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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

luttes

La lutte paie

24 Février 2010, 09:26am

Publié par PCF Villepinte

La CGT appelle à la suspension de la grève dans les raffineries de Total

total-3.jpg La CGT a estimé, mardi 23 février, que les conditions d'une suspension de la grève dans le groupe Total, qui dure depuis mercredi dernier, étaient réunies. "La CGT considère que des avancées significatives obtenues par la mobilisation des salariés crée les conditions d'une suspension", a déclaré à la presse Charles Foulard, coordinateur de la CGT pour le groupe Total. De même, FO appelle à la suspension du mouvement, a indiqué son négociateur, Claude Maghue. La direction et les syndicats, après neuf heures de négociations, sont arrivés à un "relevé de conclusions" qui "sera soumis à la signature des organisations syndicales".

 

Le responsable SUD Chimie du site des Flandres, Philippe Wullens, a en revanche appelé, mardi, à maintenir le mouvement de grève dans l'usine de Dunkerque jusqu'au 8 mars, date du prochain comité central d'entreprise où sera abordé l'avenir du site. La trentaine de grévistes présents sur le piquet de grève installé aux portes de la raffinerie ont voté à main levée et à l'unanimité la poursuite de la grève pour vingt-quatre heures. Les salariés en grève sont allés à la rencontre des automobilistes dans les stations-service de la région, distribuant des tee-shirts et proposant symboliquement de les servir, pour expliquer leurs inquiétudes sur l'avenir du raffinage.

 

Des assemblées générales de salariés qui décideront de la levée de la grève ou de la poursuite du mouvement, se tiendront dans chaque raffinerie mercredi, entre 12 heures et 14 heures.

 

TABLE RONDE SUR L'AVENIR DE L'ÉNERGIE

 

La menace de fermeture du site de raffinage des Flandres est à l'origine du conflit qui touche les six usines de Total. Le pétrolier français, qui a invité les syndicats (SUD, CGT, FO) mardi au siège du groupe afin de tenter de dénouer la situation, s'est engagé auprès des syndicats à garantir le maintien de l'activité pendant cinq ans sur toutes ses raffineries, excepté Dunkerque. Nicolas Sarkozy, avait reçu dans la matinée le directeur général de Total, Christophe de Margerie, et lui avait demandé "des engagements de la part de Total sur la non-fermeture de capacités de raffinage pour les années qui viennent". De son côté, le ministre de l'industrie, Christian Estrosi, a annoncé la tenue d'une table ronde, au deuxième trimestre, sur l'avenir de l'énergie en France, répondant ainsi à l'une des principales revendications des salariés en grève.

 

A la suite de ces avancées, la CGT a décidé de suspendre son mouvement dans les raffineries ExxonMobil à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Port-Jérôme (Seine-Maritime). Le syndicat n'appellera par ailleurs pas à la grève mercredi sur le site du britannique Ineos, à Lavera (Fos-sur-Mer).

 

LEMONDE.FR Avec AFP

Tous droits réservés : Le Monde.fr

 

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Lutte des SANS PAPIERS

24 Février 2010, 09:01am

Publié par PCF Villepinte

Un grand écran pour sortir de l'ombre


De Jacques Audiard à Isabelle Adjani, 350 personnalités du cinéma signent un « film manifeste » pour la régularisation des travailleurs sans papiers. Objectif : rendre visible cette lutte qui dure depuis quatre mois.

 

Un film politique, court et efficace. En trois minutes et trente secondes, On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! dresse le portrait d’une lutte oubliée : celle des 6 000 travailleurs et travailleuses en grève depuis le 12 octobre 2009 pour obtenir une circulaire de régularisation. Le gouvernement et la grande majorité des médias, à l’exception de l’Humanité, ignore cette lutte pourtant inédite. Un silence à l’origine du projet du Collectif des cinéastes pour les sans-papiers (1). « L’idée est venue au moment de la galette des rois, raconte Jean-Henri Roger, cinéaste et professeur de cinéma à Paris-VIII. Malgré une présence nombreuse des personnalités sur le piquet de grève de la rue du Regard, nous avons eu douze lignes dans le Monde et cinq dans Libération… »

Au début du mois, cinéastes, acteurs, politiques, scientifiques signaient l’appel « Nous les prenons sous notre protection » (lire l’Humanité du 18 février) pour soutenir les grévistes de la rue du Regard menacés d’évacuation. « L’idée du film s’est imposée, raconte le cinéaste Laurent Cantet. En peu de temps, on a réactivé notre réseau. » Celui-ci compte des noms prestigieux du septième art : Isabelle Adjani, Jacques Audiard, Abderrahmane Sissako, Dominique Blanc, Romain Goupil, Cédric Klapisch ou encore Riad Sattouf. Les plus fidèles étaient déjà là en 1997 pour le film Nous, sans-papiers de France. D’autres les ont rejoints en 2007 pour Laissez-les grandir ici. Cette fois-ci, ce ne sont pas moins de 350 cinéastes qui ont signé l’appel en quelques jours. « On voulait faire ce film le plus vite possible, précise le cinéaste Christophe Ruggia. Pour se caler sur les élections régionales et peser sur le débat public afin de sortir les travailleurs sans papiers de l’ombre dans laquelle ils sont depuis quatre mois. » Le court métrage, qui sortira le 10 mars dans plus de 500 salles en France, est déjà disponible sur Internet.

Face caméra, les grévistes racontent la réalité d’un système hypocrite : l’un a rénové l’Assemblée nationale ; un autre la tour Axa de la Défense ; celle-ci, couturière, travaille pour « Etam, Naf-Naf, Camaïeu… » Pas un secteur de l’économie française qui ne sorte indemne de cette litanie des entreprises embauchant des travailleurs sans papiers. Et en connaissance de cause, précisent les grévistes. Car cette situation permet ensuite aux employeurs de les exploiter sans merci. « Quand tu dis « Hé patron ! ça c’est de l’amiante », il te répond : « Si tu travailles pas, vas te faire foutre ». » Payés une misère, les travailleurs sans papiers ne sont pourtant pas inconnus du ministère des Finances qui encaisse cotisations multiples et impôts…

En trois minutes, les cinéastes ont réussi à retranscrire la tristesse, la colère et la détermination de ces hommes et de ces femmes qui se battent beaucoup plus que pour une carte de séjour. Et le cinéaste Michel Andrieu de préciser : dans le contexte « violent du débat sur l’identité nationale », ce film se veut un « contre-feu indispensable ».

Marie Barbier

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Négociations sous tension chez Total

23 Février 2010, 07:06am

Publié par PCF Villepinte

Après 4 jours de grève, paralysant peu à peu les raffineries, le groupe pétrolier a engagé des discussions avec les syndicats. Le ministre de l’Industrie, qui a reçu le PDG, a pris acte du projet de Total d’arrêter le raffinage à Dunkerque.
total-222.jpgDes centaines d’emplois, l’avenir d’un site industriel et de toute une branche d’activité et, en dernière instance, une part de l’indépendance énergétique du pays. Ce sont tous ces enjeux qu’en quelques jours de grève, les salariés des raffineries de Total ont propulsés au premier plan de l’actualité politique, économique et sociale, plaçant la direction de ce groupe tout puissant ainsi que le gouvernement sur la défensive.

Samedi, quarante-huit heures après le début de la grève « illimitée », Total annonçait aux syndicats qu’une réunion de négociation aurait lieu dimanche. Et dans la foulée, le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, faisait savoir qu’il recevrait, dimanche soir, le PDG du groupe, Christophe de Margerie. La puissance du mouvement pouvait difficilement, il est vrai, laisser indifférent. Sur les six raffineries que compte Total dans l’Hexagone, ainsi que dans une quinzaine de dépôts, la grève était suivie à environ 80 %, et entraînait l’arrêt progressif d’installations qui assurent la moitié de l’approvisionnement des stations-service françaises. S’il devait se poursuivre, le mouvement pourrait entraîner une pénurie d’essence, à plus ou moins court terme : elle pourrait être « à l’ordre du jour » dès le début de la semaine, selon la CGT, « après dix à vingt jours », selon l’Union française des industries pétrolières qui met en avant le nombre de dépôts de produits pétroliers (219 dans le pays), qui, même s’ils ne sont plus alimentés par les raffineries, peuvent continuer à fournir les stations-service.

Mobilisés initialement en solidarité avec leurs collègues de la raffinerie des Flandres, à Dunkerque, menacée de fermeture, les grévistes manifestent aussi leur inquiétude pour l’ensemble de l’activité de raffinage, qui souffre, aux yeux des groupes pétroliers, d’un trop faible niveau de rentabilité financière. Le PDG de Total tente de les rassurer : « Si nous devions arrêter cette activité (à Dunkerque — NDLR), nous nous sommes engagés à maintenir le site en activité et à reclasser les salariés sans aucun licenciement », déclarait au Journal du dimanche Christophe de Margerie, en promettant également de « traiter la question des entreprises sous-traitantes, qui représentent 260 emplois à temps plein » dans le Dunkerquois. Et le PDG de poursuivre : « Nous n’avons aucun projet de fermeture ou de cession de nos autres cinq autres raffineries en France. Je le redis avec force, le raffinage est et reste au cœur des activités de Total. »
Un discours accueilli avec beaucoup de scepticisme du côté des syndicats. Éric Sellini, délégué syndical central de la CGT, premier syndicat du groupe, évoque un « problème de confiance ». « Il y a un an, on nous avait consultés sur la stratégie du groupe pour le raffinage. Sans rien nous dire des intentions de la direction concernant la raffinerie de Dunkerque… » Charles Foulard, coordinateur des syndicats CGT, de son côté, fait valoir que Total lui-même, dans une récente publication sur ses « perspectives », « envisage une réduction de près de 20 % de la capacité de raffinage mondiale du groupe » entre 2007 et 2011. L’argument, avancé par la direction, de la baisse de la demande, ne suffit pas à justifier les choix du groupe, aux yeux de la CGT, pour qui, dans cette affaire, la question de l’indépendance énergétique est posée. « S’il s’avère que la France a une capacité de raffinage qui va diminuant pour des raisons de rentabilité financière, cela veut dire que notre pays sera plus dépendant », déclarait hier Bernard Thibault. Dans la négociation d’hier, la CGT a réclamé la tenue d’une « table ronde sur Dunkerque pour la pérennité du site des Flandres et du bassin d’emploi dunkerquois », ainsi qu’une « table ronde nationale sur l’avenir du raffinage ».

Á l’heure ou nous écrivions, les pourparlers n’étaient pas terminés. Cependant, le ministre de l’Industrie affirmait, après avoir reçu Christophe de Margerie, que « Total s’engage à tout faire pour maintenir une activité industrielle permettant au port de Dunkerque et à ses sous-traitants actuels de conserver leur niveau d’activité et d’emploi ». « Quel que soit le projet retenu, il n’y aura pas de fermeture du site industriel », ajoutait-il. Une manière de prendre acte de l’intention de Total d’arrêter le raffinage, en masquant cette capitulation derrière la promesse d’activités alternatives.

Yves Housson


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Philips Dreux victoire Total

22 Février 2010, 17:46pm

Publié par PCF Villepinte

La victoire des salariés de l’entreprise Philips à Dreux

lundi 22 février 2010

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 Lu sur le Blog d’Andrée Oger, Conseillère générale communiste de Saint André de l’Eure

Non ! Non ! il n’y a pas de faute d’orthographe dans le titre de cet article. Par contre, il y a un parallèle à faire entre la bataille victorieuses des Philips et le conflit qui commence chez Total.

Nous avions, sur ce blog, repris un article de la CGT Philips-EGP pour soutenir la lutte des salariés (salariéEs essentiellement) pour le maintien de l’activité sur le site de Dreux (lire : Un exemple de lutte ouvrière : Philips Dreux ). en "voisine", Andrée OGER a souhaité témoigné de soutien auprès des salariés de cet entreprise en contactant leur syndicat à la veille du procès.

C’est donc avec une certaine fierté que nous avons appris la décision du tribunal de Chartres d’annuler la fermeture du site de Dreux et d’obliger la direction à lever le lock-out qu’elle avait mis en place. Même si cette décision ne présage en rien de l’avenir du site, il s’agit quand même d’une première victoire qui va permettre aux salariés et à leurs syndicats de se mettre en bien meilleure position pour s’opposer à la direction du groupe Philips.

Cette victoire des Philips est à rapprocher de la victoire récente des six salariés de Continental, traînés au Tribunal de Compiègne par l’Etat.

L’exemple de Philips à Dreux, comme le combat des Conti’, des Molex ou d’autres, prouve que les seules batailles perdues sont celles que l’on ne mène pas.

Les salariés de Total l’ont bien compris.

La bataille qui s’ouvre pour sauver la raffinerie des Flandres dépasse désormais le cadre de la simple bataille locale pour devenir emblématique du combat de l’emploi et de l’indépendance nationale contre le règne de la finance et de la spéculation internationale. En posant clairement la question de l’avenir du raffinage français, la CGT met le gouvernement au pied du mur et déstabilise Total.

Car c’est bien d’avenir de cette filière énergétique dont il s’agit. Et, au delà, de l’avenir de filières complètes.

L’argument de la surproduction s’effondre face à la réalité des importations françaises en produits finis, en hausse de 4 % en 2009. Pour la CGT, il est clair que la volonté de Total est de délocaliser la production de carburants afin d’augmenter un peu plus ses bénéfices pourtant déjà exorbitants. Alors que le marché des carburants s’annonce tendu dans la décennie à venir, les menaces pesant sur la filière raffinage française pose de grandes questions sur la sécurité d’approvisionnement pour notre en carburants et produits finis pétroliers lorsque les compagnies pétrolières auront la possibilité de vendre l’intégralité de leurs productions à des prix élevés dans le pays de raffinage du pétrole !

Au delà de la raffinerie des Flandres (400 emplois directs, 400 emplois indirects), c’est donc l’avenir des 6 raffineries Total et des raffineries des autres pétroliers (Exxon Mobil) qui est en jeu. Avec, à la clé, la sous-traitance et toutes les filières dépendant des produits dérivés du pétrole, ce qu’ont appelle la pétrochimie, et qui représente des dizaines de milliers d’emplois en France. L’appel à la grève au sein des raffineries Total et Exxon Mobil illustre cette volonté de la CGT de globaliser le conflit.

La fermeture de la raffinerie des Flandres n’est donc pas qu’un sujet économique, c’est bien une question politique : la question de l’indépendance énergétique et industriel de notre pays.

L’implication aussi rapide du gouvernement, Estrosi en tête, montre bien l’inquiétude de la droite et de Total face au développement d’une lutte sociale éminemment politique. En plus, une grève qui conduirait à une pénurie de carburants à la veille des Régionales aurait un impact pour le moins négatif sur un Sarkozy pour qui "les grèves ne se voient pas".

Décidément, après Conti, la victoire des Philips Dreux et le mouvement de grève dans les raffineries constituent des symbôles forts de confrontations sociales qui mettent clairement en évidence la mauvaise foi du patronat et du gouvernement.

 

 

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Négociations sous tension chez Total

21 Février 2010, 20:32pm

Publié par PCF Villepinte

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Dreux : salariés contre Patron voyou

15 Février 2010, 18:50pm

Publié par PCF Villepinte

 Les salariés de l’entreprise Philips EGP de Dreux (Eure-et-Loir), réunis en assemblée générale lundi matin, ont voté en faveur d’une action judiciaire contre la direction de Philips qui empêche les salariés de rentrer dans l’entreprise
.

"Nous allons assigner l’entreprise en référé parce qu’elle empêche les salariés de se rendre sur leur poste de travail",, a annoncé lundi Manuel Georget, délégué CGT.

"Un huissier est actuellement sur place pour constater l’obstruction de l’entrée de l’usine par des vigiles", a précisé M. Georget. "La totalité des salariés menacés de licenciements étaient présents lundi matin pour prendre leur travail normalement", a-t-il ajouté.

Les salariés ont pu accéder au restaurant d’entreprise pour tenir l’assemblée générale, a-t-il dit.

La direction de Philips EGP a annoncé samedi soir la suppression de 212 emplois avec la fermeture définitive de son usine. Depuis janvier, les salariés avaient tenté d’assurer la gestion sous forme de coopérative ouvrière.

La fermeture programmée du site de Dreux avait été annoncée pour la première fois le 8 octobre dernier. L’entreprise spécialisée dans la fabrication de téléviseurs à écran plasma avait déjà supprimé 350 emplois en 2005 et 279 l’an passé.

En janvier, les salariés avaient décidé de prendre le contrôle de leur usine, sous forme de SCOP (Société Coopérative de Production), placée sous le contrôle des ouvriers.

"Pour justifier la fermeture, Philips s’appuie sur une division +télévision+ censée perdre de l’argent. Mais cette division n’existe pas puisque l’usine de Dreux fait partie de l’ensemble Électronique Grand Public, qui produit d’autres produits. Cette division a dégagé l’an passé des bénéfices records", selon les syndicats.

Ces observations avaient d’ailleurs été reprises par la direction départementale du travail et de l’emploi d’Eure-et-Loir dans un courrier datant du 24 décembre 2009, envoyé à la direction du groupe Philips.

Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a indiqué dimanche que l’usine de Dreux serait notamment remplacée par un centre d’appels qui créerait 300 emplois. Dans un communiqué publié lundi, le ministre annonce qu’il recevra "cette semaine les syndicats puis la direction de Philips".

Pour le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, l’important est de donner des perspectives aux salariés.

"La façon dont les choses ont été annnoncées est sans doute brutale", a-t-il reconnu sur France Info. "Ce qui est important maintenant c’est que Philips assume ses responsabilités et que le gouvernement aide les partenaires sociaux à trouver des perspectives pour les salariés de Philips à Dreux".

450 € par mois… en Hongrie

Selon la CGT, un autre courrier adressé aux salariés proposait un reclassement en Hongrie, payé 450 euros par mois, à la condition de pratiquer la langue hongroise.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a regretté que le droit du travail oblige les entreprises à faire des propositions parfois incongrues telles qu’un emploi à l’étranger.

"Bien sûr que ça ressemble à une provocation, mais c’est surtout, me semble-t-il, la conséquence de l’absurdité de notre droit du travail qui oblige l’employeur à formuler ce type de proposition", a-t-elle dit sur France 2.

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La grève s'étend chez Ikéa

12 Février 2010, 20:09pm

Publié par PCF Villepinte

ikea.jpgLe conflit social lancé la semaine dernière sur la question des salaires met au jour la lente dégradation des conditions de travail chez le géant de l’ameublement suédois. Le système de travail collectif est remis en cause.

« Ce mouvement de grève est historique chez Ikea », répète l’intersyndicale CFDT, CGT, FO. Depuis vendredi dernier, un bras de fer est engagé entre la direction et les syndicats. Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, le groupe refuse d’accorder une augmentation collective des salaires. Mais table sur des hausses au mérite à hauteur de 1,2 %. Une conception individualiste du travail qui ne cadre pas avec les valeurs de la marque d’ameublement. Ikea est née dans le Smaland, une contrée suédoise où « la simplicité, l’humilité, l’économie et la responsabilité sont des évidences dans le mode de vie », si l’on en croit le site Internet. Des valeurs que son créateur, Ingvar Kamprad, a distillées au sein d’Ikea. Semble-t-il avec succès. Le rapport annuel sur le développement durable de 2009, publié par les Échos, démontre que 79 % des salariés de l’enseigne seraient satisfaits de leur travail.

le management s’est durci

Une information pourtant nuancée par le mouvement social de ces derniers jours. Insidieusement, le système du travail collectif Ikea est remis en cause dans les 26 magasins français. Le processus s’est accéléré en 2009. D’après les syndicats  : les conditions de travail se sont dégradées et le management s’est durci. Renée, employée à la plate-forme téléphonique dans le magasin d’Évry (Essonne), constate que « les lows-performers (c’est comme cela qu’Ikea appelle les moins productifs) ont été débarqués. Maintenant le travail individuel prend le pas sur les résultats collectifs. La direction exige beaucoup de nous, mais nous ne récoltons aucune reconnaissance ». Elle soupire  : « Ils ont osé nous proposer 0 % d’augmentation pour les salaires. On nous dit qu’Ikea fait déjà beaucoup pour nous, des déjeuners pas chers, un climat de travail agréable une bonne mutuelle… »

Pour Marylène Laure-Douilly, déléguée syndicale centrale CGT, « la direction a mis ces mesures sur le compte de la crise, qui a bon dos ». Serge Fernandes, délégué syndical FO à Ikea Montpellier, vit aussi au quotidien la fissure du modèle social. Le magasin de Montpellier tourne bien. Mais cette année, 40 postes y ont été supprimés. « Du coup, on se retrouve à faire des heures supplémentaires. Même les cadres viennent travailler quotidiennement en rayon  ! » explique-t-il. Pour lui, « les dirigeants ne regardent que le chiffre d’affaires », qui a bondi de 6,3 %, à 2,24 milliards d’euros, pour l’exercice 2008-2009. « Il y a dix ans, Ikea était progressiste. Aujourd’hui, lors des entretiens d’évaluation, les mots “travail d’équipe” et “humilité” ont disparu des critères », observe Serge. La fin d’une époque pour le numéro un de l’ameublement en France  ?

Cécile Rousseau

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La grève des profs gagne du terrain dans le 93

7 Février 2010, 07:44am

Publié par PCF Villepinte

Rassemblés hier devant la mairie d’Aubervilliers, environ 150 professeurs et élèves de plusieurs établissements ont marqué leur opposition au démantèlement du service public.


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Tout est parti de la cité scolaire Henri-Wallon, à Aubervilliers. Lundi dernier, une vingtaine de professeurs ont voté la grève contre la suppression de 16 000 postes dans l’Hexagone et pour l’amélioration des conditions de travail. « Il fallait bien qu’un établissement ouvre le bal. Aujourd’hui, on est 60 % de collègues en grève », explique Loris Castellani, professeur d’histoire-géographie au collège Henri-Wallon. Depuis, six autres établissements les ont rejoints  : le lycée Le Corbusier, le lycée professionnel Jean-Pierre-Timbaud, le collège Jean-Moulin et le collège Diderot à Aubervilliers, le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis, le collège Gabriel-Péri à Pantin et le lycée Jacques-Brel à La Courneuve. Déterminés, les professeurs semblent n’avoir plus rien à perdre. « Dans la Seine-Saint-Denis, nous sommes les plus mal lotis. Nous devons faire face à des situations d’élèves en grande difficulté. Comment peut-on imaginer, dans un contexte de chômage à la hausse, que le gouvernement supprime des postes dans l’éducation nationale  ? » s’insurge Camille Jouve, professeur d’histoire-géo. Les classes surchargées, le non-remplacement des personnels, la précarité programmée… Tout cela va à l’encontre d’une certaine idée du service public à laquelle les grévistes sont très attachés. « Nous ne sommes pas là pour cautionner la réussite de quelques-uns et faire de la garderie pour les autres. Le gouvernement veut institutionnaliser un système à deux vitesses », renchérit Camille.

Au milieu des pancartes contre la casse de la formation, Laurent Igheroussene, prof de maths à Henri-Wallon, explique sa surprise de voir autant d’établissements rejoindre le mouvement  : « Nous nous sommes rendus dans les collèges et les lycées alentour pour expliquer notre grève. Les collègues sont à bloc, prêts à se mobiliser parce qu’ils n’en peuvent plus. »

Devant la mairie, les professeurs, qu’ils soient syndiqués ou non, partagent le même sentiment  : « On ne peut pas laisser faire le ministre sans rien dire. Si les mobilisations ponctuelles organisées par les syndicats ne donnent rien, cela ne doit pas nous empêcher de réagir et de nous mettre en grève illimitée s’il le faut », explique une enseignante du lycée Le Corbusier. Ce mouvement encore très localisé, soutenu par la FCPE, la CGT éducation et le Snes, marque peut-être le début d’une mobilisation plus large. « Ça fait un moment que ça frémit, lance au micro un jeune prof de maths. Il n’y a pas de miracles. Il faut continuer la grève dans la perspective d’une lutte plus longue. »

Ixchel Delaporte

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Pier Import, Villepinte.

2 Février 2010, 16:58pm

Publié par PCF Villepinte

"Journée noire, nuit blanche, bilan dans le rouge",
 801148_pier_150x113.jpgc'est en ces termes que Gérad Démaret, directeur général de Pier Import, résumait la situation après l'action des salariés pour obtenir la prise en compte de leurs revendications, soutenues par Fabrice Ménard CGT. 

Le Parisien indique:"Le groupe Pier Import a été placé en redressement judiciaire le 2 septembre. Vingt magasins et les 142 salariés qui y sont employés ont finalement été repris par le groupe Atmosphères, spécialisé dans la décoration. En revanche, 25 autres magasins, pour lesquels travaillent environ 140 salariés, ont été placés en liquidation.

Les salariés demandent un demi mois de salaire par année d'ancienneté alors que la direction, conformément à la loi, propose un mois de salaire pour cinq ans d'ancienneté."

Après une négociation qui a duré toute la nuit, un accord sur les indemnités devrait être recherché, sous la vigilance des salariés qui restent mobilisés et prêts à prendre de nouvelles initiatives.
Madame Dominique Robert, élue en charge du commerce et de l'artisanat, a apporté le soutien de la municipalité de Villepinte aux salariés en lutte.

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Des Services publics se mobilisent

15 Janvier 2010, 18:47pm

Publié par Daniel JUNKER

 

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                APPEL A LA GREVE LE 21 JANVIER 2010
Dans la Fonction publique, les organisations CGT (Union générale des fédérations de fonctionnaires, Fédération de l’ensignements de la recherche et de la culture, Fédération nationale des travailleurs de l’état pour les fonctionnaires, Services publics, Equipement, Finances), FSU et Solidaires appellent les agents à une journée de grève le 21 janvier, jour de l’examen par le Sénat du projet de réforme territoriale.

Les syndicats veulent également s’opposer à la loi dite de mobilité et des parcours professionnels, votée fin juillet 2009 et qui remet en cause, de fait, la garantie de l’emploi pour l’ensemble des fonctionnaires.

Les trois fédérations de la fonction publique CGT, FSU et Sud exigent ainsi dans leur préavis :
- le retrait des projets actuels de réforme territoriale et de suppression de la taxe professionnelle ;
- le maintien et le renforcement des garanties statutaires pour assurer aux citoyens un service public égalitaire, ce qui passe notamment par l’abrogation de la loi dite de mobilité ;
- un vaste débat citoyen, avec les personnels et les usagers, sur l’organisation des missions publiques en préalable à toute réforme ;
- une refonte de la fiscalité locale permettant le financement pérenne des missions et de l’emploi, et la résorption des inégalités de ressources entre collectivités ;
- le rattrapage des pertes de salaire et l’augmentation significative de la valeur du point d’indice ;
- une loi de titularisation pour les près de 30% d’agents non titulaires de la Fonction publique territoriale.

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