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Santé. Les formations des infirmières sabotées par manque de budget

13 Juin 2021, 18:51pm

Publié par PCF Villepinte

Les infirmières alertent depuis des années sur les conditions d’exercice de leur profession. Ici, manifestation à Paris en 2018. Geoffroy Van Der Hasselt/AFP

Lundi 14 Juin 2021

L'Humanité  Cécile Rousseau

Incités à se former par le gouvernement, les agents de l’hôpital public se heurtent à l’austérité quand il s’agit de financer leur évolution professionnelle… Écœurés, certains songent à quitter le navire.

« V ous savez que vous nous coûtez cher?» Infirmière à l’hôpital Saint-Louis, Ania (1) n’en revient toujours pas de l’argument que lui a renvoyé sa direction quand elle a demandé pourquoi sa promotion professionnelle de spécialisation en anesthésie ne serait pas financée. Malgré son succès au concours, la jeune femme s’est retrouvée comparée à un poids économique. «Le cursus représente un investissement de 18000 euros, mais la DRH ma précisé quil ny avait plus dargent avec le Covid», déplore la soignante, rappelant qu’elle avait déposé un dossier de prise en charge en janvier, avant de recevoir une réponse… le 4 mai, soit après les résultats. «Pourtant, à Bichat ou encore Lariboisière, les hôpitaux qui font partie du même groupe hospitalier, il manque des infirmières anesthésistes, poursuit-elle. Leur rôle a été reconnu pendant la crise car elles peuvent intuber les malades.»

Alors que la pénurie de bras reste alarmante à l’hôpital, que l’hémorragie des personnels exténués se poursuit, beaucoup d’agents déjà en poste et ayant brillamment obtenu leurs examens se retrouvent sur le carreau. À l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), les syndicats ont dû batailler auprès de la direction générale pour obtenir quelques avancées. Si la situation est en voie de régularisation pour les aspirantes infirmières anesthésistes diplômées d’État (Iade), comme Ania, et que 80 financements supplémentaires ont été arrachés par la négociation, le compte n’y est pas. Sur 350 personnes, principalement des aides-soignantes, à avoir réussi les épreuves pour intégrer un institut de formation en soins infirmiers (Ifsi), 120 sont toujours non subventionnées.

En surchauffe pendant la première vague, Noémie, aide-soignante à Saint-Louis, n’a pas apprécié de se voir claquer la porte au nez pour des motifs douteux. Sur 20 personnes de l’hôpital admises à l’Ifsi, seules 3 ont été prises en charge. «Jai eu 19/20, mais la direction ma expliqué son refus par le fait que, daprès mon dossier administratif, javais eu quatre jours dabsence pour enfant malade, pourtant parfaitement justifiés, raconte-t-elle au bord des larmes. Je n’avais pas envie de rentrer dans les détails de ma vie de mère célibataire. On m’a aussi jugée sur le fait que je n’avais pas mon bac après quinze ans de carrière. Toutes les excuses sont bonnes. J’avais suivi une préparation au concours pendant six mois, beaucoup travaillé, j’étais persuadée que les choses allaient se faire naturellement. Pendant le Covid, on a vu les infirmières au bout du r ouleau, je voulais les aider!»

Un fonctionnement aberrant

Blessée par cette relégation, avec plusieurs de ses collègues, elle a interpellé le ministre de la Santé, Olivier Véran, et le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch. Courrier resté lettre morte. Corinne Jac, membre du collectif Inter-Urgences, les a accompagnées dans leurs démarches: «Elles ont été déstabilisées, soupire-t-elle. Ce dispositif est pourtant intéressant: les agents en promotion professionnelle doivent ensuite cinq années de service à lAssistance publique. De lautre côté, nous avons des jeunes diplômés qui ne tiennent pas toujours le choc en arrivant à l’hôpital. Nous avons encore eu deux démissions en moins d’un mois.»

Pour les recalés, un brouillard entoure ces critères de choix. Il va de pair avec la décentralisation du financement vers les groupes hospitaliers, en 2019. Avant, le classement en fonction des notes permettait d’établir des priorités. Cette année, les groupements hospitaliers se sont principalement appuyés sur le dossier administratif: le candidat doit fournir un CV, une lettre de motivation, un projet professionnel, une appréciation de son cadre et un relevé du nombre de jours d’absence. «Les groupes hospitaliers organisent des commissions de sélection afin d’établir un classement en fonction des évaluations des agents et de leur projet professionnel», justifie la direction générale de l’AP-HP, qui assure que «leffort de financement de ces formations a continué daugmenter, en 2020 et en 2021 (). En dehors de lAP-HP, les mêmes procédures de sélection sont utilisées, mais elles sont confiées par les hôpitaux à l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH)».

Pour Rose-May Rousseau, secrétaire générale de l’Usap-CGT, qui se bat depuis des années pour le maintien d’un haut niveau de promotion professionnelle qui faisait la réputation de l’Assistance publique, ce fonctionnement est une aberration: «Il faut revenir à un système centralisé; là, les groupes hospitaliers font ce quils veulent. Davantage de budget doit aussi être alloué par l’agence régionale de santé. 3500  postes sont vacants à l’AP-HP, dont 400 d’infirmières. Nous avons donc porté au siège le dossier de 78 collègues non pris en charge. Nous attendons des réponses. Il ne faut pas oublier que la promotion professionnelle per met d’endiguer la fuite du personnel, d’avoir des soignants expérimentés, mais aussi de rouvrir des lits fermés à cause du sous-effectif.»

Sentiment d’ingratitude

Si des déceptions et injustices se produisent chaque année aux concours, elles revêtent avec la pandémie un caractère particulier. Ces cas sont en contradiction avec le discours volontariste du gouvernement lors du Ségur de la santé incitant les professionnels à se former, en faisant notamment «de la promotion professionnelle tout au long de la carrière un facteur dattractivité et de fidélisation». Pour Cathy Le Gac, cosecrétaire générale de SUD santé AP-HP, si l’AP-HP y consacre trois fois plus d’argent qu’un hôpital classique, «cest aussi au ministère de la Santé de prendre ses responsabilités. Nous avons obtenu que plus de personnes soient prises en charge, mais je comprends que la déception soit forte car elles ont eu des super notes. Pour cette session, compte tenu de la crise sanitaire, il y a eu un seul oral et pas d’épreuve écrite».

Décidée à ne pas laisser passer sa chance, Adeline a fait le grand saut en 2019. Pour se payer son école d’infirmières, elle a pris une disponibilité de son hôpital parisien et enchaîne les vacations dans le secteur privé. «Jai demandé des financements ailleurs, à lANFH, à Pôle emploi, mais je ne peux prétendre à rien, comme je dépends de l’AP-HP, conclut-elle. Je suis piégée. Je travaille 8 ou 9 nuits tous les mois, sauf en période d’examen, pour payer les 6500 euros annuels du cursus. Si je peux me le permettre, cest parce que, à 32 ans, j’habite encore chez mes parents. J’ai hâte de finir pour souffler physiquement et moralement. Mais je ne sais pas si j’aurai envie de reprendre un poste dans le public après ça…»

Ce coup d’arrêt aux évolutions de carrière pourrait accélérer les départs. En colère, Katia, aide-soignante reçue aux examens avec 17 de moyenne, va solliciter une rupture conventionnelle. «À 50 ans, jai envie d’évoluer, tranche-t-elle. Je ne vais pas attendre dix ans pour quelque chose auquel j’ai droit. J’ai postulé ailleurs. Des maisons de retraite recrutent à côté de chez moi et me proposent des salaires plus élevés que mes 1800 euros, revalorisation du Ségur incluse! Le résultat du concours est valable trois ans, peut-être quun futur employeur me le financera» Si la cassure semble définitive avec le service public, c’est que l’ingratitude face à son sacrifice l’a marquée. «Je me suis portée volontaire pour aller en service Covid 12 heures par jour. Mais on ma opposé le fait que javais été notée 1,5 sur 3 dans ma relation avec les patients et les collègues. Donc, dans ma tête, je suis déjà partie.»

(1) Tous les prénoms ont été changés.

santé

 

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CGT Travailler plus de 55 H par semaine nuit gravement à la santé.

6 Juin 2021, 07:11am

Publié par PCF Villepinte

Une étude scientifique internationale établit le lien entre le fait de travailler plus de 55 heures par semaine et l'augmentation du risque de décès par AVC ou maladie cardiaque.

AccueilEn 2016, 488 millions de personnes travaillaient plus de 55 heures par semaine, soit 8,9 % de la population

Ces longues semaines de travail ont entraîné la mort de 398 000 personnes d'un accident vasculaire cérébral (AVC), soit 19 % de plus qu'en 2000. 347 000 autres personnes sont décédées de maladies cardiaques attribuables au fait d'avoir travaillé plus de 55 heures par semaine, soit une augmentation de 42 % depuis 2000. Ces chiffres en nette augmentation sont issus d'une étude réalisée par l'OIT (Organisation Internationale du Travail) et l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Alors que le temps de travail hebdomadaire moyen avait régulièrement baissé tout au long de la seconde moitié du XXème siècle, ce n'est plus le cas. Dans certains pays, on observe même une tendance à la hausse depuis le début du XXIème siècle. L'informatisation des tâches, l'augmentation des emplois temporaires ou indépendants, l'accroissement du télétravail non-encadré ou encore le non-respect du droit à la déconnexion contribuent à l'augmentation du temps de travail.

En conclusion du rapport, l'OIT et l'OMS incitent les gouvernements à faire respecter les normes internationales sur le temps de travail et à garantir par des lois des conditions de travail décentes pour tous. Les deux organisations internationales indiquent aussi que les employeurs devraient organiser le temps de travail en collaboration avec les travailleurs, en évitant le travail posté, le travail de nuit ou le week-end et les horaires flexibles.

La CGT prône la réduction du temps de travail hebdomadaire à 32 heures sans perte de salaire

Des voix de plus en plus nombreuses portent cette revendication à travers le monde. Réduire le temps de travail permettrait à la fois de répondre aux problèmes posés par la crise actuelle et de changer le système en profondeur. Le fruit des richesses créées doit bénéficier au plus grand nombre.

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Assises du médicament

3 Juin 2021, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/06/2021 par PCF

 

Plus que jamais, il y a urgence à mettre en place un Pôle Public du médicament face à l’incurie gouvernementale dans la gestion de la crise sanitaire. La dépendance de l’État aux industriels du médicament et leurs brevets, les pénuries de médicaments en constante augmentation depuis 2008, l’acquisition pour 80% des matières premières ou des produits finis hors Europe, … la privatisation de la production, sa délocalisation pour maximiser les profits, en sont les causes principales.

La suppression d’emplois ces dernières années notamment dans la recherche, n’ont pas été sans répercussions sur l’incapacité de la SANOFI, à fournir un vaccin en temps et en heure, alors que l’aide publique aux multinationales pharmaceutiques est conséquente notamment dans la recherche.

Comme pour tout ce qui concerne la santé, nous faisons de la sortie du médicament du marché un de nos principaux objectifs.

Avec le Pôle public du médicament, nous nous intéressons à l'ensemble du processus conduisant de la recherche à la mise à disposition des médicaments et des vaccins aux malades.

Le 10 juin prochain, le PCF lance la première étape d’un processus de rencontre, d’échange et d’élaboration en France et en Europe, pour faire de la santé un bien universel, avec les Assises du médicament qui se prolongeront jusqu’à l’automne.

Fabien Roussel y présentera les principaux axes du projet proposé par le PCF, car il y a urgence à retrouver une maîtrise publique dans la politique du médicament et de socialiser tout ou partie des firmes de la Big-Pharma, afin de créer un pôle public de la recherche et de l’industrie, en France, en Europe et dans le Monde.

De cette première journée du 10 juin, un nouveau texte tenant compte de ce débat sera présenté à l’automne au grand public, aux citoyen.es, mais aussi aux partis et syndicats, associations et institutions, pour en faire un vrai débat citoyen en France et en Europe.

Programme :

9h-9h15 : accueil
• 9Hh15 : ouverture de Fabien Cohen, responsable médicament du PCF
. 9h30 : introduction de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
et député du Nord.
• 10h : première séquence de travail sur un état critique de
l’existant, débouchant sur ce que chacun.e entend par « Pôle public du
médicament »
• 12h : pause repas
• 13h30 : 4 temps de discussion
o Pôle recherche, les Brevets
o Pôle industriel socialisé, l’emploi et les nouveaux critères de gestion dans
l’entreprise, le statut public des entreprises et la place du privé, le
Financement, la place de la Sécurité sociale, la Formation...
o La transparence démocratique, la notion de pouvoir, l’intervention
des citoyen·nes, des salarié·es et des syndiqué·es, le Conseil
National du médicament...
o Pôle public en Europe et dans le monde
• 16H : premières conclusion

Pour être invité.es à y participer, joindre Fabien Cohen à : fcohen@pcf.fr ou au 0607285022

 

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Claire Hédon : « Vivre en Ehpad, ce n’est pas avoir moins de droits »

5 Mai 2021, 07:03am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mercredi 5 Mai 2021

Alexandre Fache

Le dernier rapport de la Défenseure des droits dénonce des atteintes récurrentes à la dignité des personnes âgées, renforcées par la crise sanitaire. ENTRETIEN.

La France est l’un des pays européens qui compte le plus de personnes de 75 ans et plus en Ehpad (près de 9 %). Or, le dernier rapport de la Défenseure des droits met au jour des phénomènes de maltraitance, aggravés par la crise sanitaire.

Quelles sont les principales atteintes aux droits des personnes âgées que vous pointez dans ce rapport?

CLAIRE HÉDON D’abord, nous voulions rappeler que les personnes qui vivent en Ehpad ont les mêmes droits que le reste de la population. Or, la crise sanitaire a mis en exergue des atteintes, qui existaient avant le Covid, mais ont pu être aggravées par l’épidémie. Atteintes au respect de la dignité des personnes, à la protection contre la maltraitance, à la liberté d’aller et venir, au respect de la vie privée, au maintien des liens familiaux…

Nous avons analysé 900 réclamations reçues en six ans, dont 200 depuis le début de la crise sanitaire. Concrètement, il s’agit de situations où, pour pallier le manque de personnel, des couches ont été mises systématiquement à des résidents; des horaires de lever et de coucher fixés en fonction de la seule disponibilité du personnel; des aliments hachés, alors que ce n’était pas indispensable; des douches données seulement une fois par semaine ­Autant datteintes liées à la vulnérabilité des personnes.

Sur ces 900 réclamations, 80 % concernaient les Ehpad. Y a-t-il un problème avec le modèle de ces établissements ou leur fonctionnement?

CLAIRE HÉDON On ne conteste pas le besoin de ce type de structures. La question, c’est comment elles fonctionnent. Or, les droits et libertés des résidents sont devenus une variable d’ajustement face au manque de personnel. D’où la préconisation centrale que nous formulons, au sein de nos 64 recommandations: fixer un ratio minimum de 8 effectifs à temps plein pour 10 résidents. Aujourd’hui, en France, on est à 6,2. Le Danemark est à 10, l’Allemagne à 12. Demander 8 ne nous semble pas déraisonnable, c’est même le ­minimum vital. Il faut aussi revaloriser les métiers de l’accompagnement, et rendre obligatoire la formation des personnels à la bientraitance.

La liberté d’aller et venir a particulièrement souffert lors de cette crise sanitaire…

CLAIRE HÉDON Évidemment, des ­restrictions pouvaient se justifier. Mais seulement de manière temporaire, exceptionnelle et proportionnée. Or, il existe encore des Ehpad, où les résidents sont vaccinés, qui empêchent ces derniers de sortir en famille, ou réduisent les visites à une heure par semaine. Là, ce n’est pas proportionné.

Ce ratio minimal de 8 encadrants pour 10 résidents est-il réaliste, alors que ces établissements sont déjà très coûteux pour les familles?

CLAIRE HÉDON Déjà, il n’y a pas de ­corrélation entre le coût d’une place en Ehpad et le nombre de personnels mis à disposition. La question est de savoir quelles priorités on se donne. Oui, les personnes en Ehpad ont les mêmes droits que nous! Il faut que nous changions de regard sur les personnes âgées, tous, collectivement. Et réfléchissions à linvestissement que cela induit.

Vous avancez 64 recommandations, c’est énorme. Cela montre en creux que les dysfonctionnements sont massifs…

CLAIRE HÉDON Ils sont importants, mais, attention, il y a aussi des Ehpad qui marchent bien. D’ailleurs, nos recommandations s’adressent d’abord au ministère de la Santé, aux ARS, aux conseils départementaux… C’est une question de société. La fin de vie doit être mieux accompagnée, via le développement des soins palliatifs au sein même des Ehpad. 

 

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Un outil au service de l’intérêt commun

11 Décembre 2020, 10:31am

Publié par PCF Villepinte

Création d’un pôle public du médicament et des produits médicaux (article 5) -

 Par Laurence Cohen Sénatrice PCF / 9 décembre 2020

Nous arrivons à la conclusion de ce débat. Je regrette que cela signifie que cette proposition de loi n’a pas pu aboutir. Au moins avons-nous provoqué une discussion et c’est à mon sens important.

Je regrette fortement la timidité de mes collègues qui n’essayent pas d’adopter cet outil, qui est un outil public, qui confondent les missions du public avec celles du privé. Le public ne cherche ni la rentabilité ni le profit : il sert l’intérêt commun.

Dans l’exposé des motifs de notre proposition de loi, nous l’avons bien dit, et je le redis encore une fois pour que ce soit bien clair dans vos esprits, mes chers collègues, et pour que vous votiez en toute connaissance de cause : il ne s’agit pas de remplacer ce qui fonctionne.

Mme Cathy Apourceau-Poly. Bien sûr !

Mme Laurence Cohen, rapporteure. Certains dispositifs, qui sont d’initiative privée, fonctionnent. Le pôle public du médicament et des produits médicaux n’a pas vocation à tout capter. Vous vous faites du projet que nous défendons une image éloignée de ce qu’il est.

Cette proposition de loi était extrêmement équilibrée. L’article 1er consacrait le programme public de production et diffusion des médicaments. L’article 2 prévoyait le pilotage du pôle public du médicament et des dispositifs médicaux par un Conseil national du médicament et des produits médicaux. L’article 3 organisait les modalités de réquisition – cela a fait sursauter quelques-uns d’entre vous, mes chers collègues, mais cela existe déjà dans la loi, cela fait partie des prérogatives du Premier ministre. L’article 4 créait un observatoire citoyen des dispositifs médicaux élargi pour permettre la démocratie sanitaire. L’article 5 portait à 1 % le taux de la contribution des industriels pharmaceutiques existante. Rassurez-vous, cela ne mettait pas les grands labos à nu, cela permettait un apport de 262 millions d’euros pour faire fonctionner le pôle public du médicament et des produits médicaux.

Nous sommes soutenus par UFC-Que choisir, l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament, la Ligue contre le cancer, France Assos Santé, mais aussi la CGT à Sanofi. J’espère que nous nous reverrons très bientôt, et non dans dix ans, pour voter ensemble la création d’un pôle public du médicament et des produits médicaux.

Je m’inscris totalement en faux contre l’idée que nous n’aurions pas voulu que cette proposition de loi soit amendée. Nous voulions au contraire qu’elle puisse l’être par toutes les sensibilités politiques. Ce refus ne vient pas du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.

 

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SANTE AU TRAVAIL

10 Décembre 2020, 10:58am

Publié par PCF Villepinte

 
 
Lettre d'information n° 166 | 10 décembre 2020
 
 
 
 
 
Débutées à la mi-juin, les négociations sur la santé au travail en vue d’un accord national reprennent ce lundi 7 décembre. En l’état, le texte présenté par le Medef ne convient pas, explique la CGT, qui dénonce la volonté du patronat de dégager les employeurs de leur responsabilité vis-à-vis de la santé et de la sécurité de leurs salariés. Explications
 
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CENTRES DE SANTE

30 Novembre 2020, 14:55pm

Publié par PCF Villepinte

30.11.2020 Communiqué du PCF
 
Amendement après amendement, le gouvernement avec l’appui de sa majorité et de la droite républicaine, a décidé de porter de nouveaux coups aux centres de santé. Les centres de santé se différentient des maisons de santé libérales, notamment par leur ambition d’efficacité dans l’accès aux soins, par le Tiers payant intégral, le respect des tarifs de secteurs 1 sans dépassement d’honoraire, une médecine d’équipe coordonnée et pluri-professionnelle et par des personnels qui sont toutes et tous des salariés.
Avec la nouvelle législation les centres de santé peuvent désormais être créés par des organismes à but lucratifs et pour certains,  intégrer des médecins gardant un exercice libéral au sein de la structure. C’est inadmissible, c’est une remise en cause de la médecine sociale que les centres de santé pratiquent.

 

Lors des débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2021, le gouvernement a fait adopter un amendement visant à soumettre les centres de santé à une régulation "d’installation". Ainsi, sous prétexte de régulation territoriale dans des zones prétendument surdotées, des centres de santé ne pourront plus s’implanter ou développer leurs activités. A terme,  il est à craindre que lorsqu’un territoire sera bien doté de médecins libéraux en secteur 2, à dépassement d’honoraires, il ne sera pas autorisé à avoir un centre de santé accessible à tous.

Les parlementaires communistes à l’Assemblée nationale comme au Sénat, ont combattu cet amendement en vain : Droite et Gouvernement l’ont fait adopter. Pour lutter contre la désertification médicale, pour favoriser l’accès aux soins de toutes et tous, dans de bonnes conditions, on ne peut réguler de la même manière un mode d’exercice individuel et une structure pluridisciplinaire.

 

Le Parti Communiste Français appelle les Françaises et les Français, les organisations syndicales comme mutualistes, les associations d’usagers et en soutien aux plus précaires, à se mobiliser contre cette dérive et cette volonté de freiner le développement des centres de santé qui se créent avec succès dans tous les territoires à l’initiative notamment des collectivités.

 

Ensemble, défendons, et promouvons des centres de santé à vocation publique et une politique territoriale de santé.

 

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Toutes et tous mobilisés pour renforcer notre service public de santé

14 Juin 2020, 07:06am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Claude CHAILLEY Actualités,

 Le Jour d'aprèsSanté 13 juin 2020

https://www.convergence-sp.fr/wp-content/uploads/2020/06/CoroBalcon-2020-03-300x192.jpg

Pour l’Hôpital et l’ensemble de la médecine de proximité, toutes et tous mobilisés pour renforcer notre service public de santé.

Toute la population a été témoin du caractère vital de l’hôpital public. Spontanément elle a rendu hommage au dévouement et à l’efficacité de ses personnels qui ont dû compenser les carences inouïes de l’État. Pour tout remerciement le gouvernement accélère la mise en œuvre de la loi « Ma santé 2022 » contre l’hôpital public, contre les EHPAD publics. Il veut poursuivre la privatisation massive du système de santé, l’extension des complémentaires, des fonds de pension.

Une véritable démocratie sanitaire associant élus, personnels, usagers, est nécessaire. Pourtant le gouvernement impose de boucler les « concertations » (et non négociations) pour mi-juillet, dans l’opacité.

Nos exigences :

  • Stopper immédiatement les fermetures d’établissements, de services et de lits, en ouvrir lorsque les besoins déterminés démocratiquement l’exigent.
  • Créer un service public de santé de premier recours autour des centres de santé.
  • Cesser la marchandisation de la santé, cesser de vouloir « manager » l’hôpital public, qui a une mission de service public, comme une multinationale au service des actionnaires.
  • Embaucher des personnels nécessaires à la qualité de la prise en charge, correctement formés et rémunérés, dans les EHPAD comme à l’hôpital.
  • Revaloriser fortement les salaires (infirmières au 28ème rang de l’OCDE).
  • Préserver le statut de la fonction publique dans l’unité de ses 3 versants : il a montré son efficacité au service des patients.
  • Faire prendre en charge la perte d’autonomie, sans distinction d’âge, par la branche maladie de la Sécurité Sociale. Un grand service public doit être créé. Nous refusons la création d’une « 5ème branche ».
  • Mettre fin aux enveloppes budgétaires fermées. Le budget santé doit permettre de couvrir les besoins des usagers, ce qui nécessite une augmentation de 5 % minimum par an en volume.
  • Développer la recherche publique et la prévention.

En 2005, suite à l’épidémie H5N1, le rapport parlementaire Door-Blandin fait des propositions. Elles auraient permis d’économiser des centaines de milliards, évité beaucoup de morts.

Il faut se préparer pour une 2ème vague ou une autre pandémie.

Prendre pleinement en compte les déterminants sociaux et environnementaux de la santé.

https://www.convergence-sp.fr/wp-content/uploads/2019/11/CarteVerteMedoc-300x145.jpg

La Sécurité sociale aura 75 ans le 4 octobre. Ses fondamentaux « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » sont plus modernes d’actualité que jamais.

Les moyens existent pour financer l’hôpital public, les EHPAD, …à hauteur des besoins, pour prendre en charge la prévention et les soins à 100 % par la Sécurité Sociale.

 

  TOUTES ET TOUS MOBILISES LE 16 JUIN

Le « Ségur de la santé » s’annonce comme le « monde d’avant » en pire.

La Convergence services publics soutient toutes les mobilisations le 16 juin dans toute la France et appelle à y participer massivement.

Elle appelle à mener une large campagne sur les services publics, la fonction publique et la Sécurité sociale.

 

 

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Un plan d’urgence pour les hôpitaux publics et les EHPAD

14 Mai 2020, 09:50am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 13/05/2020 par PCF
      https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/11876/attachments/original/1589376373/visuel-hopital.jpg?1589376373

300 euros d'augmentation pour tous
100 000 emplois dans les hôpitaux et 100 000 dans les Ehpad


Alors que le gouvernement Macron, ses ministres et experts en tout genre, ont fait preuve de non anticipation, d’incurie et de gestion calamiteuse de la grave crise sanitaire qui percute notre pays et sa population, les personnels soignants, médicaux et non médicaux des hôpitaux, des Ehpad et des soins ambulatoires, ont fait face avec responsabilité, compétences et créativité. Sans protection, sans matériels voire médicaments, elles et ils ont pris les affaires en main, notamment en multipliant les lits de réanimation par deux, alors même que notre système hospitalier, affaibli, déstructuré, manquant de tout depuis de nombreuses années n’était pas le mieux préparé à accueillir des milliers de malades de ce virus inconnu jusqu’alors.

Pendant des mois elles et ils n’ont eu de cesse de manifester, réclamer haut et fort des lits, des emplois, une reconnaissance salariale. Le PCF les a entendu·e·s avec un premier plan d’urgence et un projet de loi déposé par ses parlementaires, en novembre 2019.

Face au silence assourdissant du gouvernement, ils et elles n’ont pas cessé leurs actions jusqu’à la démission de 1 200 responsables médicaux de leurs fonctions administratives.

En novembre 2019, le Premier ministre présente en grande pompe avec A. Buzyn, son « plan urgence hôpital » qui ressemble à une habituelle entreprise de communication : comme nous le demandions au début de l’année, le gouvernement s’engage à verser l’intégralité des sommes mises en réserve, soit 400 millions. Il débloquera 260 millions au début de la crise du Covid-19. Il donne « un coup de pouce » à l’Ondam, soit 300 millions pour 2020. Il concède des primes annuelles selon « l’engagement et l’investissement des personnels », et prévoit de reprendre un tiers de la dette globale des hôpitaux sur trois ans, soit 10 milliards.

Cela ne fait pas le compte ! D’autres choix sont possibles et urgents : l’argent existe !

 L’ARGENT POUR L’HÔPITAL, PAS POUR LE CAPITAL !

Cette exigence, reprise par de plus en plus de voix parmi les personnels et la population, entre en résonance avec l’engagement de Macron, le 13 mars dernier, de mettre en place « un vaste plan d’investissement et de revalorisation des carrières » pour l’hôpital. « En même temps », il commandait une note à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qui préconisait de favoriser le secteur privé et la e-santé !!

 Sur le terrain, la mise en œuvre de la loi « ma santé 2022 » se poursuit en pleine crise du Covid-19 : les plans de suppressions de lits et d’emplois, l’opportunité de fermer des services réaffectés provisoirement aux malades du virus, des services d’urgence, de chirurgie, des maternités, des services psychiatriques. Une nouvelle prime de 1 500 euros fait hoqueter de colère les soignants « au front » !

Maintenant et pas le « jour d’après », la démocratie doit s’imposer à tous les niveaux. Les hospitalier·e·s, les élu·e·s dans les villes, les associations, seul·e·s ont fait acte de responsabilité, de prises d’initiatives et de compétences pour faire face au désastre sanitaire. ENSEMBLE, elles et ils sont seul·e·s qualifié·e·s pour faire des propositions à la hauteur des besoins et de l’intérêt général.

Les plans régionaux de santé sont disqualifiés : ils doivent être remis à plat et élaborés démocratiquement, à partir de la réalité d’aujourd’hui, dans toutes les régions et les bassins de vie. Le gouvernement vient de faire adopter une loi de finance rectificative de 110 milliards d’euros, à seul effet de relancer la « machine infernale » de la croissance financière.

Au plan européen, 1 000 milliards sont prévus par la BCE pour soutenir la valeur des titres boursiers.

Les premiers enseignements de la crise sanitaire, avant le déconfinement qui n’a pas d’autre objectif que de remettre tout le monde au travail, nous imposent de créer les conditions du « plus jamais ça ! ».

 Des mesures doivent être prises dès ce déconfinement

A/ Création d’emplois et de formations

• Un plan de création de 100 000 emplois et de titularisation de tou·te·s les contractuel·le·s dans les hôpitaux.

• Un plan de création de 100 000 emplois dès cette année dans les Ehpad pour aller vers un·e salarié·e pour un·e résident·e, soit 300 000 postes à créer en 3 ans.
• Une augmentation de 65 points d'indice pour la fonction publique, pour un équivalent de 300 € net à l'indice moyen. Au-delà et dans le même temps, il est indispensable de réaliser une refonte des grilles indiciaires pour que celles et ceux qui sont sur « la brèche » voient leur rémunération enfin réévaluée en compensation de leur place indispensable dans la société...

• Une augmentation de tous les quotas de formation pour cette rentrée 2020 et un recrutement de 12 000 étudiant·e·s en médecine par an, dès cette année.
• Reconstitution des équipes soignantes, en préservant conditions de travail, de sécurité et de qualité des soins, sur la base d’une collaboration au sein des services et le pouvoir décisionnel des instances représentatives.

B/ Moratoire


• Un moratoire sur toutes les fermetures et restructurations au sein des groupements hospitaliers de territoire (GHT).

• Réinstallation des lits réquisitionnés pour le Covid-19 à leur finalité d’origine et des personnels afférant.
• Maintien des unités de réanimation créées et répartition selon les besoins des territoires.

• Ce moratoire doit permettre une élaboration démocratique de l’évaluation des besoins et des projets médicaux entre organisations syndicales, élu·e·s, et associations citoyennes d’usager·e·s.

C/ Desserrement de la contrainte financière

• Il faut en finir avec les « plans de retour à l’équilibre financier » (PREF), et avec la dette des hôpitaux.
• Reprise de la totalité des 30 milliards de dette hospitalière par la CDC et refinancée auprès de la Banque centrale européenne.

D/ Investissements

La pénurie de masques, de protections, d’appareils respiratoires, voire de seringues révèlent la situation tendue des hôpitaux, aussi bien pour les achats que les investissements courants.

• Reconstitution des réserves hospitalières sous l’autorité des équipes soignantes.

• Par ailleurs, la crise sanitaire a montré l’exigence de reconstituer des filières industrielles pour préserver l’accès en toute autonomie à des biens de santé aussi essentiels que des masques et des appareils respiratoires.
• Evaluation, avec les professionnel·le·s des différentes disciplines médicales, des besoins de production et de contrôle nécessaires au bon fonctionnement de notre système de santé.

E/ Engager la création d’un pôle public du médicament

En lien avec les recherches engagées autour des traitements et du vaccin du Covid-19, il y a urgence à les soustraire à la loi du profit.

Conjointement aux ressources publiques nécessaires (et non pas par des dons des entreprises du CAC 40 !) pour relancer la recherche des CHU, la situation sanitaire d’aujourd’hui et de demain rend indispensable la maîtrise publique et collective de la production et de la distribution des traitements et vaccin utiles à l’éradication du virus. Des choix politiques s’imposent pour engager la création d’un pôle public du médicament au service d’une politique de santé publique.

• Dans l’immédiat, renégociation du prix des médicaments achetés par les pharmacies centrales hospitalières.

Ces premières propositions, imposées par la nouvelle situation sanitaire et pour faire face à l’ensemble des besoins de santé de la population clairement affaiblie, doivent faire l’objet d’un PLFSS 2020 rectificatif et d’un nouveau débat de la loi de finance rectificative portant les besoins de l’économie à 110 milliards d’euros.

Déblocage immédiat de 10 milliards pour les hôpitaux, les Ehpad !

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Centres de santé :

14 Janvier 2020, 09:27am

Publié par PCF Villepinte

Les questions de santé et d’accès aux soins sont devenues pour les citoyens le sujet de préoccupation principal aujourd’hui au même rang que le chômage depuis quelques années. C’est lié aux politiques d’austérité néolibérales qui se sont abattues sur le pays et qui ne cessent de réduire les dépenses de santé tandis que les besoins augmentent.

Tous les secteurs de la santé sont touchés : l’hôpital public (réduction du nombre de lits, encombrement des urgences, crise de gouvernance, endettement, manque de personnels, en psychiatrie détricotage de la politique de sectorisation, etc.), la médecine de prévention et de santé publique (quasi disparition de la médecine scolaire, suppression progressive de la médecine du travail, réduction des PMI, diminution de tous les budgets de prévention et de promotion de la santé), insuffisance du financement de l’Assurance maladie, privatisation sournoise, et renoncement aux soins. Les indicateurs concernant l’état de santé de la population montrent une dégradation de celle-ci.

Mais le problème le plus urgent est peut-être maintenant l’insuffisance de professionnels de santé en particulier de médecins. Cette pénurie touche aujourd‘hui tous les territoires : les villes comme les campagnes. Elle participe à la désertification de nombreux territoires. Les gens ne trouvent plus de médecins pour s’occuper d’eux, les rendez-vous sont lointains et les honoraires libres se généralisent et s’envolent. Devant cette pénurie, les patients se retournent vers leurs élus de proximité et la question prend un tour particulier alors que les élections municipales se profilent. En réponse, de nombreux camarades, qu’ils soient candidats non élus ou candidats élus sortants minoritaires ou majoritaires, se sont engagés dans la lutte pour obtenir la création de centres territoriaux de santé de service public. Ils rencontrent des difficultés mais aussi des succès importants dans la mobilisation des gens.

La commission nationale Santé et Protection sociale du PCF a travaillé sur cette question. Elle propose que soit mise en place une politique territoriale de santé et milite pour que soit créé un réseau territorial de centres de santé publics. Déjà en deux ans plus de 48 initiatives ont été prises par les communistes pour la création de tels centres sur tout le territoire et ce sont plus de 71 sections recensées à ce jour qui travaillent sur ces problèmes. Les communistes sont à l’œuvre ; ils organisent la population, créent des associations de lutte, travaillent ces dossiers et rassemblent beaucoup de gens sur ces thèmes populaires. Cela a des conséquences sur les listes de rassemblement qu’ils impulsent pour les prochaines élections municipales.

Le choix de promouvoir des centres de santé répond à une logique : ceux-ci sont ouverts à tous, respectent obligatoirement les tarifs opposables de la Sécurité sociale, pratiquent le tiers payant systématique et proposent une médecine d’équipe. Les professionnels sont salariés, ce qui les éloigne des contraintes et dérives du paiement à l’acte. Ils peuvent porter des programmes de promotion de la santé en fonction d’objectifs locaux adaptés aux populations. Les centres sont un outil de la démocratie sanitaire dans la mesure où les organismes gestionnaires sont dirigés par des représentants des usagers. Ils peuvent se doter, à côté des consultations de médecine générale, de consultations spécialisées orientées vers les besoins sanitaires recensés par les citoyens. Les gouvernements de droite ou socialistes ont proposé ces dernières années des « Maisons de santé » financées par des fonds publics mais restant la propriété des professionnels libéraux. Les professionnels s’organisent alors en fonction de leurs propres besoins. Ce système reste ancré sur le paiement à l’acte et aucun contrôle public n’est possible. Or nous disons : pas de financement public sans contrôle public. Le succès de ces maisons de santé n’est pas au rendez-vous car les jeunes médecins refusent largement cette pratique libérale. Ils ont été formés à la médecine d’équipe à l’hôpital et souhaitent un mode de vie différent : le salariat les attire. Ceci fait que de nombreuses maisons restent des coquilles vides. À l’inverse, le nombre de centres de santé polyvalents a augmenté de 20 % l’année dernière selon les chiffres du ministère.

Dr Michel Limousin, membre de la commission nationale Santé et Protection sociale du PCF

 

 

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