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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

luttes

CGT Nouvelle journée d' action contre la réforme des retraites, ce 20 février

20 Février 2020, 08:22am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
Malgré les camouflets du Conseil d’État et deux mois et demi de mobilisation sociale, le gouvernement s’entête à vouloir imposer son projet de réforme des retraites. Analyse alors que le débat parlementaire vient de commencer et au lendemain de l’ouverture de la conférence dite de financement des retraites.
 
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Répressions à l’encontre des lycéens mobilisés

13 Février 2020, 11:46am

Publié par PCF Villepinte

Répressions à l’encontre des lycéens mobilisés

Voilà plus de trois semaines que les E3C (épreuves communes de contrôles continus) ont débuté. Ces épreuves connaissent depuis le début la contestation d’un front large allant des enseignants aux élèves en passant par les parents d’élèves. On estime à 43% le nombre d’épreuves perturbées par cette mobilisation. Les lycéens mobilisés exigent non seulement le report des épreuves mais plus globalement le retrait de la réforme du bac. Cette réforme va amplifier les inégalités et entériner la sélection sociale qui avait été mise en place avec Parcoursup.

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Face à cette contestation légitime, le gouvernement, assisté par des proviseurs zélés, fait le choix de la répression. Leur volonté est claire : tuer la mobilisation dans l’œuf.

Une répression policière et juridique inédite

Le mouvement de contestation contre les E3C a connu une surprenante réponse policière. Un usage systématique des forces de l’ordre incompréhensible contre des élèves pacifiques. La photo d’un CRS contrôlant les élèves à l’entrée des établissements a fait le tour des réseaux sociaux est malheureusement devenue le triste quotidien des lycéens mobilisés depuis maintenant trois semaines.

Les jeunes mobilisés contre les E3C subissent une répression policière d’une violence inédite. La plupart des lycées mobilisés ont connu une intervention des forces de l’ordre. Les policiers n’hésitant pas à user de la force contre les jeunes, voire même à l’encontre des enseignants et parents d’élèves mobilisés.

Aux photographies de CRS aux entrées des établissements, voire au sein même des établissements, s’ajoute le nombre de jeunes interpellés et mis en garde à vue. À Paris, quatre jeunes, dont trois mineurs, ont passé trente heures en garde à vue pour avoir alimenté un feu de poubelle. Une enquête a été ouverte pour dégradation de bien d’autrui par un moyen dangereux. L’avocate de trois des quatre jeunes a qualifié la procédure de «disproportionnée ». Les jeunes sont convoqués devant le tribunal le 17 mars prochain.

Le gouvernement cherche à instaurer un climat de peur chez les lycéens pour les dissuader de se mobiliser. À la répression policière s’ajoute une lourde répression administrative, condamnant certains lycéens à une double voir triple peine.

Une répression administrative inacceptable

Aux coups de matraque s’ajoute une répression administrative. Un grand nombre de lycéens subissent des pressions de la part de leurs établissements pour les punir de s’être mobilisés. De nombreuses sanctions à l’encontre des organisateurs des blocus ont été faites, allant du blâme au conseil de discipline. Ces sanctions disciplinaires auront désormais un impact sur la suite du parcours des élèves, car avec la réforme du bac, 10 % de la note finale sera faite sur le dossier scolaire. En plus de passer des épreuves dans des conditions calamiteuses, certains vont ainsi voir leur moyenne tombée par un dossier scolaire saboté par leur proviseur pour s’être mobilisés contre cette réforme injuste.

Bien pire que le dossier scolaire, certains lycéens ne s’étant pas rendus aux épreuves se sont vu attribuer un zéro d’office sans possibilité de passer les rattrapages. Cela a fait le tour des médias nationaux. Une quinzaine de lycéens de La Rochelle ont eu un zéro d’office aux épreuves des E3C pour s’être mobilisés devant leurs établissements ou pour certains avoir uniquement suivi un compte Instagram relié au blocage de leur lycée. Alors qu’aujourd’hui, la sélection et la mise en concurrence à tous les niveaux sont de mise, plomber ainsi la moyenne des élèves va avoir des effets désastreux sur l’avenir de ces jeunes.

Ce déchainement répressif s’inscrit dans un contexte de contestation généralisée contre le gouvernement et sa réforme des retraites. Alors que les foyers de mobilisations ne s’éteignent pas, il semble que l’exécutif craint une mobilisation des jeunes qui aurait fait jonction avec les syndicats professionnels. 

Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF.

 

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L’ARAC APPELLE A PARTICIPER AUX MANIFESTATIONS ET RASSEMBLEMENTS DU 5 DECEMBRE 2019.

26 Novembre 2019, 07:16am

Publié par PCF Villepinte

ARAC

ASSOCIATION RÉPUBLICAINE DES ANCIENS  COMBATTANTS,

DES COMBATTANTS  POUR L'AMITIÉ, LA SOLIDARITÉ, LA MÉMOIRE, L'ANTIFASCISME  ET LA PAIX

 

Le Président Macron ne cache plus ses intentions de détruire notre modèle social et l’ensemble des conquis sociaux issus du programme du CNR pour satisfaire l’appétit des marchés financiers, des actionnaires et donner un nouveau souffle au capitalisme en crise.

Cela a des conséquences dramatiques sur les conditions de travail et de vie, de chacune et chacun. Il accentue sa machine de guerre contre le monde du travail, le droit à la santé, les retraités, la jeunesse de notre pays.

Pas un secteur, pas une profession, pas une catégorie n’est épargnée. Déréglementations, privatisations (ADP, FDJ, EDF…) sont la marque du gouvernement. Avec les moyens excessifs engagés par la police et ses forces anti-émeutes, avec l’utilisation des armes particulièrement dangereuses lors des manifestations causant des dommages corporels irréversibles, le Président de la République porte atteinte, par cette volonté de répression, aux libertés démocratiques fondamentales, aux valeurs républicaines issues de 1789 notamment le droit de manifester.

 Alors que les profits, dividendes et fortunes « flambent », Macron poursuit son programme de destruction sans rien entendre de la colère qui s’exprime dans le pays depuis des mois. Oui, de l’argent il y en a, pour satisfaire les revendications, pour développer les services publics.

Ce climat très dégradé, conduit une partie des citoyens.es au désespoir et nourrit le terreau de l’extrême-droite et de ses idées qu’à l’ARAC nous condamnons et combattons de toutes nos forces depuis toujours. Le 5 décembre 2019, plusieurs organisations syndicales et de jeunesse appellent les français à se mobilier à l'occasion d'une grève générale et nationale.

L’ARAC attachée à la défense des valeurs de la République, aux luttes et aux droits des salariés, des Françaises et des Français appelle à ne pas laisser le Président Macron et son gouvernement casser les conquis sociaux du CNR, si chèrement acquis alors que la France était exsangue.

L’ARAC, consciente que le projet du gouvernement sur les retraites ne vise qu’à réduire le montant des retraites afin de respecter les directives européennes, appelle à participer partout en France aux manifestations et rassemblements du 5 décembre L’ARAC considère enfin que la satisfaction des revendications est inséparable de son combat pour la paix.

Villejuif, le 19 novembre 2019

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Santé, action sociale et finances publiques dans la rue

14 Novembre 2019, 08:14am

Publié par PCF Villepinte

CGT

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

Mobilisés depuis des mois pour défendre leurs emplois, leurs conditions de travail, leurs missions et leurs implantations en territoires, les agents des finances publiques et les personnels de l'hôpital et de l'action sociale seront à nouveau en grève et dans la rue partout en France et dans deux manifestations à Paris aujourd'hui.

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Expulsion des résidents de l'Afpa: La politique de la honte!

5 Novembre 2019, 08:44am

Publié par PCF Villepinte

Le 29 octobre dernier, les travailleurs de l'ex-foyer Bara logés dans les bâtiments de l'Afpa (formation des adultes)depuis un an suite à la réquisition du maire de Montreuil ont été expulsés par le préfet de Seine-Saint-Denis sans proposition alternative d'hébergement.

                    https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcfseinestdenis/pages/126/attachments/original/1572633589/bara_oct19.jpg?1572633589

Le nouveau préfet de Seine-Saint-Denis, connu pour avoir pratiqué une politique particulièrement inhumaine et scandaleuse dans les Alpes- Maritimes – contre le droit d’asile, reconduction à la frontière de mineur isolé, répression de manifestations, etc. – a poursuivi sur sa lancée en expulsant mardi 29 octobre dernier à l’aube les travailleurs de l’ex-foyer Bara qui avaient été logés dans les anciens bâtiments vides de l’AFPA réquisitionnés par le maire de Montreuil, Patrice Bessac.

Depuis un an, les «Bara» avaient trouvé un toit et des conditions provisoires mais dignes d’hébergement. Comble d’abjection, le préfet est intervenu seulement deux jours avant la trêve hivernale sans proposer de solution alternative d’hébergement, les laissant à la rue.

Dans un communiqué publié le jour-même, les communistes de Montreuil ont dénoncé dans sa globalité la politique honteuse de l’accueil des migrants mené par Emmanuel Macron et son gouvernement. Tout est fait pour rendre impossible la vie de ces femmes et de ces hommes qui fuient la misère et la guerre dans leurs pays.

Ces choix politiques organisent la précarisation des travailleurs, les mettant dans l’impossibilité de faire respecter leurs droits, les rendant ainsi vulnérables à la surexploitation du monde du travail.

La loi asile-immigration et le refus d'ouvrir de nouveaux centres d'accueil avec une véritable politique d'accompagnement ne feront qu'aggraver la situation de ces personnes. Le devoir de la France est d’assurer l’hébergement de toute personne, sans condition de statut. Il faut d’urgence trouver des mesures adaptées, comme l’ouverture d’un centre de premier accueil dans le bois de Boulogne et la réquisition de bâtiments vides.

Les communistes de Montreuil exigent la régularisation de l’ensemble des résidents de l’AFPA. Ils travaillent en France, produisent des richesses, mais sont privés de droits.

Les communistes de Montreuil appellent, avec tous les Montreuillois et toutes les Montreuilloises, fiers de la tradition d’accueil de leur ville, au soutien des résidents de l’AFPA, et exigent que l’État les reloge et qu’ils soient enfin régularisés.

 

POUR EN SAVOIR PLUS

Foyer Bara: Patrice Bessac réquisitionne des bureaux vides de l’État

 

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Un responsable syndical CGT interpellé en marge de la venue d’Edouard Philippe en Seine-Saint-Denis

2 Novembre 2019, 08:27am

Publié par PCF Villepinte

 

Le Parisien

Des militants de la CGT ont été évacués manu militari des abords de la préfecture par les forces de l’ordre. Un responsable syndical a passé sept heures en garde à vue.

Par Maxime François

Le 31 octobre 2019 à 12h31, modifié le 31 octobre 2019 à 20h46

Ils ont été évacués manu militari après une bousculade particulièrement confuse. Ce jeudi matin, une trentaine de syndicalistes de la confédération générale du travail (CGT) de Seine-Saint-Denis, qui manifestaient pacifiquement, ont été rapidement encerclés par les forces de l'ordre.

Dans la mêlée, le secrétaire général de la CGT 93, Hervé Ossant, est embarqué. Dans une vidéo tournée par Le Parisien, on le voit s'opposer à un policier puis lui faire tomber son calot d'un geste de la main. Il a été interpellé dans la foulée.

Joint ce jeudi soir par téléphone à l'issue de sept heures de garde à vue au commissariat de Bobigny, il témoigne : « On m'accuse de violence, je suis convoqué devant le tribunal correctionnel. »

Par Maxime François

Le 31 octobre 2019 à 12h31, modifié le 31 octobre 2019 à 20h46

Ils ont été évacués manu militari après une bousculade particulièrement confuse. Ce jeudi matin, une trentaine de syndicalistes de la confédération générale du travail (CGT) de Seine-Saint-Denis, qui manifestaient pacifiquement, ont été rapidement encerclés par les forces de l'ordre.

Dans la mêlée, le secrétaire général de la CGT 93, Hervé Ossant, est embarqué. Dans une vidéo tournée par Le Parisien, on le voit s'opposer à un policier puis lui faire tomber son calot d'un geste de la main. Il a été interpellé dans la foulée.

Joint ce jeudi soir par téléphone à l'issue de sept heures de garde à vue au commissariat de Bobigny, il témoigne : « On m'accuse de violence, je suis convoqué devant le tribunal correctionnel. »

« On manifestait pacifiquement »

Le responsable syndical raconte : « On manifestait pacifiquement avec une banderole, assure-t-il. On nous a demandé de reculer, on l'a fait, mais ce n'était pas assez. On a ensuite subi l'utilisation d'une force disproportionnée. J'ai reçu des coups dans les côtes. » Hervé Ossant, qui a annoncé son intention de porter plainte contre x, avait notamment déployé une banderole « Halte à la casse du service public » devant la préfecture de la Seine-Saint-Denis, alors que le Premier ministre Edouard Philippe, accompagné de cinq ministres, venait présenter 23 mesures d'un plan d'action pour le département particulièrement attendu.

Indignation des syndicats et des élus

Arrivés à 10h30, les syndicalistes étaient venus demander des précisions sur le plan présenté par le gouvernement, notamment sur les conditions d'attribution de la prime de 10 000 € promise aux fonctionnaires d'Etat au bout de cinq ans de présence dans le département.

 

Tout au long de la journée, son arrestation a suscité de nombreuses réactions d'indignation de syndicalistes de la CGT, de Force Ouvrière 93 et de l'Union syndicale Solidaires 93. Plusieurs élus de la Seine-Saint-Denis sont également montés au créneau, dont les députés (FI) de la Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel, Clémentine Autain ainsi que le Sénateur (PCF) Fabien Gay, venu soutenir Hervé Ossant à la sortie du commissariat.

 

 

 

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CHEMINOTS, POMPIERS, HOSPITALIERS, BIENTÔT TOUS ENSEMBLE

2 Novembre 2019, 08:13am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Jeudi, 31 Octobre, 2019

La colère se répand comme une traînée de poudre dans les services publics. Pompiers, cheminots ou personnels hospitaliers, tous débrayent, manifestent et lancent des appels à l’aide. Les syndicats espèrent agréger les mécontentements lors de la journée de grève interprofessionnelle du 5 décembre… Une coalition redoutée par l’Élysée.

Il est rare que les CRS s’excusent d’avoir eu la main lourde. C’est pourtant ce qui s’est produit il y a quelques jours, après le face-à-face plus que musclé qui a opposé pompiers en colère et forces de l’ordre. Ce 15 octobre, 10000 soldats du feu professionnels défilaient dans les rues de Paris pour dénoncer le manque de moyens et l’absence de reconnaissance. En face, les CRS les ont accueillis par une pluie de gaz lacrymogène, de canons à eau et même de tirs de LBD (lanceurs de balles de défense). Plusieurs pompiers ont été blessés, dont certains grièvement. Quelques heures après les affrontements, un tweet posté par la section CRS du syndicat Unsa surprend tout le monde: «Les collègues sont honteux d’avoir reçu des ordres aussi minables. Tous ensemble derrière la même bannière. Servir.» Dans la foulée, un second tweet met les points sur les «i»: «Pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est le ressenti des collègues vis-à-vis des ordres reçus de nos hauts dirigeants.» Les deux messages n’ont pas tardé à être effacés, comme si le syndicat n’assumait pas totalement sa prise de position… Les victimes des affrontements, eux, n’ont qu’à moitié apprécié ce mea culpa tardif. «S’excuser, c’est tout à leur honneur, convient Yann Nestour, pompier professionnel depuis 17 ans, présent dans la manifestation. Mais c’est toujours facile de s’excuser a posteriori. Quand on est CRS et qu’on reçoit un ordre que l’on juge inacceptable, on garde son libre arbitre. On peut dire non. Au cours de la manif, j’ai été gazé quatre fois, j’ai pris un coup de matraque sur la tête et j’ai vu éclater une grenade de désencerclement. Et je me souviens avoir entendu un responsable lancer: «Tapez plus fort pour ne pas qu’ils reviennent!» On a été accueillis comme des black blocs.»

Les pompiers ne sont pas les seuls à battre le pavé. Depuis des semaines, la fièvre gagne plusieurs secteurs des services publics: services hospitaliers, cheminots, policiers… Si chaque colère possède ses ressorts spécifiques, les revendications dépassent bien souvent les cadres catégoriels: tous dénoncent un manque de moyen devenu insupportable, une dévalorisation de leur travail, des agressions en hausse. S’appuyant sur les données du dernier bilan social de la SNCF, SUD rail évoquait récemment un «plan social permanent» (suppression de 2700 postes l’an passé), avec son cortège d’effets secondaires: augmentation des démissions de 34 %, absentéisme en hausse de 21 %, etc. Par ailleurs, de nombreuses études font état d’une dégradation des conditions de travail dans la fonction publique. Exemple parmi d’autres, la dernière édition du baromètre «Bien-être au travail», publié par «la Gazette des communes» (5 novembre 2018), contient plusieurs résultats alarmants concernant les fonctionnaires territoriaux: si 78 % d’entre eux se disent satisfaits d’exercer une mission de service public, 67 % se plaignent d’un manque de reconnaissance, 58 % d’un manque d’épanouissement au travail et 72 % disent ressentir une pression excessive de la part de la hiérarchie.

Ces maux ne datent pas d’hier. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy, marqué par des vagues de suppressions de postes (la fameuse révision générale des politiques publiques) et une accélération de la «réforme» de l’État (en réalité, un alignement à marche forcée sur les standards du privé) a laissé des traces. Et le discours d’Emmanuel Macron depuis son élection a contribué à jeter du sel sur les plaies, comme l’explique Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des évolutions de la fonction publique: «Le sentiment d’une dévalorisation de leur statut social est encore renforcé par la posture pro-secteur privé du macronisme. Les fonctionnaires ont le sentiment que l’ancien modèle reposant sur un État et un service public puissants est en train d’être remis en cause.» («Les Échos», 21 mars 2018.)

Tentative de division

Face à la fronde, l’Élysée adopte une stratégie à géométrie variable: conciliant – du moins en parole – avec certains, inflexible avec les autres. Lorsque les cheminots ont exercé leur droit de retrait le 18 octobre à la suite d’une collision sur un passage à niveau (voir «HD» n° 680), le pouvoir a cherché à disqualifier le mouvement, dénonçant une «grève sauvage». Mais s’il est toujours commode de dresser les usagers des transports en commun contre les grévistes, l’opération s’avère plus compliquée pour les services hospitaliers, dont le mouvement lancé en mars dernier bénéficie toujours d’une cote de popularité record dans l’opinion. 84 % des Français soutiennent la grève des urgences, quelle que soit leur conviction partisane: 93 % chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, 84 % chez ceux d’Emmanuel Macron (!), 91% chez ceux de Benoît Hamon (1)… Le gouvernement, qui essaie tant bien que mal de désamorcer la colère des blouses blanches, vient de promettre de nouvelles mesures pour les hôpitaux «dans les semaines qui viennent»…

Inquiétude au château

L’Élysée surveille la prolifération des colères comme le lait sur le feu, inquiet que la prochaine réforme des retraites ne soude travailleurs du privé et du public contre lui. Un fin connaisseur du social confirme: «Les “manifs” classiques ne font pas vraiment peur à Emmanuel Macron, parce qu’il pense pouvoir les gérer. Il en va tout autrement des mouvements éruptifs, en partie spontanés, de type gilets jaunes. Ou du mouvement des cheminots du 18 octobre, parti de la base et qui a surpris tout le monde. Le président ne s’attendait pas à ça. L’autre inquiétude, c’est, comme toujours, l’agglomération des colères. La réforme des retraites peut être de nature à coaliser les salariés. C’est pour cela que l’Élysée marche sur des œufs depuis des semaines.»

Les syndicats veulent tout faire pour matérialiser ces «menaces». Avec la journée de mobilisation du service public du 14 novembre tout d’abord, puis avec l’appel à la grève interprofessionnelle du 5 décembre ensuite, lancé par la CGT, FO, FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse. «L’avenir du système des retraites concerne tout le monde, souligne Régis Mezzasalma, de la CGT. Pour nous, la journée du 5 décembre n’est pas une fin en soi: ce doit être le début d’un processus de mobilisation sur la durée, contre la réforme. En ce moment, on sent qu’il se passe quelque chose. Sur le terrain, nous sommes rejoints par des structures territoriales ou professionnelles de l’Unsa et de la CFTC, alors que ces confédérations sont plutôt favorables à la réforme. C’est un signe.»

(1) Sondage réalisé par OpinionWay pour «les Échos» et Radio Classique, publié le 21 octobre.

Cyprien Boganda

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Fonds publics. La justice met le nez dans les comptes de Carrefour

17 Octobre 2019, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

 

Jeudi, 17 Octobre, 2019

L'HumanitéSébastien Crépel

Le géant du CAC 40 est assigné au tribunal ce jeudi par la CGT d’un de ses magasins de Marseille. Le syndicat lui reproche d’avoir supprimé 10000 postes entre 2013 et 2018, alors que l’enseigne a touché 2 milliards d’euros d’aides, dont 800 millions de Cice.

De mémoire de juriste et de syndicaliste, on n’avait encore jamais vu cela en France. Ce jeudi, la branche hypermarchés du groupe Carrefour, premier employeur privé de France, devra répondre devant le juge de l’utilisation du crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice). C’est le syndicat CGT de l’un de ses magasins, l’hypermarché du Merlan, situé à Marseille (Bouches-du-Rhône), qui assigne au tribunal la multinationale cotée au CAC 40. Dans cette procédure inédite, la CGT conteste que l’ensemble des fonds publics perçus par l’entreprise dans le cadre du Cice, entre sa mise en place le 1er janvier 2013 et la date de sa transformation en baisse pérenne de cotisations sociales au début de 2019, aient été utilisés conformément à leur objet. «Dans Cice, il y a le “E” pour emploi, souligne Me Steve Doudet, avocat de la CGT Carrefour le Merlan. Or, durant cette période, les effectifs de la société comme ceux du magasin ont chuté. Et on est en face de projets annoncés qui vont de nouveau supprimer des emplois.»

 

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CGT: En septembre, une rentrée sociale et environnementale bouillante !

10 Septembre 2019, 10:59am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 9 sep 2019

Temps de lecture : 4 min.

Alors que des projets de régressions sociales fleurissent dans de nombreux secteurs de la société, la rentrée sociale va être bouillante, avec comme point d'orgue les mobilisations du 20, 24 et 27 septembre pour l'urgence sociale et environnementale.

Retraites, climat, salaires, services publics, énergie, enseignement .... de nombreuses mobilisations sont prévues en septembre pour lutter contre les projets mortifères du gouvernement, du patronat et pour conquérir de nouveaux droits.

Les 20, 24 et 27 septembre, levons-nous face à l'urgence sociale et environnementale

Pour la CGT, qui milite pour le développement humain durable, les questions environnementales et sociales sont indissociables. Partout, ce sont les jeunes, les plus fragiles, les plus pauvres qui subissent le plus les effets du dérèglement climatique et social du fait des politiques néolibérales. Or, les conséquences sur notre santé, notre environnement, notre planète sont irréversibles. Les 20 et 27 septembre, la CGT appelle à manifester avec la jeunesse et les associations pour gagner d’autres modes de développement, de production et de consommation, car nous refusons un monde où le coût du capital s’additionne au coût environnemental, créant toujours plus de tensions et d’injustices.

Par ailleurs, la CGT appelle également à battre le pavé le mardi 24 septembre pour une hausse des salaires, la retraite à 60 ans, des pensions de haut niveau dans un système par répartition renforcé et financé. Alors que le gouvernement compte allonger la durée de cotisation et donc, repousser l'âge légal de départ à la retraite, la réforme Delvoye / Macron ne fera que des perdants : femmes, jeunes, salariés du privés comme du publics (y compris les retraités actuels) verront la valeur du point fondre comme neige au soleil. Ainsi, ensemble, exigeons de vivre décemment de notre travail, exigeons un système fiscal plus juste, exigeons plus de services publics, exigeons d’autres politiques économiques !

Des mobilisations dans la métallurgie, la santé, l'énergie, l'enseignement, les finances publiques ...

Vendredi 6 septembre, la CGT métallurgie avait appelé les salariés à agir pour la défense et l’amélioration de leurs droits. Depuis trois ans, une négociation nationale est engagée dans la métallurgie entre le patronat (UIMM) et les syndicats représentatifs afin de renégocier l’ensemble des garanties collectives qui organisent la vie au travail de 1,4 millions de salariés. Alors que les négociations ont lieu un vendredi sur deux tout au long de l’année, la Fédération CGT de la Métallurgie a décidé de faire de ces journées des « rendez-vous de lutte, d’information et de mobilisation ».

grève urgences

C’est aussi une rentrée offensive dans la santé et l’action sociale, où la CGT appelle l’ensemble des organisations syndicales associations et collectifs à rejoindre la journée d’action du 11 septembre à 13h00 à Paris et dans les actions organisées dans les territoires ! La crise des Urgences l’atteste : au bord de la rupture et en première ligne, « ces services qui connaissent un mouvement social sans précédent depuis mi-mars, risquent littéralement l’explosion ». La CGT revendique, en outre, l’arrêt des fermetures de lits et l’augmentation de toute urgence du niveau de financement des établissements.

La CGT - avec FO, la CFDT, Solidaires et la CFTC – de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) appellent à une journée nationale de grève le 16 septembre, pour s’opposer à « la déstructuration des services » et à « une baisse en termes de moyens humains et budgétaires » à l’occasion de la présentation de la loi de finances 2020. Alors que depuis le début de l’année, me prélèvement à la source a été mis en place, la CGT dénonce une situation où les services « sont au bord de la rupture faute de moyens ».

Le 19 septembre, la Fédération des Mines et Energies (FNME-CGT) et les fédérations syndicales CFDT/FO/CFE-CGC appellent l’ensemble des travailleurs à battre le pavé pour l’emploi, le statut et le service public. En l’espèce, la CGT lutte contre la volonté de l’Etat de faire exploser le groupe EDF au travers du projet « Hercule ». L’objectif ? Faire payer les investissements de production long terme aux usagers pendant que le capital s’enrichit avec l’augmentation de l’ARENH (obligation faite à EDF de vendre des MW nucléaires au coût de production à ses concurrents).

Mobilisés depuis des mois pour exprimer leur rejet du nouveau baccalauréat et des réformes des lycées, les personnels de l’enseignement n'ont pas dit leur dernier mot. Une intersyndicale se tiendra le 10 septembre pour envisager les actions et les mobilisations nationales pour défendre le service public d’éducation.

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Mobilisation. Le souffle de Jean Jaurès pour raviver les luttes émancipatrices actuelles

2 Août 2019, 07:17am

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Jeudi, 1 Août, 2019

Grégory Marin

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, a commémoré hier le 105e anniversaire de la mort de son fondateur. Il a célébré un esprit en phase avec les combats « pour la grande paix humaine, la liberté de conscience, l’égalité sociale et politique ».

Il a été la première victime de la Grande Guerre, avant même que celle-ci soit officiellement déclarée. Il y a 105 ans, Jean Jaurès, l’homme qui dix ans auparavant fondait l’Humanité, s’effondre dans le Café du Croissant, victime d’une balle en pleine tête tirée par « un fanatique armé par la propagande chauvine et guerrière » qui battait alors son plein.

Directeur de journal, député socialiste, pacifiste, Jean Jaurès avait passé la dernière journée de son existence à plaider, de ministère en cabinet, pour la paix, « dans la justice et dans l’honneur ». Il s’apprêtait encore à le faire dans son dernier édito, après une pause bienvenue au Café du Croissant, à deux pas de la rédaction de l’Humanité. C’est là, peu avant 22 heures, qu’il s’est effondré, le 31 juillet 1914.

Hier, une assemblée lui rendait hommage, au 146 de la rue Montmartre, devant l’établissement plus que centenaire. Des gerbes ont été déposées respectivement par l’Humanité et des élus communistes parisiens. Devant deux cents personnes rassemblées, le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, a rendu hommage à « la vie et la pensée de Jean Jaurès », dont les écrits et les combats ont légué « à la France entière et bien au-delà l’héritage flamboyant et fertile des luttes pour la grande paix humaine, pour la liberté de conscience, l’égalité sociale et politique ».

Télécharger le discours de Patrick Le Hyaric

Un legs vivant, qui résonne encore aujourd’hui. « Si Jaurès a pu faire l’objet de toutes les récupérations, jusqu’aux plus absurdes et cyniques » – des discours de Nicolas Sarkozy aux ignobles affiches du Front national affirmant que « Jaurès aurait voté FN » –, c’est qu’il a « laissé une trace indélébile dans les consciences et la mémoire populaires », estime Patrick Le Hyaric.

Dès 1895, Jaurès prophétisait ce que serait l’état du monde un siècle plus tard

Car au-delà du journaliste engagé, du député enragé, c’est la voix d’un visionnaire dont les échos devraient encore inspirer les luttes actuelles. Pour l’internationalisme et le pacifisme tout d’abord. « Plus d’un siècle après son assassinat, les analyses de Jaurès résonnent au cœur d’une actualité brûlante et troublante, de fer et de feux », martelait le directeur de l’Humanité en égrenant les « guerres de proie », du détroit d’Ormuz à tout le golfe Persique, en passant par la Chine et la Russie.

« Dans ce siècle de concurrence sans limite et de surproduction, il y a aussi concurrence entre les armées et la surproduction militaire : l’industrie elle-même étant un combat, la guerre devient la première, la plus excitée, la plus fiévreuse des industries. » Ainsi, Jaurès prophétisait, dès 1895, ce que serait l’état du monde un siècle plus tard.

Un monde où « l’intensification de la guerre économique » a produit, comme il le pressentait, un emballement de l’industrie militaire, note Patrick Le Hyaric (4,9 % de hausse générale des budgets de l’armement militaire en 2018), et notamment du nucléaire. Malheureusement, trop peu de spectateurs de la dégradation du monde avancent avec Jaurès que « l’affirmation de la paix est le plus grand des combats ».

Guerres de religion, guerres d’appropriation des ressources, guerres commerciales… Patrick Le Hyaric vise les coalitions d’extrême droite et de droite extrême qui « gagnent partout des positions décisives, accentuant les guerres commerciales, affaiblissant partout les protections collectives conquises par le mouvement social et ouvrier ».

Aux États-Unis, au Brésil, en Autriche, en Hongrie, s’intensifie l’exploitation de « deux sources de toute richesse, note Patrick Le Hyaric : le travail humain et la nature, au point aujourd’hui de menacer notre humanité commune ». Qu’aurait dit Jean Jaurès à ceux qui aujourd’hui sacrifient l’avenir de leurs enfants en ouvrant grand les vannes du commerce international dérégulé ?

Puisque « un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d’internationalisme y ramène », c’est à la situation de la France qu’a été consacrée la suite. À ce « retour d’une mémoire révolutionnaire enfouie » qu’est selon le directeur de l’Humanité le mouvement des gilets jaunes, « élargi au pays entier » dans les hôpitaux, les écoles, les Ehpad, dans les sites industriels… Une « politique de défense exclusive des plus riches » appuyée par une répression policière en augmentation. Mais si Jaurès a laissé « une trace aussi forte que problématique pour le parti de l’ordre et ses affidés des puissances d’argent », il a aussi laissé à « tous les militants de l’émancipation humaine » une autre « trace », son journal.

Son lointain successeur l’affirme : même si « informer en toute indépendance, en assumant le regard communiste sur l’évolution du monde est devenu chose ardue », l’Humanité prendra sa place dans la révélation, le décryptage, l’analyse des politiques libérales et répressives à l’œuvre. Bien que le journal « traverse à l’heure actuelle une zone de turbulence (réduction du nombre de salariés, économies drastiques sur notre fonctionnement – NDLR), nous perpétuons chaque jour et chaque semaine l’œuvre d’informer que Jaurès considérait avec sagacité comme essentielle au mouvement transformateur ».

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