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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

14 Novembre: Contre l’austérité, Pour une Europe vraiment sociale

8 Novembre 2012, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

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Des élus de 14 pays ( France, Espagne, Portugal, Allemagne, Luxembourg, Grèce, Belgique, Danemark, Moldavie, Turquie, République Tchèque, Autriche, Bulgarie, Biélorussie ) , issus des parlements régionaux, nationaux et du parlement européen se sont réunis ce week-end à Paris à l’initiative du Parti de la Gauche européenne, avec pour objectif de faire le point des batailles menées dans toute l’Europe, au moment où la crise financière, économique, et sociale se transforme en crise humanitaire et en crise démocratique.Face à ce constat, Pierre Laurent (PCF/France), président du Parti de la gauche européenne, a mis en exergue la nécessité d’alternatives face aux logiques d’austérité.

L’ambition de cette rencontre est d’élaborer des propositions communes, portées par des campagnes européennes convergentes tout au long de l’année 2013. Celles-ci visent à remettre en cause le paiement de la dette par les peuples, promouvoir des mesures de taxation du capital pour participer à la réduction des inégalités, et transformer la Banque centrale européenne en organisme de prêt direct aux Etats, pour sortir de la dépendance au marché des capitaux privés.

Alexis Tsipras, président de la coalition de la gauche radicale Syriza en Grèce, insiste sur l’enjeu critique en Europe du recul de la démocratie et de la violente application des politiques néo-libérales.

Gabi Zimmer (Die Linke/Allemagne), présidente du groupe GUE/NGL au Parlement européen, promeut la défense de la souveraineté des parlements nationaux quant aux priorités qu’ils se fixent, en termes politiques, sociaux, ou environnementaux. Elle appelle aussi à un rééquilibrage institutionnel européen en faveur du Parlement, là où la Commission confisque le pouvoir décisionnel au profit d’une Union autoritaire. 
Pierre Laurent fait écho à cette préoccupation, notamment à propos de la procédure d’initiative citoyenne européenne ayant réuni un million de signatures, mais rejetée au motif qu’elle n’était pas conforme à « l’esprit des traités », et cite les exemples français de Sanofi et PSA, que l’aboutissement d’une action parlementaire contre les licencements boursiers aurait permis d’éviter.

Rendez-vous est pris le 14 novembre pour marquer un soutien actif aux mobilisations auxquelles appelle la Confédération européenne des syndicats. Prendre l’Europe à contrepied commence par là : créer des réseaux de solidarité, concrète et politique, à l’intérieur de chaque pays et à l’échelle européenne.

 

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Obama réelu contre Romney : "Echapper au pire est une chose. Etre capable d'affronter les défis de l'avenir en est une autre"

8 Novembre 2012, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
 Obama réelu contre Romney :
 

 

 

La réélection de Barak Obama aura le mérite d'épargner au monde les dangers et les dérives ultra-conservatrices du Républicain Romney. Echapper au pire est une chose. Etre capable d'affronter les défis de l'avenir en est une autre.

Le bilan d'Obama ne plaide pas vraiment en la faveur de celui qui avait tant promis de changements pour finalement faire bien autre chose. Obama avait annoncé un nouveau départ avec l'Amérique latine, avec le monde musulman, avec la Russie, pour le désarmement nucléaire. On attend encore, sur tous les continents, le début du commencement de ces engagements. Même Guantanamo, ses 170 prisonniers, ses tortures subsiste comme un reniement sur le droit, les valeurs et la dignité de la personne humaine.

Obama a géré l'héritage désastreux de George Bush en quittant l'Irak, en négociant un retrait partiel d'Afghanistan... Mais qu'a-t-il donc fait d'autre que d'assumer des échecs stratégiques majeurs ? Il a péniblement mis en place un système d'assurance sociale insuffisant, mais l'ouragan Sandy, comme d'autres faits d'actualité, jusqu'à l'exploitation du gaz de schiste, ont révélé les carences béantes voire le mépris de la protection sociale, des services publics, de l'environnement, des libertés, des principes d'égalité et de justice sociale... dans la première puissance économique mondiale. Pourtant, c'est bien en fonction des choix qu'on doit effectuer face à la crise, face aux défis sociaux, écologiques, démocratiques qu'on pourra juger l'apport d'une politique et d'un gouvernement.

Aux Etats-Unis aussi la jeunesse a occupé la rue en posant de bonnes questions. Elle n'est certainement pas la seule à vouloir de nouvelles réponses à ses attentes légitimes.

 

 

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Mariage pour tous « Serge Dassault, prix de l'homophobe du jour »

8 Novembre 2012, 07:21am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
 Mariage pour tous « Serge Dassault, prix de l'homophobe du jour »

 

Le mariage pour tous présenté ce jour en conseil des ministres marque une étape importante pour l'égalité et l'émancipation de toutes les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle.
Ce progrès largement attendu dans la société française et pour lequel bon nombre de combats politiques ont été menés, ne passe toujours pas chez certains. Le prix de l'homophobe du jour revient donc au sénateur Serge Dassault tout nouveau spécialiste de l'histoire antique et pour qui la fin de l'empire grec a pour origine l'homosexualité.

Quand on pense aux bêtises proférées par ce patron de presse détenteur d'un quotidien national, ajouté au fait que comme élu de la république, il détient un mandat parlementaire lui permettant de voter les lois, il y a de quoi s'inquiéter pour la qualité du débat démocratique en France.

N'en déplaise aux réactionnaires de tous poils qui ne cessent de déverser leur haine à l'image de Serge Dassault, le mariage pour tous se fera ! Et le plus tôt sera le mieux.

 

 

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Tarnac : quel rôle a vraiment joué le mystérieux espion anglais ?

7 Novembre 2012, 12:52pm

Publié par PCF Villepinte

Camille Polloni | Journaliste Rue89
 

Capture d’écran d’une interview de Mark Kennedy

 

 

Les dix personnes mises en examen dans l’affaire de Tarnac demandent à la justice de clarifier le rôle joué par un policier infiltré anglais, Mark Kennedy, dans la procédure engagée contre eux depuis 2008.

Les rencontres entre cet agent britannique et les jeunes de Tarnac, avant leur arrestation pour des sabotages SNCF, semblent avoir nourri l’accusation. Elles constituent l’une des énigmes de l’affaire.

L’avocat William Bourdon, qui défend Julien Coupat et ses co-inculpés, vient de déposer une demande d’acte sur le bureau de la juge d’instruction Jeanne Duye. Il l’invite à verser au dossier la totalité des notes de renseignement concernant ses clients. Selon le document que Rue89 a consulté :

« Un certain nombre d’informations ou d’allégations présentes tout au long de la procédure émanent de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), du fait de renseignements fournis par un policier “infiltré” anglais, monsieur Mark Kennedy. [...]

Il s’agit ici de démontrer que des éléments ont été délibérément dissimulés durant la procédure. »

« Un dossier à double fond »

La défense dénonce « un dossier à double fond », dans lequel le renseignement se serait substitué aux preuves judiciaires. Un argument déjà avancé par William Bourdon dans un autre dossier, celui des Français de Guantanamo. L’avocat parle de « recyclage » du renseignement dans la procédure judiciaire :

« Il y a une dérive des services de renseignement qui privilégient une recherche “underground” de la preuve, et non sa manifestation loyale.

L’utilisation de personnages comme Mark Kennedy est en soi une source de péril. Il ne peuvent qu’être dans la surenchère, et les services tendent une oreille complaisante à ces informations vues comme providentielles, même si elles peuvent être manipulées parce que produites hors de tout cadre judiciaire. »

William Bourdon « n’exclut pas l’audition de policiers de la DCRI ou de Mark Kennedy lui-même ». Le document, quant à lui, accuse le juge d’instruction en charge de l’affaire jusqu’en avril, Thierry Fragnoli, d’avoir caché des éléments utiles à ses clients.

De Scotland Yard à la Corrèze

Infiltré pendant sept ans au sein de la gauche radicale anglaise et européenne, le policier Mark Kennedy, qui se faisait appeler Mark Stone, a été démasqué par ses « camarades » en janvier 2011.

 

Le quotidien anglais The Guardian a publié des dizaines d’articles sur ses activités en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Islande, en Irlande, etc. De nombreuses enquêtes disciplinaires et parlementaires ont été lancées.

 

Dans son pays d’origine, le débat s’est focalisé sur les relations intimes qu’il a entretenues avec des militantes (qui le prenaient pour un des leurs). Ailleurs en Europe, c’est son franchissement aisé des frontières, son rôle d’agent provocateur et les délits qu’il a commis un peu partout qui posent problème. En France, pour l’instant, les passages avérés de Mark Kennedy sur le territoire n’ont eu aucune traduction juridique ni impact politique.

A plusieurs reprises dans le dossier de Tarnac, les policiers accusent les mis en examen, sans préciser l’origine de leurs informations. Elles émanent « des Renseignements généraux », « de la DCRI » ou d’un « renseignement anonyme ».

Les avocats estiment que ces informations constituent des violations des droits de la défense, puisqu’ils ne peuvent pas « en contester la source, l’origine et le contenu ».

Et selon eux, une grande partie de ces informations non-sourcées proviennent du policier infiltré anglais Mark Kennedy, que les mis en examen ont croisé à plusieurs reprises :

  • en février 2007 à Varsovie, en Pologne, lors d’une réunion de préparation du contre-sommet du G8 ;

 

  • en janvier 2008 à New York, le policier a rencontré Julien Coupat et Yldune Lévy ;

 

  • à l’été 2008, à Tarnac.

Le nom de Mark Kennedy n’apparaît nulle part dans le dossier, mais chacune de ces rencontres apparemment fortuites a trouvé un écho dans un rapport de la DCRI (rendu public par Mediapart). Il y est surtout question des voyages hors de France des jeunes de Tarnac et de leurs relations avec des activistes étrangers, sans allusion à d’éventuels délits. Les avocats écrivent :

« On s’étonnera que la totalité des éléments et informations censés accabler les mis en examen figurant dans le rapport de la DCRI relèvent de l’international. [...]

Aucun élément ne figure donc sur l’activité politique des mis en cause sur le territoire français. Ces derniers ne s’en cachent pourtant pas, loin s’en faut, et ont pour la plupart eu une activité politique et publique fort prolixe dans les mouvements sociaux de ces dernières années. »

En creux dans la procédure

Plus étrange, les observations de Mark Kennedy auraient même abreuvé la procédure judiciaire dès le début : en avril 2008, quand les policiers de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) demandent l’ouverture d’une enquête préliminaire sur Julien Coupat et Yldune Lévy, ils s’appuient sur leur voyage à New York, déjà mentionné dans le rapport de la DCRI, pour établir l’existence d’une « structure clandestine anarcho-autonome ».

Présent à New York, Mark Kennedy surveillait des activistes américains en contact avec les Français de Tarnac. Pour le compte de qui ? Le FBI ? L’Angleterre ? Ce n’est pas clair. Quand le juge d’instruction Thierry Fragnoli demande des précisions aux autorités américaines sur cette rencontre, celles-ci renvoient la balle aux services britanniques. Qui écrivent :

« Les services de police du Royaume-Uni sont en mesure de déclarer que des informations sont disponibles attestant que Julien Coupat a assisté à une réunion à New York, USA, entre les 12 et 13 janvier 2008. [...]

La source de ces informations confidentielles ne sera jamais divulguée et aucun rapport formel ne sera communiqué. C’est sur cette base que ces informations confidentielles sont fournies au Ministère Public français. »

Le signataire de cette note au magistrat français est le chef de la National domestic extremism unit (NDEU), nouveau nom donné au service de police qui employait Mark Kennedy.

Le policier anglais, qui a voyagé dans 22 pays pour surveiller des activistes d’extrême gauche, a aussi donné des informations à des agents des Renseignements généraux et de la DST, selon plusieurs témoignages.

« X-UK »

Dans son livre « Tarnac, magasin général », paru en avril, le journaliste David Dufresne s’interroge sur le rôle de Mark Kennedy, qu’il appelle « X-UK ».

« Au fil du temps, mes calepins s’étaient noircis d’un X-UK, au gré des détails, tous invérifiables et tous disparates – en apparence –, que m’avaient distillés les enquêteurs. X-UK, ça voulait dire “source anglaise inconnue”. Souvent y était accolée une date, tout aussi mystérieuse : 2012. Ce X-UK était la quintessence de ce qu’on appelle le renseignement. Rien n’est plus volatil que le renseignement. [...]

Ses informations sur les déplacements à l’étranger de tel ou tel habitant du Goutailloux [la ferme de Tarnac] étaient l’un des socles des certitudes des policiers français – et leur talon d’Achille. Les prétendues ramifications internationales du “groupe Coupat”, c’était X-UK pour une bonne part. [...]

Les avocats se tenaient prêts : si le rôle de Kennedy était aussi prépondérant que ce que les on-dit prétendaient, c’était toute la légalité de la procédure qui pouvait voler en éclat. L’infiltré partage avec le repenti cette même faiblesse : si la police peut recueillir toutes les infos qu’elle souhaite, elle ne peut pas les produire toutes en justice. La “judiciarisation” du renseignement a ses limites. »

Les prémonitions du journaliste se sont révélées exactes, la défense s’appuyant désormais sur ce facteur britannique pour enfoncer un coin supplémentaire dans l’enquête, déjà mise à mal depuis quatre ans.

Une séquence favorable à la défense

Après avoir contesté le procès-verbal de filature de Julien Coupat tout au long de l’instruction et déposé trois plaintes contre la police fin 2011 (pour faux et usage de faux, subornation de témoins et écoutes illégales), les avocats des mis en examen ouvrent un nouveau front avec cette dernière demande d’actes.

« Le contexte est aujourd’hui plus serein, les interlocuteurs ne sont plus les mêmes », commente William Bourdon :

« Il est temps que cette arborescence de manœuvres déloyales, articulées les unes aux autres, soit prise pour ce qu’elle est : un gigantesque stratagème contre nos clients, le contournement de l’action judiciaire au nom de la lutte contre le terrorisme. »

La demande d’acte intervient dans une séquence déjà favorable à la défense. Fin octobre, un relevé bancaire d’Yldune Levy montre un retrait de 40 euros effectué avec sa carte bleue dans un distributeur automatique de billets à Paris, la nuit des sabotages. Alors que la jeune femme, selon les policiers, se trouvait en Seine-et-Marne.

Quelques jours plus tard, la chambre de l’instruction de Versailles ordonne l’audition des dix-huit policiers qui ont participé à la filature. Ils devront justifier de leur présence sur les lieux dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008.

 
MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato

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Pierre Khalfa : "C’est une véritable cure d’austérité que le gouvernement prépare"

7 Novembre 2012, 12:47pm

Publié par PCF Villepinte

Pierre Khalfa, lors d'un débat à la Fête de l'Humanité 2009

 

 

Le coprésident de la fondation Copernic, qui a signé un rapport intitulé « En finir avec la compétitivité » (ci-dessous), réagit aux mesures annoncées par le gouvernement qui reprend pour l’essentiel les préconisations du rapport Gallois.

Quelle est votre appréciation globale des mesures annoncées 
par le gouvernement ?

Pierre Khalfa. Le gouvernement reprend pour l’essentiel les préconisations du rapport Gallois, qui lui-même reprenait principalement les exigences du patronat.

Quel regard portez-vous sur le transfert annoncé d’une partie de la fiscalité 
des entreprises vers les ménages ?

Pierre Khalfa. Le rapport Gallois préconisait un transfert direct des cotisations patronales sur les ménages, les mesures du gouvernement prévoient un transfert indirect par le biais d’un crédit d’impôt. C’est un cadeau au patronat de 20 milliards d’euros. L’augmentation de la TVA qui en finance une partie est particulièrement injuste puisqu’elle touche de manière disproportionnée les classes populaires, qui consomment l’essentiel de leur revenu. Il s’agit d’un retour de la « TVA sociale » de Nicolas Sarkozy, que François Hollande avait condamnée et que son gouvernement a abrogée. C’est un reniement majeur. De surcroît, les ménages payeront deux fois. Car une nouvelle baisse des dépenses publiques de 10 milliards d’euros est également prévue. Elle s’ajoute à celles déjà programmées d’ici à 2017. C’est une véritable cure d’austérité que le gouvernement prépare.

Cette mesure est-elle de nature 
à permettre la relance de l’économie ?

Pierre Khalfa. Alors que l’économie stagne, que l’investissement des entreprises est au plus bas, couper dans les dépenses publiques et réduire la consommation des ménages, en augmentant la TVA, ne peut qu’entraîner la France dans une logique récessive qui enfoncera le pays dans la crise. Les allégements de cotisations sociales représentent déjà plus de 30 milliards d’euros en contrepartie desquels le patronat s’était engagé à embaucher. Résultat : un simple effet d’aubaine. Même la Cour des comptes a indiqué que l’effet sur l’emploi est incertain.

Ces mesures visent la réduction du « coût 
du travail ». Est-ce le véritable problème ?

Pierre Khalfa. En France, le coût du travail dans l’industrie est inférieur à celui de l’Allemagne. Mais le coût du capital n’est jamais abordé. Les dividendes versés aux actionnaires en 2010 représentaient 9 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières, contre 5,6 % en 1999. Il faut s’attaquer à la financiarisation des entreprises. Leurs dépenses en recherche et développement, par exemple, sont passées de 44 % des dividendes en 1992 à 25 % aujourd’hui. Il existe de multiples solutions pour bloquer cette financiarisation, comme limiter le montant des dividendes versés aux actionnaires.

Vous avez signé un rapport intitulé « En finir avec la compétitivité » (1). En quoi cette notion, sur laquelle prend appui le gouvernement, 
vous paraît-elle nuisible ?

Pierre Khalfa. L’objectif de la compétitivité est de réduire la masse salariale, et donc la demande intérieure, pour exporter et gagner des parts de marché contre ses voisins. Or aujourd’hui les économies de l’Union européenne sont totalement intégrées et les excédents commerciaux des uns sont les déficits des autres. Croire que l’on peut transformer tous ces pays en exportateurs sur le modèle allemand est une illusion dont la conséquence, avec la réduction de la demande interne, est un effet récessif global. Cette notion est mortifère : elle favorise la concurrence de tous contre tous et la guerre économique permanente au lieu d’un modèle de développement basé sur la coopération, sur la satisfaction des besoins sociaux et sur la transition écologique.

  • Le rapport intitulé" En finir avec la compétitivité" (Attac/Fondation Copernic) 

 

Lire aussi :

André Chassaigne: "On ne s'attaque pas au coût du capital"

Compétitivité: la quasi totalité du rapport Gallois reprise par le gouvernement

Rapport Gallois: compétitivité, un choc contre le travail (décryptage)

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

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Présidentielle américaine : ouf, Obama rempile (Analyse)

7 Novembre 2012, 12:42pm

Publié par PCF Villepinte

Envoyé spécial à Washington. Le résultat est serré mais indiscutable. Non seulement Barack Obama a remporté une large majorité de grands électeurs, mais il a aussi gagné le vote populaire avec un peu plus de 50 millions de voix et 50% contre 49% à Mitt Romney, 1% allant à des petits candidats (vert, libertarien etc).

Au sein du camp démocrate c’était d’abord un immense soulagement qui était perceptible. « On a eu peur très peur d’un retour aux années Bush », lançait Andy O’Connor, un bénévole virginien de la campagne du président sortant qui évoquait avec nous quelques jours plus tôt la difficulté à mobiliser les électeurs démocrates, souvent désenchantés après l’immense élan de la victoire historique de 2008. Le président sortant n’a certes pas retrouvé tout son monde (il avait obtenu prés de 53% des voix il y a quatre ans) mais il a pu convaincre in extremis un nombre suffisant de ses électeurs de l’époque qui étaient tentés, cette fois, par l’abstention.

Romney, lui, n’a pas réussi à se faire suffisamment rassurant. Ses accents très conciliants et « bipartisans » en fin de campagne ne lui ont pas permis d’effacer ses propres gaffes. Comme lorsqu’une caméra inopinément branchée le prend en flagrant délit alors qu’il traite d’assistés une bonne moitié de la population de son pays. Surtout les débordements de ses partisans les plus radicalisés ont fonctionné comme une formidable piqure de rappel pour les candidats à l’abstention du camp démocrate. Comme lorsque Richard Mourdock candidat républicain au sénat soutenu par les Tea Parties s’est lancé dans une diatribe anti-avortement jusqu’à le condamner y compris après un viol, « la vie, dit-il, étant un don de Dieu.» Et sans jamais renié ses propos par la suite malgré le tollé suscité dans une grande partie de l’opinion.

>>> Lire : Inquiétante radicalisation vers la droite des républicains

La mobilisation des femmes aura d’ailleurs été déterminante, si l’on en croit les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote. Comme celle des minorités africaines-américaines ou latinos qui, inquiètes des dérives ultra-droitières républicaines, ont réussi à surmonter leurs frustrations et à oublier les promesses non tenues du président sortant.

Sur le dossier de l’emploi qui constituait de très loin la préoccupation numéro un des électeurs, la démagogie libérale de Mitt Romney n’a pas eu non plus l’efficacité escomptée en dépit d’un déluge de publicités politiques. Le candidat républicain promettait la création de millions de postes contre de nouvelles baisses d’impôt et une « libération » des marchés. Romney, fondateur du fonds d’investissement Bain capital, est trop apparu comme l’homme de Wall street alors que l’expérience de la cupidité du monde de la finance reste cuisant pour beaucoup de citoyens.

Enfin Barack Obama a probablement bénéficié d’un effet ouragan qui lui a permis de se placer, à quelques jours du scrutin au dessus de la mêlée, d’apparaître dans son rôle de chef d’Etat sur le front des secours aux victimes alors que Romney était contraint de suspendre sa campagne.

Ce second mandat permettra-t-il à Barack Obama de disposer de davantage d’espace pour répondre enfin à ses promesses initiales ? Rien est moins sur. Car le programme économique et sociale du président sortant est empreint d’un très grand conformisme libéral. Et il devra compter sur un congrès où les républicains détiennent toujours la majorité à la chambre des représentants. Il a d’ailleurs fait la nuit dernière dans son discours de victoire depuis Chicago offre d’une politique consensuelle sur des réformes « dont tout l’Amérique a besoin » concernant l’emploi, l’immigration ou la santé.

>>> Lire : l’entretien avec  Dean Baker, directeur du CEPR (Centre pour la recherche économique et politique) de Washington

Enfin en politique étrangère, il paraît bien révolu le temps où le président nouvellement élu de 2008 annonçait au monde que Washington allait privilégier désormais les accords politiques ou la négociation sur le recours à la guerre. Quand il y va de l’intérêt des États-Unis, a-t-il martelé, durant cette campagne, enfilant à satiété les habits du commandant en chef, il ne faut pas hésiter à user de la force, le recours massif à l’usage de drones avec son lot de victimes civiles au Pakistan, constituant l’un des axes de cet interventionnisme à la Obama. Il pourrait trouver, après la Libye, un nouveau développement compte tenu des garanties d’appui données par le président réélu à Israël de plus en plus volontaire pour une attaque sur l’Iran.

Lire aussi :

En Caroline du Nord, la jeunesse démocrate exulte au bout du suspense

Revivez la soirée électorale qui a vu la réelection de Barack Obama

Le programme d'Obama pour les 4 ans à venir

À consulter :

Les coulisses de l'Amérique, le blog de Christophe Deroubaix


Bruno Odent

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La bataille de l'emploi

7 Novembre 2012, 12:38pm

Publié par PCF Villepinte

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Management à la SNCF

7 Novembre 2012, 12:28pm

Publié par PCF Villepinte

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Le petit jeu de la SNCF qui irrite contrôleurs et usagers 

Un « challenge d’équipe » pour inciter les contrôleurs de la région Centre à traquer les falsifications de titres de transport dans les TER, avec des récompenses à la clé, comme des consoles de jeux ou des appareils photo? La direction régionale de la SNCF se défend de toute « prime au procès-verbal », mais la CGT et les associations d’usagers ne décolèrent pas. « Il y a un taux de fraude important mais l’entreprise se l’est créé elle-même, fait observer Didier Barra, contrôleur et délégué CGT. Avec moins de personnel, les trains sont moins contrôlés et, avec le nouveau cadencement, un agent seul ne peut pas contrôler tout le train tellement il est plein. »

 

La Fédération CGT des Cheminots vient d’apprendre que la direction de la SNCF retirait son projet de « Challenge » pour les contrôleurs de la région de Tours.

Il aura donc fallu de multiples interventions, à tous les niveaux de l’entreprise, des militants CGT pour faire entendre raison à une direction de la SNCF arque-boutée sur des méthodes managériales dangereuses pour le cheminots et contraires aux valeurs du service public.

Montreuil, le 06 Novembre 2012

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Une ambition régionale et métropolitaine pour les habitants

6 Novembre 2012, 17:11pm

Publié par PCF Villepinte

Novembre 2012

La majorité de gauche va-t-elle s’investir pour la région francilienne ?

texte collectif (*).

 

GParisarton11795-79c06.jpgEn 2008, le président Sarkozy a initié son projet pour la région capitale, qu’il a dénommé « Grand Paris » s’articulant autour de la construction d’un métro automatique reliant les principaux pôles métropolitains d’Île-de-France. Suite au blocage du Sdrif par ses services, le lancement d’une grande consultation internationale sur le devenir de la région capitale lui permettait de reprendre la main sur l’imaginaire collectif de la construction métropolitaine. La réflexion, menée par le travail des dix architectes missionnés, a suscité l’enthousiasme. Les élus et les habitants se sont emparés de ces questions : comment construire la ville de demain ? Comment permettre que la construction urbaine soit l’occasion de création de richesses, permettant de mieux répondre aux besoins des Franciliens ? De quelle manière mieux articuler ces besoins en termes de logements, d’emploi, de mobilité, de loisirs dans un espace urbain plus vaste doté d’une identité nouvelle ? De toutes ces problématiques a émergé un projet de loi à la visée plus restrictive, limitée au réseau de transport et à la création de la SGP (Société du Grand Paris), pilote de l’État pour la reprise en main de l’aménagement urbain autour des futures gares. Projet de loi d’inspiration également profondément libérale puisque la justification de la création d’une nouvelle unité urbaine ne trouvait fondement que dans la compétition internationale avec les autres métropoles européennes. Pourtant, et c’est la force de l’intervention des citoyens, les débats menés avec la population et les élus ont ramené ce projet à sa dimension essentielle, celle de répondre aux besoins des Franciliens. Précisément, la nature du projet de transports a sensiblement évolué puisque le nombre de gares a quasiment doublé, et qu’un plan de financement a pu faire l’objet d’un consensus entre l’État et la région. Depuis, un rendez-vous politique majeur (l’élection présidentielle et les législatives) a sorti Nicolas Sarkozy et ses amis des responsabilités, et une nouvelle majorité – de gauche – a pris en main la poursuite de ce projet. Comment travailler alors dans ces conditions nouvelles pour aller plus loin encore dans la construction d’une visée métropolitaine qui soit réellement une avancée pour les Franciliens ? Tout d’abord peut-être en recherchant ce qui a déclenché l’intérêt des habitants. Cette idée même que le changement urbain pouvait leur être favorable. Si précisément le Grand Paris a fait rêver, c’est qu’il y a une impérieuse nécessité à repenser la ville non comme source d’exclusion, de ségrégation sociale ou territoriale, mais une ville à la mixité des usages, des populations et des pratiques, une ville à portée humaine où chacun compte pour un. C’est à cet enjeu crucial que nous devons répondre, à partir des femmes et des hommes qui vivent et qui travaillent sur ce territoire. Aujourd’hui, la question de la gouvernance est très prégnante dans les débats et ce, notamment dans le cadre de la future loi de décentralisation, où l’on voit se profiler la construction d’une nouvelle instance supracommunale de type « métropolitaine ». Mais pourquoi institutionnaliser des pouvoirs, des modalités d’exercice du pouvoir, qui indiquent forcément des mécanismes de contraintes, avant même de définir la base commune d’un projet de territoire métropolitain ? N’avons-nous pas toujours soutenu que la libre coopération des collectivités était la condition même de la validité, de l’efficience de tout projet intercommunal, à l’échelon de bassin ou de métropole ? Ensuite, poser la question de la réponse aux besoins, et ils sont nombreux, suppose de trouver des moyens nouveaux et donc des financements. Sous l’ère Sarkozy le mot d’ordre était celui du désengagement de l’État. Le financement de ce projet reposait donc en réalité, puisque les sommes d’État qui devaient être affectées au Grand Paris ne l’ont jamais été, sur des prélèvements sur les Franciliens et les entreprises franciliennes, et sur les investissements privés, ouvrant la voie à un recours accru aux partenariats publics privés et donc à une perte de maîtrise publique. Aujourd’hui ces problématiques se posent dans un contexte sensiblement différent et nous attendons légitimement d’une majorité de gauche qu’elle s’engage pour le réinvestissement de l’État au niveau des services publics essentiels, qu’ils soient de transport, de logement, de formation et ce, sur l’ensemble du territoire francilien. Nous attendons de l’État qu’il assume ses compétences au nom de l’égalité des territoires, au nom même de l’unité de la région francilienne. Cette exigence est forte notamment en termes de financement des transports régionaux au regard de l’enjeu de modernisation et de renforcement des transports publics en Île-de-France. Il y a urgence également pour permettre la réindustrialisation de la région capitale et son essor économique, mais pour cela il faudrait avoir le courage de sortir des logiques libérales de court terme reposant sur la concurrence et la compétition entre les hommes et les territoires. Et enfin, peut-être parce que ce sont les habitants qui font la métropole et non l’inverse, qu’il faudrait poursuivre cet échange avec tous, dans les territoires au plus près des réalités locales et des besoins. Réengager le processus de définition d’un projet urbain au service des habitants en remettant tous les acteurs autour de la table : l’État, la région, les départements, les communes, les syndicats, les associations… et les Franciliens.

 

(*) Éliane Assassi, présidente du groupe CRC, 
sénatrice de Seine-Saint-Denis, Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine, Bernard Vera, 
maire de Briis-sous-Forges, ancien sénateur 
de l’Essonne, anciens membres de la commission 
spéciale sur le projet de loi du Grand Paris.

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Le département de la Seine-Saint-Denis demande justice, non la charité !

6 Novembre 2012, 17:05pm

Publié par PCF Villepinte

 

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Novembre 2012

À quand un plan d’urgence pour le 93 ?

 

 

La création d’un fonds d’aide aux départements, annoncée par le président de la République et son premier ministre, n’enrayera pas leurs difficultés et sera sans effet sur l’asphyxie financière de la Seine-Saint-Denis. Doté de 170 millions d’euros, ce fonds représente une goutte d’eau face au milliard d’euros que l’État doit au département de la Seine-Saint-Denis au titre des transferts de charges non compensées, somme que l’ancien président du conseil général Claude Bartolone exigeait du gouvernement Fillon. À l’insuffisance risque de s’ajouter l’injustice absolue : ce fonds pourrait mettre de côté la Seine-Saint-Denis ! Si les critères habituels sont retenus, notre département ne recevra pas un euro de cette enveloppe, car ils se basent sur le dynamisme économique d’un territoire sans tenir compte des lourdes charges sociales des collectivités. Non seulement la Seine-Saint-Denis ne serait pas bénéficiaire de cette aide d’urgence, mais se verra ponctionnée en 2013 de 14 millions d’euros de ses recettes pour aider d’autres départements, au titre de la péréquation. Oui, le département de Seine-Saint-Denis connaît une attractivité économique, mais ce n’est certainement pas un département de riches. Les effets de la crise financière du capitalisme s’y font sentir plus qu’ailleurs et plus fortement depuis quelques mois. Le nombre de personnes au RSA a dépassé les 80 000 actifs en 2012 et le taux de pauvreté culmine à 22 %. Le revenu est en moyenne de 1 243 euros, contre 2 076 euros dans les Hauts-de-Seine. La création d’un fonds d’aide aux départements n’apporte aucune réponse structurelle à leurs difficultés, héritage de dix ans de gouvernement de droite. La politique libérale des gouvernements sarkozystes, faite de gel des dotations et de suppression de la taxe professionnelle au grand bénéfice des entreprises, a conduit à l’asphyxie financière des départements et des communes. Sur ce point, le changement promu par le nouveau président se traduit hélas par une continuité, voire une aggravation : au gel des dotations aux collectivités territoriales en 2013 succédera une baisse historique de 1,5 milliard sur 2014 et 2015. Par cette décision, c’est le moteur de la croissance française qui risque de tomber en panne, les collectivités assurant 71 % de l’investissement public en France. Pourquoi les collectivités locales subiraient l’austérité, fruit des errances des marchés financiers ? Sous les gouvernements de droite, des charges nouvelles ont continué à être transférées, sans transfert des moyens correspondants. Depuis 2004, les dépenses obligatoires liées au RSA (revenu de solidarité active), à l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) et à la PCH (prestation de compensation du handicap) ont augmenté de 66 %, quand les compensations de l’État ont stagné. Qu’en est-il de l’exigence d’une compensation à l’euro près des charges transférées ? Hier, à l’initiative du groupe Front de gauche, l’ensemble des élus de gauche de Seine-Saint-Denis, communistes, socialistes, écologistes, réclamait à l’État la compensation intégrale des charges transférées. L’action menée auprès du Conseil constitutionnel permettait de mettre la responsabilité de l’État en question. Je regrette qu’aucun engagement sur la compensation des transferts de charges n’ait encore été pris par le gouvernement socialiste, notamment lors de la rencontre à l’Élysée avec les départements. Sans attendre une future étape de la décentralisation, les élus de Seine-Saint-Denis attendent un plan d’urgence pour leur département reposant sur trois principes intangibles :

– à chaque compétence transférée doit correspondre une compensation financière de l’État à l’euro près ;

– aux lourdes charges sociales de certains départements doivent répondre des dotations de l’État modulées par une refonte totale des critères d’attribution ;

– pas de nouveau transfert de compétences sans un rétablissement de l’autonomie financière des départements, par l’instauration d’une fiscalité locale plus juste.

En période de crise, les départements endossent un rôle irremplaçable d’amortisseur social. Donnons-leur de toute urgence les moyens de mener à bien leurs missions ! L’injustice actuelle ne peut plus durer.

François Asensi

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