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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

politique

Nouveau gouvernement Fillon :

15 Novembre 2010, 22:49pm

Publié par PCF Villepinte


 
  Une nouvelle fin de non recevoir aux attentes populaires

L’annonce du gouvernement Fillon vient de tomber. La surprise est qu’il n’y en a pas, sauf quelques mauvaises, comme l’arrivée des « aboyeurs » de l’UMP et de l’Elysée, Frédéric Lefevre, Pierre Lellouche ou Thierry Mariani , probablement récompensés pour les outrances répétées. Pour le reste, rien, à part le revenant Alain Juppé. On prend les mêmes et on recommence. Il s’agit d’un gouvernement UMP de combat, resserré autour de son chef en vue des échéances de 2012.

L’ouverture, autrefois portée aux nues par le Chef de l’État, a définitivement vécu. Quant aux centristes, on va sans nul doute assister, avec les départs de Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, à la tentative de les recycler en opposants de pacotille, histoire de faire oublier leurs soutiens zélés à toutes les réformes sarkozystes.

Le pays est prévenu. C’est une nouvelle fin de non recevoir aux attentes populaires. La mise en scène de ce faux remaniement signe une nouvelle fois le mépris dans lequel Nicolas Sarkozy tient nos concitoyens. Il n’y a aucune illusion à se faire. C’est un gouvernement affaibli et agressif. A ce pouvoir décidément sourd, qui n’a que faire du quotidien des Français, la mobilisation sociale du 23 novembre qui se prépare devra servir très vite de rappel utile.

- Pierre Laurent, secrétaire nationale du PCF,
14 novembre 2010.

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Remaniement : beaucoup de bruit pour rien !

14 Novembre 2010, 20:57pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Politique - le 13 Novembre 2010

Bonnet blanc   et  blanc Bonnet

      

 

20h15. Le nouveau gouvernement du Premier ministre François Fillon, reconduit dimanche par Nicolas Sarkozy, compte 31 membres, soit sept de moins que le précédent, et est marqué par le retour d'Alain Juppé, qui devient le numéro deux de la nouvelle équipe, et la fin de l'ouverture.

Premier ministre : François Fillon

Ministres

Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de la défense et des anciens combattants

Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Michel Mercier, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés

Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration

Christine Lagarde, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie

Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé

Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

François Baroin, ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, porte-parole du gouvernement

Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire

Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des solidarités et de la cohésion sociale

Maurice Leroy, ministre de la ville

Chantal Jouanno, ministre des sports

Patrick Ollier, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement

Eric Besson, ministre auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique Henri de Raincourt, ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération

Philippe Richert, ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargé des collectivités territoriales

Laurent Wauquiez, ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes

Nadine Morano, ministre auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de l'apprentissage et de la formation professionnelle

Marie-Luce Penchard, ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargée de l'outre-mer

Secrétaires d'Etat:

Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce extérieur

Nora Berra, secrétaire d'Etat auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé

Benoist Apparu, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement

Georges Tron, secrétaire d'Etat auprès du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, chargé de la fonction publique

Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale

Thierry Mariani, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports

Frédéric Lefèbvre, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation

Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, chargée de la jeunesse et de la vie associative.

Et ceux qui s'en vont : Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Bernard Kouchner, Eric Woerth, Patrick Devedjian, Rama Yade, Dominique Bussereau

16h30. Jean-Louis Borloo annonce avoir "choisi de ne pas appartenir" au futur gouvernement.

16h15. Sarkozy d'accord pour que Copé prenne la direction de l'UMP

Nicolas Sarkozy a renommé dimanche matin au poste de Premier ministre François Fillon, et lui a demandé de former un nouveau gouvernement, a annoncé l'Elysée dans un communiqué.

François Fillon s'est aussitôt engagé, dans un communiqué, à "renforcer la croissance" française "au service de l'emploi". Le Premier ministre, qui a été chargé de former un nouveau gouvernement, explique dans un communiqué que la décision du chef de l'Etat "l'oblige envers tous les Français". "Après trois années et demi de réformes courageuses (...), je m'engage, sous l'autorité du chef de l'Etat, avec détermination, dans une nouvelle étape qui doit permettre à notre pays de renforcer la croissance de son économie au service de l'emploi, de promouvoir les solidarités et d'assurer la sécurité de tous les Français", dit le chef du gouvernement.

Matignon annonce un nouveau gouvernement pour dimanche ou lundi

Nicolas Sarkozy a donc renommé dimanche matin François Fillon au poste de Premier ministre avant de consacrer sa journée à la formation du nouveau gouvernement destiné à conduire la seconde étape de son quinquennat dans la perspective de la présidentielle.

La longue poignée de main samedi soir du chef de l'Etat à François Fillon qu'il raccompagnait sur le perron de l'Elysée était apparue, pour des sources gouvernementales et à l'UMP, comme la confirmation d'une reconduction à Matignon du Premier ministre sortant.

Après l'annonce surprise samedi peu après 19H30 d'une démission du gouvernement Fillon - une première un week-end sous la Ve République-, et la reconduction de François Fillon à Matignon, la nomination de l'ensemble de l'équipe gouvernementale est attendue "entre aujourd'hui et demain", selon un communiqué des services du Premier ministre.

Une certitude, le gouvernement sera resserré avec 26 membres (ministres et secrétaires d'Etat) contre 37 actuellement, selon une source gouvernementale.

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Naissance d'"Europe Ecologie-Les Verts"

14 Novembre 2010, 20:54pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 14 Novembre 2010

 

Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, Cécile Duflot et même Antoine Waechter : presque toute la famille écologiste était réunie samedi à Lyon pour la naissance officielle du rassemblement "Europe Ecologie-Les Verts", avec l'ambition affichée de devenir majoritaire. Les quelque 2.000 militants sur place et sur internet (sur les 13.000 revendiqués) ont donc décidé de conserver, à 53,2%, le nom qu'avait pris le mouvement pour le succès des européennes en juin 2009 (16,3%).

"Il n'y a plus à partir de ce jour des Verts et des non-Verts, nous sommes tous des militants du nouveau mouvement", a dit Cécile Duflot, visiblement émue. Pour ce moment "collectif", "d'incandescence et de plaisir" selon les mots de la patronne des Verts, les leaders "écolos", de Dominique Voynet à Noël Mamère et José Bové, sont montés en début de journée sur la scène de la cité des congrès, tout sourire. Seuls manquaient à l'appel Génération Ecologie et Corinne Lepage (Cap21) qui a jugé le rassemblement trop à gauche.

Ce rassemblement, "Dany l'a rêvé, nous l'avons réalisé avec l'extraordinaire contribution de Cécile", a souligné Eva Joly, possible candidate à la présidentielle, saluant un "moment historique, synonyme d'espoir pour les citoyens". Cohn-Bendit, lui, a mis un peu en sourdine ses critiques. L'eurodéputé, sans qui EE n'aurait jamais existé, était toutefois loin d'être enthousiaste.

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Ripostons, proposons : salle comble à Japy

11 Novembre 2010, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

 
  
  
 
INTERVENTION de PIERRE LAURENT

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Ripostons, proposons : salle comble à Japy

10 Novembre 2010, 12:22pm

Publié par PCF Villepinte

Mis en ligne : 9 novembre

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 Perspectives politiques

A l’appel du PCF, mille personnes s’étaient donnés rendez-vous lundi 8 novembre au Gymnase Japy, dans le 11ème arrondissement de Paris. Une soirée de lutte et d’échanges autour des propositions alternatives portées par le PCF qui témoignait de la combattivité intacte des militants présents. Deux jours après la huitième mobilisation nationale contre la réforme des retraites, le moment était d’importance. Il s’agissait aussi de faire le point sur le débat à gauche, les prochaines échéances politiques et sociales, pointer l’importance du développement du Font de Gauche et du PCF et de tracer des perspectives politiques face à une droite toujours aussi déterminée à multiplier les mauvais coups.

 

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l'Humanité des débats

8 Novembre 2010, 06:40am

Publié par PCF Villepinte

La « révolution citoyenne » de Mélenchon qui « veut donner envie de changer »

 

114 pages - 10 euros
Ed. Flammarion

Qu’ils s’en aillent tous ! de Jean-Luc Mélenchon. Éditions Flammarion, 10 euros.

Extrait du contexte latino-américain, dont il s’inspire, le titre est déroutant. Qu’ils s’en aillent tous ! Ne court-il pas le risque, volens nolens, de réduire le peuple à une entité homogène face à une « élite » comprenant pêle-mêle les grands patrons, le monde politique, les journalistes… Jean-Luc Mélenchon pèche-t-il alors par « populisme » ? Il serait injuste de dire que son dernier essai étaye pareil reproche, et on espère que le président du Parti de gauche saura rejeter, avec toute la vigueur dont il est capable, ce marqueur « populiste » dont l’affublent les grands médias. Il en aura l’occasion ce week-end, dans l’émission de Michel Drucker, Vivement dimanche, sur France 2. Parmi les invités choisis par Jean-Luc Mélenchon, plusieurs personnalités de gauche : Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, la députée Martine Billard, Clémentine Autain et Sabine Salmon, de Femmes Solidaires... De ces grands médias, que le président du PG égratigne régulièrement, il en est évidemment question dans cet ouvrage. Il leur reproche, entre autres, de privilégier « l’émotion au raisonnement, puis la pulsion à l’émotion ». Quant aux journalistes, « rares sont [ceux] libres de s’émanciper », ajoute le leader du PG. 
Au titre du livre, nous préférons le sous-titre : Vite la révolution citoyenne ! Ce concept participe du débat, 
qui doit être mené au sein de la gauche, sur l’articulation entre l’action d’un gouvernement de gauche et la mobilisation des citoyens. Cette « révolution citoyenne » devra mettre sur pied une « Assemblée constituante » pour refonder la République. Mélenchon dresse un réquisitoire sévère contre l’iniquité croissante du partage des richesses, créées par le monde du travail et absorbées par les actionnaires. Il propose un plafond des revenus : 350 000 euros par an. Il soutient une position commune au PCF et au PG, d’un pôle financier public assurant une bonne circulation de l’argent et mettant fin « au vol vibrionnant d’un essaim de banques prédatrices ». L’eurodéputé a partagé avec les communistes, contre la majorité du PS – son parti d’alors –, une analyse lucide du traité européen : un carcan enfermant l’UE dans la contrainte de la concurrence libre et non faussée érigée en Table de la Loi. Aujourd’hui, la mise sous tutelle des budgets nationaux des 27 conforte le diagnostic des militants du « non » de gauche de 2005. L’ancien fédéraliste qu’il fut, approuvant en 1992 le traité de Maastricht, « jette l’éponge sur son rêve européen » et propose la sortie de la France du traité de Lisbonne après un référendum national. Le moment est venu pour les peuples européens d’agir ensemble pour l’abrogation du traité et son remplacement par un nouveau texte qui promeuve le progrès social partagé, le développement des services publics et de la protection sociale. Sortie unilatérale ou refondation collective ? Cela mérite débat, comme sur d’autres questions – le nucléaire dont il veut sortir, ou les crises régionalistes européennes – que l’auteur expose avec l’enthousiasme d’un homme qui veut « donner envie de changer ». Un livre utile au débat sur une alternative de gauche.

 

Jean-Paul Piérot

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Pierre Laurent invité de Christophe Barbier (Vidéo)

6 Novembre 2010, 23:34pm

Publié par PCF Villepinte

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Meeting du PCF Lundi 8 novembre 2010 à 19h :

4 Novembre 2010, 18:20pm

Publié par PCF Villepinte


 
  Lundi 8 novembre 2010 à 19h :
- Meeting du PCF -

Le mouvement social contre la réforme des retraites a atteint une force inégalée depuis des décennies, par son importance et sa longueur. Le pouvoir, lui, est plus que jamais impopulaire.

Le PCF, ses élu-e-s et ses parlementaires se sont battus tout au long du débat parlementaire pour faire échouer la réforme des retraites du gouvernement.

Les choix politiques de l’exécutif sont de plus en plus insupportables. Dans ce contexte particulièrement sensible, le PCF tiendra un meeting, lundi 8 novembre 2010 à 19h00 au Gymnase Japy.

« Ripostons, proposons ! », tel est le mot d’ordre plus que jamais d’actualité pour sortir le pays de l’ornière dans laquelle l’a enfermé la droite.

Lundi 8 novembre 2010 à 19h Gymnase Japy – 2, rue Japy 75011 Paris. Prendront la parole,

- Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF,
- Marie-George Buffet, Députée et ancienne Ministre et
- André Chassaigne, Député.

En présence notamment de Nicole Borvo Cohen-Seat, Présidente du groupe CRC-SPG au Sénat, Roland Muzeau, porte-parole des député-e-s communistes et républicains, Pierric Annoot, Secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF).

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Borloo, la nouvelle carte « sociale » de Sarkozy

3 Novembre 2010, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 2 Novembre 2010

Politique

 

 

Après le passage en force sur le dossier des retraites, l’Élysée cherche à se refaire une santé et à cultiver son aspect « social » grâce à la « carte » Borloo. Un homme libéral qui passerait bien. 

Sortir de l’ornière en optant pour la moins mauvaise des solutions. Au casting des prétendants à Matignon, le chef de l’État n’a pas l’embarras du choix malgré le florilège de candidats qui s’y verraient bien. Depuis quelques semaines, Jean-Louis Borloo, présenté comme la carte « sociale » de Nicolas Sarkozy, minaude. Dimanche, sur Canal Plus, il a fait mine de coller à la parole des manifestants en appelant à « reprendre le chemin de la cohésion sociale » : « Moi, ce que j’ai entendu de la rue, et d’une manière générale de la crise, c’est que plus il y a de crises, plus il y a besoin de justice sociale, de justice fiscale, de respect. » Mieux, dans une vibrante tirade, le ministre d’État a appelé à « tendre la main aux plus fragiles » et à « considérer que la richesse d’un pays, ce sont ses ressources humaines ».

Vernis social sur mesures libérales

Après le durcissement sécuritaire, qui a vu une partie des familles gaullistes et centristes prendre leurs distances, et le passage en force sur le dossier des retraites, le pouvoir cherche à se refaire une virginité sociale. À quoi tient donc la méthode Borloo si ce n’est à parer d’un vernis social des mesures qui restent libérales ? Ainsi, le ministre de l’Écologie propose-t-il de renommer la réforme des retraites, « plan de garantie des pensions des retraités français ». Selon lui, une « vraie » réforme aurait consisté à passer directement à un « système de capitalisation ». Tout est dans le verbe comme ce fut le cas avec la taxe carbone, qui n’épargnait pas les ménages, ou avec le plan de rénovation urbaine, qui a démoli avant de reconstruire et ainsi accentué la crise du logement. Enfin, son plan de cohésion sociale, daté de 2004, prévoyait d’accentuer la précarité en assouplissant les temps partiels, l’usage des CDD, de l’intérim, tout en abaissant le coût du travail. À la simple évocation de son nom, Laurent Fabius (PS) ironise : « Ce monsieur Borloo est un homme sympathique. (…) Sur le plan national, je crois qu’il est au gouvernement depuis huit ans sans arrêter, je pense qu’il est assez d’accord avec ce qui s’est fait depuis huit ans. »

Lina Sankari

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Déroute électorale pour Obama

3 Novembre 2010, 08:21am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 3 Novembre 2010

 

Les républicains majoritaires à la Chambre. Poussée sans précédent depuis la vague rouge de 1994. Obama souhaite un terrain d'entente avec les républicains. Les démocrates conservent le Sénat.

Les électeurs américains ont balayé mardi la majorité démocrate à la Chambre des représentants et gonflé les rangs républicains au Sénat, qui reste cependant sous contrôle démocrate.

Deux ans seulement après l'élection triomphale de Barack Obama, l'angoisse des électeurs face à la crise économique et le mécontentement croissant à l'égard des élites de Washington ont abouti à une déroute électorale pour le président démocrate qui pourrait remettre en cause son calendrier législatif.

Barack Obama, qui devrait tracer les premières perspectives post-électorales lors d'une conférence de presse prévue mercredi à 13h00 (17h00 GMT), a appelé dans la nuit les leaders républicains, le représentant John Boehner et le sénateur Mitch McConnell, pour leur faire part de sa volonté de travailler avec eux.

Si tous les résultats des élections de mi-mandat ne sont pas encore connus, la victoire du Grand Old Party à la Chambre basse du Congrès, dont les 435 sièges étaient à renouveler, est désormais une certitude.

Selon les projections des chaînes de télévision, les républicains gagneraient au moins 50 sièges jusque là détenus par les démocrates, bien plus que les 39 qui leur étaient nécessaires pour faire basculer la Chambre des représentants.

Il faut remonter à la vague républicaine de 1994, au milieu du premier mandat de Bill Clinton, pour retrouver trace d'une telle percée: le Grand Old Party avait alors conquis 54 sièges.

"Cela commence par réduire les dépenses plutôt que de les augmenter, par réduire la t

"Notre nouvelle majorité préparera les choses différemment, adoptera une approche nouvelle qui n'a jamais été tentée auparavant à Washington par un parti, quel qu'il soit", a annoncé John Boehner, pressenti pour succéder à la démocrate Nancy Pelosi au poste de "speaker" de la Chambrew.

aille du gouvernement plutôt que de l'accroître et par réformer la manière dont le Congrès travaille", a-t-il dit.

LES DÉMOCRATES TIENNENT LE NEVADA ET LA CALIFORNIE

Au Sénat, en revanche, où 37 des 100 sièges étaient concernés, les démocrates ont survécu à la marée républicaine. Le Grand Old Party avait fait du Nevada un de ses objectifs prioritaires. Mais Harry Reid, chef de file du groupe démocrate au Sénat, a fait échec à Sharron Angle, du Tea Party, au terme d'une campagne acharnée.

Joe Manchin en Virginie occidentale et Barbara Boxer en Californie ont également conservé deux autres Etats cruciaux pour la bataille pour le contrôle de la haute assemblée.

En attendant l'Etat de Washington et le Colorado, où les résultats restaient en suspens, six sièges de sénateur ont en revanche basculé dans le camp républicain dont l'Illinois, hautement symbolique puisque ancien fief d'Obama, l'Indiana, d'où est venu le premier résultat de la soirée, et l'Arkansas, où John Boozman a battu la démocrate Blanche Lincoln, qui paie son soutien, bien que modéré, à la réforme de la santé.

La prise de contrôle de la Chambre des représentants par les républicains risque de se traduire par une situation de blocage législatif, une réduction de la marge de manoeuvre d'Obama et un durcissement du combat politique sur les questions de la baisse des impôts, de la lutte contre les changements climatiques ou encore de l'immigration.

"La capacité qu'avait l'administration Obama à faire passer de nouveaux programmes majeures était déjà limitée. Avec ce scrutin, l'affaire est entendue", avance Jaret Seiberg, analyste politique au Washington Research Group, une société de conseil en investissement.

Les républicains ont déjà présenté un calendrier pour la réduction des dépenses, la baisse du déficit et la remise en cause de certains pans de la réforme du système de santé votée de haute lutte. Face à cela, Obama dispose de son droit de véto.

"Cette moisson de républicains nouvellement élus à la Chambre et au Sénat va considérer que sa mission n'est pas de parvenir à des compromis et des accords avec le président Obama mais au contraire de détruire ce qui reste de son programme politique et de défaire la réforme de la santé et des services financiers", prédit Ethan Siegal, analyste du Washington Exchange, une société de conseil en politique publique.

CONTEXTE ECONOMIQUE ET REJET DE L'ESTABLISHMENT

A Wall Street, les marchés d'actions ont terminé en hausse mardi, soutenus par les secteurs qui pourraient bénéficier d'une victoire républicaine, à commencer par les valeurs liées au secteur de la santé.

 

Les craintes engendrées par une économie mal en point, un chômage flirtant avec les 10% et le mécontentement face à la politique menée par l'administration Obama auguraient d'une victoire des républicains, qui se confirme aussi dans les scrutins renouvelant 37 gouverneurs (voir [ID:nLDE6A2030]).

La montée en puissance du mouvement ultraconservateur du Tea Party a également joué contre Obama et les démocrates. En quelques mois, cette mouvance apparue à la marge du Parti conservateur a profondément changé la donne politique.

Avec Marco Rubio en Floride et Rand Paul dans le Kentucky, le mouvement a décroché ses premiers sièges au Sénat, laissant augurer d'un virage conservateur. Christine O'Donnell, autre figure de proue du Tea Party, a été elle sèchement battue dans le Delaware.

Vecteur du mécontentement à l'égard de l'establishment de Washington, le Tea Party prône moins de dépenses publiques, une réduction drastique de la dette et un rôle plus modeste pour le gouvernement fédéral.

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