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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

syndicalisme

Bernard Thibault va annoncer le 24 janvier lors de la Commission exécutive confédérale qu'il ne briguera pas un nouveau mandat.

21 Janvier 2012, 10:11am

Publié par PCF Villepinte

b thibault

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, va annoncer le 24 janvier à la direction de son syndicat qu'il ne briguera pas un nouveau mandat lors du prochain congrès en 2013, pour ouvrir le processus de sa succession, selon le Monde.fr. Une information confirmée à Libération par une source interne à la CGT.

«Bernard Thibault ne fait pas de commentaire sur ces bruits», a pour sa part indiqué à l'AFP le service de presse de la confédération.

Selon le Monde, qui ne cite pas ses sources, Bernard Thibault informera la Commission exécutive confédérale de la CGT, qui se réunira le 24 janvier, qu'«il ne briguera pas un nouveau mandat à la tête de la confédération».

Bernard Thibault va ainsi «lancer officiellement le processus de sa succession», ajoute Le Monde.fr, qui affirme que le secrétaire national chargé des retraites Eric Aubin ferait «figure de grand favori». Une autre dirigeante, Nadine Prigent, membre du bureau confédéral, pourrait aussi tenter sa chance, selon la même source.

Le Comité confédéral national de la CGT doit se réunir les 1er et 2 février, indique-t-on à la CGT. Il est chargé de préparer le prochain congrès de la centrale, prévu en mars ou avril 2013. Bernard Thibault dirige la CGT depuis 1999.

Le congrès de la CGT se tient normalement tous les trois ans. Le dernier a eu lieu à Nantes en décembre 2009.

(AFP)

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Présidentielles: la CGT vote contre Nicolas Sarkozy

20 Janvier 2012, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

rencontre Bernard Thibault - Frontd e gauche mardi aux Lilas

Politique - le 19 Janvier 2012

 

 

 

 

A trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, Bernard Thibault a indiqué que la CGT était largement opposée à une réélection du président de la République. "Je veux dire par là que s'agissant du diagnostic concernant le mandat du Président de la république, dans les rangs de la CGT, les choses sont claires. Il y a une grande majorité qui ne souhaite pas la reconduction du Président de la République."

Bernard Thibault a confirmé sur RTL ce jeudi matin que le syndicat ne donnerait pas de mot d'ordre de vote. "En tant que syndicat qui réunit des adhérents, voire qui influence des sympathisants divers, nous avons conscience d'avoir plusieurs  sensibilités politiques dans nos rangs. (…) Une autre chose est d'être dans une posture qui appellerait à soutenir tel ou tel candidat."

Le leader de la CGT s'est pour autant félicité d'avoir répondu à l'offre de dialogue du Front de gauche, mardi. "En tant que secrétaire général de la CGT, je n'ai pas de chouchou. Et en même temps, en tant que citoyen, comme les autres j'aurai une expression à livrer à l'occasion des élections présidentielles", a -t-il prévenu.

  • A lire

Mélenchon et Thibault prêts à lutter contre le "sommet anti-social"

Bernard Thibault: "Un sommet social de "l'affichage"

A consulter:

nos dossiers CGT et Front de gauche

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Fonctionnaires : un vote faussé par l’incurie du gouvernement et son mépris de la démocratie sociale

21 Octobre 2011, 22:46pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 21 Octobre 2011

 

Mots clés : FSU, FO, CGT, CFDT,

 

 

Les agents de la fonction publique se sont présentés massivement aux urnes pour élire leurs représentants syndicaux. Mais la pagaille organisée dans l’éducation nationale a privé des dizaines de milliers d’enseignants de leur droit de vote. La FSU, qui est de loin la première organisation syndicale chez les enseignants, en est la principale victime.

Sabotage volontaire ou incurie ? La pagaille complète provoquée par le vote électronique mal préparé par le gouvernement dans l’Education nationale vient totalement fausser le résultat des élections professionnelles de la fonction publique. Alors que dans l’ensemble de la Fonction publique, la participation s’avèrerait conforme à l’habitude voir supérieure.

Seuls 40% des enseignants ont pu participer au vote contre plus de 60 % lors du dernier scrutin. Bien qu’en léger recul en pourcentage, ce qui ne veut pas dire grand-chose compte tenu de la participation, la FSU y reste de loin la principale organisation. Mais compte tenu des dizaines de milliers de voix qu’elle perd du fait du recul de la participation, elle perd sa place de première organisation de la fonction publique d’Etat. Comme dans les deux autres fonctions publiques (territoriale et hospitalière) la CGT deviendrait la première force dans l’Etat devançant de peu FO qui était jusqu’ici deuxième derrière la FSU. On attend pour confirmation les résultats du ministère de l’environnement. Les résultats donnés ici sont encore temporaires, obtenus à 15 heures.

Les grandes tendances du scrutin marquent une progression générale de la CGT dans l’Etat, +1,5% et des progrès sensibles dans la fonction publique hospitalière, là où elle est implantée. La CGT recule cependant à La Poste de 3%. L’UNSA semble aussi en progrès général de 2% à 3%. Les perdants seraient la CFDT (-1,2%) et surtout FO qui reculerait de 3% dans l’Etat, un recul masqué par les résultats faussés dans l’Education nationale. Les résultats définitifs devraient être connus dans la soirée.

Difficile donc de tirer enseignements de ces résultats. Sauf que malgré les discours et l’affichage des bonnes intentions, le gouvernement n’a que mépris pour la démocratie sociale.

Olivier Mayer

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“La guerre de classe des Républicains”

11 Septembre 2011, 07:00am

Publié par PCF Villepinte

Wisconsin: manifestation contre les coupes budgétaires dans les finances de l'Etat

Monde - le 10 Septembre 2011

 

Mots clés : Etats-Unis, 11 septembre 2001,

 Le regard de deux syndicalistes sur les Etats-Unis d'aujourd'hui (1/2). L’un est vice-président de l’AFL-CIO la grande centrale syndicale, proche du parti démocrate. L’autre dirige l’action politique d’un syndicat indépendant. Les deux sont d’accord pour dénoncer l’action des Républicains depuis leur victoire au Congrès de novembre 2010. Ils se retrouvent également pour critiquer la nocivité du système politique bipartisan états-unien mais divergent fortement quand il s’agit d’apprécier l’action de Barack Obama et des democrates. Aujourd'hui, Leo Girard.

 

L’un des plus puissant syndicalistes des Etats-Unis est Canadien. Il s’appelle Leo Gerard et préside depuis dix ans aux destinées de United Steelworkers (syndicat des sidérurgistes, fondé en 1942) et de ses 705.000 membres venant de toutes les branches de l’industrie, plus uniquement de la sidérurgie. Il est également vice-président de la grande centrale syndicale AFL-CIO.

Pouvez-vous nous aider à comprendre ce qui est en jeu dans la bataille du Wisconsin, qui a marqué l’actualité depuis le début de l’année?

Leo Gerard. Ce qui s’est passé c’est qu’un gouverneur très à droite, élu lors des élections de mid-term en novembre 2010, et un Parlement lui aussi très à droite ont fait passé des lois restreignant le droit de négociation collective pour les syndicats, limitant l’accès aux soins et aux pensions de retraites pour les salariés, réduisant les fonds pour l’école publique dans le seul but d’accorder des reductions d’impôts aux plus riches. Ce qui s’est passé, c’est qu’en quelques minutes de vote, une poignée d’élus a tiré un trait sur cinquante ans de conquêtes sociales. C’est une véritable déclaration de guerre de classe. Ce n’est pas quelque chose qui devrait seulement inquiéter le mouvement syndical mais l’ensemble de la société car je ne connais pas de société démocratique sans mouvement syndical indépendant, sans droits de négociation.

 

A travers ces attaques contre les syndicats, l’un des objectifs n’était-il pas également de tenter de détruire la base militante financière du parti démocrate afin de gagner 2012?

Leo Gerard. Avant d’aller plus loin, je rappelle que les objectifs des Républicains sont très politiques mais que leurs premières victimes sont les plus fragiles. Pour répondre à votre question: au début, c’était le Wisconsin, puis ça a été l’Ohio, la Pennsylvanie et le New Jersey et l’Indiana. Les gouverneurs tentent d’affaiblir la base du parti démocrate. Ils essaient de décourager les jeunes et les minorité par de nouvelles lois qui obligent à présenter un document d’identité avec photo pour voter. Les Etats-Unis doivent être le seul endroit sur Terre où les responsables démocratiquement élus tentent de rendre plus difficile l’acte de voter…

 

Les pays émergents du tiers-monde sont moins inégalitaires que les Etats-Unis

 

De quels moyens de contre-attaque disposez-vous?

Leo Gerard. Dans le Wisconsin, les gens ont manifesté, ont defilé dans les rues, ont occupé le bâtiment du Capitole à Madison. Mais ce que nous voyons émerger comme stratégie de résistance c’est l’appel au “recall” (précision: tous les Etats américains ne permettent pas cette procédure et les Etats qui l’autorisent ont des règles différentes mais l’idée générale est que des pétitions de citoyens peuvent amener à une « recall election », une élection de rappel au cours de laquelle le sortant visé peut donc être renvoyé, ndlr). Cela se passe dans le Wisconsin, mais également dans d’autres Etats. Cela permettra à la fois aux gens d’exprimer leur ras-le-bol et aux forces syndicales comme autres de se mobiliser, de se donner une plateforme commune pour « reprendre le rêve américain ».

L’une des choses les plus évidentes désormais dans notre société, c’est que l’inégalité y est devenue l’une des plus importantes dans le monde industrialisé. On peut même avancer que les pays émergents du tiers-monde sont moins inégalitaires que les Etats-Unis. Le public américain est en train de s’en rendre compte.

 

Barack Obama a-t-il apporté le « changement » qu’il avait promis durant sa campagne de 2008?

Leo Gerard. Le problème avec cette question, c’est qu’elle nécéssite de comprendre le processus politique aux Etats-Unis. Le président Obama a avancé tout ce qu’il a pu avec la Chambre des représentants de 2008 à 2010 lorsque la majorité était démocrate. Mais les lois les plus progressistes ont été empêchées par la minorité républicaine du Sénat, via la procédure parlementaire du “filibuster” (permettant à un élu d’étendre presque indéfiniment les débats sur une loi, NDLR): les lois sur la réforme des impôts, sur la création d’emploi, sur un plan de relance plus ambitieux, sur l’avancement des droits syndicaux, sur les énergies renouvelables.

Donc, je ne suis pas prêt à blamer Obama. Son travail a commencé pendant la deuxième plus grande crise économique du siècle. C’est quelque chose qu’il a hérité de l’ère Bush. Puis il a dû  faire face à l’obstructionnisme des Républicains.

 

Le système est gangréné par l'argent

 

En France, on pense souvent que les Etats-Unis sont un pays très à droite. Partagez-vous l’idée avec d’autres qu’il existe potentiellement une majorité électorale progressiste?

Leo Gerard. Oui. Je pense que c’est exactement pour cette raison que les Républicains travaillent si durement à tenter d’empêcher les gens de voter. Je crois vraiment qu’une majorité d’Américains, disons l’Américain moyen, est bien plus progressiste que le système et même que le système ne le lui permet. Le problème c’est que le système est gangréné par l’argent. Des groupes financiers, des banquiers, des riches ont déjà bien trop d’influence. Ils permettent d’élire des Républicains sur une base très à droite qui ne reflètent pas les valeurs de l’Américain moyen dont je viens de parler.

Nous en sommes arrivés à un point où le montant d’argent investi pervertit le système. Il mine les intérêts de ce même Américan moyen. Nous avons eu aux Etats-Unis un débat à propos du déficit et de la dette, mais le plus gros déficit que nous devons affronter c’est le déficit d’emplois. Le chômage se situe officiellement à 9%. Mais le véritable chômage, incluant ceux qui ne sont pas comptés, ceux qui sont à temps partiel et ceux dont les compétences et qualités ne sont pas reconnus dans le métier qu’ils exercent, est à 16-17%.

 

Le mouvement syndical n’est-il pas piégé par le système électoral de bipartisme, appelant à voter Démocrate pour battre les Républicains, mais sans pouvoir imposer de conditions ou de contreparties ?

Leo Gerard. Malheureusement, il y a beaucoup trop d’argent dans la politique américaine et l’influence du Capital est forte dans les deux camps. Ceci dit, les Démocrates demeurent plus sensibles aux besoins des familles salariées américaines.

Considérez-vous les sidérurgistes que vous organisez comme des membres de la classe ouvrière ou de la classe moyenne ?

Leo Gerard. Nos membres font partie de la classe moyenne, de cette classe moyenne qui se réduit constamment…

 

  • A retrouver demain:

"Les démocrates ne se battent pas", entretien avec Chris Townsend, directeur politique de l’United Electrical Workers Union

Entretien réalisé par Christophe Deroubaix

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L'intersyndicale demande "une véritable concertation sociale"

18 Août 2011, 17:51pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 18 Août 2011

 

 

 

manif 19 oct 2010 019

L'intersyndicale, réunie jeudi matin à Paris, demande "une véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat" afin d'examiner les mesures à prendre pour soutenir l'emploi, la croissance et réduire la dette.

Dans une déclaration commune, l'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Unsa et SUD) "demande la tenue d'une véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat pour examiner les mesures à prendre pour soutenir la croissance, soutenir l'emploi et réduire la dette, tout en garantissant la cohésion sociale".

Les syndicats représentés réclament "des réponses nouvelles priorisant l'emploi, la cohésion sociale (...), la réduction des inégalités (...), la maîtrise des déficits publics".

L'intersyndicale a décidé de se revoir le 24 août après l'annonce des mesures gouvernementales et a souhaité que les trois autres organisations syndicales (FO, CFTC, CGC) qui ne se sont pas jointes à la réunion de jeudi, participent à la suivante.

Le 24 août, le gouvernement doit annoncer une série de mesures destinées à combler une partie des déficits publics.

"D'ores et déjà, l'intersyndicale estime indispensable l'intervention des salariés".

Lundi, le Premier ministre François Fillon a prévu de commencer à recevoir les syndicats et le Medef, sur une base bilatérale, répondant partiellement au souhait de la CFDT d'un "sommet social" avant les annonces gouvernementales du 24 août.

 

  • Lire la déclaration commune en cliquant -->ici

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Appel à un 1er mai "unitaire" et "solidaire"

11 Avril 2011, 21:30pm

Publié par PCF Villepinte

Manifestation du 1er mai 2010 à Strasbourg.

Social-Eco - le 11 Avril 2011

 Cinq organisations syndicales - CGT, CFDT, FSU, Solidaires et UNSA - appellent ensemble à des "manifestations unitaires" le 1er mai, qu'elles placent sous le signe de la "solidarité internationale" avec les peuples arabes et du "progrès social" contre "l'exclusion et le racisme".

Dans un communiqué commun, les cinq syndicats - qui avaient également défilé ensemble au 1er mai l'an dernier - expriment "leur soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté". En France, selon eux, "le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale". "Mobilisons-nous pour le vivre ensemble, la solidarité entre les salariés et l'égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social. C'est de cette façon que reculeront l'exclusion, le racisme, le rejet de l'autre", affirment-ils.

Les cinq organisations appellent à "des manifestations unitaires dans toute la France", et exigent notamment que "priorité" soit donnée à l'emploi, par une "réelle politique industrielle qui réponde aux impératifs écologiques" et par des "services publics de qualité". Ils appellent aussi à "lutter pour l'égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs migrants". Parmi leurs autres revendications: donner la priorité aux "mesures en faveur des jeunes", "mettre fin au non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite", "améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d'achat", garantir le droit à "une protection sociale solidaire et de haut niveau tout au long de la vie", "améliorer les conditions de travail et faire reconnaître la pénibilité". Le 1er mai sera aussi "une journée de solidarité européenne", affirment les cinq syndicats qui dénoncent "les politiques d'austérité imposées par les Etats" de l'UE.

Comme en 2010, FO ne s'est pas associé à l'appel commun des cinq autres syndicats.

A lire :

Le communiqué commun des cinq syndicats

En 2010, 70% des Français soutenaient les manifs du 1er mai

Bernard Thibault (2010) : « Il faut un énorme 1er Mai »

 

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Pacte de compétitivité "Merkel/Sarkozy" :

23 Mars 2011, 21:21pm

Publié par PCF Villepinte

Déclaration commune syndicale franco-allemande
mercredi 23 mars 2011

manif 19 oct 2010 019"L’Europe n’a pas besoin d’un pacte sur la compétitivité Merkel-Sarkozy mais d’un changement d’orientation politique pour une Europe juste et équitable

Au cours des prochaines semaines, le Conseil Européen va adopter les mesures de convergence budgétaire et économique dans le cadre du dispositif du « semestre européen ». En l’état actuel des propositions, en particulier celles impulsés par les chefs d’Etat Allemand et Français, les organisations syndicales françaises et allemandes CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC, DGB, avec la CES, expriment leur critique fondamentale.

Nous nous prononçons fortement contre une gouvernance économique basée sur une conception limitée de la compétitivité fondée sur la stagnation, voire la réduction des salaires et des marchés de travail flexibles et dérégulés.

Depuis longtemps, ces organisations revendiquent une plus grande convergence économique et sociale dans l’Union Européenne. Les difficultés que connaissent plusieurs Etats membres de la zone euro confortent cet objectif. Mais la consolidation de l’euro et les objectifs qui en découlent en matière de gouvernance doivent viser le développement économique, l’emploi et le progrès social.

Les propositions pour la diminution des salaires minimums pour l’abolition des systèmes d’indexation et la non prise en compte de l’inflation sont des offensives qui remettent en cause les droits des salariés, et l’autonomie des partenaires sociaux dans le champ de la négociation collective, propre à chacun des systèmes nationaux de formation des salaires.

Les propositions actuelles de gouvernance économique et le pacte Merkel-Sarkozy dérogent à des nombreux principes du droit primaire européen. Les traités engagent l’Union à combattre les inégalités, améliorer les conditions de vie et de travail, respecter les systèmes de négociation collective nationaux et de sauvegarder l’autonomie des partenaires sociaux, et ne donnent pas de compétences à l’Union européenne en matière salariale. Avec les propositions du pacte Merkel-Sarkozy en matière salariale, l’Europe fait fausse route.

Nous nous prononçons contre le plafonnement européen des endettements, contre des politiques d’austérités qui entravent la croissance et contre la proposition d’un ajustement automatique des systèmes de retraite à l’évolution démographique.

Une gouvernance économique ne peut pas reposer sur les seuls objectifs d’équilibre budgétaire. L’Europe a besoin de favoriser en même temps le développement économique et sociale et, pour cela, doit radicalement changer de politique. Une obstination sur cette mauvaise politique au seul profit des forces du marché met en péril la stabilité de l’euro et mène à la détérioration de la situation économique, politique et sociale de tous les pays impliquées.

Nous considérons indispensable :

- que soit préservé l’autonomie de négociation des partenaires sociaux en matière tarifaire ou bien qu’elle soit inscrite dans les constitutions nationales comme c’est le cas en Allemagne.

- Que soient renforcées la cohésion sociale et le socle social de l’Europe à travers la lutte contre la précarité et les bas salaires par la mise en place des salaires minimums nationaux garantissant une vie décente.

- Que soit respecté sur le marché de travail, le principe du « travail égal – salaire égal » dans un même lieu de travail, quelque soit le statut (intérimaires, saisonniers, …). L’Europe ne peut pas avoir des travailleurs de seconde zone, socialement défavorisés.

- Que la maîtrise des budgets et la réduction des déficits publics préservent les capacités d’investissement et les budgets sociaux

- Que la convergence en matière fiscale soit basée sur une harmonisation de l’assiette de la fiscalité des entreprises et la fixation d’un taux-plancher d’imposition. A cet égard, l’annonce par la Commission européenne de son intention de présenter un projet de directive sur « une assiette commune consolidée d’impôts sur les sociétés » pour relancer le marché intérieur, va dans le bon sens.

- Que soit adopté, au lieu des politiques d’austérité et du plafonnement européen des endettement, un programme d’innovations et d’investissements ambitieux pour l’encouragement généralisé des investissements dans le développement durable, afin de doter l’Europe d’infrastructures modernes, d’industries pérennes, des services publics de qualité et d’une offre d’éducation et de formation de qualité.

Nous refusons et nous combattrons les réductions de salaires imposées par l’Etat ainsi que la fixation par celui-ci d’objectifs limitant ou plafonnant dans le cadre des négociations collectives, les salaires réels.

Compte tenu des enjeux pour les travailleurs de l’Union européenne, les partenaires sociaux doivent être consultés sur les réformes envisagées par les Etats et par l’Union européenne."

 

 

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Déclaration de l’UD CGT 93

11 Mars 2011, 12:00pm

Publié par PCF Villepinte

Élections cantonales de mars 2011

 

manif 19 oct 2010 025Faire entendre de manière forte la parole des salariés !

Les élections cantonales des 20 et 27 mars 2011, dernière échéance électorale avant l’élection présidentielle de 2012, interviendront dans un contexte particulier. La financiarisation et la folie spéculative ont provoqué une énorme crise économique. Le Patronat et ses alliés au pouvoir, ont décidé de faire payer cette crise aux salariés et de l’utiliser comme prétexte pour accélérer les politiques antisociales. Cependant les salariés ne se sont pas résignés et ont exprimé massivement leur opposition à cette régression sociale, particulièrement lors du conflit sur les retraites.

A l’initiative des syndicats dans l’unité, des millions de salariés, de privés d’emplois, de retraités, d’étudiants, de lycéens, se sont engagés dans un grand mouvement pour la défense des retraites et contre la loi Sarkozy-Woerth, de casse du système par répartition. Celles et ceux qui sont descendus à plusieurs reprises dans la rue en 2010, ont fait le lien entre les retraites, l’emploi, les salaires, la lutte contre la précarité, les inégalités, la défense de notre système de protection sociale. La contribution de la CGT pour gagner l’unité syndicale, et impulser cette expression populaire massive pour des réponses de progrès social à la crise, provoquée par les banques et les financiers, aura eu toute son importance.

Les élections cantonales des 20 et 27 mars prochains sont des élections locales, où les électeurs de notre département seront appelés à renouveler 20 conseillers généraux. Mais ces élections auront aussi une dimension nationale. Les salariés de notre département, comme ceux de France et de toute l’Europe, sont confrontés à un ordre libéral, qui ne cesse de remettre en cause les droits sociaux et les Services Publics. La droite au pouvoir, relaie et devance avec zèle ces attaques. Ainsi la réforme territoriale et des finances locales, avec la suppression de la Taxe Professionnelle, la baisse des dotations, le report des charges de l’Etat sur les collectivités, vise à étouffer la voix des départements et à terme leurs suppressions.

Pour faire entendre de manière forte la parole des salariés, combattre ces politiques qui font primer les intérêts financiers sur les intérêts des travailleurs, et peser pour des réponses de progrès à la crise dans laquelle le capitalisme nous enfonce, l’UD CGT 93 appelle à se rendre massivement aux urnes les 20 et 27 mars prochain pour sanctionner la Droite, premier supporter du cahier revendicatif du MEDEF, et rejeter l’extrême Droite. En effet, le Front National, parti qui va à l’encontre des valeurs fondamentales de la CGT, porte une démarche raciste et xénophobe, tout en défendant les intérêts du grand patronat.

L’Union Départementale CGT 93 appelle les salariés à apporter leur suffrage aux listes de transformation sociale, s’étant notamment prononcées pour la retraite à 60 ans à taux plein, et donnant la priorité aux besoins sociaux et démocratiques, contre les logiques capitalistes.

L’abstention favorise la droite et le patronat. Faisons du bulletin de vote l’un des porte-voix des luttes et revendications des salariés.

Bobigny le 8 mars

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Communiqué de presse de la fédération CGT des Cheminots

23 Février 2011, 15:50pm

Publié par PCF Villepinte

FRET FERROVIAIRE :

STOP A LA DESINFORMATION

ET A LA DIFFAMATION !

 

couv mois-copie-1Dans un article paru ce jour, mercredi 23 février 2011, intitulé : « La CGT s’offre une campagne de publicité aux frais du CCE », le quotidien LE FIGARO, exprime à nouveau dans ses colonnes des propos diffamatoires à l’égard de la CGT, des élus du CCE ainsi que du CE Fret de la SNCF.

Le journal LE FIGARO, relayant ainsi une plainte de la SNCF envers le CCE de la SNCF et le CE fret vis-à-vis de cette campagne, profite du moment pour organiser une nouvelle attaque en règle contre la CGT qui aurait commandé cette campagne sur le fret et utilisé de l’argent à vocation sociale.

Jonglant entre désinformation, méconnaissance du dossier, mensonge et diffamation, LE FIGARO s’offusque d’une campagne qui servirait la Fédération CGT des Cheminots dans le cadre de la campagne des élections professionnelles à la SNCF prévues le 24 mars.

Contrairement à ce qu’affirme le quotidien, ce sont les élus des organisations syndicales représentatives des salariés au bureau du Comité Central d’Entreprise de la SNCF (CGT-UNSA-SUD.Rail-CFDT) du 19 janvier 2011 et au bureau du CE Fret (CGT-UNSA-SUD.Rail-CFDT), du 10 janvier 2011, qui ont décidé d’une campagne d’affichage grand public sur le fret ferroviaire.

Cette campagne organisée par le CCE SNCF et le CE Fret est destinée à sensibiliser largement la population, les élus politiques, les chargeurs, sur l’avenir du Fret SNCF et les conséquences de la politique de casse du transport de fret ferroviaire orchestrée par la direction de la SNCF et le Gouvernement. Elle s’inscrit dans les prérogatives économiques d’un CE. Contrairement aux propos du journaliste, le financement de cette campagne par le CCE et le CE fret est réalisé sur le budget de fonctionnement, totalement distinct du budget des activités sociales. Il n’y a donc pas d’utilisation d’argent à vocation sociale.

Le budget de fonctionnement est utilisé pour permettre à un CE quel qu’il soit d’assurer ses prérogatives économiques au service des salariés et donc des cheminots. Un aspect contesté tous les jours par les directions d’entreprises qui voudraient cantonner les CE et CCE à la gestion des activités sociales.

Dans une période où la campagne électorale bat son plein à la SNCF, les libéraux les plus décomplexés tentent par leurs relais médiatiques de discréditer les syndicats, et notamment la CGT, qui dénoncent le démantèlement programmé du fret SNCF certes, mais plus largement de l’entreprise publique SNCF.

De telles pratiques démontrent bien que le gouvernement et la direction de la SNCF sont gênés de voir le sens et les conséquences de leurs choix économiques et politiques mis sur la place publique.

Ils le sont d’autant plus qu’ils essaient d’ignorer la montée de la dénonciation par les chargeurs de la stratégie de casse du wagon isolé, et au moment où de nombreux comités de défense des triages Fret, rassemblant la population, des élus politiques, des chargeurs, des organisations syndicales se développent pour s’opposer aux choix destructeurs de la SNCF et des pouvoirs publics et exiger la tenue d’un débat public sur l’avenir du transport de marchandises.

Corrélativement, l’actualité récente l’a mis en exergue, les usagers de la SNCF n’ont pas manqué de manifester leur mécontentement, y compris par la grève quant à la dégradation de la qualité du service public SNCF.

A la lecture de cet article, la Fédération CGT des Cheminots va demander un droit de réponse au journal LE FIGARO pour permettre à ses lecteurs et à l’opinion publique de connaître la vérité. La Fédération CGT des cheminots se réserve également le droit d’ester le journal LE FIGARO en justice pour diffamation.

Montreuil, le 23 février 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bernard Thibault: "La CGT ne restera pas neutre pour 2012"

6 Février 2011, 22:35pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 6 Février 2011

 

 Dans l'Humanité, ce lundi 7 février.

Bernard Thibault  a accordé un entretien exclusif à l'Humanité au lendemain de la réunion du comité confédéral national (CCN) de la CGT. Il fait le tour des dossiers sociaux chauds du moment. Extraits:

 La CGT prépare t'elle sa succession?  "Non, il n'y a aucune raison de le faire… Le CCN a voté ses deux résolutions à l'unanimité. Il n'y a pas de tension au sein de la CGT."

 Les suites du mouvement contre la réforme des retraites: "Nous ne sommes pas de ceux qui demanderont aux salariés d'être patients en attendant l'échéance des élections présidentielles, car l'urgence sociale s'accroît."

 Les présidentielles 2012: "La CGT s'exprimera bien évidemment dans la campagne. Nous le ferons au début de l'année 2012. Nous ne resterons pas neutres sur un certain nombre de sujets qui touchent aux bilans comme aux projets."

 La baisse du coût du travail: "C'est le message qu'entendent les syndicalistes de tous les pays d'Europe… C'est pourquoi un nouveau rendez-vous européen de mobilisations syndicales est en train de se construire. Il pourrait y avoir une initiative le 9 avril, veille du sommet des chefs d'Etats."

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