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politique

Quand la "cellule riposte" de l'UMP flingue le candidat... Sarkozy

23 Janvier 2012, 23:13pm

Publié par PCF Villepinte

Jean-François Copé et Brice Hortefeux à la manette à la cellule riposte de l'UMP

 

 

La cellule riposte de l'UMP a encore frappé et s'est encore plantée. Chargée de mettre au point les argumentaires pour contrer les autres candidats à la présidentielle, ce regroupement de caciques et d'étoiles filantes du parti présidentiel, autour de Brice Hortefeux et Jean-François Copé, a distribué les munitions aux tontons flingueurs sarkozystes pour allumer la prestation de dimanche de François Hollande au Bourget. Mais leur feu nourri dessine en creux un portrait peu flatteur de leur candidat de président sortant.

  • Sarkozy, l'ami de la finance

Avec "mon véritable adversaire n'a pas de nom… c'est le monde de la finance" prononcé par François Hollande, la cellule riposte croyait tenir là sa première critique qui fait mouche. Premier porte-flingue à dégainer à ce sujet, François Baroin assénait dès dimanche soir: "C'est aussi idiot que dire je suis contre la pluie, je suis contre le froid ou je suis contre le brouillard."

A entendre le ministre de l'Économie, il est interdit de critiquer les marchés financiers, encore plus de lutter contre eux. Patron de l'UMP, Jean-François Copé va plus loin: "Être l'adversaire de la finance dans un pays ouvert au monde, en 2012, c'est se tromper de registre." Nicolas Sarkozy, lui, ne se trompe sûrement pas de registre. Le probable et futur candidat UMP, champion des marchés? A entendre Copé et Baroin, c'est le cas.

Surtout pas!, tentait de corriger ce lundi matin sur France Inter Henri Guaino. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a flairé l'argument de campagne vicié en pleine crise économique due à la crise des subprimes et autres produits spéculatifs pourris. Pour ce dernier donc, le "créneau" du contrôle de la finance "est occupé depuis longtemps par Nicolas Sarkozy, avec une énergie sans pareille. Est-ce qu'on a progressé ? Oui. Pas assez ? Certainement ! A qui doit-on les progrès qu'on a faits ? A Nicolas Sarkozy exclusivement. Il se bat avec une énergie féroce sur ces sujets-là". Tout cela est sûrement vrai. Mais ni Baroin ni Copé ont l'air d'être très au courant.

  • Sarkozy, candidat soupe à la grimace

Autre prise glissante saisie par la cellule riposte, les nombreuses promesses électorales de Hollande. "Hier, tout l'après-midi, on a entendu l'annonce qu'on aurait, avec François Hollande, Noël toute l'année. Sur tous les registres de la vie humaine, il nous fait le cadeau de Noël", se gaussait François Copé ce lundi matin, tenant là un bon mot.

Valérie Pécresse enchaîne. "François Hollande, c'est zéro économie et zéro réforme" assure-t-elle. Il est vrai que la ministre des Finances est bien placée pour faire le bilan de l'économie française, avec ses "1.700 milliards de dettes et une croissance flageolante". Mince, ne serait-ce pas là le bilan du quinquennat de son patron Nicolas Sarkozy?

Pécresse s'enfonce encore: "Et tout candidat (...) qui ne viendrait pas avec un plan d'économies et avec un plan de réformes qui nous permettent de dépenser mieux l'argent et d'augmenter la compétitivité de nos entreprises dans la concurrence mondiale, ne dit pas la vérité aux Français." Avec Nicolas Sarkozy, vous aurez donc des plans d'austérité à la pelle et encore plus de cadeaux fiscaux pour les entreprises. Citoyens, serrez-vous la ceinture!

  • Avec Sarkozy, noir c'est vraiment noir

Avec les parlementaires UMP, c'est chaque fois la même chose. Pour se faire bien voir de leur patron, ils dégainent leur petit communiqué assassin dès que l'argumentaire de la cellule riposte tombe. Certains ajoutent à l'art du fayot des traits d'esprit douteux. Dimanche, Christian Vanneste s'est senti poète: "Le pédalo du candidat socialiste a accosté l'île de ses rêves, où les méchants financiers sont terrassés, la vie des jeunes enchantée, les usines multipliées, les logements plus que doublés, et tout cela sans bourse délier. Laissez rêver le candidat, le réveil s'appelle compétitivité ! Sur son île, il l'avait oubliée !"

François Hollande vit donc dans ses rêves, "parce qu'il ne veut déplaire à personne, il a peur de froisser les uns et les autres", parce qu'il "refuse de dire la vérité", pense Xavier Bertrand, ministre du Travail. A contrario, son président est les deux pieds dans la réalité. Celle décrite précédemment, de l'austérité parce qu'on ne peut pas faire autrement face à des marchés qu'il faut bien combler. Pas grand-chose à voir avec le probable slogan de futur candidat de l'UMP qui clame "La France de l'espérance".

Sentant la sinistrose coller au costume de Sarkozy candidat, Bernard Debré s'est ressaisi. Sur RFI, le député a souhaité que Nicolas Sarkozy préconise du "rêve réalisable". Un joli oxymore qui ne veut rien dire. Là encore, il faudra mettre sa cellule de communication au courant.

  • A lire:

Meeting du Bourget: les mots et les engagements de François Hollande

L'UMP embarassée par l'offensive de l'Elysée

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Meeting du Bourget: les mots et les engagements de François Hollande

23 Janvier 2012, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

François Hollande

 

 

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle a effectué son premier discours national de campagne devant 25000 partisans survoltés. Voici les extraits et engagements saillants pris par François Hollande lors de le premier meeting national de sa campagne, au Bourget. 

Les engaments:

  • Inscription dans la Constitution de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat
  • Ne pas nommer les présidences des chaînes de l'audiovisuel public, "mais laisser cette mission à une autorité indépendante"
  • Non cumul des mandats pour les parlementaires, une part de proportionnelle dans les élections législatives, le droit de vote des étrangers aux élections locales "en mettant de côté la frilosité, la peur et le conservatisme"
  • "garantir l'indépendance de la justice et la liberté de la presse"
  • "utiliser le siège de la France au Conseil de sécurité à l'ONU"
  • Afghanistan: "Notre mission est terminée... Ce retrait, je l'ai proposé de longue date"
  • diminution de 30% des indemnités du président de la République et des membres du gouvernement, "pour montrer l'exemple"

 

Hollande par Hollande (citations prises sur le vif):

Sa personne: "Je suis socialiste. La gauche, je ne l'ai pas reçue en héritage." - "Ce que j'ai conquis, je l'ai arraché" - "Je ne m'exhibe pas. Ce que vous voyez ici, c'est ce que je suis." - "Je veux conquérir le pouvoir, mais je ne suis pas vorace. Je veux le mettre au service des Français. Moi, je n'aime pas les honneurs." - "J'aime les gens quand d'autres sont fascinés par l'argent" - "Certains me reprochent que je n'ai jamais été ministre. Mais quand je vois ceux qui le sont aujourd'hui, ça me rassure"

Le candidat: "Je veux installer la gauche au pouvoir dans la durée. Je veux mettre en accord la gauche avec la France." - "Je ne promettrai que ce que je peux tenir"

Le projet: "Mon adversaire n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature, ne sera jamais élu. Et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l'économie, de la politique, de nos vies."

L'anti-Sarkozy: "Un seul mot résume cette présidence: la dégradation. Non pas la dégradation d'une note, mais l'injustice dans les choix, l'incohérence dans les décisions, l'accaparement du pouvoir..." - "Notre quinquennat ne sera pas une période de zigzag" -  "La France n'est pas le problème, mais la solution" - "Je veux qu'on aille ensemble vers une France des lendemains, une France du travail, du mérite, de l'entreprise, de la justice, où l'argent est remis à sa place de serviteur et non de maître, une France du civisme, de la diversité..."

 

"Un seul adversaire: la finance"

  • vote d'une loi séparant les activités de crédit et les opérations spéculatives des banques
  • aucune banque française présente dans les paradis fiscaux
  • produits toxiques spéculatifs interdits en France
  • stock options supprimés et bonus encadrés
  • adoption d'une "véritable taxe sur les transactions financières avec ceux en Europe qui veulent le faire avec nous"
  • mise en place d'une agence publique de notation à l'échelle européenne

 

La France et l'Europe

Renégocation du pacte européen Merkel-Sarkozy

Création d'un fonds européen pour intervenir sur les marchés

Création d'euro-obligations et contribution écologique installée

En 2013, nouveau traité de l'Elysée franco-allemand, cinquante ans après celui signé par de Gaulle et Adenauer

 

"Redressement du pays"

  • Création d'une banque publique d'investissement  en lien avec les fonds régionaux
  • "Favoriser la production en France en réorientant les investissements publics vers les entreprises qui produisent en France"
  • Création d'un produit d'épargne populaire en direction des PME et les entreprises innovantes, d'une Agence d'aide aux PME
  • Remboursement des aides publiques par les entreprises qui délocalisent
  • Couverture de la France en très haut débit d'ici 10 ans
  • Part du nucléaire ramené de 75% à 50% d'ici 2025
  • Equilibre budgétaire en fin de mandat, "le nombre totale de fonctionnaires n'augmentera pas mais je mettrai fin à la règle aveugle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux"

 

"Président de l'égalité"

Réforme fiscale: la tranche supérieure de l'impôt sur la fortune portée à 45% des revenus pour ceux qui touchent + de 150 000 euros par an; niches fiscales bridées à 10 000 euros de ristourne, rapprochement de l'ISF et de la CSG, taxation des revenus du capital

Retraite: nouvelle négociation sur les retraites, retour du droit au départ à la retraite pour ceux qui ont 60 ans et ont cotisé 41 ans

Logement: mise à disposition des terrains de l'Etat disponibles aux collectivités locales pour créer des logements, plafond du Livret A doublé "pour financer le logement social", "encadrement des loyers là où les prix sont excessifs", multiplier par cinq les sanctions à l'encontre des communes en porte-à-faux avec la loi SRU.

Santé: encadrement des dépassements d'honoraires, hôpital public conforté "dans ses moyens et ses missions", "personne ne doit être à plus de 30 minutes d'un centre d'urgence ou de traitement"

Energie: tarif progressif pour l'eau, le gaz et l'électricité

Egalité: suppression des exonérations fiscales pour les entreprises qui ne respectent pas l'égalité salariale homme-femme

Sécurité: création de zone de sécurioté prioritaire, 1000 postes de plus chaque année pour la police, la gendarmerie et la justice

Culture: nouvelle décentralisation culturelle et éducation artistique généralisée

Internet: loi Hadopi remplacée

 

"Le président des jeunes"

  • Education nationale: 60 000 postes supplémentaires dans l'Education nationale, priorité aux maternelles et à la primaire, rythmes scolaires revus, objectif: diviser par 2 le nombre de jeunes en situation d'échec
  • 150 000 emplois avenir pour les jeunes en difficulté
  • Mise en place des Contrats génération
  • Création d'une allocation étude en aide aux étudiants, en fonction de leurs revenus

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Discours de F.Hollande : réaction de Pierre Laurent

22 Janvier 2012, 19:26pm

Publié par PCF Villepinte

Discours de F.Hollande : réaction de Pierre Laurent

Nous attendions de François Hollande une vraie entrée en campagne et enfin de la clarté dans les propositions. Nous avons eu l'entrée en campagne mais pas la clarté.

Ce qui était connu des engagements socialistes a été confirmé. Mais ce qui posait problème dans ses engagements aussi.

Je pense au droit à la retraite à 60 ans, avec une définition très restrictive de l'accès à ce droit, à l'absence de propositions en faveur de la hausse des salaires, à la limitation du nombre d'emplois publics au niveau actuel alors que Nicolas Sarkozy en a supprimé 170.000, à l'absence de remise en cause de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires) et de la tarification à l'activité pour les hôpitaux...Quant à ce qui était imprécis, cela l'est resté. François Hollande déclare que son adversaire, « c'est le monde de la finance ». Au Front de gauche, nous disons enfin ! Mais alors pourquoi ne dit-il rien sur le contrôle public des banques et du crédit ? Enfin, un étonnement : le candidat socialiste est resté muet sur les contours de la majorité qu'il entend constituer, or personne à gauche ne peut espérer gagner seul.De tout cela, je tire une conclusion : le Front de gauche va être plus que jamais la garantie d'une victoire solide de la gauche face à Nicolas Sarkozy. Une victoire qui se construira dans la clarté, seule susceptible de mobiliser celles et ceux qui attendent le plus du changement pour pouvoir vivre enfin dans la dignité et la justice.

 

 

le 22 janvier 2012

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Contre le déclassement, changer de système !

22 Janvier 2012, 08:27am

Publié par PCF Villepinte

Point de vue de P. Le Hyaric, Député européen PCF et Directeur de l'Humanité

 

Que les dirigeants des pays européens aient pu laisser trois agences de notations, liées aux milieux d’affaires, peser sur les orientations politiques et économiques, constitue une démission sans nom, une forfaiture. Voici que l’une de ces sévères “notatrices”, liée au capital nord-américain, sanctionne la politique de M. Sarkozy. Preuve que le Président de la République ne protège pas la France. Preuve aussi que ses discours sur ” la moralisation du capitalisme” ne sont que du vent.

Pourtant, c’est ce même M. Sarkozy qui avait répété ces dernières années que la notation dite “triple A” était si précieuse que pour la préserver il a, contre l’opinion majoritaire des citoyens français, démembré le droit à la retraite à 60 ans, abaissé les niveaux de protection sociale, attaqué violemment les services publics, obligé les familles populaires à se serrer toujours plus la ceinture.

Preuve vient d’être administrée que rentrer dans le jeu des marchés financiers et tenter de répondre sans cesse à leurs exigences revient à placer nos concitoyens dans une broyeuse sans fin de leur salaire, de leur retraite, de leurs droits sociaux, démocratiques et politiques.

Une réflexion nouvelle vient immédiatement à l’esprit : il ne peut y avoir de réponse authentiquement de gauche si on se moule dans le modèle du capitalisme financiarisé et mondialisé. Plus le pouvoir de droite et les dirigeants européens imposent l’austérité, plus la finance en réclame et plus la crise s’aggrave. Quelle que soit la couleur politique des gouvernants qui l’appliquent, parce qu’ils font souffrir leurs populations, ces dernières les chassent à la première occasion comme dernièrement en Grèce et en Espagne. Mais en guise de changement, les Grecs et les Espagnols ont maintenant encore plus d’austérité, avec plus de chômage et de précarité, certes avec des têtes nouvelles au sommet des Etats. De cette vis sans fin vers le malheur et la désespérance, il est plus que temps de sortir. C’est pour y contribuer qu’existent le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon.

 

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«Hollande semble faire le deuil des catégories populaires»

22 Janvier 2012, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Rémi Lefebvre est chercheur en sciences politiques. Avant le meeting national de François Hollande au Bourget, en banlieue parisienne ce dimanche soir, il analyse le fossé grandissant entre le candidat du Parti socialiste à la présidentielle et "les catégories populaires qui vont faire l'élection". 

«Nous sommes, pour l’instant, dans une non-campagne liée à une conjoncture économique dramatique qui inhibe un peu les candidats et à deux autres éléments. D’un côté, Nicolas Sarkozy n’est pas encore candidat, même s’il n’y a pas d’ambiguïté, il le sera. La droite joue la fuite. De l’autre, surtout, François Hollande cherche à ne pas s’exposer, à capitaliser sur l’impopularité du président de la République.

À cent jours de l’élection, on ne connaît pas les propositions du candidat socialiste auquel les primaires ont donné un pouvoir considérable. Il s’émancipe de plus en plus de son parti : aujourd’hui on ne parle plus de programme mais de plate-forme. Mitterrand disait : “On ne sort en politique de l’ambiguïté qu’à ses dépens.” Il applique cette formule mais à tort, parce qu’il va être rattrapé par la mobilisation des autres candidats. C’est peut-être une banalité de le dire: ce sont à nouveau les catégories populaires qui vont faire l’élection.

Elles sont majoritaires dans l’électorat. François Hollande leur envoie des signaux à travers ses déplacements dans les usines mais on a l’impression qu’il a fait le deuil de leur reconquête et qu’il pense que c’est l’électorat modéré de Bayrou qui va faire l’élection. Or ce n’est évidemment pas ce qui va se passer. Je sens un décalage incroyable entre un capitalisme en train d’agoniser et une offre politique à gauche qui est très pauvre dans le cas du PS. Qu’est-ce qui l’empêche aujourd’hui de gauchiser son discours ? Même d’un strict point de vue électoraliste, ça serait plus productif.

Les gens sont écrasés par un fatalisme qu’entretiennent les élites socialistes. La rigueur de gauche à la François Hollande donne l’impression qu’il n’y a pas d’alternative, ce qui risque de nuire à la mobilisation d’une partie des électeurs. »

  • A consulter:

Nos dossiers consacrés à François Hollande, présidentielles 2012 

  • A lire:

Hollande rappelle ses troupes à l'ordre

Hollande cherche une succession à Mitterrand

Propos recueillis par Julia Hamlaoui

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La droite ne met jamais ses oeufs dans le même panier !

21 Janvier 2012, 07:50am

Publié par PCF Villepinte

UMP-MODEM :

C’est maintenant une évidence. Depuis quelques jours, plusieurs journalistes dans des médias bien en cour, pressentant l’échec de Sarkozy, dont le discrédit semble irréversible aux yeux de certains, poussent François Bayrou à se positionner comme celui qui, seul, peut battre François Hollande.

Après Douste-Blazy, Christine Boutin et quelques autres, voilà les jeunes du Nouveau Centre s’apprêtant à franchir le rubicon.

C’est gros comme le nez au milieu de la figure, la droite a deux fers au feu.

Si Sarkozy devait rester dans les basses eaux après son intervention télévisée de la fin janvier, à droite ils seraient nombreux à rejoindre ces élaireurs. Quant aux dirigeants du CAC 40 ils ne seraient pas les derniers à quitter le navire pour défendre leus intérêts égoïstes. Certes la situation était bien différente, mais rappelons nous qu’en 1995, à 100 jours du premier tour, Chirac était largement distancé par le "grand favori " Balladur, que tout le monde donnait gagnant. Chirac s’était évertué à se présenter conmme le candidat du changement contre le bilan du premier ministre sortant.

 

Face à ces grandes manoeuvres, il est impératif que les choix présentés aux Français-e-s marquent de vraies différences.

 C’est pourquoi les hésitations du Parti socialiste à faire les choix structurels qui s’imposent inquiètent et rendent perplexes nombre d’électrices et d’électeurs de gauche.

 

Il faut à la gauche le courage de rompre avec le capital pour sortir de la crise. Pour guérir la plaie du chômage, il faut le courage de définianciariser l’économie en taxant ce type de revenus, retrouver une maîtrise stratégique de l’économie, notamment en contrôlant de grandes entreprises et des banques, mettre le crédit au service de l’emploi, du développement durable et de la formation, donner de nouveaux droits aux salariés, redynamiser les services publics et la consommation populaire en augmentant les salaires (dont le SMIC à 1700 €).

La gauche qui gagne, c’est la gauche rassemblée pour mener une politique à la hauteur des attentes et des aspirations populaires. Le vote en faveur du candidat du Front de gauche, c’est l’assurance qui permettra à la gauche de l’emporter et de changer vraiment. Une gauche mal à gauche c’est l’échec.

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La baudruche Le Pen en voie d'explosion

20 Janvier 2012, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

La baudruche Le Pen en voie d'explosion
La baudruche Le Pen en voie d'explosion L'opération vérité du Front de gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon pour dévoiler la véritable nature de Marine Le Pen commence à porter ses fruits. Malgré ses facilités médiatiques où la représentante de l'extrême droite débite à n'en plus finir ses mensonges xénophobes, la vérité commence à faire son chemin sur la nature de celle que l'on présente faussement comme « proche des milieux populaires ». D'après BVA, pour la première fois, la popularité de Jean-Luc Mélenchon dépasse celle de la candidate frontiste dans l'électorat ouvrier. Lors de la visite de Mme Le Pen à l'usine PSA Sochaux pour communiquer autour du sommet social, des militants communistes et du Front de gauche sont venus apporter la contradiction et lui rabattre son caquet. C'est aussi grâce à une multiplication de tracts, de vidéos et d'argumentaires produits par nos soins pour démontrer l'impasse et la dangerosité de ses propositions économiques, mis à la disposition de tous (http://www.pcf.fr/16959). Le PCF et ses partenaires du Front de gauche continueront de combattre le Front national, ses idéaux et ses dirigeants. Le vernis populaire de l'héritière du trône du FN craque, la baudruche Le Pen est en voie d'explosion.

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meeting du Front de gauche au Zenith de Nantes

16 Janvier 2012, 19:16pm

Publié par PCF Villepinte

 

Après sa prestation remarquée dans l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon a fait "craquer" le Zenith de Nantes, samedi soir, où six mille personnes se sont retrouvées pour le meeting du Front de gauche. "Jean-Luc a fait un très bon semis. Nous, nous devons chaque jour arroser le semis", a lancé le député européen, Patrick Le Hyaric, qui a pris la parole avec la coprésidente du Parti de gauche, Martine Billard, à la tribune du Zenith.

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Lundi, la chanteuse Juliette sera la rédactrice en chef de l’Humanité

15 Janvier 2012, 18:10pm

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 15 Janvier 2012

 

Mots clés : l'humanité, musique,

 

 

 

 

La chanteuse engagée aux 11 albums viendra rythmer et distiller sa bonne humeur dans la rédaction lundi, pour préparer votre journal du mardi 17 janvier. Elle sera la rédactrice en chef d’un jour.

Juliette est une chanteuse de gauche. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à se rappeler du petit discours qu’elle avait tenu alors qu’elle recevait le prix de la meilleure interprète féminine en 2006 aux Victoires de la musique : « Je suis plutôt de gauche, tendance rouge, et pas seulement de colère. Alors on ne peut pas me soupçonner d'être une complice du grand capital. Je voudrais dire juste un mot à propos du grand capital. Je travaille avec des gens, des petits et des grands. C'est à eux que je voudrais offrir aussi cette victoire. Ceux qui m'accompagnent, les intermittents du spectacle, les musiciens, les techniciens, sans qui on ne fait pas ce métier… » Lire la suite.

Et pour mieux la découvrir, on vous conseille notre entretien avec l’artiste lorsqu’elle était passée à la fête de l’Humanité où elle disait : « Si je n'avais pas été chanteuse ou héroïne, j'aurais fait de la politique ».

Juliette a également sorti tout récemment un album, No Parano. En voici en vidéo le premier titre, nommé : « The Single », critique non voilée de la musique jetable de supermarché produite à  haute dose dans des émissions de TV réalité.

 

  • Juliette est également en ce moment en tournée dans toute la France : voir les dates

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Quand les citoyens s’emparent de la campagne

15 Janvier 2012, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 12 Janvier 2012

Événement. Démocratie

 

 En lançant les assemblées citoyennes, le Front de gauche fait le pari d’ouvrir les portes de la campagne aux électeurs, en leur proposant de ne renoncer à aucune de leurs exigences : celles de battre Sarkozy et de mettre en œuvre le changement qu’ils attendent de la gauche. Reportage dans trois villes.

Il y a un an, jour pour jour, le 12 janvier 2011, Christian Picquet, interrogé dans l’Humanité, exposait le défi que s’était lancé le Front de gauche en proposant de constituer partout ces «assemblées citoyennes»: « Nous voulons aboutir à de vraies assemblées populaires qui drainent largement, au-delà de la sphère militante influencée par le Front de gauche. Cela ne s’improvise pas, il faut le construire, surmonter les difficultés dues à l’incertitude ambiante. » Un an après, le mouvement a incontestablement fait boule de neige: plus de quatre cents ont été recensées à ce jour. Quant à la participation, elle varie d’une assemblée à l’autre, mais on y trouve chaque fois plusieurs dizaines de participants à l’échelle d’un quartier ou d’un canton rural, dont une bonne part, quand ce n’est pas la majorité, de citoyens non membres des partis qui composent le Front de gauche. L’avantage de ces assemblées, c’est donc l’élargissement du débat politique qu’elles permettent au-delà du cercle militant, démultipliant le bouche-à-oreille et l’échange des arguments, des idées, à l’échelle d’un quartier. Le pari, c’est de fidéliser progressivement pour élargir sans perdre personne en route lorsque les questions abordées deviennent pointues ou prétendument réservées aux « experts ». Sacrée tâche, quand les assemblées mêlent militants aguerris par des décennies de militantisme et citoyens dont c’est parfois le premier engagement.

Pour y parvenir, les composantes du Front de gauche ont parié sur l’envie d’un changement réel dans le pays, qui ne se limite pas «au programme minimum – virer Sarkozy» mais où «les deux campagnes, présidentielle et législatives» seront « l’occasion de déclencher l’entrée en scène politique d’une majorité de concitoyens, syndicalistes, militants associatifs, élus locaux, citoyens des quartiers », expliquait Pierre Laurent au Conseil national du PCF, le 21 octobre. Et dans les faits, partout, on constate que cette envie de comprendre, de dénoncer les méfaits du sarkozysme pour empêcher sa réélection, mais surtout, de débattre et de construire des solutions, des arguments pour crédibiliser une politique réellement alternative auprès de ses voisins, de ses proches, à l’approche des élections.

Comme à Orléans, dans la cité populaire des Blossières, au nord de la ville, lundi dernier. Près de quarante participants ont répondu à l’invitation au débat sur la dette publique et la répartition des richesses. Comme partout ailleurs, un public mêlé. Jeunes et moins jeunes, salariés, chômeurs, retraités, étudiants, militants PCF et PG et citoyens non encartés : près de la moitié d’entre eux, observe Mathieu Gallois, responsable du PCF du Loiret, aux côtés de Sylvie Dubois, candidate PCF-Front de gauche aux législatives sur la circonscription. Au milieu, Jean-Pierre Perrin assure l’animation du débat. La présence de ce militant associatif ultra-connu à Orléans témoigne à elle seule de l’offre nouvelle que constitue le Front de gauche. « Je n’ai jamais été loin de la politique », dit cet ancien prêtre qui fut même plusieurs fois candidat aux élections locales. Mais il cherchait un engagement qui « dépasse » le cadre des partis. Son souci :  que les assemblées citoyennes ne se transforment pas en club de réflexion, mais soient des outils pour rassembler politiquement les citoyens, français et immigrés, dans les quartiers, pour les élections mais aussi au-delà.

Et les idées ne manquent pas : difficile parfois de contenir l’enthousiasme qui déborde à se retrouver ensemble. L’idée de porte-à-porte est lancée, et même celle de tenir les assemblées en plein air, dans les lieux publics, « aux beaux jours »… Un enthousiasme qui ne cède en rien à la pugnacité du débat : pas question d’« avaler » sans comprendre ni discuter une proposition. Sur les moyens d’enrayer la dette, le programme du Front de gauche est décortiqué, passant en revue les objections: le chantage du patronat à la fuite des capitaux et les moyens de le contrer, comme celui de récupérer les produits de l’évasion fiscale. Avec une préoccupation : « Partir des problèmes du quartier, le chômage, les prix, l’avenir des jeunes .»

 

outils pour rassembler

Mêmes exigences à Thionville (Moselle), mardi. Les préoccupations qui s’expriment dans la discussion plutôt informelle concernent la crise, l’emploi, la précarité. Rien d’étonnant dans cette ville de Moselle, bassin sidérurgique sinistré. Les suppressions d’emplois ou le chômage partiel, notamment chez ArcelorMittal, font partie du quotidien. Gandrange et Florange sont voisines. « 1 500 chômeurs en plus à l’automne, on a dépassé la moyenne nationale », rappelle Annie Hackemheimer, candidate aux législatives. « Aujourd’hui, les guerres ce sont les fermetures d’usines », estime un autre participant tandis que Dominique Méli, l’un des adjoints au maire (PCF), constate que la crise s’immisce dans les moindres recoins. « Le tonnage des ordures ménagères a diminué de 10%. On ressent la baisse de la consommation jusque-là. » Mais la discussion porte surtout sur les alternatives. « On a besoin d’industries de base, d’autant qu’on a le savoir-faire », intervient Jean-Marie Drobisz, délégué syndical à Bettembourg. On confronte les arguments, au besoin on s’appuie sur le programme L’humain d’abord, on essaie de répondre aux interrogations que soulève l’actualité. « Peut-on mettre en place la taxe Tobin ? » s’interroge-t-on par exemple. « Ceux qui sont déjà venus s’investissent de plus en plus dans le débat », se réjouit Annie Hackemheimer. À quelques kilomètres du Luxembourg et avec plus de 70 000 travailleurs transfrontaliers en transit tous les jours, la question européenne est dans toutes les têtes. « Le problème c’est la BCE. Elle redistribue des sommes faramineuses non pas à l’économie mais aux banques. Le maillon qui nous tue, c’est le maillon bancaire. J’aimerais que ça se passe mieux pour les générations qui travaillent et pour la mienne aussi », confiera Victoria une lycéenne très attentive au débat. En fin d’assemblée, on s’organise pour populariser le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Metz le 18 janvier. « Ce n’est peut-être pas grand-chose mais chacun part avec une centaine de tracts et l’envie de faire.  » ,explique le syndicaliste.

Changement de décor à Ganges, à une heure au nord de Montpellier, aux confins de l’Hérault, en zone rurale. « C’est un bastion ouvrier, explique Gilles. Il y avait l’industrie des bas de soie mais aujourd’hui tout est parti et les gens travaillent où ils peuvent. » Certains à Montpellier, d’autres ici enchaînant les contrats précaires dans la grande distribution. Une cinquantaine de personnes s’est déplacée lundi pour prendre part au débat, des personnes âgées en majorité. Après la laïcité, la dette, la gauche face aux crises, le débat de cette soirée est : « La justice est-elle une arme contre les pauvres  ? » Gilles Sainati, membre du Syndicat de la magistrature, apporte son regard. « J’ai tout fait : juge d’instruction, droit des affaires, etc. », explique-t-il en préambule. Un parcours qui lui permet de brosser le portrait judiciaire des dix dernières années. Depuis l’arrivée de Sarkozy à l’Intérieur puis à la tête de l’État son constat est clair : « Nous sommes passés d’un État social à un État pénal. »

 

Libertés à l’honneur

Et ce soir, comme à Orléans et à Thionville, l’assemblée veut comprendre. Les questions sont précises à l’image de ce monsieur qui veut savoir quelle catégorie sociale prédomine chez les prisonniers. « En prison, il y a un taux d’analphabétisation de 30%, la plupart sont sans emploi depuis plus d’un an avant leur entrée », explique le magistrat. En résumé, on enferme les plus pauvres. D’autres veulent savoir comment se concrétise les partenariats publics privés (PPP) au quotidien. Gilles Sainati prend l’exemple de la prison de Béziers gérée par Eiffage : « La restauration et l’entretien ont été privatisés. Ce n’est donc plus assuré par les prisonniers qui faisaient du service commun. Alors, cet été ça a explosé car ils ne faisaient plus rien. Ils sont réduits au rôle de simples détenus. Plus il y a de délinquants, plus ça rapporte  ? », constate un participant. Un besoin de propositions claires pour en sortir, en revenant sur les lois de sécurité intérieure.

Mélenchon à la télé, écoutes collectives

C’est devenu un rituel : à chaque important passage de Jean-Luc Mélenchon à la télévision, le Front de gauche organise des écoutes collectives à l’échelle nationale. Aujourd’hui, David Pujadas accueille le candidat à son magazine politique intitulé Des paroles et des actes, qui commence à 20 h 35 et durera plus de deux heures. Mais, pour que les citoyens ne soient pas de simples téléspectateurs, on crée donc ces écoutes qui permettent de commenter et de débattre les propos entre militants, amis, voisins ou habitants. Il peut s’agir de rencontres dans des appartements, dans des cafés et des brasseries ou dans les locaux des partis du Front de gauche. Comme à Viry-Châtillon (Essonne), à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), dans le 13e arrondissement de Paris, à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) ou encore à Saint-Pierre-d’Aurillac (Gironde). Ces initiatives se déroulent en présence des candidats aux législatives.

Sébastien Crépel 
(à Orléans), Julia Hamlaoui (à Thionville) et Nicolas Séné (à Ganges)

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