les communistes proposent de prendre le contre-pied de ces logiques infernales. Ils proposent aux citoyens de travailler à une réforme progressiste de l’école, comprenant la lutte contre la difficulté scolaire, les inégalités, l’amélioration des conditions d’étude, la reconnaissance du handicap... nécessite des moyens, notamment humains, et une meilleure formation des enseignants.

De la même manière qu’ils combattent l’intrusion des grands groupes financiers dans la construction, la maintenance et la gestion des collèges de Seine-Saint-Denis au travers des partenariats public-privé, les communistes déploieront tous leurs efforts pour empêcher ces suppressions de postes et pour obtenir les moyens en rapport avec les besoins des communautés éducatives et des enfants du département.

 

C’est le sens de leur participation à la manifestation du 22 janvier à laquelle ils invitent parents et enseignants à se joindre nombreux pour faire reculer le gouvernement.

La fédération de Seine-Saint-Denis organisera par ailleurs dans les prochains jours une initiative départementale sur le thème : "Education en Seine-Saint-Denis : ce que la gauche doit faire !"

Pantin, le 14 janvier 2011.

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L’école, un indicateur de civilisation

16 Décembre 2010, 16:21pm

Publié par PCF Villepinte

 

ecole-copie-1L’investissement toujours plus important dans l’éducation, l’accès de tous à l’enseignement, est un signe majeur des progrès de civilisation. Aujourd’hui, tous les signaux d’alarme sont enclenchés qui indiquent une véritable régression. La part de l’investissement éducatif diminue dans le produit intérieur brut de la France. Les enquêtes indiquent des inégalités croissantes dans l’accès au savoir et un recul de la France dans les palmarès mondiaux parce qu’elle privilégie une élite restreinte au détriment de la promotion massive des générations. Moins d’enseignants, moins de moyens consacrés 
aux cités populaires, un retour vers les impasses 
de la sélection… L’austérité dogmatique rivalise 
avec les ringardises d’un Jean-François Copé prônant 
un examen à l’entrée en sixième. Dernière provocation, 
le gouvernement asphyxie l’école publique mais 
accorde 4 millions d’euros supplémentaires 
à l’enseignement privé !

La droite a fait le choix de favoriser les 10 % d’élèves les plus performants en abandonnant la mobilisation contre l’échec scolaire. En laissant tomber ceux qui ne suivent pas, c’est tout le dynamisme d’une société, sa capacité à répondre aux défis des sciences et des techniques, sa cohésion sociale qui sont mis à mal. La promotion de l’élite contre l’égalité républicaine caresse les réactionnaires dans le sens du poil, comme la suppression de la carte scolaire ou des Rased en avait été l’illustration. Mais les résultats d’ensemble sont désastreux !

« Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple ! » tonnait Danton à la Convention. L’apostrophe retrouve subitement une charge révolutionnaire face au discours soporifique de Luc Chatel et aux saignées envisagées dans le budget de la nation. La justice sociale à l’école – qui passe par des mesures inégalitaires pour assurer la promotion de tous – est une condition de l’efficacité du système scolaire.

Le délaissement de l’éducation nationale par la droite n’est plus même caché. Le mauvais sort réservé aux jeunes enseignants, jetés sans formation devant les élèves, est pour eux fort douloureux, synonyme d’angoisse ou de déprime. Mais pour nos enfants, il est ravageur. Leur vie peut en être définitivement plombée. « Les maîtres d’école sont des jardiniers en intelligence humaine », écrivait Victor Hugo. Le pouvoir ne fait pas le pari de l’intelligence...

Les progressistes ont fait, au long de l’histoire, un objectif majeur de l’accès de la masse d’une génération au plus haut niveau d’éducation possible. Cela témoigne d’une ambition pour toute la société, par l’avènement d’une citoyenneté plus consciente et mieux maîtresse d’elle-même. Là réside l’intérêt général ; ici s’ouvre un chantier pour la gauche.

Patrick Apel-Muller

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École jours ?: vers la fin de la semaine de 4

8 Décembre 2010, 13:38pm

Publié par PCF Villepinte

  le 8 Décembre 2010
 

La mission d'information de l'Assemblée nationale sur les rythmes scolaires prône d'"interdire" la semaine de quatre jours à l'école primaire pour "alléger les journées de l'enfant", ainsi que de "réduire les vacances d'été", dans un rapport rendu public mercredi.

La semaine de quatre jours "devrait être interdite", selon une synthèse du rapport: une telle mesure "apporterait une restriction à la liberté qui devrait être offerte aux acteurs locaux", mais "enverrait un signal fort de prise en compte de l'intérêt de l'enfant". La concentration de la classe en seulement quatre jours conduit en effet à des journées trop lourdes pour les enfants, ce que les chronobiologistes entendus par la mission ont qualifié de "délirant" et "aberrant". Il faudrait donc "réduire la durée de la journée en fixant un plafond quotidien horaire", prône la mission. "Dans ce cadre, une heure d'étude surveillée pour tous les élèves pourrait être instituée, sans sacrifier pour autant l'aide personnalisée. La place de celle-ci devrait être toutefois repensée. Elle pourrait être intégrée dans le temps de la classe, le temps scolaire ordinaire, ce qui permettrait de mettre en oeuvre dans les écoles une pédagogie réellement différenciée", ajoute-t-elle.

Par ailleurs, concernant le calendrier scolaire, aussi bien en primaire que dans les collèges et lycées, le rapport insiste sur la nécessité de "respecter l'alternance entre sept semaines de classe et deux semaines de vacances prévue par le législateur", ce qui impliquerait d'allonger les vacances de Toussaint et de "réorganiser le troisième trimestre". Elle ajoute que "les vacances d'été devraient être raccourcies de deux ou trois semaines". L'impact de ces mesures sur le tourisme "pourra être compensé par la définition d'un nouveau zonage, en deux zones, qui s'appliquerait également aux grandes vacances".

Ces propositions doivent alimenter la "Conférence nationale sur les rythmes scolaires" qui doit aboutir à des annonces en mai-juin 2011.

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Conseil général de Seine-Saint-Denis

29 Novembre 2010, 16:32pm

Publié par PCF Villepinte

Pourquoi les partenariats publics-privés sont-ils dangereux pour le système éducatif ?

 

Nous publions cette contribution parue dans la rubrique TRIBUNES ET IDEES de "l’Humanité" de ce jour, signée de Guy TRÉSALLET (FSU 93), MICHEL HERVIEU (FCPE 93) FRANÇOIS DUKAN (FSU 93) CLÉMENT DIRSON (SNES) CATHERINE MANCIAUX (SNUPDEN) SERGE RETCHEISS (SNUIPP) MARIE-FRANÇOISE DAUPRAT (UNATOS) ET RÉMY ADELL (SDU-CLIAS)

Rappelons que le recours aux partenariats public-privé figurait parmi les raisons qui ont conduit les Conseillers généraux communistes à ne pas approuver ce plan d’investissement opportunément annoncé par C. Bartolone à l’approche des cantonales... après 3 années de disette en matière d’investissements en faveur des collèges !!!

« Le 17 octobre, l’assemblée départementale de la Seine-Saint-Denis a voté un plan exceptionnel d’investissement pour les collèges, mais près de la moitié (construction de 6 nouveaux collèges et 5 reconstructions) est envisagée en partenariat public-privé, pour 324 millions d’euros.

Ce contrat de partenariat, lancé par le gouvernement Raffarin en juin 2004 dans une logique de désengagement de l’Etat et d’ouverture au privé, vise, selon les termes mêmes du conseil général, « à confier à un tiers une mission globale ayant pour objet le financement, la construction, l’entretien et la maintenance des équipements… La rémunération de l’entreprise fait l’objet du paiement d’un loyer pendant toute la durée du contrat, à partir de la livraison du collège ».

Depuis 2004, on recense 396 projets déposés dans des domaines très différents (équipements urbains, TIC, construction de prisons…) Très peu de collectivités avaient eu recours à ce financement pour les collèges, mais depuis 2009, le phénomène s’accélère, 11 départements l’envisagent à ce jour !

On craint que le conseil général n’ait raison quand il explique qu’avec ces projets, « c’est le visage de la Seine-Saint-Denis qui peut changer ». Le propriétaire, pour rentabiliser son investissement, pourra être amené à louer ses équipements : gymnase à des associations, salles pour activités diverses, restaurant scolaire…tout cela (on peut l’espérer) hors temps scolaire. Comment feront l’agent d’accueil, qui « doit » 1743 heures annuelles, et l’équipe de cuisine, dans ces conditions d’ouverture élargie ? Une seule solution, recourir à l’embauche, et certainement pas dans le cadre de la fonction publique. Ce qui est annoncé, c’est clairement la fin du recours aux fonctionnaires et la dégradation du service public.

 

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Pour une grande réforme démocratique de l’école

21 Octobre 2010, 06:49am

Publié par PCF Villepinte

Photo JP Romani/phototheque.org

Société - le 19 Octobre 2010

 Un appel de 50 chercheurs aux partis de gauche

 

 

Appel. De nombreux citoyens sont aujourd’hui convaincus que le changement politique fort auquel ils aspirent n’aura lieu que si la victoire électorale éventuelle de l’opposition se joue sur des perspectives économiques et sociales explicites, cohérentes, novatrices et ambitieuses. L’heure est aux élaborations programmatiques.

 

Nous souhaitons que l’école y tienne la place qu’elle mérite, celle d’une question politique de premier plan, qui vient régulièrement en tête des préoccupations des Français, sondage après sondage. Or il ne nous semble pas que jusqu’à présent les partis de gauche aient avancé en la matière des propositions à la hauteur de la situation.

 

Chercheurs intéressés aux questions scolaires, nous sommes confrontés par nos investigations dans ce domaine à l’anxiété, au mal-vivre, à la souffrance des élèves, des parents et des enseignants. Nous mesurons le coût social et humain de l’échec scolaire de masse et des inégalités devant l’école.

 

La scolarisation des jeunes générations a connu de très grands progrès depuis un demi-siècle. Mais malgré le dévouement et l’investissement professionnel considérables de ses enseignants et personnels, notre école peine toujours à corriger les inégalités culturelles et à satisfaire aux attentes d’aujourd’hui. L’ampleur des inégalités scolaires n’a pas varié depuis les années 1960. Pire, les écarts culturels et cognitifs sont multipliés par deux entre le CP et le CM2, au détriment des élèves d’origine populaire. Une proportion importante d’élèves entrant en 6ème n’ont pas les acquis nécessaires pour tirer normalement profit de leur scolarité secondaire. Et du collège à l’université les inégalités se maintiennent, voire se creusent.

 

De la réforme Berthoin de 1959 qui en jette les fondements à la politique actuelle du « socle commun » et des 50% à la licence, les promoteurs de notre actuelle « école unique » ont toujours admis le principe de parcours tôt différenciés et d’une progression des scolarités qui maintienne les écarts sociaux, assurant une employabilité minimale à un pôle, et une qualification compétitive à l’autre.

 

C’est cette logique ségrégative qui craque de toutes parts aujourd’hui. Aucune visée démocratique ne saurait de toutes façons s’en satisfaire, le monde de demain, sauf à précipiter sa perte, ayant besoin d’un très grand nombre de citoyens instruits, et de salariés dotés d’une qualification élevée leur permettant de concevoir et d’assurer de nouveaux modes de développement économique et de maîtriser les technologies les plus prometteuses, mais aussi les plus dangereuses.

 

La gauche devra hisser le financement de l’école au niveau nécessaire, s’appuyer sur la contrainte de la carte scolaire, mais il lui faudra sortir des bricolages passés et présents (diversification des voies, revalorisation de l’enseignement professionnel, mesures d’accompagnement, par exemple). Car l’urgence est radicalement autre : elle est à la conception et à la mise en chantier d’une grande réforme scolaire, retrouvant l’ambition du plan Langevin-Wallon de 1947, en franche rupture avec la logique ségrégative qui domine aujourd’hui notre système éducatif.

 

Une telle rupture suppose à notre sens trois conditions :

-La mise en cause de la structuration concurrentielle du système éducatif, où la compétition entre établissements amplifie la compétition, sévère et précoce, entre élèves et catégories sociales, et où l’évaluation est moins formative que classificatoire.

-Le réexamen des dispositifs pédagogiques hérités de la modernisation des années 1970/80, qui semblent aujourd’hui avoir épuisé leur force propulsive ; et l’ouverture d’un grand chantier associant enseignants et chercheurs et visant à déterminer les moyens d’une amélioration massive des apprentissages, de l’école élémentaire à l’enseignement supérieur.

-La participation motrice à ce réexamen d’enseignants qui, mieux formés et dotés d’une capacité d’expérimentation autonome, pourraient collectivement reprendre la main sur leur métier.

 

 

Les signataires :

 

Catherine Agulhon, MC, Paris V

Sylvain Aquatias, MC, Limoges

Christian Baudelot, PR, ENS Paris

Élisabeth Bautier, PR, Paris VIII

Stéphane Beaud, PR, ENS Paris

Choukri Ben Ayed, PR, Limoges

Romuald Bodin, MC Poitiers

Stéphane Bonnéry, MC, Paris VIII

Yael Brinbaum, MC, Dijon

Sylvain Broccolichi, MC, université d’Artois

Alain Caillé, PR, Paris X

Bernard Charlot, PR, Paris VIII

Élisabeth Chatel, MC, ENS Cachan

Bernard Convert, DR CNRS, Lille

Philippe Coulangeon, DR OSC/Sciences po

Jérôme Deauvieau, MC, UVSQ

Étienne Douat, MC, Nantes

Muriel Darmon, CR, CNRS, Lyon II

Henri Eckert, PR, Poitiers

Roger Establet, PR, université de Provence

Sandrine Garcia, MC, Paris Dauphine

Rachel Gasparini, MC, Lyon II

Bertrand Geay, PR, Amiens

Dominique Glasman, PR, Chambéry

Isabelle Harlé, MC, IUFM Nantes

Gaele Henri-Panabière, MC, Paris V

Viviane Isambert Jamati, DR, CNRS

Samuel Johsua, PR, université de Provence

Bernard Lahire, PR, ENS Lyon

Christian Laval, Paris X et Institut de recherches FSU

Alain Léger, PR, Caen

Fabienne Maillard, PR, Amiens

Mathias Millet, MC, Poitiers

Benjamin Moignard, MC, Créteil

Gilles Moreau, PR, Poitiers

Frédéric Neyrat, MC, Limoges

Françoise Oeuvrard, Sociologue, Paris

Agnès Pélage, MC, Créteil

Roland Pfefferkorn, PR, Strasbourg

Tristan Poullaouec, MC, Nantes

Laurence Proteau, MC, Amiens

Patrick Rayou, PR, Paris VIII

Fanny Renard, MC, Poitiers

André Robert, PR, Lyon II

Jean-Yves Rochex, PR, Paris VIII

Françoise Ropé, PR, Amiens

Rémi Sinthon, ENS EHESS

Lucie Tanguy, DR, Crespa, CNRS

Jean-Pierre Terrail, PR, UVSQ/GRDS

Daniel Thin, MC, Lyon II

Agnès Van Zanten, DR, OSC/Science Po

Michel Verret, sociologue.

 

(S’associer et soutenir l’appel : www.democratisation-scolaire.fr)

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Education :

18 Septembre 2010, 06:21am

Publié par PCF Villepinte

Un rapport de l’Inspection générale de l’éducation nationale critique la rentrée 2010

 

   

Il faut dire que l’intitulé du premier chapitre ferait désordre en conférence de presse : "Les restrictions budgétaires (...) vont créer des tensions et préparent assez peu l’avenir", écrivent sans ambages les trois inspecteurs qui rappellent que, "dans le cadre du budget triennal voté par le Parlement", 16 000 emplois disparaîtront chaque année entre 2011 et 2013.

 

 

 

 

 

 

Dès cette année, soulignent les hauts fonctionnaires, la rentrée dans le second degré s’annonçait comme un sacré casse-tête, sachant que "les recteurs devaient accueillir 25 000 élèves en plus avec l’équivalent de trois ou quatre mille emplois en moins". Comment l’administration a-t-elle réussi ce tour de force ? Principalement en faisant "payer la facture" à certains collèges, où le taux d’encadrement a été "dégradé", ou en supprimant des "emplois de remplacement".Source : Humanité du 10 septembre 2010

31% de vacataires en plus par rapport à 2008-2009 !

Cette question du remplacement des enseignants "interpelle" particulièrement les auteurs du rapport qui jugent ce choix budgétaire "partiellement insincère et coûteux", les rectorats multipliant les recours à des vacataires pour boucher les trous (+ 31 % par rapport à l’année 2008-2009 !), creusant ainsi "le déficit de masse salariale". Les inspecteurs généraux sont par ailleurs très sceptiques sur l’idée de Luc Chatel qui entend régler le problème du remplacement en faisant appel aux étudiants vacataires et aux néoretraités de l’éducation.

Exemple au rectorat de Paris : "Les courriers adressés pour les inviter à faire acte de candidature ont remporté un succès qu’on peut qualifié de modéré : quelques réponses chez les étudiants, une seule chez les retraités."

Autre partie fort instructive : les inspecteurs généraux décrivent une situation particulièrement rude dans l’administration où les budgets opérationnels (BOP) "s’enfoncent dans le rouge" et où les petites mains sont plus que jamais sous tension. "Les services administratifs (...) sont sollicités au-delà du raisonnable ; l’ampleur des réformes à mettre en place, la notion d’urgence qui est omniprésente, la succession d’enquêtes à retourner au plus vite (...), ce fonctionnement les expose à un niveau de risque qui ne peut plus être méconnu." Cela n’a, semble-t-il, pas ému Luc Chatel qui n’en a pas pipé mot lors de sa conférence de presse de rentrée.

C’est ce silence, d’ailleurs, qui choque le plus Stéphane Bonnéry, chercheur et responsable du Réseau école du PCF. "Depuis Xavier Darcos, le ministère a pris l’habitude de laisser au secret tous ces rapports. Il y a un déni de démocratie auquel il faut mettre fin."

Prendre connaissance du rapport

 

 

Dans un document confidentiel, que l’Humanité s’est procuré, trois inspecteurs généraux de l’éducation nationale critiquent ouvertement les effets des restrictions budgétaires.

 

 

 

 

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« Rassembler autour d’une nouvelle ambition pour l’Ecole » [Vidéo]

3 Septembre 2010, 13:09pm

Publié par PCF Villepinte

Conférence de presse de Pierre Laurent - jeudi 2 septembre 2010
« Rassembler autour d’une nouvelle ambition pour l’Ecole » [Vidéo]

 
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 2 septembre
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Nous avons souhaité tenir cette conférence de presse le jour même de la rentrée scolaire parce qu’il est urgent de mettre un coup d’arrêt au démantèlement de l’École publique, urgent aussi de rassembler la communauté éducative autour d’une alternative à la politique gouvernementale. Stéphane Bonnery est avec moi aujourd’hui, il est le conseiller national en charge de l’éducation de notre parti.



En tant que conseiller régional de l’Île-de-France, je veux d’abord dire quelques mots de l’état d’esprit de la majorité régionale en cette rentrée. Les conditions dans lesquelles est mise en œuvre la réforme du lycée en classe de seconde sont selon nous inadmissibles : comme vous le savez, les décisions unilatérales du gouvernement, de surcroit dans des délais non conformes au code de l’éducation, conduisent aujourd’hui la région à faire face à une dépense de 20 millions d’euros, non inscrite au budget 2010. Sous l’impulsion de mon amie Henriette Zoughebi, vice-présidente en charge des lycées et des politiques éducatives, la majorité régionale a malgré tout décidé de maintenir la gratuité des manuels et de placer cette rentrée 2010 sous le signe de la mobilisation pour la réussite de tous les élèves.

Cette attitude scandaleuse de la part du gouvernement est révélatrice de l’offensive réactionnaire engagée par la droite contre l’École publique.

Nous étions il y a quelques instants devant l’IUFM de Paris, un IUFM condamné à disparaître avec la réforme de la formation des enseignants.

Pour les communistes, l’élévation de la formation des enseignants au niveau Master n’est évidemment pas un problème. Dans une société où les connaissances progressent plus vite que jamais, c’est tout à fait légitime. Mais la volonté du gouvernement est tout autre. Il vise à réduire l’engagement de l’État dans la formation des futurs enseignants en remplaçant une année de formation rémunérée dans les IUFM par des années supplémentaires à l’université à la charge des étudiants pour économiser le coût de la formation. Vous noterez qu’au passage les futurs enseignants perdent une année de cotisation retraite !

Mais les conséquences de cette réforme ne s’arrêtent pas là, loin s’en faut : Comment les milliers de professeurs stagiaires débutant en collèges et lycées à plein temps dès cette année vont-ils pouvoir former correctement les élèves et s’épanouir dans leur métier sans se voir dispenser une formation adéquate ? Par ailleurs, 16.000 postes viennent d’être supprimés cette année (il y en aura encore 17.000 en 2011 et cela portera à 65 000 le nombre de suppressions de postes entre 2007 et 2011 alors que la natalité se maintient) C’est grave pour l’encadrement des élèves mais aussi pour l’avenir des étudiants qui se destinent à l’enseignement. Que feront les dizaines de milliers d’étudiants qui obtiendront leur master sans être recrutés ? Ils constitueront une armée de réserve condamnés à la précarité comme contractuels ou vacataires.

Une formation dégradée et un statut gravement menacé pour les futurs enseignants, c’est cela la politique de Monsieur Chatel !

Des mesures d’urgence s’imposent. Nous demandons l’arrêt immédiat de la RGPP dans l’éducation et le relèvement du nombre de postes aux concours (l’annonce récente de la diminution de moitié des recrutements dans le primaire en 2011 (2 916 postes de professeurs des écoles sont proposés contre 6 577) est inadmissible.

Les réformes éducatives en cours et à venir sont présentées par le gouvernement comme techniques mais mettez-les bout à bout et vous ne tarderez pas à obtenir un puzzle sordide. La réforme du lycée, en instaurant un socle minimal de connaissance pour certains élèves et un programme complet pour les autres, rompt notre principe républicain d’égalité devant le droit à la formation. La future étape est connue de tous, c’est l’autonomie des établissements. Cette autonomie est introduite progressivement : dans la réforme du lycée un quart du volume horaire ne correspond déjà plus à des cours relevant d’un cadrage national mais du libre choix du conseil pédagogique de l’établissement. Cette mesure renforce la concurrence entre les élèves et entre les établissements au détriment de logiques de coopération. Nous demandons sa suppression. Le programme expérimental CLAIR montre quant à lui la volonté gouvernementale d’aller vers un recrutement des professeurs par les chefs d’établissements. Et l’autonomie financière des établissements achèvera de créer une École à plusieurs vitesses.

Des professeurs inégalement formés pour des écoles aux objectifs différents, voilà le réel but de la politique gouvernementale actuelle !

Et à qui tout cela va profiter ? La réponse est simple : aux intérêts privés qui pourront peu à peu s’engouffrer et se goinfrer dans un nouveau marché de l’éducation. C’est déjà le cas pour l’enseignement supérieur avec la mise en place de la loi LRU et ce sera bientôt le cas pour l’enseignement secondaire. Ce gouvernement n’a décidément qu’un programme : servir les milieux de l’argent ! D’un côté, sa politique économique et fiscale permet aux grandes entreprises du CAC 40 de se constituer un trésor de guerre de plus de 80 milliards d’euros et de l’autre ses réformes du système éducatif sacrifient l’avenir d’une grande part de la jeunesse. Dans un contexte, je vous le rappelle, où le taux de chômage des 15-24 ans dépasse les 23% dans notre pays et alors que l’Organisation Internationale du Travail elle-même parle déjà de « génération perdue », la politique éducative du gouvernement aura l’effet d’une bombe ! D’autant que le recrutement au niveau Master, s’il n’est pas accompagné de pré-recrutements, risque de découragés les jeunes de milieux populaires. Or c’est un grand enjeu que d’avoir un corps enseignant à l’image de la société.

Vous l’avez compris, les communistes sont bien décidés à riposter en ne cédant pas un millimètre au gouvernement dans son objectif de démantèlement de l’École publique. Mais s’arrêter là serait s’arrêter au milieu du chemin.

A partir des luttes qui se développent dans tous les secteurs de l’éducation, nous voulons également permettre à toutes celles et ceux qui le souhaitent de construire et de porter ensemble une ambition nouvelle pour l’École.

Je lance en ce sens aujourd’hui un appel à l’ensemble des professeurs, des étudiants, des élèves et de leurs parents à travailler aux axes incontournables d’une réforme de l’éducation qu’une nouvelle majorité politique de gauche devrait impérativement mettre en œuvre. C’est une partie essentielle du pacte d’union populaire que nous voulons élaborer avec les Français.

Je vous donne un premier rendez-vous à la Fête de l’Humanité à l’occasion de laquelle nous tiendrons un grand Forum sur l’École avec la participation de Bernadette Groison, secrétaire nationale de la FSU, Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE et Jacques Bernardin, président du GFEN. Stéphane et Henriette y interviendront pour notre parti.

Avant la tenue de cet événement, nous voulions d’ores et déjà profiter de cette rentrée scolaire pour vous faire part des principes qui doivent selon nous être le cœur de toute réforme progressiste de l’École. Contrairement aux mesures régressives du gouvernement, nous pensons qu’au XXIe siècle il est possible de franchir une nouvelle étape de démocratisation scolaire.

Celle-ci passera par :

- l’allongement des scolarités (obligatoire de 3 à 18 ans, avec une possibilité de scolarisation dès 2 ans pour les parents qui le souhaitent ; un accès plus large et dans de meilleures conditions à l’enseignement supérieur) ;

- la démocratisation de la réussite dans les apprentissages scolaires (lutte contre les inégalités par la réintroduction de la logique de carte scolaire, le développement de plans d’urgences pour rattraper le retard en équipements et en personnels, je pense en particulier à l’embauche plus massive d’enseignants dans les zones prioritaires ; et de plans durables de Recherche en éducation : il faut mettre fin aux attaques actuelles contre l’INRP) ;

- une culture commune exigeante (scolarité réellement unique jusqu’au collège - pas de programmes à plusieurs vitesses). Nous refusons l’individualisation des objectifs qui visent à tirer vers le bas le niveau de formation pour un très grand nombre d’élèves et pensons que tous les moyens doivent être aujourd’hui consacrés à l’invention et à la promotion de pratiques différenciées pour l’égalité d’accès aux savoirs. En ce sens, nous demandons le rétablissement immédiat des moyens supprimés aux mouvements pédagogiques (GFEN, cahiers pédagogiques, ICEM).

- un cadre national des diplômes dans chaque formation pour une reconnaissance réelle des qualifications. Il faut mettre un terme à l’individualisation actuelle qui a des effets dévastateurs pour les jeunes lors de leur arrivée sur le marché du travail.

- un investissement budgétaire massif. La part du PIB consacrée à l’Éducation est passée de 7,6% en 1995 à 6,6 en 2008 alors que le besoin d’élévation du niveau de connaissances n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Plus de moyens, ce n’est pas la clé de tout, mais c’est indispensable. L’investissement éducatif est d’ailleurs aujourd’hui un des moyens de lutter contre la crise dans laquelle s’enfonce le système capitaliste.

Stéphane pourra bien sûr détailler si besoin ces propositions au cours de notre échange.

A l’heure où le gouvernement met tout en œuvre pour adopter la réforme des retraites à marche forcée, permettez-moi, pour terminer mon propos, de vous faire part d’une proposition à laquelle je tiens particulièrement. Au moment où de nombreux jeunes enseignants font leur rentrée, je pense à la validation des années d’études dans le calcul de la retraite. Cette mesure serait une véritable avancée cohérente avec l’allongement important de la durée des études constaté ces dernières décennies, une avancée garante d’une ambition de justice dans la réponse à un nouveau besoin qui se fait jour.

Voilà ce que je souhaitais vous dire à l’occasion de cette rentrée. Je vous remercie.

Pierre Laurent
- Secrétaire national du PCF
- Conférence de presse – Rentrée scolaire 02/09/2010

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