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luttes

CGT : TOUJOURS MOBILISES LE 18 DECEMBRE

15 Décembre 2018, 11:02am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 14 déc 2018
 
C’est urgent, c’est nécessaire, c’est maintenant !!!

Pour la CGT, les revendications auxquelles il faut répondre, pour « un état d’urgence économique et social », sont : l’augmentation immédiate du Smic à 1 800 euros, l’augmentation généralisée des salaires, des pensions, du point d’indice dans la fonction publique, plus de justice fiscale, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, l’exigence des négociations sur les salaires dans les entreprises, des services publics qui répondent aux besoins, la relance de la politique industrielle.

Les mesures annoncées par Macron ne répondent en rien à l’urgence sociale : plus de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, et ce ne sont pas quelques euros qui vont leur changer la vie.

Les salariés ne demandent pas l’aumône mais une réelle reconnaissance de leur travail. Les privés d’emploi et les précaires subissent les choix désastreux du patronat.

Une vraie reconnaissance du travail, c’est prendre aussi en compte ceux qui ont travaillés toute leur vie et créés des richesses du fait de leur travail.

Or, l’annulation de l’augmentation de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000 euros de retraite pour l’année 2019, est un simulacre de réponse.

La prime exceptionnelle : elle est au « bon vouloir ». En réalité, beaucoup de salariés n’en verront pas la couleur et, cerise sur le gâteau, les entreprises qui le font déjà bénéficieront d’un effet d’aubaine par une exonération de cotisations sociales compensée financièrement par les salariés.

Macron continue sa politique libérale, ne demande rien au patronat et met en danger la Sécurité sociale en désocialisant les heures supplémentaires.

La France est le pays où les grands patrons ont eu une augmentation de salaire de 10 % en 2017, atteignant en moyenne plus de 3,8 millions d’euros par an.

Sans vouloir, aujourd’hui, revenir sur les 200 milliards d’euros de cadeaux fiscaux donnés au patronat et notamment les grandes entreprises, l’équilibre budgétaire se traduira par la double peine pour les salariés :

  • ils paieront encore plus d’impôts à la place des entreprises et des dividendes versés aux actionnaires ;
  • la réduction de la dépense publique se traduira par la dégradation des services publics, encore moins présents et aggravant les inégalités territoriales et sociales.
Pour la CGT, l’heure est à la mobilisation pour :
  • l’augmentation des salaires, du point d’indice des fonctionnaires ;
  • pour une indemnisation de tous les chômeurs parce qu’on ne choisit pas d’être licencié ;
  • pour la réduction du temps de travail à 32 heures ;
  • pour l’augmentation des pensions, pour un départ à la retraite à 60 ans à taux plein, son indexation sur les salaires, avec un départ anticipé pour la reconnaissance de la pénibilité ;
  • pour l’égalité salariale, il est inacceptable que les femmes perçoivent 25 % de moins que les hommes ;
  • pour le rétablissement de l’impôt sur la fortune et un impôt progressif.

Après  le 14 décembre, la CGT appelle tous les salariés à poursuivre la mobilisation le 18 décembre.

Télécharger le tract en pdf.

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Édouard Louis « La politique réapparaît comme ce qu’elle est : une question de vie ou de mort »

9 Décembre 2018, 08:17am

Publié par PCF Villepinte

«	Le mot misérabilisme est une stratégie supplémentaire pour faire taire les discours sur la souffrance.	Ça veut dire	: ferme-là.	» Magali Bragard
« Le mot misérabilisme est une stratégie supplémentaire pour faire taire les discours sur la souffrance. Ça veut dire : ferme-là. » Magali Bragard
Vendredi, 7 Décembre, 2018
L'Humanité Lola Ruscio

Gilets jaunes. L’écrivain Édouard Louis analyse cet élan protestataire qui donne de la voix aux couches populaires réduites au silence.

Vous avez diffusé un texte sur les réseaux sociaux qui raconte vos difficultés à écrire sur les gilets jaunes. De quels obstacles s’agit-il?

Édouard Louis Une violence de classe extrême s’est abattue immédiatement sur ce mouvement social, une violence qui m’a totalement paralysé, et qui, je crois, a paralysé beaucoup de monde. La bourgeoisie et une partie des médias se moquaient des personnes qui chantaient, qui dansaient sur les barrages. Certains journalistes ou «politiques» passaient les images en boucle, ils les postaient sur les réseaux sociaux, et ça les faisait rire. Ils traitaient les gilets jaunes de ploucs, de barbares, ils parlaient d’eux comme ils parlent des bêtes, des enfants, ils les qualifiaient d’irresponsables, de brutes qui détruisent l’économie. Pour moi comme pour beaucoup, le mouvement des gilets jaunes a commencé par des images: des corps d’ouvriers, de personnes précaires, pauvres, des corps presque invisibles en temps normal, détruits par l’exclusion sociale ou le travail, sont apparus. Des corps avec lesquels j’ai grandi: ceux de mon père, ma tante, mon frère. Cette apparition m’a bouleversé. Et je me suis senti personnellement attaqué par la violence et le mépris de classe qui se sont manifestés tout de suite après l’apparition de ces images, de ces corps, de ces voix. Une grande partie de l’espace médiatique est composée par des individus qui ont une détestation profonde des pauvres. Quand le mouvement des gilets jaunes a émergé, il suffisait d’allumer la télévision, il n’y avait même pas besoin de mettre le son pour percevoir immédiatement le dégoût qui s’affichait sur les corps de la bourgeoisie, leur dégoût pour les corps des pauvres. Le mouvement des gilets jaunes a obligé la bourgeoisie à révéler son corps, à le montrer.

L’autre phénomène auquel on a pu assister, parallèle au dégoût, c’était une tentative acharnée de faire retourner ces corps à l’invisibilité. Beaucoup de médias insistaient sur la présence des classes moyennes dans ce mouvement. Il y avait comme un plaisir, une jubilation étrange à répéter en boucle: ah, mais il y a aussi des classes moyennes! Bien sûr, elles sont présentes, et beaucoup de personnes dans les classes moyennes souffrent, il faudrait faire une analyse plus fine de tout ça. Mais, au fond, c’est comme si ceux qui répétaient ça cherchaient, une fois de plus, une manière de ne pas parler des classes populaires.

On parle des corps, mais ne s’agit-il pas surtout d’une réappropriation de la parole des plus modestes, longtemps confisquée par le pouvoir?

Édouard Louis Oui, bien sûr. Je suis né dans les années 1990, et c’est un des premiers mouvements réellement populaires auquel j’assiste en France. J’ai vécu de très importantes mobilisations étudiantes, lycéennes, mais il se passe quelque chose de radicalement inédit avec les gilets jaunes, de profondément juste et radical. Il est crucial de soutenir ce mouvement, d’en faire partie, de le transformer le plus possible. Il y a eu des propos racistes et homophobes de la part des gilets jaunes, mais le mouvement social peut changer ces perceptions. Le mouvement politique, c’est précisément le moment où les personnes se transforment. C’est ce que Sartre avait dit à propos de Mai 68: il y avait sans doute des ouvriers racistes en 68, comme Claire Etcherelli le décrit dans Élise ou la vraie vie, mais justement 68, c’est le moment où, grâce au mouvement social, les ouvriers se rendent compte que les Noirs ou les Arabes pauvres vivent les mêmes difficultés, la même violence qu’eux à beaucoup de niveaux. Le mouvement social est le moment de la reconfiguration des perceptions politiques, comme un moment où le temps s’accélère.

Quand j’étais enfant, les gens autour de moi votaient souvent au premier tour FN, et au deuxième tour, pour la gauche, si le FN était éliminé. Signe que les gens souffraient de la pauvreté, de l’impossibilité de se soigner ou de se nourrir, ils cherchaient les manières de dire «je souffre». Il y avait une sorte de tension permanente: Est-ce que «je souffre à cause des migrants?» ou est-ce que «je souffre à cause des politiciens, des gouvernants au pouvoir?». Je ne diminue pas l’importance de la violence raciste ou homophobe. J’ai écrit deux livres là-dessus, pendant toute mon enfance on m’a traité de pédé et comme beaucoup de personnes LGBT, mon enfance a été détruite à cause de ça. Mais justement parce que ça existe, la gauche a une responsabilité immense de créer un autre langage, d’autres manières de penser. Je crois que, en ce moment, dans le contexte des gilets jaunes, ça a marché: au début, on entendait parler seulement de l’essence, on voyait des agressions racistes et homophobes. Ça aurait pu être un mouvement récupéré par l’extrême droite, ils ont échoué. La gauche a gagné.

Un sentiment revigoré de lutte des classes traverse ces mobilisations. Les ressentiments explosent contre les privilèges des riches et l’asservissement des pauvres. Assiste-t-on à la formation d’une conscience de classe?

Édouard Louis C’est une question difficile. La conscience de classe se fait et se défait au cours de l’histoire. Ces dernières années, les discours sur les classes étaient encore très souvent les mêmes discours que ceux des années 1950. On parlait des classes populaires sans jamais parler des banlieues, des gays, des femmes. Comme s’il n’y avait pas eu de mouvements féministe, antiraciste, LGBT, etc. Ce que j’ai essayé de faire avec mes livres, et ce que d’autres gens essayent de faire, c’est de parler d’une manière nouvelle et plus inclusive des classes populaires: qu’est-ce qu’être gay ou femme dans un milieu pauvre? Comment est-ce que ça réinterroge la notion de classe? Dans le mouvement des gilets jaunes, le mot «classe» s’est élargi: le comité Adama était là, on entendait plus de femmes que d’habitude prendre la parole. Un mouvement social est toujours à la fois un mouvement qui porte des revendications sociales, mais aussi un mouvement sur le mouvement social lui-même. Il n’y a pas de mouvement qui ne réinterroge pas en quelque sorte la définition elle-même de ce qu’est un mouvement social: qui est là? Qui n’est pas là? Qui parle? Qui est exclu de ce qu’on appelle traditionnellement «le mouvement social». On l’a vu avec le comité Adama, qui se bat contre les violences policières, l’exclusion des banlieues. C’est en même temps un mouvement social qui dit à la gauche: pourquoi avez-vous si peu parlé des Noirs et des Arabes? C’est la même chose pour les gilets jaunes: c’est un mouvement social contre la pauvreté, la précarité, l’exclusion sociale, le mépris, l’arrogance de Macron. Et en même temps, c’est un mouvement sur le mouvement: d’un seul coup, des gens qu’on ne voyait pas, qu’on n’entendait pas dans les luttes sociales habituelles sont là. La nouveauté, c’est le langage porté par les gilets jaunes. Ils disent: je n’arrive pas à me nourrir, je n’arrive pas à acheter des cadeaux de Noël pour mes enfants, je n’arrive pas à aller voir ma mère qui meurt dans le village à côté parce que je ne peux pas payer l’essence. Ces phrases sont politiquement tellement plus puissantes que des déclarations sur la République ou le vivre-ensemble. C’est une bouffée de réel dans la politique, la politique réapparaît comme ce qu’elle est: une question de vie ou de mort.

À Bagnolet (Seine-Saint-Denis), la semaine dernière, vous avez appelé les classes populaires à «renverser la honte» sur les dominés. Comment y arriver?

Édouard Louis J’ai croisé dans ma vie beaucoup de personnes qui avaient honte de dire «je souffre». Une partie du discours politique et médiatique leur disait: «Si vous souffrez, c’est parce que vous êtes des fainéants, parce que vous n’avez pas assez étudié, parce que vous êtes les derniers de cordée.» Dans ce mouvement, des individus réussissent à parler d’eux, tout simplement, à se réapproprier leur propre vie.

Quand on fait de la politique, c’est important de créer des structures, des lieux réels ou virtuels où les agents sociaux peuvent dire «je souffre» et se sentent légitimes à le dire. Ces dernières années, on a pu constater dans le champ politique, littéraire ou artistique, que de plus en plus de commentateurs et commentatrices se percevant comme de gauche utilisaient le mot «misérabilisme». Comme si le problème de notre monde était un trop-plein de discours sur la misère, comme si trop de gens parlaient de misère, disaient «je souffre». Le diagnostic politique que je fais est opposé: alors que la misère structure tellement de vies et d’existences, pourquoi est-ce si dur de dire «je souffre»? Le mot «misérabilisme» est une stratégie supplémentaire pour faire taire les discours sur la souffrance. Ce que misérabilisme veut dire, c’est ferme-là! Il faut espérer que le mouvement des gilets jaunes représentera une manière de défaire toutes ces stratégies de réduction au silence.

Entretien réalisé par Lola Ruscio

gilets jaunes

Édouard Louis

Entretiens

 

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Arrestation massive de lycéens à Mantes la jolie : les images qui choquent

8 Décembre 2018, 12:35pm

Publié par PCF Villepinte

 

Vendredi, 7 Décembre, 2018

  L’Humanité Eugénie Barbezat

A Mantes la Jolie (Yvelines), des images de dizaines de jeunes, la plupart âgés de moins de 16 ans, sont alignés à genoux, mains sur la tête sous le contrôle de policiers en armes, provoquent l'indignation et embarrassent le pouvoir. 

Plus de 700 interpellations de lycéens ont été recensées jeudi 6 décembre, à l’issue d’une journée au cours de laquelle environ 280 lycées et collèges en France ont été de nouveau perturbés, dont 45 bloqués, par des élèves. 

 

Selon le procureur de la République de Versailles Vincent Lesclous, les 153 personnes ont été interpellées à Mantes-la-Jolie, essentiellement devant un lycée, pour « participation à un  attroupement armé » après des heurts et dégradations.  

 

Des images de ces interpellations montrent des dizaines de lycéens, mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative, après des incidents près du lycée où deux voitures avaient été incendiées et où des heurts avaient éclaté avec la police.

Le parquet de Versailles indique que 140 personnes ont été placées en garde-à-vue hier, après leur interpellation à Mantes-la-Jolie. Il s'agit essentiellement de personnes "peu ou pas connues des services de police". Plusieurs dizaines ont néanmoins été levées dès hier soir.

Une première vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, filmée au plus près des forces de l'ordre où l'on voit des dizaines de jeunes, les genoux au sol, tandis qu'on entend une voix dire ironiquement : "Voilà une classe qui se tient sage".

 

Ian Brossat, tête de liste PCF pour les européennes, a dénoncé des "images inacceptables" et des "procédés" que "rien ne peut justifier".

 

"Glaçant, inadmissible", a résumé Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations. "Cela n'est pas la République. La jeunesse française humiliée. Mais que cherche le pouvoir sinon la colère en retour ?"

"Ces images nous insultent. Rien ne justifie que l'on humilie ainsi nos enfants. Halte au feu, Monsieur le Président. Au nom de nos valeurs, de ce qui fonde ce que nous sommes, de notre République, au nom de ce dont vous êtes censé être le garant, halte au feu", a plaidé le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts David Cormand.

Pour le commissaire de la ville, il s'agissait d' « interrompre un processus incontrôlé ».

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré vendredi avoir été "choqué" par les images des 146 jeunes interpellés la veille devant un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines), mais a tenu à rappeler le "contexte" de violence qui a mené à cette opération.

Le PCF a lancé un appel aux élu.e.s visant à affirmer la nécessaire protection des jeunes face aux violences policières qui se sont multipliées ces derniers jours. 

Plusieurs syndicats (FO, Sgen-CFDT) ou la fédération de parents d'élèves FCPE demandent au ministre d'« entendre » les revendications exprimées par les lycéens, qui appellent notamment à l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l'accès à l'université. Dans un communiqué qui demande de mettre fin « à la répression de lamobilisation lycéenne », le groupe des députés de La France insoumise dénonce « la banalisation de l’usage de Flash-Ball et les coups portés à des jeunes à terre [comme] autant de dérives intolérables d’un pouvoir qui n’existe plus que par sa politique de répression à tout-va »

Le Défenseur des droits a annoncé, vendredi 7 décembre, ouvrir une enquête sur l'interpellation de 151 adolescents en marge du blocus d'un lycée à Mantes-la-Jolie (Yvelines).  L'enquête  portera "sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées des interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie", indique dans un communiqué cette autorité indépendante qui rappelle être chargée de "veiller au respect de la déontologie" des forces de l'ordre et de défendre "l'intérêt supérieur de l'enfant".

Dominique SOPO, président de SOS Racisme, « s’interroge sur les raisons qui ont rendu possible une telle scène ainsi que sa mise en ligne manifestement recherchée. Ces jeunes vivent à Mantes-la-Jolie et sont donc réputés être des « jeunes de banlieue » avec tout ce que cette expression véhicule de clichés et autorise de violence symbolique. Cela n’est manifestement pas étranger à la facilité avec laquelle on bascule vite du maintien de l’ordre à l’humiliation publique ».

 SOS Racisme demande au Ministre de l’Intérieur de prendre toutes les mesures nécessaires pour que de tels faits cessent et demande que l’IGPN ouvre une enquête suite à cette scène.

 

 

Les élus communistes lancent un appel en soutien au mouvement lycéen

 

 

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Les combats portés par les militants du PCF

26 Novembre 2018, 09:13am

Publié par PCF Villepinte

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 Les gilets jaunes cherchent un second souffle

22 Novembre 2018, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

Jeudi, 22 Novembre, 2018

L’Humanité Clotilde Mathieu

Alors que le mouvement se durcit, singulièrement à La Réunion, les gilets jaunes appellent à une grande manifestation samedi à Paris.

Depuis mardi, les gilets jaunes préparent l’acte II. Ce sera ce samedi à Paris. Reste à savoiroù exactement. Le gouvernement ayant interdit toute manifestation place de la Concorde, comme l’ont proposé plusieurs initiateurs de l’appel. L’objectif de cette nouvelle journée est, après la réussite du 17 novembre, de trouver un second souffle. Car les actions qui se sont poursuivies toute la semaine semblent désormais reculer. Face à la colère qui s’exprime, le gouvernement a en tout cas choisi le bâton. «La réponse de l’État a été ferme et la sévérité sera de mise» contre les violences «comme elle l’a été depuis le premier jour», a indiqué le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

582 personnes ont été interpellées

Résultat, le mouvement des gilets jaunes semble se durcir sur le terrain. Au total, depuis samedi, 582 personnes ont été interpellées et 450 placées en garde à vue. Et 95 blessés étaient comptabilisés dans les rangs policiers.

Sur l’île de La Réunion, il s’est même embrasé. Depuis samedi, les violences urbaines succèdent aux actions des gilets jaunes en journée. Le gel de la taxe spéciale sur la consommation de carburant durant trois ans, annoncé mardi par le président du conseil régional de La Réunion, Didier Robert, n’a rien changé. Preuve que la hausse des carburants est «venue s’ajouter à différentes mesures que sont la suppression des contrats aidés, la hausse de la CSG, la non-revalorisation du pouvoir d’achat (…), ce qui a entraîné une hausse du nombre de demandeurs d’emploi, une baisse du pouvoir d’achat des travailleurs, la fragilisation des plus fragiles et la perte de perspectives pour les jeunes», a expliqué Huguette Bello, députée communiste de La Réunion, au journal local Clicanoo. Face à la situation, le député insoumis de La Réunion Jean-Hugues Ratenon a appelé la préfecture à «garder son calme. L’urgence: c’est le dialogue».

De leur côté, les organisations syndicales tentent de reprendre la main. Et, pour l’instant, seule la fédération FO des transports et de la logistique a appelé à se joindre aux gilets jaunes pour obtenir une «augmentation du pouvoir d’achat». La CGT pour sa part plaide pour donner «du sens» au mouvement «en mobilisant pour le pouvoir d’achat lors d’une manifestation organisée le 1er décembre», a ainsi déclaré Fabrice Angéi, secrétaire confédéral CGT. «Aujourd’hui, un salarié sur trois est un travailleur pauvre. Le gouvernement peut agir en portant le Smic à 1800 euros comme nous le demandons», a-t-il ajouté. D’autant qu’entre 2008 et 2016 les ménages ont perdu en moyenne près de 500 euros de revenu disponible, révèle une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), publiée dans le dernier «portrait social» de la France de l’Insee. La CFDT, quant à elle, a appelé l’exécutif à réunir très rapidement les syndicats, les organisations patronales et les associations afin de construire «un pacte social de la conversion écologique».

Selon un député de LaREM présent à une réunion de la majorité avec le premier ministre mardi, ce dernier aurait déclaré être près à un «dialogue décentralisé» et vouloir «présenter les lois sur les territoires en y déployant les outils adaptés». Une proposition qui semble séduire le patronat, soucieux d’éviter une propagation de la colère dans les entreprises. «On ne va pas faire un nouveau sommet social, a affirmé aux Échos le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. La bonne réponse à ce mouvement, qui part d’initiatives locales, c’est au niveau régional.»

 

 

 

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CGT: #NOUSTOUTES : le 24 novembre, manifestons contre les violences sexistes et sexuelles !

22 Novembre 2018, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

CGT

 

Publié le 20 nov 2018

 

Partie prenante dans le mouvement #NOUSTOUTES, la CGT appelle à toutes les mobilisations unitaires du samedi 24 novembre 2018, dans les territoires et les entreprises.

Les chiffres sont édifiants : 8 viols ou tentatives de viol ont lieu, chaque jour, sur les lieux de travail, tandis que 80 % des femmes salariées considèrent que, dans le travail, les femmes sont régulièrement confrontées à des attitudes ou comportements sexistes. Face à ce phénomène grave et massif, la CGT fait des propositions pour produire du changement et agir, à commencer par l’obtention d’une obligation de négocier sur cette question.

Ainsi, la CGT oeuvre :

- pour refuser le sexisme quotidien, issu de stéréotypes et préjugés véhiculés tant par les hommes que par les femmes. Les propos sexistes ont pour conséquences d’entretenir la différenciation et la hiérarchie des sexes ;

- pour garantir un environnement de travail non sexiste,  où les images dégradantes, calendriers ou fonds d’écran, qui font de la femme un objet sexuel, n’ont pas leurs place ;

- pour lutter contre les violences, qui voient chaque année des milliers de femmes victimes de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles ou de viol sur leur lieu de travail ;

- pour protéger les victimes, qui ont de graves séquelles physiques et psychiques. Pour elles, c’est la double peine : après les violences, la perte du boulot. Il est donc indispensable de les protéger pour garantir leur droit au travail.

La CGT demande la mise en place d’une norme de l’organisation internationale du travail (OIT) pour protéger toutes les femmes du monde contre les violences sexistes et sexuelles. Le 25 novembre a lieu la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Ces violences constituent l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde.

Pour consulter le tract :

File

20181030_ViolenceFemme_Tract_SR_CA.PDF

 

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SEVRAN: Tous contre le licenciement de 5 salariés et fin de la répression syndicale chez OTUS  VEOLIA

22 Novembre 2018, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

      Communiqué de presse                                                                  

                                                          OTUS -VEOLIA                                                      

                                                                                                                                                                                       19/11/18

Tous contre le licenciement de 5 salariés et fin de la répression syndicale chez OTUS  VEOLIA

 

  Plus le patronat et les pouvoirs publics vantent les mérites du mythe du dialogue social, plus ils s’attaquent aux droits des salariés, aux droits et libertés syndicales…..

Les salariés OTUS Sevran ont commencé un mouvement de grève le 20 novembre 2018, suite a une réunion de concertation le 19 novembre 2018 qui s’est soldé par un protocole de désaccord.

Le désaccord porte sur le refus de la direction OTUS VEOLIA Sevran :

  -  Sur l  annulation des procédures de licenciement de 5 salariés en mise a pied conservatoire depuis le 31 octobre 2018 .ainsi que  d autres revendications touchant aux conditions et à l organisation du travail.

 La direction a  engagé une procédure de licenciement à l’encontre de deux délégués du personnel CGT et de deux  syndiqués CGT/CFTC et d un salarié non syndiqué pour se débarrasser des défenseurs des droits des salariés, a deux mois des élections,

                                        Veut-on se débarrasser de la CGT ?

  Les faits qui leur sont reprochés :

-déviation des camions de collecte de leur itinéraire et abandon de poste après plus de 7 heures de travail.

En réalité, le manque d effectif, le non équilibrage des collectes, l augmentation des charges de travail dénoncée par la CGT a de multiples reprises, a contribués, aujourd’hui, a une désorganisation du travail qui a  des conséquences sur l ensemble des salariés.

Pour la CGT,  la nouvelle direction en place à OTUS Sevran méconnaît la réalité du terrain et n’a jamais remise en cause son organisation du travail.

Dans cette période de remise en cause généralisée des droits et acquis des salariés, les entraves à l’exercice du droit syndical, les tentatives d’exclusion des syndicalistes de leur travail se multiplient dans le privé, notamment dans tous les sites OTUS VEOLIA. Chacun aujourd’hui est concerné par la défense de ces droits et si on laisse faire la direction celle-ci continuera son massacre social.

LA CGT OTUS  VEOLIA appelle l’ensemble des salariés attachés à la défense des droits et libertés individuelles et collectives, au respect des droits syndicaux, à participer a la future mobilisation  pour exiger le respect des droits et libertés syndicales, à l’annulation de ces procédures scandaleuses ainsi que pour  l’amélioration de leur condition de travail et de leurs salaires .

                           TOUS ENSEMBLE TOUS ENSEMBLES TOUS ENSEMBLE  

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Retraites et pensions disparaissent, une "allocation sociale" arrive !

16 Octobre 2018, 06:55am

Publié par PCF Villepinte

18 OCTOBRE 2018

Les dernières décisions du gouvernement concernant les pensions de retraite aboutissent à un recul social de plus de 70 ans. Dans le PLFSS 2019, la pension de retraite doit rester un droit, acquis par le versement des cotisations et non devenir une simple « allocation sociale ».

Aujourd’hui ce gouvernement supprime la revalorisation annuelle des pensions. L’évolution des pensions, devenues allocations sociales, est désormais le fait du prince, des possibilités budgétaires, avec l’objectif de les faire baisser drastiquement.

Le Président Macron, élu en promettant que le « pouvoir d’achat des retraité-e-s serait préservé », nous considère comme des « nantis », diminue le pouvoir d’achat, voire les pensions et veut mettre fin à l’acquis des retraites.

Il applique maintenant aux personnes retraitées ce qu’il veut faire avec sa réforme de retraite à points en 2019. Tout le monde est concerné, actifs, futurs retraités, actuels retraités ! Il veut encore baisser le pouvoir d’achat !

Il veut revaloriser les pensions, comme les prestations sociales, de seulement 0,3 % en 2019 et 2020, alors que les prix ont augmenté de 2,3 % ces 12 derniers mois.
Des prestations sociales, comme l’APL, ne suivront plus l’inflation et contribueront à la baisse du pouvoir d’achat.

Frapper les retraitées et retraités : un choix politique

Les millions d’euros pris dans nos poches ne sont pas perdus pour tout le monde :

• suppression de l’ISF,

• baisse de l’impôt sur les sociétés (jusqu’à 25 % en 2022),

• baisse de 1,8 point de la cotisation famille,

• baisse annoncée des cotisations patronales maladie de 6 points en 2019, suppression de « l’exit taxe » (6 milliards d’euros)…

En manifestant le 18 octobre, exigeons :

• La suppression de la hausse de la CSG qui pénalise les retraités et retraitées de 4,5 milliards d’euros et fait baisser le taux de remplacement de 2,5 % en net pour les retraité-e-s depuis cette hausse. Nous demandons l’inscription de la suppression de cette hausse dans le PLFSS 2019.

• La revalorisation de toutes les pensions, par la fin du gel des pensions, le rattrapage des pertes subies, le refus du 0,3 % 2019-2020.

• L’indexation des pensions sur les salaires et un minimum de pension au SMIC pour une carrière complète.

• Le maintien des pensions de réversion, sans conditions de ressources.

• La prise en charge de la perte d'autonomie à 100% par la sécu et l’ouverture d'un droit universel dans le cadre du service public.

Exprimez votre colère, fâchez-vous

o Signez la pétition disponible sur internet pour exiger le retrait de l’augmentation de la C.S.G.

http://www.retraitesencolere.fr/

o Manifestez le 18 octobre pour exiger l’augmentation des pensions. Le futur Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (PLFSS) doit prendre en compte cette exigence.

Appel des 9 organisations

 

 

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ACTIONS: Tous dans la rue le 9 octobre !

8 Octobre 2018, 19:12pm

Publié par PCF Villepinte

Les organisations syndicales de travailleurs, d’étudiants et de lycéens – la CGT, FO, Solidaires, Unef et UNL – appellent à une mobilisation interprofessionnelle le 9 octobre 2018 contre la politique de destruction de notre modèle social qui est à l’œuvre, favorisant les inégalités et la casse des droits collectifs. Face à la logique d’individualisation qu’ils tentent d’imposer, la solidarité et la justice sociale se retrouvent mises à mal, fragilisant les plus faibles, les plus précaires, les plus démunis.

Au moment où est annoncée une fois encore l’explosion des dividendes en France et dans le monde, la CGT appelle le gouvernement à enfin mener une politique de partage des richesses pour augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux. Pour que ce dernier entende les attentes sociales multiples qui s’expriment et ne soit plus seulement guidé par l’obsessionnelle diminution de la dépense publique.

Ainsi, les cheminots appellent à tous être dans l’action le 9 octobre, exigeant notamment l’arrêt de la politique d’austérité et une autre réforme du ferroviaire, pour des services publics qui répondent aux besoins des populations.

Pour la Ferc-CGT, après les contre-réformes de la formation professionnelle, de la loi ORE et de ParcourSup, du lycée, des ordonnances Macron réformant le Code du travail, ce sont de nouvelles attaques qui se profilent dès cette rentrée scolaire. C’est pourquoi elle appelle à participer à cette première journée de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne du 9 octobre.

C’est le sens de l’appel unitaire lancé par la fédération CGT des services publics, qui appelle à se mobiliser pour d’autres choix, pour les services publics. Elle exige le dégel de la valeur du point d’indice qui ampute depuis trop longtemps leur pouvoir d’achat, la résorption de la précarité, ainsi que le maintien et le développement des missions publiques notamment.

Comme le souligne la fédération nationale des industries chimiques CGT : pour réellement changer la donne, le 9 octobre, toutes nos forces militantes en mouvement ! Il faut imposer notre projet de société, face à l’austérité implacable qui impacte notre vie de tous les jours, au profit de la dette bancaire et des dividendes qui explosent.

La CGT Intérim appelle également les travailleurs à se mettre en grève et à rejoindre les manifestations qui auront lieu partout en France. En l’espèce, la dégressivité des allocations-chômage revendiquée par le Medef fera des intérimaires les principales victimes !

Ensemble, il ne nous faut rien lâcher, comme le souligne la fédération CGT de la Métallurgie. Que ce soit dans notre entreprise ou au plan national, l’enjeu est le même et nos adversaires, gouvernement et patronat, avancent de concert. Pour la réduction drastique des contrats précaires, la réduction du temps de travail, la revalorisation du Smic, la réduction du quota des heures supplémentaires, le 9 octobre doit aider à faire exprimer et à faire avancer nos revendications.

Les syndiqués de la Filpac appellent aussi à la mobilisation, revendiquant le retour aux valeurs essentielles inscrites sur le fronton de nos communes, pour une société moderne, de justice sociale, de paix, respectueuse de notre environnement, de notre planète, qui ne nous appartient pas, mais que nous nous contentons d’emprunter à nos enfants et petits-enfants. Seule une action de masse réussira à faire prendre le cap que nous voulons donner à notre société.

La fédération CGT Santé et action sociale dénonce également les restrictions budgétaires qui restent la seule solution imposée par les gouvernements successifs et qui va s’amplifier encore à travers le Projet de Loi Finances de la Sécurité Sociale 2019 (PLFSS 2019). Ces restrictions dégradent fortement les conditions de travail des salariés et agents, accentuant les risques psychosociaux, les maladies professionnelles, les accidents du travail, les invalidités…

La fédération CGT des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT appelle à la réussite de la journée interprofessionnelle de grève et de manifestation du 9 octobre, à travers des rassemblements sous toutes les formes d’actions, pour toutes les revendications d’actifs et retraités des activités postales et de télécommunication.

Enfin, plusieurs organisations de retraités, dont la CGT, seront mobilisées en cette journée nationale d’action. Face au « Président des riches », ils appellent à se rassembler largement pour que s’exprime fortement l’exigence d’une revalorisation des pensions aux côtés des travailleurs qui manifesteront ce même jour.

Le 9 octobre, un rendez-vous intergénérationnel à ne pas manquer !

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De la colère à l'action

4 Octobre 2018, 15:41pm

Publié par PCF Villepinte

De la colère à l’action. Les retraités à l’Assemblée nationale

Ce mercredi 3 octobre des délégations de retraité-e-s venus de tous les départements se rendent à l’Assemblée nationale pour afficher leur colère et leurs revendications : ils ne veulent pas de la hausse de la CSG, ils veulent au contraire une revalorisation de leurs pensions. Rien ne les en dissuadera.

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