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CGT Loi Blanquer : appel à la grève nationale le 4 avril !

3 Avril 2019, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 29 mar 2019

Face à la politique éducative rétrograde et libérale, promue par le gouvernement à travers la loi « pour une école de la confiance », les enseignant·e·s se mobilisent afin d’obtenir l’abandon du projet de loi. L’intersyndicale SNUipp-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, FNEC-FP-FO, CGT Éduc’action et Sud Éducation ont appellé à des manifestations sur tout le territoire samedi 30 mars et à une journée de grève nationale jeudi 4 avril.

Les enseignant·e·s ne sont pas dupe. Mobilisé·e·s pour obtenir l’abandon du projet de loi Blanquer, ou « École de la confiance », ces derniers dénoncent la politique éducative rétrograde et libérale du gouvernement.

Une dérive autoritaire annoncée

L’article 1 du projet de loi Blanquer, ou loi « pour une école de la confiance » annonce l’avènement d’une dérive autoritaire. À travers le principe «  du devoir d’exemplarité », le ministère souhaite restreindre la liberté d’expression des personnels, dont la parole commençait à se libérer, comme en témoigne le mouvement des « stylos rouges » ou du hashtag #PasDeVague qui ont émergé fin 2018. Ainsi, toute critique portée par un·e enseignant·e sur l’institution pourrait être légalement sanctionnée par une révocation. Le but est de généraliser le devoir de réserve qui concerne aujourd’hui les seuls cadres du système éducatif ou des cas bien particuliers.

Des cadeaux au privé

Ce devoir d’obéissance proscrivant toute voix dissonante, s’accompagne également, bizarrement, de cadeaux au privé. En l’espèce, les articles 2 à 4, qui prévoient l’abaissement de l’âge de la scolarité obligatoire à 3 ans, est un énorme cadeau fait à l’enseignement privé. Dorénavant, les collectivités locales (donc les mairies) devront également financer les maternelles privées, pour un montant évalué à 150 millions d’euros : autant d’argent en moins pour le service public.

De la mutualisation aux suppressions de postes

Dans son article 6, la loi Blanquer ouvre désormais la possibilité de créer des établissements publics locaux d’enseignements des savoirs fondamentaux (EPSF). Regroupant écoles et collège dans un même bassin de vie, cet article sonnera le glas de l’école primaire et son rattachement direct à la scolarité du second degré. Pour la CGT, les EPSF vont permettre d’atteindre rapidement 3 objectifs : réaliser de grosses économies d’échelle à travers la mutualisation des moyens matériels et humains, territorialiser complètement l’Ecole et la quasi-totalité de la scolarité obligatoire (en transférant les prérogatives aux collectivités), mais aussi la mise au pas complète des personnels enseignants en les soumettant à une autorité renforcée des personnels de direction.

Un métier précarisé

Également au programme, comme le prévoit les articles 10 à 13, le remplacement des écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE) par les instituts nationaux Supérieurs du Professorat et de l’Education (INSPE), dont les directions seront nommées par le ministère. Désormais, les étudiant·e·s assistant·e·s d’éducation pourront intervenir en classe et seront utilisé·e·s comme moyens d’enseignement à partir de la première année de master. Alors qu’il existe déjà un manque de formation des enseignant·e·s avant leur prise de poste, cette loi est un véritable outil de précarisation de l’emploi, où l’État s’assure une réserve de personnels à bas coût qu’il pourra utiliser en fonction des besoins.

Ainsi, les organisations syndicales SNUipp-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, FNEC-FP-FO, CGT Éduc’action et Sud Éducation ont appelé à des manifestations sur tout le territoire samedi 30 mars et à une journée de grève nationale jeudi 4 avril afin d’obtenir l’abandon du projet de loi.

 

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Education : pour une école en commun

27 Février 2019, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

 

Contre une école de la concurrence et de la soumission, pour une école en commun. Marine Roussillon, membre du comité exécutif national, en charge des questions d’éducation, détaille les ressorts de la « loi Blanquer » et rappelle les axes du projet d’une école en commun, proposée par les communistes.

COMMENT CARACTÉRISER LA « LOI BLANQUER » ?

MARINE ROUSSILLON : Blanquer parle d’école de la confiance mais sa conception de la confiance est ultra-libérale : que chacun se débrouille comme il peut ! Blanquer vous fait « confiance » pour que vous vous en sortiez seuls, dans un système qui vous abandonne en vérité, qui abandonne les enseignants à la pénurie de moyens, qui abandonne les lycéens aux choix individuels de leurs parcours, dans un marché de l’éducation complètement opaque.

Ce qui est visé ici, c’est de faire le tri social. L’école de Blanquer, c’est une école de la concurrence et de la soumission. Concurrence parce que tous les cadres collectifs sont cassés au profit de parcours individualisés ; chaque jeune est amené à choisir son établissement, ses options, son parcours, et il va être sélectionné de manière de plus en plus précoce, ce qui va l’isoler, le mettre en concurrence avec les autres et produire de plus en plus d’inégalités sociales. Soumission parce que cette loi est extrêmement autoritaire, à la fois dans la manière dont elle a été votée, contre l’avis de l’ensemble de la communauté éducative ; et autoritaire dans ce qu’elle porte, c’est-à-dire une reprise en main autoritaire par le ministre du système éducatif.

L’article 1 est emblématique, il réduit la liberté d’expression des enseignants et introduit la possibilité de les sanctionner, voire de les révoquer, s’ils critiquent publiquement l’institution. Et puis il y a la reprise en main de la formation des enseignants, la reprise en main aussi de l’évaluation du système. J’ajoute deux mesures phares, celles dont on a beaucoup parlé : l’instruction obligatoire à trois ans. La loi introduit de la concurrence en maternelle. On va obliger les communes à financer les maternelles privées. Ça ne changera rien à la réalité de la scolarisation (la quasi-totalité de ces enfants vont à l’école) mais on ouvre un marché à l’enseignement privé, sur le dos des communes. Cela ouvre un nouvel espace en matière de ségrégation scolaire, on trie les enfants dès le plus jeune âge.

Seconde mesure frappante : l’introduction, par amendement, donc sans consultation des organisations professionnelles, de « l’école du socle », c’est-à-dire « des établissements publics des savoirs fondamentaux ». C’est la possibilité de regrouper des classes de primaire et de collège dans une même administration sur simple décision des collectivités locales, sans consultation des personnels. On voit bien les conséquences budgétaires, le but étant de faire des économies en postes, voire de fermer des écoles, en particulier dans les zones rurales, zones déjà désertifiées où l’école reste le dernier service public. Donc fermetures, temps de trajets trop longs pour les élèves, etc. On va aller vers une école primaire à deux vitesses ; d’un côté il y aura ces « établissements publics des savoirs fondamentaux » et puis, pour les autres, des écoles qui permettront d’aller au collège, au lycée, à des études longues. Là aussi s’opérerait un tri de plus en plus précoce.

ET NOTRE PROJET D’ÉCOLE ?

M. R. : Ce qu’on oppose à ça, c’est une école de l’égalité et de l’émancipation, qui permette à tous les jeunes de s’approprier les savoirs complexes qui leur seront nécessaires pour être ensuite, dans leur vie d’adultes, pleinement citoyens, dans la démocratie, dans leur entreprise, pour prendre les décisions auxquelles ils seront confrontés : http://www.pcf.fr/argumentaire_ecole Tous les enfants sont capables d’apprendre, il n’y a aucune raison de les trier de manière précoce. Par contre, il faut transformer l’école pour qu’elle donne à tous les moyens d’acquérir cette culture commune. Plutôt qu’une école qui trie, on défendrait au contraire une école commune, plus longue, avec une scolarité obligatoire prolongée jusqu’à 18 ans, en renforçant le caractère national du baccalauréat, en garantissant pour tous les bacheliers la possibilité d’intégrer le supérieur dans les filières de leur choix.

Propos recueillis par Gérard Streiff

http://reseau-ecole.pcf.fr/110540

 

 

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REFORME DE L'ECOLE

19 Octobre 2018, 11:29am

Publié par PCF Villepinte

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Éducation : exigeons le meilleur pour nos enfants.

17 Mars 2015, 08:11am

Publié par PCF Villepinte

Éducation : exigeons le meilleur pour nos enfants.

Éducation : exigeons le meilleur pour nos enfants.

Tous les parents et tous les enseignants veulent que leurs enfants, leurs élèves réussissent. L’Etat a le devoir de leur en donner les moyens.

En dépit des promesses de François Hollande, nous constatons que l’Ecole n’a pas échappé aux politiques d’austérité qui renforcent les inégalités.

Après les années Sarkozy qui ont provoqué une véritable saignée dans tout le système éducatif (80 000 postes d’enseignants supprimés, perte de 2 heures d’école par semaine, arrêt de la formation des enseignants), le gouvernement Hollande s’est refusé à engager une politique éducative ambitieuse pour tous les enfants. Il a mis en place une réforme des « rythmes scolaires » qui entérine la réduction du temps d’apprentissage pour imposer « du temps éducatif » payé au moindre coût, et accroissant les inégalités territoriales.

Les inégalités sont de plus en plus criantes et insupportables : peut-on accepter que l’Etat continue à investir deux fois plus pour un élève parisien que pour un élève de Seine-Saint-Denis ?

La situation des écoles dans notre département est de plus en plus difficile : insuffisance de postes pour absorber la hausse démographique, absence d’ enseignants de RASED pour aider les enfants en difficulté , manque de remplaçants, baisse dramatique de la scolarisation des moins de 3 ans en maternelle, effectifs chargés dans les classes, recrutement d’enseignants fragilisés par un statut de contractuels…Et les mesures de rentrée n’annoncent rien de bon !

Donner à l’école les moyens humains et matériels d’assurer la réussite de tous les élèves doit être conçu comme un investissement d’avenir, et non comme une dépense supplémentaire. C’est parce que nous exigeons un droit à l’Education pour nos enfants en Seine Saint Denis qu’un véritable plan d’urgence doit être élaboré dès la rentrée prochaine.

Clémentine Autain Sébastien Bastaraud

 

 

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Explication de vote : Loi sur la refondation de l’école 19 mars 2013

24 Mars 2013, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

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École :

12 Mars 2013, 09:06am

Publié par PCF Villepinte

 

 Décryptage d’une refondation minimaliste

Le projet de loi «pour la refondation de l’école de la République» sera débattu jusqu’au 19 mars. Ce texte d’orientation et de programmation comporte 
59 articles, modifiant le Code de l’éducation, et un rapport annexé, qui 
détaille les moyens budgétaires sur cinq ans et explique les enjeux de cette 
«refondation». Un texte qui remet sur pied une formation des enseignants mais ne rompt pas avec la logique du socle commun.

  • Des moyens humains programmés

60 000 postes seront créés sur cinq ans, dont 54 000 dans l’éducation nationale, 5 000 dans l’enseignement supérieur et 1 000 dans l’enseignement agricole. Parmi les 54 000, 27 000 iront au rétablissement d’une formation des enseignants, 14 000 au primaire et 7 000 au secondaire. Une bouffée d’oxygène qui risque d’être insuffisante. Notamment dans les collèges confrontés au boom démographique de l’an 2000. Rappelons que plus de 100 000 postes ont été supprimés depuis 2002.

  • Priorité au primaire

Deux choix illustrent cette priorité : la relance de l’accueil des moins de trois ans et le « plus de maîtres que de classes » afin de varier les pratiques pédagogiques. Des orientations saluées mais dont les moyens risquent de limiter la portée. Seuls 3 000 postes sur 
cinq ans seront ainsi affectés à la préscolarisation et 7 000 au « plus de maîtres ».

  • La logique de «socle» demeure

Le projet de loi multiplie les nouveaux enseignements : une langue vivante obligatoire dès le CP, une « éducation artistique et culturelle » ou encore un « enseignement moral et civique ». La loi entérine aussi la création d’un conseil supérieur pour élaborer les programmes. Mais voilà. Tous ces objectifs restent corsetés dans la logique du « socle commun » que chaque élève est censé acquérir à la fin du collège. Même augmenté d’une dimension « culturelle », ce Smic scolaire, dont certains élèves devront se contenter, entrave toute réflexion sur une école ambitieuse pour l’ensemble des élèves.

  • Une éducation moins nationale

Le projet de loi renforce le rôle des collectivités territoriales. Ce seront désormais les régions, en concertation avec les branches professionnelles, qui piloteront la carte des formations. Elles décideront des ouvertures et fermetures de sections (CAP et bac pro) afin de « mieux adapter l’appareil de formation aux besoins des territoires », accentuant ainsi les risques d’inégalités territoriales.

  • Retour d’une formation des maîtres

Le texte crée des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espe), destinées à rétablir une formation initiale. Un projet salutaire mais encore flou. Surtout, aucun système de prérecrutement n’est prévu. En commission, Marie-George Buffet (PCF) a fait adopter un amendement jugeant « impératif d’étudier les modalités de mise en œuvre » d’un tel dispositif.

Réforme de l’école : le Front de Gauche ne votera pas contre. Les députés du Front de gauche décideront s’ils optent pour un vote favorable ou une abstention au vu des débats et d’éventuelles avancées, a déclaré leur chef de file, André Chassaigne, le 26 février. Lequel souligne « un volontarisme » du texte et « une volonté nouvelle pour développer l’éducation nationale », notamment « l’attachement à la formation des enseignants » ou encore « la scolarisation avant trois ans ». Il émet en revanche des réserves sur « un utilitarisme de la formation, qui ferait qu’elle serait strictement liée à des bassins d’emploi ».

  • Lire aussi :

Tribune : La gauche et l'éducation, par Jean Robelin

La FSU lance la mobilisation sur l’éducation

Les douze mesures du Front de gauche pour l'école de l'égalité

Laurent Mouloud

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Communiqué du député François ASENSI

28 Février 2013, 18:01pm

Publié par PCF Villepinte

 

asensi

Non-remplacement à l’école Charles de Gaulle de Villepinte :

Dégageons des solutions durables pour l’ensemble du département

 

Depuis plusieurs semaines, les élèves de l’établissement Charles de Gaulle de Villepinte sont confrontés au non-remplacement d’un professeur. Cette situation n’est pas acceptable à un âge essentiel pour l’apprentissage des savoirs fondamentaux.

 

Je suis intervenu le 20 février dernier auprès de l’Inspection académique de Seine-Saint-Denis pour demander qu’une solution pérenne soit apportée.

 

Les effets désastreux de la casse de l’Education nationale sous les gouvernements de droite sont aujourd’hui flagrants.

 

De nombreux établissements scolaires de Seine-Saint-Denis sont confrontés à la pénurie de remplaçants au niveau de l’Académie. Dans un département où les inégalités sont fortes, la réussite de tous les élèves doit véritablement être la priorité des priorités du Gouvernement.

 

Ce mardi à l’Assemblée nationale, les députés Front de gauche se sont entretenus avec le ministre de l’Education sur le projet de loi de refondation de l’école. Nous avons porté auprès de Vincent Peillon l’exigence de plus de moyens pour recruter des professeurs et améliorer les conditions d’apprentissage.

 

 

28 février 2012


Contact :

Julien Peine (06 42 56 45 78)

julienpeine@gmail.com

 

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Ecole: Les parents se mobilisent à Villepinte

13 Février 2013, 10:18am

Publié par PCF Villepinte

Les parents se mobilisent à Villepinte

G.B. | Publié le 12.02.2013, 04h20

Le Parisien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les mobilisations de parents d’élèves s’enchaînent aussi dans le département, au gré des absences non remplacées. Cette fois, c’est à Villepinte que la colère est vive : après le collège Jean-Jaurès, c’est l’école maternelle du Vert-Galant que les parents d’élèves s’apprêtent à occuper à partir de jeudi matin.

Ils réclament un remplaçant pour une enseignante de moyenne section absente depuis deux mois. « Les enfants sont renvoyés chez eux », souligne Philippe Hallay, de la FCPE de Villepinte. Si cette première action reste sans réponse, les parents envisagent d’occuper l’ensemble du groupe scolaire le 19 février. Fin janvier, déjà, ils avaient investi les bureaux de l’administration du collège Jaurès et obtenu le remplacement d’un prof de français absent depuis mi-novembre. La de parents recense à ce jour des postes non remplacés dans six écoles de la ville.

 

 

Le Parisien

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Front de gauche :

3 Février 2013, 07:50am

Publié par PCF Villepinte

" La bataille des idées sur l’école
 reste à mener "

Société - le 1 Février 2013

enseigement

 

 

 

Le Front de gauche organisait cette semaine, à Saint-Denis, une rencontre sur l’éducation. Les participants ont souligné l’urgence de défendre un projet plus ambitieux que l’actuelle « refondation ». Cette réunion publique a rencontré un beau succès. Enseignants, parents, élus ont débattu du projet de loi gouvernemental, en présence de Pierre Laurent. Retour sur cette soirée avec deux de ses organisateurs, Choukri Ben Ayed, sociologue, et Gérard Aschieri, ancien dirigeant de la FSU.

Quel bilan de cette initiative ?

Choukri Ben Ayed. On a ressenti une forte demande de débat sur les questions de l’école. La déception face à la politique actuelle devient de plus en plus palpable et beaucoup constatent l’écart entre l’idéal éducatif porté par le Front de gauche et les mesures insuffisantes de la loi dite de « refondation ».

Gérard Aschieri. J’ai également été frappé par l’envie de débattre. Mais aussi par les témoignages sur la situation dramatique en Seine-Saint-Denis. Les inégalités y restent extrêmement fortes sans que l’on perçoive des perspectives d’amélioration.

Quelles analyses ont été faites du projet de « refondation » ?

Choukri Ben Ayed. Depuis une vingtaine d’années, le système scolaire se fragmente et croule sous le poids des disparités. Le ministre dénonce ces évolutions mais, pour le moment, ce n’est que du discours. Rien n’est encore précisé sur la question cruciale de la sectorisation et donc de la mixité sociale et de l’égalité territoriale… C’est quand même préoccupant lorsqu’on prétend refonder l’école ! Sur le fond, la loi Peillon n’est pas en rupture avec la période précédente. La politique « Éclair », notamment, et son idée d’un pilotage local des établissements, se poursuit alors même que l’on sait que ce type d’organisation produit de la concurrence et de la ségrégation.

Gérard Aschieri. Certes, la loi revient sur plusieurs mesures régressives et avance sur plusieurs points (fin des suppressions de postes, priorité au primaire, retour d’une formation des enseignants…). Mais cela ne va pas assez loin. Il n’y a pas d’objectif nouveau. Ainsi, la scolarité obligatoire, depuis 1959, reste fixée à seize ans… Le gouvernement refuse de la passer à dix-huit ans alors que cela formaliserait l’obligation de faire réussir tous les élèves et de lutter contre les inégalités. C’est, à mon sens, une des grandes faiblesses du projet. Et puis, certaines mesures votées en parallèle de la loi sur l’école sont inquiétantes. Le décret sur les rythmes scolaires, bien entendu, mais aussi l’acte III de la décentralisation avec des menaces sur l’orientation et la formation professionnelle.

Quelles sont les priorités du Front de gauche, désormais ?

Choukri Ben Ayed. Les élus du Front de gauche vont mener bataille au Parlement, tandis que nous allons continuer à diffuser nos réflexions en organisant ce type de rencontre. Les municipalités, elles, devraient se saisir de la réforme des rythmes scolaires, qui va les mettre en porte à faux, pour initier des assises locales de l’éducation et associer les citoyens à la réflexion.

Gérard Aschieri. Au-delà de la bataille de propositions menée au Parlement, il faut mener une bataille d’idées. On a besoin de faire comprendre à la population que la lutte contre les inégalités scolaires concerne tout le monde et qu’accepter qu’une partie des enfants qui ne réussissent pas fait courir un risque à tous les élèves…

« les urgences vont remonter » Invité à conclure la soirée, Pierre Laurent a estimé, mercredi, que « la rupture dont on a besoin en matière d’ambition éducative n’était pas au rendez-vous » avec le projet de refondation de Vincent Peillon. Selon le secrétaire national du PCF, « les urgences vont remonter très vite à la surface car, pour l’instant, on est à peine dans la réparation de ce qui a été détruit auparavant ».

Entretien réalisé par Laurent Mouloud

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Rythmes scolaires:

2 Février 2013, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

 

Manifestation contre la réforme Peillon à Paris

 

 

Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, appelle vendredi à une grève nationale le mardi 12 février pour un report de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 et "pour une vraie réforme réussie".

"Le décret d'aménagement du temps scolaire", paru le 26 janvier au Journal officiel, "doit être revu, les conseils d'école consultés", demande le SNUipp-FSU dans un communiqué. "Cet appel à la grève n'a rien à voir avec celui lancé il y a quelques jours" par d'autres organisations syndicales minoritaires, qui demandent elles l'abandon du projet de loi sur l'école, a précisé à l'AFP Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU. Cet appel "est ciblé sur le premier degré, il ne concerne pas une mise en cause de la loi, puisque nous nous félicitons de la priorité à l'école primaire inscrite dans la loi, qui est porteuse d'espoir et de potentialités", a-t-il souligné.

Grande déception

"Par contre, nous appelons à une journée de grève, de manifestations et de rassemblements sur la réforme des rythmes scolaires telle qu'elle s'engage actuellement sur le terrain", précise Sébastien Sihr. Evoquant le "bricolage qui se dessine aujourd'hui dans ce qui nous remonte du terrain", il déplore: "On est en train de passer de la grande déception à parfois même l'irritation, et donc on demande un report à 2014."

  • A lire aussi:

Prime de 400 euros aux professeurs des écoles: l'entourloupe de Peillon?

Rythmes scolaires: qui paiera la facture?

Sébastien Sihr: "Parler de privilégiés est aberrant"

S.G.

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