Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

coup de gueule

Sexisme(s)

26 Mars 2021, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

Pierre Ménès, la beaufitude incarnée. 

 

Horreur.

 «De quoi souffres-tu ? De l’irréel intact dans le réel dévasté ?» demandait René Char. Le tourbillon de la vie ne finit pas toujours au siphon. Mais, ces temps-ci, nous nous enfonçons souvent dans le flou et l’affliction, découvrant chaque jour un peu plus – est-ce vraiment une «révélation» ? – l’emprise du sexisme et, pire encore, dans toutes les couches de notre société.

Ainsi en fut-il après avoir visionné l’extraordinaire documentaire Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste, de Marie Portolano, diffusé par Canal Plus, mais censuré par ladite chaîne, qui a osé retirer, summum de l’indignité du groupe de Vincent Bolloré, toute référence aux agissements d’un de ses chroniqueurs vedettes : l’ineffable Pierre Ménès. Vous voyez de qui il s’agit ?

Le bloc-noteur l’a beaucoup croisé sur les stades jadis, quand celui-ci émargeait dans la presse écrite sportive et incarnait déjà, par ses provocations de couloir, la beaufitude sexiste dans toute son horreur. Vous vous en doutez : il ne brillait pas seul en ce domaine de l’abject, c’était même une seconde nature dans ce milieu-là. Mais, allez savoir pourquoi, lui, il se distinguait déjà, sans jamais «jouer un personnage», puisque ses paroles et ses agissements se confondaient en un «tout» conforme à lui-même. La suite de sa «carrière» à la télévision ne nous démentira jamais. Grande gueule sur les plateaux, dérapages en tout genre souvent mâtinés de racisme. Et puis les femmes, surtout les femmes…

Agressions. 

Il y a ce que nous avons vu. Le baiser volé à Francesca Antoniotti sur le plateau de feu Touche pas mon sport. Puis une autre embrassade de force d’Isabelle Moreau, lors d’un Canal Football Club, voilà dix ans. Dans le documentaire censuré, une partie du témoignage de cette dernière s’avère éloquent : elle y fond en larmes au souvenir de cet épisode choquant. Et pour cause. Il s’agit bien d’une agression sexuelle.

Il y a aussi ce que nous ne verrons jamais, les actes «hors antenne». Et les mots stupéfiants qui vaudraient à n’importe quel employé d’une entreprise des sanctions sévères, sinon irrémédiables. Pierre Ménès à une collègue : «T’es habillée en salope aujourd’hui !» Ou encore : «T’aimes sucer des bites !» lancé à la cantonade. Ou ce message dans lequel il invite Marie Portolano à venir au bureau «avec ses lunettes de secrétaire perverse».

 Rassurons-nous, juste un «style franchouillard» assumé, que plusieurs de ses confrères journalistes (masculins, donc) «appréciaient plutôt». Dans la même lignée, ou pire on ne sait plus, il y eut également le tournage d’un film de promotion interne sur les coulisses de Canal, au cours duquel il força une maquilleuse à mimer une fellation devant la caméra en appuyant lourdement sur sa tête…

Pardonnez ces détails, mais ils font sens. Commentaire d’un salarié de l’époque : «Cela se passait toujours non loin de caméras ou de pontes de la chaîne. On a d’ailleurs toujours fait remonter. Mais rien d’autre que “oui, mais c’est Pierre, ça fait partie du personnage”.»

Odieux. 

Depuis, le beauf réac vulgaire a fait sa contrition sur le plateau de l’émission de Cyril Hanouna – ils vont bien ensemble. «Ces images sont scandaleuses. Franchement, quelque part, je le mérite un peu», a dit Ménès. On appréciera les «quelque part» et «un peu», lui qui procédait à des castings sauvages pour l’une de ses émissions ainsi : «Que des bombasses d’1,80 m, qui ne connaissaient pas toutes très bien le sport.»

 Une seule question : combien de victimes de ce type, que l’on dit «tactile» et «un peu libidineux», et par ailleurs «protégé au plus haut niveau». Certains affirment qu’il est «d’une autre époque». Et alors ? Hier serait moins critiquable qu’aujourd’hui ? Car, dans cette nouvelle affaire, il reste le cas Canal Plus. Protection des agresseurs sexuels, censures, licenciements : la tyrannie Bolloré n’en finit plus.

Enfin, n’oublions pas une évidence. Dans le paysage médiatique, Pierre Ménès n’est qu’un parmi tant d’odieux. Et ce sont les mêmes qui nous donnent, là comme ailleurs, et depuis trop longtemps, des leçons de philosophie appliquée au football…

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 26 mars 2021.]

Voir les commentaires

Désinvolture

25 Février 2021, 07:22am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 24/02/2021 par PCF

Formidable la désinvolture de notre ministre des Armées Florence Parly dans Le Figaro du 19 février dernier, page 8. Elle la joue martiale : « Les risques de conflit sont réels en mer de Chine. »

Mais le plus drôle est ailleurs, si l’on peut écrire : elle annonce un lancement de nouveaux sous-marins nucléaires, la modernisation des anciens bâtiments, multiplie ce genre de dépenses et quand le journaliste ose lui demander : « Quel en sera le coût ? », elle répond : « Plusieurs milliards d’euros ».

Texto. Sans gêne. Plusieurs milliards. 2 milliards ? 20 milliards ? 200 milliards ? Qu’importe ! « Plusieurs », dit-elle. Cette impudence doit faire rêver bien des élus, à qui on pinaille trois francs six sous de deniers publics dès qu’ils investissent, pour l’habitat, la culture, la solidarité.

Désormais, quand on les interrogera, ils n’ont qu’à répondre : « Des milliards ! Voyez le reste avec l’intendance, j’ai autre chose à faire. »

Gérard Streiff

 

Voir les commentaires

Civilisation

18 Février 2021, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 17/02/2021 par PCF

Un essai fait le buzz à droite, « Une histoire des inégalités » de Walter Scheidel. Son message est simple, radical ; il est formulé en deux temps : plus il y a d’inégalité et plus la civilisation se développe ; il n’y a pas de niveau insoutenable d’inégalité.

Le critique du Figaro s’enthousiasme et en profite pour tordre le cou à ce concept hideux d’égalité, qui « est comme la mort, une faucheuse ». Donc, si on a bien compris Scheidel (et Le Figaro), vu l’ampleur abyssale des actuelles inégalités, on peut raisonnablement en conclure qu’on a atteint un degré maximum de civilisation. C’est curieux mais, ici, on ne s’en était pas bien rendu compte.

Gérard Streiff

Voir les commentaires

Un drôle de virus

30 Mai 2020, 14:38pm

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

CGT: L'extrême droite n’est pas bienvenue dans nos manifestations

9 Décembre 2019, 08:38am

Publié par PCF Villepinte

Carte des mobilisations en France
Publié le 4 déc 2019
 

Temps de lecture : 2 min.

En soutenant la grève du 5 décembre, le Rassemblement national, parti d'extrême droite, joue encore la confusion mais ses positions sociales ne sont qu’une mascarade.

L’extrême droite, dont les positions racistes divisent les travailleurs et travailleuses, n’a pas sa place dans nos manifestations.

« Les solutions de gens qui sont racistes ne sont pas les bienvenues dans les mouvements sociaux. Le problème dans notre pays c'est pas l'immigration, c'est le partage des richesses. il y a des solutions simples. Nous, on est pour la retraite à 60 ans. Il suffit de reprendre les exonérations de cotisations dont bénéficient un certain nombre d'employeurs, ça représente 20 milliards. Il y a de quoi financer largement la retraite à 60 ans et améliorer les pensions », a déclaré Philippe Martinez, en réaction au soutien affiché du RN à la grève du 5 décembre.

En effet, le Rassemblement national s’est fendu d’un communiqué début novembre : la présidente du parti d'extrême droite « apporte son entier soutien au monde du travail, qui a des intérêts communs ».

Nous n'avons rien en commun !

Ce communiqué est dans la ligne du confusionnisme propre à ce mouvement qui feint de défendre des « positions sociales » sans jamais remettre en cause l’organisation capitaliste du travail ou les politiques patronales.

L’extrême droite adopte un discours « social » tout en restant sur une ligne nationaliste et raciste, qui cherche à se faire passer pour une forme de lutte contre le capital. Ils préfèrent diviser les travailleurs et travailleuses que combattre les politiques qui détricotent les conquis sociaux.

En effet, les positions « sociales » du RN s’inscrivent dans un tout autre cadre que nos revendications.

La priorité nationale et les mesures discriminatoires envers les étrangers sont au cœur de leur projet, là où nous défendons l’égalité des droits de tous les travailleurs et travailleuses comme un principe fondamental et émancipateur, permettant d’améliorer l’ensemble des droits ainsi que les conditions de travail et de vie.

C’est pourquoi le RN n'est et ne sera pas le bienvenu dans nos luttes, qui sont des luttes pour le progrès social et la défense des tous et toutes les travailleurs.

Nous sommes une organisation avec l'antiracisme chevillé au corps et nous n'aurons jamais rien en commun avec un mouvement qui porte une idéologie raciste et xénophobe.

Voir les commentaires

La dernière blague de Bruxelles : la Suisse sortie de la liste des paradis fiscaux par l’UE

11 Octobre 2019, 07:08am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 10/10/2019 par PCF

Décidément, en matière de lutte contre l’évasion fiscale, l’Union européenne ose tout. Déjà absente de la liste noire, la Suisse est ainsi sortie ce jeudi de la « liste grise » par un tour de passe-passe dont Bruxelles a le secret. Le pays du chocolat aurait donné des garanties suffisantes en matière d’échanges d’informations. Prière de circuler, il n’y a plus rien à voir en quelque sorte. Tous les experts et ONG, à commencer par Tax Justice Network, qui classent régulièrement la Suisse sur le podium mondial de la triche fiscal, avec les Etats-Unis et les Îles Caïman, n’ont décidément rien compris.

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/10601/attachments/original/1570718124/visuel_suisse.jpg?1570718124

Pourquoi sortir la Suisse à un tel moment, alors que les progrès évoqués concernent essentiellement les relations avec les Etats-Unis, en raison de l’application du FATCA ? Les pratiques des banques suisses, de surcroît, n’ont pas changé en profondeur puisqu’elles continuent de proposer des montages d’optimisation fiscale à l’extrême limite de la légalité, en tous les cas toujours opaques.

Avec une liste noire sur laquelle ne figure aucun des principaux paradis fiscaux, l’Union européenne affiche une inquiétante soumission aux intérêts financiers et géopolitiques. Des pays entrent et sortent ainsi des listes, tels le Panama, les îles vierges britanniques ou encore l’Arabie Saoudite, au gré des tractations diplomatiques et des enjeux économiques, plutôt qu’en vertu de réels progrès sur les pratiques dénoncées.

A l’heure où l’exigence de transparence n’a jamais été aussi forte, il est urgent de mettre en place des procédures claires et lisibles, comme la création d’une commission indépendante composée d’élus, mais aussi d’experts indépendants, pour établir des listes plus proches de la réalité. Il est inacceptable que des ONG classent 60 pays parmi les paradis fiscaux, quand les listes « officielles » des Etats, elles, n’en répertorient que quelques-uns et jamais les principaux. La France peut montrer l’exemple, en adoptant d’autres critères, plus solides, assortis de sanctions et en organisant un débat annuel au parlement, comme je l’ai détaillé en 2018 dans une Proposition de loi à l’Assemblée nationale. 

Fabien Roussel, député et secrétaire national du PCF, membre de la commission des finances

 

Voir les commentaires

Secret des affaires.

15 Mai 2018, 17:18pm

Publié par PCF Villepinte

 Action unitaire spectaculaire pour interpeller Emmanuel Macron et les parlementaires
Mardi, 15 Mai, 2018
Humanite.fr

Banderole déployée devant le Palais Bourbon à Paris le 15 mai 2018 à quelques jours de l'examen de la proposition de loi sur le secret des affaires. Photo : Jacques Demarthon/AFP

Banderole déployée devant le Palais Bourbon à Paris le 15 mai 2018 à quelques jours de l'examen de la proposition de loi sur le secret des affaires. Photo : Jacques Demarthon/AFP

Ce mardi 15 mai à 7h30 une centaine de militant·e·s et de personnalités ont déployé une banderole géante devant l’assemblée nationale pour interpeller Emmanuel Macron et les parlementaires sur la proposition de loi Secret des affaires.

Etaient notamment présent·e·s les personnalités et organisations suivantes : Edwy Plenel, Laurent Joffrin, Edouard Perrin, la CGT, Attac, Pollinis, Foodwatch, Greenpeace, Sherpa, Le Mouvement, les syndicats de journalistes (SNJ et SNJ-CGT), Sciences citoyennes, Informer n’est pas un délit, le Syndicat de la Magistrature…
 
La proposition de loi instituant le secret des affaires sera soumise le 24 mai à la Commission Mixte Paritaire. Elle est dénoncée par 53 organisations (syndicats et associations) et 23 sociétés de journalistes qui ont interpellé Emmanuel Macron le 16 avril dernier[1]. Pour empêcher que le secret ne devienne la règle et les libertés des exceptions, les organisations signataires exigent que le champ d'application du secret des affaires soit restreint aux seuls acteurs économiques concurrentiels. Malgré cette lettre ouverte, la pétition signée par plus de 550 000 personnes[2], et de multiples demandes de rendez-vous, Emmanuel Macron n’a pas répondu.
 
L’enjeu est pourtant de taille : la proposition de loi remet en cause les principes Républicains et permet aux entreprises de poursuivre journalistes, syndicalistes, lanceurs d’alerte, ONG voire simples salarié·e·s pour détention ou révélation de secrets d’affaires. La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) vient d’ailleurs d’appeler à la restriction du champ d’application de la loi aux seuls acteurs économiques concurrentiels[3].   
 
La coalition renouvelle son interpellation du Président de la République et des parlementaires : la commission mixte paritaire du 24 mai doit permettre d’amender en ce sens la proposition de loi de façon à garantir le respect des libertés fondamentales et de l’intérêt général.
 
Signataires de la lettre ouverte au Président de la République :
Appel-Muller Patrick, Directeur de la rédaction de l’Humanité ; Auroi Danielle, Présidente de Forum Citoyen pour la RSE ; Berille Luc, Secrétaire général de l’UNSA ; Beynel Éric, Porte-parole de Solidaires ; Binet Sophie et Kotlicki Marie-José, Secrétaires générales de l’Ugict-CGT ; Blanchet Lise, Présidente de la Commission SCAM des journalistes ; Borrel Thomas, Porte-parole de Survie ; Bounaud Laurène, Déléguée générale de Transparency International ; Cellier Dominique, Président de Sciences Citoyennes ; Collectif « On ne se taira pas ! » ; Compain Florent, Président des Amis de la Terre France ; Coriat Benjamin et Sterdyniak Henri, Économistes atterrés ; Cossart Sandra, Directrice de Sherpa ; Cutajar Chantal, Présidente de l’Observatoire Citoyen pour la Transparence Financière Internationale ; Darmon Muriel, Présidente de l’Association Française de Sociologie ; Deltour Antoine, Lanceur d’Alertes LuxLeaks ; Derigny Alexandre, Secrétaire Général de la Fédération des Finances CGT ; Dubreuil Katia, Présidente du Syndicat de Magistrature ; Duval Guillaume, Président du Collectif Éthique sur l’étiquette ; Faucheux Benoît, Directeur général de CCFD Terre Solidaires ; Fayet Véronique, Présidente du Secours Catholique ; Fontaine Alain, Directeur général de Terre des Hommes France ; Julliard Jean-François, Directeur exécutif de Greenpeace France ; Kalinowski Wojtek, Co-directeur de l’Institut Veblen ; Kragl Ingrid, directrice de l’information de Foodwatch ; Laarman Nicolas, Délégué général de Pollinis ; Lanier Vincent, Premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes ; Lefevre Christophe, Secrétaire national en charge des affaires européennes de la CFE-CGC ; Lepers Elliot, Directeur de l’ONG Le Mouvement ; Mahieu Laurent, Secrétaire général de la CFDT Cadres ; Marolleau Jean-Louis, Secrétaire exécutif du Réseau Foi et Justice Afrique Europe – Antenne de France ; Martinez Philippe, Secrétaire général de la CGT, Merckaert Jean, Rédacteur en Chef de la Revue Projet ; Monfort Patrick, Secrétaire général du SNCS-FSU ; Morin Jérôme, Secrétaire général de la F3C CFDT ; Noisette Christophe, Rédacteur en Chef d’Inf’OGM ; Pedersen Birthe, Présidente d’Action Aid France – Peuples Solidaires ; Peres Éric, Secrétaire général de FO Cadres ; Perrin Édouard, Président du Collectif « Informer N’est Pas un Délit » ; Petitjean Olivier, coordinateur à l’Observatoire des Multinationales ; Pigeon Martin, Corporate Europe Observatory ; Plihon Dominique et Trouvé Aurélie, Porte-paroles d’Attac; Poilane Emmanuel, Directeur général de France Liberté et président du CRID ; Poitier Julie, Directrice de Bio Consom’Acteurs ; Rehbinder Lison, Coordinatrice de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires ; Remy Clément, Président de Pollinis ; Rizzoli Fabrice, CrimHalt ; Roques Laurence, Présidente du Syndicat des Avocats de France ; Salemkour Malik, Président de la Ligue des Droits de l’Homme ; Vire Emmanuel, Secrétaire général du Syndicat National des Journalistes CGT ; Youakim Marie, Co-présidente de Ritimo ; SDJ des Échos ; SDJ de Premières Lignes ; SDJ de TV5 Monde ; SDJ de BFMTV ; SDJ de l’AFP ; SDJ de Challenges ; SDJ de la rédaction nationale de France 3 ; SDJ de Télérama ; SDJ du JDD ; SDJ de l’AEF ; Société des rédacteurs du Monde ; SDJ de Radio France ; SDJ du Figaro ; SDJ du Point ; SDJ de RTL ; SDJ de La Vie ; SDJ de Libération ; Rédaction d’Alternatives Economiques ; SDJ de TF1 ; SDJ de RMC, SDJ de Mediapart ; SDJ de l’Humanité ; SDJ de France 2 ; Prix Albert Londres ; Télé Libre.

Voir les commentaires

Bon débarras.

11 Avril 2013, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

Le syndicat britannique des mineurs (NUM) ne pleure pas la mort de Thatcher
Mots clés : margaret thatcher,

 

 

L'héritage de ce que le gouvernement conservateur a fait à l'industrie britannique sous Thatcher n'a pas de quoi susciter la fierté de ceux que qu'ils veulent vraiment le meilleur pour notre peuple.

 

Naturellement, Thatcher était le symbole même de la « libre entreprise » et elle s'est mise au service de ceux dont les intérêts sont de dégager des profits pour une minorité.

Le secteur des mines de charbon n'est pas le seul à avoir subi la démolition d'une industrie de niveau mondial au nom de « l'économie de marché ».

Thatcher a vécu assez longtemps pour voir ses convictions anéanties lorsque l' « économie de marché » s'est effondrée, réduite à quémander l'aide de l’État.

 

Contrairement aux banques qui ont spéculé, fraudé et ont été renflouées – les mines de charbon ont été fermées et les quartiers laissés à l'agonie.

Margaret Thatcher n'est plus mais les dégâts causés par sa politique, fatalement vouée à l'échec, restent hélas toujours présents parmi nous.

Bon débarras.

Communiqué du Syndicat national des mineurs (NUM)

Voir les commentaires

Le Reborn navigue dans des eaux bien troubles

21 Janvier 2013, 08:44am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 17 Janvier 2013

Cactus Les dessous chics

 

 

 

Cactus. Chronique de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon.

 Pour son Noël 2012, Bernard Tapie s’est offert la 
Provence, quotidien du midi. Tel le Phénix qui renaît de ses cendres, le nouveau patron de presse reprend pied à Marseille, dans l’objectif supposé d’une candidature, en 2014, au poste de maire de la deuxième ville de France. Il y fut le roi du football, il pourrait bien être prince de la Canebière.

C’est donc tout naturellement que Bernard Tapie a demandé à la municipalité de Marseille une place dans le Vieux-Port pour y amarrer son yacht. Celui-ci, délicieusement rebaptisé Reborn, c’est-à-dire renaissance en anglais, mesure 70 mètres de long et occupe le 97e rang du palmarès mondial des yachts de luxe. C’est certainement pour gagner quelques places dans ce classement que Bernard Tapie l’a fait rallonger de 5 mètres. Acheté 60 millions d’euros, en 2010, ce palace des mers a été entièrement rénové avec une piste d’hélicoptère, une piscine à contre-courant, un jardin tropical et huit cabines. Il peut être loué, avec ses 25 membres d’équipage, 600 000 euros la semaine. Il peut accueillir 12 hôtes.

Bernard Tapie a pu acquérir ce magnifique bateau grâce à la générosité involontaire des contribuables. 220 millions d’euros (nets d’impôt) lui ont été offerts par un tribunal arbitral, donc hors du cadre juridique stricto sensu, en 2008. Ce joli chèque lui a été remis en dédommagement des pertes subies en février 1993 à l’occasion de la vente de l’entreprise Adidas par le Crédit lyonnais. Un pactole qui a contribué à ce renouveau du personnage pour lequel il n’y a pas de petits profits. Le Reborn navigue en effet sous pavillon de complaisance, localisé dans une île particulièrement recherchée pour cet usage, Man, située entre l’Écosse et l’Irlande : la fiscalité y est au moins aussi douce que le climat.

Le libéralisme économique, qui ne doit connaître ni contraintes, ni frontières, ni lois, fait bon ménage avec le libéralisme psychique qui ne s’embarrasse plus de culpabilité mais affiche le cynisme, la décomplexion vis-à-vis des valeurs morales et de l’argent.

Le reste du magot perçu serait, sous le sigle GBT (Groupe Bernard Tapie), mis à l’abri dans cette société holding abritée en Belgique, où la fiscalité est tout aussi aimable que les taxes maritimes à Man. Bernard Tapie, le « faiseur de fric » sous François Mitterrand, qui l’a fait ministre de la Ville, a pu rebondir après un passage à la prison de la Santé, grâce à son engagement auprès de Nicolas Sarkozy. Cela valut quelques menaces à Christine Lagarde, qui était ministre de l’Économie et des Finances lors de la mise en place du tribunal arbitral, qui ne pouvait être constitué sans l’accord de l’administration. La saisine de la Cour de justice de la République par neuf députés socialistes, le 1er avril 2011, n’a pas empêché l’ex-ministre des Finances d’être nommée, le 30 juin 2011, directrice générale du FMI, en remplacement de Dominique Strauss-Kahn, favori pour la présidentielle de 2012, mais déchu brutalement de toutes ses fonctions et aspirations. Bien que, le 4 août 2011, la commission des requêtes de la Cour de justice de la République se soit prononcée pour une saisine de sa commission d’instruction visant Christine Lagarde, celle-ci continue, comme si de rien n’était, à diriger les finances du monde libéral.

L’avidité d’un système capitaliste et sa vitalité, dans lequel la politique s’est fondue, se soumettant aux exigences de la finance et des affaires mondialisées, sont en harmonie avec la libération des pulsions et des désirs qui contribuent à la constitution d’une véritable anthropologie libérale. Dernier ouvrage paru : l’Argent sans foi ni loi, conversation avec Régis Meyran, Paris, Textuel, 2012.

monique pinçon-charlot et michel pincon

Voir les commentaires

Le PCF et le PG dénoncent les "invectives" d'Harlem Désir

28 Décembre 2012, 23:10pm

Publié par PCF Villepinte

Capture d'écran

 

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles et le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon ont dénoncé vendredi la vigueur de la réaction du premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir à la diffusion de la vidéo du PCF fustigeant de façon sarcastique les sept premiers mois de François Hollande à l'Elysée.

Dans un communiqué au ton particulièrement remonté, Harlem Désir a appelé jeudi le PCF "à cesser de se tromper d'adversaire et à se garder d'une dérive contraire à sa tradition de responsabilité". Il avait en ligne de mire la récente vidéo du PCF, intitulé « 2013, rallumons les étoiles », moquant les promesses non tenues du candidat Hollande devenu président. "Ce clip qui vise de façon inacceptable le président de la République et le gouvernement est de mauvaise foi, mensonger et caricatural: il est une faute contre la gauche (...) et constitue "une honte pour ses auteurs", a accusé le responsable socialiste.

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, s'est étonné vendredi dans un communiqué de la vigueur de la réaction de Harlem Désir à la diffusion de la vidéo, la qualifiant de "totalement disproportionnée". "Notre clip (...), ne mérite en rien l'usage d'une artillerie aussi lourde", a-t-il ajouté, en glissant au passage que la vidéo a connu "près de 200.000 visites dès les deux premiers jours". "2013 doit être une année de conquêtes, de luttes face aux puissances de l'argent qui gouvernent", a souligné le porte-parole. "Mieux vaut user aujourd'hui d'un droit de critique, qu'être contraint à un devoir d'inventaire dans 5 ans", conclut-il.

De son côté le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui s'est félicité de la vidéo, a dénoncé vendredi les "invectives" du premier secrétaire du PS et d'appeller "Harlem Désir à la retenue". "Les invectives du premier secrétaire contre le clip expriment une exigence de soumission et de censure totalement inacceptable", a ajouté l'eurodéputé dans un communiqué. "Au lieu de vociférer, Harlem Désir ferait mieux de se demander quelle part de vérité si évidente il contient pour que tout le monde rie de si bon coeur en regardant ce plaisant petit film", conseille Jean-Luc Mélenchon. "Le gouvernement et son nouveau porte-parole feraient bien de cesser de se tromper d'adversaire", met-il en garde. "Il devrait se réjouir que cela soit fait avec humour et drôlerie plutôt que sur le ton arrogant et sectaire avec lequel le PS croit possible de traiter les partis de notre gauche", conclut l'eurodéputé.

"C'est vrai que ce clip augure bien de la suite (...). On n'hésite pas, le PCF et nous, à parler d'une opposition à la politique d'austérité du gouvernement", dit Eric Coquerel, responsable du Parti de Gauche, en rappelant que le Front de gauche mènera à partir de janvier une "grande campagne contre les politiques d'austérité" du gouvernement.

 

Lire aussi :

Jean-Luc Mélenchon dénonce les "invectives" de Harlem Désir
« Réaction totalement disproportionnée d'Harlem Désir » (O.Dartigolles – porte-parole du PCF)
Avant ses vœux, Hollande rappelé à ses résolutions

Voir les commentaires

1 2 3 4 > >>