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retraites

IL N'Y A RIEN DE BON DANS LA RETRAITE MACRON

12 Octobre 2018, 12:13pm

Publié par PCF Villepinte

Les lignes directrices de la future réforme des retraites ont enfin été dévoilées : fusion des 42 régimes actuels et mise en place d’une retraite par points qui va réduire les pensions et repousser, par un système de décote, l’âge de départ effectif à 63 ans.

Loin des mécanismes de redistribution et de solidarité, votre logique individualiste fait peser sur l’assuré tous les risques de sa future pension.

Vous accédez au rêve du grand patronat et des marchés en livrant le fabuleux magot des retraites aux intérêts du privé. Faute d’avoir les points nécessaires à une retraite digne, les salariés qui le peuvent devront recourir aux fonds de pensions et à l’épargne privée. Pour les autres, ce seront des pensions de misère. En Suède, le système par points a fait baisser de 30 % le niveau des pensions.

Alors que 1,5 million de seniors ne trouve pas d’emploi, reculer l’âge de départ à taux plein est une aberration.

Plutôt que de remettre en cause les principes de la sécurité sociale, pourquoi ne pas faire contribuer les revenus financiers des entreprises ? Créer des emplois et augmenter les salaires ? C’est cela, une politique progressiste ! (Applaudissements sur les bancs du groupe CRCE ; Mme Martine Filleul applaudit également.)

Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé . - La réunion d’hier avec Jean-Paul Delevoye et les organisations syndicales s’est déroulée dans un climat de confiance. Les propositions du Haut-Commissaire ont été particulièrement appréciées par les organisations syndicales car elles sont le reflet d’une concertation de six mois. Aucune organisation syndicale n’a osé tenir des propos tels que les vôtres. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM)

M. Ladislas Poniatowski. - Très bien !

Mme Éliane Assassi. - Écoutez donc ceux qui sont descendus dans la rue !

Mme Agnès Buzyn, ministre. - Toutes ont reconnu que le nouveau système apportera des garanties qui assurent de nouvelles solidarités. À aucun moment, il n’a été question de reporter l’âge de départ à la retraite. (Mme Éliane Assassi s’exclame.) La concertation avec les partenaires sociaux est fructueuse ; nous engageons une nouvelle phase, sur la gouvernance du futur système et les modalités de transition. Aucun retraité actuel, aucune personne partant dans les cinq ans suivant la promulgation de la loi ne sera touchée. La transition se fera sur le long terme.

 

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PENSION DE REVERSION

25 Juin 2018, 16:35pm

Publié par PCF Villepinte

[TRIBUNE*]: Supprimer les pensions de réversion des veuves et veufs?

Au contraire: les associations de retraités lancent un appel pour les renforcer

Ill retraite pour tous rognAujourd'hui en France, 4,4 millions de veuves ou veufs perçoivent des pensions de réversion. Deux représentants d'associations de défense des retraités – Francisco Garcia, président national d'ENSEMBLE & SOLIDAIRES - UNRPA, et Pierre Erbs, président de la Confédération française des retraités – s'inquiètent de leur possible remise en cause.

 À la mort d'une personne, son époux ou son épouse qui lui survit peut se voir reverser une partie de la retraite du défunt : c'est ce qu'on appelle les pensions de réversion. Le veuf ou la veuve d'un ou une salarié(e) du privé peut par exemple toucher, sous conditions, 54% de la pension de son ancien conjoint. En tout, 4,4 millions de personnes en bénéficient en France et touchent, en moyenne, 499 euros par mois, selon la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares).

Le dispositif coûte au total 36 milliards d'euros par an. Mais "doit-on [le] maintenir ?" C'est la question posée dans un document du Haut Commissariat à la réforme des retraites, consulté par l'AFP, puis sous une autre forme sur la plateforme en ligne de "grande consultation citoyenne". Ce "n'est pas la question", a répliqué Agnès Buzyn, mais "il n'y a rien d'exclu". Au Sénat jeudi 21 juin, la ministre des Solidarités et de la Santé a expliqué que les pensions de réversion devaient selon elle être "harmonisées" et "remises à plat". Ce débat inquiète les associations de défense des retraités, qui militent pour une harmonisation par le haut, plutôt que par le bas, des pensions de réversion, essentielles selon eux pour permettre aux veufs et veuves de vivre dignement. Leurs représentants s'expriment ici librement. ( *Tribune demandée par FranceTVInfo au président d' E&S-UNRPA, cosignée par le président de la FGR, et publiée vendredi 22 juin sur www.francetvinfo.fr ):

Faut-il maintenir les pensions de réversion ? Dans le cadre de la réforme des retraites qui instaurerait un système par points, Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire en charge du dossier, l'a demandé aux partenaires sociaux. Bien qu'il ait précisé ensuite que la question posée n'avait pas pour objet la suppression de ces droits, il n'en reste pas moins qu'elle n'est pas innocente, qu'il n'y a pas de fumée sans feu et qu'elle pourrait préparer les esprits à leur diminution, si ce n'est, à terme, à leur disparition.

Les premières victimes seraient les femmes, qui sont 89% à bénéficier des pensions de réversion : pour plus d'un million d'entre elles, c'est même le seul revenu.

D'une façon générale, elles sont moins bien rémunérées que les hommes durant leur carrière. L'âge de la retraite venu, leurs trajectoires professionnelles les conduisent, pour diverses raisons (familiales, temps partiel...), à des pensions inférieures, en moyenne, de 25% à celles des hommes.

Les droits à la retraite sont ainsi, de fait, inégaux. Or il est admis, à condition d'être marié, que le conjoint survivant a, de facto, droit à une partie de la retraite du défunt ou de la défunte, en considérant qu'il a contribué à la constitution de son montant. Ce retour est légitime. La réversion permet de réduire de 15 points l'écart entre les pensions des hommes et celles des femmes. C'est aussi un complément conséquent et justifié pour les 45% des femmes retraitées et 11% des hommes retraités dont la pension est inférieure au seuil de pauvreté.

Une harmonisation nécessaire
Mais aujourd'hui, les conditions pour bénéficier de la réversion sont différentes selon les régimes de retraite. Leur mode de calcul diffère entre régime de base, régime des fonctionnaires, régime des complémentaires, régime des parlementaires... Certains permettent de la cumuler avec sa propre pension. D'autres l'autorisent mais en mettant en place un plafond ou en la modulant en fonction des ressources personnelles du conjoint survivant. Ces limitations excluent disproportionnellement les veufs, dont le montant des pensions est en moyenne plus élevé que celles des veuves.

Cette multiplicité de régimes invite à réfléchir sur l'opportunité de travailler à leur harmonisation. Aligner les pensions de réversion ne se fera certes pas sans réticences ni du jour au lendemain, d'autant que quand on parle d'harmonisation, deux perspectives s'opposent.

La première est comptable. Elle prend en compte l'accroissement du nombre de retraités dans les futures décennies, le ratio retraités/actifs, l'allongement de l'espérance de vie et l'éventuelle réduction de l'écart de salaires entre hommes et femmes, mais aussi le recul possible de l'âge de départ à la retraite. Elle conduit à reconsidérer les pensions de réversion, revoir leur montant à la baisse, geler le montant du plafond de cumul, voire créer des conditions telles que le nombre de bénéficiaires potentiels en serait considérablement diminué.

Dans son rapport annuel, le Conseil d'orientation des retraites estime que le système de retraite restera dans le rouge au mieux jusqu'en 2036, au pire jusqu'en 2070. Ces projections sont de nature à justifier de nouvelles mesures (hausse de la durée de cotisation pour une retraite pleine, recul formel ou de fait du départ en retraite, changement du mode de calcul des pensions...) qui diminueront le montant des pensions directes et donc celui des pensions de réversion, qui de surcroît seraient versées sur des durées moindres.

La qualité de la vie construite à deux doit être maintenue pour celui ou celle qui survit à l'autre, et qui a aussi, rappelons-le, contribué au montant de la retraite du défunt ou de la défunte.

La deuxième perspective, c'est de se mettre à la place des retraités concernés : l'essentiel des charges supportées par le conjoint survivant resteront quasiment les mêmes (loyer, entretien des biens, véhicule...).

Une mesure de justice sociale
Si la perspective d'une harmonisation de tous les régimes et modes de calcul des pensions de réversion est envisageable et souhaitable, elle ne peut intervenir en opposant les divers régimes, considérant que certains retraités seraient des privilégiés. Bien au contraire, en vertu du principe d'égalité de traitement des citoyens, un alignement de tous les régimes sur le plus favorable d'entre eux serait à étudier avec une mise en œuvre progressive. Aligner les pensions de réversion sur le régime le plus favorable ne serait qu'une mesure de justice sociale. Les principales bénéficiaires en seraient les veuves, qui verraient leurs conditions améliorées.

Mais alors, quel pourrait être le régime de référence ? Le plus favorable de tous est sans conteste celui des sénateurs, dont le conjoint survivant perçoit une pension de réversion égale à 60% de la pension du défunt ou de la défunte, sans plafond ni conditions de ressources. Commencer par relever progressivement le plafond pour tous les régimes concernés jusqu'à le supprimer serait déjà une première étape intéressante vers l'harmonisation des régimes. Dans le même temps, relever les pourcentages de réversion compléterait utilement la démarche prenant en compte les besoins des veuves et des veufs.

Permettre aux veuves et veufs de vivre dignement leur retraite serait une marque de respect envers les plus âgés.
Les représentants des principales associations de retraités

Aussi la requête de Jean-Paul Delevoye, demandant aux partenaires sociaux s'il fallait maintenir les pensions de réversion, ressemble fort à un ballon d'essai qui doit être pris au sérieux. Il nous invite à rester vigilants sur la protection de nos droits.

Signataires: Francisco Garcia, président national de l'Union nationale des retraités et personnes âgées, Pierre Erbs, président de la CFR (Confédération française des retraités, qui regroupe la Fédération nationale des associations de retraités, L'Union française des retraités, la Confédération nationale des retraités des professions libérales, Générations mouvement, l'Association nationale des retraités de la Poste et d'Orange, et le groupement CNR-UFRB).

 la Tribune publiée en version imprimable picto pdf

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Pension de réversion, qui peut en bénéficier avant sa réforme choc ?

22 Juin 2018, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

Mardi, 19 Juin, 2018

Daniel Roucous

La réforme annoncée des retraites prévoit aussi de réformer la retraite de réversion voire de la supprimer Elle permet aujourd’hui à de nombreuses veuves de survivre et de réduire l’écart des retraites entre les hommes et les femmes. Explications chiffrées et rappel des conditions pour y avoir droit.

La question

 « Doit-on maintenir les pensions de réversion ? » est la question posée dans le document remis aux syndicats par le Haut commissaire à la réforme des retraites.

La réponse à la question tient à quelques chiffres issus du rapport de juin 2018 page 125 -  du Conseil d’Orientation des Retraites Evolutions et perspectives des retraites en France  :

- 3,8 millions de personnes perçoivent une retraite de réversion en 2018 dont 89% de femmes

- l’écart hommes/femmes des pensions de retraite (hors majorations pour trois enfants) est de 31% (en défaveur de celles-ci est-il besoin de le souligner) ramené à 25% pour celles qui perçoivent la retraite de réversion

- cet écart serait réduit à 10%... en 2070 ! Sauf si, d’ici là, s’applique enfin le code du travail : à travail égal salaire égal

- les femmes veuves (la moitié des retraités vivant seuls) ont un niveau de vie inférieur à 18% en moyenne aux autres retraités… retraite de réversion comprise. Les plus démunies sont les veuves d’ouvriers et de paysans dont la pension de réversion est la plus faible, du fait de la faible retraite perçue par leurs maris.

- un veuf vivant seul a perçu 2 205 euros bruts de retraite en moyenne par mois en 2015 contre 1 808 euros bruts pour une veuve seule… retraite de réversion comprise.

On peut avoir un aperçu de cette inégalité qui touche surtout les veuves d’ouvriers, de paysans, d’artisans et commerçants dans le tableau 2.28 page 94 du rapport annuel du COR - juin 2018

- le versement des pensions de réversion est chiffré par le COR à 33 milliards d’euros.

Ces chiffres montrent que la pension de réversion est importante pour les conjoints survivants. Sans elle c’est la pauvreté assurée en attendant l’égalité salariale hommes/femmes.

La réforme envisage soit de la capitaliser sous forme de partage des droits entre les deux conjoints (modèle allemand ou britannique) soit de la supprimer (modèle suédois) afin, dans les deux cas, que l’Etat n’ait plus à verser 33 milliards d'euros - explications et analyse d'Anne Lavigne responsable des études au COR

Réaction des partenaires sociaux

- réforme-des-retraites-force-ouvriere-reaffirme-son-attachement

- réactions et propositions de l'UCR CGT

- l-avenir-des-retraites-selon la CFDT

 

Le point juridique : qui a droit à la retraite de réversion ?

3 conditions pour prétendre à une retraite de réversion :

1.- être marié(e) ou l’avoir été avec l’assuré décédé. Les partenaires d’un PACS survivants et les concubins survivants n’ont pas droit à une pension de réversion – arrêt 13-11362 du 23 janvier 2014 de la Cour de cassation. Ce qui est le cas en Allemagne et au Royaume-Uni.

 A noter que les personnes de même sexe mariées ont droit à la pension de réversion si elles répondent aux autres conditions,

2.- être âgée(e) d‘au moins 55 ans (51 ans si conjoint décédé avant le 1er janvier 2009 quelle que soit la date de dépôt de la demande)… quel que soit l’âge du conjoint décédé. Avant 55 ans, il est possible de percevoir une allocation de veuvage

3.- disposer de ressources (revenu net imposable indiqué sur le dernier avis d’imposition) d’un montant inférieur actuellement (2018) à 20 550,40 euros pour le conjoint survivant qui vit seul ou 32 880,64 euros pour le conjoint survivant remarié, pacsé ou en concubinage. Pas de condition de revenu pour les conjoints survivants de fonctionnaires.

Si vous avez plus de 54 ans et que vous travaillez, vos ressources annuelles sont calculées en prenant en compte seulement 70 % de vos revenus d'activité.

- évaluation des ressources

Le montant :

– 54% de la retraite du conjoint décédé versé par le régime général de la sécurité sociale

– 60% de la retraite ARRCO-AGIRC complémentaire du conjoint décédé (dès lors que le conjoint à 55 ans (pension ARRCO) ou 60 ans (pension AGIRC) et sans condition de ressources contrairement à la pension de réversion du régime général).

Les démarches :

- la pension de réversion doit être demandée à la caisse de retraite du conjoint décédé y compris à ses caisses de retraite complémentaires ou au moyen du formulaire/demande-retraite-reversion

- Voir avec les caisses complémentaires pour se procurer un formulaire spécifique de demande de retraite complémentaire de réversion.

Le cas des ex-conjoints

Lorsque le conjoint décédé a été marié une ou plusieurs fois, la pension de réversion est partagée entre le ou les ex-conjoints et le conjoint survivant en proportion de la durée de chaque mariage.

Bien-évidemment le ou les ex-conjoints doivent chacun remplir les conditions ci-dessus pour en bénéficier. Le fait d’être remarié(e), pacsé(e) ou en concubinage ne prive pas l’ayant droit de la réversion.

- articles L353-3 et R353-4 du code de la sécurité sociale.

D'un clic  conditions, démarches et formulaires pour bénéficier d'une pension de réversion des secteurs privé et public

En lien

- vos-droits-en-cas-de-décès-du conjoint

- réforme-des-retraites-pourquoi-partir-62-ans-va-se-compliquer ?

- fusion-agirc-arrco-quel-impact-sur-la-retraite-complementaire-des-salaries-et-des-cadres ?

 

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REFORME DES RETRAITES

30 Avril 2018, 10:01am

Publié par PCF Villepinte

CGT :Une réforme des retraites ? Pour mieux baisser les pensions ?

Montreuil,jeudi 26 avril 2018

Après les premières rencontres avec le Haut-commissaire à la réforme des retraites (HCRR), la CGT reste très interrogative et particulièrement vigilante face à un projet dont tous les objectifs ne sont pas affichés, en particulier celui du niveau des pensions qui en ressortirait.

On observe déjà que, pour légitimer la démarche, la critique du système actuel ne brille pas par son objectivité. Ainsi, le mécanisme « par annuités » en vigueur dans tous les régimes de base est condamné au motif que certaines règles ne correspondent plus aux objectifs fixés. La belle découverte ! A force de dégrader les paramètres tout au long des réformes additionnées depuis 1993, le système a fini par devenir difficile à lire et par produire des retraites en baisse. Mais, n’était-ce pas le but de ces réformes ?

Pour autant et malgré ces dégradations, notre système de retraite par annuités et par répartition, grâce au principe de solidarité qui le fonde, a sorti les retraités de la pauvreté en moins de 30 ans : ils étaient 28 % à vivre en-dessous du seuil de pauvreté (défini comme 50 % du salaire médian) en 1970, ils n’étaient plus que 4,7 % en 1997 (Insee Première n°761). Aujourd’hui, les proportions d’actifs et de retraités vivant en-dessous du seuil de pauvreté restent équivalentes

Le HCRR, à partir des travaux du COR (Conseil d’orientation des retraites), fait également ce constat : notre système conserve effectivement une part importante de solidarité. Pour la CGT, c’est effectivement essentiel car cela permet encore aujourd’hui de diminuer les inégalités liées au travail.

On peut alors se poser la question : mais pourquoi s’aventurer dans une réforme systémique qui va chambouler tous les repères aussi bien pour les travailleurs que pour les retraités ? De surcroît alors que les comptes sont grosso modo à l’équilibre. Rappelons que la Suède a englouti, dans la phase de transition de sa réforme, plusieurs années de pensions mises en réserves.

Pourquoi ne pas répondre clairement aux difficultés réelles et connues : le niveau des pensions dans l’avenir et le taux de remplacement que peuvent espérer les jeunes générations ; les basses pensions ; l’égalité femmes/hommes ; une vraie prise en compte de la pénibilité ; le maintien du pouvoir d’achat des retraites ; une réforme du financement liée à l’emploi. Autant de sujets mis en avant par la CGT depuis plusieurs années et réaffirmés lors de la rencontre avec M. Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites.

Chambouler les repères et centrer le débat sur du meccano administratif, points ou comptes notionnels, est-ce innocent ? N’y aurait-il pas d’autres objectifs, d’autres intentions ? On est bien obligé de s’interroger.

Sous couvert de simplification, n’y a-t-il pas en réalité la volonté de mettre en place un système produisant une baisse encore plus forte des pensions futures, de manière automatisée, dans des conditions illisibles pour le commun des salariés ?

La CGT pose les questions que tous les salariés se posent : une réforme pour quel montant de pension, après quelle durée et à quel âge ? Questions qui sont soigneusement écartées dans ce projet de réforme.
Questions que la CGT n’aura de cesse de mettre en avant et sur lesquelles elle appelle la plus grande vigilance de tous les salariés.

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Protection sociale. Le système des retraites dans le collimateur

26 Avril 2018, 09:28am

Publié par PCF Villepinte

Protection sociale. Le système des retraites dans le collimateur

Le Sénat a organisé le 19 avril 2018 un colloque sur la réforme annoncée par le gouvernement.

Les premières consultations sur la réforme « considérable » des retraites, dixit la ministre de la Santé Agnès Buzyn, ont été lancées lundi sous la conduite du Haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.

Celui-ci a reçu cette semaine la CFDT, l’Unsa, la FNSEA et FO. Tandis que la CFE-CGC, l’U2P, le Medef, la CGT, la CPME et la CFTC le seront la semaine prochaine.

Dans ce contexte, le Sénat a organisé hier un colloque sur ce chantier. Le gouvernement a pour objectif d’aboutir à un « système unique » en lieu et place de la quarantaine de régimes existant actuellement. Une réforme que le président de la République veut voir votée en 2019.

Ce dynamitage du système des retraites, le gouvernement entend donc le mener au pas de charge. Ce que n’ont pas manqué de relever certains participants au colloque du Sénat, à l’instar de Bernard Thibaut, ancien secrétaire général de la CGT : « Pour la première fois depuis 1945 on pose la question du système. » Insistant sur ce que cela implique : « Il faut la poser publiquement », interroger sur le fait que cela soit « opportun » ou pas, et « accepter que cela génère des débats importants » en se gardant d’adopter « une posture autoritaire ».

D’autant, estime-t-il, que le système des retraites « est au cœur du pacte social et républicain » et relève « d’un choix de société ». Et puisqu’il est précisément question de « méthode », celui-ci regrette que « sur ce sujet-là, au fil du temps et des méthodes, on a déjà très largement glissé vers une dépossession des salariés et de leurs représentants ». Et ce alors qu’en matière de « cotisations sociales, il est légitime que ceux qui en sont les propriétaires soient consultés » quant à la manière dont s’organisent « leur prélèvement et leur redistribution ». Aussi plaide- t-il pour, « ce qui paraît être un gros mot par les temps qui courent », une « co-construction » avec ces derniers.

« Uniformité n’est pas synonyme de justice sociale »

Marisol Touraine, ancienne ministre de la Santé de François Hollande, et Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, respectivement artisans des réformes des retraites de 2014 et 2010, expliquent que dans des contextes certes différents, ces dernières ont été dictées par l’exigence d’un retour à l’équilibre financier des régimes. Impératif qui, commentent-ils, n’a plus lieu d’être aujourd’hui.

Raymond Soubie voit en outre dans une « uniformisation totale » des régimes le danger de « s’attaquer à l’identité des salariés ».

« Ces différences, il faut les expliquer », renchérit Bernard Thibaut, précisant qu’« uniformité n’est pas forcément synonyme de justice sociale ».

Quant à la question du calendrier, en dépit de leurs différentes orientations politiques, chacun des interlocuteurs appuie sur l’impérieuse nécessité de consacrer le temps nécessaire à un chantier de cette nature.

Ce vers quoi ne se dirige pas le gouvernement qui, comme pour le Code du travail, de la SNCF ou encore de l’accès à l’université, veut passer en force.

La Marseillaise, le 20 avril 2018

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CSG : nouvelle mobilisation des retraités

16 Mars 2018, 14:04pm

Publié par PCF Villepinte

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15 Mars 2018, 09:22am

Publié par PCF Villepinte

Aujourd'hui, ils sont des milliers dans les rues de France à réclamer plus de moyens pour les plus précaires.

Sur Change.org, des milliers de citoyens soutiennent des pétitions venant en aide à ces populations vulnérables, comme celle réclamant une revalorisation de l'AAH (Allocation Adulte Handicapé) ou encore celle contre la hausse de la CSG.

La question de la dignité des personnes âgées, au coeur de cette journée de mobilisation, a également reçu le soutien de milliers de citoyens comme vous sur la plateforme. 

En effet, près de 600 000 personnes ont signé la pétition demandant plus de moyens pour les Ehpad (Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) où les conditions de travail difficiles mettent en danger la santé des personnes âgées et du personnel soignant

Christophe Prudhomme, Patrick Pelloux et Sabrina Ben Ali, à l'origine de cette pétition, sont aujourd'hui devant le ministère de la Santé pour faire entendre leurs revendications. C'est le moment de les soutenir en rejoignant la mobilisation.

Cliquez ici pour signer la pétition

Grâce à votre soutien, le gouvernement pourrait décider de débloquer davantage de fonds pour ces établissements, protégeant ainsi les personnes âgées en situation de dépendance. 

En signant cette pétition, vous permettrez de protéger celles et ceux qui aujourd'hui ont besoin d'aide et de soins dans ces établissements. 

Merci d’agir pour la dignité des plus vulnérables,


 

 
Signez la pétition
 

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" Hold-up sur les retraites : ce n'est pas aux retraités de payer !"

14 Mars 2018, 09:20am

Publié par PCF Villepinte

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CINQ mesures récentes qui ont dégradé les conditions de vie des retraité-e-s sans améliorer celles de la jeunesse.

12 Mars 2018, 16:17pm

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CINQ mesures récentes qui ont dégradé les conditions de vie des retraité-e-s sans améliorer celles de la jeunesse.

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RETRAITE-E-S EN COLERE!

13 Mars 2013, 19:35pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 13 Mars 2013

Pouvoir d'achat

 

Retraités mais pas sacrifiés !

 

 

Réunis hier à Paris, les retraités de l’UCR-CGT ont interpellé sur la baisse de leur pouvoir d’achat, en pleine négociation sur les retraites complémentaires. 

À la veille d’une négociation primordiale sur la réforme du système des retraites complémentaires (Agirc-Arrco), l’Union confédérale des retraités (UCR) CGT a lancé un appel à une grande campagne revendicative, hier, à la gare Saint-Lazare (Paris), interpellant sur l’érosion régulière de leur pouvoir d’achat. « Mon niveau de vie baisse tous les ans, je touche une retraite de 1 660 euros par mois », raconte Jean-Pierre. En retraite depuis dix ans, cet ancien des PTT estime qu’« en quinze ans, les retraités ont perdu près de 20 % de leur pouvoir d’achat ». Une situation que Colette, retraitée de la fonction publique depuis cinq ans, connaît bien. « Avec 1 380 euros par mois et 800 euros de loyer, il ne me reste plus qu’environ 500 euros pour vivre », explique-t-elle. Elle qui se considère « dans la misère » a dû rogner sur ses loisirs pour joindre les deux bouts. « Une vie au rétréci » que Colette n’a pas choisie, une preuve de plus du malaise profond que traverse la société. « Plus ça va et moins on combat la pauvreté, dont les femmes sont les premières victimes. On se contente juste d’aménager un système autour. »

Parce que la menace pèse lourd de voir les pensions de retraites diminuées sous les coups d’un patronat qui compte bien sauver le système en tapant sur les retraités, l’UCR a décidé de se remonter les manches. Le 28 mars, l’organisation CGT des retraités appelle à une journée d’action dans toute la France. Le but : mobiliser les élus, les retraités et tous les citoyens autour de la question. Et la date n’est pas choisie au hasard. Au 1er avril, traditionnellement, les pensions de retraites devraient être revalorisées à hauteur de l’inflation, mais le patronat exige, dans le cadre des négociations sur les retraites complémentaires, que celles-ci soient désindexées de l’inflation. Les retraités, qui demandent une revalorisation générale des pensions, entendent bien que leur mobilisation, juste avant le 1er avril, pèse de tout son poids dans la balance. Une urgence quand aujourd’hui, rappelle l’UCR, « un retraité sur deux, en majorité des femmes, gagne moins de 1 100 euros par mois ».

Retraites complémentaires : les négociations toujours bloquées, les syndicats pessimistes
Éric Aubin : "Ce qui était mauvais en 2010 le reste en 2013 "
Réforme des retraites : de dangereuses pistes

Marion d’Allard

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