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Lancement de parcoursup et de la réforme du bac : Les jeunes se mobilisent

23 Janvier 2020, 09:35am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 22/01/2020 par PCF

Cette semaine marque le lancement de la plateforme parcoursup et des premières épreuves du baccalauréat sous son nouveau format.

Parcoursup, deux ans et un bilan catastrophique

Mercredi 22 janvier marque le lancement de la plateforme parcoursup. Des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants en réorientation vont devoir entrer leurs vœux jusqu’au 12 mars. Voilà deux ans que la plateforme a été lancée et le bilan que nous pouvons en faire est catastrophique. Des milliers de candidats ont été laissé sur le carreau et n’ont pas eu le droit d’accéder aux bancs de l’université, des dizaines de milliers d’autres ont intégré une filière qui ne correspondaient pas à leur projet professionnel.

Mercredi 22 janvier marque le lancement de la plateforme parcoursup. Des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants en réorientation vont devoir entrer leurs vœux jusqu’au 12 mars. Voilà deux ans que la plateforme a été lancée et le bilan que nous pouvons en faire est catastrophique. Des milliers de candidats ont été laissé sur le carreau et n’ont pas eu le droit d’accéder aux bancs de l’université, des dizaines de milliers d’autres ont intégré une filière qui ne correspondaient pas à leur projet professionnel.


Le critère qui semble le plus discriminant pour trier les bons des mauvais dossiers est le lycée d’origine. Les élèves issus des lycées les mieux côtés souvent dans les beaux quartiers sont privilégiés à ceux issus de lycées moins réputés et souvent dans des quartiers moins favorisés. Sous couvert de sélection au mérite, c’est une sélection sociale qui s’est mise en place.


Cette année encore le bilan ne peut être que catastrophique car d’une année à l’autre le nombre de candidats augmente du fait des étudiants en réorientation, sans que le nombre de places dans l’enseignement supérieur n’augmente pour autant. Cela ne pourra aller qu’en empirant avec l’application de la réforme du bac

Réforme du bac : un lancement chaotique


En plus du lancement de parcoursup, cette semaine marque le début des épreuves “E3C” du baccalauréat. Pour la première fois depuis la réforme Blanquer, les élèves en classe de première sont en train de passer les premières épreuves du baccalauréat. Cette réforme vient mettre fin aux examens terminaux, désormais la majeur partie de la notation se fera en contrôle continue au sein des établissements.


Le lancement de ses épreuves est chaotique. De nombreux établissements n’ont ni les moyens, ni les informations suffisantes pour l’organiser de façon satisfaisante. Ainsi les salles ne seront souvent pas mises en place pour accueillir correctement une épreuve, la correction des copies ne permettra pas toujours de garantir un réel anonymat. Les conditions et les sujets différents entre chaque établissement viennent provoquer une rupture d’égalité entre les élèves.


Ainsi, en lieu et place d’un diplôme national commun à tous les élèves, peu importe le lycée d’origine, le baccalauréat devient un diplôme propre à chaque établissement. La valeur du diplôme ne sera plus évaluée en fonction de la note obtenue mais de la valeur de l’établissement.

Les deux réformes vont creuser la fracture sociale dans l’éducation

La réforme du baccalauréat, jointe à parcoursup, va avoir des effets désastreux. Cette réforme vient entériner ce qu’a commencé parcoursup. Si déjà aujourd’hui le lycée d’origine à un poids dans la sélection des “bons dossiers”, avec la réforme du bac celui-ci sera déterminant. Il y aura désormais des lycées à plusieurs vitesses. Entre, d’une part, ceux les mieux cotés, souvent situés dans les beaux quartiers, qui permettront d’ouvrir la plupart des portes de l’enseignement supérieur et, de l’autre, les lycées dits de périphérie qui permettront d’accéder à un nombre limité de filières.


Ces réformes viennent renforcer la sélection sociale à l’entrée de l’enseignement supérieur et creuser encore un peu plus la fracture sociale et spatiale entre les enfants issus de la bourgeoisie et ceux des classes populaires. Force est de constater que l’éducation qui devrait permettre à chacune et chacun de pouvoir s’émanciper de son origine sociale et espérer une ascension sociale n’est en réalité qu’un outil de reproduction, si ce n’est d’amplification des inégalités présentes dans la société. Le gouvernement a fait le choix de la sélection plutôt que d’investir dans l’enseignement supérieur.

Les lycéens s’organisent

Face à ces réformes injustes, la colère des lycéens ne cesse de se faire ressentir. Alors que l’écrasante majorité des syndicats d’enseignants demande un report des épreuves du baccalauréat, le ministre de l’Éducation a décidé de les maintenir. Les premières épreuves ont donc débuté à partir de lundi. Face à cette désorganisation et une réforme injuste, des lycéens se sont organisés et, dès lundi, ils ont bloqué leur lycée pour empêcher la tenue des examens.
Le MJCF est présent et même à l’initiative dans nombre de ces blocages. Voilà un an et demi que les jeunes communistes mènent un travail de fond pour informer et organiser les lycéens contre ces réformes. Les mobilisations de lundi ne sont que le début d’une mobilisation qui va s’inscrire dans le temps long pour faire tomber ces réformes. Le MJCF demande le report des épreuves du baccalauréat et que le gouvernement initie une nouvelle réforme qui permette à chacun d’étudier dans de bonnes conditions dans la filière de son choix.

Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF.

 

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Hausse des frais de scolarité des étudiants étrangers : un désaveu cinglant !

29 Octobre 2019, 07:19am

Publié par PCF Villepinte

le 28 oct 2019

Temps de lecture : 2 min.

CGT Le Conseil constitutionnel a consacré le principe de gratuité de l’enseignement supérieur, remettant en question la hausse des frais pour les étudiants étrangers. Un sévère et salutaire rappel à l’ordre à l’État.

Le 11 octobre dernier, le Conseil constitutionnel, la plus haute juridiction, qui devait statuer sur une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) a gravé dans le marbre le principe de gratuité de l’enseignement supérieur.

Une précision d’importance et un formidable socle à valeur constitutionnelle pour construire les luttes dans le futur. Car si la Constitution du 27 octobre 1946 prévoyait déjà que « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État », il n’avait jamais été, jusqu’ici, précisé si l’enseignement supérieur était concerné par ce principe, au même titre que l’enseignement primaire et secondaire, ni de quelle manière.

C’est chose faite, la haute cour ayant par ailleurs souligné que « des droits d’inscription modiques peuvent être perçus en tenant compte, le cas échéant, des capacités financières des étudiants ». Une victoire politique forte, alors que la hausse spectaculaire des frais universitaires pour les étudiants étrangers extra-européens et pour les étudiants des écoles d’ingénieur publiques, décidée par le gouvernement en novembre 2018, suscitait l’ire de la communauté universitaire et des syndicats, dont la CGT depuis près d’un an.

« C’est un vrai coup d’arrêt et un point d’appui fort pour résister au gouvernement dont l’objectif à peine voilé est in fine de mettre en place un système d’enseignement payant à l’anglo-saxonne », précise la secrétaire générale de la Ferc CGT.

La CGT reste cependant mobilisée pour franchir la prochaine étape sur le terrain juridique : l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 19 avril 2019, au regard de l’exigence de gratuité fixée par le Conseil constitutionnel.

Une mesure urgente pour donner un coup d’arrêt définitif à ces « droits différenciés »,  déjà appliqués à la rentrée par 7 universités sur 75.
Les autres avaient utilisé la brèche d’un décret de 2013, qui les autorise à  exonérer 10 % de leurs étudiants, pour ne pas augmenter les droits des étrangers.

 

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Suicide d’une directrice d’école à Pantin Rassemblements et Grève

2 Octobre 2019, 17:26pm

Publié par PCF Villepinte

 

Actu.fr Jeudi 3 octobre 2019, un appel à la grève et des rassemblements  sont prévus à 13h30 devant le DSDEN 93 à Bobigny et à Caen (Calvados) devant le rectorat à la suite du suicide d'une directrice d'école à Pantin.

Publié le 2 Oct 19 à 17:37

Après le suicide de la directrice d’une école maternelle en Seine Saint-Denis, un premier rassemblement avait eu lieu devant l’établissement. À Caen, les syndicats appellent à se mobiliser le jeudi 3 octobre. (©©Maëlys Dolbois / Actu Seine-Saint-Denis)

Le lundi 23 septembre 2019, le corps de Christine Renon, directrice de l’école maternelle Méhul de Pantin (Seine Saint-Denis), était retrouvé dans son établissement. Elle avait laissé une lettre avant son suicide expliquant son geste. Elle mettait notamment en avant ses conditions de travail. Dix jours après cet acte, l’émotion et la colère sont toujours vives dans le corps professoral et chez les syndicats.

FSU14, Sud-Education, UNSA, SGEN-CFDT et CGT-Education appellent à un mouvement de grève et un rassemblement devant le rectorat de Caen (Calvados), jeudi 3 octobre à 17h30. À Bobigny, en Seine Saint-Denis, il en sera de même à 14 heures. Un préavis de grève national a été déposé. 

Lire aussi : Seine-Saint-Denis. Suicide d’une directrice d’école à Pantin : un appel à la grève jeudi 3 octobre

« Plus jamais ça »

« Pour Christine, pour nous, plus jamais ça ». L’entame de l’appel au rassemblement est forte. « La lettre qu’elle a laissée ne souffre aucune ambiguïté : ce sont bien les conditions d’exercice de son métier, imposées par l’institution, qui sont à l’origine de son geste désespéré », continue le communiqué de Sud-Education. Le syndicat dénonce des conditions de travail qui se dégradent au fil des années avec pour conséquence l’impossibilité de « bien faire son métier ». 

C’est l’absence de réponse, de soutien et de protection quand nous sommes confronté-es à des situations complexes ou de crise dans nos classes. Ce sont les tâches qui s’empilent au fil du temps. La liste est longue et pourrait encore s’allonger… Alors stop ça suffit, plus jamais ça ! , peut-on lire dans la conclusion du communiqué.

La FSU 14 invite également les enseignants a rendre hommage à Christine, le jeudi 3 octobre, par une minute de recueillement, un vêtement ou ruban noirs ou en participants au rassemblement. 

Lire aussi : Réforme du lycée, cinquante profs principaux du Lycée Malherbe de Caen démissionnent en bloc

 

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Rentrée 2019 : de la maternelle à l’université, notre système éducatif est au bord de l’explosion

5 Septembre 2019, 15:56pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 04/09/2019 par PCF

À la fin de l’année dernière, la grève du baccalauréat avait tiré la sonnette d’alarme. En utilisant cette forme de lutte inédite, les enseignant·e·s alertaient sur ce qui était en train de se jouer avec la réforme du baccalauréat : une réorientation de l’ensemble du système d’éducation, fondée sur l’individualisation, la concurrence et la sélection. Depuis, le mépris, les mensonges et l’autoritarisme du ministre ont encore aiguisé les tensions.

Les conditions de la rentrée confirment la gravité de la situation. Fermeture d’écoles rurales, manque de personnels : le service public d’éducation n’a plus les moyens d’assurer ses missions sur tout le territoire. Pour compenser, le gouvernement favorise l’enseignement privé. En instaurant la scolarité obligatoire à 3 ans, il contraint les communes à financer les maternelles privées, et favorise ainsi la ségrégation scolaire dès le plus jeune âge. Avec la réforme du lycée, les élèves sont triés dès l’entrée en seconde : en fonction du nombre de places disponibles, des moyens de leur établissement, ils n’ont pas accès aux mêmes options, aux mêmes formations… Et avec Parcoursup, les choix qui leur sont ainsi imposés à 15 ans détermineront leur accès l’enseignement supérieur. Blanquer met en place brutalement et extrêmement rapidement une école de la sélection généralisée, une école du tri social.

La bataille pour l’éducation est une bataille centrale pour le projet communiste...

Un projet pour l’école, c’est un projet pour la société. La refonte libérale de l’éducation est aussi une refonte du monde du travail et du débat démocratique. Avec l’individualisation des formations, le bac à la carte, ces réformes isolent les travailleurs de demain. Sans diplômes nationaux, sans formation commune, sur quoi s’appuieront-ils pour porter des revendications collectives ? Si la maîtrise des savoirs est réservée à quelques-uns, comment les citoyen·ne·s de demain pourront-ils répondre aux défis de l’avenir ?

La bataille pour l’éducation ne relève pas simplement de la défense d’un service public : elle engage notre projet de société. Pour émanciper le travail, pour prendre le pouvoir sur l’argent, les travailleurs et les travailleuses de demain devront maîtriser des savoirs complexes. Pour renouveler la République, nous avons besoin d’une éducation qui forme des citoyennes et des citoyens capables de maîtriser les grands enjeux du débat démocratique. Pour inventer des réponses à l’urgence écologique, il est nécessaire que tous les jeunes soient armés d’une formation de haut niveau.

… et stratégique pour la construction d’un rassemblement majoritaire.

La question éducative a longtemps été un identifiant de la gauche. Aujourd’hui, si la question des moyens alloués à l’éducation nationale sépare encore assez clairement la droite – toujours prête à supprimer des postes – et la gauche, qui au contraire en crée, la définition d’un projet ne permet plus de distinctions aussi nettes. Le PS s’est rallié au consensus libéral. La réforme des rythmes scolaires comme la réforme du collège vont dans le sens d’une individualisation des formations, de la casse des cadres collectifs, de la mise en concurrence des établissements et des territoires. Ces réformes ont provoqué une désaffiliation de l’électorat enseignant : le vote PS s’y est effondré, et le monde enseignant semble chercher une force politique capable de porter ses exigences. Il y a là un espace disponible pour reconstruire une gauche de progrès.

La bataille pour l’éducation est d’autant plus stratégique qu’elle construit des convergences entre les couches les plus populaires du salariat et les couches moyennes. Les batailles locales contre les fermetures de classes ou pour la mixité sociale en sont de bons exemples : dans ces luttes se créent des rassemblements qui peuvent être des points d’appui dans d’autres batailles et des modèles pour le rassemblement majoritaire que nous cherchons à construire.

Les municipales peuvent être un temps fort de cette bataille. Les municipalités sont des acteurs de plus en plus importants de l’éducation. Elles peuvent s’appuyer sur leurs réalisations pour interpeller l’État et le mettre face à ses responsabilités en matière de recrutement de personnels ou d’égalité. Les politiques municipales en matière de cantine, de transport ou de fournitures scolaires sont des points d’appui pour revendiquer la création d’un fonds national pour financer la gratuité de tout ce qui est nécessaire à l’éducation. La mise en œuvre d’activités périscolaires dans le cadre de la réforme des rythmes peut déboucher sur l’exigence d’un service public national déconcentré du loisir éducatif. Le financement des ATSEM et tout ce qui est fait en faveur de la scolarisation des plus jeunes doit permettre aux municipalités de mobiliser pour interpeller l’État sur le recrutement et la formation des enseignant·e·s en maternelle.

Avec les réformes du bac, des lycées et de l’accès à l’université, l’État organise la concurrence entre les établissements et les territoires : en fonction des réputations des établissements, des options qu’ils pourront offrir, certains risquent de devenir des lieux de relégation. Loin de jouer le jeu de la concurrence, nos élus peuvent être à la pointe de la bataille contre cette discrimination sociale et territoriale.

 

Marine Roussillon, membre du CEN.

 

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368,84 € : l'allocation de rentrée scolaire est insuffisante (NVO)

22 Août 2019, 07:19am

Publié par PCF Villepinte

CGT

Publié le 21 août 2019

 

C’est le montant de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) qui sera versée, ce 20 août, à 3 millions de familles modestes dont les enfants, âgés de 6 à 10 ans, sont scolarisés dans le public ou le privé.

Les montants passent ensuite à 389,19 euros pour les enfants entre 11 et 14 ans et à 402,67 euros pour ceux entre 15 et 18 ans.

Elle est versée aux familles gagnant moins de 24.697 euros avec un enfant à charge, moins de 30.396 euros avec deux et moins de 36.095 euros avec trois enfants. Des montants qui ont été revalorisés d’environ 0,3% par rapport à 2018.

« Dans le contexte actuel de manque de pouvoir d’achat, cette aide est insuffisante ; elle a été trop peu revalorisée par rapport à l’inflation », réagit Fabrice Angéi, responsable confédéral de la CGT, s’appuyant sur les chiffres de l’Insee qui relevaient une hausse des prix de 1,2% sur un an, en juin dernier.

La revalorisation de l’ARS est également une revendication de la confédération syndicale des familles (CSF) qui s’appuie sur une étude menée par ses soins et selon laquelle les frais de rentrée scolaire s'élèveraient à 20% du budget de septembre pour un couple avec un collégien et un lycéen et des salaires d’ouvrier et de Smicard.

Un chiffre qui monte à 42% pour un parent seul touchant le RSA socle, avec trois enfants entrant en CM2, 4e et seconde.

« C’est en outre une allocation spécifique réservée aux plus modestes et qui rompt avec le principe d’universalité des allocations familiales de la sécurité sociale, ajoute le syndicaliste. Or, l’accès à l’éducation est un droit… On préférerait un soutien à la parentalité pour toutes les familles. »

Article de la NVO

 

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Le bug de Parcoursup n'est pas un bug informatique, mais un bug social !

24 Mai 2019, 09:05am

Publié par PCF Villepinte

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93 contre Blanquer : l’intelligence découragée en temps de crise ?

11 Avril 2019, 08:45am

Publié par PCF Villepinte

Il faut regarder les choses en face et reconnaître non seulement qu’une éducation publique solide est essentielle pour construire une France solidaire et talentueuse, mais aussi que la population ainsi que la grande majorité des enseignant·e·s n’accepteront jamais les coupes punitives et une loi dite de la confiance qui consacre de l’apartheid social.

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Il est évident qu’en France l’offre d’enseignement est devenue inégale. Il est question ici de la formation des enseignant·e·s et des ressources mises à la disposition des élèves : pédagogiques, informatiques, sans oublier les activités scolaires et parascolaires comme les voyages à l’étranger qui ont tellement d’importance.

Le ministre n’a pas pris la mesure du contexte prégnant lié à la réforme du baccalauréat qui génère de réelles angoisses des parents qui se trouvent en incapacité d’épauler leur enfant dans des choix d’orientation à 14 ans vers un métier et un avenir dont ils n’ont pas la maîtrise. Avec des options différentes selon les lycées, ils redoutent les jugements et la puissance des orientations recommandées ou forcées.

Alors, pour leurs enfants plus jeunes, vouloir de plus cantonner l’enseignement aux simples fondamentaux pour réduire encore les coûts suscite la colère des parents. Ces derniers ont déjà manifesté samedi et jeudi pour protester contre l’annonce de changer le contenu des enseignements et d’augmenter le nombre d’élèves par classe. Ils construisent de nombreuses actions et débattent en réunion de la loi Blanquer. « Nous avons aussi des cerveaux ! D’un côté la fabrique de basses qualifications pour les familles populaires et primo-arrivantes et, de l’autre, l’élite qui aurait des ouvertures européennes », disent-ils.

Pour accompagner des publics fragilisés de manière plus efficace, les écoles comme les collectivités ont besoin de directeurs·trices qui restent et soient déchargé·e·s. Leur rôle est fondamental dans l’inclusion des familles, dans la lutte contre l’obscurantisme, le sexisme, la transmission des valeurs républicaines, la sécurité, l’évaluation du climat scolaire.

Les familles sont mobilisées, car à La Courneuve, sur les écoles élémentaires et au lycée dès la rentrée 2019/2020, le DASEN (Directeur académique des services de l’Education nationale) a prévu l’abandon du financement des heures d’études du soir dites d’accompagnement éducatif (cela représente 330 000 €, auxquels s’ajouteront le financement des écoles maternelles privées) ; ce dispositif essentiel en réseau prioritaire contribue pourtant à réduire les inégalités depuis plus d’une vingtaine d’années. Après les Nouvelles activités périscolaires, les Toutes Petites Sections, les 52 classes dédoublées, encore une fois ce serait à la collectivité de se débattre seule pour lever les obstacles pour les élèves qui démontrent la moindre difficulté d’apprentissage.

La plainte pour discrimination territoriale portée par Gilles Poux et soutenue par la Halde avait révélé, il y a 10 ans, les inégalités, notamment en matière d’éducation, par comparaison avec la ville de Paris.* La Seine-Saint-Denis n’est malheureusement pas une exception. Il faut un plan de rattrapage pour consolider les développements sur le long terme afin de mesurer l’impact social généré. Faire de toute urgence les investissements requis pour que toutes les écoles aient des installations équivalentes et des ressources matérielles suffisantes, favoriser la stabilité des équipes-écoles. Des ambitions pour sortir de l’école défavorisée et réduire les inégalités dès la petite enfance.

Il est de la responsabilité de chacun de réagir et, au Sénat, plutôt que de débattre des symboles comme les drapeaux, d’exiger une école ambitieuse où la culture, la science, l’environnement, le sport guident tous les apprentissages. L’accès démocratique à un enseignement de qualité est un bien collectif à promouvoir. En opposition avec la loi Blanquer, il est effectivement temps de faire de la justice sociale à l’école un enjeu explicite.

Muriel Tendron-Fayt

adjointe au maire de La Courneuve, aux Droits de l’Enfant, réussite éducative et au développement du service public et au personnel communal

 

* Ces inégalités territoriales saisissantes, un rapport parlementaire cosigné des députés François Cornut-Gentille (LR) et Rodrigue Kokouendo (LREM) les pointait à nouveau du doigt en mai dernier. Après analyse de trois missions régaliennes – éducation, police, justice –, le texte intitulé “La République en échec” concluait à des « défaillances » dans l’action de l’État en Seine-Saint-Denis, réclamant à la fois des moyens et une vision plus globale et ambitieuse dans chacun de ces trois domaines.

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Une attaque sans précédent contre l'école

5 Avril 2019, 09:42am

Publié par PCF Villepinte

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Éducation : la colère des enseignants gonfle contre le projet de loi Blanquer

5 Avril 2019, 08:19am

Publié par PCF Villepinte

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Loi Blanquer: Danger pour nos enfants

5 Avril 2019, 07:59am

Publié par PCF Villepinte

 

Les militants communistes de Villepinte très bien accueillis par les parents d'élèves lors de la diffusion d'un tract du PCF dénonçant les discriminations contenues dans le projet de loi Blanquer. L'école Vert-Galant était décorée de nombreuses affiches de l'association de parents d'élèves FCPE attirant l'attention sur les menaces que fait peser ce projet de loi sur l'éducation de nos enfants, particulièrement en Seine Saint Denis où sont prévues 15 expérimentations sur les 60 mises en place dans tout le pays.

 

 

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