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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

luttes

Nous les damnés de la terre.

29 Avril 2018, 11:52am

Publié par PCF Villepinte

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Mobilisations. La température sociale monte avant le 1er Mai

22 Avril 2018, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

Des milliers de manifestants ont battu le pavé parisien, jeudi, à l’appel de la CGT et de Solidaires. Cheminots, salariés du public et du privé, retraités, tous ont fait de cette manifestation interprofessionnelle un temps fort du mouvement social.

«On est dans une phase ascendante et c’est une très bonne chose. » Ce jeudi, derrière la banderole de tête de la manifestation interprofessionnelle parisienne, Philippe Martinez s’est montré confiant. « Les mobilisations grossissent et s’élargissent » dans de nombreux secteurs, s’est félicité le secrétaire général de la CGT, derrière lequel ils étaient des milliers à battre le pavé pour dénoncer, dans la diversité des luttes et des mots d’ordre, l’action d’un exécutif qui tape tous azimuts. Hôpitaux, fonction publique, transports, industrie, commerce et services… Dans la lignée de la journée du 22 mars et dans la perspective d’un 1er Mai que Philippe Martinez souhaite « le plus unitaire possible » (la CFDT a déjà fait savoir qu’elle ne répondrait pas présent), les salariés se sont largement mobilisés, jeudi, à l’appel de la CGT et de Solidaires. « On nous avait promis que le mouvement s’essoufflerait avec le début des vacances scolaires, il n’en est rien », a déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots.

« Tous les secteurs sont attaqués, on est là pour défendre le social... »

En attendant le départ du cortège, secteur par secteur, les grévistes de la SNCF convergent vers le boulevard Montparnasse. Et alors que les assemblées générales du matin ont largement reconduit le mouvement pour sa cinquième phase (lundi et mardi), « les cheminots s’installent dans la grève et s’organisent », constate Romain, secrétaire fédéral CGT Paris rive gauche. Un peu plus bas sur le boulevard, Antoine, ingénieur SNCF Réseau, est venu avec deux de ses collègues. Non syndiqués, ils sont en grève pour que « la SNCF redevienne un service public, parce que, aujourd’hui, les critères de rentabilité priment sur tout le reste », confie Antoine, qui estime que rien, par exemple, ne garantit que la SNCF restera à capitaux publics en passant en société anonyme malgré les beaux discours du gouvernement. « On n’a qu’à regarder ce qui se passe à Aéroport de Paris… » poursuit-il. « Cette grève que nous vivons, je la considère comme un passage de témoin entre les anciens qui se sont battus pour nos acquis et nous qui devons nous battre pour les garder », explique pour sa part Xavier. Badge SUD rail sur la poitrine, cet agent commercial sur le RER B insiste sur l’importance du caractère interprofessionnel de la manifestation de jeudi. « Tous les secteurs sont attaqués, on est là pour défendre le social, l’humain. Et ce qui me fait chaud au cœur, c’est de voir l’élan de solidarité autour de notre grève. Je crois que les gens nous comprennent… » conclut-il sourire aux lèvres.

Le menace de voir les entreprises publiques basculer dans le privé

Aux côtés des cheminots, salariés du privé et du public ont parcouru le boulevard Montparnasse. Syndicats des banques, des services publics, de la culture, fédération de retraités ou de l’intérim, salariés de l’industrie ou d’Aéroport de Paris, personnel hospitalier (en nombre), face aux offensives néolibérales du gouvernement, la riposte a été large. Et la menace de voir passer des entreprises publiques dans le giron du privé cristallise les mécontentements. « À la SNCF, comme pour les aéroports de Paris, la logique est la même : la loi du marché ! » dénonce Isabelle Bigand, secrétaire CGT du syndicat de Paris-Orly. « On est en grève pour empêcher Bercy de céder les aéroports au privé. Ce ne sera pas une bonne chose pour les employés : la dégradation des conditions de travail et le recours à la sous-traitance vont augmenter. Nous voulons préserver notre mission de service public », développe-t-elle, à quelques pas de la banderole « Nationalisation et socialisation des aéroports de Paris ». Au fil de la manifestation et quelles que soient leurs revendications spécifiques, tous estiment que les batailles ne se gagneront que dans l’unité. « Macron ne croit pas qu’on peut arriver à créer un mouvement de masse, il faut lui prouver le contraire », estime un salarié de la métallurgie syndiqué à la CGT. Pour Laurent Trombini, membre du bureau fédéral CGT de la métallurgie, « les revendications des cheminots sont évidemment différentes des nôtres. Il n’empêche que les luttes se nourrissent les unes des autres. Les salariés sont plus forts ensemble pour lutter contre les attaques du patronat ».

Marion d’Allard et Lola Ruscio

Vendredi, 20 Avril, 2018
L'Humanité

 

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Face aux libéraux de la noblesse d'Etat, de la technocratie et de la médiacratie réunies!

3 Avril 2018, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

                            Ensemble !
Mardi, 3 Avril, 2018
L'Humanité

La conscience du moment a déjà une vertu : nous savons pourquoi il convient de ne pas se laisser impressionner par le matraquage idéologique. Le début du mouvement historique des cheminots, ce 3 avril, laissait bien sûr entrevoir une offensive d’ampleur de tous les libéraux de la noblesse d’État, de la technocratie et de la médiacratie réunies, qui prêchent le dépérissement de l’État au profit du règne sans partage du marché fou et des logiques du privé. En rabâchant à l’infini les connaissances abstraites et mutilées dont ils se prévalent, ils ne se lassent pas de placer la « modernité » du côté de nos gouvernants et des patrons qui les représentent et les honorent, sachant, évidemment, que l’archaïsme se trouve toujours du côté des syndicats et du peuple. Au fond, on en vient à se demander qui a vraiment peur, depuis les manifestations du 22 mars.

Avec la SNCF, une nouvelle et décisive guerre sociale est engagée par Emmanuel Macron. Les citoyens l’ont bien compris. L’attaque brutale contre les uns ne sert qu’à préparer et favoriser celle contre les autres, pour que, au fil des contre-réformes et des privatisations, la France tourne le dos à son histoire sociale. Ne soyons pas dupes. Pourquoi veulent-ils à ce point humilier les cheminots et entraîner dans cette tentative scandaleuse une partie de l’opinion publique ? Pour ouvrir une brèche, et ensuite atteindre la classe ouvrière, le monde du travail et de la création tout entier…

 

Nous sommes tous concernés par ce mouvement social ; nous sommes tous des usagers. Ce combat, qui s’annonce long et incertain, nous rappelle quelques belles pages dans la mesure où il s’agit d’un combat culturel autant que social : celui des services publics, le pilier de notre civilisation sociale, notre bien commun. Car, les services publics restent la seule richesse de ceux qui n’ont plus rien. Depuis que la grande explication « de texte » a débuté, chacun peut désormais comprendre que les défis auxquels la SNCF est confrontée n’ont rien à voir avec le statut de ceux qui y travaillent et strictement aucune incidence sur la dette du système ferroviaire ou le sous-investissement chronique. Voilà pourquoi cette inédite bataille du rail est la nôtre. Elle ne se mènera et ne se gagnera qu’ensemble, le plus largement possible, tous secteurs confondus. Au nom de l’intérêt général. Et d’une certaine idée de l’à-venir.

Rédacteur en chef

 

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400.000!!

24 Mars 2018, 11:02am

Publié par PCF Villepinte

400.000!!

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DROITS DES FEMMES

10 Mars 2018, 08:32am

Publié par PCF Villepinte

 

Grèves et rassemblements ont marqué cette 41e journée des droits des femmes. À Paris, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis.

Tandis que notre président disruptif avait réussi à dégotter une entreprise parisienne modèle en matière d’égalité femmes-hommes pour s’illustrer ce 8 mars, militants et citoyens se donnaient rendez-vous place de la République à Paris, et dans une dizaine de villes en France, pour dénoncer une absence de moyens et de sanctions. Répondant à l’appel de 29 syndicats, associations féministes, ONG et organisations de jeunesse, l’auditoire militant parisien entamait un karaoke géant reprenant les promesses d’Emmanuel Macron et y répondant aux rythmes de la chanson de Dalida, Paroles, paroles, paroles…

« Je vous donnerai des sommes immenses qui mettront fin aux violences », assurait la chanson, citant des propositions avancées en comité interministériel le matin pour faire avancer la lutte pour l’égalité et le droit des femmes. « Paternel Macron et bla-bla-bla », ont entonné les manifestants en chœur, avant de partir en fin d’après-midi défiler. « Le gouvernement a pris la mesure qu’il fallait s’engager pour l’égalité et proposer des choses, appréciait Elliot Lepers, de l’ONG Le Mouvement. Mais nous avons de vraies craintes concernant ce logiciel que devront utiliser les entreprises et qui fera un diagnostic automatique de l’écart salarial. Il ne prendra pas en compte le fractionnement des carrières, le niveau d’entrée dans l’entreprise… ce logiciel servira de cache-misère. » Et l’absence de mesures coercitives contre les violences au travail inquiète beaucoup. En quinze jours, le site 8mars15h40 a recueilli 2 311 témoignages de victimes ou témoins de sexisme, 1 604 de harcèlement sexuel, 56 de viol sur le lieu de travail. Des chiffres ahurissants recueillis en si peu de temps… « Macron, des actes et des moyens, une loi-cadre contre les violences ! » ont scandé les militants. Pour Salomé et Alix, « il n’y a pas assez de droits pour les femmes, un trop gros écart de salaire et pas d’égalité ». C’est la première fois que ces lycéennes de 17 ans participent à un rassemblement le 8 mars, dont elles ont eu vent par les réseaux sociaux. L’affaire Weinstein et les tweets #metoo sont passés par là. Mais les discours du gouvernement ne leur suffisent pas, elles aussi attendent des moyens pour les associations de terrain, comme l’AVFT, seule organisation à défendre les victimes de violence au travail qui a dû fermer son accueil téléphonique, débordé par les demandes. Précarité des femmes, violence, harcèlement : toutes et tous attendent la réalité des lois annoncées, mais craignent déjà une publicité mensongère.

 

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Dimanche 7 avril à Bobigny :

6 Avril 2013, 18:50pm

Publié par PCF Villepinte

Photo de couverture

 

 Concert de soutien aux grévistes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois
Mots clés : psa aulnay,

 

 

Avec Kash Leone, Syrano, Volo, Merlot, Akli D, Thomas Pitiot, Bams, 3 minutes sur mer, L’Armée du love, La Mathilde, Lénine Mc Donald, Johnny Montreuil, La fanfare en pétard, Stygmate...
Des artistes sur la scène et dans la salle !

Entrée : 10€. L'intégralité des recettes de la journée sera reversée à l’association "Soutien aux salariés de l’automobile du 93".
 

Dimanche 7 avril
De 16h à 22h
Canal 93, 63 avenue Jean Jaurès, 93000 Bobigny

En savoir plus : http://www.zebrock.net/journal/Actus/3389.shtm
 
L'annonce de la fermeture du site PSA d'Aulnay-sous-Bois a été un choc. Les syndicalistes de la CGT l'avaient révélé voici plus d'un an, alors que direction et pouvoirs publics juraient que non. Mais c'était la vérité. Et manifestement, rien n'a changé depuis un an...Va comprendre, Charles !
Plusieurs milliers de salariés sont donc mis à la porte, des emplois de sous-traitance seront supprimés. Des milliers de familles vont donc plonger dans une précarité accrue, comme si on avait besoin de ça. Ajoutons que c'est la capacité même de produire des véhicules en France qui est entamée. Quand les ventes reprendront et qu'il faudra fabriquer des voitures comment fera-t-on ? On claquera des doigts pour reconstituer un site industriel, des équipes qualifiées et des techniciens et ingénieurs compétents ? Ou on les fera venir de Chine ou d'Inde par bateaux, histoire de réchauffer le climat ? De toutes façons, c'est sûr qu'en répandant le chômage, on diminue le risque d'une reprise intempestive: pas de sou, pas kash, pas d'achat de voiture...
Et ne parlons pas des désordres sociaux induits: la pauvreté progresse, l'amertume et la déception s'empilent et l'avenir se grise pour les mômes. Vous inquiétez pas les gosses, il y aura toujours besoin de vigiles pour protéger les ruines... ou des CRS pour les prochaines émeutes.
Nous travaillons chaque jour sur ce territoire, croisons tous les jours ces collégiens avec la conviction que l'ambition éducative qui fonde nos projets est utile. Nous croyons dur comme fer que l'éducation artistique permet aux individus de se construire et de bien grandir. Encore faut-il que la pente ne soit pas savonnée.

Alors comment ne pas se sentir solidaire de ces salariés et grévistes de PSA Aulnay-sous-Bois ?

Edgard Garcia, directeur de Zebrock

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Le Medef ne doit pas faire la loi !

4 Avril 2013, 07:54am

Publié par PCF Villepinte

 

PETITION - ANI Le Medef ne doit pas faire la loi !

 

 


Le Medef ne doit pas faire la loi !

 

 Pour signer la pétition : http://www.pcf.fr/37538

L’accord national interprofessionnel (ANI) doit e
̂tre transposé dans la  loi en avril 2013.

Nous demandons aux parlementaires de gauche de ne pas voter, avec la droite, 
ce projet de loi.

Le Medef de
́fend avec acharnement ce texte et pour cause ! Cet accord  porte en lui de profondes régressions. Au-delà des effets d’annonces, ce projet de loi est une attaque frontale   contre le CDI, dont il cherche à vider le sens pour « faciliter » non pas   l’emploi mais la rupture, le licenciement. Pour y parvenir il pousse à   réduire la négociation au rapport individuel salarié-e/patron au  détriment de la négociation collective et verrouille le dispositif pour   éviter l’intervention du juge.

OUI les salarie
́s ont besoin d’une véritable sécurisation de leur  contrat de travail, mais le texte que le gouvernement propose est tout sauf  cela.

Les parlementaires de gauche ne doivent pas ente
́riner la loi du Medef, ils  peuvent mettre en place d’autres propositions :
- Le CDI doit e
̂tre réaffirmé comme la norme du contrat de travail
- Le recours aux inte
́rimaires et CDD doit être strictement encadré
- Droit automatique au passage a
̀ temps plein pour les temps partiels
- Les droits des salarie
́s sous-traitants alignés sur ceux des donneurs 
d’ordre
- Droit de suspendre un plan social ou une fermeture d’entreprise le temps   d’e
́tudier les propositions alternatives du Comité d’entreprise.
- Loi interdisant les licenciements boursiers
- Droit de pre
́emption pour les salariés : droit de reprise d’une entre- 
prise viable


Pour signer la pétition : http://www.pcf.fr/37538


Merci de diffuser largement cette pétition.

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ANI et complémentaires santé, façon BERGER

4 Avril 2013, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

  La mauvaise affaire des complémentaires santé

 

En discussion à l'Assemblée depuis mardi, l'Accord national interprofessionnel (ANI) sur l'emploi propose de rendre obligatoires les complémentaires santé à toutes les entreprises et tous leurs salariés. Mais derrière cette fausse bonne idée, c'est la poursuite du démantèlement de la protection sociale solidaire.

En marge du Congrès de la CGT, Jean-Paul Benoit, président de la Fédération des Mutuelles de France, nous a expliqué pourquoi.

L'ANI ne fait pas que modifier en profondeur le Code du travail. Cet Accord national interprofessionnel sur l'emploi, signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC le 11 janvier dernier, dont la transposition est en discussion à l'Assemblée nationale depuis le mardi 2 avril, obligera toutes les entreprises à proposer à leurs salariés une couverture complémentaire santé qui prenne en charge, pour tout ou partie, les frais de santé non remboursés par la Sécurité sociale.

La Sécurité sociale en berne

Pour les organisations syndicales et patronales signataires de l'ANI, il s'agit de généraliser ce dispositif dont les deux tiers des salariés profitent, pour lequel les entreprises règlent en moyenne 57% de la facture. Il s'agit aussi de rendre plus égalitaires cet accès aux mutuelles, très disparates en fonction de l'entreprise pour laquelle le salarié travaille. Il s'agit enfin d'homogénéiser la couverture santé des cadres et des non-cadres.

Pour Jean-Paul Benoit, c'est une fausse bonne idée. Cette généralisation des complémentaires santé va surtout permettre de poursuivre dans le déremboursement des soins par la Sécurité sociale:

La généralisation des complémentaires santé obligatoires devraient coûter aux alentours de 2 milliards et demi d'euros. Soit un coût prohibitif pour Jean-Paul Benoit, puisque ce dispositif ne couvrira que 400.000 salariés, à mettre en parallèle avec les 4 millions de Français privés de mutuelles ou de contrats de prévoyance.

Pour le président de la Fédération des Mutuelles de France, qui regroupe 129 groupes mutualistes, le volet des complémentaires santé est aussi un effet d'aubaine pour les entreprises, qui vont voir leurs charges sociales baisser.

Aux assureurs privés, qui estiment que le volet complémentaires santé de l'ANI privilégie les mutuelles qui ont des liens plus étroits avec les organisations de représentants des salariés (l'ANI prévoit que le choix des complémentaires de groupe s'effectue par un accord de branche), Jean-Paul Benoit, dont la fédération était présente au Congrès de la CGT en mars, répond que l'accord interprofessionnel n'offre aucun avantage concurrenciel à ses adhérents.

 

  • A lire aussi sur l'ANI:

Décryptage l'Humanité: les dessous sales de l'ANI

ANI: des socialistes et des écologistes contre la casse du Code du travail

Stéphane Guérard

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ANI "Le grodement de la bataille"

4 Avril 2013, 07:23am

Publié par PCF Villepinte

 

 
Bataille générale contre l'ANI !
La gauche ne peut pas apporter des réponses de droite à des questions de gauche! Illustration: l’accord national interprofessionnel, signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CGC... transformé en loi?

«La nouvelle conjoncture de l’emploi creuse les disparités au détriment des strates inférieures du salariat ; depuis la “crise”, de nouvelles inégalités se sont creusées.» Le regretté Robert Castel, dès 2009, dans ''la Montée des incertitudes'', l’un de ses ouvrages les plus fameux, nous invitait à l’acuité du regard face aux bouleversements du monde financiarisé, qui, disait-il, «amplifieraient une insécurité sociale aux visages multiples et frapperaient plus durement les catégories déjà placées “au bas de l’échelle sociale”, accroissant leur subordination». Les sociologues ne sont pas des prophètes – parfois des visionnaires. Nous avons beau retourner dans tous les sens le contenu de l’accord national interprofessionnel (ANI), signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CGC, nous ne lisons en germes que ce que redoutait le plus Robert Castel, «le chemin de l’atomisation sociale, la décollectivisation, la désaffiliation», bref, «la montée d’un individualisme lié à un détachement des appartenances et des valeurs collectives»…

Depuis mardi 2 avril, ce qui se discute à l’Assemblée nationale est au moins de ce niveau-là. Les députés ont en effet engagé l’examen du projet de loi dit de «sécurisation de l’emploi» qui vise à retranscrire dans la loi le texte de l’ANI tel qu’il est. Le souhait du gouvernement? Que les parlementaires, qui disposent pourtant du droit constitutionnel, s’effacent derrière l’accord signé par le patronat et quelques syndicats, en somme, qu’ils se courbent devant le pouvoir économique. Pour y parvenir, une procédure «accélérée» a été privilégiée, une seule lecture dans les deux chambres, le tout bouclé en moins d’un mois… C’est peu, bien peu pour un texte concernant 23 millions de salariés, qui, s’il était adopté en l’état, institutionnaliserait la flexibilité comme atout principal de l’emploi, livrant à la représentation libérale une victoire dramatique, alors que capitalisme financiarisé nous plonge dans un cycle violent d’austérité, de récession et de creusement des inégalités. Ce serait le chantage à l’emploi permanent, la remise en cause de la hiérarchie des normes, la renégociation à tout moment des modalités du contrat de travail, la mobilité imposée, l’accélération des procédures de licenciements collectifs, l’accès à la justice rendu plus compliqué, ce qui, par exemple, aurait empêché la noble lutte des Fralib… on en passe et des meilleurs!

Face à ce désastre annoncé, des parlementaires communistes et du Front de gauche entendent bien montrer que la gauche ne peut pas apporter des réponses de droite à des questions de gauche. Mais, n’en déplaise à Hollande et Ayrault, ils ne seront pas seuls! Nombreux sont les élus socialistes ou écologistes qui souhaiteraient améliorer le texte, en tenant compte de l’opinion de la CGT et de FO. Mais les laissera-t-on « libres » de créer des convergences avec les élus du Front de gauche ? Une chose est sûre : socialistes et écologistes ne se tiennent pas comme un seul homme derrière ce texte législatif, pierre de voûte du dispositif social-libéral imaginé par le chef de l’État et les tenants du « There Is No Alternative ». À ce propos : le porte-parole du groupe socialiste, Thierry Mandon, aurait pu s’abstenir, dès l'ouverture des débats, mardi à l'Assemblée, d’adresser un hommage appuyé à la présidente du Medef… Car, contrairement à Madame Parisot ou Messieurs Copé, Fillon et Raffarin – ça laisse songeur! –, de plus en plus de militants et d’organisations se mobilisent pour que l’accord ne soit pas voté en l’état. Il n’est donc pas trop tard pour imposer, par une pédagogie collective et massive, un débat critique et renversant qui dépasse l’arrière-plan du «grondement de la bataille», comme disait Michel Foucault.

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9 avril Manifestations contre l'ANI

4 Avril 2013, 07:08am

Publié par PCF Villepinte

 

 

09 avr.00:00

 

9 avril 2013 - Journée de grèves et de manifestation contre l'accord national interprofessionnel (ANI) et la loi dite de "sécurisation de l'emploi" à l'appel de la CGT, Sud Solidaires et de la FSU.

Pour Paris et région parisienne

Rendez-vous Montparnasse arrivée Assemblée nationale via rue de Rennes, bd Raspail et bd St Germain - Départ à 14h

Le point du Front de gauche sera au carrefour de la rue de Rennes et du bv Raspail - Le rendez-vous militant est à 13h30. Venez nombreux !

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