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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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Enseignement supérieur

25 Août 2011, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

Terra Nova propose d'aggraver la sélection par l'argent à l'université

 

Dans une contribution sur l’enseignement supérieur et la recherche pour la présidentielle, la fondation Terra Nova, propose d’augmenter les droits d’inscription à l’université : "un triplement des droits d’inscription en licence et un quadruplement en master et en doctorat sur cinq ans". Rien de moins !!!

Décidément, l’officine proche du PS n’en finit plus de céder aux sirènes ultra-libérales. Elle continue de jouer les poissons-pilotes de ceux qui, à gauche, entendent résigner notre peuple aux politiques antisociales, dans le prolongement de leur asservissement aux marchés financiers.

 

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L'Ordre des Architectes donne raison aux Conseillers généraux communistes

15 Juillet 2011, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

 

 

« JUSQU’OU LAISSERA-T-ON DERIVER LES PPP ? LE TRES MAUVAIS EXEMPLE DES COLLEGES DE LA SEINE-SAINT-DENIS »

C’est sous ce titre sans concession que l’ordre des Architectes publie une tribune dans le très réputé "Moniteur" le 12 juillet. Dans ce texte, l’Ordre des architectes d’Île-de-France dénonce le danger que représente le choix "de la meilleure prestation globale d’un groupement" dans le cadre d’un PPP au détriment "du meilleur projet", promu par la Présidence du Conseil général de Seine-Saint-Denis.

Cette position conforte le point de vue des conseillers généraux communistes, qui se battent, depuis des mois, contre une conception de la commande publique bien trop "arrangeante" pour les intérêts des géants du BTP.

« L’Ordre des architectes a déjà à plusieurs reprises exprimé sa très grande réserve sur le dispositif des partenariats public-privé appliqué à la production architecturale.  

En mêlant simultanément dans une même offre l’architecture, les travaux de l’entreprise, les conditions financières de l’emprunt, la maintenance et la résultante financière qu’est le loyer à payer sur une longue période, le partenariat public-privé conduit inévitablement à la marginalisation du critère de la qualité architecturale du projet.

Aujourd’hui, avec le système mis en place par le Conseil Général de Seine-Saint-Denis pour la construction de 12 collèges par le biais de trois contrats partenariat public-privé, c’est une étape supplémentaire qui est franchie, justifiant les nombreuses craintes déjà formulées et en faisant naitre de nouvelles.

 


13 juillet 2011

Chacun des PPP recouvrant la construction de 4 collèges, pourtant situés sur des communes différentes , le jugement des offres de chacun d’eux sera donc renvoyé à une appréciation globale moyenne qui présente le risque inacceptable d’un résultat qualitatif qui ne soit pas optimum pour chacun des équipements.

Ce n’est en effet pas le meilleur projet pour chaque collège qui sera choisi in fine mais la meilleure prestation globale d’un groupement pour un lot de 4 collèges. L’hypothèse que le groupement sélectionné ne propose pas les meilleurs projets pour chacun des quatre collèges du lot est donc fort probable, ce au détriment de certaines des collectivités qui accueilleront ces futurs équipements et en totale contradiction avec l’esprit de la loi de 1977 affirmant l’intérêt public de l’architecture.

Outre la question centrale de l’affaiblissement du critère de la qualité du projet architectural, l’Ordre des architectes d’Île-de-France dénonce également l’absence d’indemnités pour les équipes ayant remis une esquisse mais n’étant pas retenues au cours du dialogue compétitif pour la phase finale (la remise de l’offre étant prévue en deux phases) et les conditions de rémunération très nettement insuffisantes pour les architectes participant à la totalité du dialogue.

On peut également émettre des doutes sur l’efficacité économique supposée de cette procédure, le regroupement en macro lots de 4 collèges écartant de fait de nombreuses entreprises et restreignant la concurrence à un très petit nombre de groupes aptes à faire face à de telles conditions financières.

Jusqu’à ce jour la construction des collèges a toujours relevé en Ile de France de concours d’architecture. Ceux-ci ont grandement contribué à dynamiser la diversité et la qualité architecturale, à changer l’espace de la vie scolaire, et à enrichir le patrimoine de l’architecture contemporaine francilienne.

Alors qu’il était parfaitement possible au Conseil Général de Seine Saint-Denis d’organiser pour chaque collège une première phase de concours d’architecture et de mettre au point le projet lauréat par la suite avec les groupements, le recours à la procédure de PPP dès la conception et dans une logique globalisante, marque un recul inacceptable de la primauté du projet architectural dans la conception d’équipements publics majeurs sur le territoire de nos villes.

Le Conseil de l’Ordre des architectes d’Île-de-France est résolu à poursuivre son action contre les dérives en cours des procédures de passation de commande qui mettent en cause les fondements même de la loi sur l’architecture et ce faisant, ceux de l’intérêt public.

 »

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Horizon

8 Juillet 2011, 15:13pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

 Double-peine pour les enfants de chômeurs en Haute-Savoie

Jean Denais, le maire UMP de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, a décidé de "restreindre" à la rentrée prochaine l'accès des enfants de chômeurs aux cantines scolaires en raison "du manque de place",...

 

L’école de la République avait cette belle ambition que l’on pourrait résumer avec ces mots de Paul Éluard : « Passer de l’horizon d’un seul 
à l’horizon de tous. » En d’autres termes, donner à chacun, quel qu’il soit, les moyens du savoir et de la citoyenneté. Ce n’était pas l’égalitarisme, mais l’égalité des chances, la vraie. Avec le programme baptisé Éclair, c’est un objectif assez exactement contraire que propose le gouvernement : « Repérer les talents et offrir aux élèves qui en ont les capacités les approfondissements qui leur permettront de les développer et de s’inscrire dans un parcours scolaire d’excellence. » Tant pis pour tous ceux, les plus nombreux, que le système laissera tomber, tandis que les quelques élus se verront engagés dans un parcours de combattants de la réussite 
dans des universités que « l’autonomie » a délibérément placées en concurrence.

Non sans cynisme, mais aussi par un véritable calcul politique et idéologique, ce sont les ZEP que le gouvernement a choisies pour expérimenter ce faux remède propre à tuer le malade. C’est-à-dire que c’est là où les élèves ont le plus de difficultés que l’on entend faire la démonstration que quelques-uns, peut-être, méritants et travailleurs, peuvent s’en sortir, mais que nombre d’autres ne peuvent être sauvés. C’est la mise en œuvre d’un véritable darwinisme social. Ce n’est pas une figure de style. Le darwinisme social, apparu à la fin du XIXe siècle et combattu par Darwin lui-même, voulait que la lutte entre les individus soit l’état naturel des sociétés, au nom de la concurrence entre eux ; il se prononçait pour la fin des protections sociales, de l’aide aux plus démunis, etc. Curieux comme on retrouve là certains des axes majeurs de la politique 
de la droite aussi bien que les récentes déclarations de tel ou tel ministre sur le RSA et autres, sur les assistés… 
Au plan politique, comment ne pas voir aussi qu’une telle redéfinition des missions de l’école dans les quartiers les plus difficiles permettrait de se dédouaner à bon compte des responsabilités de l’action publique dans cette situation ? On a beau faire, ils ne veulent pas réussir, 
ou, de toute manière, ils ne peuvent pas.

La modernité de la droite fait bon ménage 
avec les vieilleries idéologiques qui traînaient 
dans les placards de l’histoire, mais qu’elle remet 
en circulation. Pour autant, il s’agit bien d’une droite d’aujourd’hui. Car cette logique, appliquée donc 
aux écoles, collèges et lycées, intégrant des méthodes 
de gestion venant du monde de l’entreprise, appliquée aux universités, appliquée aux hôpitaux, vise non seulement à introduire dans l’espace public une addiction à la concurrence, mais aussi à préparer le terrain 
à la privatisation de pans entiers des services publics 
de l’éducation et de la santé. Il y a déjà belle lurette 
que l’on ne parle plus d’usagers mais de clients. 
Ce n’est pas seulement une petite manipulation du langage assez détestable, c’est la marque dans les esprits d’un changement de culture. C’est bien ce que voulait Nicolas Sarkozy en parlant de rupture avec le modèle social français. Il ne s’agit pas seulement d’en finir avec les acquis, d’offrir au privé de nouveaux champs d’action et de profit, mais aussi de former les esprits à la compétition dans son sens le plus brutal, à la lutte avec le prochain, à la guerre économique. De ne voir à l’horizon de tous que la courbe des profits, et cela dès l’école.

C’est la mise en œuvre d’un véritable darwinisme social qui voudrait que la lutte entre les individus soit l’état naturel des sociétés.

Maurice Ulrich

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Tous capables ! Construisons une école commune pour la réussite de tous les élèves.

7 Juillet 2011, 17:57pm

Publié par PCF Villepinte

La lettre du Réseau Ecole du PCF :

"Tous les enfants sont capables d’apprendre si on leur en donne les moyens". C’est ce préalable qui conduit le PCF à formuler un certain nombre d’axes de luttes et de propositions pour une école de la réussite pour tous, présentées dans la dernière édition de la Lettre du Réseau Ecole.

Nous mettons ci-dessous en ligne l’édito de Marine Roussillon.

« Les deux tiers de l’échec scolaire en France sont le fait des enfants d’immigrés. » Cette contre-vérité, répétée par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, a rapidement fait des petits. La rectrice de l’Académie d’Orléans-Tours a endossé la chemise brune des détracteurs de l’immigration pour fustiger « l’illettrisme » des parents immigrés et culpabiliser des familles « mal intégrées ».

 


4 juillet 2011

L’échec scolaire relève de la responsabilité de l’État. Les réformes mises en oeuvre ces dernières années, les suppressions de postes contre lesquelles nous continuons de lutter, l’ont aggravé. Mais les responsabilités remontent à plus loin : la démocratisation de l’école est en panne depuis des décennies. Il est temps que viennent au pouvoir des politiques capables de prendre leurs responsabilités et de refonder l’école pour qu’elle assure la réussite de tous.

C’est possible, c’est une question de volonté politique.

Affirmer, cela revient à accuser le gouvernement actuel de ne pas vouloir la réussite de tous. C’est une accusation grave. Et pourtant…

Au moment même où Claude Guéant tente de stigmatiser les familles immigrées, les députés de la majorité ont voté la création de sections « études métiers » en 4e et 3e. Ils remettent ainsi en cause la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans et proposent de confier au patronat la formation d’une partie des élèves : ceux qui « ne sont pas faits pour l’école », c’est-à-dire ceux dont la famille n’est pas en connivence avec les savoirs scolaires, les enfants des classes populaires.

C’est une nouvelle étape dans la construction d’une école inégalitaire : tout est fait pour trier les enfants, donner le minimum à ceux que le gouvernement et les capitalistes destinent aux tâches d’exécution, et sélectionner le plus tôt possible ceux qu’il faudra former – à moindre coût – aux tâches d’encadrement.

Est-ce par hasard si la même rectrice, si zélée à reprendre les propos nauséabonds de son ministre, a diffusé quelques jours plus tard une circulaire encourageant pour la rentrée prochaine la mise en oeuvre du socle commun, l’individualisation des parcours, le tri précoce des élèves ? Les propos racistes de l’une et de l’autre ne sont que la manifestation la plus intolérable du principe qui guide la refondation de l’école mise en oeuvre par la droite : tous les enfants n’ont pas droit à un même accès aux savoirs.

Dans ce contexte, il est plus nécessaire que jamais d’affirmer que tous les enfants sont capables d’apprendre si on leur en donne les moyens. Affirmer notre ambition d’une école commune, capable d’assurer la réussite de tous, est une urgence : c’est la seule revendication capable de rassembler ceux que le gouvernement tente de diviser, et de leur donner envie de se battre.

Nous voulons la même école pour tous : les mêmes programmes pour tous les enfants, de la maternelle jusqu’à la fin du collège.

Mais une école et des programmes repensés sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre : parce que ces élèves ne sont pas des exceptions, dont on pourrait expliquer l’« échec » par des facteurs extérieurs (le « handicap socio-culturel », dont l’accusation portée contre les familles immigrées n’est qu’une nouvelle version) ; ils représentent la majorité des enfants. Les difficultés qu’ils rencontrent ne sont pas les leurs, ce sont celles du système scolaire dans son ensemble.

La bataille à mener est énorme. La dégradation de l’école provoque le désespoir, et la conviction que tous les enfants ne sont pas capables d’apprendre progresse. Menons le débat et portons nos propositions au sein du Front de gauche, pour que les campagnes de 2012 portent l’ambition d’une école commune, assurant la réussite de tous. Notre rubrique consacrée aux discussions sur le Programme populaire et partagée est là pour rendre compte de ce débat et le nourrir. Ouvrons la discussion à gauche, et avec l’ensemble des acteurs de l’éducation. Interpellons les parents, les enseignants, les chercheurs. Pied à pied, menons la bataille idéologique : l’avenir de nos enfants et celui de toute notre société en dépendent.

 

Ces propos sont faux : tous les chercheurs, toutes les enquêtes le montrent. Ils sont aussi scandaleux. Une fois de plus, le gouvernement cherche à diviser ceux qui pâtissent de sa politique, à attiser les peurs et les haines pour mieux fuir ses responsabilités.

Car il faut le dire, l’échec scolaire n’est pas le fait des familles, pas plus qu’il n’est le fait des enseignants. Puisque tous les enfants sont capables de réussir si on leur en donne les moyens, l’échec scolaire est un choix politique.

PDF - 520.9 ko

La lettre du Réseau Ecola

 


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Education

24 Juin 2011, 11:18am

Publié par PCF Villepinte

eco.jpgYannick Nadesan(conseiller municipal communiste à Rennes) à propos de la déclaration de Nicolas Sarkozy

jeudi 23 juin 2011   Communiqué de Yannick Nadesan.  Lors d’un déplacement en Lozère, le Président de la République a pris l’engagement de ne supprimer aucune classe à la rentrée 2012 alors même que Luc Châtel annonçait au mois d’avril la fermeture de pas moins de 1500 d’entre elles…

Si les raisons électoralistes de ce revirement sont absolument évidentes, nul ne doute que la mobilisation des parents d’élèves, des enseignants et de nombreux élus a pesé dans cette annonce présidentielle. En revanche, il n’est aucunement revenu sur le projet de suppression de 16.000 postes dans l’Education Nationale dont 9000 dans le primaire en Septembre prochain.

Pour rappel, depuis 10 ans les gouvernements de droite successifs ont supprimé 74.600 postes dans l’éducation nationale et les écoles rennaises n’ont pas été épargnées. Alors même que la natalité a sensiblement progressé ces dernières années, comment Nicolas Sarkozy envisage-t-il de tenir sa promesse ? En entassant un plus grand nombre d’élèves par classe ? En recrutant des enseignants vacataires ?

Cela signifiera que des élèves en difficulté seront insuffisamment suivis et qu’un nombre toujours plus important de familles se verront refuser la scolarisation de leur enfant avant 3 ans. Avec les parents d’élèves et les enseignants, les élus communistes ont toujours dénoncé les fermetures de classes et la dégradation des conditions d’études dictées par le dogme de la réduction du nombre de fonctionnaires. Nous espérons que les élections de 2012 nous permettront de sortir de cette logique nuisible pour l’avenir de nos enfants.

Pour réussir à l’école et dans la vie nos enfants n’ont pas besoin d’effets d’annonce mais d’un service public de l’Education qui soit solide avec des adultes bien formés, en nombre suffisant et bénéficiant de la stabilité du statut de fonctionnaire.

 

 

 

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Ecole primaire: Sarkozy promet du mieux... pour 2012

23 Juin 2011, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

 Les promesses n'engagent que ceux qui y croient, disait Jacques Chirac. En pré-campagane électorale en vue des élections présidentielles et législatives de 2012, Nicolas Sarkozy reprend à son compte cette maxime. Victime du jour: l'école primaire.

 

  • Annonce électoraliste En déplacement en Lozère, le Président de la République a annoncé ce mardi un maintien du nombre total de classes en école primaire l'an prochain. L'annonce a deux vertus électoralistes.

 notre dossier Elections 2011-2012

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Les propositions du PCF pour l'Ecole

1 Mai 2011, 16:27pm

Publié par PCF Villepinte

 

Par Stéphane Bonnery, Benoît Hooge, Wilfried Lunel, Marine Roussillon

Dans plus d’une cinquantaine de débats sur le programme partagé, parmi lesquels figure notamment le forum national de Rennes, le réseau-école du PCF a fait part de ses analyses et propositions, et nous avons pris en compte des arguments formulés par les nombreux citoyens qui y ont participé.

Sans entrer dans les détails de nos multiples propositions, voici l’essentiel de ce que nous en retenons, qui a trouvé un large écho.

LE BESOIN DE PROJET

La droite casse le service public d’Éducation nationale. Dans le même temps, elle construit une autre école, au service des intérêts du capitalisme. Pour construire cette école inégalitaire, elle s’appuie sur l’insatisfaction provoquée par l’école de la République.

Celle-ci était fondée sur un compromis entre l’élévation générale du niveau des savoirs et la reproduction des inégalités sociales.

Aujourd’hui, la démocratisation est bloquée, l’école est ressentie comme productrice d’échec.

Télécharger la lettre du réseau école - Avril 2011

 

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« Fermer une classe ne va rien arranger... »

8 Avril 2011, 09:49am

Publié par PCF Villepinte

Manifestation de parents et d'enseignants devant le Rectorat de Paris, le 3 février dernier

Société - le 7 Avril 2011

Événement. Éducation

 Après les collèges et lycées, c’est au tour des écoles maternelles et primaires de découvrir, depuis une semaine, le détail des suppressions de postes pour la rentrée prochaine. Les mobilisations s’intensifi ent. Exemple à Paris et dans une école rurale de Haute-Normandie, à Cany-Barville.

Le même rituel se joue tous les mardis matin. Les parents d'élèves de l'école maternelle Tourtille, à Paris (20e), se retrouvent à l'ouverture des portes avant de monter au premier étage et investir le bureau de la directrice. « On commence toujours par envoyer un fax à l'inspecteur d'académie pour lui signaler notre présence, explique Cécile Chevalier, une mère d'élève. Ça fait quatre semaines que l'on tient et on ne lâchera pas tant qu'on ne récupérera pas nos postes. »

Ici, dans ce quartier populaire du bas Belleville, classé en zone d'éducation prioritaire (ZEP), l'annonce d'une fermeture de classe et de la suppression d'un poste de maître Rased (Réseau d'aide aux enfants en difficulté) a provoqué la colère immédiate des parents. « Cette décision purement comptable est irresponsable quand l'on connaît la situation des familles », souligne Luisa Lamda, une mère d'élèves. Le bas Belleville, c'est un taux de chômage qui avoisine les 17 %, quelque 30 % de familles monoparentales et de nombreux hébergements en hôtels sociaux. « Un tiers des enfants qui entrent en maternelle sont des primo-arrivants non francophones, venus notamment de Chine, précise Hélène Calmette, la directrice. Ici, 58 % des parents relèvent d'une catégorie sociale défavorisée, contre 36 % en moyenne dans les autres ZEP. »

« Ici, trois élèves de plus, ça change tout »

Une réalité sociale que l'inspecteur d'académie, arc-bouté sur ses impératifs budgétaires, ne veut pas voir. Pour justifier la fermeture de classe, il s'est basé sur les prévisions d'inscriptions au 31 janvier dernier. Il y avait alors 114 élèves prévus à la rentrée 2011 pour un seuil fixé à... 115. « Le problème, c'est qu'aujourd'hui on a 119 inscriptions mais l'inspecteur ne veut plus rien entendre », s'agace Cécile Chevalier. Conséquence : les classes vont passer de 20 élèves en moyenne à 22 ou 23. « Or, compte tenu des difficultés, deux ou trois élèves de plus ou de moins, ici, ça change tout... »

Autre décor mais même colère à l'école maternelle les Lutins de Cany-Barville, bourg de 3 425 habitants, entre Fécamp et Saint-Valéry-en-Caux, en Haute-Normandie. Ici, une des cinq classes devrait fermer à la rentrée 2011. Pas assez d'élèves, affirme l'inspecteur d'académie, Philippe Carrière qui se base, lui, sur les prévisions d'inscriptions du mois de... novembre 2010 ! Á l'époque, il y avait 112 élèves de prévus à la rentrée prochaine. Problème : ce chiffre n'est pas exhaustif. « Il y aura en réalité 128 élèves inscrits à la rentrée prochaine, si l'on compte les enfants de moins de trois ans qui, de plein droit, peuvent entrer à la maternelle », assurent les enseignants, parents et élus. Or l'inspecteur refuse de les comptabiliser.

La pétition fermée par plus de huit cents personnes

« Et que fait-il des 32 nouveaux appartements en construction dans la commune qui seront habités au dernier trimestre de l'année 2011 ? » s'interroge le maire Jean-Pierre Thévenot. « Il y aura forcément des enfants qui devront intégrer la maternelle en cours d'année », poursuit-il. Photos des futurs appartements en construction à l'appui, l'élu a écrit à l'inspecteur pour lui demander de revoir sa copie. Et s'insurge contre « la casse de l'école en milieu rural » malgré les efforts des élus locaux.

Comme à Belleville, les parents bloquent le bureau de la directrice depuis quelques jours. Et leur pétition a recueilli plus de huit cents signatures. Ils parlent de « double peine » pour leurs enfants. En plus de la suppression d'une classe qui va accroître le nombre d'élèves par classe, le poste de l'enseignant Rased sera lui aussi supprimé. « Or s'il y a un Rased qui intervient dans notre école maternelle, c'est bien qu'il y a des difficultés scolaires. Fermer une classe ne va rien arranger », déplore Martine Baudry, enseignante qui partira à la retraite au mois de juin.

Tous sont convaincus que la décision finale se jouera le jour de la rentrée. « S'il y a plus d'élèves que prévu par l'inspecteur, il sera bien obligé de maintenir cette cinquième classe », tranche l'enseignante. En tout cas, demain vendredi, les oreilles de l'inspecteur siffleront certainement à l'occasion d'une manifestation prévue dans les rues de Cany-Barville.

A lire :

--> Points de vue d'enseignants du primaires

--> Le ras-le-bol des profs

--> En Seine-Saint-Denis, les profs refusent la « liquidation totale » de l’école

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Mobilisation le 18 mai

Le SNUIpp-FSU appelle à une journée de mobilisation avec un rassemblement à proximité du ministère de l'Éducation nationale à Paris, le 18 mai, pour dénoncer les 8 967 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine dans le premier degré. « Un peu partout, enseignants et parents tirent le signal d'alarme », assure le premier syndicat des enseignants du primaire qui appelle « les enseignants et les parents » à faire de ce 18 mai une journée de « rendez-vous pour l'école ».

Laurent Mouloud et Frédéric Seaux

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Ecole: "Combattre les suppressions de poste est un enjeu de société"

2 Avril 2011, 07:06am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 1 Avril 2011

 

 

Cette semaine, les académies ont mis en œuvre la suppression de milliers de postes dans les écoles primaires alors que le nombre d’élèves augmente partout. Enfants, parents, professeur des écoles se mobilisent partout dans le pays pendant que les comités techniques paritaires entérinent, cette semaine, cette lamentable opération (Lutte des classes, témoignez ici!).

Après la Seine-Saint-Denis, jeudi, des actions multiformes ont lieu dans le Val-de-Marne ce vendredi et dans des dizaines de départements. Sébastien Sirh, secrétaire national du Snuipp-FSU revient sur cette réaction citoyenne et salutaire.

Comment les écoles primaires sont-elles impactées par les 16 000 suppressions de postes au sein de l’Education nationale? 

Sébastien Sirh. 8967 postes sont supprimées dans l’école primaire. Différents leviers sont utilisés : dans certains départements, la scolarisation des élèves de moins de trois ans est remise en cause, dans d’autres, on diminue le nombre d’enseignants Rased, qui aident les enfants en difficulté. Ailleurs, les seuils d’ouverture sont relevés, des conseillers pédagogiques et des maitres formateurs sont enlevés. Enfin, le nombre de remplaçants est diminué, comme dans l’Orne.

Qui sont les plus touchés?

Sébastien Sirh. Aujourd’hui, ce sont principalement les postes Rased qui font les frais des suppressions de postes. Il s’agit d’un retour en arrière catastrophique. Xavier Darcos, quand il était ministre de l’Education nationale, projetait d’en supprimer 3000. A force de mobilisation, nous avions réussi à en sauver 1500 à l’époque. L’autre tendance forte, c’est de jouer sur le relèvement des seuils d’ouverture. L’académie calcule la moyenne des élèves par classe dans une école, souvent autour de 28, et, dès que ce seuil est dépassé, ouvre une classe supplémentaire. Or, dans certains endroits, ce chiffre a été relevé à 29 élèves pour ne pas procéder à une ouverture de classe. En Haute-Garonne, ils sont allés jusqu’à 32 ! Mécaniquement, cela entraînera plus d’élèves par classe.

Avez-vous des retours sur cette mobilisation?

Sébastien Sirh. Il est difficile d’en faire déjà un bilan. Seule certitude, une mobilisation est en train de se construire, entre les enseignants qui sont en première ligne, les élus, et les parents d’élèves qui commencent à réaliser les effets dévastateurs d’une telle politique. Les actions menées composent une mosaïque très large. Les commissions entérinant les suppressions de postes sont boycottées, quand elles ne se tiennent pas avec le bruit de manifestations. Des opérations écoles fermées sont menées dans le Val-de-Marne aujourd’hui. Des appels à la grève ont aussi été lancés. Nous allons continuer ce mouvement unitaire, le plus large possible. Dans les prochains jours, un collectif des 25 organisations va se réunir pour préparer la suite.

Comment analysez-vous la participation des parents d’élèves?

Sébastien Sirh. C’est très important. Il est normal que l’ensemble de la communauté éducative se mobilise aujourd’hui pour éviter que les conditions d’apprentissage ne se dégradent, et pour se battre pour un « mieux d’école ». Il s’agit d’un enjeu de société. Les enquêtes internationales comme Pisa ont montré qu’en France l’école primaire était sous dotée en France. Il faut qu’elle revienne l’une des priorités de notre système éducatif, car elle est la première étape de la réussite des élèves. 15 % à 20 % des élèves sont en difficulté dès qu’ils entrent au collège. Répondre à l’inégalité scolaire est la première des urgences. En Seine-Saint-Denis, 0.8 % des enfants de moins de trois ans sont scolarisés, contre 15 % dans le reste de l’Hexagone. La scolarisation précoce est pourtant la meilleure aide aux élèves vivant dans des zones d’éducation prioritaire. Un cri d’alerte est aussi lancé pour interpeller le gouvernement sur le non-remplacement d’un enseignant sur deux partants à la retraite. Georges Tron, ministre de la Fonction publique, a déclaré hier matin que cette règle intangible devait arrêter en 2012. Nous, nous disons que ce dogme doit prendre fin dès maintenant. Nous allons dans le mur si nous continuons cette logique aveugle et dévastatrice.

  • A lire:

Profs non-remplacés, le "93" se mobilise

Des parents d'élèves et enseignants de Seine-Saint-Denis étaient mobilisés jeudi pour dénoncer le manque de moyens, s'estimant victimes de "discrimination territoriale" notamment pour le non-remplacement de professeurs.

"Il y a de vrais dysfonctionnements. Sur les 15 derniers jours, mon fils qui est en CP a raté quatre jours d'école à cause des non-remplacements, a déclaré Cécile Flament, mère de deux enfants scolarisés à Saint-Denis. "Les investissements ne sont pas du tout à la hauteur des besoins", a-t-elle ajouté. "On a l'impression que dans le 93, on n'a pas les mêmes chances de réussite, a estimé Nour Chakhchoukh, élève de terminale à Saint-Denis. On pense à nos petits frères et soeurs, on est inquiets pour le devenir de leur éducation". Lire la suite...

  • A lire aussi:

Les infirmières scolaires défilent

À l’appel de leurs deux principaux syndicats (Snics-FSU et Snies- Unsa), près de 1 500 infirmières scolaires ont manifesté hier à Paris, entre le carrefour de l’Odéon et le ministère de l’Éducation nationale, pour demander une revalorisation statutaire et salariale. Lire la suite...

  • A lire enfin:

La commune fait de la publicité pour sauver son école

«Et si ce n’était plus qu’une carte postale ? » Le cliché représente un élève de dos, faisant face à un bâtiment, avec un triangle sur le cartable. C’est l’image qu’a diffusée par un encart publicitaire dans le journal régional l’Est Républicain la commune pour tenter de sauver son école. La légende de l’Est Républicain est explicite : « Chapelle-des-Bois : 464 habitants, 23 élèves, 1 école ». Lire la suite...

Entretien réalisé par Pierre Duquesne

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Education: l'Humanité lance la "lutte des classes"

30 Mars 2011, 17:22pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 30 Mars 2011

 

 

50.000 postes supprimés dans l'Education nationale depuis 2007, 16.000 de plus cette année et combien de classes fermées à la clé? Partout en France, les parents d'élève, personnels de l'Education nationale et élus locaux se mobilisent pour lutter contre la casse de notre système éducatif.

Humanite.fr tient ici la chronique. Témoignez vous aussi via poleweb@humanite.fr.

 

  • Paris XIIIe: ENSEMBLE SAUVONS NOTRE ÉCOLE

Nous, parents, occupons l’école maternelle Bobillot Vandrezanne (Paris 13e) ce mardi 29 mars 2011, pour demander l’abandon des toutes les suppressions aveugles de postes dans l’Éducation Nationale, et en particulier garder les 9 classes de notre école! Ces suppressions massives et aveugles de postes se traduisent concrètement par la suppression annoncée au dernier CDEN d'une classe de l'école, suppression totalement injustifiée:
- les effectifs présents dans l'école sont actuellement de 240 élèves de 3 ans révolus, conformes au quota défini par le rectorat lui-même pour le maintien de 9 classes!
- les effectifs sont en hausse par rapport à l'année dernière, et cette hausse se poursuit depuis la rentrée.
- les 9 classes ont déjà en moyenne 26,7 élèves, ce qui est conforme aux effectifs moyens des écoles maternelles du quartier, et même plus élevé que la moyenne parisienne.
Nous refusons catégoriquement que les classes passent à 30 élèves, ce qui aurait pour conséquence immédiate la dégradation des conditions d'apprentissage pour tous nos enfants. Le rectorat cherche à compenser toute ouverture de classe sur Paris par une fermeture de classe ailleurs à tout prix. Mais si une nouvelle école ouvre bien enfin aux Grands Moulins, cette école correspond aux besoins des nouvelles constructions de ce quartier, et ne concerne en aucun cas le secteur des familles de Bobillot-Vandrezanne!
Nous nous sommes rendus en délégation au rectorat, parents élus FCPE et UNAAPE, avec l'appui des syndicats, de la mairie, de la FCPE 13e et Paris, avons apporté la pétition, accroché une banderole sur la façade Bobillot afin d'alerter les habitants du quartier, occupons le bureau du directeur mardi dernier et ce matin. Nous occuperons l'école toute la soirée du vendredi 1er avril, pour une soirée des écoles à laquelle sont conviés parents, enseignants, élus. Nous sommes déterminés et resterons mobilisés jusqu'à ce que nous ayons l'assurance que nos enfants auront une rentrée scolaire 2011-2012 digne du service public auquel nous sommes fondamentalement attachés. Pour sauver l’école publique, laïque, gratuite et égale pour tous
Conseil local FCPE de l’école maternelle  Bobillot Vandrezanne (Paris 13e)

 

  • A voir: la manifestation pour la défense de l'Education nationale, Paris, le 21 mars 2011. Photos

 

  • Paris XXe: occupation de l'école Pali Kao et Ramponeau

Le rectorat envisage de supprimer une classe de l’école maternelle Tourtille et le poste d’enseignant spécialisé de soutien aux enfants les plus en difficulté (RASED) des écoles Ramponeau et Pali Kao. Nous, les parents de ces écoles, occupons ces écoles tous les mardi matin. Nous avons été reçus par l’inspecteur de circonscription et parallèlement, l’inspecteur d’académie nous confirme ces suppressions par courrier. Année après année, nous constatons la disparition de postes et la compression des moyens qui nous avaient alloués pour répondre aux besoins du quartier. Nous sommes déterminés à faire entendre notre voix et à ne pas céder à cette logique purement comptable et injuste.
Pour échanger et manifester notre détermination, nous organisons un goûter revendicatif : jeudi 31 mars 2011 à partir de 16h30, devant l’école maternelle Pali Kao.
Les parents d’élève des écoles du bas Belleville (maternelle Tourtille, élémentaire Tourtille, élémentaire Ramponeau, maternelle Pali Kao),
soutenus par la FCPE.

  • Bourg d'Aulnay-Sous-Bois (93): "Les parents d'élèves vont jouer aux échecs humains"

Un échiquier géant sera mis en place devant le portail de l'école maternelle du Bourg jeudi 17 mars à 8h15. Dans une ambiance joyeuse, les parents seront invités, autour d'un petit déjeuner, à jouer aux échecs humains pour parodier les méthodes de remplacements dans la circonscription. Stéphane Fleury, président de la FCPE locale, explique la forme de la manifestation : « Nous souhaitons affirmer avec cet évènement que les enseignants ne sont pas des pions et que nos enfants ne sont pas de la marchandise. Ce problème de remplacement peut impliquer n'importe quel enfant de la circonscription d'autant plus que la méthode est même assumée avec une certaine forme d'indécence ».
En effet les parents et la FCPE de l'école maternelle du Bourg d'Aulnay-sous-Bois se mobilisent depuis deux semaines suite aux remplacements multipliés et arbitraires de professeurs pour des raisons purement administratives. Malgré l'occupation répétée de l'école, les tracts, la pétition, les banderoles, le soutien des élus locaux, l'inspectrice de la circonscription reste sourde et joue la carte de l'épuisement.
Pourtant l'émotion grandit dans la ville à ce sujet et les parents sont chaque fois plus nombreux à occuper la classe d'où le mouvement de colère est parti. Ils sont déterminés à obtenir gain de cause, demandent le retour du professeur de cette classe mais surtout l'arrêt définitif de cette politique injustifiable qui fait passer les contingences comptables avant l'intérêt des enfants.
FCPE Bourg Maternelle d'Aulnay-sous-Bois

  • A lire: Pas résignés face aux suppressions de poste

16 000 suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale à la rentrée prochaine. En pleine tourmente internationale, les défilés ont tout de même rassemblé 30 800 personnes, selon les syndicats. Bien plus que les 13 300 dénombrés le 22 janvier, date de la précédente journée d’action organisée par le collectif L’éducation est notre avenir (FSU, Unsa éducation, Sgen-CFDT, UNL, Unef, FCPE). Lire la suite...

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