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syndicalisme

Thibault dans l'HD: "Le positionnement de la CGT est en phase avec les attentes des salariés"

8 Février 2013, 07:59am

Publié par PCF Villepinte

L'HD du 7 au 10 février 2013

 

 

Conflits sociaux, accord de flexibilité et de sécurisation de l'emploi qui arrive bientôt à l'Assemblée nationale. Le leader de la CGT Bernard Thibault donne son point de vue dans l'Humanité dimanche et annonce la tenue d'une  journée de mobilisation nationale interprofessionnelle début mars. Extrait.

HD. Les luttes se multiplient dans les entreprises où les salariés sont attaqués frontalement, chez PSA, Renault, Goodyear, Sanofi. Résistances minoritaires?
Bernard Thibault. Non, je ne crois pas. Les enquêtes d'opinion montrent qu'une grande majorité de personnes considèrent qu'il faut consolider le contrat à durée indéterminée, que, loin de faciliter les licenciements, il faudrait au contraire limiter les pratiques abusives des entreprises. Il me semble que notre positionnement syndical est en phase avec ce que ressentent et ce qu'attendent les salariés. Nous devons aussi travailler à ce que ces mobilisations qui peuvent apparaître éparpillées puissent se rejoindre en portant des exigences communes. Le comité confédéral national de la CGT doit décider d'une mobilisation nationale interprofessionnelle coordonnée début mars, au moment où le Conseil des ministres doit examiner le projet de transcription dans la loi de l'accord national interprofessionnel conclu le 11 janvier. Si ce texte était introduit dans la loi en l'état, les salariés passeraient d'un rapport de subordination à un rapport de soumission.

HD. Les mobilisations chez PSA et Renault ne devraient-elles pas inciter l'État à reconsidérer la manière dont il agit dans ces dossiers?

Bernard Thibault. Pour nous, c'est évident. Les déclarations d'Arnaud Montebourg à propos de Renault sont particulièrement conciliantes vis-à-vis d'une entreprise où l'État est présent en tant qu'actionnaire. Que ce soit dans l'automobile ou ailleurs, jusqu'à quel point des firmes peuvent-elles imposer leur loi à la collectivité? A fortiori lorsque l'État est actionnaire. On veut entretenir la résignation à propos des emplois actuels, des usines actuelles pour nous entraîner uniquement à réfléchir sur ce que seraient les hypothétiques emplois et usines de demain. Or, si l'on n'est pas capable de conserver la technicité, le savoir-faire, les outils de production qui ne sont pas tous obsolètes, loin sen faut, il n'y aura pas de rebond comme par miracle de l'activité industrielle en France.

Dans le domaine de l'automobile, les salariés ont beaucoup à dire sur les choix de gestion, mais cela semble être un sujet tabou. Le cas Renault est typique de ce que se propose de généraliser l'accord national interprofessionnel susceptible de devenir la loi: ou vous acceptez mes conditions, ou je ferme les usines. On est à un niveau de chantage sans précédent. Laisse-t-on la création de richesses et la satisfaction des besoins d'une population au seul bon vouloir des propriétaires d'entreprises et des actionnaires? Ou, au contraire, les représentants de la collectivité, les élus, se donnent-ils les armes et les moyens pour modifier cette logique?

Lire l'intégralité de l'entretien dans l'Humanité dimanche du 7 au 10 février 2013

  • A découvrir aussi:

Baissez les salaires de 30%, la dernière proposition scandale de l'hyper-banque Goldman Sachs

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Bernard Thibault s’explique sur GoodYear sur France Inter

5 Février 2013, 12:09pm

Publié par PCF Villepinte

b thibault
La CGT est-elle responsable de la fermeture de GoodYear ? Interpellé sur ce sujet dans l’émission de France Inter Tous Politiques, Bernard Thibault explique le choix de la CGT de ne pas signer l’accord de flexibilité proposé aux salariés en vue de sauvegarder les emplois. "Il ne suffit pas d’avoir un repreneur à un instant T, il faut des engagements sur du moyen terme (…) Les discussions n’ont pas permis d’aboutir aux yeux des représentants du personnel sur des engagements suffisamment forts ou suffisamment fiables." Et d’ajouter que la CGT serait prête à signer un accord dès que le gouvernement proposera un plan convenable.

Bernard Thibault, l’actuel patron de la CGT était l’invité, le dimanche 3 février 2013 sur France Inter, dans l’émission Tous Politiques animée par Marc Fauvelle, l’occasion d’évoquer les dossiers sociaux (GoodYear, PSA, Renault...) mais aussi son départ annoncé, après 14 ans à la tête de l’organisation syndicale... Et son bilan comme "modernisateur".

Le passage sur GoodYear

Revoir l’émission dans son intégralité
Emission de France Inter présentée par Marc Fauvelle avec les partenaires de Tous Politiques : Arnaud Leparmentier (Le Monde) et Bernard Pellegrin (AFP).

L’accord du 11 janvier 2013 sur la sécurisation de l’emploi signé entre le patronat (Medef, CGPME, UPA) et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) : cliquez ici


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Discrimination

13 Janvier 2013, 08:10am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
La Cgt manifeste pour l’égalité

vendredi 11 janvier 2013

La CGT intervient depuis longtemps sur les questions liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Le projet de loi portant sur l’ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe est l’occasion de marquer notre engagement pour gagner l’égalité pour les Lesbiennes, Gays, Bi et Trans (LGBT). Gagner l’égalité et le mariage pour tous, c’est aussi obtenir des droits dans l’entreprise et pour les salariés, les retraités et les privés d’emploi.

La participation de la CGT à la lutte contre les discriminations, pour l’égalité maintenant et plus particulièrement dans la période à propos du projet de loi sur le mariage pour tous et toutes, n’est ni un effet de mode ni un supplément d’âme à donner le change. D’ailleurs nous revendiquons au travers de nos repères revendicatifs « l’égalité d’accès aux droits et le droit effectif à la non discrimination.

Le mariage permettra l’égalité de droit pour les couples de même sexe, ainsi les salariés gays et lesbiennes pourront par le mariage obtenir la pension de réversion, les congés pour événement familiaux, etc.

Aujourd’hui le PACS et le mariage donnent des droits différents, en particulier en termes de succession et de filiation. Un PACS « amélioré » qui ne serait ouvert qu’aux couples de même sexe n’aurait pas de sens. De même que le PACS est ouvert à tous les couples, hétérosexuels et homosexuels, nous réclamons l’accès au mariage pour tous les couples, et non pas une loi spécifique pour les couples de même sexe. Tous les couples doivent avoir le choix de se pacser, de se marier ou de vivre en concubinage selon leur projet de vie.

Enfin, le mariage pour tous, n’ouvrira pas des droits en plus mais affirmera une égalité des droits pour tous les citoyens quel que soit leur orientation sexuelle.

Le combat pour l’égalité fait avancer les droits pour tou-te-s. C’est par l’engagement de chacune et chacun que nous le gagnerons.

La CGT dit Oui aux avancées de société qui font gagner des droits dans l’entreprise.

Elle appelle donc les salariés à participer aux manifestations qui se dérouleront partout en France, le 19 janvier dans de nombreuses villes de province et le 27 janvier à Paris.

Montreuil, le 11 janvier 2013


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Le Medef s’obstine à exiger plus de flexibilité

30 Décembre 2012, 10:12am

Publié par PCF Villepinte

La cgt


 

A la demande du gouvernement, Syndicats et patronat ont engagé une négociation nationale interprofessionnelle. Les conclusions, attendues pour la fin Décembre 2012, sont susceptibles d’être retranscrites dans une loi et donc un débat parlementaire au début de l’année 2013. Mais les dernières propositions du Medef sont toujours une véritable provocation. Chacun d’entre vous peut mesurer qu’elles conduisent à une impasse économique et sociale, les salariés toujours plus considérés comme variable d’ajustement des choix patronaux.

 

Après avoir touché 20 milliards d’aides publiques, le Medef en veut plus : licencier plus vite, plus facilement, moins cher et sans contrôle.

Les positions du Medef sont à ce point inacceptables que, pour l’instant, tous les syndicats les ont rejetées. La partie n’est cependant pas terminée, les négociations reprennent les 10 et 11 janvier 2013.


La CGT ne laissera pas faire, c’est votre avis qui doit compter dans cette négociation.
Face à l’urgence sociale nous proposons à la fois des mesures immédiates et d’autres de nature à transformer durablement le quotidien des salariés.

C’est une révolution dans le Code du Travail qui se prépare. La CGT vous informe et vous alerte. Prenez connaissance de ce qui vous menace :

Le contrat de projet : nouveau contrat précaire

Il existe déjà une multitude de contrats de travail qui permettent une extrême souplesse pour les employeurs et qui provoque une extrême précarité pour les salariés. (Temps partiel, CDD, contrats de chantier, saisonnier, intérimaire, aidé, intermittent, d’alternance,… bientôt contrat de génération et contrat d’avenir.)
Le Medef innove encore avec le contrat de projet : Votre employeur pourrait vous employer demain en CDI de projet qui n’a de CDI que le nom puisque vous pourriez être licencié dès la fin de la tâche confiée. Cela pouvant se produire à tout moment et sans l’application des droits liés à un licenciement économique. Vous n’auriez aucune indication précise sur la fin de votre contrat. Comment construire votre avenir, obtenir un logement ou un crédit bancaire face à une telle incertitude ?

La mobilité… forcée

Votre employeur pourrait vous muter sur un autre site de travail situé à 50 km ou augmenter votre temps de trajet de 45 minutes avec comme conséquences une forte amplitude de votre journée et des frais de transport accrus. En cas de refus de votre part, direction la porte ! Le chantage à l’emploi, l’arme pour déréglementer
Déjà aujourd’hui, au nom de la compétitivité et sous prétexte de crise, la plupart des entreprises, quelle que soit leur situation financière, exercent le chantage à l’emploi (gel des salaires, augmentation des cadences et des amplitudes de travail, recours aux contrats précaires…) mais elles sont obligées de respecter les clauses de votre contrat de travail.

Demain, le Medef veut se débarrasser des clauses individuelles du contrat de travail : dès lors qu’un accord collectif serait passé dans l’entreprise pour soi disant « préserver l’emploi », tout salarié serait contraint d’accepter une baisse de son salaire, une modulation du temps de travail, un changement d’affectation de son lieu de travail, une détérioration des conditions de travail…

Alors qu’aujourd’hui votre entreprise ne peut agir ainsi sans votre accord, demain en cas de refus vous seriez licencié pour motif économique mais sans reclassement et avec des indemnités minorées. Vous seriez en plus privé de votre droit de recours devant un juge !

Droit du travail : la Jungle contre l’État de droit !

…Et si on pouvait faire travailler gratuitement !

Aujourd’hui, vous avez 5 ans pour réclamer les salaires payés ou contester tout manquement de votre employeur. Le patronat veut ramener ce délai de prescription à 18 mois.

CE, CHSCT : des moyens d’intervention réduits

Aux yeux du Medef le comité d’entreprise et le CHSCT constituent une entrave à la liberté de gestion des employeurs. Le Medef veut donc réduire leurs prérogatives.

Plus de chômeurs moins d’indemnités

Aujourd’hui, moins d’un salarié sur deux est indemnisé par l’allocation chômage, les femmes, les jeunes ayant peu travaillé sont les plus pénalisés. C’est l’état, avec l’argent public, qui vient de plus en plus en aide aux chômeurs par l’attribution de diverses allocations : les entreprises licencient, la collectivité paie ! Le patronat veut bien revoir le mécanisme d’indemnisation des chômeurs… mais à coût constant. Autrement dit, ceux qui sont indemnisés devront accepter une diminution de leurs droits pour que d’autres en bénéficient.
Pour le patronat, c’est aux salariés de se débrouiller des conséquences de la crise !

Pour la CGT : C’est NON  ! Face à l’urgence sociale, à la précarité galopante, à l’explosion du chômage ; il faut des garanties nouvelles pour les salariés, des emplois stables et bien rémunérés, des droits nouveaux d’interventions sur la stratégie des entreprises, un parcours professionnel attractif et sécurisé, une protection sociale de haut niveau.


 

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Les salariés des Très Petites Entreprises(TPE) placent la Cgt très largement en tête

22 Décembre 2012, 11:04am

Publié par PCF Villepinte

Avec un résultat de 29,54%, la Cgt arrive très largement en tête du premier scrutin de représentativité dans les très petites entreprises. Scrutin où 465 756 électeurs et électrices se sont exprimé-e-s malgré les innombrables obstacles.

La Cgt remercie les salarié-e-s qui ont porté leur choix sur la Cgt. Ce résultat vient après d’autres signes forts quand à la place majeure occupée par la Cgt dans le paysage social. La deuxième organisation syndicale recueille quant à elle 19,26% et la troisième organisation recueille 15,25%.

Le résultat obtenu donne encore plus de poids à ceux qui n’acceptent pas une régression sociale majeure dans la négociation sur l’emploi en cours.

Dans les conventions collectives et au niveau national interprofessionnelle, ce résultat renforce la place de la Cgt. Il donne du poids aux exigences portées par les salarié-e-s des TPE et renforce leur volonté d’obtenir à l’avenir de véritables lieux de négociations avec des élu-e-s pour les représenter.

Au cours de plusieurs mois de campagne, la Cgt dans les territoires et avec ses organisations professionnelles a tissé de nombreux liens avec des milliers de salarié-e-s des TPE qui lui ont réservé un accueil très favorable.

La Cgt entend poursuivre cet effort au-delà de l’élection et créer les conditions pour que le syndicalisme et la négociation collective prennent toute leur place auprès de ces salarié-e-s.

Forts de ce résultat, les salarié-e-s peuvent compter sur la présence de la Cgt pour agir avec eux en faveur de nouvelles conquêtes sociales. Elle les appelle aussi à prendre toute leur place dans cette mobilisation en rejoignant massivement la Cgt.

Montreuil, le 21 décembre 2012


Elections TPE
vendredi, 21 décembre 2012  

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Monsieur le Président : il faut amnistier les syndicalistes !

30 Novembre 2012, 17:50pm

Publié par PCF Villepinte

 
Proposition de loi : :
manif 19 oct 2010 019

Les cinq dernières années passées sous la présidence de Nicolas Sarkozy auront constitué pour le monde du travail un désastre incommensurable, avec la destruction méticuleuse et méthodique du modèle social français. Du système des retraites au code du travail, en passant par la protection sociale et les services publics, aucune spécificité sociale française n’aura échappé au rouleau compresseur libéral.


28 novembre 2012

Beaucoup de nos concitoyens se sont légitimement engagés dans des mouvements sociaux. Ils se sont exprimés pour faire respecter leurs droits fondamentaux, protéger leurs conditions de travail, préserver l’emploi, les services publics, un système de protection sociale efficace et solidaire, leur environnement. Alors qu’ils défendaient l’intérêt général, nombre d’entre eux ont fait l’objet de sanctions pénales, disciplinaires et de licenciements. L’objectif du pouvoir précédent était clair : imposer par la force la vision d’une société divisée, du chacun pour soi, où seules les logiques de l’argent dominent.

Et ce travail de casse sociale a été accompagné par une politique visant à criminaliser l’action syndicale. Sous tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, de nombreux syndicalistes ont été attaqués pénalement du fait directement de leurs actions et engagements syndicaux. Trop de sanctions injustes ont été infligées qui ne visaient qu’à éteindre toute velléité de contestation. Et c’est parfois le simple affichage ou la distribution de tracts qui donnent lieu à des menaces ou assignations judiciaires !

L’action collective est pourtant un droit inhérent à toute démocratie. Ainsi, la Constitution de la Ve République reconnait au citoyen le droit de défendre ses droits et intérêts ainsi que le droit de participer à la détermination des conditions de travail et à la gestion des entreprises (alinéas 6 et 8 du préambule de la Constitution de 1946). Ces poursuites contre le monde syndical ont causé des dégâts considérables et participé à rendre délétère le dialogue social dans notre pays.

Le changement implique le retour au respect et au dialogue. Et cela commence par mettre en débat notre proposition de loi d’amnistie de tous les militants syndicaux menacés ou condamnés sous l’ère des gouvernements de la présidence de Nicolas Sarkozy, déposée à l’Assemblée nationale par les députés du Front de gauche. Elle se concentre sur les faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales ou revendicatives, ainsi que sur l’amnistie des sanctions disciplinaires. Cet appel à plus de justice mérite d’être relayé dans tout le pays. Oui, Monsieur le Président, il faut amnistier les syndicalistes !

 

Je soutiens la demande d’examen de la « proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives » présentée par les députés du Front de Gauche :

 

Je signe la pétition  

 

 

 


 

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Laurent Berger va-t-il trouver sa bonne étoile à la tête de la CFDT?

29 Novembre 2012, 10:53am

Publié par PCF Villepinte

le 29 Novembre 2012

CFDT

 

 

 

Né en Loire-Atlantique, issu du milieu ouvrier de gauche chrétienne, le nouveau numéro un de la CFDT, qui remplace officiellement François Chérèque ce jeudi, promet un syndicat « force de propositions, transparent et critique ».

À tout juste quarante-quatre ans, Laurent Berger succède à François Chérèque au poste de secrétaire national de la CFDT. Le passage de témoin s’opère en douceur pour cet originaire de Guérande, en Loire-Atlantique, né d’un père ouvrier des chantiers navals de l’Atlantique et d’une mère auxiliaire de puériculture. « Je viens d’un milieu très populaire et pour autant, loin d’être fermé et replié sur sa souffrance », confiait-il l’été dernier, soucieux de battre en brèche l’idée que la souffrance conduirait immanquablement au racisme et à l’entre-soi égoïste. C’est au sein de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) qu’il a découvert les vertus de l’engagement militant. Il deviendra secrétaire général du mouvement pendant deux ans au début des années 1990. Titulaire d’une maîtrise d’histoire, il enseigna un temps, mais son parcours syndical débute au sein d’une structure d’insertion pour adultes en situation de chômage de longue durée où, devenu délégué du personnel, il est à l’initiative de la création d’une section CFDT.

Pas en "politicard"

En 1996, il choisit de devenir permanent de l’union locale CFDT de Saint-Nazaire plutôt que de prendre la tête d’une entreprise d’insertion professionnelle. Dans cette fonction, il travaille sur les problématiques d’emploi et sur la place des jeunes au sein du syndicat. En 2003, il est appelé à prendre la tête de l’union régionale CFDT des Pays de la Loire et intègre le bureau national de la CFDT. Depuis 2009, en politique mais pas en « politicard », comme se plaît à le décrire François Chérèque, Laurent Berger est membre de la commission exécutive fédérale, responsable des très petites, petites et moyennes entreprises.

Il réside désormais en banlieue parisienne avec son épouse et leurs trois enfants. Depuis janvier 2012, c’est en numéro deux de la CFDT qu’il pilote la délégation chargée des négociations entre organisations de salariés et patronales, notamment liées à l’assurance chômage, à l’emploi des jeunes et aux débats sur la compétitivité, voulues par le gouvernement. La stratégie donnant-donnant de la CFDT, que soutient Laurent Berger, s’y retrouve confrontée à un patronat qui ne lâche rien et qui souhaite s’appuyer sur un salariat toujours plus flexible et précaire. François Chérèque lui refile, en quelque sorte, la patate chaude. Tandis que s’ouvrait la grande conférence sociale, en juillet dernier, l’homme se félicitait que les organisations de salariés et patronales soient de nouveau réunies autour de la table. Laurent Berger est un adepte de la ligne réformiste de la centrale, qui se dit prêt à signer des accords, même seul, s’il estime que le compromis entérine un tant soit peu des propositions portées par la CFDT. Il s’inscrit dans une démarche de « démocratie sociale », persuadé qu’« il faut laisser une chance au dialogue social, sans provocation ».

La CFDT a défilé le 14 novembre contre l’austérité à l’appel de la Confédération européenne des syndicats, mais elle a aussi cautionné l’idée que le « coût du travail » fasse partie des causes de la crise. Un tel grand écart sera-t-il longtemps tenable ? Laurent Berger est jusqu’ici apparu comme « maîtrisant bien ses dossiers », « loyal et capable de fédérer ». En qualité de numéro un, il lui faudra bientôt trancher : montrer les crocs ou enrober les discours pour tenter de faire passer les pilules dures à avaler...

  • A lire aussi:

François Chérèque, l'art trompeur de la réforme

Assemblée générale de la CFDT: la der de François Chérèque

Laurence Mauriaucourt

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Les "cinq de Roanne" jugés coupables mais dispensés de peine

19 Novembre 2012, 16:24pm

Publié par PCF Villepinte

Le 15 octobre 2012, Pierre Laurent, devant le Tribunal de Lyon, venu soutenir les cinq syndicalistes

 - le 19 Novembre 2012

Répression syndicale

 

 

Malgré l'acharnement du procureur du tribunal de Lyon, les cinq syndicalistes CGT poursuivis pour avoir tagué les murs de la sous-préfecture en 2010 et condamnés en première instance, ont été déclarés coupables mais dispensés de toute sanction financière et toute inscription au casier judiciaire par la Cour d'Appel.

En septembre 2010, en plein mouvement contre la réforme des retraites, les "cinq de Roanne", cinq agents du secteur public, se font prendre en train de taguer les murs de la sous-préfecture de slogans impliquant Sarkozy et le député UMP Yves Nicolin, notamment « Nicolin casse-toi pov’con. ». Une forte mobilisation de soutien s'en était suivie, une pétition dénonçant une répression syndicale envers les syndicalistes avait recueilli plusieurs milliers de signataires et le soutien de responsables politiques.

En septembre 2011, ils sont condamnés en première instance à 2 000 euros d'amende et à l'inscription au casier judiciaire de leur condamnation, ils passaient en appel le 15 octobre dernier au Tribunal de Lyon – appel introduit par le Parquet jugeant la condamnation insuffisante.

Ce lundi, la Cour d'Appel a finalement déclaré les "cinq de Roanne" coupables mais dispensés de peine et n'auront aucune mention sur leurs casiers judiciaires. A 13h, un rassemblement de la CGT du Rhône avait réuni 150 personnes devant la cour d'Appel.

"C'est une bonne nouvelle pour le syndicalisme français" a déclaré le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, dans un communiqué, "c'est aussi un encouragement pour l'ensemble des mobilisations contre les discriminations et les sanctions qui frappent les syndicalistes, avec l'exigence d'une loi d'amnistie".

Lire aussi :

Relaxe pour les cinq de Roanne (Texte collectif)
Marie-George Buffet et Pierre Laurent apportent leur soutien au militants CGT condamnés à Roanne
Répression syndicale à Roanne

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CGT : Thierry Lepaon choisi pour succéder à Thibault

17 Octobre 2012, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 16 Octobre 2012

 

 

Ancien Moulinex, militant de terrain dans le secteur privé, mais aussi dans la ligne politique de Bernard Thibault à qui il succèdera en mars 2013, Thierry Lepaon a été choisi à une large majorité par la commission exécutive avec 42 voix sa faveur, sept absentions, aucune contre.

Tout en rappelant que l'avis de la commission exécutive n'était qu'"une étape dans le processus",  Bernard Thibault a jugé "probable" que le comité confédéral national (CCN, parlement du syndicat), ratifiera ce choix, le "reprenne à son compte". "Il me semble qu'avec un avis aussi massif, favorable de la commission exécutive le cap est fixé". Le CCN est convoqué les 6 et 7 novembre "pour ratifier la proposition de la commission exécutive", Thierry Lepaon devrait donc prendre logiquement la tête du syndicat au congrès de mars 2013 à Toulouse.

C’est un militant de terrain, qui a débuté sa vie professionnelle et syndicale a commencé à 17 ans: il entre en 1977 comme soudeur chez Caterpillar près de Caen, une semaine après il adhère à la CGT. Deux ans plus tard il est licencié pour activité syndicale, mésaventure qu'il connaîtra de nouveau à Spie-Batignolles d'où il est renvoyé en 1981.  Il est ensuite embauché à l'usine Moulinex de Cormelles-le-Royal (Calvados). C'est comme délégué CGT qu’il a mené son premier combat majeur lorsqu'en 2001 le groupe électroménager a déposé son bilan. L'entreprise est reprise par son concurrent Seb. Au total 3.300 des 5.600 salariés sont restés sur le carreau. Lire : Le crash de Moulinex par Thierry Lepaon

Lepaon a également sa carte au PCF : "J'ai un rapport affectif profond avec ce parti qui date de ma jeunesse". Mais, "je ne signe jamais d'appel à voter et je ne participe pas aux instances de direction" de ce parti. Négociateur CGT en 2008 sur la formation professionnelle, il a pris aussi à cœur le dossier de la lutte contre l'illettrisme. Depuis 2010, il préside le groupe CGT au Conseil Economique Social et Environnemental (Cese). Ce qui "en fait un dirigeant au fait des relations intersyndicales et interlocuteur d'autres forces de la société, patronat et associations", l’a loué Bernard Thibault. "Il fait partie de ceux qui ont cette capacité de réunir l'organisation même lorsqu'elle est traversée de débats".

  • Les dernières interventions de Thierry Lepaon dans l'Humanité:

Il faut refuser les accords de compétitivité emploi qui signifient la fin du contrat de travail

  • A lire aussi:

tous nos articles sur la crise de succession à la CGT

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Thibault appelle le gouvernement à "changer en positif le quotidien des salariés"

6 Juillet 2012, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

Bernard Thibault

- le 5 Juillet 2012

Conférence sociale

 

Le secrétaire général de la CGT a demandé jeudi au gouvernement de "montrer un certain volontarisme (...) pour changer en positif le quotidien des salariés".

Bernard Thibault s'exprimait devant la presse quatre jours avant le début de la conférence sociale des 9 et 10 juillet. "C'est un moment important pour le gouvernement qui doit montrer un certain volontarisme à prendre des mesures pour changer en positif le quotiden des salariés", a-t-il dit.

Première de ces mesures: "stopper la fermeture des sites performants" et "redéfinir le licenciement économique" par une loi. Pour le leader de la CGT, qui évalue à 80.000 le nombre d'emplois menacés actuellement, "les exigences de rentabilité financière sont la première cause de la désindustrialisation". "Le coût du travail est inférieur à la moyenne européenne" et "il est donc faux de dire, comme l'affirme Laurence Parisot (présidente du Medef, ndlr), que les difficultés économiques et le chômage seraient liés à un coût de travail trop élevé".

Bernard Thibault a aussi demandé que "les salariés aient un droit de regard sur les choix stratégiques des entreprises", "un droit suspensif" sur les décisions, au sein des Conseils d'administration.

Mesures immédiates

Le numéro un de la CGT a plaidé également en faveur de "mesures immédiates qui ne coûtent pas des milliards". Il a cité la nécessité d'imposer des sanctions aux entreprises qui ne respectent pas la loi en matière d'égalité professionnelle hommes-femmes et à celles qui ne respectent pas le Smic. Il a souhaité également "la remise à plat complète des aides et exonérations sociales et fiscales aux entreprises qui s'élèvent à 172 milliards d'euros par an" et la convocation de la Commission nationale de lutte contre le travail illégal.

Le secrétaire général de la CGT a suggéré aussi au gouvernement de fixer "l'objectif de créer un million d'emplois dans l'industrie à l'horizon 2017". Il a expliqué qu'un emploi industriel génère quatre emplois supplémentaires dans l'économie.

  • A lire aussi:

La CGT abat ses cartes pour le redressement productif

Emploi: la liste noire de la CGT s'allonge

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