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Le PCF alerte contre les propos nauséabonds du site " SOS Éducation "

13 Octobre 2011, 11:52am

Publié par PCF Villepinte

 

Le PCF alerte contre les propos nauséabonds du site
 Depuis plusieurs semaines, l'association « SOS Éducation » fait circuler des courriers, des vidéos et des pétitions. Elle exploite la détresse des parents et des enseignants face à la casse du service public d'éducation nationale et à la construction d'une école inégalitaire pour diffuser les idées les plus réactionnaires.

Alors que l'éducation nationale souffre de l'un des taux d'encadrement les plus faibles d'Europe et que la droite ne cesse de supprimer des postes et de fermer des classes, l'association affirme que l'école a trop de moyens ! Alors que nous avons besoin de favoriser les pratiques pédagogiques démocratisantes pour construire l'école de l'égalité, « SOS Éducation » veut revenir aux pratiques d'autrefois au nom de la discipline et de l'autorité.

 

Proche des mouvements anti-avortement et de l'extrême droite, « SOS Éducation » est de tous les combats d'extrême droite : elle s'est battue pour expurger les manuels d'histoire de toute référence au communisme, pour empêcher l'information sur l'avortement dans les classes de SVT, contre l'exposition « Zizi sexuel » à la Cité des sciences...

Le projet de cette association est une école encore plus inégalitaire (avec la fin du collège unique et un concours d'entrée en 6e) et encore moins émancipatrice, où l'éducation se réduit à l'apprentissage de l'obéissance.

 

Le PCF alerte les parents et les enseignants : derrière un premier discours séducteur sur la souffrance des enseignants au travail et les difficultés de l'école, il y a des propos nauséabonds et une idéologie qui fait peur.

« SOS Éducation », c'est l'extrême droite ! L'association, soutenue par plusieurs députés UMP, veut pousser le gouvernement à aller encore plus loin dans ses réformes. Ne la laissons pas faire. Rassemblons-nous pour construire ensemble l'école dont l'avenir a besoin: une école émancipatrice assurant la réussite de tous.

 

 

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Christian Laval : "l’école est au centre des nouvelles luttes des classes"

28 Septembre 2011, 10:17am

Publié par PCF Villepinte

Dans le cortège parisien, hier, où près de 165 000 enseignants du public comme du privé ont défilé.

 

Société - le 28 Septembre 2011

 

Mots clés : FSU, emploi, Education, Ecole primaire,

 

 

 

Co-auteur de la Nouvelle École capitaliste (La Découverte, 2011), ce sociologue, membre de l’Institut de recherches de la FSU, décrypte les conséquences de la logique d’entreprise appliquée, chaque année un peu plus, à l’éducation.

Vous expliquez dans votre dernier ouvrage La nouvelle école capitaliste que notre système scolaire est aujourd’hui à un « tournant historique ». Lequel ?

Christian Laval. Au-delà des réformes connues du gouvernement Sarkozy, comme la destruction des postes ou la suppression de la formation des enseignants, l’école et l’université sont l’objet depuis une vingtaine d’années d’un changement plus profond. Au gré d’une succession de mesures, parfois peu perceptibles, se construit, brique après brique, un autre modèle éducatif que nous appelons la nouvelle école capitaliste. Ce modèle n’est, certes, pas encore entièrement  réalisé, on peut encore le contenir et le combattre, mais c’est une tendance bien réelle.

Qu’est-ce qui la caractérise ?

Christian Laval. Selon ce modèle, l’école a désormais une fonction qui se voudrait essentiellement, voire exclusivement, économique. La connaissance, qu’elle soit élaborée par la recherche ou diffusée dans l’école, est envisagée comme une valeur économique et intègre la logique dominante de l’accumulation du capital.

Comme cela se concrétise-t-il ?

Christiant Laval. L’aspect le plus visible est lorsque l’enseignement devient une affaire d’achat et de vente. On le voit, par exemple, avec la montée de l’industrie du soutien scolaire ou le développement actuel de différentes  formes de coaching payant. On le voit également avec l’accroissement de la part du privé dans le financement de l’école et l’université. Tout cela relève d’un phénomène de marchandisation. Mais il ne faut pas s’arrêter-là. Moins visible mais plus fondamental, on s’aperçoit que la norme sociale du capitalisme tend à devenir la règle de fonctionnement des systèmes d’enseignement qui sont régulés de plus en plus par la concurrence. De fait, les politiques néolibérales importent dans le champ éducatif et au sein même du service public les logiques propres au marché. Plus qu’à une marchandisation, on assiste donc à une « mise en marché » des services publics d’enseignement, avec des écoles et des universités qui, même si elles restent publiques, tendent à fonctionner comme des entreprises. L’exemple le plus concret est la loi LRU qui instaure de manière délibérée une concurrence entre les universités. C’est également, dans le premier et le second degré, l’assouplissement, voire la suppression, de la carte scolaire qui conduit aussi à une mise en concurrence des établissements.

Quels sont les effets de cette mise en concurrence ?

Christian Laval. Elle a des effets considérables sur le fonctionnement des systèmes scolaires. Partout où elle a été mise en place, comme en Angleterre, en Nouvelle-Zélande ou encore en Australie, elle aboutit à une polarisation sociale et ethnique des établissements. Les études comparatives internationales sont, sur ce point, sans ambiguïté. C’est donc en toute connaissance des conséquences que ces politiques ont été conduites dans notre pays comme dans d’autres, et qu’elles ont été soutenues aussi bien par la droite que par la gauche socialiste. Une unanimité qui dit bien à quel point la norme néolibérale a été imposée et intériorisée par tous les gouvernements.

Qui ces politiques servent-elles ?

Christian Laval. Cette compétition, bien évidemment, favorise les groupes sociaux qui ont des capitaux culturels, des réseaux, bref, les familles les plus riches, celles qui peuvent payer du soutien scolaire ou des écoles qui réclament des droits d’inscription très élevées. C’est donc un facteur supplémentaire de reproduction sociale et cela explique, très largement, pourquoi les inégalités scolaires en France, non seulement ne se réduisent pas mais s’accroissent. Mais ce n’est pas tout. De manière plus générale, ces systèmes éducatifs, régis selon les orientations néolibérales, doivent rendre des services aux entreprises en étant directement soumis aux impératifs d’employabilité et en calquant leur organisation  sur la hiérarchie professionnelle. Ce qui est recherché n’est pas tant la diffusion d’une culture commune mais l’organisation du système scolaire en fonction des différents seuils d’employabilité requis par l’économie elle-même. La nouvelle école capitaliste se structure  donc non seulement comme un marché mais elle se met également au service des marchés ! Avec pour objectif de produire du capital humain directement utilisable par les entreprises à des niveaux de compétence différenciés selon les besoins en main-d’œuvre.

La logique d’apprentissage par « compétences », développée actuellement dans les écoles, va-t-elle dans ce sens ?

Christian Laval. Tout à fait. La logique des compétences n’a rien à voir avec des considérations pédagogiques relevant d’une philosophie éducative plus progressiste. Ce serait un contre-sens de l’analyser comme un élément de dispute classique entre « pédagos » et enseignants « traditionnels ». Ce sont des experts économistes des organisations internationales ou intergouvernementales, comme l’OCDE ou la Commission européenne, qui ont défini ces niveaux d’employabilité différents, avec un niveau minimal qu’on appelle le « socle commun de compétences clés ». Ce sont donc d’abord des considérations économiques qui déterminent aujourd’hui les contenus d’enseignement.

Cette école soumise au marché est-elle réellement nouvelle ?

Christian Laval. Lorsque Bourdieu et Passeron écrivent La reproduction au début des années 70, l’école sert bien la reproduction sociale mais son fonctionnement interne n’est pas entièrement et directement soumis à une norme sociale capitaliste. Aujourd’hui, cette norme pénètre jusque dans la classe, dans le geste professionnel et le contenu de l’enseignement. Cette transformation de l’école se fait de manière très opaque puisque la justification de cette logique de compétences relève, officiellement, de considérants pédagogiques. Ce que croient d’ailleurs encore certains syndicats ou partis politiques.

N’ont-ils pas un peu raison de la croire ?

Christian Laval. L’histoire même de ce socle de compétences démontre quelle logique est à l’œuvre. Le point essentiel est de bien comprendre que nous avons progressivement abandonné les grandes orientations démocratiques du 20e siècle, en particulier la référence au plan Langevin-Wallon. Ce mouvement de réformes progressistes et démocratiques a été en quelque sorte "retourné" et détourné  par la réforme néolibérale. Dans certains pays, comme l’Angleterre, la rupture a été tranchée à l’époque de Margaret Thatcher. Dans d’autres pays, cette rupture est moins nette et certains pensent encore que par « réforme » on doit et on peut encore entendre le prolongement du grand mouvement de démocratisation des systèmes éducatifs qui s'est produit au XXe siècle. Ils n’arrivent pas à comprendre que derrière les mêmes mots se cachent des réalités opposées. Le mot « réforme » ou celui de « compétence » ont changé de signification depuis vingt ans. Désormais, ces termes appartiennent à des logiques qui n’ont plus rien à voir avec le progressisme scolaire, ils participent  de l'imposition de la norme néolibérale.

Comment analysez-vous les oppositions, y compris au sein de la gauche, autour de cette question du « socle de compétence » ?

Christian Laval. Les oppositions actuelles entre partis de gauche ou entre syndicats sur la question du « socle de compétences » relève d’une grande confusion. Le problème stratégique d’aujourd’hui est de retrouver le grand élan de l’école démocratique qui a été trahi et détourné par la réforme néolibérale telle qu'elle est promue aujourd'hui  par l’OCDE et l’UE. Cette confusion est liée, me semble-t-il, à une méconnaissance du fait qu’à partir des années 80 et 90, la réforme néolibérale devient l’objectif central de l’Union. Il suffit de lire la littérature européenne sur la formation et l’éducation pour se rendre compte que le projet d’harmonisation scolaire et universitaire à l'échelle européenne n’a strictement rien à voir avec ce qu’on entendait avant par réforme démocratique. Elle n’a d’autre but que de mettre l’école en phase avec le nouveau capitalisme. Dès 2000, l’argumentaire de la stratégie de Lisbonne, qui veut faire de l’Europe "l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde", déploie ce programme de transformation des systèmes éducatifs, faisant de la connaissance un facteur exclusivement économique au détriment des dimensions  et motivations morales, culturelles, politiques de la transmission des savoirs… Les « compétences » y sont  considérés comme des habiletés professionnelles négociables sur le marché, des "marketable skills" pour reprendre la traduction anglaise complète qui équivaut à nos "compétences" et non plus des connaissances requises pour comprendre le monde, penser ce que l’on est et ce que l’on fait. Ces nouvelles orientations économicistes  et utiliaristes de l’école attaquent au plus profond les fondements humanistes sur lesquels sont construits les systèmes éducatifs européens. Il s'agit là, et je pèse mes mots, d'une véritable autodestruction de l’héritage européen. Le capitalisme colonise l’école par le biais de politiques publiques qui, au fond, introduisent dans l’école la norme capitaliste.

Les débats actuels sur l’école vous semblent-ils à la hauteur des enjeux ?

Christian Laval. Pour ce qui est de l’UMP, rien ne freine plus la droite dans son projet de construction de l’école la plus purement capitaliste qui soit. Il s’agit de façon très ouverte de mettre en place une école concurrentielle, fonctionnant pour l’élite, et qui vise à faire de chaque établissement une petite entreprise avec à sa tête un "patron" qui aura tout pouvoir sur les enseignants. C’est en somme un programme à la fois néolibéral et néoconservateur des plus radicaux. Pour ce qui est du programme des socialistes, ce qui est frappant, c’est sa pauvreté. Il donne l’impression d’une simple répétition d’orientations très anciennes tirées des rapports des années 70 ou 80. C'est un programme, si on peut l'appeler ainsi, qui ne parvient pas à saisir le contexte nouveau dans lequel nous sommes. Les socialistes se sont interdit de comprendre depuis trente ans que l’école était soumise de plus en plus à une norme néolibérale. Lorsqu’ils promeuvent l’autonomie des établissements, ils ne semblent pas du tout comprendre que cette autonomie peut être prise dans des sens très différents et que, dans le contexte actuel de concurrence entre établissements, elle peut avoir des effets extrêmement négatifs sur l’objectif officiel que se donne le programme de lutte contre les inégalités. Il y a là une méconnaissance, volontaire ou non, du nouveau paradigme mondial de l’éducation.

Quelle résistance peut-on construire dans cet environnement dominé par la norme néolibérale ?

Christian Laval. On est en train d’observer des luttes très intenses dans le champ de l’enseignement. C’est devenu un domaine hautement conflictuel. La mobilisation des élèves, des étudiants, des parents, des enseignants, montre que l’école n’est pas hors des combats sociaux. Au contraire, je dirais même que l’école est au centre des nouvelles luttes de classes. A l’échelle mondiale, les luttes contre le néolibéralisme se focalisent très souvent sur le domaine scolaire et universitaire. Depuis quatre mois, les étudiants chiliens combattent le modèle néolibéral qui s'est mis en place depuis la dictature de Pinochet. Non seulement, ils luttent contre le modèle de l’école privatisée et concurrentielle mais ils entrainent l’ensemble de la société à combattre la totalité du modèle néolibérale. D’une certaine façon, le terrain scolaire et universitaire, extrêmement sensible comme on le voit partout, peut être le lieu de cristallisation d’une opposition plus globale aux orientations néolibérales. Cela se voit au Mexique, en Grèce, au Portugal, dans l'ensemble du mouvement mondial des indignés. On est déjà entré dans une phase de mobilisation et de contestation qui dépasse le cadre de l’école. Dès lors, que reste-il à faire ? On peut constater aujourd’hui l’absence d’un modèle alternatif crédible. Il faut donc réinventer l’école démocratique et comprendre qu’elle ne pourra se déployer dans le cadre d’une société aussi inégalitaire où le capitalisme à imposé sa loi  dans toutes les sphères de l’existence. Nous ne pouvons pas réinventer l’école démocratique si nous ne réinventons pas un projet de société démocratique. Mais les choses viennent. On voit bien aujourd’hui que la démocratie est menacée jusque dans son coeur par la logique financière. On observe également   l’émergence de processus révolutionnaires qui pose la question de la réinvention d’une société où la démocratie serait "réelle". Ce qui supposerait une nouvelle école démocratique.

A quoi devrait ressembler cette nouvelle école démocratique ?

Christian Laval. Elle aurait plusieurs dimensions. Elle devrait s'organiser autour de la lutte contre les inégalités scolaires,  laquelle ne va pas sans une lutte contre les inégalités sociales. Elle devrait également comporter une refonte des enseignements qui devraient avoir pour principe de donner aux élèves les moyens de la participation la plus active à la vie politique. Ceci supposerait le déploiement plus ambitieux d' instruments de compréhension d’un monde devenu  plus complexe, ce qui voudrait dire, par exemple, une place autrement plus importante donnée aux  sciences sociales, à l'histoire, à la philosophie,  pour que tous les élèves et les étudiants puisent mieux comprendre dans quel monde ils vivent, et quelle orientation lui donner. Cela voudrait dire aussi que la vie démocratique à l'intérieur du fonctionnement de l’école elle-même soit mieux organisée, soit plus effective, ce qui implique une rupture avec le mode managérial du règne des petits chefs et des petits patrons  qui a été mis en place dans le cadre du "nouveau management public". Cela supposerait également que la pédagogie s’inspire bien plus de pratiques  coopératives dans l'organisation de la classe et dans les façons d'apprendre. La synthèse de toutes ces dimensions  pourrait constituer une sorte de programme directement opposable au modèle de la nouvelle école capitaliste et s'intégrer au projet plus global de  la « démocratie réelle », comme le disent les indignés du monde entier.

A voir :

165 000 enseignants dans les rues parisiennes. Notre reportage en images

A lire :

Plus d’un enseignant sur deux en grève
Education : grève de la faim contre les suppressions de postes
Education : Pierre Laurent présente les propositions du Front de gauche


Entretien réalisé par Laurent Mouloud

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Plus d’un enseignant sur deux en grève aujourd’hui

27 Septembre 2011, 12:39pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 27 Septembre 2011

 

Mots clés : Education, manifestation,

 

 

Près de 54% (53,75%) des enseignants du primaire et 50% de ceux du secondaire dans le public sont en grève ce mardi, selon la FSU. Ils protestent contre les suppressions de postes dans l'Education nationale.

Une mobilisation très suivie dans l’enseignement public, mais également dans le privé même s'il est difficile d'avoir des chiffres précis. La Fep-CFDT, le premier syndicat de l’enseignement privé, indique qu’ils ne disposent pas d’outils pour faire le décompte à l’échelle nationale. Dans l’académie de Nantes, ils seraient tout de même de 35 à 40 % à faire grève, une première.

Auparavant, le ministère de l'Education avait fait état d'une estimation dans la matinée de 28,89% de grévistes en primaire et 22,3% dans le secondaire, pour l'enseignement public.

Dans le public, comme dans le privé, les organisations syndicales proteste contre la nouvelle coupe annoncée dans les effectifs. Elles veulent ainsi peser sur le projet de budget 2012 qui passe demain mercredi en conseil des ministres et prévoit 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l'Education nationale (80 000 sur le quinquennat), alors que les effectifs d'élèves augmentent.
En cette rentrée 2011, l'école primaire est particulièrement touchée: elle a perdu près de 9 000 postes, sur un total de 16 000. Ce qui explique la mobilisation particulièrement forte des professeurs des écoles.

Pour participer à la contestation aujourd’hui, voir : Education : où manifester mardi en France ?

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Forte mobilisation attendue mardi pour la grève des enseignants

25 Septembre 2011, 21:14pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 25 Septembre 2011

 

Mots clés : FSU, Education,

 

 

Les syndicats appelant à la grève mardi n'ont pas digéré que le ministre Luc Chatel ait communiqué en cette rentrée sur la nécessité de cours "sur-mesure", alors que se multiplient les suppressions de postes qui rendent impossible le suivi individuel des élèves.

"On ne fera pas de la qualité si on n'a pas des personnels formés en nombre suffisant. C'est ce qu'on dira le mardi 27 septembre", jour de grève unitaire, a lancé Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, la principale fédération syndicale de l'éducation, lors de sa conférence de rentrée. Les organisations syndicales veulent peser sur le projet de budget 2012 qui passe mercredi en conseil des ministres et prévoit 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l'Education nationale (ce qui en fera 80 000 sur le quinquennat), alors que les effectifs d'élèves augmentent. En cette rentrée 2011, l'école primaire est particulièrement touchée: elle a perdu près de 9 000 postes, sur un total de 16 000.

L'enseignement privé sera également du mouvement. Son appel à la mobilisation est historique. Est réclamé "zéro retrait d'emploi pour 2012". Les enseignants du privé insistent sur le fait qu’ils sont chaque jour devant une classe, aucun professeur n'est en disponibilité, et qu’il n'y a pas de remplaçants. Le secrétaire général de l'enseignement catholique, Eric de Labarre explique que dans le privé, "la suppression de près de 1500 postes de plus cette année pose d'énormes problèmes. Il a fallu retirer des heures d'accompagnement personnalisé aux élèves, renoncer à un certain nombre de dédoublements".

La mobilisation s’annonce forte. En primaire, où les grévistes doivent se déclarer 48 heures à l'avance, entre 20,5% de professeurs (selon le ministère) et 54% (selon le SNUipp) devraient faire grève, ce qui devrait être "très significatif dans de nombreux départements" selon le syndicat. Une centaine de manifestations sont prévues dans le pays. A Paris, le défilé doit partir à 14h30 mardi de Luxembourg.

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Education : les évaluations «trompeuses» du ministère

15 Septembre 2011, 21:28pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 15 Septembre 2011

 

Mots clés : Education,

 

 

Après l’OCDE et le Conseil économique et social, le Haut conseil de l’Education (HCE) livre à son tour un rapport au vitriol sur la politique éducative du gouvernement. Cette fois, ce sont les dispositifs d’évaluation des élèves qui sont visés. Depuis la LOLF, le ministère de l’Education nationale est tenu, en effet, de fournir chaque année au Parlement des « indicateurs de performance ».

Deux catégories principales cohabitent : les indicateurs qui, depuis 2007, évaluent à la fin du primaire et du collège les « compétences de base » en français et en mathématiques ; et les fameuses évaluations que passent, depuis 2010, tous les élèves de CE1 et CM2. Or, selon le HCE, aucun de ces deux types d’indicateurs ne rend compte objectivement de la réalité du système scolaire.

Les premiers – les indicateurs concernant des « compétences de base » - sont jugés « partiels, peu exigeants et donc trompeurs ». Comme le souligne le HCE, ils n’évaluent qu’une compétence et demie sur les sept listées dans le « socle commun », ce minimum culturel que l’Etat a l’obligation, selon la loi de 2005, de faire acquérir à tous les élèves français. De même, la forme de l’évaluation – questionnaire à choix multiple – « ne permet pas de prendre en compte des capacités aussi essentielles que l’expression écrite ou orale en français, ou la construction de figures géométriques en mathématiques ». Enfin, le niveau d’exigence de ces évaluations serait « bien moindre » que celui requis pour le socle commun. Conclusion du HCE : « Cet indicateur devrait être rapidement supprimé. »

Instaurées en 2010, les nouvelles évaluations que les enseignants font passer à tous les élèves de CE1 et CM2 ne trouvent pas grâce, non plus, aux yeux des membres du HCE. Pour ces derniers, elles ne sont « pas fiables ». Notamment pour des raisons de méthode puisqu’elles instaurent une « confusion manifeste » entre une évaluation du système éducatif et une évaluation de sa classe par le maître. Le HCE remarque, par ailleurs, une « diversité de pratiques » : certains enseignants laissent par exemple à leurs élèves plus de temps que prévu pour faire les exercices ; d’autres « préparent » les élèves aux exercices, gonflant ainsi les résultats. Pour le HCE, c’est clair : « Les évaluations de CE1 ne peuvent servir de support à l’élaboration rigoureuse d’un indicateur de pilotage du système éducatif relatif aux acquis. » Idem pour celles de CM2 et de 3e.

« La fiabilité des indicateurs n'est pas assurée, enchaîne le HCE. La manière dont ils sont renseignées (par les propres enseignants des élèves, ndlr) n'est ni contrôlée ni harmonisée », pointe le Haut conseil. Il relève des « pratiques variables d’une école ou d’un collège à l’autre, voire d’une classe à l’autre », rompant ainsi avec le principe d’équité. En fin de troisième, le HCE estime même à « 11% » la proportion d’élèves qui se sont vus attribuer le socle commun sans en avoir validé les sept compétences...

Les syndicats, déjà très critiques de ces méthodes d’évaluation, ont réagit aussitôt. Le SE-Unsa a demandé jeudi à Luc Chatel de « suspendre » les évaluations CE1et CM2. « Comme nous le disons depuis l’origine, ces évaluations n’ont aucun intérêt pour les enseignants et leurs élèves. Il faut sortir des logiques technocratiques pour concentrer les efforts sur les exigences pédagogiques qu’impose l’institution du  socle commun. »

Pour le SNUipp-FSU, principal syndicat du premier degré, « la démonstration est une nouvelle fois faite que le temps éducatif et le temps politique ne font pas bon ménage. Une communication artificiellement valorisante sur les résultats trompeurs d'évaluations mal conçues ne peut tenir lieu de boussole pour orienter l'École. Une évaluation sérieuse des acquis et des difficultés des élèves nécessite des indicateurs fiables et pertinents. Elle doit aussi se déployer dans la durée et en toute indépendance. »

Début 2011, le ministre Luc Chatel avait demandé à la DEPP (division des études du ministère) d'aider la Dgesco à améliorer la qualité de ces évaluations. Le HCE, lui, suggère de créer un dispositif nouveau qui s’inspirait de la méthodologie des évaluations CEDRE (Cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon), menées sans grande publicité depuis 2003. Ces évaluations s’effectuent sur des échantillons d’élèves et se déroulent à deux moments-clés de la scolarité - la fin de l’école primaire et la fin du collège. « Le moment est venu de confier à une agence d’évaluation indépendante la mise en œuvre d’un tel programme, ajoute le HCE. Il est essentiel en effet que, dans notre démocratie, les données concernant les résultats de notre système éducatif soient objectives et transparentes, donc incontestables. » Ce qui n’est apparemment pas le cas aujourd’hui.

A lire également :
À quoi servent vraiment les évaluations des élèves ?
Le métier d’enseignant 
est-il en danger ? Table ronde

Laurent Mouloud

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Lundi dans l'Humanité : ils imaginent le lycée de demain

11 Septembre 2011, 22:13pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 11 Septembre 2011

 

Rythmes scolaires, orientation, rapports profs-élèves, lutte contre les inégalités. près de 2 000 lycéens d'Île-de-France ont témoigné de leurs attentes, à l'initiative du conseil régional. Florilège de ces « espoirs » de rentrée.

"35 élèves par classe, c'est beaucoup trop", Adèle en terminale S au lycée Charles-de-Gaulle à Poissy (78).
"Il faut arrêter de stigmatiser le 93"
, Caroline en terminale au lycée d'Alembert à Aubervilliers (93).
"Un droit à l'erreur dans le choix des filières"
, William en première au lycée agricole Bougainville à Brie-Comte-Robert (77).

Au printemps dernier, Henriette Zoughebi, vice-présidente du conseil régional d'Île-de-France en charge des lycées, a souhaité aller à la rencontre des jeunes pour sonder leurs envies. Au total, une quinzaine d'établissements ont accueilli son initiative et près de 2 000 élèves ont pu exprimer leurs attentes. En cette rentrée scolaire marquée par de profondes tensions sociales, l'Humanité a décidé d'ouvrir ses colonnes à ces témoignages qui offrent un autre regard sur notre système scolaire, celui - éclairant - de ses principaux usagers. Un véritable état des lieux de leur éducation.

  • Retrouvez également, un entretien avec Henriette Zoughebi, vice-présidente (PCF) le la région Île-de-France en charge des lycées.

 

A lire également :

  • Les très chères primaires socialistes calquées sur le modèle américain.
  • La mort programmée du servive public de la fôret française.
  • L'analyse des journées d'été du FN.
  • Le coup d'État au Chili, l'autre 11 septembre.
  • Retour sur la victoire des Bleus contre le Japon à la Coupe du monde de rugby.
  • Reportage sur le chantier de la Fête de l'Humanité à J-4

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Témoignage: le cri d'alarme des professeurs stagiaires des écoles de Seine-Saint-Denis

9 Septembre 2011, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

- le 8 Septembre 2011

 

 

Cette année, la situation des professeurs débutants en maternelle et primaire s'aggrave encore, malgré toutes les dénégations du ministre de l'Education. Voilà un témoignage que Luc Chatel devrait lire pour être mieux au fait de la situation dans les établissements scolaires placés sous sa tutelle. Il s'agit de celui d'un collectif de profs stagiaires en Seine-Saint-Denis, qui décrit les aberrations auxquelles ils doivent faire face et lance un appel pour le retour d'une "vraie formation". Edifiant.

"Nous, Professeurs des écoles stagiaires (PES) de Seine Saint Denis souhaitons témoigner de nos conditions de rentrée et alerter les habitant-e-s du département pour l’année qui arrive. La rentrée a commencé tôt pour nous puisque nous venons d’achever nos cinq journées de formations de prérentrée. Sur les documents que nous avons signés, il était noté que celles-ci étaient facultatives. Très vite, on s’est rendu compte que cette notation signifiait pour nous que nous ne serions pas rémunérés pour ces jours. D’autres découvertes se sont ensuite succédé. En effet, sur les 400 professeur-e-s stagiaires que nous sommes, 70 se trouvent sans poste et vont devoir courir à travers le département; pour les autres, une grande partie ne connaissent pas le niveau de leur classe à cinq jours de la rentrée.

 

"Nous partons seuls sur le terrain"

Au cours de cette formation, on nous a expliqués que des cours qui auparavant duraient une trentaine d’heures sont réduits à trois heures, comme c’est le cas du module gestion de classe. On ressort de cette formation avec l’impression que, cette année, nous allons souffrir et que nous allons en plus être assez seul-e-s. A partir de maintenant, nous partons seuls sur le terrain, l’absence de formation nous empêchant de nous revoir. Les professeurs stagiaires qui n’ont pas suivi le master 2 enseignement et n’ont jamais vu la classe sont complètement perdus.

Ce ne fut pas la seule surprise de cette prérentrée! Nous avons en effet appris de la bouche de l’inspecteur académique que nous n’aurions en tout et pour tout que deux jours de formation rémunérée, le reste de la formation étant bénévole. A notre charge de nous former nous-mêmes ou alors d’aller assister aux modules de formation bénévoles prévus les mercredis ou pendant les vacances. Mais quand est-ce qu’on prépare les cours?

 

Quand pouvons-nous participer aux 108h administratives prévues dans nos emplois du temps? Et qu’est devenue la circulaire ministérielle du 31/03/2011? Celle-ci indique clairement que notre année de professeur des écoles stagiaire sera composée d’un tiers de temps de formation et de deux tiers de temps dans la classe. C’est le régime qu’ont eu nos collègues stagiaires de l’année passée. Les professeurs stagiaires n'étant pas formés, un "devoir" implicite de formation échoit aux collègues plus anciens qui ne sont ni habilités ni préparés, et bien entendu pas payés pour cela. Finalement, c'est une année de souffrance silencieuse qui s'annonce. Année durant laquelle l'absence de formation ne dispense pourtant pas d'un jugement et d’un contrôle permanents sur notre travail, liés à la pression de la titularisation.

 

Deux jours de formation par semaine

L'ensemble de ces faits nous amène à revendiquer, dans l'immédiat, l'application de la circulaire du 31 mars (1/3 temps en formation) dans toutes les académies et dans tous les départements. En effet, les professeurs stagiaires du Val- de-Marne bénéficient de deux jours de formation dans la semaine ainsi que de deux jours dans la classe. Cela au moins jusqu'aux vacances de la Toussaint. Pourquoi nous, stagiaires du 93, ne profitons pas d'une formation similaire? Comment allons-nous gérer nos classes à plein temps, alors qu'ailleurs il semblerait que les PES ne soient pas considérés encore tout à fait prêt pour cela?

Par conséquent, un retour à une vraie formation, rémunérée, est essentiel! Il en va de l'avenir de notre métier et surtout de celui de nos enfants!

  • A lire:

Le communiqué du collectif

Quand scolaire rime avec précaire

Une rentrée scolaire de pénurie et de dérégulation

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Une rentrée scolaire de "pénurie et de dérégulation"

5 Septembre 2011, 22:00pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 5 Septembre 2011

 

Mots clés : Education,

 

 

Nouvelle année de diète pour le monde éducatif. Alors que plus de 12 millions d'élèves, de la maternelle au lycée, ont fait leur retour en classe lundi matin, cette rentrée est une nouvelle fois marquée par des suppressions de postes et une série de mesures dont les effets se font de plus en plus sentir sur les conditions d'enseignement. Une journée de mobilisation unitaire est prévue le 27 septembre.

L'entrée en vigueur de la réforme du lycée en classes de première, des expérimentations comme l'autonomie de recrutement d'enseignants, la mise en place d'une évaluation en classe de 5e et une pré-orientation vers la voie professionnelle à partie de la 3e mais aussi la lutte contre le harcèlement ou de nouvelles sanctions contre la violence comptent parmi les innovations de cette rentrée. Pour la FSU, "c'est une école à plusieurs vitesses qui organise le tri entre élèves méritants et les autres". Jeudi, le ministre Luc Chatel avait dressé un bilan des réformes depuis 2007 en louant le "plus beau métier du monde", tout en "assumant" les dizaines de milliers de postes d'enseignants supprimés...

Syndicats d'enseignants et chefs d'établissement dénoncent une rentrée aux conditions de travail dégradées du fait de "la poursuite de la liquidation de la formation des enseignants" (SE-Unsa, primaire et secondaire) et des 16.000 postes supprimés par rapport à l'an dernier. Le primaire comme le secondaire sont touchés.

Dans les écoles, avec 1.500 classes supprimées dans tout le pays, il y a "par effet mécanique plus d'élèves par classe", selon le SNUipp-FSU, principal syndicat du secteur. Et d'année en année, les dispositifs de lutte contre l'échec scolaire (Rased), les postes de conseillers pédagogiques et d'intervenants en langues étrangères font les frais des coupes budgétaires.

En collèges et lycées, la suppression de 4.800 postes intervient au moment où il y a plusieurs dizaines de milliers d'élèves de plus à accueillir: environ 40.000 élèves selon Luc Chatel, le double selon le Snes-FSU.

L'enseignement privé est lui aussi touché (1.433 postes en moins), si bien que les syndicats du secteur ont décidé de se joindre à l'appel à la grève unitaire lancé dans le public pour le 27 septembre.

Avant cela, les élus communistes ont appelé à une semaine d'actions à travers la France de lundi à vendredi, et un comité de défense de l'école vient d'être créé à Toulouse réunissant élus, enseignants et parents d'élèves.

Avec les 14.000 suppressions à venir en 2012, quelque 80.000 postes auront disparu au cours du quinquennat 2007-2012 dans l'Education nationale, qui pèse pour 60 milliards d'euros, soit 21% du budget de l'Etat.

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Chatel/leçons de morale : « Faites ce que je dis et pas ce que je fais » (PCF)

1 Septembre 2011, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

 

 

ecole-copie-1Le ministre de l’Éducation Luc Chatel fait-il de l'humour en annonçant, ce matin dans une interview au Parisien, qu'il souhaite rétablir les leçons de morale en classes de primaire ?

Alors qu'une juge révèle les pressions que les protagonistes de l'affaire Bettencourt ont subit pour éviter qu'ils ne témoignent contre Nicolas Sarkozy, la suggestion de l'ancien cadre de l'Oréal ne manque pas de sel !

Hélas, pour le gouvernement c'est « faites ce que je dits et pas ce que je fais ». La vertu par exemple n'est pas une spécialité maison.

Toute la lumière doit être faite sur cette sordide affaire qui empoisonne la vie politique française. Que la justice passe enfin !

Voilà qui serait bien plus efficace pour les générations futures plutôt que de leur imposer de laborieuses leçons de morale par un gouvernement qui n'en n'a pas.

Communiqué du Parti communiste français

Paris, le 31 août 2011

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Orientation sexuelle dans les manuels scolaires : relance de la controverse

1 Septembre 2011, 06:42am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 31 Août 2011
 

Le Parti socialiste et le syndicat Unsa-Education s'élèvent mercredi contre l'initiative de 80 députés UMP qui réclamaient mardi le retrait d'un manuel de sciences de la classe de première dont ils contestent un chapitre sur l'identité sexuelle des individus.

Les élus, dont plusieurs députés de la Droite populaire représentant près du quart des 344 députés UMP, ont écrit au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, pour lui demander de retirer un manuel de SVT (Sciences et vie de la terre) qui expliquent "l'identité sexuelle" des individus autant par le contexte socio-culturel que par leur sexe biologique (théorie du genre). La lettre est notamment signée par Christian Vanneste, Lionnel Luca et Jacques Myard, fondateurs du collectif de la Droite populaire, Bernard Debré, Eric Raoult ou Hervé Mariton. Les signataires ont reçu mercredi le soutien du secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, "C’est comme si on présentait dans les manuels d’économie la théorie marxiste comme une vérité scientifique", a-t-il concédé...

Yves Jégo, vice-président du Parti radical et proche de Jean-Louis Borloo, a demandé mardi au collectif de la Droite populaire, "groupuscule sectaire" de l'UMP, d'arrêter son "discours haineux", dans un entretien à Liberation.fr. Réclamer le retrait de manuels scolaires évoquant l'orientation sexuelle, comme le font 80 députés UMP, dont nombre de membres de la Droite populaire, est "affligeant", selon lui.

Dans le manuel en question, il est écrit que "le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle" mais que "ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin". "Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l'autre", poursuit le manuel.

Initiative rétrograde pour la gauche

Pour le Parti socialiste, "cette tentative de députés est inacceptable sur la forme comme sur le fond". "Sur la forme, il n'appartient pas au pouvoir politique de déterminer le contenu des manuels, mais aux autorités scientifiques qui en sont chargées", dit-il dans un communiqué. "Sur le fond, la droite montre une nouvelle fois sa vision totalement rétrograde des identités de genre. Cette volonté acharnée de masquer le caractère construit, culturel, social du genre féminin et masculin, de nier la diversité des identités sexuelles ne fait que révéler le refus de la droite des libertés individuelles et notamment sexuelles", ajoute-t-il.

L'Unsa-Education, deuxième fédération syndicale du monde éducatif, s'indigne pour sa part de "cette démarche dogmatique qui prétend imposer une conception aux antipodes de ce que reconnaît le droit français en termes de respect - et non de simple tolérance - de l'orientation sexuelle de chaque individu".

Pour Philippe Meirieu, spécialiste de la pédagogie et président du conseil fédéral d'Europe-Ecologie-Les Verts, " Il est nécessaire d'alerter les élèves sur une réalité sociale de la façon la plus scientifique possible. C'est le rôle de l'école de mettre des mots sur des sujets rigoureux, loin des stéréotypes et des clichés qui peuvent envahir les esprits".

Chatel ne retire pas le manuel contesté par des élus UMP. Le ministre de l'Education nationale n'exerce pas "droit de vie et de mort sur un manuel" scolaire, a répondu mercredi Luc Chatel aux 80 députés UMP.

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