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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

politique

Pierre Laurent invité du oui/non sur LCI

24 Novembre 2012, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

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Fillon, Copé, Juppé: à l'UMP, c'est Dallas

22 Novembre 2012, 09:35am

Publié par PCF Villepinte

Jean-François Copé, président de l'UMP

 - le 22 Novembre 2012

 

 

 

 

François Fillon a menacé mercredi de saisir la justice pour contester l'élection de son rival Jean-François Copé à la tête de l'UMP au nom du refus du "mensonge", et annoncé qu'il renonçait à la présidence du principal parti de l'opposition.

Le point sur le nouveau rebondissement concernant l'élection du président de l'UMP.

  • Ce que veut François Fillon

Invité du journal de TF1, l'ancien Premier ministre a de nouveau demandé

  1. que soit "rectifié" le résultat du scrutin interne de dimanche en y intégrant les suffrages de 1.304 militants d'outre-mer dont son équipe a découvert mardi soir qu'ils avaient été "oubliés"
  2. à Alain Juppé, président fondateur de l'UMP, d'assumer une direction collégiale transitoire dans l'attente d'"une sortie de crise".
  3. Si cette demande de médiation - que récuse Jean-François Copé - échoue, François Fillon saisira un tribunal car il dit ne pas avoir "confiance" dans les instances de l'UMP, dont Jean-François Copé était le secrétaire général depuis novembre 2010.

"L'UMP ne peut pas vivre sur un mensonge. La présidence de l'UMP ne peut pas reposer sur l'oubli - si c'est un oubli - de trois départements", a justifié le député de Paris, portant ainsi à son paroxysme la crise que vit l'UMP depuis dimanche. "Imaginez-vous le président de la République française qui serait élu alors que trois départements français n'auraient pas été comptabilisés dans son élection? C'est invraisemblable. C'est une erreur énorme, manifeste", a-t-il expliqué.

 

  • Ce que répond Jean-François Copé

Jean-François Copé, qui a été pris de court par ce coup de théâtre, a déclaré

  1. qu'il restait président, "garant de l'unité et du respect des statuts de l'UMP"
  2. qu'il était à la "disposition totale" de François Fillon "pour le voir, parce qu'en réalité, le problème n'est pas juridique, il est politique".
  3. pour seule voie de sortie, il a mis au défi François Fillon de saisir la commission nationale des recours de l'UMP, qui est présidée par l'un de ses proches, Yanick Paternotte, afin que tous les soupçons d'irrégularité soient mis sur la table. Le camp Copé contestait les résultats des Alpes-Maritimes.

"On n'est pas là pour jouer seul dans son coin", a répliqué le président élu sur France 2. Prié de dire s'il craignait que le conflit ne soit porté devant les tribunaux, le député-maire de Meaux a répondu : "Je ne peux pas imaginer qu'il aille à une telle extrémité".

 

  • Alain Juppé en attente

Alain Juppé s'est dit prêt pour sa part à une médiation "à la condition absolue qu'elle se fasse avec l'accord et la collaboration des deux parties". "Cette condition n'est à l'évidence pas remplie aujourd'hui", déclare dans un communiqué le maire de Bordeaux, dans une référence implicite à la position des "copéistes".

Dans une déclaration commune, 134 parlementaires UMP en appellent aussi à Alain Juppé au motif que "seule une collégialité derrière le fondateur historique de l'UMP nous paraît de nature à permettre la sortie de crise".

 

  • A lire aussi:

Fillon revendique la victoire

S.G.

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Copé à la tête de l’UMP : « tout à redouter de cette droite agressive »

20 Novembre 2012, 14:58pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Copé à la tête de l’UMP : « tout à redouter de cette droite agressive »
Avec Jean-François Copé à sa tête, c’est une UMP revancharde, brutale, sans scrupule, qui repart à la bataille pour la reconquête du pouvoir. Les travailleurs de notre pays ont tout à redouter de cette droite agressive, dont le programme est une véritable provocation sociale. La guerre des chefs de l’UMP va se refermer  mais elle vient de montrer de nouveaux dégâts démocratiques provoqués par une vie politique réduite au choc des egos.

Avec le Front de gauche, le PCF mettra toutes ses forces dans la bataille pour repousser les assauts de la droite et obtenir une politique de gauche qui tournera résolument le dos au pouvoir des forces de l’argent.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur de Paris

 

 

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enterrement

18 Novembre 2012, 13:47pm

Publié par PCF Villepinte

Le Parti communiste français achève sa mue : nous sommes passés en dynamique offensive. Notre ambition s'inscrit dans une visée d’avenir

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Pierre Laurent invité de Pascale Clark sur France Inter

15 Novembre 2012, 07:43am

Publié par PCF Villepinte

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Conférence de presse de François Hollande « Aucune des inquiétudes des Français n'a trouvé de réponse dans la parole présidentielle » (Pierre Laurent)

14 Novembre 2012, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

 

Conférence de presse de François Hollande « Aucune des inquiétudes des Français n'a trouvé de réponse dans la parole présidentielle » (Pierre Laurent)

François Hollande a tenu sa première conférence de presse 6 mois après son élection. Aucune des inquiétudes des Français n'a trouvé de réponses dans la parole présidentielle. Le président de la République s'est livré à un exercice difficile : tenter de repeindre une politique de rigueur en politique de justice sociale. L'exemple le plus significatif étant le salto arrière accompli sur la TVA sociale. Parler de « restructuration des taux de TVA » ne fera pas disparaître les 7 milliards d'euros prélevés sur le budget des familles par l'impôt le plus injuste qui soit car exonérant les plus riches de payer en fonction de leur revenus. Il y a une grande déception, il confirme de report sine die du droit de vote des résidents étrangers. Ce recul fait mal à la gauche !

La pédagogie du renoncement a fait trop de dégât et donner bien des appétits au patronat qui monte le cran de ses exigences à chaque pas en arrière du Gouvernement. 309 milliards sont versés aux actionnaires et aux banques par les entreprises chaque années. C'est là que ce trouve le financement de la relance sociale dont a besoin notre pays.

Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du PCF

 

Il y a actuellement 4 réactions

  • Il serait suicidaire pour le parti et ses élus de continuer à dire qu'on "fait partie de la majorité""qu'on veut faire réussir la gauche". Il faut adopter une attitude claire et combative de combat contre le Ps et son gouvernement qui sont les meilleurs défenseurs du libéralisme et commencer par voter contre le budget. Une seule voie possible : faire du Front de gauche La grande force démocratique de classe dont notre peuple et les autres peuples d'Europe ont un urgent besoin.

    Par loriguet, le 14 novembre 2012 à 07:28.

     

     

  • Une seule chose à dire : NE PAS S'ABSTENIR, les députés et sénateurs

    du PCF DOIVENT VOTER CONTRE le budget 2013.

    Toute autre attitude serait incompréhensible.

    Par mcr, le 13 novembre 2012 à 22:56.

     

     

  • Lors de sa conférence de presse,le Président de la République confirme les choix politiques d'un refus d'affronter le capitalisme financier et de s'aligner sur les politiques d'austérité menées en Europe. Il faut en tirer toutes les conséquences et que les députés et sénateurs du PCF votent contre le budget 2013. Toute autre attitude serait incompréhensible.

    Par gregoire, le 13 novembre 2012 à 21:52.

     

     

  • François Hollande ne fait pas une politique de gauche car il ne combat pas la finance et taxe les retraités alors qu'il donne satisfaction aux patrons "pigeons" sur la non taxation des revenus financiers au même taux que les salaires.Une augmentation lamentable du SMIC,la non remise en cause de la contre réforme des retraites, le Traité d'austérité européen...Il n'y a rien à attendre de ce gouvernement(le PS pour ceux qui en doutent encore est la roue de secours du CAPITAL).Le peuple de France n'a qu'une solution: se lever en masse contre les politiques d'austérités(politiques,syndicalistes mouvements associatifs de France et des autres pays d'europe); tous ensemble pour une véritable alternative ou l'humain d'abord est l'objectif de la nouvelle société à construire.DEBOUT LE FRONT DE GAUCHE POUR LA 6ème REPUBLIQUE(celui de la BASTILLE, du PRADO,de la place du CAPITOLE...)Le peuple ne peut attendre plus longtemps la révolution. ça devient vital!

    Par gilles21, le 13 novembre 2012 à 19:43.

     

     

 

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Un communisme nouvelle génération

12 Novembre 2012, 10:36am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 12 Novembre 2012

Politique. PCF

 

 

Le PCF a reçu 400 de ses nouveaux adhérents, samedi, à son siège national. Objectif : faire la preuve du renouveau de ses militants, mais aussi de ses idées.

«Oubliez tout ce que vous pensez savoir. Vos grilles de lecture sont périmées. » L’avertissement est lancé, samedi dernier, par le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, aux journalistes invités, faire-part à l’appui, à venir « enterrer l’enterrement du PCF ». Un peu « potache », s’amuse le dirigeant communiste, mais l’objectif est bel et bien de sonner le glas du déclin et de la mort maintes fois annoncés de son parti. Les quelque 400 nouveaux adhérents réunis ce week-end au siège du PCF, place du Colonel-Fabien, à Paris, ont donné un visage à cette nouvelle génération de communistes souvent occultée. Un visage, mais aussi une force d’engagement et d’idées.

Des terrasses au sous-sol du bâtiment d’Oscar Niemeyer, ces nouveaux venus se croisent et se découvrent. Les âges sont aussi divers que les horizons desquels ils sont, les uns et les autres, issus. Parmi les 6 500 adhésions réalisées en 2012 dont ils sont, ce jour-là, les représentants, on compte « des jeunes mais aussi des syndicalistes aguerris, des gens qui accompagnaient jusque-là nos idées sans s’engager dans le combat militant », relève Pierre Laurent, en marge de l’événement. Alors après la visite, vient l’heure de témoigner.

« Compléter » son engagement

Sous la coupole bondée du siège, Elvire, elle-même adhérente depuis février seulement, les invitent à livrer « l’élément déclencheur » qui leur a fait sauter le pas. Les réponses ne se font pas attendre. Pour certains, c’est la campagne électorale du Front de gauche. À l’instar de Christophe qui a « pris sa carte » en mars, à la Bastille, ou de Fabien, un jeune magasinier de vingt-deux ans, qui s’est reconnu dans « les idées de Mélenchon » et a rencontré les communistes dans sa ville. Cette proximité est, pour beaucoup, la clé. « Avant, je ne votais pas, je pensais que la politique, ce n’était pas fait pour les gens comme moi », explique Pauline, convaincue par les élus de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) mobilisés même « lorsqu’il n’y a pas d’élection ». Même tonalité chez Fatima qui a d’abord côtoyé les communistes lors des luttes pour l’école de son quartier de la Goutte d’or (Paris 18e). La « tournure de la crise », le « poison des marchés », le « capitalisme destructeur », autant que la « force du collectif » ou « la solidarité » figurent parmi les multiples raisons invoquées. Comme Patrick (voir ci-dessous), Marie-Jo a, elle, décidé de « compléter » son engagement syndical, tandis qu’Arnaud ou Amina ont décidé de retrouver leur « famille » après une période de rupture.

S’il y a eu des moments difficiles, « nous sommes passés en dynamique offensive », déclare Pierre Laurent devant cette « nouvelle génération de communistes » qui s’affirme, selon lui, aux côtés d’« un communisme de nouvelle génération » fondé sur « la force du partage ». Car, explique-t-il, « l’idée grandit en France mais aussi en Europe et dans le monde qu’il n’est plus possible de borner l’horizon de la société aux logiques capitalistes destructrices ». Un renouveau à la source d’une nouvelle campagne de communication : « Je suis communiste et ça fait du bien ! » Car, justifie le dirigeant communiste en présentant les affiches, « ça fait du bien de partager. Ça fait du bien d’échapper à l’assignation d’être des vainqueurs, des agressifs, des égoïstes. Du bien à la France, à notre société, à notre avenir commun, tout simplement ».

Les rendez-vous à suivre du congrès du PCF. Après la rencontre de ce week-end avec les nouveaux adhérents à son siège national, le PCF a programmé d’autres rendez-vous dans le cadre de la préparation de son 36e Congrès, qui se déroulera du 7 au 10 février, à Aubervilliers. Prochaine étape dans le Nord, le 24 novembre, avec « un grand rassemblement consacré à (sa) conception du redressement productif de la France, de la classe ouvrière, de l’industrie, du travail, et à une nouvelle conception du développement productif », selon les termes du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. Les 14 et 15 décembre, les adhérents du Parti seront appelés à choisir leur texte commun, mais ce week-end sera aussi celui de la « grande rencontre » dans les quartiers populaires de Marseille autour des thèmes de « la République, de l’égalité et de la lutte contre toutes les formes de discriminations et de division ». Plus tard, courant janvier, deux rendez-vous à Paris seront consacrés au « sens et à la portée de l’engagement communiste ».

Lire aussi :

Points de vue de nouveaux adhérents
36ème congrès du PCF : Le Parti communiste français est mort...1 700 000 fois sur Google !

Éliane Assassi : «Nous représentons une force dans ce pays!»

Julia Hamlaoui

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« le recours ne peut venir que des mouvements de résistance capables de converger ».

11 Novembre 2012, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

Humanité Dimanche 9 au 14 Novembre 2012

André Tosel

 

Dans ces extraits que nous publions (1), le philosophe André Tosel dénonce le principal danger induit par écœurement face à une gauche qui refuse de mener la politique pour laquelle elle a été élue: racisme, xénophobie, atteintes à la démocratie. Selon lui, « le recours ne peut venir que des mouvements de résistance capables de converger ».

Nous avons beau savoir que la tradition du parti qui se nomme encore socialiste pour capturer un électorat populaire consiste à ne jamais appliquer le programme des réformes sur lequel il a été élu, et qu'une fois au gouvernement il se rend sans combattre aux diktats du néolibéralisme, cette conception du monde organique du capitalisme mondialisé. Aujourd'hui, ce grand écart structurel n'a aucun avenir. Il n'a d'autre effet que de démoraliser tous ceux qui ont cru au changement et d'ouvrir un boulevard aux forces qui font partie du bloc dirigeant au service de la stratégie de l'accumulation pour l'accumulation et de l'enrichissement sans limites d'une oligarchie aussi cynique que cruelle. Si quelques réformes sociétales ne sont pas négligeables, si certaines mesures sociales sont acceptables, tout ceci s'opère à la marge consentie par le bloc hégémonique qui domine l'Europe, dévaste les peuples et impose des sacrifices irrationnels. (...) La gouvernance néolibérale est le lien qui arrime le PS à ses concurrents politiques et qui fait de lui une aile du même parti unique du capital (avec le chantage au choc des compétitivités, avec l'hymne permanent à la réduction du travail au rang d'une variable d'ajustement à merci). (...)

Si le mouvement populaire ne reconstitue pas des forces capables d'une insurrection civile, l'échec du PS est à l'horizon proche. Les partis qui constituent l'expression politique du bloc hégémonique capitaliste sont en recomposition et leur alliance tacite ou expresse avec le Front national est une affaire de jours. Le mécontentement populaire est en passe de se transformer en écœurement et ce dernier inclut aussi les forces de la gauche de la gauche qui n'ont pas réussi à réorienter le déplacement des opinions populaires. À terme se profile une solution de type nouveau, une dé-démocratie néo bonapartiste qui légitimera les atteintes à la démocratie en s'appuyant sur des majorités apeurées. (...) Cette dé-démocratie donnera une version institutionnelle aux thèmes d'un nationalisme exclusif, raciste et xénophobe, et elle sera non seulement compatible avec les forces dirigeantes du capitalisme transnational, mais acceptable. (...) Une première conclusion s'impose. Elle est sémantique et intellectuelle. Le mot de gauche est durablement démonétisé et ne recouvre rien de pensable avec rigueur. Il faut abandonner les illusions rémanentes d'une union de gauche encore présente dans l'idée datée et fantomatique d'un Front populaire style 1936. (...) Le PS étant résorbé et digéré dans le parti multiple et unique du capital, il faut faire son deuil de tout espoir en sa transformation. Il faut surtout développer des analyses permettant de comprendre le monde de la globalisation capitaliste et explorer des stratégies débarrassées de ces fantômes. (...)

Ce n'est pas de l'entité « la gauche » que viendra une réponse.

Cette gauche est subalterne. Le recours ne peut venir que des mouvements de résistance capables de converger, d'une politique capable d'interpréter les transformations du monde en traduisant le multivers bigarré de ces résistances en un univers pluriel où il s'agit de traduire les raisons des uns dans les raisons des autres. (...)

Aux militants socialistes actifs dans ces fronts d'œuvrer pour une mutation du PS. Mais nous n'avons pas à les attendre, à regarder le derrière des socialistes pour des raisons électorales. (...)

Il s'agit notamment de nouer des liens avec tous ceux qui sont hors politique représentative et sont marginalisés durablement pour qu'ils puissent s'inscrire comme forces dans le travail qui redéfinit le travail. Maintenir une alliance sans principe pour une politique mort-née peut conduire à une survie électorale, à sauver des sièges, mais cela ne conduit pas à produire un surplus de vie politique à la base, ni à inventer des partis autrement révolutionnaires.

 

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EELV étouffe son mal être au gouvernement

10 Novembre 2012, 09:11am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Vincent Placé, sénateur EELV

 

 

"Je ne regrette pas une seconde ce choix" de voir des ministres écologistes participer au gouvernement. "C'est en étant dedans (au sein du gouvernement) que l'on agit le mieux (...) Je crois que chacun doit se garder de propos trop définitifs ou d'emportements passagers."

Le secrétaire national d'EELV, Pascal Durand a tenté vendredi soir dans un entretien au JDD.fr, de mettre fin à la polémique lancée la veille par Jean-Vincent Placé, qui se demandait s'il était judicieux pour le parti écologiste de rester au gouvernement au vu des divergences sur le Traité européen, le pacte de compétitivité ou le manque de mesures concernant la fiscalité écologique.

Polémique close

Pascal Canfin (Développement), un des deux ministres écologistes du gouvernement avec Cécile Duflot (Logement), a estimé vendredi après-midi auprès de l'AFP que les "débuts de polémique" sur leur avenir au sein de l'équipe Ayrault étaient "clos".

Pascal Canfin a en outre affirmé qu'avec Cécile Duflot, ils avaient eu "des échanges avec le président de la République et son entourage" relatifs à l'entretien du chef de l'Etat accordé à l'hedomadaire Marianne. "Nous avons eu toutes les garanties nécessaires du côté du président" sur "l'intérêt commun que nous avons d'être ensemble", a insisté Pascal Canfin. Dans cet entretien réalisé avant les déclarations de Jean-Vincent Placé, François Hollande jugeait "possible" un départ des écologistes du gouvernement, mais ajoutait "ne pas le souhaiter".

"Perplexité"

Jean-Vincent Placé a aussi cherché à atténuer la portée de ses propos, assurant à l'AFP n'avoir "jamais" évoqué une sortie "demain" du gouvernement. "Bien sûr que nous sommes inscrits dans la durée", a-t-il ajouté, en réaffirmant toutefois sa "perplexité" devant la politique gouvernementale. Dans sa ligne de mire, "le débat sur la transition énergétique", qu'il déclare attendre "avec beaucoup d'impatience", mais aussi celui sur "la fiscalité écologique", dont il redoute l'"enterrement", ainsi que le projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes, près de Nantes, contre lequel les écologistes luttent vent debout.

Tout haut, tout bas

"Placé n'est pas un décideur chez les Verts", mais plutôt "un électron libre. Cela lui permet de dire un peu ce qu'il veut", a relativisé pour l'AFP le politologue Daniel Boy. Un retrait, décision lourde, ne pourrait "émaner que du Conseil fédéral" (parlement du parti). Mais le sénateur "dit tout haut ce que beaucoup d'écologistes doivent dire tout bas", a relevé le chercheur Eddy Fougier.

Le gouvernement fait un geste à EELV. La ministre de l'Ecologie Delphine Batho a dit vendredi que le projet de budget 2014 comporterait des mesures en faveur de l'écologie, soulignant que les 3 milliards d'euros de mesures de fiscalité écologique prévues pour 2016 au titre de la compétitivité s'y ajouteraient. Elle a insisté également sur la nécessité de "prendre en compte toutes les positions sur la fiscalité écologique" afin de parvenir à ce que "la fiscalité écologique soit acceptée comme juste socialement et efficace économiquement". Le député Vert Denis Baupin a salué "une excellente nouvelle" d'apprendre que "ce que nous avions pu comprendre d'un report à 2016 n'était pas exact et que cela serait complété par 3 milliards supplémentaires en 2016", évoquant "beaucoup d'inquiétude par rapport à ce qui apparaissait comme un renoncement".

  • A lire aussi:

Buffet: "Nous sommes degauche et voulons que la gauche réussisse"

Les sénateurs PCF veulent être entendus (analyse)

S.G.

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Les sénateurs du PCF veulent être entendus (analyse)

10 Novembre 2012, 09:08am

Publié par PCF Villepinte

Les sénateurs PCF Eliane Assassi et Pierre Laurent, avec André Chassaigne, chef de file des députés Front de gauche

Politique - le 10 Novembre 2012

Gauche

 

Le rejet de la loi de programmation des finances publiques par le Sénat témoigne que, si la gauche est majoritaire, la place des élus PCF empêche qu’il soit une chambre d’enregistrement. 

Au Sénat, un nouveau texte gouvernemental a été rejeté en séance dans la nuit de mercredi. À la Chambre haute, contrairement à l’Assemblée nationale, les votes de chaque groupe parlementaire comptent, le PS n’y détenant pas de majorité absolue. Une nouvelle fois, les sénateurs communistes ont voté contre le texte, empêchant son adoption.

Le projet de loi de programmation des finances publiques (PLPFP), comme son nom l’indique, fixe une orientation pluriannuelle aux budgets. Celui soumis au Parlement cette année intégrait les orientations imposées par le traité budgétaire européen, c’est-à-dire la priorité à la réduction des déficits publics. En clair : l’austerité. C’est ce texte qui prévoyait de ramener à marche forcée le déficit public à 3 % du PIB en 2013 et jusqu’à 0,3 % en 2017.

« nous travaillons à ce que la gauche réussisse »

Jeudi matin, les responsables socialistes ne faisaient pas dans la dentelle en réaction au vote de la nuit. Pour le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, « il y a ceux qui sont dans la majorité et ceux qui ne le sont pas, donc ils ont décidé d’unir leurs voix ». Cet argument, visant à laisser penser que, contre le gouvernement, communistes et UMP formeraient une opposition soudée, avait déjà été entendu lors du rejet de la proposition de loi Brottes sur l’énergie. Il est pourtant contesté par tous les responsables communistes, à l’instar d’Éliane Assassi, présidente du groupe communiste républicain et citoyen (CRC) au Sénat : « Nous appartenons à la majorité parlementaire et nous travaillons à ce que la gauche réussisse », rappelait-elle hier matin sur Public Sénat.

« nous ne sommes pas dans une position rigide »

Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, estimait, pour sa part, que « les élus communistes devraient s’inspirer de ce que nous faisons aujourd’hui pour discuter, pour essayer d’amender, pour essayer de travailler avec nous plutôt que d’être dans une opposition qui est en train de se marquer trop fortement », alors qu’il y a peu Éliane Assassi regrettait à l’inverse que : « certains membres du gouvernement utilisent nos votes sans pour autant nous entendre, nous recevoir, travailler avec nous en amont sur les textes importants » (l’Humanité du 2 novembre 2012). À son crédit, le rejet du PLPFP ne peut pas être considéré comme une surprise. Voter pour ce texte dicté par le traité budgétaire, auquel les communistes s’étaient opposés, serait apparu pour le moins incohérent. « Nous voulons que la gauche réussisse, or aujourd’hui cette loi de programmation nous inscrit dans une politique d’austérité qui va nous mener à la récession, c’est-à-dire à un chômage de masse, donc nous votons contre cette loi », expliquait la députée Marie-George Buffet.

Le rejet d’un texte gouvernemental risque-t-il de se reproduire ? « Oui, cette situation peut potentiellement se renouveler (…) mais nous ne sommes pas non plus dans une position rigide face au gouvernement », estime Éliane Assassi. Prochain rendez-vous : l’examen cette semaine du projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS). Les communistes ont déjà averti que, faute d’amendements importants, ils s’opposeraient à son adoption.

Une majorité de combat ? 

Lorsqu’en 2011, le Sénat a basculé à gauche, les sénateurs socialistes et communistes ont travaillé ensemble à la rédaction d’un contre-budget, présenté par la rapporteuse du budget, Nicole Bricq. La sénatrice socialiste de Seine-et-Marne voulait « envoyer un message : il existe une alternative politique », disait-elle alors. Le sénateur PS du Finistère, François Marc, voulait quant 
à lui « enrichir le débat de propositions venues de la gauche 
et jusqu’alors assez systématiquement rejetées ». Cette ligne est aujourd’hui défendue par les seuls sénateurs CRC, qui espèrent que la majorité socialiste retrouvera les accents offensifs 
qui étaient les siens dans l’opposition.

  • A lire aussi:

Buffet: "Nous sommes de gauche et voulons que la gauche réussisse"

Adrien Rouchaleou

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