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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

democratie

« Grand débat ». Le chef de l’Etat parle beaucoup, mais n’entend toujours pas

20 Janvier 2019, 10:05am

Publié par PCF Villepinte

Samedi, 19 Janvier, 2019

L’Humanité Grégory Marin

Après plus de six heures d’échanges entre le président de la République et les maires occitans, qui ont abordé des questions essentielles comme le pouvoir d’achat ou la fiscalité, aucune inflexion réelle de la politique gouvernementale n’est à noter.

Vendredi, à la veille de l’acte X de la mobilisation des « gilets jaunes », le président de la République a tenu le deuxième rendez-vous de son tour de France devant les maires, à Souillac, dans le Lot. Devant 600 élus venus des 13 départements de la région Occitanie (Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn, Tarn-et-Garonne), il a réédité son « marathon », plus de six heures de questions-réponses dans la salle des fêtes de la ville. Un exercice de haute voltige digne d’un grand oral de l’ENA... mais dans la droite ligne de toutes les interventions de ce gouvernement technocratique. Malgré le portrait catastrophique brossé par nombre de maires, d’accord avec le chef de l’Etat pour parler de la triple fracture «sociale, démocratique, économique », sa réponse est conforme à la posture macronienne depuis 18 mois: « on garde le cap ». Car, a-t-il dit peu avant de conclure, à 22 heures passées, « on ne peut sortir de ce débat avec toujours plus de dépenses, sans réelle volonté de changement (...) Le changement profond ce n’est pas d’accroître la dette. » Une continuation de sa politique pour laquelle il aimerait enrôler ces élus de terrain: « Merci d’être à nos côtés », « nous allons faire ensemble »...

Le maire invitant, Jean-Michel Sanfourche (Les Républicains) avait pourtant lancé le débat en estimant que « trop de concitoyens ne peuvent plus vivre dignement ». Et de critiquer vertement les baisses d’allocations dont il demande le « rétablissement », comme l’Aide personnalisée au logement (APL) par exemple. Mais comme dans l’Eure en début de semaine, Emmanuel Macron a douché les attentes dès sa première intervention, avant même le premier tour de parole des maires évoquant des questions vitales pour nos concitoyens, « ceux qui manifestent et ceux qui ne manifestent pas », aurait dit un ancien premier ministre. « Avoir un projet pour la nation, ce n’est pas faire droit à toutes les demandes », a lancé le chef de l’Etat en préambule. Une manière de dire qu’il ne faut pas s’attendre à grand-chose?

« Nous attendons des preuves », a semblé lui répondre le maire (PS) de Cahors, Jean-Marc Vayssouze. A l’instar de ce maire, nombreux sont les élus à réclamer « une véritable politique d’aménagement du territoire », critiquant notamment très fortement la loi Notre. Car au-delà du « folklore » rural et de ses spécificités - ici, il a été longuement question de la gestion de la présence de l’ours-, ces questions sont essentielles dans des territoires enclavés. Les infrastructures, routières, mais surtout ferroviaires, ont été plusieurs fois citées comme insuffisantes ou vieillissantes, quand elles ne sont pas inexistantes. Emmanuel Macron a répondu qu’il privilégierait, conformément à la loi qu’a rédigée et fait voter son gouvernement, « la mobilité du quotidien. Tout le monde n’aura pas son TGV pour Paris ou son aéroport. » Il assure vouloir travailler sur le réseau « existant ». Dommage que la discussion ne soit pas venue en Normandie, où une rénovation de « l’existant » éviterait peut-être l’énorme investissement d’une ligne à grande vitesse Paris-Le Havre.

Les élus ont aussi fait remonter de leurs communes une préoccupation majeure de leurs habitants, star des cahiers de doléances: le pouvoir d’achat. Seule bonne nouvelle annoncée par le président, « on ne touchera pas à la pension de réversion », a-t-il déclaré, sans dire comment cette mesure qui revient de manière récurrente avec insistance, sera assurée. Pour le reste, toujours pas de réelles augmentations de salaires en vue, a tranché le chef de l’Etat. « Un couple qui vit du SMIC gagnera 100 euros de plus dès ce mois-ci », explique-t-il encore. Même si l’arnaque a déjà été éventée... Le chef de l’Etat fait œuvre de pédagogie, car il ne compte pas proposer autre chose que la politique qu’il a déjà mise en œuvre. L’emploi? C’est évidemment l’entreprise, selon Emmanuel Macron, qui est en premier lieu « créateur d’emplois ». « De l’emploi public on en a créé assez... » Il renvoie vers « les ordonnances travail prises en début de quinquennat ». Pour l’efficacité, on relira les chiffres du chômage. Quant à l’indemnisation du chômage, assurant que « certains vivent mieux en faisant des aller-retour qu’en restant dans un emploi fixe, ils utilisent un système qu’on a créé », le président Macron plaide pour une accélération de la réforme de l’assurance-chômage. Enfin, l’exécutif, comme en témoigne le « mode d’emploi » à destination des organisateurs du « Grand débat », a fait du « coût du travail » une boussole. « On paie mieux ceux qui travaillent », explique Emmanuel Macron, argumentant que si la CSG a augmenté (« Ce sont toujours les perdants qui râlent »...) c’est «parce qu’on a baissé les cotisations salariales. Cela va dans le sens de la valorisation du travail. » Mais présente de forts risques quant au financement de la protection sociale.

En matière de fiscalité, sans surprise, la suppression de la taxe d’habitation a bien évidemment été mise en avant par les maires, qui voient leurs budgets amputés de cette ressource. C’est un impôt injuste, dit en substance Emmanuel Macron: prenant pour exemple deux personnes qui vivraient dans deux studios de même taille, « selon que vous gagnez un ou trois vous payez la même chose ». D’où la volonté de supprimer cet impôt, explique-t-il. Dans ce cas, quid de la TVA (dont l’établissement à 5,5% pour les produits de première nécessité figure dans les revendications des « gilets jaunes »), au même taux selon « que l’on gagne un ou trois »? Le chef de l’Etat a eu beau assurer qu'« on a une fiscalité en France qui est redistributive », la majorité des Français sera surtout d’accord avec la fin de sa deuxième intervention sur le sujet: les « vraies inégalités », dit-il, sont « l’inégalité de destin et d’accès au travail »... Mais s’il n’y a « pas de tabou » en matière fiscale, la ligne rouge est toujours d’actualité. « Ce n’est pas le rétablissement de l’ISF qui réglera le problème » du chômage de masse, estime le chef de l’Etat. Cet impôt a « été maintenu pour l’immobilier », a-t-il souligné, estimant que « le sujet, c’est est-ce qu’on veut aider nos entreprises à créer des emplois ? (…) J’assume cette politique! » Au tout début de son intervention, Emmanuel Macron avait estimé que ce débat devait aider à « trouver cette part de consensus dont nous avons besoin ». Sur cette question, il est tout trouvé: selon un sondage IFOP publié le 6 janvier par Le Journal du dimanche, 77% des Français plébiscitent le rétablissement de l’ISF... comme 61% des électeurs de La République en marche...

 

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SOUDAN

8 Janvier 2019, 08:10am

Publié par PCF Villepinte

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DE LA COLERE A L'ESPOIR

16 Décembre 2018, 19:42pm

Publié par PCF Villepinte

CLEMENTINE AUTAIN

 

INVITATION

REUNION PUBLIQUE

MERCREDI 19 DECEMBRE 2018

 

A 19 H A LA « SALLE DU VERT-GALANT »

7 AVENUE DE LA GARE, VILLEPINTE

ECHANGEONS ENSEMBLE POUR, NOUS AUSSI, FAIRE ENTENDRE NOTRE VOIX DANS LE CLIMAT DE CHANGEMENT SOCIAL QUI AGITE NOTRE PAYS.

 

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La CGT-Cheminots reste la première organisation syndicale !

23 Novembre 2018, 10:33am

Publié par PCF Villepinte

Depuis vendredi dernier, plus de 150.000 cheminot-e-s étaient appelés aux urnes pour désigner leurs représentants du personnel au sein des CSE (Comités Sociaux et Économiques).

Avec plus de 34 % des suffrages recueillis, la CGT Cheminots reste, et largement devant la seconde OS, la première organisation syndicale représentative des salarié-e-s. La deuxième, l’UNSA, est reléguée à plus de 10 points.

Encore une fois, malgré l’attitude honteuse de la direction, qui a refusé de diffuser quotidiennement les listes d’émargements, la participation importante à ces élections, plus de 66%, témoigne d’un attachement important à l’exercice de la démocratie. On ne peut que s’en féliciter. Les cheminot-e-s, comme ils l’ont montré lors de différentes mobilisations au cours de l’année 2018, n’entendent pas se laisser dicter des choix qui sacrifient leur avenir.

neige-la-cgt-reporte-la-manifestation-des-cheminots-prevue-jeudi-parisComme nous le pressentions, l’introduction du vote électronique, imposé unilatéralement par la direction, modalité permise par la loi Macron, combattue par la CGT, présente un frein pour de nombreuses et nombreux militants.

Ces élections, qui s’inscrivaient au lendemain du plus long mouvement de grève de l’histoire de la SNCF, envoient un message clair : les cheminot-e-s sont déterminés à se battre pour leur avenir, leur conditions de vie et de travail, leur salaire et pour maintenir et développer un grand service public ferroviaire, marchandises et voyageurs, du 21ème siècle.

C’est aussi un message à destination de la direction et du gouvernement de la SNCF. Malgré les intimidations, les menaces et les insultes, les cheminot-e-s continuent de garder la tête haute. Jamais elles et ils ne baisseront les yeux devant celles et ceux qui veulent sacrifier le rail public sur l’autel de la rentabilité.

Alors que nous sommes en pleine négociations de la convention collective nationale (CCN), la CGT Cheminots agira  pour garantir des conditions de vie et de travail de haut niveau pour l’ensemble des salarié.e.s du ferroviaire.

Enfin, ce vote exprime la confiance envers la CGT Cheminots, un syndicalisme démocratique, de lutte et de propositions, qui s’inscrit dans la droite ligne des 1500 adhésions que nous avons réalisé depuis le début de l’année.

Ensemble, nous agirons pour le progrès et la justice sociale.

 

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"JUSTICE DES RICHES"

30 Septembre 2018, 06:55am

Publié par PCF Villepinte

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DEMOCRATIE

25 Juin 2018, 07:23am

Publié par PCF Villepinte

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La commune sous le boisseau!

22 Juin 2018, 10:57am

Publié par PCF Villepinte

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Les affaires sont les affaires

27 Mars 2018, 06:49am

Publié par PCF Villepinte

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Changement de cap, maintenant!

8 Avril 2013, 21:32pm

Publié par PCF Villepinte

 

Hollande et le gouvernement doivent tirer les enseignements du référendum alsacien. Et vite....

Hollande et le gouvernement doivent tirer les enseignements du référendum alsacien. Et vite....

 

La proposition de création d'une collectivité territoriale unique d'Alsace vient d'être rejetée par référendum. Ce mauvais projet, véritable laboratoire pour adapter les collectivités à la politique d'austérité, a suscité beaucoup de méfiance dans les populations des deux départements alsaciens. Privés d'un vrai débat sur la réforme des collectivités territoriales et l'avenir régional, les électrices et les électeurs ont très clairement exprimés, d'abord par leur non-participation, que la question posée  était totalement déconnectée de leurs préoccupations. Notons combien la démocratie a été escamotée : la seule circulaire envoyée était une propagande pour le "oui". Le Front de gauche a fait dans ces conditions difficiles une belle campagne. À n'en pas douter, le résultat de ce soir est aussi, en creux, l'expression d'une volonté de ne pas affaiblir le lien de l'Alsace avec la France.

Le contexte actuel, sur fond de crise politique, économique et sociale, a pesé de tout son poids. C'est un changement de cap dans la politique gouvernementale qui est attendu. Pas une opération de ce type qui se solde par un lamentable échec. Après le vote des alsaciens, le projet de loi sur l'acte 3 de la décentralisation doit être retiré pour engager une véritable concertation avec l’ensemble des acteurs. Face à la finance, ce n'est pas la restriction de la démocratie locale qui doit être encouragée mais tout au contraire son développement. L'exécutif doit donc tirer les enseignements du référendum alsacien. Le plus vite sera le mieux.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 

 

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Alsace:

8 Avril 2013, 06:56am

Publié par PCF Villepinte

Image 

 

 

Rejet massif contre la fusion Bas-Rhin, Haut-Rhin et région
 

 

 

Selon des résultats portant sur plus de 98% des bulletins dépouillés, le non a recueilli plus de 55% des suffrages exprimés dans le Haut-Rhin, dans un contexte de très faible mobilisation des électeurs.

Au contraire, dans le Bas-Rhin, le oui l'aurait emporté par près de 67% des voix, mais l'abstention a également été très forte, selon des résultats non-définitifs. Pour être validé, le projet de collectivité unique d'Alsace (CTA) aurait dû non seulement recueillir 50% des suffrages exprimés, mais surtout au moins 25% des inscrits, et ce dans chacun des deux départements. Or la participation aurait été de 36% dans le Bas-Rhin, et de 37% dans le Haut-Rhin.

Grand gâchis

Il s'agit d'un échec cuisant pour ce projet de regroupement inédit des collectivités départementales et régionale d'Alsace soutenu par une partie du Parti socialiste, les Verts et la droite, soutenu aussi par le Front national local avant de se faire remonter les bretelles par le siège du parti.

Censé, selon ses partisans, renforcer le poids de l'Alsace, le "oui" partait pourtant favori. Un sondage publié début mars donnait près de trois-quarts de "oui" pour un quart de "non", même si le camp des opposants était déjà plus fort dans le sud de l'Alsace. Dimanche, entre 55 à 60% des suffrages exprimés sont allés "au oui dans l'ensemble", a relevé dans un entretien à l'AFP le président du conseil régional Philippe Richert (UMP), principal initiateur du projet, tout en confiant éprouver "le sentiment d'un grand gâchis".

Le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), a révélé pour sa part sur son compte Facebook qu'il avait voté blanc. Tout en se disant favorable au principe, le maire de Strasbourg a regretté que "les intentions initiales de simplification se sont perdues".

Confiscation démocratique

Le Front de gauche avait lui appelé à faire barrage à ce projet. Lors d'un meeting mercredi soir, Jean-Luc Mélenchon, au côté de Pierre Laurent et d'Aline Parmentier, secrétaire fédérale du PCF, avait expliqué: « La question posée, à travers le rêve fou de Philippe Richert (président UMP de la région – NDLR) d’être élu prince d’Alsace, c’est que, pour la première fois en France, on propose à une partie du territoire national de se donner une identité, non pas avec tous les autres, mais à distance d’eux ». L'ex-candidat à la présidentielle en avait appelé au « patriotisme républicain ». Sur la forme comme sur le fond, c’est « une confiscation démocratique insupportable » qui est dénoncée.

  • A lire aussi:

Référendum: l'Alsace laboratoire décidé

En Alsace, le Front de gauche dit non à la fin de l'égalité

S.G.

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