Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

ecole

Il faudra plus d’ambition encore pour refonder

23 Janvier 2013, 17:28pm

Publié par PCF Villepinte

Communiqué de presse

ecole-copie-1Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République présenté ce matin en Conseil des ministres affiche de grands objectifs que le groupe CRC partage : recrutement d’enseignants, priorité au primaire, réaffirmation du rôle de la maternelle, scolarisation des moins de 3 ans, réaffirmation du collège unique, création d’écoles supérieures du professorat pour la formation des enseignants.

Mais ce projet de loi, en l’état, risque d’échouer dans la concrétisation de ses ambitions : refonder l’école pour faire reculer l’échec scolaire et favoriser la réussite de tous les élèves.

Ce texte réaffirme l’importance du collège unique mais maintient l’individualisation des parcours. Il supprime les dispositifs d’apprentissage précoce à 14 ans mais les conserve à 15 ans, soit avant la fin de la scolarité obligatoire. Il affirme l’importance de l’éducation artistique et culturelle sans préciser la part dévolue au scolaire et au périscolaire.

Il crée des Ecoles supérieures du professorat et des métiers de l’éducation, mais sans en préciser les modalités ni surtout mettre en place de véritable pré-recrutements pour faire face à la crise du vivier de recrutement et refonder le métier d’enseignant.

Quant au transfert aux Régions de la maîtrise de la carte des formations professionnelles initiales, il s’inscrit dans une territorialisation de l’éducation nationale que nous refusons. Ce choix répond à une logique d’adaptation des formations aux bassins d’emplois et fait fi de l’exigence indispensable d’élévation du niveau des connaissances pour tous.

Enfin de grands absents : l’orientation scolaire - cela confirme-t-il son transfert envisagé aux Régions, via la décentralisation des CIO, de leurs directeurs et des COPsy ? ; les autres personnels d’éducation, d’encadrement, administratifs, médico-sociaux et de service ; le lycée ; l’enseignement agricole. Quant à l’enseignement professionnel il n’est abordé que par sa seule dévolution aux Régions.

Pour refonder l’école et donc reconstruire le service public national d’éducation fondé sur le principe que tous les élèves sont capables d’apprendre, le groupe CRC sera donc force de propositions dans le travail parlementaire qui s’ouvre.

Paris, le 23 janvier 2013

 

Voir les commentaires

Rythmes scolaires: communiqué du Réseau école du PCF

22 Janvier 2013, 12:23pm

Publié par PCF Villepinte

 

Rythmes scolaires: communiqué du Réseau école du PCF

Après quelques semaines de concertation la réforme des rythmes scolaires va se mettre en place, sous forme de décrets, dès la rentrée 2013 pour les communes qui le souhaitent, à la rentrée 2014 pour toutes les autres.

Resituer la question dans le contexte général :

Les rythmes scolaires sont le cache-sexe toujours convoqué qui masque le refus de transformer une institution qui produit un échec scolaire socialement ségrégatif. Mais cette question ne peut être résolue que dans le cadre d’un projet politique clairement affiché, après que soient travaillés les contenus de savoirs à transmettre, une formation des maîtres qui soit véritablement professionnelle et interroge la question de la transmission en lien avec les travaux de la recherche universitaire et pédagogique. Ce n’est donc en aucun cas une urgence, et encore moins la question centrale pour une véritable refondation, d’autant moins que les réponses apportées doivent être des réponses nationales et non au gré des décisions politiques des municipalités, au regard de leurs choix ou de leurs budgets, très inégaux. 

Idéologie

A travers les rythmes, est perpétuée une idéologie puissante dans tous les milieux, qui de l’égalité des chances au handicap socio-culturel, perpétue de fait une école à deux vitesses.  L’échec scolaire des enfants des classes populaires n’est pas soluble dans les rythmes car, comme l’ennui à l’école, y compris des meilleurs, il n’est pas un phénomène biologique : aucune étude ne démontre l’influence directe des rythmes scolaires sur les résultats. Mieux encore réussissent le mieux ceux qui, issus de milieux socio-culturels dits favorisés, ont des emplois du temps particulièrement chargés en dehors de l’école. La logique des rythmes c’est l’individualisation des apprentissages et des cursus, au nom d’un bon sens qui n’est qu’apparent. Le vrai défi c’est de donner à tous les moyens de réussir car tous en sont capables. L’insistance sur les rythmes c’est aussi l’adaptation aux besoins supposés des élèves, le contraire même de la fonction de l‘école qui à travers les apprentissages participe au développement de tous. Derrière les changements d’horaires, se dessine également une vision très inquiétante de la culture, cloisonnée en « fondamentaux » et disciplines qui pourraient s’inscrire hors l’école. Or faire du vélo à l’école et faire du vélo au centre aéré ne relève pas de la même activité car les finalités en sont fort différentes.

Eduquer à l’école

Si l’éducation d’un enfant ne se réduit pas aux apprentissages scolaires, l’école est cependant la seule institution qui a pour fonction sociale de transmettre un patrimoine culturel, hérité de l’histoire de l’humanité. C’est aussi le lieu qui engage dans un nouveau rapport au monde où il ne s’agit plus seulement de vivre des situations mais de les analyser, les modéliser pour construire son autonomie intellectuelle, s’émanciper de ses actes et de origines.

Education hors l’école

À travers cette refonte des rythmes, le gouvernement cherche à obtenir une implication plus grande des collectivités locales, sans rien préciser des financements qui pourraient rééquilibrer les inégalités territoriales. En articulation avec l’acteIII de la décentralisation, le risque est grand de se diriger vers un service public plus municipal que national. Avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir en termes de politique scolaire et de creusement des inégalités. En effet de nombreuses collectivités territoriales ne pourront faire face à la situation créée et, soit ne proposeront pas de prise en charge des enfants, soit feront appel au privé, ou encore multiplieront des petits boulots, précaires, sous-payés et peu qualifiés, donc féminins en grande majorité. Les espaces d’animation se verraient détournés de leur vraie mission, en jouant le rôle d’école par défaut

Voir les commentaires

Education: la répartition des nouveaux postes par académie (document)

20 Décembre 2012, 14:47pm

Publié par PCF Villepinte

Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale

 - le 20 Décembre 2012

Education nationale

Documents à télécharger : Les moyens de la rentrée 2013-Education nationale -

La répartition des postes dévoilée

 

Le ministère de l’Éducation nationale a dévoilé mercredi la répartition, par académie, des 6 770 équivalents temps plein créés à la rentrée 2013 dans les écoles, collèges et lycées.

Le détail, c’est maintenant. Le ministère de l’Éducation nationale a dévoilé, hier, la répartition par académie des 6 770 créations de postes « équivalents temps plein » (ETP) prévues à la rentrée 2013 dans les écoles, collèges et lycées publics. L’engagement d’en créer 60 000 sur le quinquennat trouve là sa « première traduction concrète », souligne le ministère qui va, plus précisément, affecter 3 006 postes au premier degré et 3 764 au second degré.

  • Toutes les académies devraient en bénéficier

A l’exception de Nancy-Metz, de la Martinique et de la Guadeloupe, qui vont connaître, d’après la Rue de Grenelle, des baisses d’effectifs d’élèves « significatives » et où le taux d’encadrement actuel est « très favorable ». Parmi les principaux bénéficiaires de ces créations de postes, on trouve l’académie de Créteil (405 postes en primaire, 430 dans le secondaire) et Versailles (439 et 400). Suivent les académies de Toulouse, Bordeaux et Nantes.

  • Qui sera nommé sur ces postes?

Les étudiants qui auront réussi les épreuves d’admissibilité de juin prochain et qui effectueront, entre septembre 2013 et les épreuves d’admission de juin 2014, un tiers-temps d’enseignement. « Cela permettra de créer sur le terrain 6 770 ETP, d’améliorer le potentiel de remplacement et de libérer des enseignants titulaires pour d’autres tâches », explique le ministère.

Dans le primaire, deux tiers des 3 006 postes créés seront dédiés à l’accueil des élèves de moins de trois ans dans les secteurs les plus défavorisés et à la mise en place du dispositif « plus de maîtres que de classes ». Dans le secondaire, 1 300 des 3 764 créations de postes seront consacrés aux collèges et lycées professionnels afin de lutter contre le décrochage scolaire.

  • Les insuffisances

Dans l’académie de Créteil, touchée par un déficit chronique de remplaçants, beaucoup jugent ces moyens insuffisants. « Les 405 postes dans le primaire ne suffiront pas, souligne Fabienne Chabert, de la CGT Éduc’action. L’académie couvre trois départements : 93, 77 et 94. Et rien qu’en Seine-Saint-Denis, on a 1 200 élèves supplémentaires à la rentrée prochaine. »

 

  • A lire aussi:

L'Etat à la recherche des profs perdus

Education: le voile se lève sur le projet Peillon

Laurent Mouloud

Les moyens de la rentrée 2013-Education nationale
Les moyens de la rentrée 2013-Education nationale

Voir les commentaires

Refonder l’école, pour quoi faire ?

14 Décembre 2012, 11:02am

Publié par PCF Villepinte

Communiqué du réseau école du PCF :

Une première version du projet de loi d’orientation pour l’école vient d’être publiée. Le gouvernement y affiche son ambition de « refonder l’école de la République » pour « répondre aux grands défis auxquels [la France] est confrontée ». La réaffirmation du rôle de la maternelle et la volonté de scolariser les moins de 3 ans, une première remise en cause du socle de compétences avec l’intégration de la dimension de culture, la création des écoles supérieures de l’éducation, l’importance accordée à la pédagogie, le recrutement amorcé de professeurs montrent la prise en compte de propositions portées de longue date par les enseignants et les parents d’élèves. On ne peut que s’en réjouir.

Cependant, le projet entretient le flou sur les objectifs assignés à l’école. S’agit-il de créer les conditions de la réussite de tous ou bien de se contenter de réduire les inégalités à la marge ?

 

 


13 décembre 2012

S’agit-il de poursuivre les politiques libérales qui s’appuient sur l’individualisation et la concurrence pour mettre l’éducation au service de la compétitivité et de la guerre économique, dans la continuité du projet européen « Éducation et formation 2020 » ? ou de construire une école émancipatrice transmettant à tous un haut niveau de culture commune ? Comment mener les politiques sociales ambitieuses incontournables pour la réduction des inégalités sociales et scolaires tout en se soumettant à l’austérité dictée par l’Union Européenne et les marchés financiers ? Il faut faire un choix, et les discussions qui auront lieu avec l’ensemble des acteurs de l’éducation, les citoyens et leurs représentants dans les semaines à venir seront décisives.

Pour être à la hauteur des attentes, le projet ne peut pas s’en tenir à l’objectif de « l’égalité des chances ». L’éducation n’est pas une loterie !

Se résigner à un système qui a ses « gagnants » et ses « perdants » laisserait encore une partie des élèves – les enfants des classes populaires en premier lieu– sur le bord du chemin. Si l’école doit être refondée, c’est pour créer enfin les conditions d’une véritable égalité du droit à l’éducation. Tous les enfants sont capables d’apprendre : l’école peut et doit donc se fixer l’objectif de faire réussir tous les élèves. Le projet de loi est encore loin d’afficher une telle ambition. Il développe une conception de l’élève qui fait reposer les différences sur des dispositions naturelles : on parle d’« aptitudes », de « rythmes d’apprentissages propres à chacun ». Une refondation progressiste de l’école doit rompre avec cette naturalisation des inégalités, affirmer que tous les élèves sont capables d’accéder à un haut niveau de culture et leur en donner les moyens. Prendre ses distances avec le socle commun tel qu’il avait été défini par la loi Fillon est un premier pas. Mais pourquoi alors conserver d’un côté un socle et de l’autre des programmes ? Quels sont ces « apprentissages complémentaires » mentionnés par le projet, et à qui sont-ils destinés ? Il est nécessaire que les discussions des semaines à venir aboutissent à une affirmation claire : l’école, si elle veut être l’école de tous, doit viser les mêmes apprentissages pour tous les enfants.

Il est urgent de s’attaquer aux causes de l’échec scolaire, d’abord en créant les conditions d’une véritable gratuité de l’éducation. Pour lutter contre l’échec scolaire, il faut prendre en compte les obstacles connus qui, dans l’école et hors l’école, empêchent l’appropriation réussie des savoirs. L’inefficacité de l’individualisation des parcours est démontrée : ce n’est pas la solution ! Pour ne pas renoncer à l’égal accès aux savoirs des enfants des classes populaires, c’est bien l’ensemble de l’école qu’il faut refonder sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour acquérir la culture scolaire.

Donnons de l’ambition à ce projet ! Le PCF appelle tous les citoyens, tous les acteurs de l’éducation à s’atteler à la tâche. Un projet pour l’école, c’est un projet pour la société : c’est l’affaire de tous !

Partout en France, le PCF, avec ses partenaires du Front de Gauche, est à l’initiative d’ateliers législatifs pour que nous construisions ensemble la refondation dont l’école a besoin. Soyons nombreux pour faire entendre nos exigences et rendre incontournable la construction de l’école de l’égalité : une école démocratisée, donnant aux citoyens et aux citoyennes de demain les moyens d’être acteurs de leur travail, de leur vie et de celle de la collectivité.

Contact presse : Marine Roussillon, responsable du réseau école du Parti communiste français. marine.roussillon@wanadoo.fr - 06 87 22 97 87


Voir les commentaires

Assises de l'Enseignement supérieur : « se situer au niveau des enjeux »

26 Octobre 2012, 11:26am

Publié par PCF Villepinte

 

Comme l'a confirmé la réunion régionale lundi en Bretagne, la première phase des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a proposé un format croupion et des questionnements balisés, plutôt pauvres, qui ne servent, au mieux, qu’à lisser les contours d’une nouvelle loi déjà prête dans ses grandes lignes.

 

Avant même que l'acte 3 de la décentralisation ne soit discuté, la Ministre Fioraso encourage « la constitution de grands ensembles universitaires ancrés sur leurs territoires, selon les cas infrarégionaux, régionaux ou inter-régionaux, en rapprochant universités et écoles, en associant les organismes de recherche à leur gouvernance, avec des formules juridiques adaptées aux spécificités régionales », tout en précisant que « la gouvernance de tels ensembles doit reposer sur les principes de collégialité, de subsidiarité et de simplification ».

Ce n'est pas le bon chemin à prendre.

 

D’une part, c’est encourager un tête à tête meurtrier entre les exécutifs régionaux et les exécutifs d’Etablissement. Les groupes de pression, les baronnies y trouveront leur compte mais pas la démocratie, pas la logique de Service public. D’autre part, la cohérence nationale du tissu des formations supérieures devient une coquille vide. Avec un tel schéma, une instance fondamentale, représentative, tel que la CNESER (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche), dont le périmètre et les pouvoirs devraient être élargis, perd tout sens. Au final, c'est l’exacerbation de la concurrence entre établissements et régions.

 

Les Assisses doivent se situer au niveau des enjeux et non pas se conclure par une poursuite aggravée de la loi LRU.

 

Le PCF appelle toutes celles et ceux qui sont attachés à la logique de service public et à la cohérence nationale du tissu de formation supérieure à participer à l’Atelier Législatif du Front de Gauche Enseignement supérieur et Recherche pour construire la grande Loi pour l'Enseignement supérieur et la recherche dont notre pays a besoin.

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.

 

le 24 octobre 2012

A voir aussi

·         Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche : L'atelier législatif du Front de gauche indispensable outil du cap à gauche

·         Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche : L'atelier législatif du Front de gauche indispensable outil du cap à gauche

·         Partager les savoirs

·         Le Front de Gauche répond au questionnaire du SNTRS-CGT

·         Idex 2 : Un pas de plus dans la déstructuration du tissu universitaire et de recherche

Assises de l'Enseignement supérieur : « se situer au niveau des enjeux »

 

 

 

Assises de l'Enseignement supérieur : « se situer au niveau des enjeux »

Voir les commentaires

Plan Hollande sur l’éducation : difficile de passer des intentions aux actes avec une politique d'austérité

10 Octobre 2012, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

 

 

François Hollande a exposé aujourd'hui les grands axes de sa politique éducative. On ne peut que se féliciter de l'importance accordée à l'école et des objectifs ambitieux qui ont été affichés : non seulement lutter contre l'échec scolaire, mais bien assurer la réussite de tous et construire l'école de l'avenir. On se réjouit encore de voir le président reprendre à son compte des propositions portées depuis longtemps par les organisations syndicales : scolarité des moins de 3 ans, plus de maîtres que de classes en primaire... Et quand François Hollande affirme la nécessité d'une refondation de l'école, nous disons : chiche !

Mais que deviendront dans les faits ces propositions face aux exigences des marchés financiers ? Comment seront-elles mises en œuvre si la France est condamnée à l'austérité par la ratification du pacte budgétaire européen ? Le PCF, avec tous les acteurs de l'éducation et l'ensemble des citoyens, saura rester vigilant pour que les bonnes intentions ne tournent pas court.

L'idée que les devoirs des élèves doivent être pris en charge sur le temps scolaire a ainsi de quoi séduire : elle semble rompre avec le transfert des missions d'éducation du service public vers les familles et les collectivités locales. Elle va dans le sens de la prise en charge de l'ensemble des apprentissages nécessaires à la réussite des enfants par le service public d'éducation nationale...  à condition que cette aide aux devoirs soit bien assurée par des enseignants sous statut de la fonction publique et sur leur temps de service, et non par des précaires ou des associatifs, payés par l'établissement ou la collectivité territoriale. 

François Hollande répond à l'exigence d'un pré-recrutement des enseignants, permettant d'attirer plus de jeunes vers le métier et de leur assurer de bonnes conditions de formation, par des "emplois d'avenir professeurs" : des contrats de droit privés. Ces emplois vont obliger l'étudiant à travailler tout en finissant son master et en préparant son concours... Une mission impossible, qui ne peut que nuire à la formation. Déjà, l'ambition est sacrifiée aux exigences budgétaires. Déjà, le gouvernement remplace les grandes réformes par du bricolage, faute de vouloir y mettre les moyens nécessaires.

L'école a besoin de moyens nouveaux, mais tout n'est pas question de moyens. Et au-delà des difficultés budgétaires, le projet présenté par François Hollande a de quoi inquiéter. Pour enseigner des savoirs plus complexes à plus d'enfants, il faudra du temps. De ce point de vue, le retour annoncé à la semaine de 9 demi-journées est une bonne chose. Mais il ne doit pas servir de prétexte à la réduction du temps scolaire, sous prétexte de rythmes. Nos enfants n'ont pas besoin de moins d'école, mais de plus et mieux d'école. 

Si les objectifs affichent un désir de rupture avec les politiques libérales des années précédentes, les mesures proposées, elles, s'inscrivent dans la droite ligne des réformes de l'école menées ces 10 dernières années. Ainsi, comment peut-on assurer la réussite de tous si les objectifs ne sont pas les mêmes pour toute une génération d'élèves ? En maintenant la distinction entre un socle commun enseignable à tous dans le cadre de la scolarité obligatoire et des programmes plus ambitieux, réservés aux quelques-uns qui seront destinés aux études longues, le projet socialiste refuse de rompre avec l'école inégalitaire. C'est le maintien d'une école à deux vitesses.

Comment donner à tous un même accès aux savoirs, si la politique éducative est différente d'un territoire à l'autre ? Pour assurer la réussite de tous, il faut renforcer le cadre national du service public d'éducation et rompre avec toutes les mesures qui, sous couvert d'autonomie, ont mis les établissements et les territoires en concurrence les uns avec les autres. Au contraire, François Hollande propose de transférer toujours plus de compétences et de dépenses vers les collectivités territoriales ! Ce seraient ainsi aux régions de prendre en main la carte des formations professionnelles et le service public de l'orientation. Ce serait encore aux collectivités territoriales d'assurer l'accès des élèves à des activités périscolaires après la fin d'une journée de cours raccourcie. Ces mesures vont à l'encontre de l'objectif affiché de luttes contre les inégalités et s'inscrivent dans la continuité de la construction d'une école de la concurrence.

Depuis des années, nous nous battons contre la refondation libérale de l'école, qui fait régner la concurrence, aggrave les inégalités et divise les salariés et les citoyens de demain. François Hollande et le gouvernement doivent avoir le courage de rompre avec cette politique. C'est urgent ! Le PCF continuera à travailler à la construction d'une école qui réponde à l'aspiration du peuple et aux besoins de l'avenir : une école de l'émancipation et de l'égalité, transmettant à tous une culture commune ambitieuse et donnant à chacun les moyens de maîtriser les choix individuels et collectifs auquel il sera confronté. Il appelle tous les acteurs de l'éducation, tous les salariés, tous les citoyens à travailler à l'élaboration d'un projet progressiste pour l'école et à se mobiliser pour l'imposer.

 

 

Voir les commentaires

"l’école publique n’a pas d’avenir dans l’austérité budgétaire"

4 Septembre 2012, 16:32pm

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Education: 89,5 millions d’euros de crédits supplémentaires

5 Juillet 2012, 08:52am

Publié par PCF Villepinte

Vincent Peillon

 - le 4 Juillet 2012

 

 

 

Comme prévu, l'Education nationale, priorité affichée du président Hollande, se voit attribuer une part conséquente du collectif budgétaire présenté ce mercredi par le gouvernement. Au total : 89,5 millions d'euros de crédits supplémentaires qui paieront la plupart des mesures annoncées pour la prochaine rentrée scolaire.

L’enveloppe décidée dans le collectif budgétaire permettra notamment de financer la création des 1.000 postes de professeurs dans le primaire, destinés à « atténuer les tensions constatées ». Elle permettra le recrutement de 500 assistants de prévention et de sécurité – nouveau métier - « pour renforcer la présence d'adultes » dans les établissements sensibles. Et également « des aménagements de service » pour les professeurs débutants du premier et second degré.

Formation et recrutements

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, avait annoncé le 26 juin qu'à la prochaine rentrée, les professeurs débutants du secondaire enseigneraient 15 heures par semaine au lieu de 18, ce qui leur permettrait de se former une journée par semaine lors de leur première année d'exercice, après la suppression de leur formation par le précédent gouvernement.

Les crédits supplémentaires concernent aussi le recrutement de 50 professeurs pour l'enseignement technique agricole, 100 conseillers principaux d'éducation, 2.000 assistants d'éducation et 1.500 auxiliaires de vie scolaire pour accompagner les élèves handicapés. Ils financeront, enfin, 12 000 contrats uniques d'insertion (CUI) dans les établissements. Le ministre de l'Education avait promis une « solution » alors que 14 700 de ces CUI arrivent à échéance cet été sans que leur reconduction n’ait été été budgétée par le ministre sortant.

Accompagnants

Au-delà, la ministre déléguée à la Réussite éducative, George Pau-Langevin,  a annoncé pour l'automne un chantier afin « d’élaborer un référentiel professionnalisant permettant de consolider le métier d'accompagnant » des élèves handicapés, en collaboration avec les ministères des Affaires sociales et de la Santé.

En revanche, le collectif budgétaire ne mentionne pas le recrutement des 280 professeurs (70 d'anglais, 60 de lettres, 90 de mathématiques et 60 d'éducation physique et sportive) annoncés par Vincent Peillon pour le secondaire, s’agissant-là de postes seulement non-pourvus mais qui étaient déjà budgétés.

Le projet de loi sur l'école «avant la fin de l'année». La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a confirmé mercredi qu’un projet de loi sur « la refondation de l'école de la République » interviendrait « avant la fin de l'année ». L’annonce intervient alors que le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, engage une concertation sur ce sujet à partir de jeudi. Le lancement de ces consultations, qui doivent durer plusieurs semaines, aura lieu à la Sorbonne, en présence du premier ministre Jean-Marc-Ayrault. Le futur projet de loi devrait aborder des sujets aussi sensibles que les rythmes scolaires et la réforme de la formation des maîtres, avec notamment la création « d’écoles supérieures du professorat et de l’éducation », instituées au sein des universités.

  • A lire aussi:

Budget: le gouvernement Ayrault présente la note

Les personnels AVS remerciés

SNES-FSU: "Aller plus loin que l'urgence"

Laurent Mouloud

Voir les commentaires

Nos enfants ne peuvent pas attendre... Un collectif budgétaire est nécessaire !

25 Juin 2012, 16:25pm

Publié par PCF Villepinte

 

Le réseau école du PCF lance une pétition pour obtenir un "collectif budgétaire" ( vote par le Parlement de crédits supplémentaires au budget annuel de l’éducation nationale) qui permette que la rentrée prochaine se fasse dans de bonnes conditions. Vous pouvez signer en ligne cette pétition ci-dessous en cliquant ici

Un collectif budgétaire est nécessaire pour que la rentrée scolaire se fasse dans de bonnes conditions. Avec la défaite de Nicolas Sarkozy, l’étau qui enserrait l’enseignement public vient de se desserrer un peu. Mais changer un homme ne suffit pas, il faut changer de politique.

L’école a besoin d’une loi d’orientation, élaborée avec tous les acteurs de l’éducation.

Mais sans attendre, il faut préparer les conditions d’une rentrée scolaire qui soit meilleure que les précédentes. Les personnels l’exigent, les enfants en ont besoin. Et pour cela, il faut des moyens tout de suite !

C’est pourquoi nous demandons la mise en place d’un collectif budgétaire : il faut attribuer des moyens nouveaux à l’éducation sans attendre, pour assurer la rentrée prochaine dans de bonnes conditions.

  • Priorité au combat contre l’échec ! Il faut recréer les 2500 postes des RASED supprimés cette année en proposant aux enseignants mutés sur des postes ordinaires de réintégrer leur poste dans les équipes RASED et en recrutant les jeunes qui attendent sur liste complémentaire.

 

Lire la suite


Voir les commentaires

Éducation : les rapports "cachés" de l'Inspection générale enfin publiés

26 Mai 2012, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

Le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, en visite dans une école primaire à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), lundi 21 mai.

Société - le 25 Mai 2012

 

 

 

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon avait promis que les rapports "cachés" sous l'ère Chatel seraient publiés par souci de "transparence" et pour "contribuer utilement au débat public". C'est désormais chose faite avec la divulgation de 17 rapports de l'Inspection générale qui sont autant de mines d'informations sur le système éducatif.

Parmi ces rapports 17 rapports, tous datés de 2011 et mis en ligne sur www.education.gouv.fr figurent notamment ceux sur l'école maternelle, la mise en oeuvre de la réforme de la formation des enseignants, le remplacement des enseignants absents ou les internats d'excellence. Vincent Peillon avait annoncé cette semaine que les rapports "cachés ces dernières années" seraient publiés, reprenant ainsi à son compte des critiques faites par plusieurs organisations, notamment les parents d'élèves de la FCPE, qui avait saisi la Haute autorité de la statistique publique sur la rétention par le précédent gouvernement de droite de notes et rapports. L'Association des maires ruraux de France (AMRF) avait par exemple dû saisir la commission d'accès aux documents administratifs (Cada) pour obtenir le rapport de juin 2011 ("pourtant favorable") sur le plan "Ecole numérique rurale" que l'ancien ministre Luc Chatel lui avait refusé, a expliqué son président, Vanik Berberian.

Publier ces rapports, c'est "instaurer une nouvelle relation de confiance entre l'École et la nation" précise le ministère.

En consultant ces rapports, on relève l'acuité du problème des remplacements, la nécessité d'une formation "adaptée" pour les professeurs de maternelle, les risques de sortie du système éducatif après la classe de seconde professionnelle ou encore le coût des internats d'excellence.

L'administration a une connaissance "très imparfaite du nombre réel des absences" des enseignants du public. Si, dans le primaire, les remplacements se font "dans des conditions satisfaisantes dès le premier jour, il n'en est pas de même" en collèges et lycées. L'enseignement public, où des milliers de postes de remplaçants ont été supprimés depuis 2007, "est par ailleurs confronté à une insuffisance des viviers des professeurs remplaçants que, pour le moment, ni le recours à Pôle emploi, ni l'appel à de jeunes retraités ne permettent de compenser".

Selon un autre rapport, il faut offrir aux professeurs de maternelle une formation "importante" et "adaptée", avec une "ouverture aux autres cultures de la petite enfance", d'autant plus que la réforme de la formation a mis l'accent sur les savoirs par disciplines (français, histoire, sciences, langues...), ce qui n'est pas le plus utile pour faire classe à des élèves de trois à six ans.

Un rapport soulève aussi le coût important des internats d'excellence, par exemple 10.000 euros par an et par interne à celui de Sourdun (Seine-et-Marne), hors masse salariale, ce qui pose la question de leur pérennité car ils ont bénéficié grâce au grand emprunt de "moyens exceptionnels" qui, par nature, ne sont pas renouvelables. Quant à la réforme du bac pro (passé de quatre à trois ans), elle va bien permettre à plus d'élèves de devenir bacheliers, mais "un peu plus d'un jeune sur cinq ne passe pas en première", une "hausse des sorties" qui "constitue une alerte sur le fonctionnement de la seconde professionnelle".

A l'avenir, les rapports de l'inspection générale de l'éducation nationale (IGEN) et de l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR) "ont désormais vocation à être publiés", a assuré le ministère dans son communiqué. Ceux d'ores et déjà en ligne sont "les plus récents" et "les plus anciens seront publiés dans les jours qui viennent", est-il précisé.

Lire aussi :

Les Déchiffreurs mettent Luc Chatel au piquet
Pour l’éducation, c’est l’heure du changement

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>