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luttes

Menacés de licenciements, les Pilpa passent les fêtes dans leur usine

27 Décembre 2012, 10:44am

Publié par PCF Villepinte

 le 26 Décembre 2012

 

 

Les 122 salariés du glacier carcassonnais Pilpa ont mis en place une surveillance non-stop de leur usine pendant les fêtes pour empêcher le propriétaire, le géant européen de la glace R&R, de profiter des circonstances et de déménager les machines, a déclaré mercredi le secrétaire CGT du comité d'entreprise.

Comme ils l'ont fait depuis le 22 décembre et à Noël, les employés se relaieront le 31 décembre et le 1er janvier pour effectuer un tour de garde devant les accès du site, traditionnellement fermé pendant les fêtes de fin d'année, a indiqué Christophe Barbier, de la CGT. Pour la nuit, ils ont engagé un vigile. Une alerte téléphonique est instituée et sur un coup de fil, une trentaine de personnes pourraient se retrouver devant l'usine en moins d'une heure, dans l'éventualité où le propriétaire, le géant européen de la glace R&R, entreprendrait de déménager ou de démonter les machines, a-t-il dit. "On est vigilant: ces gens-là sont capables de déménager le matériel en plein PSE" (plan de sauvegarde de l’emploi), que ce soit pour le réinstaller ailleurs ou pour l'empêcher de resservir à un éventuel repreneur ou au personnel actuel dans une autre configuration, a expliqué le délégué syndical. 

"Pilpa est rentable"

Les Pilpa se battent depuis des mois pour empêcher la fermeture de leur usine, annoncée par la direction en juillet 2012. Pilpa avait été rachetée quelques mois auparavant, en septembre 2011, par R&R, entreprise de droit anglais détenue par le fonds d'investissement américain Oaktree Capital Management. Les salariés soutiennent que Pilpa est non seulement rentable, mais d'une profitabilité supérieure à R&R en France. Pour eux, leur rachat par R&R avait pour seuls objectifs de récupérer les licences pour les glaces Oasis et Disney et de se débarrasser d'un concurrent. Sans machines, le personnel ne pourrait espérer être repris ou mener à bien le projet actuellement à l'étude de se constituer en coopérative, a-t-il dit.

La justice annule le plan social

R&R a vu la justice retoquer le 11 décembre le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qu'elle présentait pour Pilpa. Le juge des référés a trouvé "manifestement" insuffisants les huit reclassements offerts en France aux 122 employés carcassonnais. La décision du juge avait représenté une « bulle d’oxygène » avant les fêtes, selon Christophe Barbier. Cette décision offrait du temps aux salariés pour lancer une Scop ou trouver un repreneur. Depuis lors, R&R a élaboré une nouvelle version du PSE et propose 63 reclassements supplémentaires en France, à Vayres (Gironde), Plouédern (Finistère) et Toulouse, mais il ne s'agit que d'emplois de manutentionnaires, a dit le secrétaire CGT du CE. Le personnel a de nouveau attaqué le PSE devant le juge des référés.

Lire aussi :

Reportage : Ice cream prémédité à Carcassonne
Pilpa. Un enjeu autour de la filière agricole locale
R&R, spécialiste de la glace en fusion

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Sans-papiers, à qui profite le crime ?

30 Novembre 2012, 07:04am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Sans-papiers, à qui profite le crime ?
La merveilleuse lutte pour la régularisation des travailleurs sans-papiers et la détermination sans faille des militants de RESF pour protéger les enfants scolarisés ont gagné quelques mesures qui amélioreront la situation à la marge. Mais l’équipe de François Hollande annonce une politique qui s’inscrit dans la continuité des précédentes. En prolongeant la politique du chiffre, le ministre Valls indique que le chiffre de 30000 régulations annuelles ne changera pas, le gouvernement PS-EEVL décide de pérenniser la situation d’environ 300000 personnes sans-papiers.

Oui, il faut en finir avec le statut de sans-papiers en régularisant. Et pour ce faire, il faut enfin s’attaquer aux racines du mal. La misère et la famine qui touchent les pays du sud pousse ceux qui le peuvent vers des cieux leur permettant d’assurer la survie de leur famille. Ces voyages faient sur des bateaux de fortune, trop souvent au prix de leur vie, ne cesseront qu’avec une politique Nord-Sud fondée sur la coopération et la solidarité. Il suffit d’empêcher le pillage des pays du Sud par les multinationales de l’agroalimentaire, du pétrole et autres richesses, et soyons convaincus que les hommes, les femmes les plus déterminés, les plus formés, les plus forts resteront massivement pour construire l’avenir sur leur terre. Mais là, c’est sûr, il faut du courage. S’attaquer à quelques sans–papiers, c’est plus facile que de s’attaquer aux multinationales.

Il est temps après vingt années de politiques répressives marquées par l’échec, de se poser une question : pourquoi les gouvernements successifs n’ont-ils pas su ou voulu résoudre la situation? A qui profite le crime ? Ces centaines de milliers de personnes sans papiers et sans droits, obligées d’accepter n’importe quel travail dans n’importe quelles conditions, constituent pour le BTP, la restauration, les sociétés de service… une main d’œuvre taillable et corvéable à merci. Baisse du coût du travail, déstructuration du droit du travail, ni sécurité sociale ni retraite… les objectifs du Medef sont atteints. S’attaquer à quelques sans–papiers, c’est plus facile que de s’attaquer aux patrons voyous.

On attendait d’un gouvernement de gauche qu’entre les puissants et le peuple - qu'il soit d’ici et d’ailleurs - il choisisse le peuple avec détermination. Le Parti communiste français continuera aux cotés des syndicats et des associations à se démarquer des politiques libérales, qu’elles soient ultra ou teintées de social.

Isabelle Lorand,responsable du secteur Libertés et droits de la personne du PCF

 

 

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SNCF : appel à la grève pour que "cesse la casse du service public ferroviaire"

18 Octobre 2012, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 17 Octobre 2012

 

 

 

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, l'Unsa, Sud-Rail et la CFDT) appellent à la grève pour le 25 octobre pour adresser à la direction de l'entreprise publique ainsi qu'au gouvernement "un signal d'alarme" sur l'emploi et la réforme de la gouvernance du système ferroviaire à venir.

"Il faut un changement radical de la politique de la direction de la SNCF, qu'elle cesse la casse du service public ferroviaire. Notre message au ministère est que si  Guillaume Pepy (le PDG de la SNCF) ne s'arrête pas, ne comptez pas sur les organisations syndicales pour entrer dans les débats sur la gouvernance", a déclaré à la presse Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT Cheminots. La CGT fustige aussi "l'enfumage" des chiffres de la direction sur le nombre des embauches, soulignant la différence existant entre les 5.500 embauches prévues dans l'Epic et les 6.900 départs en retraite.

>>> Lire le point de vue de Gilbert Garrel dans paru dans l'Humanité : "La SNCF ne respecte pas la loi"

Les quatre syndicats majoritaires vont déposer un préavis de grève nationale qui débutera le mercredi 24 octobre à 19H00 jusqu'au vendredi 26 08H00, soit la veille des vacances de la Toussaint, ont précisé mercredi des représentants syndicaux. Cette grève intervient alors que le cycle des négociations salariales vient de s'achever et que le gouvernement a annoncé pour 2013 une loi réformant à la fois la gouvernance du système ferroviaire et le statut social des cheminots.

Les salaires sont un autre sujet de désaccord, avec 0,5% d'augmentation générale proposée par la direction, "on est en dessous de tout avec des cheminots en dessous du SMIC", a commenté pour sa part Didier Aubert de la CFDT. "L'autre élément est que le financement et la réunification du gestionnaire d'Infrastructure (RFF/SNCF) tarde à venir: la grève est clairement un coup de pied dans la fourmilière vis-à-vis du gouvernement", poursuit le syndicaliste. L'harmonisation sociale (entre les agents de la SNCF et les salariés des opérateurs privés), dans la perspective d'une ouverture à la concurrence du transport régional, est un autre sujet d'inquiétude pour les syndicats, de même que la situation du fret.

 

  • Lire aussi :

 

SNCF : la tentative de hold-up de Guillaume Pepy
SNCF : "le levier de productivité ne passera pas par des suppressions de postes"
La SNCF est un service public en danger !

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La mobilisation de la CGT met la pression sur le gouvernement et le patronat

10 Octobre 2012, 06:43am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 9 Octobre 2012

 

 

La centrale syndicale seule a mobilisé 90 000 manifestants à Paris et à Marseille, Rennes, Toulouse, Epinal, Belfort Bordeaux, Lyon, Le Havre et Clermont-Ferrand, pour la défense de l'industrie et de l'emploi. Retour sur cette journée de mobilisation.

Cette journée est "un avertissement", à la fois aux "pouvoirs publics et au patronat" et "une mobilisation pour obtenir des négociations qui sécurisent l'emploi", a lancé Bernard Thibault. Il ne faut "pas s'en remettre au seul terrain de la négociation", a prévenu le leader cégétiste pour qui il faut faire pression sur le gouvernement afin qu'il adopte rapidement une loi empêchant les licenciements abusifs, une demande pourtant approuvée par trois Français sur quatre, selon un sondage Harris Interactive (lire à ce propos : Les revendications de la CGT sur l'emploi plébiscitées). 

"En France, les salariés ont manifesté ce 9 octobre, leur solidarité et leurs convergences avec les travailleurs en lutte en Grèce, au Portugal, en Espagne… Le monde du travail, partout en Europe, se rassemble et fait entendre sa voix contre les politiques d’austérité généralisées par le Traité Européen. […] La CGT se félicite de cette forte mobilisation pour l’emploi et l’avenir de nos industries, pour une Europe Solidaire et sociale et pour une réponse aux urgences sociales" a réagi le syndicat dans un communiqué.

A 17 heures, les manifestants arrivent à Montparnasse. Sous le ballon de la CGT, Stéphane Bendotti du CEA, profite de la manif pour se plonger le livre de Patrick Le Hyaric sur le pacte budgétaire européen. Lire dans un cortège ? "Nous ne sommes pas assez informés sur le traité européen, confie ce chercheur. Aujourd'hui, nous manifestons pour l'industrie et contre les politiques d'austérité en général, mais il faut se battre plus directement contre ce texte qui est adopté aujourd'hui à l'Assemblée nationale et qui va encore plus nous verrouiller."

Le Front de gauche est également présent à la manifestation et a répondu l'appel de la CGT et de la Fédération Européenne de l'Industrie, l'emploi et les enjeux industriels. Jean-Luc Mélenchon mais aussi le PCF, avec Pierre Laurent et Patrick Le Hyaric sont derrière les organisations syndicales. Un point commun du Front de gauche est monté sur la place Denfert-Rochereau.

16h30 : Les Petroplus de Petit-Couronne (seine-Maritime) ont fait le voyage à cinquante. Leur sort est suspendu à la décision que prendra le tribunal de commerce de Rouen le 16 octobre prochain. La société Netoil a reçu l'appui du gouvernement pour boucler à temps son projet de reprise, explique Jean-Luc Brouté de la CGT. L'activité de la raffinerie a repris en juin sou l'impulsion des salariés. "En septembre, on a même fait des bénéfices, souligne le délégué. Si les pétroliers n'en faisaient pas, c'est qu'il y avait un problème de détournement d'argent."

16 heures : Derrière la fermeture d'Aulnay et la liquidation de milliers d'emplois dans tout le pays, le sort de la recherche et développement dans le groupe PSA mobilise également dans les rues de Paris. "Dans le milieu des ingénieurs, on discute pas mal de la situation, témoigne le délégué Cgt du centre R&D de la Garenne. Le plan est gelé tant que le rapport d'expertise n'est pas présenté au comité central d'entreprise, mais la direction cherche à démotiver tout le monde pour obtenir quoi qu'il arrive les 10% de suppression d'emplois à la fin de l'année: 200 salariés en moins sur 2600! Et ceci dans un contexte où, l'année dernière,  700 prestataires extérieurs nous ont déjà quittés... Pour l'heure, on ne voit pas bien ce que le gouvernement fait, avec ses réunions tripartites! Si on sacrifie la recherche, c'est tout le groupe qui sera condamné à moyen terme."

15h30 : Une vingtaine de métallos liégeois, eux aussi victimes de l'appétit de profits insatiables de Mittal, sont présents dans le défilé. Fabian, délégué FGTB, ne voit pas Florange survivre sans ses hauts-fourneaux: "Il faut des sites intégrés avec une filière à chaud et une à froid. On le voit bien chez nous à Liège, Mittal est en train de liquider les hauts-fourneaux et de licencier 595 salariés... On ne peut le laisser démanteler toute la sidérurgie en Europe de l'Ouest."

Les salaries de Disney sont également présents, car "1 emploi supprimé dans l'industrie c'est 2 emplois perdus dans le commerce et les services", explique l'un de leurs porte paroles.

La mobilisation est également un succès en province. A Rennes, près de 4000 manifestants ont pris le départ à 14 heures de la place de la gare, après les interventions des travailleurs de PSA, STX, Technicolor, la poste et de l’éducation nationale.

Ils étaient 7000 à Bordeaux ce matin à 11 heures, autant à Lyon, avec la présence remarquée  des salariés de Renault-Trucks, d'Arkema, de Rhodia et d'ArcelorMittal. "La solution à la crise et le retour à une croissance soutenue ne se trouvent pas dans l'abaissement du coût du travail, mais dans l'urgence de s'attaquer au coût du capital" a dit Bruno Bouvier, secrétaire régional de la CGT Rhône-Alpes.

A Marseille, plusieurs milliers de manifestants ont défilé en fin de matinée sous des banderoles clamant le "refus des plans de rigueur". On a été agacé par le recul du gouvernement devant le Medef. C'est clairement un premier avertissement au gouvernement pour lui rappeler le rapport de force dans ce pays", a affirmé la secrétaire générale de la CGT locale, Mireille Chessa.

15 heures : La journée de mobilisation pour l'emploi est "une réussite" affirme Bernard Thibault. Rien qu’à Paris, "des dizaines de milliers de manifestants ont répondu à l'appel de la CGT". Et effectivement il y a foule ! Le cortège s'étire. Quand les premiers s'approchent de Montparnasse, les derniers commencent  à peine à descendre l'avenue des Gobelins.
Pour Bernard Thibault, cette journée "est une alerte à l'égard des pouvoirs publics et du patronat" alors que "la situation rend chaque jour plus gravissime l'état de l'appareil industriel."

 

14h30 : Une vingtaine d'ex-salariés, dont une majorité de femmes, de Sodimédical ont fait le déplacement. "La liquidation judiciaire a été prononcée le 18 septembre, mais on n'est toujours pas payés, s'insurge Angélique Debruyne, une des porte-paroles de cette lutte emblématique. Maintenant, nous demandons au gouvernement de payer les reclassements et tout le reste, puisqu'ils n'ont pas voulu aller chercher l'argent dans les poches du groupe Lohman&Rauscher comme la justice le demandait. C'est absurde parce qu'ils vont chercher des sous partout, sauf là où ils le peuvent dans des groupes comme le nôtre! Mais on continue, on ne va pas se laisser faire!"

 

"On a été accueilli ce matin comme des malpropres au salon de l'auto. Même sous Sarkozy on n'a pas connu ça. Alors on se fait encore entendre cet après midi. On ne nous fera pas taire" rapporte un salariés de Doux. 

14 heures : la manifestation se met en branle vers Montparnasse, Bernard Thibault en tête de cortège

 

 

 

13h55 : Parvenus à la tête du cortège, les ouvriers d'ArcelorMittal Florange scandent, non sans succès: "Hollande, qu'est-ce qu'tu glandes?"

13h45 : Tous les salariés en lutte arrivent Place d'Italie. Venus en nombre de la vallée de la Fensch, les sidérurgistes d'ArcelorMittal à Florange (Moselle) tombent nez à nez sur leurs cousins de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), vêtus de leurs toujours spectaculaires tenues de fondeurs. 

13h30 : La manifestation se prépare à partir. L'union des syndicats des travailleurs de la métallurgie est en tête de cortège. Derrière, les ouvriers de Général motors Strasbourg crient "Montebourg on est les prochains". En tête de manifestation également, les syndicalistes Didier Le Reste et Nadine Prigent.

13 heures : Place d'Italie, Bernard Thibault arrive.

11 heures : Plusieurs centaines de salariés de différentes entreprises du secteur automobile, dont PSA, mais aussi des Licenci'elles, ArcelorMittal, Goodyear, Continental ou encore Fralib, sont rassemblés devant le Mondial de l'automobile à Paris. Ils ont tenté de pénétrer dans le salon, mais en ont été empêchés par les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. "On a décidé de se battre, de faire front commun face à nos patrons", dit Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT de PSA Aulnay. Lire à ce propos : Au Salon de l’auto pour "se battre contre ces prédateurs que sont Mittal, Peugeot et les autres".

10 heures : Le port du Havre est complètement paralysé par l’appel à la grève de la CGT. Le mouvement est suivi par la totalité des 2.400 dockers et par une grande partie des 1.200 agents portuaires. Ce mouvement concerne d'autres ports en France, vise à défendre l'emploi à l'échelle européenne. Les dockers et les agents portuaires grévistes devaient participer en fin de matinée à une manifestation interprofessionnelle dans les rues du Havre aux côtés notamment des hospitaliers et des territoriaux.

  • La carte de France des manifestations

L’UNEF a annoncé sa participation à la journée d'action et sera dans la rue le 9 octobre : les jeunes attendent plus du gouvernment. L’UNEF participe à la manifestation du 9 octobre pour l’emploi, appelée par la Fédération Européenne de l’Industrie. La situation des jeunes sur le marché de l’emploi n’a jamais été autant critique. Avec 23% de chômage, les jeunes sont les principales victimes de la crise. Lire le communiqué

Bernard Thibault disait hier dans l'Humanité, sur la nécessité de cette journée : "Le patronat est à l’offensive, il faut en être conscient. Toute idée de réforme concernant les entreprises est l’objet de pressions 
extrêmement fortes. Les mobilisations, dont les manifestations de mardi, celles du 11 octobre pour les revendications des retraités, visent à faire contrepoids face à cette pression patronale. Nous ne sommes pas sur des mobilisations antigouvernementales, mais sur des mouvements destinés à faire en sorte que les décisions politiques soient conformes aux attentes des salariés. J’irai jusqu’à dire que plus nous aurons de mobilisations, plus cela aidera le gouvernement à prendre des décisions conformes aux attentes exprimées au mois de mai dernier 
dans les urnes." Lire la suite

Stéphane Guérard, Thomas Lemahieu, Pierre Duquesne et Pierric Marissal

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Mobilisation le 9 octobre

4 Octobre 2012, 06:41am

Publié par PCF Villepinte



 

Manifestons le 9 octobre 2012 à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Epinal, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Toulouse pour l’industrie, pour l’emploi, avec une sécurité sociale professionnelle

A l’appel de la Fédération européenne de l’industrie, le 9 octobre représente une journée européenne d’action pour le développement de l’industrie et de l’emploi.
Pour la CGT, il n’y a pas de développement économique possible dans un désert d’emploi et avec l’austérité proposée par le traité européen qui conduirait à 300 000 chômeurs de plus en France en 2013.
C’est tout l’enjeu de la négociation interprofessionnelle sur la sécurisation de l’emploi qui débutera en octobre et sur laquelle la participation massive des salariés le 9 octobre pèsera.

L’industrie structure l’activité économique

Un emploi dans l’industrie génère 3 à 5 emplois dans les services et la sous traitance qui permettent, par la consommation des salariés, d’alimenter l’économie, donc le développement industriel et l’emploi. La perte de l’industrie alimente donc les suppressions d’emplois directs et indirects.

Il faut des droits nouveaux aux salariés pour :
- des droits suspensifs lors de licenciement et contraindre les entreprises à des alternatives à ceux-ci ;
- intervenir et conditionner toutes aides publiques aux politiques salariales et d’emplois ;
- stopper les suppressions d’emplois et créer de nouveaux postes dans la fonction publique et les services publics ;
- une représentation des salariés à tous les niveaux de décision pour contrebalancer le pouvoir des actionnaires.

Et si on parlait du coût du capital ?

Le débat sur la compétitivité porte souvent le coût du travail comme responsable de la crise conduisant à une pression sur les salaires, à dérèglementer le marché du travail, à un transfert de cotisations vers la solidarité et les ménages pour financer la protection sociale.

Le travail n’est pas un coût mais le seul levier de création de la richesse par les salariés or, sur 100 euros, 25 vont aux actionnaires. Diviser par deux les dividendes libèrerait 120 milliards d’euros en France pour les investissements productifs, la création d’emplois, le financement de la protection sociale et la diminution du déficit de l’Etat.

Ce qui coûte, c’est la stratégie et les choix de gestion des entreprises faisant des salariés une variable d’ajustement mais aussi qui amputent les efforts nécessaires d’anticipation, de formation, de recherche et d’innovation.

Pour relancer l’industrie et l’emploi, mobilisons nous le 9 octobre pour gagner une autre répartition des richesses créées.

Le Medef veut plus de flexibilité, nous voulons la Sécurité sociale professionnelle A la demande du gouvernement, une négociation interprofessionnelle « sécurité de l’emploi » s’ouvrira le 4 octobre. Syndicats et patronat sont appelés à négocier rapidement sur des sujets majeurs :
- la lutte contre la précarité sur le marché du travail ;
- l’anticipation des évolutions de l’activité, de l’emploi et des compétences ;
- le maintien dans l’emploi face aux difficultés conjoncturelles des entreprises ;
- l’amélioration des procédures de licenciements collectifs.

Le Medef entend se saisir de cette négociation pour obtenir plus de souplesse et de flexibilité des contrats de travail, plus de liberté pour licencier.

Pour le Medef, il faut accentuer la pression sur les salariés et le travail alors même que ces vieilles recettes nous conduisent dans l’impasse économique et sociale !

Pour la CGT, il faut au contraire se saisir des leviers que comporte cette négociation pour obtenir de nouveaux droits et garanties collectives pour les salariés.

Actuellement un salarié qui change ou qui perd son emploi perd la quasi-totalité de ses droits. Parce que les droits sont attachés à l’emploi et dépendent notamment de la taille des entreprises. Les ruptures de contrat de travail impliquent pour les salariés une perte de revenus importante et tous les droits annexes (ex : complémentaire santé, droit à un congé formation, prévoyance, ancienneté, qualification, droit à la retraite…).
Chaque année 7 millions de salariés changent de situation ou d’emplois.
Les droits actuels doivent évoluer pour répondre à ces nouveaux besoins de sécurisation par des droits nouveaux interprofessionnels.

La CGT propose la construction de droits attachés à la personne cumulables au fil de la carrière, transférables d’un employeur à un autre. Ils doivent constituer le socle d’un nouveau statut du travail salarié. Cela passe notamment par la sécurité sociale professionnelle permettant de garantir le maintien du contrat de travail en cas de suppression de l’emploi, responsabilisant ainsi l’entreprise qui entend licencier. Ces objectifs doivent être au cœur des discussions de la négociation interprofessionnelle à venir.

Pour peser sur les négociations et permettre la relance de l’industrie et de l’emploi, votre intervention est nécessaire.

Le 9 octobre, participez aux manifestations et pour peser durablement sur les choix qui vous concernent, syndiquez vous à la CGT.

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Dans l'Humanité ce jeudi, le 93 se rebelle contre la saignée des emplois

27 Septembre 2012, 09:01am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité du jeudi 27 septembre 2012

 - le 27 Septembre 2012

 

 

 

PSA, Air France, Sanofi... les plans sociaux qui frappent les salariés partout en France seront particulièrement dévastateurs en Seine-Saint-Denis. Samedi, 
les travailleurs feront front commun lors d’un meeting intersyndical à Aulnay.

A lire dans notre édition:

  • Le front commun des salariés de Seine-Saint-Denis 

Stopper l’hémorragie : ce sera le mot d’ordre du grand meeting intersyndical (CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires) et interprofessionnel qui aura lieu samedi à la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). PSA, Air France, Sanofi, Presstalis et d’autres salariés menacés seront présents pour faire front ensemble face à la casse de leurs emplois. Dans un département qui connaît déjà un chômage à 12,2 %, la multiplication des plans sociaux qui s’annonce risque d’aggraver un peu plus une situation économique et sociale déjà sinistrée.

Après avoir perdu un tiers de ses emplois industriels entre 1999 et 2009 (dernières données en date de l’Insee), la Seine-Saint-Denis est aujourd’hui menacée de voir l’usine Citroën d’Aulnay et ses 3 300 emplois disparaître d’ici à 2014. Trois fois plus si l’on compte les emplois induits. « Environ 15 % de notre activité est directement liée à l’usine PSA d’Aulnay », explique par exemple Stéphane Bertazzo, délégué CGT chez MA France, sous-traitant dans l’emboutissage d’éléments de carrosserie, qui compte environ 300 salariés et 75 intérimaires... Lire la suite dans l'Humanité de ce jeudi

  • A Aulnay, entre colère et solidarité
  • Les services publics, victimes collatérales
  • "L'industrie a besoin d'un soutien politique et citoyen", le point de vue de François Asensi, député Front de gauche (93)
  • Hécatombe, l'édito de Jean-Emmanuel Ducoin

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manifestation 30 septembre contre la ratification du pacte budgétaire

26 Septembre 2012, 09:03am

Publié par PCF Villepinte

Austérité : pas question de se faire

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Tout sur la journée de mobilisation du 30 septembre

25 Septembre 2012, 13:04pm

Publié par PCF Villepinte

RENDEZ-VOUS 12H30 à la mairie de Tremblay en France.

 

 

Retrouvez ici tout ce qu'il faut savoir sur ce traité, comme sur la grande manifestation unitaire du 30 septembre prochain. Rendez-vous à 13h30, place de la Nation à Paris.

 

 

 

 

 

Sur le TSCG, (Traité pour la stabilité, la Coordination, la Gouvernance de la zone euro) 

 

 

  • Jacques Généreux : pourquoi il faut dire non au traité d’austérité : "Il faut refuser le traité d’austérité pour deux raison. La première, c’est que c’est un crime cintre la démocratie. Et la seconde c’est que c’est une catastrophe sans nom pour l’économie européenne, pour nos emplois, et qui mène tout droit vers le marasme, l’éclatement de la zone euro et la remise en cause radicale du projet européen".
    C’est ce que Jacques Généreux, secrétaire national chargé de l’économie au Parti de gauche, explique dans cette vidéo tournée à la Fête de l’Humanité.
  • Ils sont contre la ratifications et appellent à manifester le 30 septembre
    Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, Convergence services publics, CFDT CFF, CGT Finances, CGT Educ'action, CGT Equipement-environnement, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, CGT UGFF, URIF CGT, CNDF/CADAC, Démocratie Réelle Maintenant !, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergences et Alternative - Gauche anticapitaliste, FSU-Île de France, SNESUP-FSU, SNU Pôle Emploi FSU, SNUTEFI FSU, SNUCLIAS FSU, EE(Ecole Emancipée) FSU, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Mémoire des luttes, M'PEP, Marches Européennes, NPA, Parti Fédéraliste Européen, Parti pour la décroissance, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform!, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.
  • Marie-George Buffet: "Après la Fête, rendez-vous le 30 septembre"
    Tout "se joue à Paris le 30 septembre" pour Mélenchon
    Dix personalités du monde politique, associatif et syndical expliquent leur position sur le pacte budgétaire européen : « Notre non au traité austéritaire » Communiqué : Quatre organisations syndicales réaffirment leur opposition au traité européen
  • Transport militant : Départs de cars, trains et covoiturages pour la manif du 30, c'est sur le site : stopausterite.org

Selon le calendrier fixé par le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, la ratification du traité fera l'objet d'un débat le 2 et 3 octobre après une déclaration de Jean-Marc Ayrault devant les députés sur "les nouvelles perspectives européennes". Le vote aura lieu au plus tard le 4 octobre. Ensuite, les parlementaires auront à statuer le lundi 8 octobre sur le projet de loi organique qui reprend notamment la règle d'or limitant à 0,5% du PIB le déficit public structurel et crée un Haut conseil des finances publiques placé auprès de la Cour des comptes.

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Tout sur la journée de mobilisation du 30 septembre

23 Septembre 2012, 15:55pm

Publié par PCF Villepinte

 

Il reste une semaine avant la grande journée de mobilisation contre la ratification du traité budgétaire européen. Retrouvez ici tout ce qu'il faut savoir sur ce traité, comme sur la grande manifestation unitaire du 30 septembre prochain. Rendez-vous à 13h30, place de la Nation à Paris.

 

  • Ils sont contre la ratifications et appellent à manifester le 30 septembre
    Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, Convergence services publics, CFDT CFF, CGT Finances, CGT Educ'action, CGT Equipement-environnement, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, CGT UGFF, URIF CGT, CNDF/CADAC, Démocratie Réelle Maintenant !, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergences et Alternative - Gauche anticapitaliste, FSU-Île de France, SNESUP-FSU, SNU Pôle Emploi FSU, SNUTEFI FSU, SNUCLIAS FSU, EE(Ecole Emancipée) FSU, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Mémoire des luttes, M'PEP, Marches Européennes, NPA, Parti Fédéraliste Européen, Parti pour la décroissance, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform!, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.
  • Marie-George Buffet: "Après la Fête, rendez-vous le 30 septembre"
    Tout "se joue à Paris le 30 septembre" pour Mélenchon
    Dix personalités du monde politique, associatif et syndical expliquent leur position sur le pacte budgétaire européen : « Notre non au traité austéritaire » Communiqué : Quatre organisations syndicales réaffirment leur opposition au traité européen
  • Transport militant : Départs de cars, trains et covoiturages pour la manif du 30, c'est sur le site : stopausterite.org

Selon le calendrier fixé par le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, la ratification du traité fera l'objet d'un débat le 2 et 3 octobre après une déclaration de Jean-Marc Ayrault devant les députés sur "les nouvelles perspectives européennes". Le vote aura lieu au plus tard le 4 octobre. Ensuite, les parlementaires auront à statuer le lundi 8 octobre sur le projet de loi organique qui reprend notamment la règle d'or limitant à 0,5% du PIB le déficit public structurel et crée un Haut conseil des finances publiques placé auprès de la Cour des comptes.

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Communiqué

19 Septembre 2012, 16:16pm

Publié par PCF Villepinte

  CGT 93 CFDT 93 FO 93 UNSA 93 FSU 93 SOLIDAIRES 93

 

manif 19 oct 2010 019

L’EMPLOI SACRIFIÉ, CE N’EST PAS UNE FATALITÉ !

Vivre, travailler et produire en Seine-Saint-Denis c’est possible !

Meeting unitaire de lutte le 29 septembre 2012

A 14h Aulnay-sous-Bois : quartier de la Rose des vents

(cité des 3 000) Place Jupiter

 

Le département de la Seine-Saint-Denis paie un lourd tribut en matière de suppressions d’emplois. Les plans sociaux se succèdent les uns après les autres : Air France, PSA Aulnay, Sanofi, Presstalis… et ainsi que dans les entreprises sous-traitantes de tous les secteurs industriels. Si on laisse faire, ce sont plusieurs milliers d’emplois qui seront détruits dans le secteur privé, ce qui aura aussi des conséquences négatives pour l’emploi public, alors que notre département subit déjà un chômage de masse depuis plusieurs années.

 

Nous refusons ce véritable séisme économique et social pour notre département et exigeons le maintien du site de PSA Aulnay.

 

Il n y a pas de fatalité à voir les usines fermer les unes après les autres ! Il faut changer de politique industrielle en France dans l’intérêt de notre région (première région industrielle française) et de notre département. Car un emploi industriel c’est 3 emplois créés dans les autres secteurs de l’économie. Il faut imposer une nouvelle répartition des richesses créées par le travail pour que cela profite aux salaires à l’emploi et non plus à la finance : c’est une question de volonté politique !

 

Le secteur industriel doit être défendu et développé pour répondre aux exigences de développement durable et s’adapter aux nouveaux modes de vie et de consommation en tenant compte des transitions énergétiques. C’est un secteur d’avenir, qui doit et peut continuer d’irriguer l’économie du pays et du département.

 

Pour la défense et le développement de l’emploi en Seine-Saint-Denis :

Meeting unitaire le samedi 29 septembre à Aulnay quartier de la Rose des vents

 

Au programme :

 

Ø      Possibilité de restauration à partir de 12h30. Mafé de lutte à l’initiative de salariés « sans-papiers ».

Ø      14h : Meeting avec prise de parole de salariés en lutte, PSA, Air France, Sanofi, Presstalis…

Ø      15h30 : Concert de clôture.

 

 

 

Bobigny, le 17septembre 2012

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