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Soutien aux salarié-e-s de l'automobile de Seine St Denis

29 Mars 2013, 17:15pm

Publié par PCF Villepinte

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ANI

27 Mars 2013, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

 Social-Eco - le 26 Mars 2013

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La CGT, FO et Solidaires défileront contre l'accord emploi le 9 avril

 

 

Bis repetita. Après la journée d'action du 5 mars dernier, les trois organisations syndicales allient leurs forces pour manifester contre l'accord national interprofessionnel (ANI) de sécurisation et flexibilité de l'emploi, dont la transposition dans un projet de loi sera examiné ce jour-là à l'Assemblée nationale.

Les deux centrales non-signataires de l'ANI qui a été paraphé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, et Solidaires, ont toutes trois appelées ce mardi à se mobiliser dans quinze jours contre ce projet de loi qui sera examiné au Parlement en procédure d'urgence -une seule lecture dans chaque chambre- et après le vote de l'Assemblée, il sera en débat au Sénat.

Rencontres avec les parlementaires

"Pour la CGT, le changement de cap en matière de politique d’emploi et de garanties sociales pour les salariés est d’une absolue nécessité. C'est pourquoi, après la forte mobilisation du 5 mars qui a réuni 200.000 manifestants, la CGT appelle l'ensemble des salariés du privé comme du secteur public, des retraités et des privés d'emploi, à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 9 avril" pour "empêcher la transposition dans la loi du contenu de l'accord du 11 janvier", indique la centrale dans un communiqué.

Cette dernière explique en parallèle poursuivre "les rencontres avec les parlementaires dans les tout prochains jours afin de leur démontrer la nocivité de l'accord pour les salariés et son inefficacité en matière économique."

Régression

Dans un communiqué, Force ouvrière "appelle ses structures et militants à participer aux rassemblements et actions qui auront lieu le 9 avril" et estime que "l'accord du 11 janvier, comme le projet de loi actuel, constituent une régression des droits sociaux".

FO poursuivra aussi ses "démarches auprès des parlementaires".

L'union syndicale Solidaires appelle également dans un communiqué salariés et chômeurs à "participer massivement" à la journée d'action du 9 avril : "Il s'agit d'amplifier et d'élargir la mobilisation après la réussite de la première étape du 5 mars pour montrer notre détermination au gouvernement", indique Solidaires dans un communiqué.

  • A lire aussi:

Les communiqués de la CGT, de FO et de Solidaires

Les Verts donnent consistance à l'ANI

Une bataille de longue haleine sur l'emploi

S.G.

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CGT PSA Aulnay

26 Mars 2013, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

 

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Lettre d'information n°11
25/03/2013
 
A LA UNE
 

10 semaines de grève, et toujours debout !

Nous sommes en grève depuis le 16 janvier. Et à l’époque, bien peu d’entre nous auraient parié que cela devait durer autant. Depuis, nous avons fait face à tout : les vigiles et les dizaines de cadres déployés par la direction pour nous intimider ; le licenciement de camarades, pour des motifs aussi lamentables que « jet d’œuf » ou « joue du tambour » ; la presse, qui nous a traités de « voyous » ; le gouvernement, solidaire de la direction de PSA ; les convocations de copains à la sûreté territoriale, avec la menace de poursuites judiciaires ; les CRS qui nous accompagnent dans tous nos déplacements, etc.

Mais rien de cela ne nous fait céder, pour une raison simple et juste : nous cherchons à sauver nos emplois, et nous défendons nos camarades sanctionnés par des patrons aussi dénués de scrupules que cupides.

La production toujours paralysée

Depuis le 16 janvier, aucune C3 n’est sortie des chaînes de production. La direction en a perdu plus de 21 000.

Vendredi 22 mars, elle a annoncé qu’à partir du 8 avril, elle allait mettre au chômage l’équipe du soir pour quatre semaines. Une décision qui masque difficilement son échec de remettre en route la production depuis le 16 janvier. Du coup, elle voudrait faire payer la moitié des salaires d’avril par l’Etat. 

C’est pourtant simple, si elle veut sa production, la direction n’a qu’à nous garantir un CDI et lever toutes les sanctions disciplinaires. 

« Cinq syndicats sur six », vraiment ?

La direction de PSA et le ministre Montebourg ont répété que cinq syndicats sur six auraient validé le plan social de PSA. Vraiment ? Au Comité central d’entreprise du 18 mars, la CFTC, FO, la CGC et le SIA ont en effet approuvé le plan de la direction, tandis que la CGT votait contre. Mais la CFDT s’est divisée, deux de ses représentants votant non, tandis qu’un s’abstenait – une petite gifle pour la direction de PSA. 

Surtout, les représentants centraux des syndicats ne représentent pas les salariés d’Aulnay, où les organisations engagées dans la grève contre la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois totalisent 55 % des voix dans le 1er collège (ouvriers et employés) : CGT 36,5 %, SUD 12,5% et CFDT 6%. En deux jours, une pétition à Aulnay a recueilli 1000 signatures contre le plan social. Les notions de « majoritaire » et de « minoritaire » sont donc à revoir ! 

Rassemblement devant le siège PSA 

Lundi 18 mars, c’est à plusieurs centaines que nous nous sommes rendus devant le siège de PSA à l’occasion du Comité central d’entreprise qui s’y tenait. Afin de dire que pour nous, le PSE (« Plan de sauvegarde de l’emploi »), c’est-à-dire le plan de licenciements, c’est toujours non !

Montebourg rate le train de l’Innovation

Mardi 19 mars, une centaine de grévistes ont profité de l’occasion de l’inauguration du « train de l‘innovation » pour interpeller Montebourg sur le silence complice du gouvernement concernant la préparation de milliers de licenciements à PSA et concernant le refus du gouvernement de nommer un médiateur dans le conflit d’Aulnay.

Courageusement, Montebourg s‘est réfugié dans un restaurant de la gare de Lyon. Les salariés réclamaient simplement qu’il s’explique naturellement devant eux ou au moins qu’il les reçoive en présence de la presse. 

Refus du ministre, qui préfère visiblement les plateaux de télé au dialogue avec les salariés en grève depuis 10 semaines, en présence de la presse. 

La caisse de grève

Au 24 mars, 220 000 euros étaient dans la caisse de grève. Un grand merci aux nombreux travailleurs qui nous soutiennent et qui nous aident, ainsi, à tenir bon face à PSA !

Assignation au tribunal de Versailles

A la demande des syndicats CGT de toutes les usines PSA, la Fédération CGT de la Métallurgie a attaqué PSA en justice pour insuffisance du PSE. L’audience aura lieu mardi 26 à 10h, au tribunal de grande instance de Versailles (5 place André Mignot). A cette occasion, nous organisons un rassemblement. Tous les amis de la grève sont invités. Venez nombreux !

 
Communiqués
 
Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay25/03/2013
Dans leur dixième semaine de grève, les salariés de PSA Aulnay combattent toujours le projet accord concernant les conditions de la fermeture de l'usine. En rassemblant près d'un millier de signatures contre ce projet d'accord et pour demander l'ouverture de nouvelles négociations, les salariés ont démontré une nouvelle fois que le rejet de ce projet d'accord est largement majoritaire. C'est avec l'accord des salariés en grève de PSA Aulnay que les syndicats CGT du groupe PSA ont demandé à leur Fédération de porter l'affaire en Justice. Marie-Laure Dufresnes Castets représentera la CGT tout au long de cette procédure.
Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay19/03/2013
Ce mardi 19 mars, une centaine de salariés de PSA Aulnay ont profité de l‘occasion de l‘inauguration du « train de l‘innovation » pour interpeller Montebourg sur le silence complice du gouvernement concernant la préparation de milliers de licenciements à Aulnay et à Rennes à PSA et concernant le refus du gouvernement de nommer un médiateur dans le conflit d‘Aulnay.
 
Nos actions
 
 
Déclarations
 
Là bas si j'y suis
20/03/2013


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LUTTES ter

23 Mars 2013, 10:48am

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 20 Mars 2013

 

 Documentaire : Le combat des salariés de Conti, une leçon de colère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le film de Jérôme Palteau, la Saga des Conti, au cœur d’une révolte ouvrière, dessine une chronique sensible, qui suit à la trace la lutte exemplaire et contagieuse des ouvriers picards. La Saga des Conti, au cœur d’une révolte ouvrière, film documentaire 
de Jérôme Palteau. France, 2012, 1 h 37. 

«La classe ouvrière n’a pas disparu, on l’a rendu invisible », résument les sociologues Stéphane Beaud et Michel Pialoux. Début 2009, les Conti nous ont vengés de cette invisibilité. À Amiens ou Paris, en passant par Compiègne ou Hanovre : c’est simple, on ne voyait qu’eux. Comme un violent retour du refoulé, en forme de claque dans la figure du patronat. Le film de Jérôme Palteau, qui les a filmés depuis le début, dessine une chronique à mi-chemin entre le discours de la méthode et le récit d’apprentissage. Sur la méthode (comment se battre), le documentaire est un peu scolaire. Sur l’apprentissage (grandir grâce à la lutte), il excelle.

Le film s’ouvre sur la trahison originelle. En 2007, la direction avait proposé un retour aux 40 heures hebdomadaires, en échange de la promesse tacite de pérenniser le site. Mensonge et plan social, deux ans plus tard. Tout de suite, deux personnages de cinéma se détachent du lot et portent le documentaire. Xavier Mathieu, capable de retourner une préfecture ou un plateau télé. Et Didier Bertrand, calme sous sa crête punk, avec ses impayables tee-shirts Toots and the Maytals.

Tout partait de zéro et le film a des allures de récit d’initiation. « Moi, je savais défendre un collègue pour une augmentation. Je ne savais pas ce qu’était un comité de lutte et, quand je suis monté sur la palette pour expliquer le truc, j’ai prié pour qu’on ne me pose pas de question », avoue Xavier Mathieu. Rapidement, les AG deviennent le cœur battant du combat. Le creuset qui fournit les idées, le nouveau cadre de travail et, surtout, une dignité. « Maintenant, il n’y a plus de syndicat. C’est un pour tous et tous pour un ! » crie un salarié au début du film. Un « Tous ensemble ! » répété comme un mantra de combat.

« Un pour tous et tous pour un ». Cette morale de mousquetaire se double vite d’une morale de pirate. Impossible de sauver le site ? « Alors, ils devront mettre la main à la poche, ces bâtards », souffle Xavier Mathieu. Le documentaire de Jérôme Palteau est aussi l’histoire d’un millier de personnes qui cessent subitement de jouer le jeu. Ils prennent d’assaut le CE à Compiègne, ou l’AG des actionnaires à Hanovre. Et ça vole dans tous les sens, à l’image : des chaussures, des œufs, des drapeaux, des chaises. La colère est cinégénique, surtout quand elle était portée par l’enthousiasme parfois proprement délirant des Conti. Car la révolte est aussi affaire d’énergie et de plaisir, nous rappelle cette lutte joyeuse.

À la fin, le film s’attarde un instant dans le sillage des Conti. Partout où ils allaient, un mystérieux clochard les suivait. Il est là, dans une gare. « Et, du jour au lendemain, on ne l’a plus jamais revu », explique Xavier Mathieu. Un marginal, un pauvre, parmi d’autres, qui s’est reconnu en eux.

Mehdi Fikri

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LUTTES bis

23 Mars 2013, 10:45am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 23 Mars 2013

Mots clés : lutte, cgt, fralib, unilever, gémenos,
 

Fralib : Unilever parle maintenant d’indemnisation

 

 

 

 

 

 

La filiale française du groupe Unilever veut désormais indemniser les salariés de l'usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône), en lutte depuis plus de 900 jours. Le 3ème PSE vient à nouveau d'être invalidé par la justice, mais le groupe refuse toujours de céder la marque Eléphant.

"Nous avons demandé à nos avocats de contacter les salariés licenciés pour mettre en œuvre cette indemnisation devant le Conseil de Prud'hommes dans les meilleurs délais", explique Unilever France dans un communiqué. Le groupe renoncer à mettre en œuvre un nouveau PSE, mais ne cède tojours pas aux revendications des salariés en lutte. Unilever s'appuie sur un article du code du travail (L1235-11) qui prévoit qu'en cas d'annulation de licenciement, si la réintégration du salarié est impossible, le salarié peut être indemnisé. Cette indemnité "ne peut être inférieure aux salaires des douze derniers mois", précise le code du travail.
Le 28 février, la cour d'appel d'Aix-en-Provence avait annulé le 3è PSE présenté par Unilever dans le cadre de la fermeture de l'usine Fralib de Gémenos, dont deux premières moutures, contestées par les salariés, avaient déjà été invalidées pour les mêmes raisons d'absence de justification économique.

Dans l'arrêt de la cour d'appel, "le juge ordonne de +reprendre à son début la procédure+. A aucun moment la cour d'appel ne parle d'indemnisations, et il n'est fait aucune référence à cette disposition du code du travail", a expliqué à l'AFP l'avocat des salariés qui se dit "surpris". "L'article du code du travail s'applique dans le cas où le site est fermé. Sauf que l'usine existe encore et peut être rouverte".
Ce que veulent d'ailleurs Soixante-douze des anciens employés de Fralib, qui souhaitent récupérer les locaux et outils de travail (rachetés en septembre par la communauté urbaine). Ils ont monté un solide projet de reprise de l'activité sous forme de coopérative. Ils réclament toutefois qu'Unilever leur cède la marque Eléphant, marque uniquement vendue en France et produite depuis la fermeture du site de Gémenos en Pologne... Le projet de Scop des Fralib permettrait aussi de développer une production locale, à partir notamment de plantes aromatiques et de tilleul de Provence.

  • Les Fralib au congrès de la CGT 

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LUTTES

23 Mars 2013, 10:41am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : emploi, cgt, grande distribution, commerce, fnac, ikea, françois pinault, conforama, ppr, 50ème congrès de la CGT, patricia alonso,

 

 

 

 

Conforama: récit d'un conflit social emblématique

 

 

 

 

Les salariés de Conforama luttent depuis plus de deux ans contre les plans sociaux à répétition imposés par la nouvelle direction qui a racheté le groupe à PPR. Patricia Alonso, de la CGT Commerce et Services, fait le point.

Raconter le combat des salariés de Conforama pour conserver leurs emplois revient à faire la liste des plans sociaux que la direction du groupe tente d'imposer depuis deux ans. Cette liste est impressionnante. Les efforts pour faire annuler ces suppressions d’emploi par la justice le sont tout autant.

  • Juillet 2011, premier Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annulé immédiatement par le tribunal. Ce plan visait à restructurer drastiquement le service après-vente Saveo, qui emploie près de 650 personnes
  • Juillet 2012, deuxième PSE présenté au comité central d’entreprise annulé lui aussi en justice. L’appel est en cours. Le jugement devrait intervenir le 22 avril prochain.
  • Fin 2012, troisième PSE présenté par la direction sans attendre les suites judiciaires. Nouvelle attente de décision de justice fin avril.

Ce dernier plan de sauvegarde de l'emploi prévoyait, outre la suppression de 288 emplois, la fermeture de sept centres de service après-vente sur douze en France. Conforama emploie 9 170 personnes en France et compte quelque 200 magasins.

de PPR à un groupe sud-africain

Ces batailles par tribunaux interposés ne sont que les derniers épisodes d'un acharnement à l'encontre de l'enseigne. Le groupe Pinault Printemps la Redoute avait déjà procédé à une saignée de l'emploi pour se défaire au plus vite de ce groupe d'ameublement, afin de se recentrer sur le luxe. Depuis deux ans, le nouveau propriétaire de Conforama, Steinhoff, groupe de distribution sud-africain, poursuit ce martelage de plans sociaux.

 Dans ce contexte, Patricia Alonso, secrétaire de la Fédération CGT du Commerce et des Services, explique le quotidien des salariés de Conforama:

Conforama n’est pas un cas unique dans le commerce. But, Ikea… la liste des conflits sociaux dans ce secteur est elle aussi longue. A cela une seule raison : la recherche de la rentabilité, comme l’explique Patricia Alonso :

  • A lire aussi:

FNAC et Conforama saignent l'emploi

Stéphane Guérard

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Groupe communiste, citoyen, Front de gauche de Seine ST Denis

6 Mars 2013, 08:39am

Publié par PCF Villepinte

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L’appel "contre l’austérité pour les collectivités" lancé par les élus Front de gauche du Conseil général de Seine-Saint-Denis

mardi 5 mars 2013



SIGNEZ L’APPEL
COMMUNES-DEPARTEMENTS-REGIONS

CONTRE L’AUSTERITE : REHABILITONS LA DEPENSE PUBLIQUE !

 

Depuis les lois de décentralisation de 2004 les élu-e-s des collectivités territoriales sont de plus en plus confrontés, lors de l’élaboration de leur budget, à des choix impossibles. En effet, les transferts de compétences des lois de décentralisation (RMI puis RSA, Autonomie, Handicap, personnels des collèges et lycées…) n’ont jamais été compensés au niveau des nouvelles charges financières dont elles ont la responsabilité de par la loi. Le décalage constaté en 2012 est évalué à 6 Milliards € depuis 2004.

D’autre part, avec la crise financière de 2008, les contraintes s’amplifient. L’Etat oblige les collectivités territoriales à participer à l’effort d’austérité pour résorber la dette publique nationale dont elles ne sont absolument pas responsables.

Les dotations financières de l’Etat aux collectivités, après avoir été gelées, seront rognées de 4,5 Milliards €, d’ici 2015, pour assurer le pacte de compétitivité qui prévoit 20 milliards € de cadeaux fiscaux aux entreprises. Et l’accès au crédit est limité par les banques.

Or les communes, les départements et les régions doivent présenter leur budget strictement en équilibre. Le montant des dépenses doit être équilibré par un montant identique de recettes. Cette obligation n’est pas faite à l’Etat.

Alors comment, face à l’urgence sociale qui s’amplifie, satisfaire les aspirations au mieux vivre des femmes et des hommes qui vivent sur nos territoires ?

Notre devoir est d’alerter nos concitoyens.

Poursuivre dans cette voie c’est aller dans le mur. Nous refusons d’aller plus loin dans cette logique d’austérité qui conduit soit à réduire les services publics locaux et donc la réponse à la demande des besoins de nos populations, soit à être obligés d’augmenter perpétuellement l’impôt local sur les familles, soit enfin à réduire l’investissement utile au développement humain et territorial.

Devons-nous, partout en France, présenter les budgets de nos communes, de nos départements, de nos régions en déséquilibre afin de créer un choc du refus et contraindre l’Etat à revoir sa copie ? Nous y sommes prêts ! C’est le sens du mouvement que nous initions afin de refuser l’austérité et réhabiliter la dépense publique.

Nous exigeons :

- Le retour à l’Etat des compétences de solidarité nationale [RSA, APA, PCH…] ou leur compensation à l’euro/l’euro ;

- la création d’un fond d’aide aux collectivités alimenté par une taxe de 0.3% sur les actifs financiers des entreprises. 18 milliards € seraient immédiatement mobilisés. La mise à plat des niches fiscales qui pourraient rapporter 30 milliards d’euros. Ces sommes seraient redistribuées par un système de péréquation qui prendra en compte la richesse réelle des populations ;

- alors que les collectivités locales au travers de la commande publique réalisent 70% des investissements publics, la création d’un pôle bancaire public (avec des nationalisations si nécessaire) leur faciliterait l’accès au crédit à bas coût et sur la longue durée pour réaliser les équipements utiles au développement humain et territorial ;

- l’indexation du montant des dotations de l’Etat aux collectivités sur l’inflation, avec le rattrapage du gel entamé en 2009 ;

- le retour à une imposition des entreprises afin de recréer un lien fiscal dynamique entre l’activité économique des entreprises et le territoire ;

- une réforme de la fiscalité locale des ménages qui tient compte de leurs ressources.

Pour soutenir cet appel, envoyez un mail à nonalausterite@gmail.com avec votre nom, votre prénom, votre fonction ainsi que vos coordonnées téléphoniques.

Word - 33.5 ko Courrier aux élu-e-s

 

 
 

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ANI? NON!

6 Mars 2013, 08:30am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 5 Mars 2013

 Mots clés : régression sociale, Luttes, front de gauche, cgt, flexisécurité, fsu, solidaires, fo, compétitivité-emploi, négociation syndicats-patronat, sécurisation de l'emploi,

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 manifestants crient la "régression sociale, ça suffit"        (vidéos)

 Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, salariés actifs, retraités et privés d’emploi, ont battu le pavé mardi à Paris et bien d’autres encore dans plus de 170 villes, à l'appel de la CGT, FO, FSU et Solidaires, épaulés par le Front de gauche. Ils appellent les députés et sénateurs à ne pas adopter en l'état le projet de loi sur l'emploi, "l'accord de la honte". "Un véritable succès" estime la CGT.

"Tous les paragraphes de l'accord consistent à fragiliser les salariés, à remettre en cause le contrat de travail", a affirmé Bernard Thibault, secrétaire national de la CGT, devant plusieurs milliers de personnes rassemblées au départ du cortège parisien place du Châtelet en direction de l'Assemblée nationale. "On veut influencer la réflexion des parlementaires. C'est un premier rendez-vous. On ne va pas laisser ce texte en l'état". "Nous allons continuer notre pression sur les parlementaires", a renchéri Jean-Claude Mailly, de FO, aux côtés de son homologue de la CGT. 

"Rég ression sociale, ça suffit", "Ayraullande trahissent le peuple", lisait-on sur des pancartes tandis que des manifestants reprenaient un des principaux slogans: "Avec FO et la CGT, sénateurs et députés, dites non à l'accord Medef-CFDT".

http://www.youtube.com/watch?v=K0DpJN2tnP0

"Notre mobilisation pèsera sur les parlementaires"

Une forte délégation de salariés PSA ouvrait le vaste cortège parisien de la CGT. A Marseille, des salariés d'Arcelor Mittal, des Moulins Maurel, d'Air France et des Fralib ont bravé le mauvais temps avec plus de 20000 manifestants. Ils étaient 7000 à Lyon ce matin, dont de nombreux ouvriers de Renault, 5000 à Toulouse pour dénoncer "l'accord scélérat du 11 janvier", où le cortège a été rejoint non seulement par des militants du Front de gauche, mais aussi du NPA et de LO. estime Serge Cambou, responsable FO. A Bordeaux, ils étaient 6000 personnes dans le centre-ville, 3000 à Rennes comme au Mans ou à Rouen et plus de 5000 à Nantes…

Le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, ouvrait le cortège de Lille long de 5000 personnes, derrière une banderole unitaire proclamant "Non à la régression sociale". Des salariés des entreprises ArcelorMittal à Dunkerque (Nord), PSA à Valenciennes (Nord), mais aussi Toyota, Conforama et Fraisnor, un fabricant de lasagnes fraîches du Pas-de-Calais menacé de redressement judiciaire à la suite du scandale de la viande de cheval, étaient présents dans le cortège.

Les leaders du Front de gauche étaient aussi présents à Paris. "On n'a pas élu des députés pour avaliser les écrits du Medef", a tonné Jean-Luc Mélenchon, accompagné, entre autres, de Martine Billard et de François Delapierre. Pierre Laurent était aussi présent, avec  Didier Le Reste animateur du Front des luttes du Front de gauche.

Des parlementaires de l'aile gauche du PS étaient également mobilisés, dont la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann venue dire son "soutien à ces organisations qui représentent plus de salariés que les signataires de l'accord. Un accord en absolu déséquilibre en faveur du patronat". "Nous proposons de l'amender". "Je respecte l'accord conclu mais je ne serai pas un greffier. Je veux pouvoir rééquilibrer le texte", a renchéri le député PS Jérôme Guedj.

Le projet de loi sur "la sécurisation de l'emploi", transcription fidèle par le gouvernement d'un accord paraphé le 11 janvier par le patronat et trois syndicats dont la CFDT, sera présenté au Conseil des ministres ce mercredi. Le débat à l'Assemblée s'ouvrira début avril en procédure d'urgence et se poursuivra au Sénat fin avril. "Début mai ce texte sera applicable", selon le ministre du Travail Michel Sapin.

La CGT comme FO promettent que la lutte va continuer. "La CGT sera fortement présente le 14 mars à Bruxelles dans le cadre de la journée d’action à l’appel de la CES pour dire non à l’austérité et oui à l’emploi des jeunes. La CGT va poursuivre sa campagne d’information et de mobilisation en vue du prochain débat parlementaire en avril pour gagner des mesures favorables aux salariés." annonce le syndicat dans un communiqué.

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ANI bis

5 Mars 2013, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

Accord emploi: mobilisation contre cet ANI qui vous veut du mal

 

 

Ce mardi, la CGT et FO, rejointes par la FSU et Solidaires, appellent à une journée d’action contre l’accord national interprofessionnel dit de sécurisation de l’emploi et sa transposition en un projet de loi, qui faciliterait les licenciements.

Consultez ici la carte des 170 manifestations et rassemblements prévus dans toute la France ce mardi

C’est d’ores et déjà une première. Demain, la CGT et FO, rejointes par des dizaines d’organisations, appellent à « créer les conditions de la mobilisation la plus large possible », à travers des manifestations et des arrêts de travail. Cette démarche, inhabituelle de la part de deux « frères ennemis » habitués à se combattre depuis plus de soixante ans, vise à dissuader le gouvernement de « retranscrire dans la loi un mauvais accord pour les droits sociaux ». Ce mauvais accord, c’est l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier dernier « pour un nouveau modèle économique et social, au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », signé par le patronat, avec la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Le gouvernement, qui s’est engagé à le transformer en loi, doit en adopter l’avant-projet en Conseil des ministres, le 6 mars.

« Engager un bras de fer »

Alors que les ministres martèlent que « l’équilibre » du texte doit être maintenu, les deux confédérations n’ont eu de cesse de faire monter la pression. L’actuel numéro un de la CGT, Bernard Thibault, répète que le gouvernement ne peut pas « dans le même temps adopter une loi qui accélère les procédures de licenciement et dire on va adopter un autre texte qui va permettre d’imaginer la reprise des sites rentables ». « Nous sommes contraints d’engager un bras de fer et d’engager la riposte pour que ce projet de loi tel qu’il est transmis aux députés n’aboutisse pas en l’état, a expliqué le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon. Nous souhaitons que cette mobilisation soit de nature à inverser la politique telle qu’elle est voulue par le Medef et décidée par le gouvernement, qui tourne véritablement le dos aux engagements qu’il avait pris devant les Français lors de la campagne électorale. »

Selon lui, la journée du 5 mars n’est « pas du tout » dirigée contre le gouvernement, mais « contre la manière dont le gouvernement entend transcrire dans la loi un accord qui comporte des dangers graves et imminents pour les salariés ». Il s’est d’ailleurs réjoui que d’autres forces syndicales, notamment le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature, aient pris position contre cet accord. « La manifestation du 5 mars contribuera à ­accroître la pression. Nous allons continuer sur notre ligne : non à l’accord et à sa transposition », réaffirmait ­encore, ce week-end le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. En revanche, la tension monte avec la CFDT, qui, dans un tract, appelle les salariés à ne pas être victimes de ce qu’elle qualifie de « vaste opération d’intox » contre l’accord. Les négociations ont en effet ravivé la tension entre la CFDT et la CGT. Depuis l’accord, la CFDT critique vertement la stratégie de certains militants cégétistes d’Aulnay (PSA) ou Goodyear, tandis que la CGT conteste la légitimité de l’accord en répétant que les trois signataires sont « minoritaires ».

Une conscience collective

Sur le terrain, les réactions sont plus nuancées. « Il y a une espèce de conscience collective que l’enjeu est ultra important », raconte Jacqueline Doneddu, secrétaire adjointe de l’union départementale CGT du Val-d’Oise, qui n’a pas vu une « telle mobilisation » depuis longtemps. « Et cela dépasse la CGT. Dans notre département, deux des trois organisations signataires (CFDT et CFE-CGC) se sont exprimées en public en disant qu’elles ne partageaient pas la position de leur confédération. Les militants du terrain voient bien la différence. » ­Secrétaire général CFDT des Métallos de la vallée de la Seine et de l’Oise, Jean-Pierre Ottavi, en témoigne, lui qui vient de quitter son syndicat par désaccord. « Les salariés se font avoir sur toute la ligne. Si rien n’est fait, c’est une vraie révolution du Code du travail qui va se jouer. Les salariés et les syndicalistes n’auront plus aucun moyen de se battre contre les licenciements », s’explique-t-il, en précisant que demain, il sera « bien évidemment dans la rue »

170 manifestations en France. Plus de 170 manifestations et rassemblements sont prévus (voir la carte des rassemblements ici), selon la CGT. Des appels à cesser le travail ont été lancés dans de nombreux secteurs. À Paris, le cortège partira à 14 heures du Châtelet vers l’Assemblée nationale. À Marseille, départ prévu à 10 h 30, au Vieux-Port. À Lyon, départ à 9 h 30, à la Manufacture des tabacs à Bellecour. À Lille, manifestation régionale à 14 h 30, départ porte de Paris. À Rennes, départ à 11 heures, place de la Mairie. À Bordeaux, départ à 11 h 30, place de la République.

  • A lire aussi:

Accord sur l'emploi: 100 députés PS contre les retouches

Alexandra Chaignon

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Amnistie sociale

3 Mars 2013, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Norbert Gilmez, c'est soixante-quatre ans de combat contre l’injustice

Social-Eco - le 1 Mars 2013

amnistie sociale

 

Norbert Gilmez : "Ne jamais désespérer de la justice, mais savoir se battre"

 

Il est l’un des rares survivants parmi les milliers de mineurs condamnés en 1948 pour fait de grève. Grâce à la proposition de loi communiste adoptée mercredi au Sénat, il sera amnistié et devrait obtenir réparation. Résultat du combat de toute une vie.

«Les mineurs condamnés à l’occasion des grèves de 1948 et 1952 sont amnistiés. Un décret en Conseil d’État définit les conditions d’application du présent article. » C’est l’article 1er A de la proposition de loi sur l’amnistie sociale, déposée par les sénateurs communistes et votée, mercredi, par la majorité de la Haute Assemblée. Deux petites lignes qui valent leur pesant d’or pour Norbert Gilmez, puisqu’elles couronnent soixante-quatre ans de combat contre l’injustice. Norbert, quatre-vingt-onze ans, est l’un des derniers anciens mineurs encore en vie ayant pris part à l’un des épisodes les plus violents de l’histoire de la répression anti-ouvrière : les grandes grèves des mineurs de 1948 et 1952. Après avoir payé un lourd tribut à la résistance au nazisme et avoir répondu, après la Libération, à l’appel à « retrousser ses manches » pour relever le pays exsangue, les gueules noires affrontent le gouvernement, qui tente de remettre en cause des garanties sociales, compensatrices de leurs dures conditions de travail, en particulier un salaire minimum. La répression, organisée par le ministre de l’Intérieur socialiste Jules Moch, sera terrible : la troupe est envoyée, avec des blindés, les brutalités policières font six morts ; deux mille condamnations à des peines de prison sont prononcées. Et trois mille mineurs sont licenciés, sans indemnités, chassés de leur logement, privés du même coup de Sécurité sociale. De surcroît, les Houillères s’emploient à leur barrer la route de l’emploi dans les autres entreprises. Norbert Gilmez, qui sera licencié le 5 décembre 1948 avant d’écoper d’une peine de prison, le dit aujourd’hui et le répète : « Nous avons été victimes de terrorisme d’État. » En 1981, la gauche arrivée au pouvoir donne un espoir en promulguant une loi d’amnistie couvrant notamment les grévistes de 1948. Mais elle ne s’accompagne pas, pour eux, de réparation des préjudices subis. D’où « l’indignation » de Norbert et de ses camarades quand ils apprennent, en novembre 1982, que « les généraux factieux ayant pris les armes contre la France en Algérie étaient, eux, réhabilités et rétablis dans tous leurs droits, pension avec reconstitution de carrière ». Une discrimination d’autant plus révoltante que Norbert n’oublie pas ses camarades qui, « par dizaines », sanction supplémentaire à la suite des événements de 1948, ont été dégradés militairement, alors qu’« ils avaient un grade souvent issu des FTP ».

 

Norbert Gilmez ne lâche rien. Début 2011, il témoigne encore devant le tribunal de Versailles. La cour d’appel condamne alors les Charbonnages de France à verser à 17 mineurs ou à leur famille une somme de 30 000 euros en guise de réparation pour avoir été victimes de « licenciements discriminatoires ». « Le licenciement était triplement illicite, souligne Norbert Gilmez, le droit de grève était garanti par la Constitution, garanti par le statut du mineur, et le licenciement ne pouvait être prononcé que par une commission paritaire qui n’a jamais été réunie. » Mais la haine de classe a la vie dure. Les Charbonnages se pourvoient en cassation. Et ils obtiennent gain de cause, en octobre dernier : la condamnation est annulée. Depuis, le ministère de l’Économie a fait savoir, bon prince, qu’il a « donné instruction » pour ne pas réclamer l’argent versé aux 17 familles. Ces derniers temps, Norbert avait donc repris le flambeau du combat de sa vie. Il vient ainsi, dit-il, d’écrire à Mme Taubira (ministre de la Justice– NDLR) pour « lui donner tous les éléments de ce qui s’est passé en 1948 ».

Le vote, mercredi, d’une nouvelle loi d’amnistie, et l’annonce d’un décret d’application rouvrent, semble-t-il, la perspective d’une réparation complète. « Moi, sans ça, j’aurais eu une vie matérielle au moins trois fois supérieure à celle que j’ai eue », fait valoir Norbert. « Il faudrait qu’on se dépêche, avertit-il. On était encore 300 lors de la loi d’amnistie de 1981, on est 25, peut-être 30 maintenant. Ça ne coûtera pas cher à l’État… » D’après ses calculs, « ça ferait un petit 10 millions d’euros pour l’ensemble de ceux qui restent. À côté des 45 millions accordés à Bernard Tapie pour préjudice moral »… Aucune somme, pourtant, n’effacera l’indignité subie. « Il y a eu tellement de brutalités. Ma femme est restée complètement traumatisée, jusqu’à maintenant », confie l’ancienne gueule noire. « On a été classés “mauvais Français”, déshonorés. On a passé toute notre vie dans le déshonneur. »

Dans un courrier adressé récemment à l’Humanité, Norbert, « au PCF depuis 1944 », plaidait : « Il est grand temps pour le gouvernement de gauche de réhabiliter (les grévistes de 1948), de leur rendre justice par l’application de la loi aux survivants de cette corporation qui a toujours fait passer l’intérêt national avant tout, au prix des plus grands sacrifices, au prix du sang. » Lui qui a « toujours été contre l’injustice, viscéralement », tire cette leçon du combat d’une vie : « Ne jamais désespérer de la justice, mais savoir se battre, être persévérant, obstiné. »

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