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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le Front de Gauche rejette le projet de Financement de la Sécurité Sociale - PLFSS 2013

1 Novembre 2012, 08:39am

Publié par PCF Villepinte

« Encore un changement qui ne viendra pas ! »

 euro

          Sans surprise et conformément au vote à l'assemblée nationale du traité européen Sarkozy/Merkel, le PLFSS 2013 répondra aux injonctions de la Commission européenne et de la Banque centrale, afin de rassurer les marchés financiers, mais ne répondra absolument pas aux besoins de santé de la population et aux exigences des professionnels.

 

      L’objectif affiché d’une nouvelle économie de 2,5 milliards d’euros sur les dépenses d’assurance-maladie, va peser durement dans une situation déjà aggravée : l’augmentation des inégalités d’accès aux soins, l’augmentation des restes à charge, les restructurations hospitalières avec la fragilisation de l’hôpital public, des emplois insuffisants… Et bien sûr, absence de mesures annulant les franchises médicales et forfaits…

 

Au contraire, l’ensemble des propositions ne fait que creuser le filon de la fiscalisation : ainsi naît la double peine pour les retraités imposables qui devront s'acquitter de la dite « contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie » de 0,3%  en 2013 puis en 2014 alors qu'elles et ils ont déjà cotisé toute leur vie !

 

Quant au milliard d’euros d’économies annoncés « sur les produits de santé », le projet ne dit pas comment inciter, voire contraindre les tous puissants labos capitalistes, tel que SANOFI qui exerce aujourd’hui « son droit au licenciement boursier » !

 

On nous annonce une prétendue priorité accordée aux missions de l’hôpital public, mais comment expliquer que la loi « Bachelot » continue d'être appliquée ? Le remboursement à 100% des IVG est une bonne mesure mais les Centre IVG continuent d'être fermés !

 

Le « pacte de confiance pour l’hôpital public » est  remis en cause : 657 millions d’euros d’économies de plus, synonymes de pressions accrues sur les personnels et les services hospitaliers, de dégradation des conditions de travail et de prises en charge des patients.

La priorité à accorder à « l’investissement hospitalier » n’est pas de nature à rassurer quant à l’état actuel d’endettement des hôpitaux, devant emprunter sur les marchés financiers.

 

         Le PCF déplore ce budget d’austérité qui, sans surprise s’inscrit en toute continuité avec la logique comptable prévalant ces dix dernières années. Les députés Front de gauche ne voteront pas ce projet de loi de financement de la sécurité sociale.

 

         Le PLFSS 2013 ne porte aucune ambition de politique de changement. Pire, il préfigure dans les limites mêmes de sa portée les attentions du gouvernement à se soumettre à la « règle d’or de baisse du coût du travail » en prévoyant de faire basculer près de 40 milliards de cotisations des entreprises sur la CSG.

 

Une sécurité sociale solidaire et universelle :

Au contraire, le PCF fait des propositions pour un financement de la protection sociale basé sur les cotisations, avec une cotisation variable en fonction de la politique d'emploi et des salaires ainsi qu'en urgence une cotisation sur les revenus financiers qui rapporterait plus de 70 milliards à la protection sociale.

Le PCF s’engage à favoriser toutes les conditions du débat ; une grande initiative nationale avec nos élus nationaux, départementaux et municipaux permettra de mobiliser l'ensemble des citoyens en lien avec tous les comités de défense des hôpitaux publics afin de défendre et promouvoir une Sécurité Sociale solidaire et universelle porteuse de progrès social et économique.

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Incompétence des généraux

1 Novembre 2012, 08:30am

Publié par PCF Villepinte

Episode de la retraite de Russie

photo RMN grand palais

Episode de la Retraite de Russie.

Mardi 30 Octobre 2012

  François Delapierre

Nous avons déjà montré comment la ratification du TSCG et la programmation d’une austérité budgétaire historique engage notre pays dans une vis sans fin de récession économique. La stratégie du gouvernement implique également un cercle vicieux politique cette fois, une pente auto-entretenue d’affaiblissement idéologique et politique face à la droite et au patronat.

La gestion par le PS du débat sur la compétitivité en est une consternante illustration. Pour préparer les esprits à son budget de rigueur, le gouvernement a choisi de commander à Louis Gallois un rapport sur ce thème, marotte du MEDEF et de Sarkozy. S’il avait demandé un rapport sur la lutte contre le chômage, le recul des services publics, les conséquences du libre-échange ou les dégâts de la financiarisation de l’économie, il aurait mis la droite et le patronat sur le reculoir. Mais l’action résolue sur chacun de ces terrains est incompatible avec le choix qu’il a fait de se soumettre à l’Europe austéritaire. Il veut au contraire convaincre de remettre ces aspirations à plus tard.

Comme Napoléon s’enfonçant en Russie ou une armée régulière pénétrant dans la jungle tenue par la guérilla, le gouvernement s’est dès lors délibérément placé sur le terrain de l’adversaire. Les médiacrates n’ont eu qu’à ressortir leurs vieux éditoriaux sur le coût du travail encore tout frais pondus de l’ère Sarkozy. Dans tous les journaux, le MEDEF a tribune ouverte ! Plus les ministres roucoulent des « mots d’amour au patronat », comme l’a revendiqué Moscovici dans une formule sidérante, plus celui-ci hurle au vol et au racisme anti-patrons. Il a fallu que le JDD fasse sa Une sur les 98 patrons, ces champions de l’auto-augmentation de salaires qui expliquent sans vergogne que le travail coûte trop cher, et que la presse en parle comme d’un « ultimatum à Hollande » pour que les ministres PS se fâchent un peu. On verra combien de temps durera leur sursaut d’orgueil. En attendant, nous comptons les pertes sur le terrain de la bataille idéologique.

Plus le pouvoir courtise les patrons, plus il déçoit les syndicats, plus il se coupe des électeurs qui lui ont donné une majorité dans les urnes pour en finir avec la soumission sarkozyenne aux exigences du MEDEF. La base sociale et politique du gouvernement se rétrécit donc comme peau de chagrin. Il devient dès lors encore plus exposé à la moindre campagne de presse, à la première campagne bien organisée de lobbying patronal comme on l’a vu avec l’affaire des « pigeons ». Chaque recul en annonce un autre, aggravant de nouveau le décrochage avec tous ceux qui voulaient le changement. Dans le camp d’en face c’est tout l’inverse. Chaque victoire arrachée réveille l’appétit et l’ardeur des patrons. Ils sont en train de gagner le troisième tour social ! Ils ont perdu l’élection, mais ils sauvent l’un après l’autre leurs « acquis sociaux » distribués par Sarkozy. Et ils espèrent même mordicus en obtenir de nouveaux, comme par exemple le transfert massif des cotisations patronales sur les ménages.

L’incompétence des généraux se donne d’autant plus libre cours que c’est la troupe salariée qui déguste. La superbe retrouvée du patronat se traduit aussi sur le terrain par la multiplication des plans de licenciement. De telles décisions ne sont pas seulement économiques, elles traduisent aussi un rapport de forces social. Le capital se sent capable d’extorquer toujours plus au travail. Il se regroupe derrière ses chefs de guerre. Et nous ? Puisque le gouvernement nous met à découvert, c’est à nous de nous défendre.

 

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