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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

luttes

La victoire d’étape des cheminots

27 Juin 2018, 09:52am

Publié par PCF Villepinte

 

Le chemin de fer, entreprise publique, assure le meilleur transport collectif.

 

Contrairement au discours officiel, je considère que les cheminots de la SNCF ont gagné la première manche dans l’incroyable combat qui les oppose aux forces de réaction.

On nous bassine avec le fait qu’un Parlement aux ordres a voté « majoritairement » une« loi » qui vise à démanteler le service public du transport ferroviaire.

Mais la réalité profonde est tout autre. D’abord parce qu’une mauvaise loi peut toujours être remplacée par une bonne loi : ce que, par exemple, espèrent les Britanniques qui subissent

les effets d’une privatisation de leur chemin de fer public. Mais, surtout, en admettant qu’on veuille en France appliquer ladite loi votée il y a peu, quelle foire d’empoigne en perspective ! Il

faudra plus ou moins vite « expliquer » aux habitants d’Abbeville ou de Langogne, d’Albi, du sud de l’Isère ou de Moulins, etc. qu’il ne leur restera pour se mouvoir d’une ville à l’autre que les bus

Macron au bilan carbone catastrophique, circulant sur des routes à deux voies surchargées, en doublant le temps de leur voyage ! Sacré bilan en perspective. En outre, on aura dû passer par les

voies d’une « privatisation » tortueuse pour rendre attractive aux capitaux privés une réorganisation du restant d’un réseau ferroviaire, contre l’immense majorité du personnel ci-devant SNCF !

Bonjour pour l’attractivité du marché… Enfin, il faudra faire tout cela (et le reste) en composant avec les usagers (pardon les « clients » !) qui réclameront vite la renationalisation. Le visage de cire de la

ministre préposée nous laisse deviner tout cela, comme par anticipation ! Macron, Pepy, et tout ce beau monde, ont tenté de faire croire, par médias aux ordres, que les réformes dont ils s’inspirent et

réalisées en Europe ont « bien marché » ! Ils n’ont rien démontré de convaincant, s’agissant de l’Allemagne, de l’Italie ou de la Grande-Bretagne : du coup, leur propagande a cessé. Mieux, leurs prétendues démonstrations ont révélé le contraire : abandon de lignes, surcoûts, inégalités régionales renforcées, insécurité, concentration des moyens sur la part du réseau qui convient aux mieux lotis de la société !

Par contre, ce qui apparaît est que le chemin de fer en tant qu’entreprise publique est ce qui assure, à conditions variables, le meilleur transport collectif des habitants des pays concernés : exemples, les pays scandinaves, la Suisse (avec son ferroutage systématique), le Japon… Et même, hors d’échelle commune, la Russie ! D’ici peu, les citoyens mesureront vite que la grande bourgeoisie, vous savez bien, cette vieille

chose réactionnaire dont les ancêtres rêvaient de crever les yeux des communards en mai 1871, ce « milieu » dont les pilotes ne se sont pas rendus en nombre à Londres, de 1941 à 1944, s’est montrée une fois de plus disposée à liquider, après l’avoir affaibli et dégarni, un équipement national remarquable qui ne lui devait pratiquement rien depuis 1841 ! Un réseau devenu l’un des meilleurs réseaux ferrés du monde, tout cela pour faire du blé et attirer dans ses coffres numériques les survaleurs en déshérence mondiale. De quoi, je conclus que la première et formidable victoire des cheminots, au terme de la première phase de leur lutte, sera d’avoir réhabilité la résistance à un mauvais coup préparé de loin. Souvenons-nous : Sartre rendait hommage à Henri Alleg, torturé, meurtri, menacé de mort et apparemment isolé par des officiers félons. Il concluait par ce mot admiratif : « Le vainqueur, c’est lui ! »Aujourd’hui, dans un tout autre combat, moins tragique mais à sa façon plein d’avenir, ceux qui l’emportent, ce sont les cheminots en lutte. Accompagnons- les avec ferveur dans leur combat prolongé.

 

Claude Mazauric

Historien

 

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La bataille du rail, cheminots en grève, écrivains solidaires.

24 Juin 2018, 14:44pm

Publié par PCF Villepinte

 

RENCONTRE AVEC DIDIER DAENINCKX (écrivain) et des représentants de la Fédération CGT des cheminots, à l’occasion de la sortie du livre « La bataille du rail »

Mardi 26 juin 2018 à 18 h 30 à la Bourse du Travail de Bagnolet 13 rue Pierre et Marie Curie 93170 Bagnolet.

Dans la foulée de la cagnotte qui a récolté plus d’un million d’euros, une trentaine d’écrivains s’engagent pour soutenir les cheminots en grève, en écrivant des fictions liées au voyage en train.

La bataille du rail, cheminots en grève, écrivains solidaires.

A ce jour, l’association qui a lancé cette initiative reçois les dossiers d’aide. Ils sont envoyés par les différents syndicats de cheminots dans l’action, après vérifications des jours de grève, afin de débloquer ce fond de solidarité.

Cette aide ne compensera pas les pertes de salaire, loin s’en faut, ce n’est pas le but. Elle est un message de solidarité et de soutien à ce mouvement pour la défense du service public ferroviaire menacé. Après le vote de la majorité macronienne et droitière du Sénat et e l’Assemblée Nationale, d’autres actions sont en vue puisque 80% du projet de loi reste à écrire par des décrets, avec notamment la défense des conventions collectives de la branche.

Lire le tract d’appel à la soirée sur le document joint ci-dessous

mardi 19 juin 2018, par Admin UL CGT Bagnolet

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Carrefour : "Le coût du capital contre l'emploi"

6 Juin 2018, 06:47am

Publié par PCF Villepinte

Carrefour : "Le coût du capital contre l'emploi"

Carrefour vient d'annoncer la reprise de 29 magasins ex-Dia sur les 272 magasins existants.

Alors que le groupe a touché 2 milliards de CICE en 5 ans et distribue environ 500 millions d'euros par an à ses actionnaires, l'enseigne s'apprête donc à licencier près de 2000 personnes.

Un comble quand, parallèlement, Oxfam révèle que si les entreprises du CAC40 avaient maintenu en 2016 leur niveau de dividendes de 2009 et augmenté les salaires, les travailleurs de ces entreprises auraient vu leur revenus augmenter de 2000 euros par an et par salarié.

Les méthodes de Carrefour prônant le coût du capital contre l'emploi sont révoltantes. Le PCF demande des comptes sur l'argent public perçu par Carrefour et utilisé pour rémunérer les actionnaires et liquider les emplois.

Le PCF sera de tous les combats, de toutes les mobilisations pour lutter contre les licenciements boursiers. Le 15 juin prochain, à l'occasion de l'AG du groupe aux Docks d'Aubervilliers, il sera aux côtés des salariés de Carrefour, pour contrer le plan de licenciements et la fermeture des magasins.

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Assurons le succès du 26 mai 2018

24 Mai 2018, 13:06pm

Publié par PCF Villepinte

 

ARAC

ASSOCIATION RÉPUBLICAINE DES ANCIENS  COMBATTANTS, DES COMBATTANTS  POUR L'AMITIÉ, LA SOLIDARITÉ, LA MÉMOIRE, L'ANTIFASCISME  ET LA PAIX

 

 

ENSEMBLE RESISTONS 

Assurons le succès du 26 mai 2018

 

 

Dans plusieurs grandes villes de France se tiendront des rassemblements, des manifestations intitulées « marée populaire ».

Tout en remerciant ATTAC et la fondation Copernic d’avoir initié cette action, l’ARAC appelle avec les autres associations, à faire de cette journée, une journée de mobilisation pour la défense des valeurs de la République, le refus de la casse et d’une restructuration de la société française.

En effet, tous les acquis des luttes des citoyens, des travailleurs, obtenus depuis la Révolution Française sont aujourd’hui systématiquement remis en cause, l’objectif est de détruire tout ce qui a été construit à partir du programme du Conseil National de la Résistance, services publics, hôpitaux, éducation nationale, sécurité sociale, retraite, rémunération, code du travail, entreprises nationalisées.

La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts, a un but, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute résistance.

Cette politique d’alignement sur les décisions de la commission européenne, tout comme la complaisance à l’égard des Etats-Unis porte atteinte à la souveraineté du pays et font courir un grand risque à la paix.

Plus nous serons nombreux, plus forte sera notre voix, plus nous exprimerons avec force notre colère, et, plus nous pourrons faire reculer cette politique si néfaste pour notre pays, son avenir et celui des générations d’aujourd’hui.

Ce sont ces raisons qui conduisent l’ARAC à soutenir et à participer aux initiatives du 26 mai à travers la France.

 

Villejuif, le 18 mai 2018

La direction nationale de l’ARAC

 

                           

 

2 Place du Méridien- 94807 Villejuif cedex — Tél. 01 42 11 11 11 -Fax. 01 42 11 11 10 —  arac.nationale@orange.fr

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« Marée populaire ». Le compte à rebours jusqu’au 26 mai est officiellement lancé

20 Mai 2018, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

 

Julia Hamlaoui  Vendredi, 18 Mai, 2018 L'Humanité
 
Un appel « historique » rejoint en 24 heures par une dizaine d’autres organisations.
 
Plus de 50 organisations syndicales, politiques et associatives appellent désormais à défiler pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Un rassemblement inédit présenté jeudi lors d’une conférence de presse au siège de la CGT.

C’est parti. L’appel à la « marée populaire » pour le 26 mai a officiellement été lancé hier au siège de la CGT, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Et pour l’occasion, nombre des responsables de la cinquantaine d’organisations syndicales, politiques et associatives qui y appellent (une dizaine de plus s’y sont jointes en 24 heures) ont fait le déplacement. À gauche, Benoît Hamon (Génération.s), Olivier Besancenot (NPA), Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise), Pierre Laurent (PCF) et Sandra Regol (EELV) étaient notamment présents. Si le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, était absent, il n’y a pas lieu à « interprétation, nous sommes à 100 % sur cette initiative », a souligné Catherine Perret, qui représentait la confédération. Le numéro 1 du syndicat était attendu de longue date dans les Landes ce jour-là, a-t-elle précisé. Conformément à une décision commune des signataires, ce sont les représentants de la Fondation Copernic et d’Attac, à l’origine de la démarche, qui ont présenté les tenants et les aboutissants de ce que tous espèrent être « un grand rendez-vous citoyen ».

« Retrouver force, espoir et énergie tous ensemble »

Les deux « porte-parole » d’un jour insistent particulièrement sur la « cause commune » qui les a tous incités à s’asseoir autour d’une même table : l’« urgence » de répliquer à un Macron repeint en « Néron ivre de brûler une civilisation sociale que les luttes d’hier ont conquise », mais aussi un petit quelque chose de plus. À savoir, « retrouver force, espoir et énergie tous ensemble » face au rouleau compresseur de la « start-up nation ». « Macron écrit l’histoire à l’envers parce que lui et ses amis cloîtrés dans leur entre-soi ne connaissent aucun ouvrier, aucun employé, aucun précaire, aucun étudiant pauvre, aucun locataire en galère. Cette marée populaire va leur montrer le monde en vrai. Ça risque de leur faire un choc », assure Willy Pelletier, de la Fondation Copernic, qui plaide pour un rendez-vous de résistance et d’alternatives. Mais aussi pour des défilés joyeux, festifs et familiaux. Avec un triple objectif : soutenir les luttes en cours, « en premier lieu des cheminots mais aussi dans la fonction publique, dans la santé, le commerce et bien d’autres… » ; faire reculer Macron en contribuant à « amplifier le rapport de forces » ; et faire entendre les alternatives « que portent les organisations des uns et des autres ».

Concrètement, le 26 mai, ce sont de multiples vagues qui alimenteront la « grande marée » attendue. Des manifestations auront lieu dans de nombreuses villes. La meilleure façon d’avoir « le maximum de monde dans la rue », selon les organisateurs. À Marseille, Toulouse, Lille, Aubenas, Poitier ou encore Nantes, des rendez-vous ont déjà été fixés. « À peine notre appel sorti des imprimantes, des collectifs locaux se constituent. C’est à la fois une dynamique nationale mais aussi ancrée dans le territoire », assure Annick Coupé. À Paris, une manifestation régionale partira à 14 h 30 de la gare de l’Est (« on vous laisse deviner pourquoi nous avons choisi une gare comme point de départ », sourit la militante d’Attac) pour rejoindre Bastille en passant par République. En tête de cortège, un char porteur du mot d’ordre du 26 mai « égalité, justice sociale, solidarité » devrait prendre place, suivi par les « secteurs en lutte », puis par un « espace citoyen » et enfin les organisations syndicales, politiques, associatives.

Reste la bataille d’interprétation quand plusieurs titres de presse estiment depuis mardi que « la CGT rejoint les insoumis » : « personne n’est derrière personne », s’époumonent les différentes parties. « Il n’y a ralliement de personne à Jean-Luc Mélenchon », a souligné Pierre Laurent mercredi, tout en rappelant, hier, que l’initiative est le fruit, « malgré des soubresauts, d’un travail unitaire patient et réaliste toujours plus payant sur le long terme ». « La marée du 26 mai est un appel collectif de la CGT, de Solidaires, d’associations et d’organisations politiques. (Le) réduire à la France insoumise est malintentionné », a également prévenu Jean-Luc Mélenchon. La CGT a elle aussi mis les points sur les i ce jeudi : « Il n’y a absolument pas un vis-à-vis entre deux organisations. Nous sommes plus de cinquante, rappelle Catherine Perret. Et dans notre diversité, nous considérons que l’urgence sociale et l’importance des luttes partout dans le pays nécessitent qu’on se réunisse pour élargir le mouvement social et faire en sorte que des citoyens qui n’y sont pas encore engagés puissent nous rejoindre ce jour-là, partout en France. »

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TOUS ENSEMBLE 26 mai

19 Mai 2018, 16:49pm

Publié par PCF Villepinte

 

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26 mai TOUS ENSEMBLE

19 Mai 2018, 16:46pm

Publié par PCF Villepinte

 

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Le 26 mai, la marée monte, monte, monte!

17 Mai 2018, 11:00am

Publié par PCF Villepinte

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité, appel à une marée populaire le samedi 26 mai

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

 

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3 mai des Amis : libérez la télévision !

10 Mai 2018, 08:48am

Publié par PCF Villepinte

Charles Silvestre, Vice-président des Amis de l’Humanité
Mercredi, 9 Mai, 2018
Humanite.fr

Rendez-vous au cinéma Max-Linder le dimanche 13 mai à l’invitation des Amis de l’Humanité autour du film 1er mai à Saint-Nazaire.

Le film qui ouvrira la séance organisée par les Amis de l’Humanité, le dimanche 13 mai, à Paris, au cinéma Max-Linder est historique à un double titre. 1er mai à Saint-Nazaire, préfigure, en 28 minutes, mai 68. Dans cette révolte ouvrière des chantiers navals, de Sud-Aviation, menée « jusqu’au bout », il y a déjà la puissance de la grève généralisée de l’année suivante, sa libre détermination qui fera sa force. La haie d’honneur des uns qui salue la rentrée victorieuse des autres se fait en chantant : « Ce n’est qu’un au revoir mes frères »…

Mais les auteurs  de ce remarquable documentaire adressent, aussi, à travers le temps, un autre message : l’appel à une télévision libérée de ses tutelles. Marcel Trillat et Hubert Knapp sont des historiques  de cette émission restée dans les mémoires : Cinq colonnes à la Une. Ils sont partis à ce titre en Loire-Atlantique. Et ils en sont revenus avec un document tout de rigueur éthique et professionnelle. Pas de problèmes pour les producteurs, les trois Pierre : Desgraupes, Dumayet, Lazareff. Mais un interdit est prononcé sur le champ par l’homme de la censure gouvernementale.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce film produit par la télévision française n’a toujours pas été, cinquante et un an plus tard, diffusé par une chaîne de télévision en France ! Même pas prévu pour ce cinquantenaire ! Le rendez-vous du 13 mai prendra aussi ce sens : libérez 1er mai à Saint-Nazaire de l’interdit de fait qu’il subit.

Le rendez-vous du Max Linder aura aussi, le sens d’une protestation d’actualité

Marcel Trillat, en l’absence d’Hubert Knapp, aujourd’hui disparu, et en hommage à ce remarquable réalisateur, dira le 13 mai prochain ce qu’a été la chape de plomb quand la radiotélévision s’appelait l’Office de Radio Télévision Française (ORTF) ? Et comment ses personnels révoltés en mai 68 se verront infliger une vague de licenciements pour l’exemple…

La question qui se pose pour ce cinquantenaire, dans ce domaine, est évidente : l’ORTF est morte, depuis déjà longtemps, mais qu’est devenue la télévision publique ou privée, aujourd’hui, face aux conflits sociaux ? La façon dont ont été traités les cheminots, leur entreprise publique, leur statut, en dit long. Ce n’est certes plus le black-out qu’a subi, en 1967, le reportage sur les grévistes de Saint-Nazaire,  mais l’esprit est le même : le pouvoir en place, celui d’Emmanuel Macron, donne le la des commentaires. L’alignement est encore à l’ordre du jour. Le rendez-vous du Max Linder aura aussi, le sens d’une protestation d’actualité.

Les Amis de l’Humanité vous invitent à fêter le cinquantenaire de mai 68 le dimanche 13 mai de 10h30 à 13h30 au Cinéma Max Linder-Panorama en assistant à la projection du film « 1er mai à Saint-Nazaire », avec la participation de son réalisateur Marcel Trillat, de Jean-François Kahn, journaliste, de Danièle Linhart, sociologue, et de Pascale Fautrier, auteur de Les Rouges (Seuil).

Inscriptions par tel au 01 49 22 74 17, par mail à :

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1968-2018 : même(s) combat(s) ?

4 Mai 2018, 19:22pm

Publié par PCF Villepinte

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