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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le journaliste grec Costas Vaxevanis acquitté

3 Novembre 2012, 08:14am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 2 Novembre 2012

 

 

 

Jugé à Athènes, après avoir été arrêté pour la publication d’une liste de plus de exilés fiscaux en Suisse, le journaliste grec Costas Vaxevanis a été acquitté jeudi lors d'un procès éclair. Une bonne nouvelle, mais la rapidité de son arrestation, alors que personne n’avait porté plainte contre lui, laisse peut de doutes quant aux motivations politiques derrière ce procès.

Le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Hot Doc avait été arrêté le week-end dernier, soi-disant pour avoir enfreint la loi sur la publication de données confidentielles privées. Il risquait deux ans d'emprisonnement. Après une journée de procès, la salle d'audience remplie de journalistes, d'avocats des droits de l'homme et de simples citoyens, s'est levée pour acclamer le juge quand ce dernier a déclaré le journaliste non coupable.

Costa Vaxevanis a levé les pouces en l'air et sa fille adolescente s'est empressée de venir l'embrasser.  "Ce jugement n'est pas seulement juste, mais il libère le journalisme. Les journalistes en Grèce ont été retenus en otage pendant très longtemps", a déclaré le journaliste après le verdict. "Ce jugement offre la possibilité à nos collègues de faire leur travail sans menottes".

Costas Vaxevanis a été inculpé alors qu'aucune des personnes citées dans la liste n'a porté plainte pour violation de la vie privée, avaient souligné auparavant ses avocats.  "Au lieu de lutter contre les crimes des fraudeurs du fisc, la justice s'occupe de moi alors que j'ai fait mon devoir, mon devoir de transparence" expliquait le journaliste à l’ouverture de son procès.

Costas Vaxevanis a déclaré avoir reçu la liste via une source anonyme et affirme avoir agi au nom de l'intérêt général.  "Il n'y a pas la moindre preuve pour étayer ces accusations", avait-il dit à Reuters lors d'une suspension d'audience.  "Il y a de toute évidence des motivations politiques. Vous pouvez voir que la plupart des noms sur la liste sont proches du système politique." 

Lors de l'audience, le procureur a accusé le journaliste de diffamation à l'encontre des détenteurs de comptes et a estimé que Costas Vaxevanis cherchait à les "crucifier."  "Le peuple grec sait depuis deux ans maintenant qu'il existe une liste de gens qui sont riches, à juste titre ou pas, et qui sont intouchables", a répondu l'accusé devant le tribunal.  La rapidité de son arrestation et de la tenue de son procès ont suscité des protestations en Grèce où les gouvernements successifs sont accusés d'avoir épargné les riches pendant plusieurs décennies.

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Nouveau suicide à la Poste : les syndicats appellent le gouvernement à intervenir

3 Novembre 2012, 08:11am

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 2 Novembre 2012

 

 

 

"Mais bon, ça y est, le problème est réglé." Ce sont les derniers mots du postier qui s’est suicidé, mercredi après-midi, par pendaison, sur son lieu de travail, à La Fère (Aisne). Une heure environ avant de se donner la mort, l’homme avait envoyé à sa hiérarchie un courrier électronique avec, comme objet, un seul mot : « Adieu ».

Selon ce document qu’Europe1 publie sur son site internet, le guichetier ne supportait plus le manque de « reconnaissance » au travail. « Rien, rien du tout. Pas de bouée pour celui qui se noie à cause des décisions d’une hiérarchie aveugle, juste quelques coups de bâtons pour l’éloigner davantage du bord », a-t-il dénoncé. Le qualifiant de simple « façade », l’agent a également mis en cause « SoutienPostier », un dispositif d’alerte mis en place, en début d’année, par la direction du groupe après plusieurs suicides à la Poste.

Alors qu’un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), consacré à ce nouveau drame, était toujours en cours ce vendredi matin à Beauvais, les organisations syndicales ne manquent pas de réagir. Pour Bernard Dupin, administrateur CGT du groupe la Poste, « il y a urgence, il faut sortir de ce processus destructeur ». « On ne peut plus se contenter des paroles, des déclarations de bonnes intentions de la direction du groupe, constate-t-il. On ne peut pas non plus tolérer le silence radio de notre ministère de tutelle : cela fait six mois qu’un nouveau cycle politique a été ouvert dans le pays, et le gouvernement reste sourd et muet, alors que l’Etat actionnaire ne manque pas de moyens pour intervenir ! »

Pour le syndicaliste CGT, les causes d’un « épuisement physique et psychique » qui frappent les postiers er qui peuvent conduire à des drames comme celui de la Fère sont connues et identifiées. « C’est la politique menée depuis des années à la tête du groupe, celle qui a conduit à supprimer près de 90.000 emplois depuis l’arrivée de notre PDG, Jean-Paul Bailly, en 2002, à vendre le patrimoine, à passer à un management agressif, à se calquer sur les exigences de rentabilité et à faire la course aux dividendes, fustige encore Bernard Dupin. Comme si nous n’étions pas différent d’un service marchand, comme si notre mission n’était pas d’abord le service rendu au public ! Pour la CGT, le nœud du problème tient là, il faut rompre avec cette politique et, je le répète, nous attendons maintenant que le gouvernement prenne ses responsabilités. »

Dans un communiqué, SUD-PTT relève le fait que ce nouveau suicide « sʼest déroulé dans un des sites pilotes en expérimentation suite aux annonces du président de La Poste après le suicide de deux cadres en début dʼannée et qui servent de vitrine à la "nouvelle ère Bailly" ». « Le verdict est clair et sans appel, estime le syndicat. La direction en place a échoué puisque les mesures quʼelle a proposées et qui devaient selon elle résoudre la crise sociale ne règlent rien. De la même façon, la mission de la médiatrice de la vie au travail ne porte pas ses fruits : sur tous les cas que nous avons remontés, très peu ont été réglés et certains postiers n'ont jamais été contactés par les services de la médiatrice. »
Considérant que ce nouveau suicide souligne l’échec de la direction actuelle du groupe La Poste, SUD-PTT « pose la question de la démission de Jean-Paul Bailly » et indique : « C’est au gouvernement dʼy répondre. Il doit tirer toutes les conséquences de ce nouveau drame. »

Pour l’heure, du côté du gouvernement justement, Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée de l’Economie numérique, et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, ont simplement fait savoir qu’ils avaient appelé la famille du guichetier pour présenter leurs condoléances. « L'inspection du travail participe au CHSCT de La Poste, qui se réunit aujourd'hui à Beauvais, indiquent-ils tout de même dans leur communiqué. Dans le cadre de ses compétences, elle procède à une enquête permettant d'apporter toutes les informations nécessaires sur les circonstances de ce drame. »

Pas sûr que cette première réaction à chaud suffise à calmer la révolte des postiers face au terrible drame de La Fère.

Thomas Lemahieu

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Dans la région Centre, la SNCF lance un jeu-concours pour les contrôleurs

3 Novembre 2012, 08:08am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 2 Novembre 2012

 

Un "challenge", baptisé "lutte anti-fraude TER", pour sensibiliser les contrôleurs de la région Centre aux fraudes dans les TER, avec des récompenses à la clé comme des consoles de jeux ou des appareils photo, provoque la colère de la CGT.

"C'est la première fois que ça arrive", ne décolère pas Didier Barra, délégué CGT des contrôleurs de la région Centre, commentant l'information révélée par le site Rue89 jeudi. "Ils ont déjà monté des challenges comme ça du côté du guichet, ça peut se comprendre, mais de là à organiser un challenge sur la fraude, on n'avait jamais vu ça, c'est n'importe quoi, on ne savait pas que la boîte pouvait aller jusque là", a-t-il déclaré. "Nous sommes contre ce genre de procédé, que je trouve personnellement loufoque", rajoute Alain Lefaucheux, de la CGT Cheminots du Loiret.

Les agents du service commercial et du contrôle renforcé qui auront réalisé les meilleurs scores se verront remettre des chèques cadeaux, des consoles de jeux, des appareils photos numériques et des tablettes électroniques, comme le précise un document interne dévoilé par le site d'informations Rue89. "Ce que nous réclamons, ce sont des moyens humains pour effectuer nos missions de service public. Si les chemins de fer fonctionnaient comme avant, avec des moyens, il y aurait beaucoup moins de fraudes", réagit Alain Lefaucheux. "Cette course au fric va contribuer à braquer certains voyageurs contre les agents et cela pourrait rapidement dégénérer", s'inquiète le syndicaliste. La colère est d'autant plus grande, explique le syndicaliste, que les syndicats sortent d'un mouvement suite à des agressions des contrôleurs dans les TER. "Il y a un taux de fraude important mais l'entreprise se l'est créé elle-même: avec moins de personnel, les trains sont moins contrôlés, et avec le nouveau cadencement un agent seul ne peut pas contrôler tout le train tellement il est plein", assure Didier Barra.

La SNCF se défend de toute "prime au PV"

La direction régionale de la SNCF se défend de toute course aux procès verbaux. "Le but de ce challenge, comme il en existe beaucoup d'autres en entreprise, est de sensibiliser les agents à la falsification", explique une porte-parole. "Les équipes d'agents qui seront primées sont celles qui auront su appliquer les meilleurs barèmes. Le challenge est qualitatif et non quantitatif", ajoute-t-elle. Alain Lefaucheux n'est pas convaincu par l'argument : "Les agents qui travaillent dans les trains sont qualifiés, ils connaissent bien leur travail. Pas besoin de ces compétitions pour bien faire notre travail", dit-il. La CGT appelle à "boycotter ce style de challenge".

Lire aussi :

« Verbaliser sans être assermentée, j’ai dit non ! »

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Gérard FILOCHE, ancien inspecteur du travail, intervenant au Congrès du PS

2 Novembre 2012, 11:30am

Publié par PCF Villepinte

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Gérard Longuet fait un bras d'honneur aux Algériens et ne s'excuse pas

2 Novembre 2012, 09:04am

Publié par PCF Villepinte

Capture d'écran (Source : Public Sénat)

Politique - le 1 Novembre 2012

 

 

 

 

L'ex-ministre de la défense du gouvernement Fillon et ancien militant du mouvement d'extrême-droite Occident a déclenché une polémique pour avoir fait un bras d'honneur pendant le générique d'une émission dont il était l'invité, geste adressé au gouvernement algérien.

 

Invité mardi à un débat sur le mariage homosexuel, auquel il est farouchement opposé, dans l’émission "Preuves par 3" sur la chaîne parlementaire Public Sénat, l'ancien ministre Gérard Longuet (UMP) adresse un vigoureux bras d'honneur face à la caméra, tandis que le générique défile et que les micros sont éteints. Certains ont cru que ce geste était destiné aux homosexuels alors qu'il s'adressait en fait au gouvernement algérien, qui exige "une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français".

Le président du cercle d'amitié franco-algérien, Adam Benahmed, s'est dit jeudi, au nom de l'ensemble des membres de cette association, "outré et scandalisé par le geste inélégant et de voyou" de l'ancien ministre Gérard Longuet (UMP) "envers le peuple algérien ami". Dans un communiqué, le Dr Benahmed a appelé "l'ensemble des femmes et des hommes politiques français à la réprobation totale de cet individu qui déshonore la France et les Français et qui porte atteinte aux relations intenses, riches et amicales qui lient nos deux pays aujourd'hui".

Le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a estimé sur son compte twitter que "le geste de Gérard Longuet illustre malheureusement la brutalité vulgaire d'une certaine droite qui abîme trop souvent le débat républicain". Le président PS du Sénat Jean-Pierre Bel "a exprimé sa désapprobation après le geste grossier et injurieux que Gérard Longuet a adressé aux autorités algériennes".

Le seul qui a apporté son soutien est le député d'extrême droite, Gilbert Collard, qui a reproduit le geste devant les caméras de LCI : "Gérard Longuet a bien fait, il a enfin un peu d'honneur au bout du bras", a-t-il ajouté. Un soutien qui n'est pas une surprise quant on se souvient du lapsus de l'ex-ministre de la Défense : "Nous, au Front National"- et surtout en accordant une interview à l'hebdomadaire Minute interprétée comme une main tendue au FN, juste avant le second tour.

 

  • Lire aussi :

 

Gérard Longuet : gros sabots et bruits de bottes
Lapsus de Gérard Longuet: «Nous, au Front national»
Longuet, un poisson pilote familier des eaux sombres de l'extrême-droite

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Ce vendredi dans l'Humanité : un mariage – et des droits – pour tous ?

2 Novembre 2012, 09:01am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 2 Novembre 2012

 

 

Alors que la loi sur le « mariage pour tous » doit être présentée mercredi, la crainte d’une réforme minimale, excluant les questions de parentalité, persiste. Témoignage de Delphine, une mère « sociale », privée de droits après une rupture. Extraits.

Le rythme d’une semaine sur deux avec les enfants s’installe entre les deux femmes. Mais la mère biologique réclame plus et impose le 10 jours/5 jours. Dix jours avec les enfants pour elle, cinq jours pour Delphine. « J’ai accepté car très vite, je sentais qu’elle pouvait se rétracter du jour au lendemain. Et là, je n’aurais plus vu les enfants. »

Tout perdre. « Une violence sans nom », résume Delphine, qui se heurte à quelque chose qu’elle n’avait pas du tout envisagé : la revendication par son ex-compagne de la primauté du biologique sur « l’autre mère », la mère sociale. Une mère que la loi ne reconnaît toujours pas. Ce qui peut conduire à ces situations dramatiques. « Il faut régler la situation du parent social.

C’est une question d’égalité, en cas de séparation, il faut pouvoir le protéger, ainsi que les enfants », explique Carole Mécary, avocate engagée sur les droits des homosexuels. (...)

 

  • À lire sur le même sujet :

 

Entretien avec la sociologue Irène Théry : 'Un immense progrès, mais..."

  • Et aussi dans l'Humanité :

Sénat : le PS bouscule à gauche

Affaire Merah : les loupés policiers surgissent

Bricorama perd une nouvelle bataille du dimanche

Zyed et Bouna : entretien avec Samir Mihi, président de l'association Au-delà des mots : "Nous avons ressenti un grand soulagement"

États-Unis : des interrogations émergent sur l'état des infrastructures du réseau électrique après le passage de l'ouragan

Sur la Palestine, Hollande conforte NetanyahouChanson : entretien avec Benjamin Biolay à l'occasion de la sortie de Vengeance

 

  • Dans l'Humanité des débats:

 

Comment relancer l'industrie française ? Table ronde avec JEAN-LOUIS BEFFA, président d’honneur de Saint-Gobain, PIERRE FERRACCI, président du Groupe Alpha et MOHAMMED OUSSEDIK, secrétaire confédéral de la CGT.

Quelle politique pour la justice ? Face-à-face entre HÉLÈNE FRANCO, magistrate, membre du BN du Parti de gauche et BRUNO BESCHIZZA, policier, secrétaire national de l’UMP

Entretien avec MICHEL AGLIETTA, professeur à Paris-X, spécialiste de la Chine

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Salles de shoot : « le débat ne doit pas porter sur le bien ou le mal »

2 Novembre 2012, 08:57am

Publié par PCF Villepinte

 

 Salles de shoot : « le débat ne doit pas porter sur le bien ou le mal »

 

En matière de santé, le débat ne devrait pas porter sur le bien ou le mal, mais sur la meilleure prise en charge des personnes malades dans le respect de leur intégrité, simplement parce que tous sont des humains.

Le gouvernement ne doit pas tomber dans le piège dans lequel voudrait l’enfermer la droite, en le faisant passer pour irresponsable. La politique ultra-répressive menée sous Sarkozy pendant des années, a été un échec total.

La prévention des addictions, la réduction des risques, la prise en charge et le soin doivent être les fondements d’une grande loi de santé publique avec une prévention importante et une politique d’éducation ambitieuse dont il est urgent de lancer l’élaboration.

Une stratégie de réduction des risques doit se décliner au cours de l’accompagnement des personnes dépendantes. Les salles de consommation doivent permettre, dans un contexte d’éducation à la consommation à moindre risque de réduire l’ensemble des méfaits, sociaux comme médicaux, liés à ces pratiques.

Il faut abroger la loi de 1970 et promulguer une loi de santé publique articulant prévention, réduction des risques, prise en charge et soin.

 

 

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Espionnage : l'ex-chef de la sécurité d'Ikea accuse sa direction

2 Novembre 2012, 08:50am

Publié par PCF Villepinte

Le Point.fr- Publié le 29/10/2012 à 13:18

Jean-François Paris fait partie des cadres licenciés au printemps à la suite de l'ouverture d'une enquête pénale sur ces faits.

La police a perquisitionné début mars au siège français d'Ikéa et interrogé plusieurs personnes, ce qui semble avoir confirmé l'existence d'un système de surveillance et d'enquêtes privées illégales.© Denis Chalet / AFP

 

L'ancien responsable de la sécurité d'Ikea en France assure que l'espionnage d'employés par des officines payées par l'entreprise lui était demandé par la direction. Jean-François Paris fait partie des cadres licenciés au printemps à la suite de révélations de la presse et de l'ouverture d'une enquête pénale sur ces faits.

Il affirme dans des déclarations publiées lundi par Le Monde que tout a commencé par de simples vérifications - déjà illégales - via des cabinets privés sur le profil judiciaire d'employés afin d'éviter le recrutement de personnes condamnées. Jean-François Paris assure que la direction a dérapé au milieu des années 2000 vers un autre objectif, fouiller dans le passé des employés afin d'écarter les personnes susceptibles d'avoir une activité syndicale ou un comportement revendicatif.

Une politique "connue de la direction générale"

Il met en cause Jean-Louis Baillot, patron d'Ikea France à ce moment. "Il me demande de faire en sorte que ces gens-là ne soient plus recrutés. Je lui explique que ça ne sert à rien, mais il maintient sa volonté, il faut faire un filtrage, me dit-il", déclare Jean-François Paris. Selon lui, cette politique était "visée par la direction financière et connue de la direction générale". Elle aurait aussi consisté à placer des "espions" dans certains magasins afin de suivre les supposés agitateurs et réaliser des enquêtes dites de "réputation". "Je n'ai pas mesuré les conséquences pénales de mes actes. Si j'avais su, jamais je n'aurais pris le risque de m'exposer ou d'exposer ma famille", dit Jean-François Paris, qui a été placé en garde à vue à la police au début de la procédure.

Le groupe d'origine suédoise spécialisé dans le mobilier et les objets de décoration en kit a admis en avril des pratiques "contraires à son éthique" et promis d'y mettre fin. Saisie à l'origine par le syndicat Force ouvrière, la police a perquisitionné début mars au siège français du groupe à Plaisir (Yvelines) et interrogé plusieurs personnes, ce qui semble avoir confirmé l'existence d'un système de surveillance et d'enquêtes privées illégales. Des médias ont publié des échanges de courriers électroniques entre des cadres d'Ikea et des enquêteurs privés semblant montrer que l'espionnage privé d'employés et de clients était routinier depuis des années. Il est question notamment de l'accès au fichier de police Stic, qui recense toutes les personnes impliquées dans des interventions de police, même sans suites.

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Une grande victoire pour les familles de Zyed et Bouna

1 Novembre 2012, 08:49am

Publié par PCF Villepinte

Le grand frère de Bouna, Siyakha Traoré, a du mal à cacher sa joie après la décision de la Cour de cassation

 

 

 

La Cour de cassation a cassé le non-lieu prononcé en faveur des deux policiers mis en examen pour "non-assistance à personne en danger". Pour les avocats des familles et pour les proches de Zyed, Bouna et Muhittin, il est à nouveau possible d'espérer un procès.

"La cour casse et annule l'arrêt susvisé de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris, en date du 27 avril 2011 et pour qu'il soit à nouveau jugé conformément à la loi". A cette annonce, Maître Tordjman, avocat des familles et Syiakha Traoré, frère de Bouna, échangent un sourire ému. Aussitôt sortis d'une des salles du Palais de justice de Paris, où a été prononcée l'annulation du non-lieu, les questions des journalistes fusent. C'est Maître Mignard entouré des deux autres avocats qui s'exprime le premier : "C'est une décision qui fait honneur à la justice. L'enquête de police a été remarquable et je tiens ici à leur rendre hommage". Maître Spinosi enchaîne : "C'est une grande décision de droit. Ce renvoi est nécessaire pour faire la lumière sur ce drame terrible. Il n'y a rien de normal dans ce drame, ce n'est pas un simple accident. Aujourd'hui, les familles viennent enfin d'être reconnues comme des victimes. Il appartient désormais aux juges de décider s'il y a ou non une responsabilité pénale des policiers". Du côté des familles, le grand frère de Bouna, Siyakha Traoré (Voir photo ci-dessus) a du mal à cacher sa joie. D'un voix basse, les yeux baissé, il dit être soulagé. "Voilà, il ne fallait pas baisser les bras. Oui, c'est un événement, un grand jour. J'attends qu'il y ait des explications sur ce drame. La justice prend du sens aujourd'hui, on va pouvoir aller de l'avant". C'est aussi un message d'espoir qui s'adresse à l'ensemble des jeunes des quartiers populaires qui ont perdu confiance en la justice.

Au côté de Siyakha Traoré, Samir Mihi, président de Au-delà des mots, association créée pour soutenir les familles, s'est réjoui de cette décision : "Au bout de sept ans, on n'y croyait plus, c'est un véritable soulagement. Désormais, les familles Benna et Traoré sont, à leur tour, considérées comme des victimes. Cela prouve qu'il y a une justice pour tous et pas seulement pour ceux qui habitent Paris." En face, Maître Merchat, avocat des deux policiers mis en examen et qui avaient bénéficié d'un non-lieu, est surpris par son annulation, alors que le parquet avait requis le rejet du pourvoi. Il a nouveau qualifié cette décision de "flicophage" mais a assuré que ses clients "n'ont pas peur de s'expliquer, car ils sont convaincus qu'ils n'ont rien à se reprocher".

A partir d'aujourd'hui, le dossier sera renvoyé devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes pour que celle-ci statue de nouveau sur ce dossier. "Puisque le non-lieu a été cassé dans sa totalité, ce sont l'ensemble des personnes mises en examen qui devront se justifier de leurs actes ", explique Maître Spinosi. En prononçant un non-lieu, la cour d'appel de Paris n'a pas répondu à l'argumentation des parties civiles, qui affirmaient que les policiers avaient conscience du danger encouru par les deux jeunes et c'est sur cette question que la chambre de l'instruction désignée par le Cour de cassation devra se prononcer. Les avocats seront amener à plaider à nouveau devant la cour d'appel rennaise en espérant qu'enfin un procès puisse avoir lieu, peut-être en 2013.

  • Lire aussi :

Entretien avec Me Emmanuel Tordjman, l'un des deux avocats des familles : « L’obsession de l’interpellation a pris le dessus sur la protection des enfants »
Décès de Zyed et Bouna, une dernière chance pour rendre justice
« Je ne donne pas cher de leur peau »

Texte et photo : Ixchel Delaporte

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Sénat / Texte énergie : « Quand on est de gauche....parlons-en »

1 Novembre 2012, 08:46am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 Sénat / Texte énergie : « Quand on est de gauche....parlons-en »

 

 

Guillaume Bachelay, parmi d'autres, adresse ce matin quelques leçons de « gauchitude ». Exercice hasardeux étant donné que... quand on est de gauche, on ne s'attaque pas à la péréquation tarifaire de l'énergie (même tarif quel que soit son lieu d’habitation) qui garantit de traitement égalitaire entre les Français. Quand on est de gauche, on ne propose pas une loi élaborée sans aucune concertation avec les différents acteurs que sont les usagers et leurs associations, les élus, les organisations syndicales. Quand on est de gauche, on s'attaque aux hausses incessantes du prix du gaz qui provoquent un niveau de précarité énergétique jamais atteint. Quand on est de gauche, on ne court pas après le patronat en abandonnant l'engagement de campagne du candidat Hollande concernant une grande réforme fiscale. Quand on est de gauche, on propose en urgence un projet de loi pour protéger les salariés licenciés ou menacés de l'être. Quand on est de gauche, après 10 années de droite, on commence par s'occuper des salaires, du pouvoir d'achat, des services publics.

Enfin, à l'argument qui vise à sous-entendre que les sénateurs Front de gauche ont voté main dans la main avec la droite, je ne résiste pas au fait de répondre que ce sont bien les parlementaires socialistes qui ont voté avec l'UMP le traité budgétaire européen qui promet l'austérité au peuple.

Donc, quand on est de gauche, on refuse le traité Sarkozy-Merkel et on combat L'austérité et toutes les vieilles recettes patronales de compétitivité basées sur l'écrasement du « coût du travail ».

Que Guillaume Bachelay soit rassuré : nous appuyons tout ce qui va et ira dans le sens du changement voulu par les Français. Et, comme l'observait Pierre Laurent dans son courrier à Harlem Désir , « l'ostracisme à l'égard de nos propositions n'est pas une bonne méthode, il est même un des problèmes de la situation actuelle », comme nous venons de le constater au Sénat.

Le PCF et les parlementaires du Front de gauche exigent que leur parole soit écoutée, entendue et respectée.
 

 

 

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