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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

le 27 Novembre 2012 Louis Aragon, hors-série exceptionnel de l'Humanité

28 Novembre 2012, 10:50am

Publié par PCF Villepinte

Hors-série Louis Aragon de l'Humanité, novembre 2012

 

 

Il y a trente ans, Louis Aragon disparaissait. L'Humanité publie un hors-série exceptionnel sur le poète, romancier, journaliste, le fou de peinture et l'homme au coeur de son siècle. Un hors-série accompagné de l'album photo offert par Louis à Elsa pour leurs 40 ans de vie commune, en 1968.

C'est à une évocation intime de Louis Aragon que nous convie la journaliste et écrivaine Edmonde Charle-Roux, à l’occasion de la sortie de notre hors-série. La présidente de l’Association pour le soutien de la Maison Elsa Triolet-Aragon raconte une amitié.

Louis en son moulin

"Le moulin de Villeneuve est une maison dont Elsa et Louis avaient fait ensemble une maison ouverte, la maison du bonheur. C’est dire qu’elle était accueillante et toujours prête à recevoir les amis russes d’Elsa, ceux de sa sœur Lili Brik et ses amis de jeunesse, souvent venus de très loin. « Allumons le samovar…» était la formule consacrée par laquelle Elsa annonçait à ses invités que la soirée pouvait commencer.

C’était la première fois que Louis s’installait dans une maison de campagne lui appartenant. Le succès de la Semaine sainte lui avait permis d’acheter ce vieux moulin et de vivre de sa plume. Lui qui avait si souvent changé de maison au cours de sa vie annonçait qu’il ne quitterait plus le moulin de Villeneuve, qui deviendrait le rendez-vous de ses amis autant que celui des amis d’Elsa. Elle était reine et souveraine à Saint-Arnoult. La maison était comme gonflée d’amitié, celle contre laquelle on ne peut rien : l’amitié victorieuse. C’est là, à Saint-Arnoult-en-
Yvelines, que j’ai fait ma première visite à Louis et Elsa que je ne connaissais pas. Nous étions un petit groupe d’amis assis à la terrasse de Chez Lipp. Le soir tombait et les troupes soviétiques venaient d’envahir Budapest. L’un d’entre nous (sans doute Maurice Druon) fit remarquer : «Ce soir, les Aragon doivent se sentir bien seuls…» L’idée de leur rendre visite à Saint-Arnoult était lancée. Nous y sommes allés. Louis nous attendait, tendu, pâle, terriblement silencieux mais si heureux de notre visite, si profondément touché malgré la tragédie ambiante.

La brève rencontre prévue se transforme en rencontre « autour du samovar » menée jusqu’aux petites heures du matin. Nous voilà amis pour la vie. Nous ne nous sommes plus quittés et ce malgré le climat politique de l’époque. Durant tout ce temps, le moulin de Louis fut l’endroit où il aimait se ressourcer. La maison devint aussi le lieu de discussions de toutes sortes, nous discutions musique, théâtre, chansons, tout ce qui fait la vie belle, mais ce qui rendait Louis le plus heureux était que l’on aimât Elsa.

Après la mort d’Elsa, Louis divorça du moulin. Les rares fois où il fut obligé d’y retourner, ses amis ont veillé qu’il n’y soit jamais seul.

Je voudrais terminer cette évocation intime de Louis et de son moulin par l’inscription creusée sur la pierre de la tombe commune où ils reposent ensemble : «Quand, côte à côte, nous serons enfin gisants, l’alliance de nos livres nous unira pour le meilleur et le pire dans cet avenir qui était notre rêve majeur à toi et à moi. La mort aidant, on aura peut-être essayé et réussi à nous séparer plus sûrement que la guerre en notre vivant. Les morts sont sans défense.

Alors nos livres croisés viendront voir sur place, la main dans la main, s’opposer à ce que l’on nous arrache l’un à l’autre.

Hors-série Louis Arargon à commander ici

  • A consulter:

le sommaire du hors-série Louis Aragon de l'Humanité

  •  A lire aussi:

Que retenir aujourd'hui de Louis Aragon? Débat Roland Leroy - Jean D'Ormesson

Deux mois d'initiative en hommage à Louis Aragon

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Dans l'Humanité, ce mercredi, la grande galère des chômeurs âgés

28 Novembre 2012, 10:47am

Publié par PCF Villepinte

 

Les derniers chiffres de Pôle emploi révèlent une nouvelle flambée du chômage des seniors. Près d’un million d’hommes et de femmes de plus de 55 ans sont touchés. Ils peinent à retrouver un emploi ou ne peuvent accéder à la retraite du fait des dispositifs supprimés. Pour Annie Jolivet, du Centre d'études de l'emploi : "Il y une augmentation du nombre des séniors chômeurs".

Depuis une dizaine d’années, les gouvernements ont déclaré faire de l’emploi des seniors une priorité, instaurant notamment en 2008 une obligation de négocier dans les entreprises sur la question. Pour quel résultat ?

Annie Jolivet. Le taux d’emploi des seniors a progressé, on a passé la barre des 40 %, mais on reste toujours dans le peloton de queue en Europe. Les accords seniors ont plutôt bien marché : on en est à plus de 34 000 signés. L’analyse qualitative montre que la très grande majorité des entreprises ont opté pour du maintien dans l’emploi, et une petite fraction des accords a concerné le recrutement. Dans tous les cas, ce qui ressort, c’est que les objectifs ont été fixés plutôt au minimum. S’il y a du mieux côté taux d’activité et taux d’emploi, on a quand même l’augmentation d’une population de chômeurs âgés. Pour des raisons démographiques, et sans doute aussi parce qu’ils n’ont pas d’autre dispositif qui les accueille.

En quoi ?

Annie Jolivet. Aujourd’hui, s’il y a des réductions très importantes d’effectifs, les seniors ne transitent plus par les dispositifs de préretraites, mais par du chômage simple. Avec une particularité : ils restent beaucoup plus longtemps au chômage que la moyenne. Pour l’essentiel, ils subissent du licenciement classique et de la rupture conventionnelle. Rien ne ressort dans les analyses statistiques publiques sur le fait que les âgés resteraient une variable d’ajustement. Mais, probablement, ils en restent une quand même dans des contextes de licenciements collectifs. Des histoires me sont aussi parvenues d’entreprises qui poussent les salariés vers la sortie avec la rupture conventionnelle.

Le contrat de génération, lancé par l’actuel gouvernement, pour inciter les entreprises, par une aide financière, à maintenir les seniors en emploi et embaucher des jeunes, peut-il changer la donne ?

Annie Jolivet. Ces accords devraient plus jouer, éventuellement, sur des embauches que sur du maintien. L’idée qu’on maintiendrait dans l’emploi uniquement parce qu’on peut avoir une aide financière me laisse dubitative. D’autre part, pourquoi la transmission serait uniquement des plus âgés aux plus jeunes, pourquoi ce serait juste sur une relation de binôme, de tutorat ? On évacue la dimension collective de la transmission.

Mesurez-vous l’impact des réformes des retraites sur cette question des seniors ?

Annie Jolivet. On voit que le taux d’activité augmente depuis le début des années 2000, et que cette progression s’accélère à partir de 2006 pour les 60-64 ans, de 2008 pour les 55-59 ans, et à nouveau depuis mi-2011. 
On peut faire un lien avec les réformes 
des retraites et la réduction des préretraites, ainsi que celle des retraites anticipées longue carrière. D’autre part, des employeurs voient leurs salariés décaler de plus en 
plus leur départ, au-delà du moment 
où ils ont leurs droits ouverts. Probablement pour des raisons liées au niveau des pensions, ou parce qu’ils n’ont pas encore 
le taux plein, ou qu’ils anticipent que 
de futures réformes dégraderaient le taux 
de remplacement.

Entretien réalisé par 
Yves Housson

 

A lire dans notre édition:

  • UMP : Sarkozy propose un référendum
  • Le PCF du Val-de-Marne lance la mobilisation pour 2014
  • Quinze jours de grand vote pour les petites entreprises
  • Le combat se poursuit pour Aurore Martin
  • CFDT : François Chérèque passe le témoin à Laurent Berger, notre enquête.
  • Europe : dette grecque, un allègement pour peser... toujours plus lourd.
  • Palestine : entretien avec Jean Asselborn, cvice-président et ministre des Affaires étrangères du Luxembourg qui soutient la démarche palestinienne.
  • Salon du livre jeunesse : quatre pages spéciales sur le rendez-vous de l'édition et de la presse jeunesse à Montreuil

Toute l'actualité sur l'Humanité.fr

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Eurogroupe : « un sauvetage du capital négocié sans les grecs » (PGE/PCF)

28 Novembre 2012, 10:36am

Publié par PCF Villepinte

 Eurogroupe : « un sauvetage du capital négocié sans les grecs » (PGE/PCF)L'Eurogroupe annonce un accord sur le versement d'une somme de 34,4 milliards d'euros à l'État grec le 13 décembre et sur la réduction de sa dette à hauteur d'environ 40 milliards d'euros. Un « sauvetage » de la Grèce ? Non, un sauvetage du capital négocié sans les grecs, entre Angela Merkel et Christine Lagarde. Les doux euphémismes et les enrobages ont assez duré. Il y a au moins trois vérités à rétablir pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui.

 D'abord, cet argent, fruit du travail des européens, n'ira pas au peuple grec et ne servira pas on plus à bâtir une économie saine. Sur les 34,4 milliards, 23,8 serviront à rembourser cash les banques, qui continueront à spéculer allègrement au lieu de financer l'économie des pays, tant que les règles ne seront pas changées.

Deuxièmement, le peuple grec a déjà payé la crise de la finance. Et ces fonds ne sont dégagés que si les « memorandums » de la troïka et les engagements du gouvernement Samaras sont respectés, c'est à dire si les cures d'austérité sont appliquées. La crise humanitaire ne fait que commencer.

Dernière vérité : bloquer le financement de l'économie réelle, casser les services publics, le travail et la protection sociale... c'est faire augmenter la dette et repousser à des dizaines d'années son remboursement. D'où l'allègement ridicule qui devrait assurer que la dette ne dépasse pas les 124% du PIB d'ici 2020, alors qu'elle était autour de 80% avant la crise.

 

Le Parti de la gauche européenne (PGE) réaffirme son soutien à SYRIZA-FSU car le redressement de la situation en Grèce passe par un changement politique vers le progrès, et organisera en 2013 un sommet sur la dette. Les politiques d'austérité doivent cesser, une annulation des dettes illégitimes et un investissement massif pour relancer l'économie grecque et créer de l'emploi doivent être des priorités.

 

 

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La France pour l'adhésion de la Palestine à l'Onu comme observateur

27 Novembre 2012, 17:36pm

Publié par PCF Villepinte

En réponse à une question du député François ASENSI, Vice-Pt du groupe d'amitié France-Territoires palestiniens, le ministre des Affaires étrangères vient d'annoncer à l'Assemblée nationale que la France voterait en faveur de l'entrée de la Palestine à l'ONU.
C'est une grande avancée pour la reconnaissance des droits du peuple palestinien.

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André Chassaigne craint "que l'on renforce encore une fois l'extrême droite"

27 Novembre 2012, 14:03pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Le chef de file des députés Front de Gauche a souligné mardi qu'un groupe parlementaire devait défendre des idées, et non règler les questions internes à un parti, en allusion au projet de François Fillon de groupe R-UMP et a réaffirmé sa "crainte que l'on renforce encore une fois l'extrême droite".

"Si c'est une simple instrumentalisation du fonctionnement parlementaire pour régler des questions internes de l'UMP, cela ne contribuera pas à redonner à la politique ses lettres de noblesse, bien au contraire", a dit le président des députés Front de gauche à la presse.

Aux yeux du député communiste du Puy-de-Dôme, "l'existence d'un groupe parlementaire, c'est pour défendre des idées, porter une politique, faire des propositions". "Si c'est uniquement sur la base d'opposition de personnes, je ne me fais aucune illusion sur un contenu différent porté par un nouveau groupe", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.

André Chassaigne a réaffirmé sa "crainte que l'on renforce encore une fois l'extrême droite avec un paysage politique qui ne redonne pas à la politique ses lettres de noblesse".

Lire aussi :

Fillon divise le groupe parlementaire de l'UMP, et appelle le sien Rassemblement
UMP : Copé à nouveau annoncé vainqueur
La communication de l'UMP "mobilisée au seul profit de Copé"

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La France renoue avec le Venezuela de Chavez

27 Novembre 2012, 14:01pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : renault, france, hugo chavez, benoît hamon, vénézuéla, coopération,

 

 

Quatre ans après la visite de Hugo Chavez à Paris (photo), la France et le Venezuela ont "renoué les fils du dialogue", avec la visite à Caracas de Benoît Hamon.

Les deux pays ont signé ce dimanche sept accords de coopération. La volonté de François Hollande est de "renouer les fils du dialogue qui n'étaient pas totalement rompus mais qui étaient un peu détendus ces dernières années", sous la présidence de Nicolas Sarkozy, a expliqué dimanche en fin de journée à l'AFP Benoît Hamon, ministre français de l'Economie sociale et solidaire. Il a profité de l'occasion pour féliciter le président Hugo Chavez pour sa "brillante réélection", début octobre.

Avant son départ lundi, le ministre français doit également rencontrer le vice-président vénézuélien Nicolas Maduro. Il s'agit de la première visite en Amérique latine d'un membre du gouvernement français depuis l'élection à la présidence de la République du socialiste François Hollande, en mai.

Renault s'installe

Les accords, signés samedi, portent sur des domaines comme l'industrie, les mines, la science et le tourisme, selon un communiqué publié dimanche du ministère vénézuélien de l'information et de la communication. Selon les officiels vénézuéliens, un des accords prévoit l'installation d'une unité d'assemblage de véhicules Renault, et envisage la possibilité de production de pièces détachées sur place.

Les deux gouvernements ont également signé un accord destiné à simplifier les procédures d'extradition, a ajouté à l'AFP un responsable de l'embrassade de France.

  • A lire aussi:

S.G.

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Vidéo: "On n'a pas voté pour ce changement, monsieur Montebourg"

27 Novembre 2012, 13:57pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : arnaud montebourg, droit syndical, loiret, les vidéos de l'humanité, compétitivité-emploi, politique budgétaire, redressement productif, pacte de croissance,

 

 

En visite ce lundi à l'usine Duralex de La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), le ministre du Redressement productif n'a pas esquivé les questions des syndicats du Loiret. Echange sans concession sur...

 

 

Vidéo l'Humanité.fr: Montebourg face aux syndicalistes du Loiret

... le pacte de compétitivité et ses 20 milliards d'euros de crédit d'impôts dont Aurelio Ramiro, secrétaire départemental de la CGT Loiret, conteste l'utilité et le principe, ou sur le vote d'une loi interdisant les licenciements boursiers. "Nous faisons confiance au dialogue social et aux entreprises", lui rétorque Arnaud Montebourg. Le ministre confirme aussi que le gouvernement ne votera pas de loi d'amnistie pour des condamnations liées à des activités syndicales. Il affirme aussi que la nouvelle banque publique d'investissement est le remède au coût du capital imposé par les actionnaires des entreprises.

  • A lire aussi:

Florange, la nationalisation est la seule solution viable

Montebourg au créneau sur la compétitivité

Vidéo Joseph Korda

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La France doit dire oui à l’admission de la Palestine à l’ONU !

27 Novembre 2012, 13:46pm

Publié par PCF Villepinte

jeudi 22 novembre 2012 Association France Palestine

 

Dans les pro­chaines semaines, l’Assemblée générale de l’ONU va se pro­noncer sur la demande pales­ti­nienne d’admission au sein de l’organisation comme "Etat non membre" avec tous les droits affé­rents à ce statut.

Cette démarche vise à sur­monter l’impasse du "pro­cessus de paix" initié à Oslo et de "négo­cia­tions" menées sans réfé­rence aux para­mètres du droit inter­na­tional. Elle répond à une question simple : oui ou non, l’Etat de Palestine a-​​t-​​il vocation à exister et à être reconnu dans les fron­tières de 1967 avec Jérusalem-​​Est comme capitale, confor­mément au droit inter­na­tional, et donc admis au sein de la com­mu­nauté des nations ? Cette demande place les Etats membres devant leurs res­pon­sa­bi­lités : oui ou non, vont-​​ils enfin choisir de faire un acte poli­tique pour imposer le droit ?

La France ne peut se dérober devant pareille res­pon­sa­bilité. François Hol­lande s’y était engagé et, avec lui, sa majorité. Aujourd’hui, toute esquive aurait des consé­quences gra­vis­simes et don­nerait quitus à l’occupation. Elle com­pro­met­trait pour long­temps la cré­di­bilité de notre pays qui affirme vouloir s’engager pour un règlement, fondé sur le droit. C’est le moment d’agir !

La France doit voter "oui" à l’admission de l’Etat de Palestine à l’ONU comme elle a voté pour son admission à l’Unesco. Entraînant avec elle ses amis et par­te­naires, euro­péens notamment, elle choisira la seule voie qui vaille, celle du droit qui per­mettra la coexis­tence de deux états vivant côte à côte en paix et en sécurité.

Pascal Boniface, géo­po­li­to­logue ; Rony Brauman, médecin, ancien pré­sident de Médecins sans fron­tières ; Anne Brunswic, écrivain, jour­na­liste ; Jean-​​Paul Cha­gnollaud, pro­fesseur des uni­ver­sités ; Manu Chao, auteur, com­po­siteur, inter­prète et musicien ; Rokhaya Diallo, édito­ria­liste pour la télé­vision et la radio ; Miguel Angel Estrella, pia­niste, ambas­sadeur de l’Argentine à l’Unesco ; HK et les Sal­tim­banks, groupe de musique ; Jacques Gaillot, évêque français ; Gisèle Halimi, avocate, ancienne députée à l’Assemblée nationale, repré­sen­tante de la France à l’Unesco ; Sté­phane Hessel, diplomate et militant ; Marcel-​​Francis Kahn, pro­fesseur, ancien copré­sident de l’AFPS ; Edgar Morin, socio­logue et phi­lo­sophe ; Lilian Thuram, ancien foot­balleur et créateur de la Fon­dation Lilian Thuram-​​Education contre le racisme ; Domi­nique Vidal, his­torien et jour­na­liste ; Zebda, groupe de musique ; Jean-​​Claude Lefort, pré­sident de l’Association France Palestine Soli­darité ; Claude Léostic, pré­si­dente de la Pla­te­forme des ONG fran­çaises pour la Palestine ; Pierre Tar­ta­kowsky, pré­sident de La Ligue des droits de l’homme.

La CGT demande un vote positif de la France

Courrier de Bernard Thibault à François Hollande

mardi 27 novembre 2012


b thibault

 

Ce Jeudi 29 Novembre, l’Organisation des Nations Unies sera appelée à se prononcer sur la demande d’admission de la Palestine en qualité d’Etat observateur non membre, sans droit de vote.

Le contexte dans lequel cette demande sera examinée, une fois encore, est tragiquement marqué par le sang et les larmes de centaines de victimes innocentes.

Dans un courrier adressé à François Hollande, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT demande au Président de la République un "vote positif de la France" conforme au 59ème engagement pris lors de la campagne de l’élection présidentielle.

Extraits :

"Un vote positif apparaîtrait aussi en conformité avec ce que souhaitent une grande majorité de français et au-delà même, deux européens sur trois selon un récent sondage de l’IFOP".

"Un vote positif permettrait enfin de tendre la main au camp de la paix. Une abstention reviendrait au contraire à renforcer en Palestine comme en Israël les éléments les plus radicaux et retarderait inévitablement, voire hypothèquerait durablement les perspectives de paix. En conséquence, je vous demande, Monsieur le Président, d’œuvrer pour l’admission de la Palestine en qualité d’Etat observateur non membre de l’ONU."

 

- Le courrier de B. Thibault à F. Hollande

 

 

asensiDéclaration de F. ASENSI

"La Palestine à l’ONU, Monsieur le Président, c’est maintenant !"

mardi 27 novembre 2012



 

François Asensi interviendra aujourd’hui à l’Assemblée nationale lors des questions au Gouvernement, à l’avant-veille de la décision de l’Assemblée générale de l’ONU, pour appuyer la reconnaissance de l’Etat palestinien auprès du gouvernement français.
"La Palestine à l’ONU, Monsieur le Président,

c’est maintenant !"

 

Malgré la trêve négociée entre Israël et le Hamas, la situation à Gaza et au Proche-Orient reste extrêmement fragile. Depuis plusieurs semaines, les ennemis de la paix attisent à dessein les tensions. Ne soyons pas dupes, désarmons cette politique du pire !

Les provocations, aussi inquiétantes soient-elles, ne doivent pas détourner de la question essentielle : la demande d’admission à l’ONU de l’Autorité palestinienne, soumise au vote des Nations jeudi 29 novembre. A ce jour, la France n’a toujours pris position.

Je demande solennellement au Président François Hollande d’affirmer enfin le soutien de la France à l’entrée de la Palestine à l’ONU, et la reconnaissance par notre pays de l’Etat palestinien.

Au nom des députés du Front de gauche, je formulerai cette demande à l’Assemblée nationale, lors des questions au Gouvernement, mardi 27 novembre, à l’avant-veille de la décision de l’Assemblée générale de l’ONU.

Le processus de paix a depuis trop longtemps démontré son impasse. Il est urgent de changer d’approche. Reconnaître enfin l’Etat palestinien, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, constitue la seule issue pour éviter le chaos, les violences et l’injustice.

Membre du Conseil de sécurité de l’ONU, la France doit appuyer cette solution et convaincre ses partenaires européens.

Dans son Histoire, la France a su prendre des actes forts en faveur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il est temps de renouer avec ce message universel de la France et avec l’indépendance de sa diplomatie.

Le 29 novembre, la communauté internationale a rendez-vous pour faire triompher le droit international et la paix. Il serait impensable que notre pays manque à l’appel !

 

 

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Le début de la fin pour le protocole de Kyoto ?

26 Novembre 2012, 13:20pm

Publié par PCF Villepinte

Le Qatar est le champion du monde des émissions de gaz à effet de serre par habitant

 

La 18e conférence de l’ONU sur les changements climatiques s’ouvre aujourd’hui au Qatar. En jeu : un nouvel accord global à l’horizon 2020 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Choisir pour lieu d’accueil un pays producteur de pétrole était-il le bon message à adresser au monde ? Toujours est-il que c’est à Doha, au ­Qatar, que démarre aujourd’hui la 18e conférence des parties (COP, en anglais) de l’ONU sur les changements climatiques. Au menu, toujours le même enjeu, à savoir celui de trouver un terrain d’entente internationale qui permette de réduire de façon importante et rapide les émissions de gaz à effet de serre (GES). Avec, cette fois, pour singularité, que la conférence de Doha marque la fin d’un cycle et le début d’un nouveau.

Fin d’un cycle, avec l’achèvement de la première période du protocole de Kyoto (PK pour les initiés), qui imposait aux pays industrialisés de diminuer de 5,2 % leurs émissions de CO2 (1) entre 2008 et 2012. Et début d’un nouveau, avec la perspective d’un accord mondial nouvelle formule, lequel entrerait en vigueur en 2020 et engagerait l’ensemble des pays, y compris la Chine et les États-Unis.

Les bases en ont été jetées l’an dernier, lors de la 17e COP, qui se tenait à Durban. Une « avancée historique », ­notaient à l’époque certains acteurs. L’enthousiasme, pourtant, mérite d’être nuancé : depuis ­Copenhague, les négociations ont plutôt eu tendance à reculer sur le fond et, à moins de bouleversements majeurs, Doha pourrait sonner définitivement le glas des grands principes qui guidaient jusqu’alors le processus des négociations.

Très bref résumé pour comprendre. 1997 : c’est l’avènement du protocole de Kyoto, lequel engage les pays industrialisés à réduire leurs gaz à effets de serre. Seuls les États-Unis ne le signeront pas, refusant d’avoir des comptes à rendre à la communauté internationale. Car le PK a ceci de remarquable : il est le seul accord à être « juridiquement contraignant », autrement dit à intégrer (en tout cas sur le ­papier) des mécanismes de sanction applicables aux États qui ne respecteraient pas des objectifs définis mondialement. Autre singularité : il ­reprend à son compte le principe de « responsabilités communes mais différenciées », lequel reconnaît la responsabilité principale des pays du Nord dans la pollution de l’atmosphère et exempte ceux en développement de s’engager aux mêmes efforts.

En 2009, la conférence de Copenhague marquera un net tournant concernant ces deux points, en débouchant, sous la pression des États-Unis, de la Chine et d’autres pays opportunistes, sur un simple accord politique : chaque pays industrialisé y avance, sans engagement aucun, son propre objectif de diminution de GES, par lui-même défini sur une base volontaire. Le résultat ne se fait pas attendre : à en croire les calculs, l’ensemble des promesses mises sur la table ne permet pas de réduire les émissions de gaz à effet de serre de plus de 17 % d’ici à 2020, quand il faudrait que ce taux atteigne au moins 25 %. Pays du Sud et ONG dénoncent un échec magistral.

Depuis, tout le jeu consiste à rétablir leur confiance dans le processus, sans en faire fuir ni la Chine ni les États-Unis. Autrement dit à garder le protocole de Kyoto suffisamment vivant pour satisfaire les premiers et suffisamment mort pour ne pas mécontenter les autres. C’est ce qui s’est joué à Durban, ou l’Europe, et plus timidement l’Australie (mais ni les États-Unis, ni la Russie, ni le Canada), se sont réengagées verbalement pour une ­seconde période du protocole de Kyoto, laquelle pourrait être reconduite jusqu’en 2019 – peu de chance, néanmoins, qu’elle s’accompagne d’engagements chiffrés. Après quoi pourrait prendre forme un nouvel accord post-2020, donc. Celui-ci inclurait tous les pays. Sera-t-il contraignant ou pas ? Reprendra-t-il, ou non, le principe de responsabilité différenciée ?

Ce sera là tout l’enjeu de Doha, mais le fait est qu’à Durban, en 2011, il n’en ­prenait pas la voie.

Lire aussi :

Les scientifiques simulent le climat du futur
Protocole de Kyoto : habemus panade
Sommet de Durban sur le climat : les non-dits et les urgences réelles

 

Marie-Noëlle Bertrand

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Florange : la nationalisation défendue par les élus locaux

26 Novembre 2012, 13:17pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 25 Novembre 2012

 

 

Dans une lettre ouverte, les élus de Moselle demandent à François Hollande de nationaliser temporairement l'usine ArcelorMittal de Florange pour sauver ses deux hauts fourneaux et les 629 emplois qui y sont attachés. Ce qui relance à gauche la question de la prise de contrôle par l'Etat initiée mercredi par Arnaud Montebourg et porté depuis longtemps par les syndicats.

"Comme le Ministre du Redressement Productif, nous demandons une prise de contrôle public temporaire de l'Etat pour permettre à un opérateur industriel de reprendre l'activité de l'ensemble du site", écrivent les élus lorrains dans une lettre ouverte adressée samedi au président de la République. Le courrier est co-signé par Jean-Pierre Masseret, président socialiste du conseil régional de Lorraine, Patrick Weiten, président UMP du conseil général de Moselle, les responsables départementaux de l'UMP, du PS, d'Europe Ecologie-Les Verts et du Parti communiste, par divers élus du bassin sidérurgique et par l'intersyndicale du site de Florange.
Les signataires justifient leur position par les enjeux "humains, territoriaux, industriels, technologiques et stratégiques" du dossier de Florange, dernière usine sidérurgique de Lorraine assurant l'ensemble du cycle de production de l'acier.  "Plus que jamais, nous sommes convaincus que l'industrie sidérurgique est hautement stratégique pour la France en particulier et pour l'Europe en général", "faute de quoi c'est toute une région qui risque, une fois encore, d'être victime alors que l'outil de production reste performant et porteur d'avenir", poursuivent-ils.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait évoqué cette éventualité mercredi, en raison du refus d'ArcelorMittal de vendre l'intégralité du site, seule solution à même d'intéresser un éventuel repreneur. Le ministre du Travail, Michel Sapin, avait ensuite désamorcé cette position en estimant sur LCI qu'"on (n'était) plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie". La démarche des élus lorrains intervient à cinq jours de la fin du délai accordé par ArcelorMittal au gouvernement pour trouver un repreneur intéressé par la filière liquide (hauts-fourneaux, cokerie, aciérie).

Florange : la nationalisation promue par les élus locaux

 

Dans une lettre ouverte, les élus de Moselle demandent à François Hollande de nationaliser temporairement l'usine ArcelorMittal de Florange pour sauver ses deux hauts fourneaux et les 629 emplois qui y sont attachés. Ce qui relance à gauche le débat de la prise de contrôle par l'Etat initiée mercredi par Arnaud Montebourg.

 

"Comme le Ministre du Redressement Productif, nous demandons une prise de contrôle public temporaire de l'Etat pour permettre à un opérateur industriel de reprendre l'activité de l'ensemble du site", écrivent les élus lorrains dans une lettre ouverte adressée samedi au président de la République. Le courrier est co-signé par Jean-Pierre Masseret, président socialiste du conseil régional de Lorraine, Patrick Weiten, président UMP du conseil général de Moselle, les responsables départementaux de l'UMP, du PS, d'Europe Ecologie-Les Verts et du Parti communiste, par divers élus du bassin sidérurgique et par l'intersyndicale du site de Florange.

Les signataires justifient leur position par les enjeux "humains, territoriaux, industriels, technologiques et stratégiques" du dossier de Florange, dernière usine sidérurgique de Lorraine assurant l'ensemble du cycle de production de l'acier. "Plus que jamais, nous sommes convaincus que l'industrie sidérurgique est hautement stratégique pour la France en particulier et pour l'Europe en général", "faute de quoi c'est toute une région qui risque, une fois encore, d'être victime alors que l'outil de production reste performant et porteur d'avenir", poursuivent-ils.

 

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait évoqué cette éventualité mercredi, en raison du refus d'ArcelorMittal de vendre l'intégralité du site, seule solution à même d'intéresser un éventuel repreneur. Le ministre du Travail, Michel Sapin, avait ensuite désamorcé cette position en estimant sur LCI qu'"on (n'était) plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie". La démarche des élus lorrains intervient à cinq jours de la fin du délai accordé par ArcelorMittal au gouvernement pour trouver un repreneur intéressé par la filière liquide (hauts-fourneaux, cokerie, aciérie).

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