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retraites

Ligne rouge

14 Décembre 2019, 11:58am

Publié par PCF Villepinte

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Réforme des retraites : Le Premier ministre était attendu, il a finalement confirmé le pire

12 Décembre 2019, 08:13am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 11/12/2019 par PCF

Travailler plus longtemps, pensions calculées avec des points et non plus des trimestres, âge pivot à 64 ans avec malus pour un départ avant cet âge… et donc recul de l’âge de départ à la retraite.

Et il ne dit pas un mot sur le blocage des ressources financières à 14% du PIB, confirmant que le cœur de la réforme vise bien à satisfaire des intérêts financiers et le monde des assurances.

La réforme Macron est en fait conçue pour démanteler totalement le système solidaire issu du programme du CNR, pilier de notre système social.

L’universalité est un leurre quand les annonces consistent à opposer les générations entre elles et à sacrifier les nouvelles générations. Si cette réforme était réellement vertueuse, pourquoi le décalage de sa mise en œuvre pour les générations nées après 1975 est-il présenté comme une bonne nouvelle pour celles  nées avant 1975 ?

Aujourd’hui, le pays n’a eu aucune réponse sur sa principale attente : à l’âge de la retraite, quel sera le niveau de ma pension par rapport à mon salaire de fin de carrière ? 

Le pays voit bien que l’objectif de Macron consiste à nous faire travailler toujours plus longtemps pour une pension toujours plus faible. Les rustines proposées, qui additionnent le pas grand chose au trois fois rien, visent à masquer la baisse de 27 % du niveau de pensions qui se profile pour les deux prochaines décennies.

Face au mouvement social et populaire qui s’installe avec force dans le pays et qui s’élargit, une autre réforme des retraites est possible pour répondre aux attentes et aux besoins. Le PCF mettra toutes ses forces dans son élargissement, jusqu’au retrait du projet Macron, et appelle à ce titre la jeunesse, particulièrement visée par les annonces du Premier ministre, à s’engager dans cette bataille.

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Réforme des retraites

10 Décembre 2019, 08:02am

Publié par PCF Villepinte

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PHILIPPE MARTINEZ: « LE GOUVERNEMENT RAME DERRIÈRE NOS ARGUMENTS »

10 Décembre 2019, 07:48am

Publié par PCF Villepinte

Mardi, 10 Décembre, 2019

Stéphane Guérard, Sébastien Crépel

 Retraites. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s’attend à une journée de mobilisation intersyndicale, ce mardi, « d’ampleur équivalente à celle du 5 décembre ». à 24 heures des arbitrages d’Edouard Philippe, il appelle ce dernier à décider le « retrait du projet » de réforme des retraites, et à reprendre les discussions « sur une autre base ».

Depuis quarante-huit heures, le pouvoir cible la CGT, comme si le blocage était de sa responsabilité. Que lui répondez-vous?

Philippe Martinez Pour un syndicat dont on ne disait qu’il ne comptait plus, on parle beaucoup de nous! C’est l’effet du 5 décembre. On a compté ce jour-là un nombre de grévistes impressionnant, malgré un contexte unitaire qui n’est pas le même qu’en 2010 (contre la réforme Sarkozy des retraites – NDLR), puisqu’il manque au moins une grande confédération. Donc, on fait plus, malgré une division syndicale largement entretenue par le gouvernement. Au-delà, je pense qu’on a marqué des points dans la bataille idéologique sur le contenu de la réforme et sur nos propositions. Ils rament derrière nos arguments. Quand des ministres disent contre toute vérité qu’on ne veut pas discuter, ils cherchent à nous marginaliser. En fait, ce sont eux qui sont sur la défensive.

À la veille des annonces d’Édouard Philippe, avez-vous eu des contacts récents avec le premier ministre?

Philippe Martinez La dernière discussion avec Édouard Philippe était sur les retraites et remonte au 26 novembre. Depuis, je n’ai même pas eu affaire à un conseiller ou un sous-conseiller de Matignon.

Vous êtes prêts à discuter avec le gouvernement?

Philippe Martinez Mais nous y sommes allés! Ce qui leur déplaît, c’est que nous disons: c’est «projet contre projet». Nous les avons vus 24 fois en deux ans, cela fait une bonne moyenne! Ce qui nous est reproché, c’est de ne pas entrer dans le moule de leur réforme.

Cette concertation est étonnante. Vous participez, on vous laisse parler de ce que vous vous voulez, et vous n’avez pas de retour?

Philippe Martinez Non, pour la simple raison qu’ils n’ont pas d’arguments à nous renvoyer. Sur les inégalités hommes-femmes, Jean-Paul Delevoye sait que nous avons raison, mais sa réponse c’est: les inégalités salariales, ce n’est pas mon domaine. Leur projet de réforme est d’abord budgétaire: ils veulent économiser de l’argent.

C’est une réforme budgétaire ou un projet de société?

Philippe Martinez Ce sont les deux! Économiser de l’argent sur les retraites et sur le bien commun, c’est un choix de société. Un choix qui affirme qu’il faut faire moins de dépenses publiques, moins pour le social, etc. Leur prétendu régime universel, c’est dire: on ne dépensera pas plus de 14 % du PIB pour la retraite, même s’il y a davantage de retraités. C’est un système pour les premiers de cordée. Ceux qui ont une carrière sans encombre, avec un bon salaire, auront une retraite à peu près potable. Mais si on est mal payé, qu’on a des périodes de chômage, de précarité – les femmes, notamment –, eh bien on percevra ce qu’on a cotisé. Donc, pas grand-chose. Ça va encore aggraver le phénomène qu’on connaît aujourd’hui avec l’allongement des trimestres, c’est-à-dire qu’on devra continuer à travailler plus longtemps, sinon on n’aura rien à bouffer.

Mais le gouvernement et ses soutiens répètent, quant à eux, que la réforme n’est pas écrite…

Philippe Martinez Ce n’est pas moi qui ai inventé le projet d’un régime par points, ni la prise en compte de l’intégralité de la carrière dans le calcul de la retraite, ni la nécessité qu’il y aurait de travailler plus longtemps. Tout cela, on ne l’a pas inventé, la base de la loi est écrite. Et cela est dit et répété par le premier ministre et le président de la République.

Que répondre à l’argument de l’allongement de l’espérance de vie, brandi par le gouvernement pour justifier un nouveau recul de l’âge de départ à la retraite?

Philippe Martinez Est-ce un problème de vivre plus longtemps? C’est le symbole d’une société moderne. Du temps de Zola, on mourait bien avant l’âge de la retraite, qui n’existait d’ailleurs pas. Ceux qui nous expliquent qu’il faudra travailler plus longtemps ne prennent jamais en compte l’espérance de vie en bonne santé qui, elle, stagne, voire diminue. Il y a quinze jours, j’étais dans un Ehpad à Roussillon, en Isère. Quand j’ai demandé aux infirmières et aides-soignantes si elles se voyaient travailler jusqu’à 64 ans, elles m’ont répondu que ceux qui pensent ça n’ont jamais travaillé de leur vie et qu’elles étaient déjà cassées à 45 ans. Si on travaille plus longtemps, on accélère le vieillissement des travailleurs.

Le premier ministre doit rendre ses arbitrages ce mercredi. Que devrait-il annoncer selon vous, s’il tenait compte de la grève et des journées comme le 5 décembre, et celle qui s’annonce ce mardi?

Philippe Martinez La seule option sensée, c’est le retrait du projet. Et repartir sur une autre base. On peut améliorer notre système, qui est l’un des meilleurs au monde, mais qui connaît un problème de recettes. Il faut prendre en compte les nouvelles formes de travail: pourquoi Uber, Deliveroo ne cotiseraient pas? Les travailleurs du numérique ont droit à la santé et à la retraite. Il faut aussi s’occuper des jeunes, on ne peut pas sacrifier une génération. Aujourd’hui, on ne sort plus des études à 14 ans, mais plus souvent dix ans plus tard: ces périodes, il faut bien les prendre en compte, et la solidarité intergénérationnelle devrait le permettre. Pour les femmes, ce n’est pas une fois à la retraite qu’il faut corriger les inégalités qu’elles subissent, c’est maintenant qu’il faut agir sur les carrières. Faire évoluer dans le bon sens notre système de retraite, c’est aussi revenir en arrière sur certaines réformes négatives. Calculer les pensions sur la base des dix meilleures années de salaire par exemple (et non les vingt-cinq meilleures années), c’est la meilleure façon de neutraliser les années de galère, de précarité, de temps partiels subis, etc. Mais cela appelle des choix politiques. Il va falloir dire au Medef de sortir le carnet de chèques pour payer des cotisations sur les salaires pour les retraites plutôt que de rémunérer les actionnaires.

Mercredi, le premier ministre pourrait choisir de faire de petites concessions à certaines professions ou régimes spéciaux sans toucher au cœur du projet du régime à points. Ce stratagème peut-il fonctionner pour diviser et affaiblir la mobilisation?

Philippe Martinez C’est probablement ce qu’il a l’intention de faire. Mais alors, la réforme risque d’être compliquée à mettre en œuvre. Pour les enseignants ou les personnels de santé, comment va-t-il faire? Va-t-il donner aux uns et rien aux autres? En fait, vu le niveau de mobilisation, je ne vois pas comment il peut s’en sortir.

1,5 million de manifestants revendiqués le 5 décembre, c’est un chiffre très élevé. Est-ce la démonstration d’un regain du syndicalisme, que l’on disait très affaibli?

Philippe Martinez Quand il y a un tel niveau de colère, que les syndicats donnent des explications et font des propositions, qu’ils sont unis et proposent d’agir ensemble le même jour, le résultat est là. Le fait que même les gilets jaunes ont appelé à converger montre que l’organisation sert à quelque chose. Ce n’est pas le contraire de la démocratie, c’est organiser la démocratie.

Êtes-vous surpris du succès du 5 décembre?

Philippe Martinez Oui, même si on le sentait venir dans les entreprises. Ce qui m’a le plus étonné, c’est le nombre de salariés inorganisés qui demandaient comment ils devaient s’y prendre pour faire grève. Cela conforte l’idée que, quand un mouvement est structuré, les salariés se tournent vers le syndicat, car il reste une référence. Par contre, si les syndicats sont à côté de la plaque, les gens se débrouillent tout seuls, ce qu’ont fait les gilets jaunes, par exemple.

Est-ce un mouvement de défense des retraites ou de «coagulation des colères»?

Philippe Martinez La colère est là, la multiplication des mouvements sociaux le montre dans la santé, contre les fermetures d’entreprises, dans l’éducation, chez les gilets jaunes, les pompiers, les cheminots l’an dernier, etc. Le problème, c’est que ces mouvements s’expriment les uns à côté des autres. C’est le premier projet de réforme où tout le monde se sent concerné. C’est un peu le ciment de toutes les luttes antérieures, ce qui explique qu’il y a eu autant de grévistes le 5.

Ce n’est donc pas d’abord un mouvement de défense des régimes spéciaux, comme certains tentent de le faire croire?

Philippe Martinez Même avec 100 % de grévistes à la SNCF et à la RATP, il n’y aurait pas eu 1,5 million de manifestants le 5 décembre. 3500 personnes ont défilé ce jour-là dans les rues d’Aurillac: il y avait sûrement des cheminots, mais je ne crois pas qu’ils étaient 3500.

L’absence d’une plateforme revendicative commune aux syndicats qui appellent à la grève ne constitue-t-elle pas un handicap?

Philippe Martinez Nous travaillons à une plateforme commune, pas que sur les retraites d’ailleurs. Mais nous avons déjà une base commune. Premièrement, nous ne voulons pas de cette réforme des retraites par points. Deuxièmement, nous disposons d’un régime qu’il faut améliorer. C’est un socle important.

La CGT n’a-t-elle pas une difficulté à faire passer ses propositions dans le débat public?

Philippe Martinez Évidemment, nous ne sommes pas aidés par les stratégies de communication qui consiste à mettre d’un côté les «protestataires», et de l’autre les «réformistes». Les discussions avec le gouvernement ne prennent jamais comme point de départ nos propositions. Jouons projet contre projet. Ceux-ci relèvent de choix de société. L’un est solidaire. Pour l’autre, on a inventé un mot, universalité, qui fait beau, mais qui est tout sauf solidaire. Remarquons cependant que le discours sur nos propositions a évolué. On nous dit«Ce n’est pas crédible», «Vous ne voyez pas les évolutions du monde». Mais personne ne nie plus que nous avons des propositions.

La CFDT et l’Unsa se tiennent en dehors du mouvement. Cette division ne pose-t-elle pas un problème?

Philippe Martinez Même si la mobilisation du 5 était exceptionnelle sans l’ensemble des syndicats, cette division demeure un problème. Il s’est aussi posé à l’occasion de la réforme de l’assurance-chômage. La division nous a empêchés de parler d’une même voix. La grande différence entre nous réside dans le partage des richesses. Mais à l’Unsa comme à la CFDT, des syndicats sont dans l’action et disent que le projet de réforme ne leur va pas.

Quel est le rôle du Medef dans ce contexte?

Philippe Martinez Pour le moment, il n’a pas besoin de bouger. D’autres font le boulot. Ils râlent un peu dès que l’on parle de niveau de cotisation. «Ne touchez pas à notre argent», disent-ils. Le patronat, c’est un peu le Monsieur Plus du gouvernement.

Espérez-vous ce mardi un succès équivalent à celui de jeudi dernier?

Philippe Martinez Il y a une vraie dynamique. Tout le monde a été agréablement surpris par l’ampleur du 5. Mais, en face, ils ne sont pas restés sans rien faire, surtout au niveau patronal et dans le privé, où toute une artillerie a été sortie, qui va de la répression à la satisfaction de revendications – comme quoi c’est le moment de revendiquer – pour casser cette dynamique. Le gouvernement a quant à lui beaucoup changé de stratégie, en s’exprimant vendredi alors que ce n’était pas prévu, en se relayant tout le week-end, avec la restitution de Jean-Paul Delevoye d’hier soir, avec les annonces de demain. Même s’ils pataugent un peu, ils se défendent. Malgré cela, je pense que cette journée peut être d’ampleur équivalente à celle du 5, voire plus forte encore. Les échos de nos fédérations nous le font penser. On verra bien le niveau de grévistes dans le privé. Il y a des appels un peu partout. De nombreux préavis ont été déposés dans la fonction publique. Dans l’éducation nationale, ça s’annonce encore très fort.

Pensez-vous qu’une forte mobilisation ce 10 décembre contraindra le gouvernement à retirer son projet?

Philippe Martinez Nous voulons la satisfaction totale: le retrait de la réforme. Le président de la République a affirmé qu’il était dans un acte II de son quinquennat. Il a dit: on écoute, on prend en compte, on est plus proche des citoyens. Quand 1,5 million de personnes se retrouvent dans la rue, quand des grèves s’organisent partout et que sept Français sur dix soutiennent ce mouvement, cela devrait l’inspirer. Un sondage, la semaine dernière, montrait que 44 % des Français font confiance aux syndicats pour faire une bonne réforme des retraites. Et 25 % seulement au gouvernement. En matière de crédibilité, les syndicats ont marqué des points.

Le temps ne joue-t-il pas contre la mobilisation? Ce soutien pourrait s’effriter et le gouvernement jouer le pourrissement…

Philippe Martinez Pour l’instant, tout le monde considère que le gouvernement est responsable de la situation. D’autres gouvernements s’y sont frottés et ont payé cette stratégie. Quant aux sondages, le niveau de soutien était bien plus bas au départ du mouvement. Un tel niveau de mobilisation le 5 implique une réponse à la hauteur. On verra mercredi.

On a appris hier que Jean-Paul Delevoye n’avait pas déclaré ses liens avec le monde de l’assurance. Au-delà de la polémique, n’est-ce pas révélateur des intérêts en jeu derrière cette réforme?

Philippe Martinez Il était déjà là en 2003 pour nous expliquer que sa réforme des retraites était la dernière. Au-delà de la question de ses liens avec cet organisme de formation des assureurs, je note qu’il n’y a jamais eu autant de publicités – peut-être pas dans l’Humanité, mais partout ailleurs! – sur les systèmes de retraites par capitalisation, les assurances en tout genre. C’est bien le signe que les groupes privés d’assurances savent à quoi s’en tenir avec cette réforme des retraites.

Entretien réalisé par Stéphane Guérard et Sébastien Crépel

 

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Trente-deux voix pour les retraites.

9 Décembre 2019, 08:33am

Publié par PCF Villepinte

Dans l’Humanité du 9 décembre . 
Vendredi, 6 Décembre, 2019

Evénement. Plus de trente personnalités du monde artistique, intellectuel et littéraire prennent la parole et apportent leur soutien au mouvement social pour les retraites. Retrouvez-les dans l’Humanité du lundi 9 décembre!

 

Découvrez : 

« Soutien total » 

par Ariane Ascaride, Actrice

« Et si on faisait une révolution du sourire »

par Pierre Audin, Professeur de mathématique, fils de Maurice et Josette Audin

« La contre-réforme »

Ludivine Bantigny, Historienne, Université de Rouen-Normandie

« Une bataille décisive pour l’avenir du pays »

Etienne Balibar, Philosophe, enseignant à l’université Kingston de Londres

« Il ne peut y avoir d’équité basée sur une injustice »

Mireille Bruyère, Economiste atterrée

« La réforme ne doit pas être une simple question de budget »

par Sébastien Balibar, Physicien, membre de l'Académie des Sciences

« Ils sont dangereux »

par Laurence De Cock, Historienne et essayiste

« La violence de la vérité officielle »

par Laurent Binet, Ecrivain

« La retraite par points, c’est point de retraite »

par Chantal Jaquet, Philosophe, professeure à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

« Je solidaire pour les retraites »

par Philippe Corcuff, Maître de conférences en science politique à Sciences Po Lyon

« Renouvelons ce choix de société »

par Anne Jollet, Historienne université de Poitiers, coordinatrice des Cahiers d’histoire

« Un vulnérable président »

par Éric Fassin, Sociologue, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

« Cette grève est la nôtre »

par Isabelle Garo, Philosophe

« La réforme mystificatrice »

par Jean-Marie Harribey, Economiste, co-président du conseil scientifique d’ATTAC

« Face à la stratégie de la terreur »

par Sabina Issehnane, Economiste, Université de Rennes

« Horizontal/Vertical »

par Gérard Mauger, Sociologue, directeur de recherche émérite CNRS

« L’horizon de notre 3ème âge »

par Victoria Klotz, Artiste plasticienne

« Pénibilité et espérance de vie »

par Vincent Message, Ecrivain et enseignant de littérature comparée à l’Université Paris VII

« La désagrégation de ce qu’il reste de services publics »

par Frédérique Matonti, Politiste, Paris I-Panthéon-Sorbonne

« Un système ploutocratique»

par Marie-José Mondzain, Philosophe

« Un pouvoir pervers »

par Gérard Miller, Psychanalyste et réalisateur

« Dignité des travailleurs contre cupidité de l’oligarchie capitaliste »

Par Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, Sociologues, anciens directeurs de Recherche au CNRS

« La honteuse propagande gouvernementale »

par Gérard Mordillat, Cinéaste et auteur

« Une démocratie réelle est en jeu »

par Michèle Riot-Sarcey, Historienne du genre

« Au-delà de nous-même »

par Willy Pelletier, Sociologue, coordinateur général de la Fondation Copernic

« Avec ce pognon de dingue »

par Catherine Sinet, Actrice et directrice éditoriale

« Tonnerre-décembre »

par Sylvain Pattieu, Ecrivain

« Nous ne sommes ni dupes, ni manipulables »

par Shumona Sinha Ecrivaine

« La boîte à claques qui les démangent »

par Christian Rauth, Acteur et scénariste

« Néolibéralisme et injustice sociale »

par Emmanuel Renault, Philosophe, université Paris-X Nanterre

« Pas de protection durable des travailleurs sans protection de l’environnement »

par Philippe Torreton, Comédien

« Le déjà-là communiste »

par Bernard Vasseur, Philosophe

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L'HUMANITE : LA VERITE SUR NOS REGIMES DE RETRAITES

8 Décembre 2019, 08:14am

Publié par PCF Villepinte

Le mercredi 4 Décembre 2019, le journal l'Humanité, a publié un « quatre pages » précisant nombre d’informations concernant la réforme des retraites Macron/Delevoye, une réforme pour la finance, pour ceux qui s’enrichissent en dormant.

Après l’énorme journée de grèves et de manifestations dans tout le pays,  un millions et demi de personnes dans la rue, vous trouverez en cliquant  sur " Huma la vérité sur nos retraites" des éléments essentiels pour développer encore la mobilisation, imposer le retrait de cette réforme macroniste et montrer que des solutions de progrès social existent.

Bonne lecture et abonnez-vous à l’Humanité.

 

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Retraites: nous pouvons gagner en étant toutes et tous mobilisé-e-s le 10 décembre

7 Décembre 2019, 11:14am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 06/12/2019 par PCF

L'exceptionnel succès de la mobilisation du 5 décembre a commencé à modifier le rapport de forces dans le débat sur l'avenir de notre système de retraites.

Malgré leurs manœuvres pour diviser les français, le Président de la République et son Premier ministre doivent désormais tenir compte de l'ampleur de la riposte que le monde du travail, les organisations syndicales, la jeunesse ont commencé à leur opposer. Les Français ont parfaitement compris que la retraite Macron, c'était une retraite plus tardive et moins de pensions pour tout le monde !
Oui, le mouvement social, uni et déterminé, est aujourd'hui en capacité de faire renoncer le pouvoir à son projet rejeté par une très large majorité des français.e.s.
C'est un objectif prioritaire auquel le PCF entend contribuer, en appelant à participer aux nouvelles mobilisations sociales décidées par les organisations syndicales, avec la nouvelle journée d'action du 10 décembre.
Une vraie réforme est possible, si elle se donne pour objectifs, comme le propose le PCF, de garantir de nouveaux droits pour les salariés et les retraités et si elle s'appuie sur une logique juste et efficace pour leurs financements.
Le gouvernement doit aussi entendre la colère qui s'exprime concernant le pouvoir d'achat en augmentant dès le 1er janvier le SMIC de 20 % et convoquer une conférence nationale sur les salaires.

Il doit par ailleurs en finir avec ses politiques visant à favoriser toujours plus le capital et enfin mettre à contribution, au juste niveau, les revenus financiers, aujourd'hui épargnés de toute contribution au financement de la protection sociale.

Le 10 décembre dans la rue, avec les salariés et la jeunesse, le 11 décembre lors du meeting qu'il organise à Saint-Denis avec toutes les forces de gauche et écologistes, le PCF continuera à mettre toutes ses forces dans la bataille pour faire retirer cette réforme et construire, sans attendre, une alternative crédible à ses politiques.

 

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Énorme mobilisation contre le projet de réforme des retraites

6 Décembre 2019, 08:33am

Publié par PCF Villepinte

 

CGT 5 décembre 2019 | Mise à jour le 5 décembre 2019

Par Isabelle Avran, Frédéric Dayan, Dominique Martinez et Lincoln Netiele | Photo(s) : Lara Mattelart/ Bapoushoo

Manifestation contre la réforme des retraites à Angoulême le 5 décembre 2019

Partout, à Paris comme en régions, la grève unitaire reconductible de ce 5 décembre pour dire non à la contre-réforme des retraites d'Emmanuel Macron a été massivement suivie par les salariés du privé comme du public et partout, les cortèges ont été particulièrement étoffés.
Dès demain vendredi 6 décembre les salariés sont appelés à se retrouver en assemblées générales pour reconduire le mouvement. Reportages à Paris.

Mouvements de grèves dans de très nombreuses entreprises du privé et du public, cortèges nourris dans toute la France : le pays n'avait pas connu une telle mobilisation du monde du travail depuis plusieurs années.Dans presque tous les secteurs en effet des mouvements de grève ont été votés.

Plus de la moitié des enseignants, plus de 85 % des conducteurs de train, des salariés de nombreuses entreprises privées, ceux des raffineries (sept sur huit), près des deux tiers des agents de la RATP, ceux de musées, bibliothèques, et de nombreux sites, des urgentistes, infirmiers et infirmières, éboueurs, pompiers, journalistes ou techniciens de Radio-France…

Tous étaient en grève ce 5 décembre avec d'autres, de même que des dizaines de milliers de salariés de la grande distribution et du commerce, des transports, des services publics territoriaux, des finances, mais aussi de l'automobile, de l'énergie, de la justice, des piscines, de la restauration… L'université de Toulouse était également fermée.

Dans plusieurs entreprises, comme à la RATP, par exemple, les salariés ont déjà décidé de reconduire le mouvement au moins jusqu'à lundi. D'autres votes doivent avoir lieu le 6.

Dans près de 250 cortèges, de Châteauroux à Roanne, de Marseille à Troyes, de Périgueux à Toulouse, de Guéret à Perpignan, de Bordeaux à Rennes, de Toulouse à Montpellier, Lille ou Lyon, de Brest à Limoges… plus d'un million et demi de salariés de toutes générations, toutes professions et toutes catégories sont descendues dans les rues. À Paris, quelque 250000 manifestants ont été comptabilisés.

Unité

Le mouvement a été partout unitaire, à l'appel national de la CGT, de FO, de la FSU, de Solidaires, des organisations lycéennes et étudiantes Fidl, MNL, UNL, Unef… . La CFE-CGC a elle aussi appelé à manifester et la CFTC a laissé ses syndicats libres de se rallier au mouvement.

 

Manifestation contre la réforme des retraites, cortège de Paris du 5 décembre 2019

Quant à la CFDT, elle demeure la seule confédération à ne pas avoir appelé à la mobilisation, contrairement à sa fédération des cheminots.

Les Gilets jaunes, réunis en «assemblée des assemblées» à Montpellier le 3 novembre, avaient eux aussi, au-delà de l'hétérogénéité du mouvement, voté pour rejoindre eux aussi la grève et les défilés.

Tous concernés

Les salariés l'ont compris : chacun est concerné. Et l'inquiétude sur l'âge de départ en retraite, sur le montant des pensions et sur le caractère aléatoire et risqué d'un système par points remplaçant un régime solidaire, s'ajoute aux colères accumulées contre les injustices sociale et fiscale, la croissance des inégalités, de la pauvreté, de la précarité, la fermeture de services publics, le démantèlement du droit du travail, la mise à mal de l'assurance chômage…

Massivement, le monde du travail rejette le projet Macron de contre-réforme de notre système de retraites.

Selon un sondage Viavoice pour Libération réalisé mi-novembre, 89 % des sondés estiment que nous vivons une crise sociale. 87 % sont favorables aux actions pour la défense de l'hôpital, 62 % soutiennent les mobilisations pour les retraites… Et 75 % souhaitent que le gouvernement change de politique économique et sociale…

Échec des tentatives de divisions

Les tentatives de divisions, largement relayées par les grands médias, n'ont donc pas fonctionné. Car le gouvernement aura tout fait pour diviser les salariés entre ceux qui relèvent des régimes spéciaux et les autres; diviser les générations, entre les très prochains retraités qui ne seraient pas directement concernés par sa contre-réforme, et leurs enfants. Cela n'a pas pris.

Droits dans leurs bottes

Le gouvernement pourtant continue de se déclarer déterminé à aller jusqu'au bout, tout en avançant l'idée selon laquelle il y aurait encore des marges de négociations, mais pas sur le fond de sa réforme. «Nous ne calerons pas» va jusqu'à affirmer Gilles Le Gendre, patron des députés LREM. Selon lui, «aucun syndicat ne pense sérieusement» que le gouvernement «renoncera». Il y a u quart de siècle, un certain Alain Juppé s'était dit lui aussi «droit dans ses bottes». La détermination durable d'un mouvement unitaire en aura eu raison.

Beaucoup va donc se jouer dans la capacité des salariés et de leurs organisations syndicales à poursuivre et à amplifier la mobilisation.

La suite de la mobilisation

«La CGT appelle celles et ceux qui ne se sont pas encore mobilisés à le faire», invite la confédération dans un communiqué au soir de cette première journée. «Dans les entreprises, les départements et les communes, des Assemblées générales doivent s'organiser afin de décider collectivement des suites de la mobilisation et de ses formes d'actions».

Une intersyndicale nationale CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires, FSU, syndicats d'étudiants et organisations de jeunesse se réunira ce 6 décembre au matin «afin d'analyser la situation et de proposer d'autres temps forts interprofessionnels, dès la semaine prochaine». C'est aussi le cas dans de nombreuses professions et dans la fonction publique. ..

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RÉFORME DES RETRAITES #2

3 Décembre 2019, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

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Mac Macron, trompe- la-mort?

30 Novembre 2019, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

Génération(s)

                         https://1.bp.blogspot.com/-o6tRvhgVVls/Xd_aNZRTJ8I/AAAAAAAAF_Y/3ACWETsqH0MxIoQTDflvAN24G4qJH0WZgCLcBGAsYHQ/s320/Manifestation-contre-reforme-retraites-8-octobre-2019_0_729_486.jpg 


Conflit. «Renoncer, c’est mourir.» Le langage emphatique de Mac Macron laisse peu de place à l’objet même de toute discussion et s’applique à tout ce qu’il entreprend. Après les gilets jaunes, la «réforme» des retraites est donc devenue son théâtre de guerre, la «mère» de toutes ses batailles. Au moins l’a-t-il compris. Résumons: il décide, et si d’aventure il renonce, c’est l’esprit de la «mort» qui surgira de cette éventuelle abdication, qui signifierait non pas le deuil de quelque chose à propos de sa propre personne, mais bien l’idée d’une certaine France évidemment «trop négative». On croit rêver. Mais à quoi joue le prince-président? Dans le Monde, cette semaine, nous pouvions lire ce commentaire étonnant: «Il y a un côté trompe-la-mort (…), un côté ‘’même pas peur’’.» La mort, toujours la mort. Est-ce le spectre du 5 décembre, qui rejaillit sur le mental du chef de l’exécutif? La perspective d’un mouvement social «historique» agrégeant toutes les colères? Mac Macron était prévenu par deux de ses conseillers «spéciaux», qui avaient tant eu peur durant le long hiver 2018-2019, lorsque le chaos rugissait aux portes de l’Élysée et menaçait le pouvoir: «Surtout, ne pas réveiller la plèbe, ne pas provoquer de nouveau la colère immense du peuple, car ce peuple, nous le sentons de plus en plus régicide.» Mais tout se passe à l’envers. Depuis des semaines, la mobilisation des opposants à la «réforme» des retraites se consolide. Un autre conseiller nous révèle cette confidence, intégrée paraît-il par le chef de guerre: «C’est un conflit majeur en germe. Il survient dans un pays déprimé, en crise profonde, et où ne manquent pas les acteurs qui veulent en découdre jusqu’à la mort avec le président de la République. Ce n’est pas inflammable, c’est déjà très enflammé. Déclencher ce conflit et l’assumer constitue un risque considérable…»

Déluge. La «mort» rôde, décidément… Et avec elle le sentiment que, dans l’opinion publique, l’adhésion à la «réforme» s’éloigne définitivement. Malgré le matraquage idéologique et l’activation de tous les réseaux médiatico-politiques, deux tiers des Français jugent la mobilisation justifiée. Qui l’eut cru? Autant l’admettre, cela nous rappelle la construction puis le déroulement du mouvement social de 1995, quand Alain Juppé, «le meilleur d’entre nous», selon Jacques Chirac, abandonna son projet de réforme des régimes spéciaux au terme de trois longues semaines de combats qui n’avaient pas entamé le crédit des grévistes. Vivons-nous une réplique? Le côté droit dans ses bottes
de Mac Macron reste en effet sidérant. Comme s’il s’obstinait par orgueil, nullement pour notre bien. Comme s’il disait: «Le réformateur, c’est moi! Si je recule, je ne suis plus rien.» Comme s’il visait aussi un curieux objectif: à la fois préserver les marcheurs les plus fidèles – donc les plus droitisés – et miser sur le soutien d’une partie des retraités franchement à droite qui, eux, à l’inverse de l’ensemble des citoyens, soutiennent majoritairement le projet Delevoye. Vous avez compris? Si Mac Macron souhaite passer en force, c’est, comme l’écrit le Monde, «pour parachever son OPA sur l’électorat de droite entrepris depuis le début du quinquennat».

Mortifère. Symboliquement, la fameuse «clause du grand-père» explique tout. Vous savez, il s’agit de cette idée surréaliste qui permettrait de renvoyer l’application de la «réforme» aux nouveaux entrants sur le marché du travail à compter de l’échéance de 2025. Pardonnez le bloc-noteur, mais dans quelles têtes malades a-t-on pu imaginer un tel système? C’est donc ça, la solidarité générationnelle? Il y a soixante-quinze ans, nos aïeux du CNR, à la Libération, réinventaient l’à-venir d’un pays ruiné par des années de guerre avec une seule philosophie: se tourner vers l’horizon, avec l’idée inaliénable de construire une vie meilleure pour les générations futures. En 2019, c’est désormais tout le contraire. Certains actifs les plus âgés envoient un message mortifère à leurs enfants, à leurs descendants: «Après nous, le déluge. Démerdez-vous!» Là, vraiment, ce serait renoncer et mourir…

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 29 novembre 2019.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin à 15:31

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