Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

politique de la ville

Les urgences sociales des quartiers populaires

10 Juin 2021, 06:31am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 09/06/2021 par PCF

Les camarades des quartiers populaires sont bien engagés dans la campagne des régionales et départementales largement présente dans le débat. Dans des configurations différentes, tous agissent avec détermination pour porter nos idées et propositions, gagner des élus qui défendront les intérêts populaires.

C’est une bataille aussi difficile qu’essentielle, car il faut lever la chape de plomb de l’abstention, du « Tous pareils, la politique c’est pas pour moi », faire reculer le poids du Rassemblement national sur les idées, convaincre d’une issue possible de transformation sociale et démocratique. En tous cas, l’envie d’y arriver est bien là et notre bon résultat dans l’élection partielle du 20e à Paris est un signe encourageant.

Les présents sont revenus sur les urgences sociales dans ces quartiers qui concentrent une grande partie des privés d’emplois et des salariés aux plus faibles revenus. Ils ont souligné les difficultés accrues liées à la situation sanitaire avec les fermetures de structures sportives, colonies de vacances et autres centres d’accueil. Après des mois de semi confinement, l’impossibilité de partir en vacances faute de moyens devient une vraie punition, un préjudice pour l’avenir des enfants. Quelles mesures d’urgence pour donner un coup de pouce ?

L’été et la rentrée s’annoncent tendus. La deuxième phase de la réforme de l’assurance chômage, suspendue depuis la crise sanitaire, devrait entrer en vigueur au 1er juillet 2021. L’Unedic chiffre les conséquences du nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence déterminant le montant de l’allocation : une baisse de 17 % en moyenne de l’allocation pour 1,5 million d’allocataires, soit 41 %. Au total, 63 % des allocataires percevront une indemnisation moins élevée. Alors que les inégalités s’accroissent, cette mesure provoque inquiétude et colère ! Il faut passer à la lutte pour contraindre le gouvernement à refuser.

Autre motif de mécontentement : à partir du premier septembre 2021, tout passage aux urgences sans hospitalisation sera facturé 18 euros aux frais de l’assuré… Le gouvernement compte là-dessus pour désengorger les urgences, qui sont souvent le dernier recours pour les plus pauvres. Cette vision comptable de la santé qui dissuade de se soigner ceux qui ne peuvent pas payer relève du plus grand cynisme. Combattons cette mesure injuste et exigeons la mise en place de centres de santé dans les quartiers dispensant les assurés de l’avance des frais !

Une pétition sur le pouvoir d’achat sera mise à dispositions des militants. Mais les camarades présents souhaitent aller plus loin avec un tract appelant à la lutte sur toutes ces questions faisant connaître nos propositions pour relever le défi des jours heureux.

Trois autres axes de travail sont soulignés. Celui tout d’abord de l’école, la disparition des REP est programmée pour 2022, les expérimentations démarreront dès cette rentrée. Elles seraient remplacées par des « contrats locaux d’accompagnement » entre établissements et rectorats. Le contrat remplace donc le droit, renforçant les inégalités entre les établissements. Cette réforme doit être combattue car elle signifie un nouveau désengagement de l’État dans le service public de l’Éducation nationale. Plusieurs camarades soulignent la nécessité de retrouver le dispositif « plus de maître que de classes» qui permettait de soutenir les élèves en difficulté, sacrifié au moment du dédoublement des CP et CE1.

Le droit à vivre en sécurité est très présent dans les quartiers et les communistes s’en emparent. Ils insistent sur la nécessité d’aborder les missions de la police nationale qui doit assumer la police de proximité, les moyens pour la justice qui doit rester indépendante et la prévention. Cette exigence de police républicaine nous conduit à condamner fermement les violences policières et les contrôles au faciès. Des camarades souhaitent que nous précisions nos positions quant au cannabis : maintien de son interdiction, légalisation encadrée, dépénalisation de l’usage... En tous cas, il serait utile de mener un débat éclairé.

Autre axe de travail, la politique de la ville : les contrats arriveront à échéance en 2022, quel bilan en tirer et quelles propositions pour l’avenir utiles aux habitants ?

Enfin, les présents ont rappelé le milliard débloqué pour les quartiers populaires dans le plan de relance, à la suite de la mobilisation de nos élus. Ils appellent à être vigilants dans la déclinaison concrète de ce plan pour répondre au besoin des habitants et à faire respecter le principe « Chose promise, chose due ».

Marie-Christine Burricand, membre du CEN, responsable nationale aux quartiers populaires.

Voir les commentaires

Police

3 Juillet 2020, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/07/2020 par PCF

Stéphane Peu, Député

Dissolution de la compagnie de sécurisation et d’intervention 93 : une affaire prévisible et l’échec d’une doctrine de police

Le préfet de Police, Didier Lallement, vient d’annoncer la dis- solution de la CSI 93 après le placement en garde-à-vue de six de ses agents dans le cadre dune enquête pour « détention et transport de stupéfiants », « vol », « faux et usage de faux », « extorsion de fonds » et « violences volontaires par personne dépositaire de lautorité publique ».

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/12039/attachments/original/1593721771/visuel_CSI93.jpg?1593721771

Des faits graves qui appellent, outre évidemment des pour- suites judiciaires et des condamnations exemplaires, des me- sures fortes pour mettre fin à de tels agissements.

Je rappelle que la CSI 93 est née d’une réforme pour une po lice du « Grand Paris » que je nai cessé de dénoncer depuis sa création notamment en raison de son organisation com- plexe et éloignée du terrain.

Or, loin des commissariats, loin des territoires, loin des hiérarchies, l’affaire de la CSI 93 était malheureusement prévisible.

Elle doit désormais nous interroger sur cette réforme qui n’est bonne ni pour les habitant.e.s ni pour la police.

La Seine-Saint-Denis a besoin d’un grand service public de la police avec une hiérarchie au plus proche du terrain et d’agents en nombre suffisants formés et encadrés pour garantir une police respectueuse et respectée.

En attendant, le Préfet de Police et le ministre de l’Intérieur doivent rassurer les habitant·e·s inquiet·e·s de savoir si la dissolution de la CSI 93, composée de près de 150 agents, va se traduire une nouvelle fois par une baisse deffectifs de policiers déjà en nombre insuffisant dans le département.

 

 

Voir les commentaires

la remise des trophées des sports, à Villepinte, le 26 janvier dernier.

20 Février 2013, 16:29pm

Publié par PCF Villepinte

Trophées des sports

Voir les commentaires

Quand Sevran sera à vendre...

20 Novembre 2012, 15:14pm

Publié par PCF Villepinte

Chronique-vidéo de Pierre Jacquemain, responsable éditorial de regards.fr

 

Voir les commentaires

La rigueur inquiète les maires réunis en congrès

20 Novembre 2012, 15:06pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 19 Novembre 2012

Evénement. Collectivités

 

 

Jusqu'au 22 novembre se déroule, à Paris, porte de Versailles, le 95e Congrès de l’Association des maires de France (AMF). Face à la crise et à ses conséquences sur les populations, les élus sont préoccupés par les annonces du gouvernement de diminuer les dotations d’État, ce qui réduirait leurs capacités d’investissement.

C’est toujours un moment important, et parfois délicat pour le pouvoir en place, que cette assemblée annuelle des premiers magistrats des collectivités de proximité, les plus appréciées des Français, que sont les communes. Les grondements qui s’y étaient fait entendre en 2009-2010 de la part des maires, au moment où Sarkozy réduisait les marges de manœuvre financières des collectivités territoriales et imposait, sans concertation, sa réforme des collectivités, avaient précédé le basculement à gauche du Sénat, quelques mois plus tard, en 2011.

L’inquiétude face à la situation économique

Or, chez les maires, il y a de l’inquiétude tant au regard de la situation économique et sociale que des orientations de la politique du gouvernement pour les années à venir et de ses conséquences possibles sur les services publics de proximité et le bien-être des populations. D’ailleurs, les thématiques mêmes du congrès pointent du doigt les contradictions de cette politique. Ainsi, si l’Association des maires de France (AMF) reconnaît que « la crise impose aux élus de se questionner sur la manière de gérer le service public », elle poursuit en s’interrogeant : « Peut-on continuer à développer les services à la population avec des moyens contraints ? Sinon, comment établir des priorités ? Comment répondre à la demande sociale ? » avant de conclure : « Participer au redressement des comptes publics est une évidence, mais comment faire pour ne pas réduire les services et les investissements qui sont aussi le moteur de l’économie du pays et les conditions du bien-être social ? » Pourrait-on dire que la réponse est dans la question ?

 

Le président de la République, François Hollande, prononcera une allocution, mardi après-midi, et un grand nombre de membres du gouvernement seront présents, avec le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, tout au long de ce congrès pour tenter de lever les inquiétudes et de justifier leur politique de rigueur. Car c’est bien de cela dont il s’agit quand le gouvernement gèle, dans le budget 2013, les dotations d’État aux collectivités locales, quand, pour 2014 et 2015, ce dernier prévoit même « une diminution de 2,250 milliards d’euros », selon le vice-président de l’AMF, André Laignel. Sans compter ce que pourrait être la contribution des différentes collectivités territoriales aux 60 milliards d’économies sur les dépenses publiques, d’ici à 2017, annoncées par François Hollande, lors de sa conférence de presse, mardi dernier. Ce qui a fait dire à André Laignel, à la sortie de la rencontre de l’AMF avec le chef de l’État, le 15 novembre : « Nous apprécions que François Hollande ait affirmé que la commune est irremplaçable » mais « il semble malheureusement que les vieilles habitudes aient la vie dure », et de s’interroger : « Est-ce en continuant à nous appliquer un garrot financier, en affaiblissant, après plusieurs années d’un même régime, nos capacités d’action, que nous pourrons contribuer avec le plus d’efficacité au redressement de la France ? »

Ne pas rajouter de la crise à la crise

Même critique chez Maxime Camuzat, maire (PCF) de Saint-Germain-du-Puy (Cher), conseiller général et vice-président de l’AMF, pour qui, « les mesures gouvernementales ne vont pas permettre de sortir de la crise, mais rajouter de la crise à la crise, et remettre en cause les services et les équipements publics locaux pour une raison évidente, c’est que l’on va vers l’asphyxie des finances des collectivités locales », comme en témoignent des maires ci-contre.

Ce qui amène l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr) à appeler à ce que des mesures « anticrise » soient prises comme « rétablir un impôt économique lié au territoire » ou « taxer les actifs financiers à 0,3 % », ce qui « ramènerait 40 milliards et alimenterait un fonds de péréquation verticale », utile aux collectivités sans les opposer entre elles, et à demander, enfin, « un pilotage et un contrôle démocratique » de la future banque des collectivités locales afin qu’elle soit « affranchie des critères des marchés financiers » et qu’elle réponde ainsi aux besoins de crédit des collectivités, dont il faut rappeler qu’elles n’empruntent que pour investir, et que leurs investissements représentent 70 % des investissements publics en France.

La perspective de l’acte III de la décentralisation sur lequel travaille Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, sera au cœur des discussions. D’autant que, mis à part la suppression du conseiller territorial acté par l’Assemblée la semaine dernière, des éléments de centralisation contenus dans la réforme Sarkozy demeurent et sont mêmes accentués avec, par exemple, les métropoles et les pôles métropolitains, de même que les communautés d’agglomération dont les exécutifs pourraient être élus au suffrage universel en 2020, fragilisant l’avenir des départements et des communes touchées. Décentralisation, transferts de charges, nouvelles centralités… le débat est à venir.

L’Association des maires de France reste unie. Le conflit avait finalement éclaté en septembre. Alors que l’Association des maires de France (AMF) est, dans toutes ses instances de direction, gérée à parité entre la droite et la gauche, le sentiment d’un déséquilibre dans la gestion quotidienne de l’organisation avait conduit les élus de gauche à ruer dans les brancards. Résultat, à la veille du congrès, Jacques Pélissard, président (UMP) de l’AMF, et André Laignel, secrétaire général (PS), ont signé un accord « pour une gestion pluraliste et paritaire de l’AMF ». Accord qui verra la désignation d’un « premier vice-président délégué », André Laignel en l’occurrence, qui sera associé aux missions de représentation de l’AMF, à la communication, et se verra confier régulièrement l’éditorial de la revue de l’association. Une réforme du processus électoral, dans le respect « un maire une voix » sera également engagé.

Lire aussi :

L’Anecr veut mobiliser 
les citoyens
Le cri d'alarme de quatre maires
Politique de la ville : "On n’a jamais autant aidé les villes pauvres" selon François Lamy

Max Staat

Voir les commentaires

Déclaration des élus et militants sevranais du Front de gauche :

15 Novembre 2012, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

"Apporter de vraies solutions à la crise des collectivités territoriales ou assurer sa promotion personnelle en s'appuyant sur les difficultés de la ville et de ses habitants ?"

Les difficultés financières réelles de Sevran et de nombreuses autres villes méritent de vraies réponses pour mettre fin aux discriminations territoriales.

Le Front de gauche se bat pour une triple urgence :

· réformer totalement une fiscalité locale injuste, qui fait payer aux Sevranais deux fois plus d’impôts locaux qu’à Neuilly-sur-Seine · annuler tout ou partie de la dette qui asphyxie Sevran · revaloriser les dotations de l’Etat aux collectivités

La grève de la faim engagée par le maire de Sevran et les propositions qu’il porte sont de fausses solutions à un vrai problème. Si cette action provoque de l’émotion compréhensible, elle provoque aussi beaucoup d’incompréhension. Une enquête parue aujourd’hui dans Le Parisien montre d’ailleurs que 67% des personnes désapprouvent cette forme d’action, annoncée dans tous les médias sans même que les élus de la ville n’en soient informés.

L’action publique d’un élu ne peut se résumer à jouer sur l’émotion de la population. En démocratie, le rôle d’un maire n’est pas de mettre sa personne en jeu, mais de rassembler la population et de favoriser une mobilisation collective de l’ensemble des forces vives de la ville, ce qui n’a pas été fait.


13 novembre 2012

Plutôt que de soutenir une action individuelle qui engendre de la désespérance et contribue à donner de notre ville une image désespérée, nous préférons l’action collective avec la population, ce que les élus Front de Gauche proposent au conseil municipal depuis des mois sans être entendus.

Que cherche en réalité le maire de Sevran ? Apporter de vraies solutions à la crise des collectivités territoriales ou assurer sa promotion personnelle en s’appuyant sur les difficultés de la ville et de ses habitants ?

Le maire de Sevran doit aussi s’interroger sur sa gestion. Cette nouvelle opération de communication ne peut pas servir à masquer des choix politiques qui ont conduit à des échecs :

· Stéphane Gatignon a soutenu le Traité d’austérité Sarkozy-Merkel qui étrangle les collectivités locales. Son parti, Europe écologie-Les Verts, approuve le budget du Gouvernement prévoyant la baisse drastique de 2,25 milliards d’euros des dotations aux communes dans les prochaines années. Quel sens y a-t-il à réclamer 5M d’euros supplémentaires aujourd’hui, et accepter la baisse des dotations dans les prochaines années ?

· Avant l’été, les élus sevranais du Front de gauche ont initié une action avec la population pour obtenir de l’Etat plusieurs millions pour financer la construction d’une école dans le sud de la ville. Le maire de Sevran a refusé d’y participer. Il a préféré recourir à un financement en partenariat public-privé qui avait pour conséquence automatique de faire perdre à la ville une subvention de 3 millions de la Région Ile-de- France ! Ce partenariat public-privé, contre lequel nous avions mis en garde, a depuis échoué et retardé d’ un an la construction de l’école.

· Déjà en 2010, à propos d’un précédent PPP sur l’éclairage public, la Chambre régionale des comptes avait mis en cause la responsabilité de la ville, en épinglant de « nombreuses irrégularités » aux règles légales et « son manque de compétences ». Pour solder le contentieux, Sevran a dû verser plus de 1,1 million d’euros de dommage, aux frais des contribuables sevranais ! Conclusion des magistrats : « la commune n’a pas correctement défendu ses intérêts ».

Plus que jamais, ce sont les choix du libéralisme qu’il faut contester. Pour donner des moyens aux villes, il est impératif de rejeter les mesures d’austérité proposées par le Gouvernement et de mettre les richesses au service des citoyens, non des actionnaires et des marchés financiers.

Après avoir combattu sans relâche les mesures antisociales de la droite sarkozyste et du patronat qui ont durement frappé Sevran et ses habitants, nous attendons des actes du Gouvernement PS-EELV pour notre ville, pour que le changement soit maintenant !

Au Parlement comme dans notre ville, le Front de gauche sera acteur de cette lutte.


 

 

Les difficultés financières réelles de Sevran et de nombreuses autres villes méritent de vraies réponses pour mettre fin aux discriminations territoriales.

Le Front de gauche se bat pour une triple urgence :

· réformer totalement une fiscalité locale injuste, qui fait payer aux Sevranais deux fois plus d’impôts locaux qu’à Neuilly-sur-Seine · annuler tout ou partie de la dette qui asphyxie Sevran · revaloriser les dotations de l’Etat aux collectivités

Voir les commentaires

un nouveau marché à Villepinte

12 Mai 2012, 11:39am

Publié par PCF Villepinte

Inauguration  Vert-Galant-mai-2012-016.jpg

Ce samedi, en présence du député François Asensi  et  de nombreux élus, dont madame Dominique Robert , élue en charge du commerce et de l’artisanat, Madame Nelly Roland, maire de Villepinte, a inauguré le nouveau marché de Villepinte, place de la gare.  Nelly Roland a rappelé le rôle et l’importance du marché dans l’aménagement d’une citée et souhaité que ce nouveau marché réponde aux besoins des habitants.  Ils étaient d’ailleurs nombreux à circuler et  à faire des achats parmi  les  étals d’un quinzaine de marchands, fruits et légumes, vêtements, poissonnerie, fromagerie…

Vert-Galant-mai-2012-011.jpg

Ce marché du Vert-galant  sera ouvert le samedi matin de 8h30 à 13h ainsi que les mardis et jeudis de 17h à 19h30.  Ces horaires et la proximité avec la gare et les lignes de bus, devraient permettre à nombre d’usagers des transports de faire leurs amplettes dans d’agréables conditions.  

                                                             Des étals à la sortie du RER

 

 

 

 

 

 

 

Vert-Galant-mai-2012-002-2.jpg     Vert-Galant-mai-2012-009.jpg

 

 

 

Voir les commentaires

Le Front de Gauche plaide pour une ville démocratique et participative

19 Avril 2012, 11:27am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 18 Avril 2012

 

 

 

Jean-Luc Mélenchon ne cesse dans ses discours d'inscrire les problématiques de mise au ban de certains quartiers dans un enjeu qu'il estime bien plus large : une politique du droit commun dans l'ensemble des quartiers de France.

Le déplacement du candidat au cœur de la Grande-Borne (lire La Grande Borne accueille Mélenchon), cité populaire de la ville de Grigny, la conférence de presse à l'Usine sur la ville et le logement qui a suivie en sont la suite logique.
Pour Clémentine Autain, le socle commun se retrouve dans l'appel pour une mutation urbaine radicale. « Cet appel a été soutenu par 80 élus, praticiens de la construction et de la ville, par des enseignants-chercheurs et militants du droit au logement et à la ville, souligne-t-elle en préambule. Il nous est nécessaire de rappeler que notre organisation s'efforce de dépasser une conception fractionnée de la question urbaine au profit d'une conception globale ».

Plusieurs « idées forces » ont été lancées par la porte-parole de Jean-Luc Mélenchon : « rompre avec la logique de concurrence entre territoires ; rompre avec une logique spéculative pour que le logement devienne accessible à tous. Cela implique une rupture avec les politiques d'austérité actuelles. Si l'égalité passe par l'enjeu des salaires, il passe aussi par l'accès à la ville ». La ville en tant que telle semble intéresser bien peu de candidats.

« La ville ne doit plus être un privilège »

Et Pierre Mansat, conseiller de Paris et adjoint PCF au maire de Paris chargé de Paris Métropole, ne se prive pas de le remarquer : « Sarkozy n'en parle pas et Hollande ne parle que de rénovation urbaine. Or, 77 % des français vivent en ville. On ne peut pas ignorer les questions de discriminations et d'inégalités. C'est une faute politique majeure que d'ignorer ce sujet. La ville ne doit plus être un privilège pour certains. Pour lutter contre la ségrégation, il faut restaurer une justice spatiale ». Mais le droit à la ville n'est pas une incantation, précise l'élu. Ce droit se décline en propositions concrètes, comme la construction du service public national et décentralisé du logement, de l'habitat et de la ville. A ce titre, le Front de Gauche envisage la suppression du ministère de la ville, qui ne fait que « saupoudrer les quartiers pauvres d'aides ponctuelles » critique Clémentine Autain, sans régler les problématiques sociales de fond liées à l'éducation, l'emploi, la santé publique, les transports, la culture et le sport.

De son côté, Stéphane Peu adjoint (PCF) à Saint-Denis insiste sur l'aspect volontariste d'une politique publique du logement : « On ne peut pas laisser faire le marché. Depuis cinq ans, c'est une France de propriétaires que Sarkozy a voulu créer. Alors, oui, beaucoup sont devenus multipropriétaires mais tellement peu au regard d'une majorité de familles modestes qui n'y ont pas accès. Le logement coûte trop cher. Pour acheter un studio à Paris, il faut compter en moyenne quinze années de SMIC. Il faut réaffecter le 1% logement, augmenter les plafonds du livret A. Ce sont des mesures simples mais qui marqueraient le retour de l'investissement public ».

Pour une mutation urbaine radicale

Paul Chemetov, architecte de renom, et soutien du Front de Gauche, a signé l'appel  pour une mutation urbaine radicale. Il s'en explique en insistant sur l'approche globale de la question du logement par le Front de Gauche : « Cette approche, détaille-t-il, forme la condition politique de la question sociale du 21ème siècle. Même si le nombre de logements augmente reste la centrifugeuse qui projette encore plus loin les moins bien lotis. L'investissement dans ce domaine ne peut être inflationniste car on ne peut pas délocaliser la production de la ville. L'investissement massif dans ces territoires-là est déterminant pour l'avenir des citoyens et pour la possibilité d'exercer leurs droits ».

Le droit à la ville, c'est aussi la place des habitants dans les projets urbains. La rénovation urbaine lancée en 2003 par Borloo est un exemple de non concertation. Clémentine Autain revient sur la nécessité impérieuse de « faire avec les habitants », sans quoi quel que soit le projet se heurtera aux mêmes réticences : « Il est tout de même symbolique qu'un des critères pour accéder aux mannes de l'ANRU soit celui de la démolition. Vous imaginez le message envoyé aux populations ? » , s'emporte-t-elle. Sur ce point, Maurice Charrier, ancien maire (PCF) de Vaux-en-Velin, ville de l'agglomération lyonnaise, concède un bilan « mitigé » de la rénovation urbaine. « Il faut renverser les choix de société et faire du foncier un patrimoine universel. La politique de la ville, si elle ne s'inscrit pas dans une politique de progrès social ne peut pas réussir. Réformer la fiscalité, sans doute cela sera nécessaire, renforcer la loi SRU aussi. Mais attention, les propositions naissent du territoire et cela va de pair avec un nouveau regard porté sur les quartiers populaires ».

Ixchel Delaporte

Voir les commentaires

Des zones urbaines très sensibles aux injustices...

8 Novembre 2011, 09:47am

Publié par PCF Villepinte

 

côté quartiers - le blog d'Ixchel Delaporte 

Le rapport de l'Observatoire des zones urbaines sensibles 2011 a été remis ce matin au ministère de la Ville. Malgré un constat accablant, le ministre a joué la carte de l'auto-satisafaction.

 

Le rapport 2011 de l’ONZUS dresse un sombre tableau de la situation socio-économique des zones urbaines sensibles. Une fois de plus, la lecture des constats établis par le rapport «de manière très objective», dixit la présidente de l’observatoire Bernadette Malgorn, donne toutes les raisons de se révolter. Une fois de plus, le rapport a été présenté sous un jour favorable à l’action menée par le gouvernement. Là, en revanche, on peut douter de son objectivité. Que dit ce rapport ? D’abord, la population des ZUS garde le même profil que l’an passé : plus jeune, moins diplômée et moins active. Le taux de chômage s’élève à 42 % pour les 15-24 ans. A ce chiffre très élevé, le ministre de la Ville Maurice Leroy n’a cessé d’opposer l’action du gouvernement avec toujours les mêmes rengaines érigées en solutions : les zones franches urbaines (ZFU) financées par l’Etat à hauteur de 383 millions d’euros pour l’année 2012. Pourtant, les habitants des quartiers n’en tirent qu’un bénéfice très limité. Sur les 307 000 salariés concernés, les entreprises ont pour obligation, quand elles ne la contournent pas, l’embauche d’un habitants des ZUS sur trois. L’impact sur l’emploi est à relativiser. Près du quart des entreprises situées en ZFU n’emploient aucun salarié. Globalement, le nombre d’embauches augmente, mais à un rythme « bien trop lent pour combler l’écart avec les autres territoires», indiquait en octobre 2010 le rapport d’information des chercheurs Thomas Kirszbaum et Renaud Epstein.

Dans un entretien donné au journal Le Monde, daté du 2 novembre, Maurice Leroy affirme que «chez nous, la Répubique, malgré ses défauts, ne laisse pas les gens de côté». C’est pourtant le contraire qui ressort dans le rapport de l’ONZUS. Pour la première fois, il s’attarde sur la base de l’enquête Trajectoires et origines (2008-Ined, Insee), sur «l’intégration et les discriminations» subies par «les immigrés et les descendants d’immigrés». Concernant leur taux de chômage, il est globalement plus élevé que celui du reste de la population. Et, «lorsqu’ils sont en emploi, les immigrés et les descendants d’immigrés touchent des salaires en moyenne moins élevés», détaille le rapport. Quant au type d’emploi, pour les hommes comme pour les femmes, «il est plus souvent ouvrier et moins souvent cadre». Les mêmes sont «plus souvent locataires que propriétaires». Comment dès lors ne pas ressentir un sentiment d’injustice et de mise à l’écart ? «Les personnes estimant avoir été victimes de discriminations raciales pensent 17 fois plus souvent que les autres avoir également été victimes de discriminiations territoriales». Décidémment, le sentiment du ministre de la Ville semble bien éloigné de celui des habitants des quartiers populaires.

 

Ixchel Delaporte

Voir les commentaires

Villepinte Verte s’adresse à la fédération française de rugby :

3 Novembre 2011, 14:49pm

Publié par PCF Villepinte

                                                                                    Villepinte, le 25 octobre 2011

 Villepinte Verte

« Le site Montceleux ne peut accueillir le stade de 82000 places. »

 

Monsieur le Président de la Fédération française de rugby,

Votre fédération doit bientôt faire ses choix quant au projet d'implantation de son grand stade de rugby de 82 000 places. La ville de Sevran a présenté un dossier de candidature sur les terrains agricoles de Montceleux, limitrophes avec Villepinte, et nous voulions vous donner notre sentiment à ce propos.

Le choix de cet emplacement, dans un tissu résidentiel et pavillonnaire déjà fort dense, nous semble être une aberration en termes d'accessibilité, d'urbanisme et de protection de l'environnement. Le fort enclavement du site, sa mauvaise liaison avec le réseau de voies principales, sa desserte par une ligne B du RER à la régularité improbable, nécessiterait inévitablement une bretelle d'autoroute depuis l'A 104, projet ancien ayant soulevé par le passé une forte opposition locale. Villepinte se retrouverait coupée en deux par cette autoroute au milieu de quartiers pavillonnaires.

Les habitants du quartier Clos Montceleux, à proximité immédiate du site envisagé, subiraient directement les nuisances liées à la construction du stade et à l'afflux de dizaines de milliers de spectateurs et de milliers de voitures. Bref, cette proposition d’implantation n'est pas sérieuse.

Par ailleurs, la situation projetée du stade offre peu de possibilités d'évolution du site et contrarie les projets d'aménagement durable du territoire. En effet, les terrains Montceleux doivent accueillir une trame verte reliant les parcs de la Poudrerie et du Sausset, ce qui empêche l'arrivée d'un stade géant. La création de cette réserve de biodiversité a reçu un large soutien de la population et des collectivités. Elle était d'ailleurs jusqu'alors soutenue par la ville de Sevran, qui semble désormais faire machine arrière.

En 2000, déjà, un projet d’urbanisation du site Montceleux avait été envisagé. Pour les mêmes raisons environnementales et urbanistiques, ce projet s’était heurté à une forte mobilisation des habitants et des élus, entraînant son abandon pur et simple.

L’opposition actuelle des populations riveraines, villepintoises particulièrement, à l’implantation du stade à Sevran-Montceleux contredit l'optimisme de cette candidature. Le choix de ce site ne ferait qu'exacerber cette opposition, laquelle n'aurait alors d'autres choix que de multiplier les voies de recours.

Nous ne pensons pas in fine qu'il soit de l'intérêt de ce grand sport national d'élire domicile en un lieu qui ne l'accepterait que contraint et forcé.

Comment un projet d’envergure régionale, nationale, voire internationale telle que le stade de rugby de la Fédération française pourrait-il être porté par une ville seule, et contre l’avis des populations alentours et des villes voisines ?

Certain que vous saurez entendre les voix citoyennes et associatives qui s'expriment, recevez Monsieur le Président de la Fédération française de rugby, l’expression de mes sentiments respectueux.

Roger VALADE

Président de l’association

Villepinte Verte

 

Voir les commentaires

1 2 3 > >>