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retraites

Retraites , deux visions s'opposent

20 Mai 2010, 11:22am

Publié par PCF Villepinte

Retraites, deux visions s’opposent

À l’Assemblée, la droite se réjouit, la gauche montre les dangers du projet gouvernemental.

Les retraites étaient au cœur des discussions, hier, à l’Assemblée nationale. Le président du groupe UMP, Jean-François Copé, s’est félicité « de l’excellente qualité du document d’Éric Woerth ». Le président du groupe UMP a chaudement appuyé les propos de Laurence Parisot, réjouie de la perspective d’introduire la capitalisation. « Je suis pour repousser l’âge de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation », ajoutant cependant, pour faire bonne figure, « il faut s’occuper des petites retraites ».

Pour Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes, « nous sommes face à une double arnaque ». Celle « qui consiste à faire croire que les riches pourraient être mis à contribution », l’autre, de faire croire que les seules solutions sont « d’allonger la durée de cotisation et de reculer le départ effectif à la retraite ». Ce qui fait dire au député (PCF) Jean-Claude Sandrier, dans une question au gouvernement, « après avoir capitulé devant les spéculateurs vous voulez maintenant imposer des sacrifices aux seuls salariés ». Ce que confirme Martine Billard (Parti de gauche) : « Les quelques financements supplémentaires préconisés par le gouvernement ne règlent rien, les déficits vont se creuser et justifier demain d’en finir avec notre système de répartition. »

Enfin, pour Bruno Leroux, député PS dont le parti devait rendre publique, hier soir, ses propositions, « les efforts demandés sont inversement proportionnels aux niveaux de revenus et des patrimoines », regrettant que les banques, les revenus financiers, les stock-options soient exemptés. Quant au bouclier fiscal, il constitue, pour François Barouin, secrétaire d’État, « une certaine idée de l’équité fiscale »  ! C’est tout dire.

Max Staat

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Retraite, des moyens supplémentaires

9 Mai 2010, 07:02am

Publié par PCF Villepinte

VIDEO CGT
 

 

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sur le site ACTUS RETRAITE de la CGT

5 Mai 2010, 16:34pm

Publié par PCF Villepinte

ACTUS RETRAITE

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Leçons du COR
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Retraites :

4 Mai 2010, 05:33am

Publié par PCF Villepinte

 Les masques
images-copie-2Il n’y a pas de hasard dans la « communication orchestrée » par ceux qui veulent susciter panique générale et résignation.

Par Jean-Emmanuel Ducoin

Il fallait s’y attendre. Quel autre organe de presse que le Figaro pouvait à ce point tordre la réalité, au lendemain du 1er Mai ? En titrant, hier, « Retraites : le flop syndical conforte le gouvernement », le petit-journal des idéologies illustrées de l’Élysée a franchi un cap dans le pathétique. Les 350 000 manifestants, recensés partout en France, n’étaient que des « professionnels de la contestation » « que leur échec devrait inciter à plus de modestie » et « à un exercice de lucidité ». Ainsi, ce 1er Mai aurait « adressé une fin de non-recevoir au discours pavlovien, stéréotypé et usé jusqu’à la corde des syndicats (…) sur les retraites ». Mieux : « La fable de la “casse sociale” ne trompe plus personne ». Vous avez bien lu…

De deux choses l’une. Ou nous ne vivons décidément pas dans le même pays (pour ne pas dire dans le même monde !), ou la grossièreté de la classe dominante n’a plus de limites. Entendons-nous bien : si nous ne sommes pas les derniers à admettre qu’en effet, la fréquentation de ce 1er Mai ne fut pas celle de l’an dernier, le flop imaginé par le Figaro témoigne d’un mépris mensonger qui en dit long sur l’épineux dossier des retraites, mère de toutes les batailles pour les uns, « réforme du quinquennat pour les autres »… Chacun l’a compris : il n’y a jamais de hasard dans cette “communication” bien orchestrée depuis quelques semaines par tous ceux qui veulent susciter panique générale et résignation aux dogmes libéraux. Rien d’étonnant donc d’apprendre le même jour, dans le Monde cette fois, fruit d’indiscrétions venues du Palais, que le pouvoir envisagerait de porter l’âge légal de la retraite à soixante et un ans en 2015, soixante-deux ans en 2020 et soixante-trois ans en 2030… Ballon d’essai ? L’Élysée a bien sûr « démenti » ces informations, répétant « qu’il n’avait pas de piste privilégiée »… Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, a affirmé pour sa part que « le scénario » serait « différent ». Il oubliait juste que, la veille, il plaidait ouvertement pour un allongement de la durée de travail : « Il va falloir accepter de travailler plus longtemps. » Alors, qui avance masqué ?

À peine commencée, la grande concertation serait déjà achevée ? Après le pilonnage émotionnel dû au rapport du conseil d’orientation des retraites (COR), comment même s’en étonner ? La stratégie est double. D’abord, « vendre » l’inéluctabilité des « solutions » dictées par les marchands du libéralisme ; ensuite, donner des gages aux marchés financiers et autres agences de notation, capables désormais de dicter les politiques publiques. Alain Minc n’en doute pas. Le conseiller « spécial » de Sarkozy expliquait, vendredi, sur un mode badin, que « la question » était bel et bien de se « faire bien voir » des agences de notation, en renonçant à notre modèle social. Qui osera dire « Nous ne savions pas ? ».

Les jeux ne sont pas faits et le gouvernement aurait tort de confondre communication et concrétisation. Ceux qui ne se laisseront pas intimider sont plus nombreux et plus déterminés qu’on ne l’imagine. À propos, dix-neuf organisations de jeunesse viennent précisément de lancer un appel commun « pour une retraite à haut niveau, à soixante ans » Contestant un projet qu’on prétend mener en leur nom, les jeunes entrent dans la bataille pour ne pas être pris en otage. Que chacun médite un instant au monde qu’on leur promet : insertion professionnelle tardive, rendue plus difficile par le chômage et la précarité ; allongement de la durée de cotisation ; report de l’âge légal, etc. Une société en régression généralisée. Comme si l’espérance de vie , ce bel enjeu de civilisation vécu au positif, devait se transformer en cauchemar pour les générations futures ? « Les mots sont des planches jetées sur un abîme », écrivait Paul Valéry. Certains plus que d’autres !


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Une réforme des retraites pour rassurer les marchés

3 Mai 2010, 12:30pm

Publié par PCF Villepinte

Selon des informations communiquées aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et le Gouvernement envisageraient de porter l’âge légal de la retraite à 61 ans en 2015, 62 ans en 2020 et 63 ans en 2030. A peine commencée, la grande « concertation » est déjà terminée !

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 3 mai
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La stratégie est double : préparer l’opinion publique sur l’inéluctabilité des « solutions » proposées et donner, dès à présent, des gages aux marchés financiers.

Dès vendredi, Alain Minc, le conseiller personnel du Président, l’avouait tranquillement. La question est bel et bien de se faire bien voir des agences de notation par la vente à la découpe de notre protection sociale, en commençant par les retraites. Aujourd’hui, les choses sont claires. Nous voilà prévenus.

Olivier Dartigolles

Porte Parole du PCF

Lundi 3 mai 2010

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A COR et à cris

3 Mai 2010, 05:42am

Publié par PCF Villepinte

Non au catasprophisme médiatique
sur le financement des retraites!
Vidéo CGT

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Retraites

29 Avril 2010, 15:59pm

Publié par PCF Villepinte

 affiches choc pour bataille serrée
 
Le PCF lance une campagne d’affichage à 200 000 exemplaires pour sensibiliser l’opinion publique sur l’avenir de notre système de retraite.

"Si nous avons fait le choix d’une campagne mobilisant des moyens très importants, d’une campagne qui vise à susciter des réactions, notamment avec les deux affiches nationales que nous proposons pour la journée du 1er mai, a déclaré Olivier Dartigolles, porte-parole et responsable de la communication du PCF, c’est que l’essentiel du rapport de force face à la droite, au patronat et aux marchés financiers va se jouer dans les semaines à venir".

"Normalement, poursuit le dirigeant, cette communication éclairant loyalement les enjeux, laissant ouverte toutes les solutions pour répondre aux défis de la période, devrait être assurée par l’État. Les moyens publics, plus de 5 millions d’euros, sont affectés à d’autres missions : relayer « les salades », les mensonges et les manipulations de l’Ump et du patronat. L’intoxication idéologique délivrée veut laisser croire qu’il n’y aurait pas d’autres réponses que le recul de l’age légal du départ à la retraite avec un allongement des durées des cotisations et une nouvelle baisse du niveau des pensions".

deux affiches nationales imprimées à 200 000 exemplaires

"Nous avons fait le choix d’utiliser les codes de la communication sociétale afin de créer une prise de conscience. On nous dira, c’est un peu brutal". "La brutalité est du côté de la droite, répond par avance Olivier Dartigolles, nous ne faisons qu’éclairer la vraie nature du projet gouvernemental. Nous voulions un message qui puisse toucher la jeune génération, qui puisse lui parler car cette contre-réforme les vise particulièrement. Comme je l’indiquais dans le rapport présenté au dernier Conseil national, la mise en mouvement de la jeune génération est l’une des clés de la dynamique de rassemblement pour mettre en échec Sarkozy".

 

L’affiche des barreaux en forme de cannes "s’inspire des campagnes traitant des grandes causes humanitaires pour susciter une prise de conscience instantanée sur la gravité d’un recul de civilisation passant par la casse du système solidaire des retraites".

L’affiche boucherie s’attaque plus particulièrement à un volet de la réforme : l’allongement de la durée de cotisation. Nous avons fait ici le choix d’une image choc à la hauteur de la régression que nous promet la réforme au travers des yeux d’une enfant. Nous sommes presque de retour aux Temps Modermes ou au Kid de Charlie Chaplin. Cette petite fille n’a pas perdu ses rêves mais la voilà obligée de travailler, « pour atteindre les 42 années de cotisation retraite, mieux vaut commencer tôt »….que sommes-nous en train de devenir, voulons nous vraiment de cette société qui fait machine arrière ? De quoi sera fait demain si des enfants en viennent à remplacer leurs jouets par des pièces de viandes.

 


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Retraites Non à l'opposition public/privé

28 Avril 2010, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

Vérités sur la retraite des fonctionnaires
Refusant d’augmenter 
les financements des retraites, 
le gouvernement aimerait économiser 
sur le régime 
des fonctionnaires en l’alignant sur le privé. Il peine à les faire passer pour des privilégiés.

Sans encore rien dévoiler de leurs intentions, Éric Woerth, ministre du Travail, et Georges Tron, secrétaire d’État à la Fonction publique, terminaient, hier, leur « consultation » des syndicats de fonctionnaires. « Je ne serai pas le président qui fait la réforme des retraites pour le privé et pas pour le public », avait affirmé Nicolas Sarkozy à Laon, dans l’Aisne, début mars, ouvrant la voie à un alignement du régime de retraite de la fonction publique sur le régime général. Il semble pourtant qu’après les roulements d’épaule de matamore, le gouvernement soit contraint à un peu plus de réalisme. Sans doute n’a-t-il pas totalement abandonné son projet. Mais des obstacles à un alignement ou à une convergence des régimes semblent très difficilement surmontables. À commencer par l’opposition frontale de l’ensemble des syndicats à toute régression du régime et à une réforme du mode de calcul des pensions. Pour Élisabeth David, responsable de l’Unsa fonction publique, remettre en cause le mode de calcul des fonctionnaires est « inconcevable ». Pour Bernadette Groison, de la FSU, « la question ne se discuterait même pas ». « Modifier le paramètre des “six mois” de cotisation n’a aucun sens si cela conduit à réduire le niveau de retraite de la plupart des fonctionnaires », assure Jean-Louis Malys, le Monsieur retraite de la CFDT. « Ce que nous voulons, affirme de son côté Bernard Thibault, pour la CGT, c’est parvenir à des niveaux de retraites comparables quels que soient les modes de calcul qu’on utilise dans l’un ou l’autre des régimes. » Beaucoup dépendra donc de la mobilisation des salariés et le 1er Mai devrait être un test à cet égard. Éric Woerth affirme qu’il examinera la question dans « un souci d’équité ». Alors quelles différences, loin des caricatures, entre les régimes de retraite de la fonction publique et du privé  ? Ces différences font-elles des fonctionnaires d’indécents privilégiés  ? Et quelles seraient les conséquences d’un alignement du régime du public sur celui du privé  ?

Olivier Mayer

1. Vingt-cinq meilleures années dans le privé, six derniers mois pour le public

Pour le calcul du montant de la pension, les vingtcinq meilleures années de salaire servent de référence pour les salariés du privé. Dans le public, ce sont les six derniers mois de salaire. Une réforme « équitable » devrait-elle viser à aligner le calcul du montant des retraites sur le privé ?

Une réponse simpliste oublie que ce sont les réformes Balladur et Fillon qui ont creusé les inégalités entre les différents régimes. Avant la réforme Balladur, les retraites dans le régime général étaient calculées sur le salaire des dix meilleures années. La réforme Fillon de 2003 a introduit, pour le privé comme pour le public, le système de décote en cas de carrière incomplète. Les régimes aux règles différentes assuraient avant ces réformes aux salariés du public et du privé des droits très comparables. Pour une carrière complète, le taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre le montant de la pension et celui du dernier salaire, était en moyenne de 84 % pour les salariés du privé et de 77 % pour les fonctionnaires. Les réformes Balladur et Fillon ont bousculé ces équilibres en tirant les droits et le montant des pensions, plus particulièrement ceux du privé, vers le bas.

Il faut, de plus, tenir compte des différences qui existent dans le déroulement des carrières. Dans le privé, ce ne sont pas toujours les dernières années qui sont les plus favorables aux salariés, contrairement au public. Les carrières dans le public sont souvent marquées par de longues périodes de stagnation. Les changements se font sur la base de réussite au concours.

Enfin, il faut prendre en considération que, pour le calcul du montant des pensions de fonctionnaires, les primes ne sont pas prises en compte. Directeur des services des retraites de l’État, Jean-Yves Raude expliquait en mars dernier devant la Commission des affaires sociales du Sénat que « la part des primes dans la rémunération des fonctionnaires est aujourd’hui connue de manière assez précise et atteint 23 % en moyenne ». Les écarts sont importants car ces primes représentent 7 % en moyenne chez les enseignants et 40 % ou plus pour les cadres de certains ministères. Pour aligner le régime public sur le privé, il faudrait intégrer les primes dans le calcul des retraites.

2. Un taux de liquidation de 50 % dans le privé et de 75 % dans le public

Les tenants de l’alignement des retraites du public sur celles du privé arguent que le taux de liquidation pour une carrière complète de fonctionnaire est de 75 %. Cela veut dire que le montant de la pension est égal à 75 % du montant de la moyenne des salaires des six derniers mois. Ce taux est de 50 % pour la retraite de base dans le privé. Mais avancer simplement ces deux taux, c’est oublier que les salariés du privé bénéficient, en plus de leur retraite de base, d’une retraite complémentaire (l’Arrco et l’Agirc), dont ne bénéficient pas les fonctionnaires. On voit bien qu’on compare là deux éléments très différents.

3. La vérité sur le montant des retraites

Selon l’Insee, en 2004, le montant moyen des pensions de retraite s’élevait en France à 1 288 euros mensuels. Il était de 1 065 euros pour les salariés du privé. Pour l’ensemble des fonctionnaires, il représentait 1 689 euros. Encore faut-il préciser que ce montant était de 1 210 euros pour la fonction publique territoriale et hospitalière. Pour la fonction publique d’État, le montant était de 1 748 euros. Plus que les avantages du régime de retraite des fonctionnaires, cette inégalité s’explique par les différences de qualification : plus de 50 % des fonctionnaires d’État sont des cadres (parmi eux les 800 000 enseignants), tandis que dans le privé, les cadres représentent 16 % des salariés. L’Insee a simulé ce qu’aurait été le montant des pensions des fonctionnaires liquidant leur pension entre 2003 et 2013 si on leur avait appliqué les règles de calcul des retraites du secteur privé. Selon les hypothèses techniques retenues pour cet exercice, le changement de règle conduirait à diminuer la retraite de l’ordre de 10 % ou 20 % en moyenne. Celle-ci augmenterait néanmoins pour 12 % à 25 % des fonctionnaires, ceux qui ont un taux élevé de primes. Aligner le public sur le privé, c’est baisser les pensions de la majorité des fonctionnaires.

4. La vérité sur le taux de remplacement

L’étude des taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre le montant de la première pension de retraite touchée et le montant du dernier salaire perçu, ne suffit pas à comparer les mérites des régimes de retraite entre le privé et le public. Ils sont cependant un élément à prendre en considération parmi d’autres. Selon l’OFCE (voir tableau), le taux de remplacement pour un salarié non cadre du secteur privé est de 75,5 %. Il est de 60,3 % pour un cadre du privé. Dans le public, il est de 83,3 % pour un fonctionnaire sans prime, de 68,9 % pour un fonctionnaire avec 20 % de prime (la moyenne dans la fonction publique est de 23 % de prime) et de 58,8 % si les primes représentent 40 % du salaire. Pour Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, « au final, les taux de remplacement, c’est-à-dire les niveaux des pensions en pourcentage du dernier salaire, ne sont pas très différents, à niveau de revenus comparables. Dans les deux cas, le taux de remplacement est élevé pour les bas salaires et moins important pour les hauts revenus ». « Un fonctionnaire né en 1948, dont la prime représente 40 % du salaire, touchera une pension équivalente à environ 59 % de son dernier traitement, explique-t-il dans les Échos. Un cadre du privé né la même année, qui termine sa carrière à deux fois le plafond de la Sécurité sociale (5 800 euros par mois), touchera 60 %. »

5. La vérité sur la cotisation salariée et la contribution employeur

Alors que les employés du privé reversent 10,55 % de leur salaire brut au régime des retraites, le taux de cotisation des fonctionnaires n’est que de 7,85 %.

On avance surtout que l’État employeur cotise à hauteur de 55,7 %, alors que le taux est de 15,6 % pour l’employeur privé. On compare, là encore, des choses différentes. Le taux de cotisation de l’État employeur correspond en fait à une contribution d’équilibre, alors que l’équilibre n’est pas assuré pour les autres régimes. « Une comparaison directe des taux de cotisation n’est pas pertinente, explique le rapport du COR. Elle l’est d’autant moins que le périmètre des charges financées par les cotisations diffère selon les régimes. Par exemple, contrairement aux régimes de retraite du secteur privé, les régimes de la fonction publique couvrent le risque d’invalidité avant l’âge de soixante ans. » De plus, dans la plupart des régimes du privé, les charges de retraite sont financées en partie par des recettes complémentaires telles que les apports du fonds de solidarité vieillesse. Selon le COR, en corrigeant ces différences, « des écarts entre les taux de cotisation des différents régimes subsistent, mais les taux se rapprochent : environ 30 % pour les régimes des salariés du privé, 46 % pour celui des fonctionnaires d’État (sous la contrainte d’équilibre du régime) et 25 % pour la fonction publique territoriale et hospitalière »

6. Durée de cotisation, âge de départ et pénibilité

La réforme Fillon a aligné la durée de cotisation et l’âge de départ à la retraite dans les régimes du public et du privé. Reste des différences. Elles concernent d’abord le droit à la retraite pour pénibilité. Dans le public, pour les fonctionnaires en « service actif » qui exercent des emplois présentant des « risques particuliers » ou des « fatigues exceptionnelles », l’ouverture des droits se fait à cinquante-cinq ans. Pour certains corps de métier, les fonctionnaires « en service actif » bénéficient d’un droit à la retraite à partir de cinquante ans. C’est le cas des policiers, des surveillants pénitentiaires… Aucun dispositif de ce type n’existe dans le privé. « Quand vous soulevez 10 kilos de ciment, est-ce que ça pèse plus lourd quand on est dans le public ou quand on est dans le privé ? » demande Éric Woerth. Les syndicats seraient d’accord qui demandent, dans le privé, un droit au départ anticipé pour les salariés ayant exercé des métiers pénibles. En la matière, il faudrait plutôt aligner le privé sur le public.

OLIVIER MAYER

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tribunes & idées

27 Avril 2010, 09:04am

Publié par PCF Villepinte

Les véritables enjeux
de la bataille des retraites
 

PNG - 39.4 koPar Jacques Nikonoff, porte-parole du mouvement politique d’Éducation populaire (MPEP) et ancien président d’attac (*).

 

Quelles sont les mesures à imposer et les perspectives à porter pour sauver les retraites ?

1. Préserver le droit de bien vivre ­pendant sa retraite. Nous vivons plus longtemps, il faut donc consacrer aux retraites une part plus importante de la richesse nationale  : 5 % du PIB en 1970  ; 12 % en 2010 ; 20 % en 2050.

2. Déjouer l’opération de Sarkozy, qui veut une revanche sociale. Le PS et certains syndicats n’étant pas clairs sur les retraites, Sarkozy pense pouvoir diviser la gauche et infliger un échec au mouvement social, afin de se remettre dans la course pour 2012.

3. Interdire aux banquiers, assureurs et financiers de faire main basse sur nos retraites. Ils enragent car ils ne parviennent pas à ­placer les cotisations retraite sur les marchés financiers pour spéculer.

4. Briser la volonté des classes dirigeantes d’organiser l’insécurité des retraités après celle des salariés. Le FMI estime « qu’un ­système de retraite par répartition peut ­déprimer l’épargne nationale, parce qu’il crée de la sécurité dans le corps social ». Mais les fonds de pension sont au bord de la faillite  ! ­Repousser l’âge légal de départ à la retraite ne repousse pas l’âge de fin d’activité, puisque les employeurs se débarrassent des « vieux » travailleurs. Le but est de les faire partir au même âge, mais avec une pension plus faible. C’est le moyen de les « obliger » à épargner  !

5. Imposer un nouveau partage des richesses. En trente ans, la rétribution du travail dans la richesse nationale a baissé de 10 % (170 milliards d’euros). Parallèlement, les dividendes versés aux actionnaires sont passés de 3,2 % du PIB en 1982, à 8,5 % en 2009. Il faut les faire baisser pour financer, notamment, les retraites  !

6. Supprimer le chômage et la précarité en développant des productions et des ­services permettant de répondre aux besoins sociaux, tout en organisant la conversion écologique de l’économie. Le chômage et la précarité privent de recettes les régimes de protection sociale. Il faut donc les supprimer  ! C’est ­possible grâce au « droit opposable à l’emploi » qui permettra la relocalisation de l’économie, la conversion écologique du mode de production et la création d’emplois dans les secteurs non marchands pour répondre aux besoins de la population. Le financement des retraites ne doit pas alimenter l’économie ­marchande ­actuelle sans tenir compte de la crise ­écologique. Il ne faut pas augmenter le gâteau (le PIB), il faut changer de gâteau  ! Passer de productions futiles à des productions utiles, de productions nuisibles à des productions saines. Les 15 millions de retraités ne dépendent pas du travail des actifs  : par leur consommation, ils créent des millions d’emplois  ; ils sont eux-mêmes actifs car ils travaillent et créent de la valeur d’usage non marchande.

7. Désobéir à l’Union européenne et prendre des mesures protectionnistes universalistes pour développer notre système social et le ­promouvoir à l’étranger. L’ancien gouverneur de la Bundesbank, Hans Tietmeyer, explique le rôle de l’Union européenne  : « La concurrence entre les systèmes de protection sociale sera plus forte, pas seulement vis-à-vis du monde non européen, mais aussi à l’intérieur de l’Europe… » Il faut désobéir à l’Union ­européenne, et même envisager d’en sortir, prendre des mesures protectionnistes dans un cadre ­universaliste (charte de La ­Havane), ­interdire les ­délocalisations. Alors il sera ­possible d’augmenter les cotisations sociales patronales sans pénaliser l’emploi.

8. Soumettre le PS à la « question sociale ». Le PS a participé à la casse des retraites. Il rêve de 2012 et veut adopter une « posture responsable » : plier devant les milieux d’affaires sans en donner l’impression à l’électorat. Le succès de la gauche en 2012 dépendra en partie des luttes sur les retraites  : plus elles seront fortes, plus le PS proposera un programme de gauche  !

9. Développer le « travail libéré » que font les retraités, prémices d’un socialisme du XXIe siècle. Les retraités travaillent  ! Pour comprendre, distinguons le travail de l’emploi. Le travail est l’activité de production de biens et de services qui permet de répondre aux besoins individuels et collectifs. L’emploi est le cadre, souvent juridique, dans lequel on exerce un travail. Les retraités travaillent mais ils n’ont pas d’emploi  ! Ils travaillent à rendre la vie plus douce aux autres, à leur famille, à leur voisinage, dans les associations. Ils réinvestissent leurs qualifications professionnelles et sociales sous des formes différentes, non marchandes. Ce travail ne s’exerce pas sur le marché du travail, ils n’ont pas de lien de subordination avec un employeur, ils décident de ce qu’ils font, c’est un travail émancipé, un embryon de contrôle des citoyens sur l’économie. Leur pension est un salaire à vie, inaliénable, sans contrepartie. L’enjeu de la bataille des retraites est aussi celui du travail libéré de l’exploitation et des nuisances. L’activité des retraités préfigure un socialisme du XXIe siècle, sans « marché du travail », sans salariat, sans employeurs qui exploitent…

(*) Jacques Nikonoff est l’auteur de la Comédie des fonds de pension. Éditions Arléa.

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réforme des retraites

26 Avril 2010, 17:44pm

Publié par PCF Villepinte

La confrontation sur les retraites est engagée, mais le pouvoir va tout faire pour détourner l’attention.

Par Maurice Ulrich

 Hors-série retraites

Hors-série retraitesToute honte bue, des plumes qu’on ne peut qualifier autrement que serviles si l’on écarte la présomption de stupidité endossent ces temps-ci, du Figaro à la Tribune, leurs oripeaux de croisés. Le capitalisme est suspect, la richesse est obscène. Le peuple perd la foi. L’hérésie se répand, il faut d’urgence défendre les riches. Les riches. Mais qu’est ce que cela veut dire ? Toutes ces belles âmes feignent d’avoir à coeur la défense du patrimoine durement gagné, de l’héritage familial transmis aux enfants et plus simplement de défendre le juste prix du risque, de la compétence et du mérite.

Mais qui mérite des salaires comme ceux que nous publions ci-contre. Qui mérite des retraites qui se calculent en millions d’euros ? Lequel de ces PDG du CAC 40 viendrait dire, sur la place publique et devant les citoyens assemblés, "je vaux mille fois plus que chacun d’entre vous". La compétence ? Allons donc, quand la plupart d’entre eux ne font qu’appliquer les règles de base de la gestion capitaliste la plus conforme aux dogmes ! Licenciements, réduction des coûts, pression sur les salaires et les personnels. Ce n’est pas de l’invention, c’est le credo qu’ils psalmodient tous les jours, de conseil d’administration en conseil d’administration et chaque fois les jetons de présence s’ajoutent aux jetons de présence. Avec eux, la machine à sous fonctionne à tous les coups.

Le risque ? Où est-il avec ces retraites pharaoniques, ces parachutes dorés. Le courage ? Il est facile, derrière les vitres teintées des limousines. Il en faut bien davantage à une femme seule avec ses enfants pour boucler ses fins de mois, à un jeune pour, de stage en stage, s’accrocher, à des retraités pour vivre avec moins de 20 euros par jour.

Une caste de prédateurs a la main sur la France. Mais ce n’est pas seulement de l’injustice, une indignité. Leur projet, leur visée stratégique, c’est la soumission de l’ensemble de l’économie et de la vie sociale aux lois du capital. La retraite par capitalisation, ce n’est pas autre chose. Croit-on que ce soit un hasard si les géants de l’assurance comme Axa militent activement en sa faveur ? Mais on ne saurait l’oublier. La plupart des ces grands patrons sont proches, très proches du président de la République. Ou plutôt non, c’est l’inverse. C’est lui qui est proche d’eux. Oui, Nicolas Sarkozy est l’homme de l’argent à la tête de l’État et à la maoeuvre. La manoeuvre, pour ne pas dire la manipulation et les manipulations. Ah, la burqa par exemple, voilà bien un objet de scandale, voilà l’urgence. Bien sûr, elle n’est pas acceptable et nous n’en voulons pas, mais est-ce cela le grand problème de la France d’aujourd’hui ? Il faut lever le voile, oui, sur la stratégie du gouvernement et du chef de l’État. Alors que la confrontation sur les retraites est engagée, ils vont tout faire pour détourner l’attention avec l’objectif de gagner du temps et de noyer les enjeux. Nous sommes déjà fin avril. Ils veulent boucler le projet de loi dans quelques semaines. C’est maintenant qu’il faut dire Stop et ouvrir le débat. D’autres pistes existent, on le sait, que celles que veut imposer le pouvoir. Nous les explorons dès aujourd’hui dans un numéro hors série et, en fin de semaine, le 1er-Mai peut-être un grand moment dans ce débat et, oui, ce combat.

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