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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le Sénat dit "non" au budget de la Sécu 2013

15 Novembre 2012, 12:23pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 15 Novembre 2012

 

 

 

Le Sénat a rejeté jeudi le budget de la Sécu 2013. Le vote du groupe CRC a été déterminant. La commission des Affaires sociales ayant ignoré l’intégralité 50 amendements déposés  par les communistes, les élus ont choisit de s’opposer à ce budget d’austérité.

La deuxième partie du budget de la Sécu, consacrée aux dépenses, "tombe" d'office et ne sera pas examinée par le Sénat. Une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) sera convoquée mais elle est promise à un échec. Les élus du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), faute d’être entendus ont choisi de s’opposer au texte. "Nous n’avons pas ménagé nos efforts pour proposer d’apporter à la Sécurité sociale les ressources nécessaires lui permettant de jouer pleinement ses missions", a fait valoir Éliane Assassi, la présidente du groupe, au cours d’une conférence de presse mercredi. "Mais notre démarche, constructive, n’a pas été entendue, puisque, ce matin, la commission des Affaires sociales a rejeté nos amendements", a précisé la sénatrice de Seine-Saint-Denis.

Pourtant parmi la cinquantaine d’amendements CRC rejetés par la commission, plusieurs avaient été votés par le PS, alors qu’ils étaient dans l’opposition, il y a quelques mois, comme la proposition qui prévoyait la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales aux entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité salariale.

Le texte reviendra donc devant les deux chambres du Parlement puis une troisième fois devant l'Assemblée nationale qui aura de toute façon le dernier mot.

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Déclaration des élus et militants sevranais du Front de gauche :

15 Novembre 2012, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

"Apporter de vraies solutions à la crise des collectivités territoriales ou assurer sa promotion personnelle en s'appuyant sur les difficultés de la ville et de ses habitants ?"

Les difficultés financières réelles de Sevran et de nombreuses autres villes méritent de vraies réponses pour mettre fin aux discriminations territoriales.

Le Front de gauche se bat pour une triple urgence :

· réformer totalement une fiscalité locale injuste, qui fait payer aux Sevranais deux fois plus d’impôts locaux qu’à Neuilly-sur-Seine · annuler tout ou partie de la dette qui asphyxie Sevran · revaloriser les dotations de l’Etat aux collectivités

La grève de la faim engagée par le maire de Sevran et les propositions qu’il porte sont de fausses solutions à un vrai problème. Si cette action provoque de l’émotion compréhensible, elle provoque aussi beaucoup d’incompréhension. Une enquête parue aujourd’hui dans Le Parisien montre d’ailleurs que 67% des personnes désapprouvent cette forme d’action, annoncée dans tous les médias sans même que les élus de la ville n’en soient informés.

L’action publique d’un élu ne peut se résumer à jouer sur l’émotion de la population. En démocratie, le rôle d’un maire n’est pas de mettre sa personne en jeu, mais de rassembler la population et de favoriser une mobilisation collective de l’ensemble des forces vives de la ville, ce qui n’a pas été fait.


13 novembre 2012

Plutôt que de soutenir une action individuelle qui engendre de la désespérance et contribue à donner de notre ville une image désespérée, nous préférons l’action collective avec la population, ce que les élus Front de Gauche proposent au conseil municipal depuis des mois sans être entendus.

Que cherche en réalité le maire de Sevran ? Apporter de vraies solutions à la crise des collectivités territoriales ou assurer sa promotion personnelle en s’appuyant sur les difficultés de la ville et de ses habitants ?

Le maire de Sevran doit aussi s’interroger sur sa gestion. Cette nouvelle opération de communication ne peut pas servir à masquer des choix politiques qui ont conduit à des échecs :

· Stéphane Gatignon a soutenu le Traité d’austérité Sarkozy-Merkel qui étrangle les collectivités locales. Son parti, Europe écologie-Les Verts, approuve le budget du Gouvernement prévoyant la baisse drastique de 2,25 milliards d’euros des dotations aux communes dans les prochaines années. Quel sens y a-t-il à réclamer 5M d’euros supplémentaires aujourd’hui, et accepter la baisse des dotations dans les prochaines années ?

· Avant l’été, les élus sevranais du Front de gauche ont initié une action avec la population pour obtenir de l’Etat plusieurs millions pour financer la construction d’une école dans le sud de la ville. Le maire de Sevran a refusé d’y participer. Il a préféré recourir à un financement en partenariat public-privé qui avait pour conséquence automatique de faire perdre à la ville une subvention de 3 millions de la Région Ile-de- France ! Ce partenariat public-privé, contre lequel nous avions mis en garde, a depuis échoué et retardé d’ un an la construction de l’école.

· Déjà en 2010, à propos d’un précédent PPP sur l’éclairage public, la Chambre régionale des comptes avait mis en cause la responsabilité de la ville, en épinglant de « nombreuses irrégularités » aux règles légales et « son manque de compétences ». Pour solder le contentieux, Sevran a dû verser plus de 1,1 million d’euros de dommage, aux frais des contribuables sevranais ! Conclusion des magistrats : « la commune n’a pas correctement défendu ses intérêts ».

Plus que jamais, ce sont les choix du libéralisme qu’il faut contester. Pour donner des moyens aux villes, il est impératif de rejeter les mesures d’austérité proposées par le Gouvernement et de mettre les richesses au service des citoyens, non des actionnaires et des marchés financiers.

Après avoir combattu sans relâche les mesures antisociales de la droite sarkozyste et du patronat qui ont durement frappé Sevran et ses habitants, nous attendons des actes du Gouvernement PS-EELV pour notre ville, pour que le changement soit maintenant !

Au Parlement comme dans notre ville, le Front de gauche sera acteur de cette lutte.


 

 

Les difficultés financières réelles de Sevran et de nombreuses autres villes méritent de vraies réponses pour mettre fin aux discriminations territoriales.

Le Front de gauche se bat pour une triple urgence :

· réformer totalement une fiscalité locale injuste, qui fait payer aux Sevranais deux fois plus d’impôts locaux qu’à Neuilly-sur-Seine · annuler tout ou partie de la dette qui asphyxie Sevran · revaloriser les dotations de l’Etat aux collectivités

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Pierre Laurent invité de Pascale Clark sur France Inter

15 Novembre 2012, 07:43am

Publié par PCF Villepinte

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Réactions politiques à la manifestation anti-austérité

15 Novembre 2012, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

À Lille, ce matin

Social-Eco - le 14 Novembre 2012

 

 

 

 

"Les choix du gouvernement ne sont pas à l'écoute de ce que demandent les salariés qui sont dans la rue" assure Pierre Laurent qui a participé à la manifestation de l'intersyndicale contre l'austérité. Tout comme Jean-Luc Mélenchon qui a affirmé que "l'austérité est un cercle vicieux" et Olivier Besancenot qui souligne que "c'est la première fois de mémoire qu'il y a autant de pays à la fois" qui manifestent.

Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) a affirmé que "l'austérité est un cercle vicieux" et que "tout cela va globalement mal se finir". "Quand on réduit partout les budgets de l'Etat, ça fait moins d'activité, moins de salaires donc moins d'impôts qui rentrent. Par conséquent, l'austérité est un cercle vicieux qui conduit à toujours plus de chômage, toujours plus de dette", a-t-il ajouté. Selon le leader du Front de gauche, "c'est ce qui est en train de se passer dans toute l'Europe". "C'est la raison pour laquelle tout cela va globalement mal se finir, et c'est ce que nous voudrions éviter (...) Cela ne marche nulle part, ça ne sert qu'à une chose, prendre et prendre toujours plus de richesse pour récompenser la finance, c'est absurde".

Le numéro 1 communiste, Pierre Laurent, a estimé que sans "mobilisations sociales d'ampleur", "nous ne sortirons pas de la situation actuelle". "La grève générale en Espagne, au Portugal, en Grèce aujourd'hui est un très bonne nouvelle pour tous les salariés d Europe", a-t-il dit. Selon lui, "le gouvernement dit qu'il sera attentif à nos revendications (...) mais on voit bien que ses choix ne sont pas à l'écoute de ce que demandent les salariés qui sont dans la rue". Il a appelé les citoyens à s'engager "en faveur de choix politiques alternatifs (..), si on veut que la victoire contre Sarko au printemps dernier ne débouche pas sur une nouvelle impasse et un nouvel échec qui ne serviraient que la droite et l'extrême droite".

Olivier Besancenot (NPA) a souligné que "c'est la première fois de mémoire qu'il y a autant de pays à la fois" qui manifestent, parlant d'un "mouvement historique". "On sait maintenant que sous Hollande, on va manger les mêmes plans d'austérité que (...) les Grecs, les Espagnols et les Portugais" "François Hollande nous a fait un super numéro de claquettes (mardi soir) il nous explique qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses de l'Etat, et comme il n'y a plus d'argent, on va commencer par faire un cadeau de 20 milliards d'euros au patronat", a-t-il ironisé.

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Des assiettes vides en entrée des manifestations contre l'austérité

14 Novembre 2012, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

Air Food project -capture d'écran

 - le 13 Novembre 2012

Journée européenne pour l'emploi et la solidaritéMots clés : union européenne, spf, pauvreté, austérité, aide alimentaire, secours populaire, rigueur, mobilisation européenne 14 novembre 2012,

 

 

 

Ce mercredi à Paris, des militants du Secours populaire vont faire semblant de manger devant des assiettes vides, en tête de la manifestation pour l'emploi et la solidarité en Europe. Leur objectif: faire revenir Bruxelles sur sa décision de couper le plan européen d'aide alimentaire.

Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, nous explique cette opération "Assiette vide"

Comment est-elle née?

Julien Lauprêtre. Elle est née de la très grande inquiétude que nous avons, nous et d'autres associations, concernant la supression du Plan européen d'aide alimentaire (PEAD). Celle-ci aurait pour conséquence de couper les vivres littéralement à 18 millions d'Européens, dont 4 millions de Français. Il faut bien comprendre que pour tous ces gens, il ne s'agit pas d'un supplément pour améliorer le quotidien, mais bien de leur seule ressource pour manger. Si le PEAD disparaît, ils n'ont plus rien. Avec la Croix rouge et la Banque alimentaire, nous sommes parvenus à repousser la fin du Plan européen d'aide alimentaire de 2012 à 2014. Mais que se passera-t-il après le 1er janvier 2014? Il faut faire revenir l'Union européenne sur sa décision de supression de cette aide vitale.

 

D'où cette opération "assiette vide" (Air food project en anglais)?

Julien Lauprêtre. A la manière des concours de joueurs de guitare sans guitare qui jouent en mimant, on a eu l'idée de faire la même chose en montrant des gens qui font semblant de manger alors que leurs assiettes sont vides. Il faut voir les réactions de leurs voisins de table, d'abord surpris et amusés, puis très choqués lorsqu'on leur dit que cette scène fantaisites risque de devenir le quotidien de 18 millions d'Européens. Partout en France, des gens ont participé à des repas sans rien dans leurs assiettes pour sensibiliser à ce problème du PEAD. On a aussi invité les gens à se filmer et poster leur vidéo de repas mimé sur le site web de l'opération Air food project et sur sa page facebook (voir l'opération à Poitiers, à Limoges, à Pontchâteau...) 

 

A Paris, la mobilisation de ce mercredi pour l'emploi et la solidarité en Europe va mettre à l'honneur cette opération.

Julien Lauprêtre. Tout à fait. Nous allons dressé des tables au début du parcours de la manifestation. Les gens pourront signer sur des assiettes vides notre lettre d'alerte. Nous les adresserons ensuite à la Commission européenne. Nous avons prévu toute une série d'opération comme celle-ci jusqu'au mercredi 21 novembre. Ce jour-là, le conseil des ministres européens se réunit. Nous tiendront un de ces banquets fantômes devant l'Assemblée nationale, à Paris, ainsi que devant la Commission européenne à Bruxelles. Entre temps, de semblables scènes vont se produire partout en France, comme ce mercredi sur une place de Clermont-Ferrand. Il faut que des dizaines de milliers de personnes se saisissent de ce problème à travers l'Europe pour que nous obligions l'Union européenne à revenir sur sa décision de supression du PEAD.

  • A lire aussi:

Tout sur les mobilisations du 14 novembre

Sursis de deux ans pour l'aide alimentaire européenne

Berlin, le beurre et l'argent du beurre du PEAD

  • A voir aussi:

Un internaute se filme pour le Airfood project

 

Entretien réalisé par Stéphane Guérard

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Conférence de presse de François Hollande « Aucune des inquiétudes des Français n'a trouvé de réponse dans la parole présidentielle » (Pierre Laurent)

14 Novembre 2012, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

 

Conférence de presse de François Hollande « Aucune des inquiétudes des Français n'a trouvé de réponse dans la parole présidentielle » (Pierre Laurent)

François Hollande a tenu sa première conférence de presse 6 mois après son élection. Aucune des inquiétudes des Français n'a trouvé de réponses dans la parole présidentielle. Le président de la République s'est livré à un exercice difficile : tenter de repeindre une politique de rigueur en politique de justice sociale. L'exemple le plus significatif étant le salto arrière accompli sur la TVA sociale. Parler de « restructuration des taux de TVA » ne fera pas disparaître les 7 milliards d'euros prélevés sur le budget des familles par l'impôt le plus injuste qui soit car exonérant les plus riches de payer en fonction de leur revenus. Il y a une grande déception, il confirme de report sine die du droit de vote des résidents étrangers. Ce recul fait mal à la gauche !

La pédagogie du renoncement a fait trop de dégât et donner bien des appétits au patronat qui monte le cran de ses exigences à chaque pas en arrière du Gouvernement. 309 milliards sont versés aux actionnaires et aux banques par les entreprises chaque années. C'est là que ce trouve le financement de la relance sociale dont a besoin notre pays.

Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du PCF

 

Il y a actuellement 4 réactions

  • Il serait suicidaire pour le parti et ses élus de continuer à dire qu'on "fait partie de la majorité""qu'on veut faire réussir la gauche". Il faut adopter une attitude claire et combative de combat contre le Ps et son gouvernement qui sont les meilleurs défenseurs du libéralisme et commencer par voter contre le budget. Une seule voie possible : faire du Front de gauche La grande force démocratique de classe dont notre peuple et les autres peuples d'Europe ont un urgent besoin.

    Par loriguet, le 14 novembre 2012 à 07:28.

     

     

  • Une seule chose à dire : NE PAS S'ABSTENIR, les députés et sénateurs

    du PCF DOIVENT VOTER CONTRE le budget 2013.

    Toute autre attitude serait incompréhensible.

    Par mcr, le 13 novembre 2012 à 22:56.

     

     

  • Lors de sa conférence de presse,le Président de la République confirme les choix politiques d'un refus d'affronter le capitalisme financier et de s'aligner sur les politiques d'austérité menées en Europe. Il faut en tirer toutes les conséquences et que les députés et sénateurs du PCF votent contre le budget 2013. Toute autre attitude serait incompréhensible.

    Par gregoire, le 13 novembre 2012 à 21:52.

     

     

  • François Hollande ne fait pas une politique de gauche car il ne combat pas la finance et taxe les retraités alors qu'il donne satisfaction aux patrons "pigeons" sur la non taxation des revenus financiers au même taux que les salaires.Une augmentation lamentable du SMIC,la non remise en cause de la contre réforme des retraites, le Traité d'austérité européen...Il n'y a rien à attendre de ce gouvernement(le PS pour ceux qui en doutent encore est la roue de secours du CAPITAL).Le peuple de France n'a qu'une solution: se lever en masse contre les politiques d'austérités(politiques,syndicalistes mouvements associatifs de France et des autres pays d'europe); tous ensemble pour une véritable alternative ou l'humain d'abord est l'objectif de la nouvelle société à construire.DEBOUT LE FRONT DE GAUCHE POUR LA 6ème REPUBLIQUE(celui de la BASTILLE, du PRADO,de la place du CAPITOLE...)Le peuple ne peut attendre plus longtemps la révolution. ça devient vital!

    Par gilles21, le 13 novembre 2012 à 19:43.

     

     

 

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Le PCF soutient et appelle à participer à l'euromanifestation mercredi 14 novembre

14 Novembre 2012, 07:26am

Publié par PCF Villepinte

 

 Le PCF soutient et appelle à participer à l'euromanifestation mercredi 14 novembre

Le PCF soutient et appelle, derrière les syndicats, à la mobilisation pour l'euromanifestation mercredi 14 novembre 2012. Il apporte son soutien aux salariés du privé comme du public, aux retraités ou aux privés d'emplois qui manifesteront solidairement contre les politiques d'austérité en France et en Europe dans plus d'une centaine d'endroits et à l'appel de 5 confédérations syndicales. Alors que les prétentions de la droite et du patronat n'ont jamais été aussi fortes sur le gouvernement, l'heure est à la mobilisation. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur de Paris sera présent à la manifestation parisienne aux côtés d'élu-e-s, militant-e-s du PCF et du Front de gauche.

Un point fixe du Front de gauche sera installé place Saint-François-Xavier (Metro St François Xavier). Partout, dans chaque manifestation, chaque rassemblement, les communistes distribueront et feront pétitionner leurs propositions nationales en faveur de l'emploi et de la croissance avec notamment l'exigence de droits et d'une loi pour empêcher et interdire les licenciements.

Parcours de la manifestation parisienne :
Départ 14h à Montparnasse de la manifestation vers le siège du Medef
Point de rencontre Front de gauche Place Saint-François-Xavier

 

 

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Un communisme nouvelle génération

12 Novembre 2012, 10:36am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 12 Novembre 2012

Politique. PCF

 

 

Le PCF a reçu 400 de ses nouveaux adhérents, samedi, à son siège national. Objectif : faire la preuve du renouveau de ses militants, mais aussi de ses idées.

«Oubliez tout ce que vous pensez savoir. Vos grilles de lecture sont périmées. » L’avertissement est lancé, samedi dernier, par le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, aux journalistes invités, faire-part à l’appui, à venir « enterrer l’enterrement du PCF ». Un peu « potache », s’amuse le dirigeant communiste, mais l’objectif est bel et bien de sonner le glas du déclin et de la mort maintes fois annoncés de son parti. Les quelque 400 nouveaux adhérents réunis ce week-end au siège du PCF, place du Colonel-Fabien, à Paris, ont donné un visage à cette nouvelle génération de communistes souvent occultée. Un visage, mais aussi une force d’engagement et d’idées.

Des terrasses au sous-sol du bâtiment d’Oscar Niemeyer, ces nouveaux venus se croisent et se découvrent. Les âges sont aussi divers que les horizons desquels ils sont, les uns et les autres, issus. Parmi les 6 500 adhésions réalisées en 2012 dont ils sont, ce jour-là, les représentants, on compte « des jeunes mais aussi des syndicalistes aguerris, des gens qui accompagnaient jusque-là nos idées sans s’engager dans le combat militant », relève Pierre Laurent, en marge de l’événement. Alors après la visite, vient l’heure de témoigner.

« Compléter » son engagement

Sous la coupole bondée du siège, Elvire, elle-même adhérente depuis février seulement, les invitent à livrer « l’élément déclencheur » qui leur a fait sauter le pas. Les réponses ne se font pas attendre. Pour certains, c’est la campagne électorale du Front de gauche. À l’instar de Christophe qui a « pris sa carte » en mars, à la Bastille, ou de Fabien, un jeune magasinier de vingt-deux ans, qui s’est reconnu dans « les idées de Mélenchon » et a rencontré les communistes dans sa ville. Cette proximité est, pour beaucoup, la clé. « Avant, je ne votais pas, je pensais que la politique, ce n’était pas fait pour les gens comme moi », explique Pauline, convaincue par les élus de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) mobilisés même « lorsqu’il n’y a pas d’élection ». Même tonalité chez Fatima qui a d’abord côtoyé les communistes lors des luttes pour l’école de son quartier de la Goutte d’or (Paris 18e). La « tournure de la crise », le « poison des marchés », le « capitalisme destructeur », autant que la « force du collectif » ou « la solidarité » figurent parmi les multiples raisons invoquées. Comme Patrick (voir ci-dessous), Marie-Jo a, elle, décidé de « compléter » son engagement syndical, tandis qu’Arnaud ou Amina ont décidé de retrouver leur « famille » après une période de rupture.

S’il y a eu des moments difficiles, « nous sommes passés en dynamique offensive », déclare Pierre Laurent devant cette « nouvelle génération de communistes » qui s’affirme, selon lui, aux côtés d’« un communisme de nouvelle génération » fondé sur « la force du partage ». Car, explique-t-il, « l’idée grandit en France mais aussi en Europe et dans le monde qu’il n’est plus possible de borner l’horizon de la société aux logiques capitalistes destructrices ». Un renouveau à la source d’une nouvelle campagne de communication : « Je suis communiste et ça fait du bien ! » Car, justifie le dirigeant communiste en présentant les affiches, « ça fait du bien de partager. Ça fait du bien d’échapper à l’assignation d’être des vainqueurs, des agressifs, des égoïstes. Du bien à la France, à notre société, à notre avenir commun, tout simplement ».

Les rendez-vous à suivre du congrès du PCF. Après la rencontre de ce week-end avec les nouveaux adhérents à son siège national, le PCF a programmé d’autres rendez-vous dans le cadre de la préparation de son 36e Congrès, qui se déroulera du 7 au 10 février, à Aubervilliers. Prochaine étape dans le Nord, le 24 novembre, avec « un grand rassemblement consacré à (sa) conception du redressement productif de la France, de la classe ouvrière, de l’industrie, du travail, et à une nouvelle conception du développement productif », selon les termes du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. Les 14 et 15 décembre, les adhérents du Parti seront appelés à choisir leur texte commun, mais ce week-end sera aussi celui de la « grande rencontre » dans les quartiers populaires de Marseille autour des thèmes de « la République, de l’égalité et de la lutte contre toutes les formes de discriminations et de division ». Plus tard, courant janvier, deux rendez-vous à Paris seront consacrés au « sens et à la portée de l’engagement communiste ».

Lire aussi :

Points de vue de nouveaux adhérents
36ème congrès du PCF : Le Parti communiste français est mort...1 700 000 fois sur Google !

Éliane Assassi : «Nous représentons une force dans ce pays!»

Julia Hamlaoui

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Dans l'Humanité, l'autre Europe repart de l'avant

12 Novembre 2012, 10:34am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité de ce ludni 12 novembre 2012

 - le 12 Novembre 2012

 

 

 

 

 

Après quatre jours d'échanges à Florence, en Italie, dix ans après le premier Forum social européen, syndicats, associations, réseaux altermondialistes et partis de gauche tracent, dans la crise, un chemin de convergence antilibérale.

A lire dans l'Humanité de ce lundi:

  • Notre reportage à Florence
  • Atterrés de toute l'Europe, unissez-vous! Les économistes critiques de différents pays ont décidé de créer un réseau européen à la disposition des mouvements sociaux
  • "Nous devons sortir de notre faibless", le point de vue du secrétaire général du syndicat des employés CSC de Belgique
  • "Faire bouger les lignes"

Athènes, en juin prochain, un Alter Summit a l’ambition de « constituer un premier pas vers un front social européen ».

Envoyé spécial. «L’Alter Summit a la volonté de construire un rapport de forces pour changer les politiques de destruction des droits sociaux », se félicite Jean-Michel Joubier (CGT). Il y a urgence, tout le monde l’accorde, et il faut se donner des priorités communes. C’est ce rôle que le processus de ce « sommet alternatif » entend jouer : initiées, il y a quelques années, au sein d’une coalition semi-ouverte dans laquelle des syndicats (CGT, FSU, Solidaires, les Belges de la FGTB et de la CSC, les CCOO espagnoles, les Portugais de la CGTP, etc.) occupent une place de choix, tout comme les Attac d’Europe et le réseau Transform !, des réunions se tiennent régulièrement à Bruxelles, avec la participation de la Confédération européenne des syndicats (CES). « Nous avons des différences qu’il faut respecter, mais qu’il faut aussi dépasser, invite Patrick Itschert, secrétaire général adjoint de la CES, présent à Florence. On a fait des grandes mobilisations, mais c’est vrai qu’on n’a pas réussi à faire bouger les lignes. »

Grèce, laboratoire des alternatives

À Florence, les promoteurs de l’Alter Summit, soit la quasi-totalité des participants, ont inauguré le processus en public. Des messages de soutien de ­Syriza, du PGE, du groupe GUE-GVN au Parlement et des Verts européens ont été lus pendant la présentation. Et le premier sommet aura lieu début juin, à Athènes. « Si la Grèce a été le laboratoire de l’austérité, elle pourrait aussi être le laboratoire de la résistance et des alternatives, souhaite Natacha Theodorakopolou (Fondation Nikos Poulantzas). L’Alter Summit peut constituer un premier pas vers un front social européen… » Pour Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac France, il s’agit maintenant de se rapprocher des populations. « Pour que l’Alter Summit permette de construire concrètement l’Europe des peuples que nous désirons, on peut, comme en France, compter sur les comités locaux pour l’audit citoyen de la dette, profiter du tour d’Europe des économistes critiques, imaginer un tribunal des fauteurs de la crise à l’échelle européenne, des caravanes qui sillonnent le continent pendant quelques semaines avant d’arriver à Athènes… »

Toute l'actualité sur l'Humanité.fr

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Dispositif Ayrault

12 Novembre 2012, 08:11am

Publié par PCF Villepinte

Compétitivité : Une logique contestable

 

manif-19-oct-2010-028.jpgmercredi 7 novembre 2012

Le Premier Ministre vient d’annoncer de nouvelles mesures présentées au nom du développement industriel et de l’emploi.

Alors que trois rapports publics ont souligné le manque d’évaluation de l’efficacité des aides publiques dont bénéficient déjà les entreprises :

• Le rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi de février 2006,

• Le rapport du CESE sur la compétitivité de l’économie française d’octobre 2011,

• Le rapport de la Cour des comptes sur le financement de l’économie de juillet 2012,

le Gouvernement a préféré s’en remettre au rapport d’un grand patron.
Le dispositif Ayrault est fondé sur la logique contestable et contestée de la baisse du coût du travail. La « première mesure massive, et sans précédent » consiste en un « allègement de 20 milliards d’euros du coût du travail ». Ce nouveau cadeau s’ajouterait aux 172 milliards d’aides dont bénéficient déjà les entreprises. Contrairement à ce que demande la CGT, leur efficacité en terme d’emplois et d’investissement productif n’a toujours pas été examinée sérieusement.

La CGT conteste fortement les volets essentiels de ce dispositif :

• Les ménages seraient doublement pénalisés : leur pouvoir d’achat diminuerait à cause de la hausse de la TVA (à raison de 7 milliards d’euros) et de la fiscalité écologique (3 milliards d’euros).

• La baisse des dépenses publiques se traduirait par la dégradation de la qualité des services publics et par de nouvelles pressions sur les agents de l’Etat, des collectivités et de la Sécurité sociale. Cette mesure risque donc de peser sur le potentiel de la croissance économique et sur l’emploi, sur le pouvoir d’achat et la réponse aux besoins sociaux.
• Toutes les entreprises dans tous les secteurs, indépendamment de leur taille et de leur situation financière bénéficieraient des nouvelles aides, y compris celles qui engrangent des profits ou distribuent un haut niveau de dividendes à leurs actionnaires.

C’est inacceptable !
Nombre d’entreprises pourraient cumuler les exonérations de cotisations sociales actuelles à ce nouveau crédit d’impôt. Les entreprises qui paient leurs salariés entre le SMIC et 1,6 SMIC gagneraient de l’argent alors qu’elles ont déjà très largement bénéficiaires d’exonérations de cotisations sociales.

L’avenir de l’Industrie et de l’Emploi nécessite un nouveau mode de développement fondé sur une véritable valorisation du travail. C’est le travail qui est créateur de richesse et c’est bien le capital qui coûte cher. En trente ans, la masse salariale des entreprises a été multipliée par 3,6 alors que la somme des dividendes versés aux actionnaires a été multipliée par 20. C’est la première cause de la baisse des investissements et la désindustrialisation.

Assurer ce nouveau mode de développement nécessite de lutter contre la spéculation en mettant notamment à contribution les revenus financiers des entreprises et des particuliers.

La CGT appelle les salariés du public et du privé à se mobiliser massivement le 14 novembre dans le cadre de la journée d’action européenne contre les politiques d’austérité en Europe et pour l’Europe sociale en participant aux manifestations unitaires qui seront organisées dans leurs départements.

Montreuil, le 7 novembre 2012


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