Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

retraites

Réforme des retraite Macron

25 Septembre 2019, 06:25am

Publié par PCF Villepinte

 

D'après l'HUMANITE

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté, mardi 24 septembre, partout en France, à l’appel de la CGT, de Solidaires, de la FSU et de syndicats étudiants et lycéens, contre le projet du gouvernement et pour une autre réforme des retraites.

«Ça fait dix-huit mois qu’on discute, on a suffisamment d’éléments pour se mobiliser!» tranche Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Lors de la première journée d’action syndicale interprofessionnelle contre la réforme des retraites, hier, à l’appel de la CGT, de Solidaires, de la FSU, de l’Unsa ferroviaire, de l’Unef et de l’UNL, des dizaines de milliers de personnes ont battu le pavé dans quelque 166 défilés, dans toute la France. 

Voir les commentaires

Régime de crise pour les retraites avec le système Delevoye

24 Septembre 2019, 09:43am

Publié par PCF Villepinte

Mardi, 24 Septembre, 2019

L'Humanité; Sébastien Crépel

Protection sociale. La CGT, qui appelle, avec Solidaires et la FSU, les assurés sociaux à se mobiliser ce mardi, dénonce un projet de réforme qui fragiliserait les pensions, soudain soumises aux vents mauvais des aléas économiques.

C’est une petite phrase passée inaperçue, mais qui pourrait mettre le feu aux poudres si les assurés sociaux, appelés à se mobiliser ce mardi pour défendre les retraites par la CGT, Solidaires et la FSU, prennent la mesure de ce qu’elle signifie. Dans le débat qui l’opposait à Philippe Martinez à la Fête de l’Humanité, samedi 14 septembre, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a fait cet aveu: «Il y a la valeur d’achat et la valeur de service, c’est un peu compliqué en points. Et la valeur de service, se basant sur les salaires, augmentera. Sauf s’il y avait une chute brutale des salaires, s’il y avait une crise, etc.»

Voilà le type de «garanties» avec lesquelles le nouveau membre du gouvernement espère calmer les critiques du secrétaire général de la CGT. Ce serait en effet une première en France: ainsi, les pensions pourraient chuter en cas de crise économique grave qui affecterait la rémunération des salariés. Or ce scénario est tout sauf improbable, tous les économistes s’accordant à dire qu’une nouvelle crise imminente menace.

Un modèle inspiré par la Suède

Jusqu’alors, notre système de protection sociale s’est pourtant montré remarquablement robuste face aux crises. Une baisse des pensions est en effet une éventualité impensable dans le régime général actuel, puisque la retraite y est calculée sur la base des 25 meilleures années de salaire. Dans un tel système, appelé pour cette raison à «prestations définies», les droits des assurés ne sont pas soumis aux aléas de la conjoncture économique. Et c’est cette force qui lui a permis de jouer un rôle d’amortisseur de crise loué par tous durant celle de 2008-2009: les pensions, et plus généralement les prestations de Sécurité sociale, n’ont pas flanché.

Tout changerait avec le système à points proposé par Jean-Paul Delevoye, plus proche, bien qu’il s’en défende, d’un système dits «à comptes notionnels» en vigueur en Suède, dont les assurés ont subi une chute des pensions de l’ordre de 10 % entre 2010 et 2014. «Le principe de base, c’est qu’il s’agit d’un système dit à ‘‘cotisations définies’’, dans lequel chaque génération ne touche pas plus de pension que ce qu’elle a versé en cotisation», décrypte Pierre-Yves Chanu, représentant CGT au Conseil d'orientation des retraites (COR). À La Courneuve, Jean-Paul Delevoye n’a pas dit autre chose en parlant de son système: «Si vous avez vingt ans de retraite, vous récupérez la totalité des cotisations que vous versez pendant votre vie de travail.» Soit exactement la logique du système suédois.

Pas de base solide

Le revers de la médaille, c’est que, s’il manque de l’argent pour payer les retraites, ces dernières peuvent baisser. «En Suède, les assurés ne sont pas protégés par une valeur de point», comme c’était le cas, en France, pour les retraites complémentaires à points des salariés du privé Agirc-Arrco, explique Pierre Pluquin, administrateur CGT de ce régime. Or depuis 2015, l’accord signé par le Medef et la CFDT a mis fin à cette garantie. «Dans l’accord Agirc-Arrco, il n’y a plus rien qui interdise la valeur nominale du point de baisser, explique Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT (voir l’entretien ci-contre). Ce n’est pas être alarmiste que de s’inquiéter que cela soit le chemin choisi par le régime universel et le pilotage qu’il prévoit.»

Dans un tel système, les «garanties» avancées par Jean-Paul Delevoye n’ont pas de base solide. «Il énumère des principes, mais en même temps aucune n’est intangible», pointe Régis Mezzasalma, conseiller confédéral CGT. Ainsi de «la valeur du point (qui) ne pourra pas baisser», alors qu’une «règle d’or» devra dans le même temps «garantir un solde cumulé positif ou nul par période de cinq années. En cas de déficits, le conseil d’administration (…) sera tenu de prendre les mesures permettant de garantir le respect de cette règle d’or», stipule le rapport Delevoye. Le tout assorti d’un objectif de stabilité des dépenses de retraites dans le PIB… alors que la proportion de retraités va croître. Idem pour le rendement de 5,5 % promis sur les cotisations, sur lequel le rapport n’est pas vraiment catégorique: «Le rendement définitif ne pourra être acté qu’en 2024, en fonction des hypothèses économiques qui prévaudront alors.»

Pour Sylvie Durand, responsable de l’Ugict-CGT et spécialiste des retraites, le gouvernement ne joue pas cartes sur table. «On sait déjà que les 5,5 % vont baisser au fur et à mesure que le nombre de retraités va augmenter. Mais ce que l’on dissimule, c’est que les pensions déjà liquidées (c’est-à-dire les revenus des personnes déjà à la retraite – NDLR) pourront diminuer aussi si le PIB chute», indique-t-elle, rappelant là encore l’exemple suédois. Et la syndicaliste d’ajouter: «Le bon système, c’est celui qui prend un engagement sur un taux de remplacement et qui ajuste les ressources pour l’atteindre.» S. C.

réforme des retraites

protection sociale

retraite à points

 

Voir les commentaires

Retraites : la nomination de J.P Delevoye est le signe de la volonté d'en finir avec un système solidaire

7 Septembre 2019, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

 

L’entrée au gouvernement de Jean-Paul Delevoye, qui, comme haut-commissaire à la réforme des retraites, a présenté ses préconisations en juillet dernier, confirme la priorité de l’acte 2 du quinquennat : en finir avec un système solidaire, achever une démolition engagée avec les différentes réformes des dernières années.

Aujourd’hui, comme l’indiquent clairement les récentes enquêtes d’opinion, une majorité de citoyens a bien compris que cette réforme avait comme objectif de faire travailler davantage, de retarder l’âge effectif de départ à la retraite avec des pensions non garanties et réduites. Ce sont les plus belles années à la retraite qui sont attaquées, celles en bonne santé.

Le PCF appelle à la riposte la plus large, la plus unitaire, pour faire toute la transparence sur les vrais objectifs d’Emmanuel Macron et du gouvernement.

Et nous défendrons une réforme de progrès social garantissant la retraite à 60 ans, avec une pension définie et s’appuyant sur un financement élargi au capital. La prochaine Fête de l’Humanité sera le rendez-vous pour cette contre-offensive d’ampleur notamment des débats sur cette thématique et le discours de la scène centrale le samedi à 15h30.

Le 24 septembre, à l'appel de la CGT et de Sud, les communistes seront également mobilisés dans la rue pour manifester leur colère contre cette réforme injuste.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

 

Voir les commentaires

LES FONDAMENTAUX DE LA RETRAITE MENACES PAR LE RAPPORT DELEVOYE

6 Septembre 2019, 08:18am

Publié par PCF Villepinte

LES FONDAMENTAUX DE LA RETRAITE MENACES PAR LE RAPPORT DELEVOYE

3 Septembre 2019 , Rédigé par Aragon 43 Publié dans #Actualités, #Retraites, #SECURITE SOCIALE

https://img.over-blog-kiwi.com/0/55/30/27/20190903/ob_6d2144_lamirand-portrait.jpg

LES FONDAMENTAUX DE LA RETRAITE

Le haut commissaire à la réforme des retraites Delevoye, rapporteur du projet de retraite universel, vient d’être nommé au gouvernement pour mettre en place un système dont le but est de déconstruire  celui né de la libération et du Conseil national de la résistance d’une retraite par répartition, solidaire et intergénérationnelle.

J.P Delevoye parle d’un système universel regroupant les divers  régimes existants dont le régime général des salariés et assimilés de la Sécurité sociale.

IL jure la main sur le cœur qu’il ne touche pas à la répartition mais il défait ce qui fait sa force et sa garantie : celle d’un système à prestations définies pour y mettre à la place un système à cotisations définies.

Ambroise Croizat  en 1946 généralisera  la Sécurité sociale (loi du 22 mai 1946) en la faisant évoluer au fur et à mesure de redressement de la France après les destructions de la deuxième guerre mondiale et l’occupation de la France.

L’idée était de faire en sorte que ce régime général monte en puissance et soit en mesure de s’aligner sur les régimes les plus avancés à cette époque au fur et à mesure du développement économique.

Le refus des professions libérales puis l’éviction des ministres communistes défit ce projet.

Ce régime  dit universel est rempli de contradictions ;  il regroupe et il écarte des régimes ;  il parle de solidarité intergénérationnelle mais il sépare dans le privé et le public des professions;  il est pour la répartition mais il ressuscite  des retraites particulières par capitalisation, ce dont le législateur en 1946 s’était débarrassé au grand dam du patronat et des assurances.

Ce projet élimine les conquis des luttes des salariés des secteurs publics et des régimes spéciaux. Nous sommes loin de  la loi Croizat de 1946 sur la généralisation de la retraite à tous les français. C’est par le bas et non pas par le haut, comme le préconisait Ambroise Croizat, que J.P. Delevoye monte de toutes pièces  un système qui déconstruit et échafaude une véritable arnaque.

Chaque ayant droit, demain, n’aurait que des points dans un compte individuel ; ce n’est plus la solidarité et le partage ; et l’âge de la retraite ne serait plus qu’un variable d’ajustement qui laisserait  la porte ouverte à toutes sortes de manipulations, comme c’est déjà le cas  à travers l’âge pivot et la durée de cotisation invoquée par la Président de la République.

Demain, avec le système  à cotisations définies, la règle d’or  empêcherait de relever les taux de cotisations et les retraites et pensions seraient encore plus sous l’emprise des gouvernants.

Des compléments en cas de chômage, de maladie, de maternité sont certes prévues mais fonctionneraient  sous la férule de l’état qui aurait toute latitude pour  les réduire. Le système  ne serait plus paritaire (ce qui était déjà un recul du fait de l’annulation des élections en 1967 des administrateurs salariés)  mais piloté par l’état avec le patronat et des experts ayant la majorité pour prendre les décisions avec une représentation salariés minoritaire. Nous serions  loin d’un conseil d’administration où les salariés avaient la majorité des sièges.

Tout est fait pour que l’idéologie dominante maîtrise cette nouvelle entité dont l’essentiel serait de se mettre en conformité avec les décisions européennes de réduire les charges sociales à leur strict minimum et de s’ouvrir vers des systèmes assuranciels individuels.

Bernard LAMIRAND

 

Voir les commentaires

Retraites. Le stupéfiant trucage signé Delevoye

27 Juillet 2019, 06:42am

Publié par PCF Villepinte

 

L’Humanité, 26 juillet 2019

Les comparaisons entre le système actuel et le futur régime à points ont été bidonnées pour avantager ce dernier dans la présentation de la réforme du haut-commissaire.

Cherchez l’erreur: un financement des pensions bloqué à moins de 14 % du PIB pour un nombre de retraités qui augmente plus vite que le nombre d’actifs à l’horizon 2070, mais la promesse que chaque assuré sera gagnant au moment de liquider ses droits par rapport au système actuel… Forcément, quelque chose clochait dans les grands axes, dévoilés le 18 juillet, de la refonte du système préconisée par le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. Le collectif d’économistes et de personnalités à l’origine du site Internet Reformedesretraites.fr a cherché. Et il a trouvé: les exemples pris dans le dossier de présentation du futur régime universel à points ont été bidonnés, a révélé hier le Parisien-Aujourd’hui en France.

La chose paraît incroyable pour un sujet sur lequel l’exécutif joue son crédit auprès des syndicats et du patronat et, plus largement, dans l’opinion publique. Et pourtant. Au lieu d’appliquer les règles légalement votées, c’est-à-dire de bâtir ses comparaisons avec le futur système sur la base des 43 annuités de cotisation pour une carrière complète exigées dans le système en vigueur pour les générations nées à partir de 1973, comme inscrit dans la loi Touraine votée en 2014 (la dernière à avoir retouché les modalités du droit à la retraite), les équipes du haut-commissaire ont retenu d’autres paramètres. Ainsi, la durée de cotisation pour une retraite à taux plein serait de 44,3 ans pour les personnes nées en 1990, selon les simulations du haut-commissariat à la réforme des retraites. Problème: le Parlement n’a jamais voté le passage à une telle durée de cotisation, qui aurait pour effet de repousser encore l’âge de la retraite à taux plein… ou de baisser le niveau des pensions faute de l’atteindre. Mais ce biais permet d’avantager le nouveau système dans la comparaison.

La confiance dans la loyauté des discussions sort sérieusement abîmée de cet épisode. «Au mieux, c’est une erreur, au pire, une manipulation», a déclaré Philippe Pihet, le spécialiste des retraites chez FO, dans le Parisien. Pour Régis Mezzasalma, conseiller confédéral de la CGT sur les retraites, «cela traduit une certaine malhonnêteté intellectuelle», même si le syndicat soupçonnait une manœuvre. «On se demandait: ‘‘Où sont les perdants?’’ », confie à l’Humanité le syndicaliste, lequel reconnaît au moins «la vision cohérente du gouvernement, qui n’a jamais caché son but de faire travailler les gens plus longtemps». C’est en effet le côté le plus étonnant de cette révélation: dans le Parisien, l’entourage de Jean-Paul Delevoye «assume ce choix» (sic) d’avoir manipulé les données. «Il ne s’agit pas de pénaliser le système d’avant (…), nous appliquons sur l’âge du taux plein l’évolution de l’espérance de vie». En clair: le haut-commissariat a projeté ses désirs dans le système actuel, comme s’il s’agissait d’une décision déjà exposée, débattue et tranchée!

Pour Régis Mezzasalma, cela montre en tout cas que le projet du gouvernement d’allonger dès 2020 la durée de cotisation, qu’il a finalement écarté, n’a pas été abandonné. «On s’attendait à le voir revenir par la fenêtre, expose le syndicaliste. Ils ont dit qu’il y aurait des mesures à prendre pour remettre le système à l’équilibre budgétaire» avant le passage au régime par points, prévu en 2025. Quant à indexer la durée du travail sur l’espérance de vie, «l’application de cette disposition est prévue dans le cadre de la réforme systémique», rappelle le conseiller confédéral de la CGT. Finalement, tout n’était pas truqué dans les exemples choisis par le haut-commissaire.

Sébastien Crépel

 

 

Voir les commentaires

Réforme Delevoye / Macron : âge de départ ou niveau de retraite, il faudra choisir !

19 Juillet 2019, 06:26am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 18/07/2019 par PCF

Alors que la population française a soif de clarté sur le niveau des pensions par rapport au salaire de fin de carrière et sur l'âge de départ avec une pension viable, le gouvernement entretient l'opacité, voire en ajoute avec des simulations en trompe l'œil.

 Seule certitude, le système par points du duo Delevoye / Macron transforme la pension en une rente viagère : son calcul sera fonction de l'espérance de vie à la retraite. Donc plus on part tôt, plus la pension sera modeste, plus on part tard, plus elle sera élevée.

 C'est une rupture historique sans précédent : avant la pension était conçue pour représenter à un âge déterminé, un pourcentage clairement affiché du salaire de fin de carrière. L'objectif historique était donc de garantir à chacun au minimum 75 % du salaire de fin de carrière pour une carrière complète.

 Cet objectif est abandonné. Et pour cause !

La réforme impose « une règle d'or » : « le poids des recettes du système sera maintenu constant » : ce qui revient à bloquer définitivement les ressources affectées au financement des retraites à ce qu'elles sont aujourd'hui (14% du PIB) alors que dans les prochaines décennies le nombre de retraité-es va s'accroître de près de 30 %.

 

Conclusion, les pensions vont plonger pour tout le monde, celles d'aujourd'hui comme celles de demain, car les redistributions promises s'opéreront entre les travailleurs puisque les revenus du capital sont encore une fois sanctuarisés.

Pire, le déploiement de fonds de pension à la française intégrés à la réforme va accroître la financiarisation des entreprises et la destruction d'emploi pour financer les actionnaires desdits fonds : les travailleurs devront choisir entre leur emploi ou le financement de leur fonds de pension. Absurde !

 La réforme proposée ne pourra que soulever un vent de colère car elle ajoute à l'opacité ambiante en faisant de la pension, une vulgaire variable d'ajustement.

 Pour autant, le PCF considère que le statu quo n'est pas possible car le système actuel ne répond plus aux attentes citoyennes. Déstabilisé par les attaques successives essuyées depuis le début des années 1990, rendu plus inégalitaire, cloisonné, non démocratique, ce système est de moins en moins lisible par les citoyens.

 Les communistes proposent une réforme de progrès social, pour un nouvel âge du système de retraites. Ce qui a été possible dans un pays ruiné, à la Libération, sous l'impulsion d'Ambroise Croizat, appelle un renouveau social et démocratique auquel nous convions tous les citoyens.

 Pour le rétablissement d'un droit à retraite dès 60 ans avec au minimum 75 % du dernier salaire, et un minimum de pension égal au SMIC net, les possibilités de financement existent.

 Le PCF appelle à la création du plus large front unitaire, pour mettre le gouvernent en échec tout en portant devant le pays un projet alternatif fort. Les organisations progressistes doivent très rapidement converger dans une grande campagne nationale. C'est l'objectif que le PCF se fixe avec des initiatives dès son université d'été de la fin août et lors de la prochaine fête de l'Humanité.

 

 

Voir les commentaires

Delevoye en mission pour faire accepter l’implosion des retraites

18 Juillet 2019, 15:09pm

Publié par PCF Villepinte

18 Juillet 2019

https://img.over-blog-kiwi.com/1/03/03/84/20190718/ob_cc4d1f_66937-hr.jpg

Jeudi, 18 Juillet, 2019                                           L'Humanité. Sébastien Crépel

 Protection sociale. L’exécutif doit confirmer, ce jeudi, son choix du passage à un régime à points, de préférence à un allongement anticipé de la durée de cotisation. Mais l’objectif est le même: geler la part des richesses consacrée au système, en baissant les pensions.

 

Le big bang des retraites aura bien lieu. Les premiers contours du futur système universel à points devraient être précisés, ce jeudi matin, aux syndicats et aux représentants patronaux, avant que le haut-commissaire à la Réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, ne remette ses recommandations officielles au premier ministre dans la foulée. L’épilogue d’un long suspense autour de ce chantier d’abord reporté, puis dont le sort a semblé plus incertain à mesure que le gouvernement cherchait des économies immédiates à faire sur les pensions pour équilibrer ses comptes. Finalement, l’exécutif a tranché: la réforme «systémique», dont le projet de loi ne verrait le jour qu’en 2020 pour une application en 2025, devrait être privilégiée au détriment des ajustements «paramétriques» évoqués ces dernières semaines.

Un système où tout déséquilibre financier sera désormais proscrit

Après les mesures prises pour apaiser la crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron avait, en effet, annoncé, fin avril, sa volonté d’accélérer le calendrier d’allongement progressif de la durée de cotisation voté en 2014 avec la réforme Touraine (de 41 ans et demi aujourd’hui à 43 ans d’ici à 2035), et de mettre en place un système de bonus-malus calqué sur celui des retraites complémentaires Agirc-Arrco autour d’un âge pivot fixé à 64 ans (décote en cas de départ avant cet âge, surcote après cet âge), sans toucher à l’âge légal de départ à 62 ans.

Devant le tollé syndical, le pouvoir a préféré remiser ces projets, pour ne pas compromettre la grande «réforme» du quinquennat. Mais si la manœuvre est habile, les salariés auraient tort de croire le danger écarté. «L’accélération de la réforme Touraine est ajournée, mais celle-ci s’appliquera quand même bien au rythme initialement prévu, souligne Régis Mezzasalma, conseiller confédéral de la CGT pour les retraites. Et rien ne dit ce qu’il en sera les années suivantes. Le report de l’âge légal de départ peut aussi revenir sur le tapis d’ici à l’application de la réforme systémique, à l’occasion de l’élection présidentielle de 2022.» Mais, surtout, les grandes lignes de la feuille de route de Jean-Paul Delevoye restent inchangées: bâtir un système dans lequel tout déséquilibre financier sera désormais proscrit (la fameuse «règle d’or» budgétaire annoncée par le haut-commissaire) et dont l’ajustement, s’il doit avoir lieu, se fera au détriment des pensions, en jouant sur la valeur du «point» à partir duquel sera calculé le montant des futures retraites.

L’intérêt d’un tel système pour le pouvoir, c’est que les intéressés ne sauront rien à l’avance: fini, le débat public qui précédait jusqu’alors toute réforme des retraites et compliquait souvent son adoption, à mesure des sacrifices demandés aux assurés sociaux. Avec le régime à points, qui prétend fusionner et remplacer la plupart des 42 régimes existants au nom de «l’équité», l’incertitude règne d’autant plus sur le niveau des pensions que les repères collectifs disparaissent, tels que la durée de cotisation et la notion de taux plein qui lui est associée. «Quel sera le montant de ma pension? À quel âge pourrai-je partir à la retraite à taux plein? Après un an de concertation, il n’y a ni réponse à ces questions que se posent tous les salariés, ni simulation de l’impact de la réforme», déplore la CGT cadres (Ugict), qui a lancé un calculateur sur Internet pour faire «la transparence» sur le niveau futur des pensions.

Seule certitude: le blocage du financement du système, lui, est bel et bien à l’ordre du jour, autour de 13,8 % du PIB (son niveau actuel), alors que le nombre de retraités va continuer d’augmenter par rapport au nombre d’actifs. C’est d’ailleurs sur cette hypothèse d’une quasi-stabilité, voire d’une baisse de la part des richesses consacrée aux pensions, que sont bâtis les scénarios prévisionnels des comptes sociaux. Au prix d’une sévère chute dans les années à venir du «taux de remplacement», qui désigne le niveau de la pension par rapport aux derniers salaires perçus. Celui-ci passerait, dans le cas type d’un salarié non cadre partant à la retraite à taux plein, de 75 % du dernier salaire pour la génération née en 1955 «à entre 63 % et 68 % selon les scénarios pour la génération 2000», expose le dernier avis, en date du 12 juillet, du Comité de suivi des retraites (CSR), qui a travaillé sur la base des projections du COR (Conseil d’orientation des retraites).

Si l’effet des réformes passées explique ces chiffres, le système resterait néanmoins en déficit «au moins jusqu’en 2040» quel que soit le scénario économique envisagé, selon le CSR. Pour le comité, le passage au système universel permettrait de tourner la page des limites d’un pilotage par des réformes «au coup par coup»: «Dans un régime par points, la régulation peut passer par l’ajustement de la valeur de service du point (la valeur de conversion des points en pension de retraite – NDLR) qui peut se faire en fonction de l’évolution globale du ratio retraités/actifs.» En clair: s’il manque des ressources pour financer les pensions, il suffit de tourner la «molette» du rendement du point de retraite pour obtenir immédiatement une modération des dépenses. Pour Régis Mezzasalma, de la CGT, «le projet est fait pour accompagner la baisse du niveau des pensions. Les mesures d’austérité vont s’accentuer avec la réforme systémique».

Et le flou entretenu sur la réforme, à 24 heures de la présentation de ses grands axes, n’est pas fait pour dissiper les inquiétudes syndicales. «Nous n’aurons pas de texte en amont», relève-t-on ainsi chez Force ouvrière, alors que des pistes ont fuité dans la presse. «S’il s’agit de la technique classique destinée à habituer les esprits et espérer annihiler toute forme de réaction, nous ne sommes ni dupes ni résignés», prévient la confédération dirigée par Yves Veyrier. Pour FO, en effet, «un régime universel par points conduirait incontestablement à dégrader les droits existants». Dans la ligne de mire du syndicat, le changement du mode de calcul de la pension, qui serait désormais étalé «sur toute la carrière et non plus sur les meilleures années», ce qui aurait pour effet, selon FO, de diminuer les pensions.

Sans compter qu’un tel système, dans lequel «un euro cotisé donne les mêmes droits pour tous», comme le proclame le désormais célèbre slogan macronien, refléterait fidèlement les inégalités de carrière au lieu de les compenser. «Ça signifie: petits boulots, petits salaires, petites retraites. Les carrières heurtées, hachées, seront perdantes», pointe Régis Mezzasalma. Et si les doutes semblent dissipés sur la persistance de mécanismes de solidarité pour réduire les inégalités (bonification pour enfant, pension de réversion des veuves et veufs…), les «interrogations et inquiétudes» demeurent néanmoins, insiste FO, sur les dispositifs qui prendront la relève de ceux existants.

L’âge minimun réel de la retraite serait porté à 64 ans

Enfin, si le gouvernement a écarté l’idée de nouvelles mesures d’âge applicables dès 2020, qu’en sera-t-il, dans le nouveau système, du mécanisme de décote-surcote autour d’un âge pivot qui porterait dans les faits l’âge minimum réel de la retraite à 64 ans, et auquel Jean-Paul Delevoye a fini par se ranger après avoir longtemps dénié l’existence d’un tel projet? «De toute façon, la décote est intégrée au système, décrypte Régis Mezzasalma. Soit il y a un âge pivot, soit il n’y en a pas, mais on joue sur le taux de remplacement en servant des pensions plus basses, et cela revient au même. C’est une question d’affichage politique.» Reste que la CFDT, plutôt favorable au futur régime universel, a prévenu que tout report de l’âge de départ serait pour elle une ligne rouge infranchissable. Pas sûr que le gouvernement prenne le risque de faciliter la constitution d’un front syndical contre lui sur ce point.

Sébastien Crépel

La Cour des comptes charge les régimes spéciaux

C’est un avis qui tombe à pic. À la demande de l’Assemblée nationale, la Cour des comptes a passé au crible les régimes spéciaux de retraite de la RATP, de la SNCF et des industries électriques et gazières (IEG). Il en ressort, selon la Cour, qu’en dépit des réformes menées depuis 2008, «la situation des cotisants (…) reste en décalage par rapport au régime général et aux fonctions publiques». Pour les magistrats, «ces décalages ne se justifient ni par des écarts d’espérance de vie, ni toujours par une pénibilité particulière ou la nature des fonctions exercées». Ils appellent à «accélérer l’alignement des trois régimes sur les règles des fonctions publiques», et à distinguer «ce qui relève de la pénibilité particulière de certains postes» et les «avantages n’ayant d’autre justification que l’héritage du passé».

Voir les commentaires

CGT Retraites : Stoppons le projet de régression sociale !

18 Juillet 2019, 11:34am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 18 juil 2019
Temps de lecture : 2 min.
Pas de hasard pour ma retraite : je découvre quand et avec combien je partirai, c'est la campagne lancé par la CGT il y a déjà plusieurs mois afin d'alerter et préparer la mobilisation contre la réforme des retraites.

Le projet gouvernemental confié depuis près de 2 ans à Jean Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, prend forme. Ce dernier fait des annonces au cœur de la période estivale, après un simulacre de concertations orchestré pour détourner l’attention de la population sur les vraies raisons de cette nouvelle réforme régressive.

Au nom de « l’équité » personne ne sera épargné, actifs comme retraités toutes et tous perdants !

Le système Macron par points est destiné à faire des économies sur le dos des salariés en accélérant la baisse de leurs pensions et en reculant l’âge d’accès à une retraite pleine et entière avec la mise en place de nouvelles décotes :

  1. recule de l’âge réel de la retraite à 64 ans voire 65 ans.
  2. décote de 10% : un retraité partant à l’âge légal de 62 ans, même avec une carrière complète (43 ans) verra sa pension amputée.
C’est la fin de notre système de retraite calculé en trimestres et des mécanismes de solidarité.

Aujourd’hui, 15 millions de retraités (sur les 16 que compte le pays) bénéficient d’au moins un dispositif de solidarité ! Dans un système à points, il n’y a pas de périodes assimilées comme dans un système par annuité. 

Par exemple avant de pouvoir bénéficier de points retraite couvrant les périodes de maladie, d’invalidité… il faudra décompter une période de carence plus ou moins longue 30 jours perdus pour un arrêt maladie. Tous les aléas de la vie professionnelle ont un impact sur la retraite et nécessitent d’être compensés, avec le risque que la compensation soit insuffisante.

tract retraites
Télécharger le tract
 
Le simulateur

Jean-Paul Delevoye avait promis des simulations pour permettre à chacun de se projeter dans sa réforme. Alors qu’il a rendu ses conclusions, c’est toujours le flou sur ce que donnerait cette réforme pour chacune et chacun d’entre-nous.

La CGT relève le défi et vous propose un simulateur !

Pour gagner de meilleures retraites, de meilleurs salaires, des services publics pour tous et partout, mobilisons nous le 24 septembre.

Voir les commentaires

Retraites : face à un pouvoir en difficulté, le potentiel de mobilisation est considérable

11 Juillet 2019, 12:54pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 10/07/2019 par PCF

Les temps ont changé. En janvier dernier, un sondage indiquait que deux Français sur trois approuvaient une réforme des retraites « Macron », présentée comme plus égalitaire et moins complexe, avec « un système par points où un euro cotisé donnera les mêmes droits ». Le pouvoir insistait alors sur les thèmes de justice et d’équité, tout en sachant que l’opinion publique n’est pas satisfaite du système actuel, mis à mal par les contre-réformes successives des dernières années.

Patatras. Un récent sondage (1) montre, d’une manière saisissante, combien le climat s’est modifié. Aujourd’hui, quasiment la moitié des sondés se dit « opposée » à la réforme voulue par E. Macron. Les interrogations sur l’âge réel de départ à la retraite et les inquiétudes sur le niveau des pensions sont installées dans le pays. L’irruption du thème « travailler davantage » a eu un effet de souffle. La défiance s’est installée. Beaucoup de personnes soupçonnent une arnaque, un piège : « il faudra travailler plus longtemps », « le montant des pensions va diminuer »...

E. Macron et le gouvernement ont donc modifié la méthode et le calendrier. Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, présentera ses recommandations le 18 juillet. Le calendrier, qui prévoyait une réforme votée à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, n’est plus d’actualité. Alors qu’Emmanuel Macron refusait, en janvier 2018, « les approches comptables qui rognent des droits sans avoir de nouvelles perspectives », le gouvernement prépare une réforme des paramètres, dès le prochain budget de la Sécurité sociale, pour faire des économies en accélérant l’allongement de la durée de cotisations (réforme Touraine de 2014) dès 2020. Il n’y aura donc pas une mais deux réformes. Ce dispositif va créer de la confusion et faire grandir la défiance. Le potentiel de mobilisation est très certainement considérable. Les communistes peuvent y contribuer, dès cet été, par des échanges politiques permettant de dire les dits et les non-dits des réformes Macron. Notre collectif de travail a produit une première note aidant à un premier décryptage. Un modèle de tract, en réaction aux annonces de J.-P. Delevoye et aux projets gouvernementaux pour le PLFSS 2020, sera disponible le 20 juillet.

“L’ambition d’une nouvelle innovation sociale et démocratique”

Quoi d’autre que l’arnaque Macron ? Ayons l’ambition d’une nouvelle innovation sociale et démocratique. Parlons d’un enjeu de société et de civilisation en répondant à un triple défi : l’augmentation de la part des plus de 60 ans dans la population, l’allongement de la durée de vie, l’aspiration à une autre vie. À l’opposé du système Macron, nous proposons un système de retraites à prestations définies, avec un âge de départ connu, garantissant la solidarité entre les salariés, notamment en matière de pénibilité et de durée de carrière. Chacun peut ainsi connaître les droits dont il disposera à 60 ans, sans vivre dans la crainte d’une réduction de la valeur du « point retraite ».

Il est donc nécessaire et possible de consacrer plus de richesses aux pensions versées à un nombre croissant de retraités et aux dépenses visant à préserver la santé et l’autonomie des personnes âgées quand le pouvoir entend plafonner les dépenses pour les retraites à l’actuel 14 % du PIB. Or, un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises et des banques, une modulation des cotisations sociales patronales, une modulation de l’impôt sur les sociétés, une réorientation du crédit bancaire et de la politique monétaire pourraient permettre de mobiliser entre 70 et 90 milliards d’euros de ressources à consacrer chaque année au financement des retraites.

Et pour quelle vie à la retraite ? Alors que E. Macron vise un véritable hold-up sur les plus belles années à la retraite, celles en bonne santé, nous proposons un nouveau cycle de vie pour décider de sa vie, pour un nouveau développement humain, pour une nouvelle utilité sociale, non marchande, pour celles et ceux qui le souhaiteront. C’est aussi la question essentielle de la garantie de conditions de vie digne avec un véritable service public de nouveau type, à l’opposé des projets de « silver economy » qui cherchent à élargir l’emprise du marché.

La prochaine Université d’été sera un temps fort sur ces enjeux avec une séance plénière, un débat avec les forces politiques de gauche et deux ateliers. D’autres rendez-vous seront proposés lors de la Fête de l’Humanité. Préparons les conditions d’un front politique et social le plus large. Le PCF va agir en ce sens. Les membres du collectif de travail peuvent être sollicités pour animer des débats dans les fédérations et les sections.

Olivier Dartigolles, membre du CEN, en charge de l’animation de la campagne sur les retraites.

1. Les Français et la réforme des retraites, Elabe, Les Échos, Radio Classique, Institut Montaigne du 4 juillet 2019. Cliquez ici pour obtenir les résultats détaillés du sondage.

 

Voir les commentaires

Réforme Macron : un hold-up sur les plus belles années à la retraite

7 Mai 2019, 06:22am

Publié par PCF Villepinte

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/10225/attachments/original/1556783721/visuel-retraites.jpg?1556783721

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Premier ministre vient d’indiquer que le projet de loi sur les retraites sera présenté à la fin de l’été. La rentrée de septembre sera donc très fortement marquée par ces enjeux.

Après la cacophonie gouvernementale sur l’âge de départ à la retraite, Emmanuel Macron a fait le choix d’un allongement de la durée de cotisation. L’exécutif et J.-P. Delevoye, le haut-commissaire en charge des retraites, se fixent l’objectif de maintenir un niveau de dépense de retraite bloqué à un plafond, les 14 % du PIB actuel, malgré l’augmentation du nombre de retraités dans les années à venir. Là est le cœur du problème. Tout le reste en découle.

En matière de retraite, quand on regarde de près les dernières enquêtes d’opinion, les citoyens aspirent à une réforme qui puise apporter trois réponses claires pour éviter un véritable hold-up sur les années à la retraite en bonne santé puis, avec le vieillissement de la population, celles où l’aide et l’accompagnement à l’autonomie sera un vrai choix de société. Quel niveau de pension par rapport au salaire de fin de carrière ? À quel âge ? Pour quel niveau de vie ?

La stratégie du macronisme va consister à ne pas apporter des réponses claires à ces trois questions en essayant, comme le chef de l’État l’a fait lors de sa confrérie de presse, de noyer le poisson sur le « travailler davantage », le « différentiel avec nos voisins en termes de créations de richesse », la pseudo égalité avec un système de retraite « par points » sans que personne ne sache vraiment ce que vaudront ces « points »... Il va falloir contre-argumenter et le faire dans le cadre d’une bataille politique et idéologique de grande ampleur dans les mois à venir. Comment ?

D’abord en faisant la lumière sur une réalité : la réforme Macron aurait pour conséquence un effondrement du niveau des pensions de toutes et tous. Nous en ferons la démonstration. Quant à la réversion, elle deviendrait une option facultative. L’essentiel des salariés serait exclu de dispositifs de solidarité. Pour les femmes, c’est à coup sûr la double peine : les inégalités de salaires et de carrières creuseront encore plus les écarts sur le montant des pensions et sur les âges de départ. Avec cette réforme, les retraités seraient condamnés à voir leur pouvoir d’achat marginalisé par rapport à celui des actifs. Enfin, la réforme entraînerait un nouveau recul de l’âge effectif de départ à la retraite. Décaler son départ... mais jusqu’à quel âge ? Selon la dernière étude d’Eurostat réalisée en 2015, si la France se situe parmi les premiers en matière d’espérance de vie à la naissance, ses indicateurs en matière d’espérance de vie en bonne santé sont médiocres, en dessous de la moyenne européenne. C’est pourquoi la réforme Macron serait un véritable hold-up sur les plus belles années à la retraite. Après ce contre-argumentaire, nous présenterons nos alternatives. Nous parlerons des politiques d’austérité, des cotisations sociales, d’emploi et de salaires, du coût du capital que les entreprises payent et font payer à leurs salariés. Une réforme des retraites pose en fait de véritables enjeux de civilisation. Macron et sa majorité parlementaire veulent en finir avec la Sécurité sociale par une accélération libérale, étatique et autoritaire. Il est parfaitement possible de faire face aux défis démographiques à venir par un financement intergénérationnel et solidaire en s’appuyant sur les richesses créées par le travail. En refusant les préjugés sur le « troisième âge », dont le macronisme abuse, et le flot de contrevérités dominantes sur la vieillesse, on peut tout au contraire penser à une vie digne qui vaille d’être vécue jusqu’au bout de l’existence.

Le collectif de travail sur la réforme des retraites proposera différentes initiatives lors de l’université d’été et la Fête de l’Huma pour contre-argumenter, proposer une autre direction et agir dans un cadre unitaire de riposte à Macron. Avec une action en direction de la jeune génération : lors de notre dernière réunion, le collectif a évoqué cette dimension essentielle à la campagne sur les retraites.

Olivier Dartigolles, membre du CEN.

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>