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democratie

Réforme des scrutins locaux :

26 Février 2013, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

au nom de la parité, le gouvernement risque-t-il de tuer le pluralisme ?
 

 

 

Un peu plus de proportionnelle dans les petites communes, un peu plus de bipartisme dans les départements. Et les sénatoriales de 2014 dans la ligne de mire. L’architecture électorale pourrait sortir bouleversée des travaux parlementaires? Mais sous prétexte de parité, ces modifications risquent d’affaiblir fortement le pluralisme. Or, il est possible de garantir les deux. Explications.

Le 14 janvier dernier, certains journaux avaient interprété comme un rejet de la parité le vote du Sénat contre le projet de loi réformant les prochains scrutins locaux. La droite avait en effet voté contre, tandis que le groupe communiste s’était abstenu. Pour ce dernier, c’est le volet cantonal de cette réforme qui posait problème. Au premier degré, le projet de loi comprenait l’élection d’un binôme homme et femme pour le prochain scrutin cantonal de 2015. En y regardant de plus près, cette réforme apportait la parité, mais au détriment d’une représentation conforme à la diversité des opinions politiques?

Fin décembre 2012, l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) avait déjà mis en garde contre cette réforme. En effet, le périmètre sur lequel serait élu ce binôme de conseillers généraux correspondrait au double de celui des actuels cantons. « Les deux élus sur un nouveau territoire unique seraient de même sensibilité, dénonçait l’ANECR, alors que sur ce même périmètre il peut y avoir actuellement deux élus de sensibilités différentes. Ce nouveau mode de scrutin, doublé d’un redécoupage cantonal, serait donc le vecteur d’un bipartisme renforcé, d’une nouvelle régression démocratique ?» Le mode de scrutin majoritaire en vigueur aux élections cantonales (qui devraient être rebaptisées «départementales» après cette réforme) donne en effet beaucoup plus de chance aux deux grands partis de rafler des cantons.

« Au nom de la parité, on tue le pluralisme », estime ainsi la présidente du groupe communiste au Sénat, Éliane Assassi. Les parlementaires communistes, attachés à la parité, rappellent leur principale proposition afin de la garantir en même temps qu’une juste représentation des sensibilités politiques : le scrutin proportionnel. Concernant les départements, ils se sont même dits prêts à ne proposer que 30?% de conseillers départementaux élus à la proportionnelle. Cette suggestion n’est pour l’instant pas retenue par le gouvernement et les parlementaires socialistes. Certainement parce que le projet présenté par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, ne vise pas à donner une meilleure représentation aux autres partis politiques, mais bien au contraire à bipolariser davantage la vie politique. Selon lui, ce projet de loi est « le premier d’une longue série de lois électorales ».

Après le rejet du texte par le Sénat, certains amendements déposés par les députés socialistes donnent pourtant du fil à retordre au gouvernement. Et augmentent dans certains cas le champ du scrutin proportionnel. C’est le cas notamment de l’abaissement du seuil de 3 500 habitants à 1 000 dans le projet gouvernemental pour organiser des scrutins de liste proportionnels aux élections municipales, qui a été encore ramené à 500 habitants par les députés. Une mesure dont se sont félicités les élus communistes. Mais les communes risquent encore bien de s’effacer un peu plus du premier plan de la vie politique locale. En effet, selon le projet de loi qui sera à nouveau en discussion à partir du 18 février, les délégués communautaires pourraient être désormais choisis directement par les électeurs en même temps que leurs conseillers municipaux. Jusqu’ici, ce sont ces derniers qui choisissaient les délégués qui siègent dans les communautés d’agglomération : « Un gage de la reconnaissance du fait ­communal comme pilier essentiel de l’architecture républicaine?», rappelait en janvier le président de ­l?­ANECR, Dominique Adenot.

Quant aux petites communes, si elles sont nombreuses à gagner un scrutin de liste proportionnel, elles perdront toutefois deux conseillers municipaux. Est-ce une mesure destinée à limiter leur poids électoral dans une autre élection essentielle pour le gouvernement socialiste ? On sait le rôle que les communes rurales ont joué dans le basculement du Sénat à gauche en 2011. Dans un contexte de politique d’austérité que les collectivités territoriales, particulièrement dans les régions rurales, payent en première ligne, la tentation de la sanction de la majorité en place pourrait être forte en septembre 2014. Le gouvernement a déjà fait les frais à plusieurs reprises de sa fragile majorité au Sénat, comme en témoigne le rejet du projet de loi de ce mois de janvier?

  • Lire aussi :

Élections départementales : une «régression du pluralisme»

Réforme du scrutin départemental : c’est le bipartisme qui est renforcé ! (ANECR)

Diego Chauvet

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Le sabre et le goupillon contre le mariage gay

2 Février 2013, 07:25am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 31 Janvier 2013

Mariage pour tous

 

 

Cactus. Sur les 5 367 amendements au projet de loi sur le mariage pour les personnes de même sexe, dont l’essentiel vient 
des opposants de droite, il y a quelques perles qui dénotent le caractère profondément réactionnaire de leurs auteurs.

De l’obscurantisme à la ­bêtise, certains opposants au ­mariage pour les personnes de même sexe n’y vont pas de main morte. Qu’il y ait des désaccords au nom d’une conception surannée de la famille, qu’il y ait des interrogations sur les évolutions de la ­société, sur la place des enfants dans ces nouveaux couples, on peut comprendre. Cela ne saurait justifier les assauts à coups de sabre et de ­goupillon contre ce projet qui constitue aux yeux de ses auteurs une avancée de civilisation, un égal accès aux droits pour tous de se marier.

Ainsi, et alors que s’ouvrait avant-hier le débat à l’Assemblée nationale sur ce projet de loi, l’institut Civitas, groupe de pression catholique nationaliste proche des intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, séparé de Rome depuis cinquante ans, organisait une prière de rue (!!!) aux abords du Palais-Bourbon pour obtenir l’intercession de la Vierge Marie pour « changer l’attitude des parlementaires favorables au projet ». Son président, Alain Escada, précisait : « En tant que catholiques, il est essentiel pour nous de recourir à des manifestations et encore plus à des moyens surnaturels, comme la prière, afin que Dieu nous préserve de cette loi inique. » Heureusement l’Inquisition et ses bûchers n’existent plus. Nombre de catholiques, pour qui l’amour du prochain est une valeur fondatrice, auront du mal à se retrouver dans ces diatribes que l’on a parfois aussi entendues lors des manifestations du 13 janvier contre le mariage pour tous. Voilà pour le goupillon et l’obscurantisme.

Pour le sabre et la bêtise, c’est du même ­tonneau. L’opposition de droite a déposé un peu plus de 5 000 amendements au projet de loi. En soi, rien de surprenant, c’est l’exercice normal du travail parlementaire. Même s’il faut noter que nombre de ces amendements sont identiques, au mot près, histoire pour l’UMP, notamment, de faire durer le débat. Mais certains de ces amendements donnent à voir le degré de subtilité de leurs auteurs et les dérapages auxquels ils conduisent. Ainsi les 32 amendements signés par Jacques Bompard, député d’extrême droite (non inscrit), pour tenter de démontrer l’absurdité du projet de loi, expliquent que celui-ci pourrait, « pour supprimer toute forme de discrimination, être étendu à toutes les formes de familles sans ­distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine, de nombre ou de lien de parenté ». Donc la ­polygamie, le mariage avec des ­mineurs, entre oncles et tantes... absurde. De même celui qu’il signe avec le lepéniste Gilbert Collard (Lire : L'UMP flirte avec le FN à l'Assemblée) de supprimer l’article 15 qui permet à un homosexuel de se marier avec un ressortissant étranger « au risque d’ouvrir la voie à une immigration nuptiale ». Perpétuelle obsession de la peur de l’autre partagée par les députés UMP Luc ­Chatel et Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy craignant « un flux d’étrangers » sur le territoire national. Ou enfin l’UMP Thierry Mariani qui s’émeut dans son amendement (2597) de la transmission du nom de famille car le projet prévoit qu’il n’y a pas de « présomption de nom paternel pour l’enfant » car le nom de celui-ci ne sera plus, par principe, le premier. Ce ne sont là que quelques-uns des amendements déposés par la droite. Il est probable que les débats, qui dureront jusqu’au 12 février pour un vote en première lecture par l’Assemblée, nous réservent encore d’autres diatribes de cette eau (bénite ? pas sûr).

Alors viennent en mémoire les propos de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, en ouverture des débats mardi à l’Assemblée ­nationale : « Depuis deux siècles, l’évolution du mariage va vers l’égalité, et ­aujourd’hui, nous ­parachevons l’égalité. »

Lire aussi :

Mariage pour tous : le discours sans faute de Taubira
Mariage gay: pour Jean-Paul Cluzel, «la droite a perdu de vue le respect de l’individu»

"Le modèle “père, mère, enfant” est bien une construction culturelle"

Max Staat

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Le "Non" des Islandais est légal

31 Janvier 2013, 17:42pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 30 Janvier 2013

Islande

Mots clés : Banques, islande, icesave,

 

 

Une cour de justice européenne a donné raison à l’Islande, qui n’aura pas à rembourser les dettes de la banque Icesave. Par référendum, en 2010, les citoyens avaient refusé d’être rançonnés.

Après la voix du peuple, celle des juges. À deux reprises, les citoyens islandais avaient refusé par référendum de rembourser sur deniers publics les dettes de la banque en ligne Icesave, en faillite. La Cour de justice de l’Association de libre-échange européenne (Efta) vient de leur donner raison. Ce n’est pas à l’Islande de rembourser les 300 000 clients néerlandais et britanniques d’Icesave, filiale, alors, de la deuxième banque du pays, Landsbanki, elle aussi en faillite. Le gouvernement islandais s’est réjoui de cette décision qui « met fin à une importante étape dans une longue saga ».

Après la faillite d’Icesave en 2008, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont remboursé leurs citoyens épargnants. Et se sont ensuite tournés vers l’Islande pour obtenir le paiement. Ce que le gouvernement conservateur d’alors, chassé par la suite par la révolution des casseroles, a accepté.

En vertu de la législation européenne, chaque pays doit créer un fonds de garantie des dépôts à même d’indemniser les épargnants d’une banque en faillite à hauteur de 20 000 euros. Le fonds islandais ayant fait faillite, c’est au contribuable islandais de prendre la relève, ont estimé Londres et La Haye.

Un premier accord pour rembourser ces deux pays, assorti d’un taux d’intérêt prohibitif (5,5 %), est accepté par le gouvernement de gauche. Le président conservateur le soumet à référendum, en mars 2010. L’accord est refusé par 93 % des citoyens. Une deuxième entente, avec un taux de 3 %, est trouvée. Par référendum, 58 % des Islandais la rejettent en avril 2011. Suite à ces revers, Londres et La Haye se tournent vers la justice.

Celle-ci leur a répondu que, s’il y a obligation de remboursement des déposants, « la directive ne formule pas une obligation à l’État (...) d’assurer une compensation si le fonds de garantie des dépôts est incapable de respecter ses obligations, dans l’éventualité d’une crise systémique ». Et c’est bien dans ce cadre que se trouve l’Islande. En 2008, 97 % du système financier de l’île est en faillite. Il ne pesait d’ailleurs pas moins de dix fois la richesse produite chaque année dans le pays, suite au gonflement d’une bulle spéculative. Les 300 000 clients néerlandais et britanniques d’Icesave n’y sont d’ailleurs pas étrangers : ils étaient attirés par les taux d’intérêt de 6,5 % offerts par Icesave...

Le gouvernement islandais a, dans son communiqué de lundi, prévenu que, quel que soit le résultat du jugement, les épargnants seront bien indemnisés, en utilisant les actifs amplement suffisants de la « bad bank » issue de Landsbanki. Les Islandais, eux, n’auront pas à verser la somme de 12 000 euros chacun. Au nord de l’Atlantique, le non est respecté.

Un état qui s’est protégé  En 2008, l’Islande a laissé ses banques faire faillite et n’a pas pris à son compte leurs dettes. Les épargnants seront indemnisés en puisant dans les actifs des banques qui ont fait faillite. Dans le cas de Landsbanki (maison mère d’Icesave), ses actifs suffiront à couvrir les indemnités. Si les contribuables n’ont pas dû mettre la main à la poche pour les banques, en revanche ils sont mis à contribution pour rembourser la dette publique, qui a gonflé dans la crise à 100 % du PIB.

Gaël De Santis

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Jean-Marc Ayrault relance timidement le droit de vote pour les étrangers

30 Janvier 2013, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

 - le 29 Janvier 2013

 

 

 

 

Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi qu'il allait consulter les groupes politiques de la majorité et de l'opposition pour vérifier s'il est possible de réunir la majorité nécessaire pour accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales.

Mis dans la langue de Jean-Marc Ayrault, l'annonce donne ceci: "Je vais entamer des rencontres avec les groupes parlementaires de la majorité et de l'opposition sur tous les sujets constitutionnels qui peuvent faire l'objet d'une réforme constitutionnelle et je vais vérifier sur ce point comme sur d'autres s'il y a la possibilité d'une majorité des trois cinquièmes au Parlement". Le Premier ministre fait aussi référence à la réforme du statut du chef de l'Etat.

3 cinquièmes des parlementaires

Les services du Premier ministre ont assuré mardi que cette promesse de campagne de François Hollande n'était pas enterrée, même si le président français a expliqué en novembre qu'il n'engagerait cette réforme qu'une fois assuré d'obtenir la majorité requise des trois cinquièmes des parlementaires.

On est encore loin de l'engagement de campagne numéro 50 clamé dans le programme du candidat il y a un an: "J'accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans."

  • A lire aussi:

Silence sur le droit de vote des étrangers

Pour les étrangers, le droit de vote s'éloigne encore

S.G.

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Mobilisation citoyenne pour le droit de vote de tous les étrangers

9 Janvier 2013, 08:40am

Publié par PCF Villepinte

mardi 8 janvier 2013

 

Mobilisation citoyenne pour le droit de vote de tous les étrangers


 

Appel-Pétition à signer et faire signer

Le collectif votation citoyenne qui regroupe de nombreuses organisations, a lancé un « appel pétition » au Président de la République en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales dès 2014.

L’ANECR est parmi les organisations signataires de cette pétition. Elle appelle les élus à la signer et à la faire signer, à utiliser les formes qu’ils jugeront opportunes (vœux, déclaration, adresse au gouvernement ou au parlement) pour renforcer la mobilisation citoyenne en faveur de ce droit légitime.

Cette pétition peut être imprimée et également être signée en ligne sur le site droitdevote2014.org . Elle sera remise au Président de la République le 21 mars 2013.

Vous pouvez signer la présente pétition sur Internet : www.droitdevote2014.org,

PDF - 311.8 ko
Pétition droit de vote des étrangers aux élections locales dès 2014

 

 

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Pour Aurore Martin "la main de Valls" est derrière son arrestation

7 Janvier 2013, 19:02pm

Publié par PCF Villepinte

Aurore Martin, sous contrôle judiciaire depuis le 22 décembre

 - le 7 Janvier 2013

 

 

 

 

"Il y a la main de (Manuel) Valls (...), au-delà de Valls la main du gouvernement. C'est un fort signe pour nous faire comprendre qu'au Pays basque nord nous n'aurons rien (...). C'est une décision gouvernementale", a affirmé Aurore Martin à l'AFP ce lundi, dans ses premières déclarations depuis sa remise en liberté le 22 décembre.

Aurore Martin, libérée sous contrôle judiciaire le 22 décembre, a estimé avoir fait dans un premier temps l'objet d'un contrôle routier ordinaire, mais qu'une fois identifiée, tout a été organisé pour sa remise rapide à l'Espagne. "Quand je suis arrivée à ce contrôle routier, puisqu'il m'a paru être un contrôle routier, j'ai cru que c'était une arrestation comme ça… Bon après, j'étais arrêtée à quatre heures (16h00 ndlr) à Mauléon, vers 9 heures (21h00) j'étais à la frontière de Béhobie et sachant qu'entre temps j'ai fait une boucle par Pau, j'ai trouvé tout ça très organisé pour quelque chose qui était fortuit", a-t-elle dit.

Mandat d'arrêt

"Je veux bien croire qu'il y ait une application de juge à juge", a déclaré la militante, qui était visée depuis 2009 par un Mandat d'arrêt européen pour avoir participé à des réunions publiques de Batasuna, interdit en Espagne où le mouvement était considéré comme la branche politique de l'organisation séparatiste ETA, "mais on ne prend pas des décisions comme cela sans mesurer les conséquences", a-t-elle ajouté, en soulignant un "contexte politique" particulier.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "va à un rendez-vous à Madrid et il revient et en l'espace d'une semaine il fait des déclarations cinglantes, il y a trois arrestations", poursuit-elle évoquant la visite du ministre en Espagne, au cours de laquelle il avait assuré Madrid de tout son soutien concernant l'ETA.

  • A lire aussi:

Libérée grâce à la pression citoyenne

Débat: Faut-il se débarrasser du mandat d'arrêt européen?

Schizophrénie à la tête de l'Etat

S.G.

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Sans-papiers de Lille: "Nous sommes en train de mourir pour un bout de papier"

5 Janvier 2013, 10:06am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 4 Janvier 2013

immigration

 

 

Lille, envoyée spéciale. En plein centre de Lille, une quarantaine de sans-papiers sont en grève de la faim depuis 64 jours.  Alors que plusieurs occupations de soutien étaient organisées hier, jusqu’au siège du PS à Paris, ils se disent prêts à aller « jusqu’au bout ».

 Devant l’église Saint-Maurice, en plein cœur de Lille, une grande tente a été montée. Les nombreux passants sont rares à s’arrêter devant la banderole rouge qui la recouvre : « Faut-il mourir pour avoir des ­papiers ? Valls, régularisez ! » Dans ­l’indifférence générale, trente-six sans-papiers sont en grève de la faim depuis le 2 novembre pour obtenir leur régularisation. Sous la tente, les grévistes, allongés sur des matelas, se protègent du froid avec des couvertures. Ils sont en majorité algériens, on compte quelques Guinéens et des Thaïlandais.

« La majorité sont des gens diplômés »

À l’entrée, deux Kabyles, Samir et Ryad, sont emmitouflés dans des doudounes pour éviter les courants d’air glacés. Ils ont fui l’Algérie pour des « questions de sécurité ». Bien qu’ils soient en France depuis plusieurs années, leurs demandes de régularisation n’ont pas abouti. « La majorité sont des gens diplômés et ­qualifiés, ­explique Ryad, ­vingt-huit ans. On a même des infirmiers ! » Lui-même est titulaire d’un BTS en électrotechnique. « En Algérie, on voyait pas du tout la France comme ça. Si on avait su… » À côté, un gréviste de cinquante-cinq ans complète la phrase : s’il avait su, il serait allé aux États-Unis. « Valls prépare l’élection de 2017 sur notre dos », lâche-t-il, dégoûté.

Personne ici ne comprend l’intransigeance du préfet et du ministre de l’Intérieur. Les négociations semblent au point mort. La dernière réunion en préfecture, le 19 décembre, n’a rien donné. Pire, le 30 décembre, deux grévistes ont été expulsés vers l’Algérie, à leur 59e jour de jeûne. L’un d’eux serait ­hospitalisé à Tizi Ouzou, selon le Comité des sans-papiers du Nord. « Nous sommes en train de mourir pour un bout de papier, mais personne ne nous entend, soupire Saliha, une Algérienne de quarante ans. Nos deux camarades ont été renvoyés, bouche scotchée et mains attachées, mais ce sont des humains, pas des animaux ! »

« L’État et les socialistes au pouvoir les traitent comme des moins-que-rien, dénonce Benoît Delrue, responsable local du Mouvement des jeunes communistes, passé en soutien. Leur combat est significatif de la façon dont les immigrés sont traités en France, mais aussi les travailleurs. On leur refuse toute dignité. » Dignité, ce mot revient sans cesse dans la bouche des grévistes. Parmi les sept femmes allongées sous la tente, beaucoup disent avoir fui un mariage forcé. C’est le cas d’Ismahane, une Algérienne de vingt-quatre ans, arrivée en France il y a deux ans. « La mairie refuse de nous donner des toilettes, heureusement quelques snacks laissent les femmes y aller. » Depuis le 2 novembre, la jeune femme a perdu vingt kilos. « J’ai fait une demande d’asile mais je suis sûre qu’elle va être refusée. Cette grève de la faim est notre dernière cartouche. »

Régulièrement, des équipes du Samu entrent sous la tente pour emporter des grévistes affaiblis. Trois sont hospitalisés depuis plusieurs jours, les autres reviennent après quelques heures d’une hospitalisation compliquée… « On veut nous forcer à faire des perfusions, mais nous refusons, explique Saliha. Nous acceptons les soins, mais pas les vitamines. »

Des corps de plus en plus faibles

Devant la tente, Ludivine, « simple citoyenne » de vingt-sept ans, note les poids des grévistes sur la balance : « Beaucoup ont perdu jusqu’à vingt kilos, les malaises sont quotidiens. Beaucoup vomissent. Les pancréas commencent à être touchés, ce qui provoque de grosses douleurs, d’autres ont des problèmes de vue. » Les soutiens organisent des roulements jour et nuit aux côtés des grévistes et appellent les secours en cas de besoin. Toujours dans la crainte d’un drame à venir.

Nouvelles manifs en vue. Alors que deux nouvelles manifestations sont d’ores et déjà prévues, ce vendredi à Paris (rendez-vous à 14 h 30, place 
de la République, avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur) 
et samedi à Lille (15 heures, également place de la République, en présence de Jacques Gaillot), les réactions continuent 
d’affluer sur le sort fait aux grévistes lillois. Signée du Groupe 
des Algérien-ne-s du Nord-Pas-de-Calais, une lettre a été 
envoyée au président algérien, fustigeant l’expulsion de deux 
des sans-papiers du Nord. Une « expulsion écœurante » qui « fait tomber les masques », avait jugé, de son côté, Joseph Demeulemeester, secrétaire de section du PCF à Lille.

Marie Barbier

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Avec le rachat par Tapie de la Provence, Marseille et sa population peuvent se faire du souci

21 Décembre 2012, 12:45pm

Publié par PCF Villepinte

 

Avec le rachat par Tapie de la Provence, Marseille et sa population peuvent se faire du souci

 

En se procurant le journal La Provence et les autres quotidiens régionaux du sud de la France du Groupe Hersant, Bernard Tapie signe son retour aux affaires. Ce rachat pour une somme de 50 millions d'euros est étonnant à plus d'un titre. D'abord le pôle de banques s'asseoit sur 160 millions de dettes qu'il détenait de la part des journaux. Ensuite, ce rachat n'a été possible que grâce à la somme astronomique que s'est vue attribuer, dans des conditions plus que troubles, l'homme d'affaire par le gouvernement sarkozyste suite au scandale du Crédit Lyonnais.  Nous avons affaire à une forme d'achat sponsorisé par l'ancien locataire de l'Elysée.

Dans ce débarquement en fanfare qu'il faut voir d'abord comme un marche pied au service d'ambitions pour la municipalité de Marseille, les motifs d'inquiétude sont nombreux. Bernard Tapie dans sa carrière d'homme d'affaire a supprimé plus d'emplois qu'il en a créés. Sachant qu'il s'occupe maintenant d'un droit fondamental de la personne, celui d'être librement informé, Marseille et sa population peuvent se faire du souci. Il nous faut rester extrêmement vigilants sur ce dossier.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 

 

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Osons savoir, le site internet et le webdoc pour tout savoir des migrations

19 Décembre 2012, 10:26am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : l'humanité, libye, italie, nicolas sarkozy, afrique, sans-papiers, Immigration, flux migratoire, immigration irrégulière,

 

 

Ce mardi, journée internationale des migrants. L'Humanité.fr vous fait découvrir Osons-savoir.com, plateforme documentaire consacrée aux migrations et son web-doc De l'autre côté. Rencontre avec...

 

Jérémy Cheong Chi Mo, co-auteur et concepteur d'Osons savoir et du web-documentaire De l'autre côté, dont l'Humanité.fr est partenaire.

Quel est l'objectif du site et de ce web-documentaire?

Jérémy Cheong Chi Mo. La plateforme a été créée pour médiatiser les opinions et les analyses pas assez ancrées dans le débat public, pour donner la parole à la société civile, aux associations et organisations non-gouvernementales, aux chercheurs.

 

Pourquoi avoir appelé la plateforme Osons savoir?

Jérémy Cheong Chi Mo. L'idée de cet outil est née progressivement entre 2004 et 2008. C'était l'époque des policiers qui se postaient à la sortie des écoles pour appréhender les enfants et leurs parents en situation irrégulière. Il y a eu en contrepoint le travail de terrain remarquable de Réseau éducation sans frontière (RESF), puis, les discours et la politique du chiffre de Nicolas Sarkozy.

Toutes ces actualités ont bien sûr été traitées, mais ils nous a alors semblé qu'il y avait un manque de connaissance et d'informations pour alimenter le débat public. Surtout, il y a un manque de confrontation sur les enjeux des migrations. On en reste trop souvent au débat technique alors que le sujet relève de choix politiques. Mais comment les comprendre si l'on ne parle pas des flux migratoires, de la gestion du développement, des raisons qui poussent à émigrer, des accords passés entre l'Italie et la Libye de Kadhafi pour bloquer les migrants en Afrique, des conséquences des contrôles aux frontières. Le débat politique en France se cantonne à conserver un carcan idéologique, à une vision nationale, voire nationaliste des choses. Surtout, à une vision très occidentale. On ne parle pas de cet aspect de la mondialisation que sont les migrations. On n'évoque que très rarement les questions de développement. Toutes ces informations existent pourtant. Nous les avons regroupées pour éclairer le débat sur les migrants.

 

 

D'où ces web-documentaires thématiques?

Jérémy Cheong Chi Mo. Le film documentaire est le fil rouge de la plateforme. Il offre une forme narrative principale et forte. La plateforme propose d'autre part une base d'articles et de publications pour approfondir les connaissances. Tous ces outils sont à disposition. Notre souhait est que les gens s'en emparent pour le faire vivre.

  • A consulter:

Osons savoir, le site

De l'autre côté, le webdoc

  • A lire aussi:

La France n'intègre toujours pas ses immigrés

"De plus en plus de migrants meurent aux portes de l'Europe", entretien avec Olivier Clochard

Un corps sans nom devient un disparu

Entretien réalisé par Stéphane Guérard

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Conseil Municipal le mercredi 19 décembre à 20h salle Jacques Brel aux Espaces V.

19 Décembre 2012, 10:04am

Publié par PCF Villepinte

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CONSEIL MUNICIPAL

 

 

LE MERCREDI 19 DECEMBRE 2012 A 20 HEURES 00

AUX ESPACES "V" ROGER LEFORT,

 SALLE JOSEPHINE BAKER

 

ORDRE DU JOUR

I - FINANCES

1 - Approbation du Budget Primitif 2013 du Budget Principal de la Commune de Villepinte.

N° 2012-231

2 - Approbation du Budget Primitif 2013 du Budget Annexe de l'Assainissement de la

Commune de Villepinte.

N° 2012-232

3 - Actualisation des Autorisations de Programme (AP) et des Crédits de Paiement (CP) 2013 –

Budget Principal de la Commune de Villepinte.

N° 2012-233

4 - Garantie d'emprunt de l'Entreprise Sociale pour l'Habitat LOGIRYS dans le cadre de la

construction de 21 logements sociaux de type PLAI situés rue de l'Eglise à Villepinte.

N° 2012-234

II - INSTANCES

1 - Signature d'une convention avec le Conseil Départemental d'Accès au Droit de la Seine-

Saint-Denis pour la création d'un Point d'Accès au Droit.

N° 2012-235

2 - Election d'un Représentant titulaire du Conseil Municipal de la Ville de Villepinte auprès du

Syndicat d'Equipement et d'Aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye (SEAPFA),

suite à la démission de Monsieur BORGEL au sein du Conseil Municipal.

N° 2012-236

III - AFFAIRES INTERCOMMUNALES – DELEGATION DE SERVICE PUBLIC.

1 - Communication du Maire relative au rapport annuel sur le prix et la qualité du service

public de gestion du chauffage urbain.

N° 2012-237

DEPARTEMENT DE SEINE-SAINT-DENIS ARRONDISSEMENT DU RAINCY

___________________________________________________________________________________

SUITE DE L'ORDRE DU JOUR

(CONSEIL MUNICIPAL DU 19 DECEMBRE 2012 AUX ESPACES "V" ROGER LEFORT, SALLE JOSEPHINE BAKER

)

 

2

2 - Communication du Maire relative au rapport annuel sur le prix et la qualité du service

public d'élimination des déchets.

N° 2012-238

3 - Communication du Maire relative au rapport annuel sur le prix et la qualité des services

publics de l'eau et de l'assainissement.

N° 2012-239

4 - Rapport d'activités 2011 du Syndicat Intercommunal FUnéraire de la REgion Parisienne

(SIFUREP).

N° 2012-240

IV - RESSOURCES HUMAINES

1 - Tableau des effectifs : Créations et suppressions de postes.

N° 2012-241

2 - Création de deux postes d'adultes relais et approbation des conventions à intervenir.

N° 2012-242

3 - Création d'un poste de chargé de mission Projet Réussite Educative (PRE) pour une durée de

6 mois.

N° 2012-243

4 - Renouvellement du poste de contractuel de catégorie A Chef de projet ANRU.

N° 2012-244

V - AMENAGEMENT – URBANISME – TRANSPORT – ENVIRONNEMENT

1 - Programme de Rénovation Urbaine – Quartier Fontaine Mallet.

 

Opération ANRU – Cession de l'assiette foncière de l'îlot Artois.

Prorogation de la promesse de vente.

N° 2012-245

VI - ECONOMIE - COMMERCE

1 - Signature d'une convention de partenariat entre la Commune de Villepinte et la Mission

Locale Intercommunale de Sevran-Tremblay en France-Villepinte pour l'année 2013.

N° 2012-246

VII - AFFAIRES CULTURELLES

1 - Renouvellement de la convention d'objectifs et de moyens avec l'association théâtrale

professionnelle "Compagnie Issue de Secours".

N° 2012-247

2 - Attribution de la subvention 2013 à l'association théâtrale professionnelle "Compagnie Issue

de Secours".

N° 2012-248

VIII - VIE ASSOCIATIVE

1 - Attribution de subventions de fonctionnement aux Associations et Organismes d’intérêt

général pour l'exercice 2013.

N° 2012-249

2 - Attribution de subventions exceptionnelles à diverses Associations et divers Organismes

d’intérêt général pour l’exercice 2013

 

 

 

 

  

 

 

 

 

.

 

N° 2012-250

DEPARTEMENT DE SEINE-SAINT-DENIS ARRONDISSEMENT DU RAINCY

___________________________________________________________________________________

SUITE DE L'ORDRE DU JOUR

(CONSEIL MUNICIPAL DU 19 DECEMBRE 2012 AUX ESPACES "V" ROGER LEFORT, SALLE JOSEPHINE BAKER

)

3

IX

 

-

PETITE ENFANCE

1 - Avenant n° 2012-2 à la convention Enfance/Jeunesse signée le 28 Décembre 2010.

N° 2012-251

2 - Convention de Prestation de Service Unique (P.S.U.) entre la Caisse d'Allocations Familiales

de Seine-Saint-Denis et la Ville de Villepinte pour la crèche multi-accueil Lise London.

N° 2012-252

X - JEUNESSE

1 - Convention de partenariat entre la Ville et l'Association pour la Promotion de la Citoyenneté

des Enfants et des Jeunes (APCEJ) – Rallye de la citoyenneté.

N° 2012-253

2 - Conventions relatives à la mise en place du BAFA Citoyen.

N° 2012-254

3 - Convention de partenariat pour la mise en place du dispositif ACTE.

N° 2012-255

XI - SPORTS

1 - Renouvellement de la convention de Moyens et d'Objectifs entre la Commune de Villepinte

et l'Association sportive "Football Club de Villepinte" (F.C.V.).

N° 2012-256

XII

 

-

AFFAIRES GENERALES

1 - Actualisation des tarifs de concessions dans le cimetière communal.

N° 2012-257

2 - Prise en charge par la Commune de l'organisation et de l'exécution des opérations du

recensement rénové de la population 2013.

N° 2012-258

3 - Rémunération des agents recenseurs affectés au Recensement de la population prévu pour

l'année 2013.

N° 2012-259

XIII - COMMUNICATION DU MAIRE (en application de l'article L.2122-23 du Code Général des

Collectivités Territoriales

 

s 12-121 à 12-124 (inclus)

)

1 - Décisions n°

 

 

.

 

N° 2012-260

2 - Marchés Publics et Avenants notifiés depuis le 24 octobre 2012 au 20 novembre 2012

(7 MAPA 2 Appels d'Offres et 2 Avenants).

N° 2012-261

Le Maire

Nelly ROLAND IRIBERRY

 

 

 

 

 

 

 

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