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politique

Hollandisme normal

18 Avril 2013, 06:25am

Publié par PCF Villepinte

 
 Programme de stabilité : « des perspectives trompeuses qui visent à rassurer pour ne pas changer de cap »

 

Programme de stabilité : « des perspectives trompeuses qui visent à rassurer pour ne pas changer de cap »

 

Le gouvernement est engagé dans une course folle d'annonces d'hypothèses économiques qu'il dit « volontaristes », mais qui se révèlent irréalistes. Ces errements conduisent à des révisions en baisse drastique qui s'accompagnent à chaque fois d'un alourdissement de la facture pour les travailleurs et leurs familles. Le programme de stabilité concocté pour Bruxelles prévoit ainsi un effort budgétaire de 20 milliards d'euros en 2014 après celui de près de 40 milliards d’euros cette année. L’objectif pour Matignon est de limiter la progression des dépenses publiques entre 0,2 et 0,3 % en 2014. Cela correspondrait à un freinage exigeant une recherche d'économies de l'ordre de 15 milliards d'euros par rapport à l'évolution que devrait connaître la dépense publique du seul fait du vieillissement des populations, des progrès de la médecine et des difficultés économiques. Tout cela pour aller vers une dette publique de 94,3 % du PIB en 2014, contre 93 ,6 % en 2013. Voici le résultat de la politique d'austérité, choisie par François Hollande : malgré les sacrifices sociaux exigés, le poids relatif des dettes publiques augmente !

 

Bien que déjà contraint de rabaisser à 0,1 % son hypothèse initiale de croissance pour 2013, celle-ci, selon le FMI, demeure très surestimée, la France étant, selon lui, en récession. Et pour 2014, le pari du gouvernement (+1,2%) est fortement contesté par le FMI (0,9%), mais aussi par le Haut conseil des finances publiques présidé par le socialiste Migaud.

 

Malgré cet embellissement systématique des prévisions, le scénario gouvernemental suggère qu'avec un nouveau recul de 0,6 % des effectifs cette année, la promesse de Hollande sur le chômage ne sera pas tenu avec un tel cap. Ces perspectives trompeuses visent à rassurer pour ne pas changer de cap comme le recommandent Mme Merkel et la BCE. Ce n'est pas pour cela que les Français ont élu Hollande en mai dernier. Il faudrait, au contraire, avoir la force de rompre avec cette trajectoire qui va contribuer à maintenir la zone euro en récession. Il faut une relance vigoureuse des services publics, de l'emploi et des salaires en cherchant à construire une solidarité entre pays européens de mise en cause de l'austérité et du refus de la BCE de créer de la monnaie pour répondre aux besoins populaires.

 

 

 

 

le 17 avril 2013

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Argent(s):

17 Avril 2013, 15:35pm

Publié par PCF Villepinte

à propos de capitalisme...
Que sont devenus les promesses de «régulation des excès de la finance» et autre «transparence des marchés»?

Paradigme. Jadis, on voulait faire quelque chose – aujourd’hui, on veut être quelqu’un… Vous aussi vous l’avez constaté: quand un paradigme change, tout change (ou presque). Pour bien comprendre à quel point l’espace symbolique du «monde de la finance» a pris le pas sur notre univers global, donc mental, utilisons une métaphore sportive, un petit exemple en apparence, et remémorons-nous ce que disait Michel Platini dès 2008: «L’argent a toujours été dans le sport, et le professionnalisme fait partie du football depuis cent cinquante ans. Mais l’argent n’a jamais été le but ultime du football, gagner des trophées restant l’objectif principal. Pour la première fois, on risque d’entrer dans une ère où seul le profit financier permettra de mesurer le succès sportif.» Visionnaire l’ancien joueur génial? Diagnostic hélas signifiant: l’argent ne nous sert plus, c’est nous qui le servons. Le «nous» étant, vous l’aurez compris, l’extrapolation du monde tel qu’il est…

Capitalisme. S’alimentant tous les jours à la source d’un système économique et financier globalisé dont le profit est la seule morale, que sont devenus les promesses de «régulation des excès de la finance» et autre «transparence des marchés»? Mieux: comment vouloir transformer en vertu des vices qui manquent à la conception? L’argent, en soi, n’est pas en cause. D’après les historiens, l’argent aurait vu le jour dans le monde grec, en Lydie, vers le VIe siècle avant Jésus-Christ. Les puristes rectifieront d’eux-mêmes: oui, il existait antérieurement, depuis deux millénaires à peu près, des moyens d’échange, des outils par exemple, et même un étalon de valeur, le bœuf, puisque le commerce le nécessitait. Le capitalisme, par contre, qui a adossé son projet de développement sur la maîtrise clanique des puissants sur des dominés précisément par l’accumulation du capital et la détention de tous les outils traditionnels de production, reste la clef de voûte de l’aliénation collective – signalons au passage que le «capitalisme financier», ainsi nommé par la novlangue, n’est qu’une étape, adaptée à notre temps, du capitalisme rendu à sa sauvagerie. Rappelons donc une banalité : depuis son origine, le capitalisme reste du capitalisme…
Au petit jeu des citations que nous pourrions multiplier à l’infini, en voici une, un peu longue pardonnez-nous, qui a retenu notre attention tout à fait par hasard: «L’immense catastrophe financière de ces temps derniers vient de prouver d’une façon définitive que la probité est en train de disparaître. (…) Voler dix sous est toujours voler ; mais faire disparaître cent millions n’est point voler. Des directeurs de vastes entreprises financières font chaque jour des opérations que tout leur interdit. (…) Des hommes à qui leurs fonctions et le mandat qu’ils ont, et les dispositions mêmes de la loi, interdisent tout jeu de Bourse, sont convaincus d’avoir trafiqué sans vergogne, et quand on leur prouve, ils font en riant un pied de nez, et en sont quittes pour aller manger en paix les millions que leur ont donnés des opérations illicites!» Alors? De quand et de qui proviennent ces propos saisissants? Est-ce le radical Édouard Herriot, qui, en 1932, nomma un homme de droite au Budget avec la réussite que l’on sait? Est-ce Nicoléon, grand faucheur d’illusions, qui promettait sans rire de «moraliser le capitalisme» au début de la crise de 2008? Est-ce Normal Ier lui-même, pris de remords après avoir téléphoné à Laurence Parisot pour la féliciter de son rôle dans l’accord sur la flexibilisation de l’emploi? Est-ce un éditorial récent de l’Humanité, voire les écrits rageurs d’un dirigeant du Front de gauche? Détrompez-vous. Cet avertissement est extirpé d’un éditorial lu dans le Gaulois du 14 février 1882, signé Émile Zola. Depuis, les patrons des mines et des forges ont juste été rejoints par les traders fous (pléonasme).

Poésie. Mauvais temps pour les progressistes, tant il se vérifie que «l’oubli du passé est mortel au progrès», comme le professe Régis Debray? Ne l’oublions pas, le néocapitalisme ne se résume plus à la propriété des moyens de production, réduits à l’état de moyens de spéculation. La colonisation du capitalisme s’est dorénavant répandue à l’économie de services, à la consommation la plus élémentaire et même à notre imaginaire créatif «googleisé». Dans le recueil de poésies qu’il publie chez Flammarion ces jours-ci, intitulé ''Configuration du dernier rivage'', Michel Houellebecq, avec sa ruse coutumière, sauve (malgré lui) la possibilité d’écrire en revisitant ce monde rendu aveugle par ses dominations. Il décrit :
«Il faudrait traverser un univers lyrique /
Comme on traverse un corps qu’on a beaucoup aimé /
Il faudrait réveiller les puissances opprimées /
La soif d’éternité, douteuse et pathétique.»
Une autre manière de voir ce qui saute aux yeux.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 12 avril 2013.]

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Politique Dans l'HD, François Hollande à la croisée des chemins

17 Avril 2013, 15:32pm

Publié par PCF Villepinte

Dans l'HD, François Hollande à la croisée des chemins 

La contestation de la politique d'austérité n'est plus cantonnée à la seule gauche du PS. Au sein de la majorité, elle a gagné les rangs du gouvernement, même si les mots sont feutrés et dirigés contre les institutions européennes. Mais la pression se fait forte également à droite, et notamment chez François Bayrou. Le mouvement social et la voix de la rue, en particulier le 5 mai, peuvent faire pencher la balance.

A lire dans l'Humanité dimanche:

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La gauche CACTUS

17 Avril 2013, 14:57pm

Publié par PCF Villepinte

 
J’AI JAMAIS AIME CAHUZAC
 
 
 
par  Jean-Luc Gonneau, Loulou
popularité : 100%

Ainsi, Jérôme Cahuzac, maintenant ancien ministre du budget, mettait ses économies, coquettes, au frigo en Suisse, puis au chaud à Singapour. Plus loin, plus sûr. Et disait que non, juré, craché, z’yeux dans les z’yeux, jusqu’au moment où la barre de la tapette à souris allait fonctionner.

Jamais aimé ce type. Regard froid. Haute opinion de lui-même. Mépris des autres. Parcours douteux : délaisser l’hôpital public, où un chirurgien n’est tout de même pas payé au smic, pour implanter des moumoutes à des chauves fortunés, quand on se dit de gauche, c’est étonnant. Conseiller des labos pharmaceutiques quand on s’est occupé d’eux en tant que conseiller d’un ministre de la santé d’un gouvernement de gauche, c’est plus que limite, si on se dit de gauche. Nous avons souvenir d’un récent débat télévisé où Jérôme Cahuzac faisait face à Jean-Luc Mélenchon. Au début de l’émission, ce dernier eut la faiblesse de concéder à Jérôme Cahuzac son appartenance à la gauche. Par politesse, peut-être ? Comme quoi Mélenchon arrondit parfois les angles. Sur ce coup, il a eu tort. Car à la fin du débat, le masque est tombé : Cahuzac l’a proclamé, s’en est vanté : jamais il n’a cru à la lutte des classes. Peut-on alors se dire de gauche ? Et passons sur un amalgame trop fréquent entre croyance et raison : la question n’est pas de croire ou pas à la lutte des classes, mais de savoir si elle existe ou pas. Oh, pas celle du 19e siècle bien sûr.

Mais peut-on penser que les intérêts rentiers de la finance et plus largement du capital (quel gros mot pour l’engeance du type Cahuzac) sont en harmonie avec ceux des salariés ? Penser un truc pareil, c’est démontrer qu’il y a bien deux mondes, celui de la caste du pouvoir, qui vit en vase clos, dont les rapports avec le reste de la population sont au mieux de la compassion, au pire du mépris, en passant par la condescendance. On n’attendait pas grand chose de l’actuel gouvernement, qui n’avait rien promis. On espérait, tout de même, que l’inégalitarisme galopant que signe le libéralisme économique serait un brin freiné. Même pas. Et comment le faire si le fil de la politique suivie demeure conforme au libéralisme dominant en Europe.

L’affairisme en politique n’est pas nouveau. Le plus exemplaire en ce domaine, Charles De Gaulle, négligea sur ce point d’étendre la discipline exigeante qu’il s’appliquait à son proche entourage, laissant les « copains et les coquins » mettre la main et plus dans la confiture de l’argent. De même, l’arrivisme des individus est vieux comme le monde du pouvoir. Ne soyons pas non plus bégueules, le terreau humain est un mélange de vices et de vertus. La pure vertu, si elle existe, est ennuyeuse. Le pur vice devient criminel. Tout est question de proportion. Et le monde clos de la politique, de la finance, de la haute administration, des médias (à quelques exceptions près), tout cela cousinant et copinant, se tenant par la barbichette, a perdu le sens des proportions. Les « élites » de ce monde clos estimeraient probablement que taper sue les élites est démagogique, tines, populiste tant qu’on y est. Sauf que nos élites à nous, celles que nous respectons, sont celles du savoir, de la réflexion, de l’art et, pourquoi pas, de la politique quand elles savent prendre leurs distances avec le monde clos.

Ce ne sont pas les annonces sur la transparence, le nième « choc de simplification administrative » (pour les entreprises, hein, pas pour les demandeurs d’asile), pour utiles qu’elles puissent éventuellement être qui nous sortiront du bourbier. C’est le développement de l’emploi, le logement décent pour tous (et logement égale bâtiment, et bâtiment égale emploi), l’éducation et la recherche (emplois encore), la santé (emplois toujours, la culture (emplois aussi) qui font le bien être des peuples. Pas de sous ? Allons donc ! On les déverse à seaux quand les banques, pourtant repues, crient famine. On allonge les milliards pour une « compétitivité » sans aucun engagement sérieux des entreprises qui vont en bénéficier. On prend soin de ne procéder à aucun audit de la « dette ». Mais que dira l’Europe ? Ras le bol de prendre pour ligne directrice les dogmes de la mère Merkel (amère Merkel ?) ou les billevesées de l’incompétent Barroso. Il s’agit d’expliquer posément à ces messieurs-dames que maintenant, c’est le bonheur des peuples qui est la priorité, et pas la concurrence « libre et non faussée », dont tout économiste sérieux sait qu’elle n’a jamais existé. Que la mise en commun de moyens de production a bien des avantages sur la concurrence, que la coopération est plus fructueuse que la compétition, que la protection de l’emploi est prioritaire par rapport au libre-échange. S’ils ne comprennent pas ? S’ils ne comprennent pas, on fait quand même. Chiche, monsieur Hollande ?


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PRENEZ LE POUVOIR

16 Avril 2013, 21:13pm

Publié par PCF Villepinte

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ANI

14 Avril 2013, 07:03am

Publié par PCF Villepinte

assemblee-c49ee.jpg
La photo de famille d’ANI
 
 
 
Clic-Clac, petit cliché de l’hémicycle à l’occasion du vote, hier, de l’immonde projet de loi sur la sécurisation de l’emploi. Un polaroïd qui fixe la désolation de la politique française. No comment.
1• Front de gauche (10)
  • Tous contre

    • Verts (17)
  • 16 abstentions

    • Parti radical de gauche (16)
  • 13 pour
  • 3 abstentions

    • PS (293)
  • 236 pour
  • 35 abstentions
  • 6 contre

    • UMP (196)
  • 3 contre
  • 191 abstentions

    • UDI (30)
  • 30 abstentions

    • Front national (2)
  • Tous contre

    Pour connaître le vote de votre député : http://www.assemblee-nationale.fr/1...
  • John

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CAUSES REELLES

13 Avril 2013, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

"Le crime est grave parce qu’il conduit au mensonge et le mensonge à la dissimulation"

 

Par Danielle Bleitrach

 

Comme d’habitude ma mémoire trop encombrée (on dirait un grenier dans lequel personne n’a mis de l’ordre ni rien jeté depuis un siècle) m’impose quelques références dans le temps pour mesurer l’extravagante évolution de la société française vers la dépolitisation…

1) OUI IL Y A UN LIEN ENTRE MENSONGE ET POLITIQUE: un exemple, Les mensonges d’Etat et les papiers du pentagone

 My_Lai_Memorial_Site_-_Vietnam_-_Diorama_of_Massacre.jpg

  Bien avant le soldat Mannings il y eut daniel Ellsberg.  A Study Prepared by the Department of Defense (« Relations entre les États-Unis et le Viêt Nam, 1945-1967 : Une étude préparée par le Département de la Défense »). Il s’agit de 47 volumes totalisant 7 000 pages secret-défense émanant du Département de la Défense à propos de l’implication politique et militaire des États-Unis dans la guerre du Viêt Nam de 1945 à 1971.fut clandestinement communiquée à la rédaction du New York Times au début de l’année 1971 par Daniel Ellsberg, un ancien analyste de la RAND Corporation, avec l’aide de son ami Anthony Russo, du linguiste Noam Chomsky et de l’historien Howard Zinn..

Le New-York times malgré ses conseillers publia les documents. Les papiers révèlent, entre autres, que le gouvernement américain a délibérément étendu et intensifié la guerre du Viêt Nam en menant des bombardements secrets sur le Laos, des raids le long du littoral vietnamien, et en engageant les marines dans des actions offensives, avant leur engagement officiel, et alors que le président Lyndon Johnson avait promis de ne pas s’impliquer davantage dans le conflit. Ces révélations ont ébranlé la confiance de l’opinion et contrecarré l’effort de guerre du gouvernement Nixon.

 

2) QUELLE EST LA NATURE DE CE LIEN ENTRE MENSONGE ET POLITIQUE, l’analyse d’hannah Arendt

  Hannah Arendt : Du mensonge en politique : réflexions sur les documents du Pentagone  En prenant appui sur cette affaire Hannah Arendt  propose une analyse du rôle du mensonge en politique. Elle pose les bases de sa réflexion sur les documents du Pentagone relatifs à la guerre du Vietnam et publiés dans le New York Times.

L’auteur commence (partie I) par nous montrer qu’en politique le mensonge est souvent érigé en art. Ensuite, elle met en évidence le rôle instrumental du mensonge (partie II). Dans le cas des documents du pentagone et de la guerre du Vietnam, le mensonge a été utilisé pour justifier un engagement militaire. Enfin (partie III) Hannah Arendt tente de donner des éléments explicatifs de l’enlisement militaire des américains au Vietnam

Cela concernerait-il en priorité la société américaine où le mensonge même s’il n’a pas eu les conséquences de la guerre du Viêt-Nam est prohibé. Le mensonge équivalent à celui de la guerre du Viêt-Nam se joue actuellement en Corée où à partir de la satanisation du gouvernement nord-coréen l’Amérique tente d’obtenir le maintien dans cette zone de toutes les bases militaires puisqu’elle a dû plus ou moins renoncer à celles qu’elles souhaitaient installer de manière permanente en Afghanistan.

 Là les USA ont été plus ou moins contrecarrés par la guerre civile endémique mais aussi par l’extension d’un pacte régional, l’organisation de coopération de Shanghai dont les principaux maîtres d’œuvre sont la Chine et la Russie. Donc la Corée du Nord sert à maintenir un potentiel militaire permanent y compris nucléaire dont les populations locales ne veulent pas.Sarko-c.jpg

  Ce type de mensonge Sarkozy l’a pratiqué en Libye avec les conséquences que l’on sait… pour favoriser un engagement militaire qui avait des dimensions stratégiques (contrôler les printemps arabes) et des dimensions sans doute plus personnelles au niveau des intérêts.

 

C’est ce dont traite Hannah Arendt… et que l’on a intérêt à relire…

 

3) DU MENSONGE PRIVE QUI SERT DE DIVERSION EN MATIERE DE FORFAITURE

  Mais ce qui est en train d’apparaitre en France est un type d’hystérie autour du mensonge qui est pure diversion… Ici la troisième référence est celle du scandale de l’adultère de Clinton. Souvenez-vous Clinton ne veut pas dire qu’il a trompé sa femme, il est mis en accusation non pour avoir trompé sa femme mais pour avoir menti sur cette question. Le puritanisme ambiant tente de mettre sur le même plan  le mensonge de Clinton sur sa vie privée et le mensonge de Nixon dans l’affaire du Watergate.

En 1998, la presse américaine révèle que Bill Clinton a une liaison avec une stagiaire de la Maison Blanche. Le président commence par nier, mais pas de chance: le témoignage de la jeune femme se trouve entre les mains du procureur Kenneth Starr, qui enquêtait sur une affaire de harcèlement sexuel impliquant le chef d’Etat –l’affaire Paula Jones- à l’époque où il était gouverneur de l’Arkansas. Ces mensonges l’entraîneront dans une procédure de destitution (impeachment) pour parjure et obstruction de la justice, qui fut votée par la Chambre des représentants mais ne passa pas au Sénat. Photo Maison-Blanche…

  En France aujourd’hui tout est résumé au mensonge, ce qui permet de confondre des faits de nature différente ayant des conséquences différentes pour des gens différents. (par exemple le mensonge de Cazuhac et celui somme toute ridicule du rabbin Bernheim: le premier touche l’ensemble des citoyens français, le second ses ouailles).

Mais l’étonnant est que tout est fait pour nous entraîner sur l’idée du mensonge et non sur ce qui est réellement reproché. Bref à transformer un acte de fraude fiscale émanant d’un ministre chargé d’appliquer justement la règle fiscale et avec quelle rigueur pour les petites gens tout en s’émancipant de la loi commune.

  Ce n’est pas la première fois que cette question de fraude fiscale est ramenée à un comportement privé que l’on considère ou non comme moralement condamnable, souvenez-vous du tintamarre autour de l’affaire Depardieu… nettement moins scandaleuse si l’on considère les responsabilités des protagonistes… La montée au créneau sur la personnalité… C’est pour cela que ça à voir avec le goût du sensationnel…

 Tapie-vs-Cahuzac-web.jpg

  Le vrai scandale de Cazuhac  même si son arrogance est stupéfiante n’est pas dans le mensonge  mais bien dans le fait qu’un ministre du budget ait lui-même fraudé le fisc et planqué une somme qui ne cesse de croître dans un paradis fiscal, somme dont on subodore qu’elle a été acquise en collusion avec les trusts pharmaceutiques de surcroît. Bref il y a forfaiture et pas seulement mensonge.

  Ce qui est étonnant et c’est là que par la presse interposée nous sommes en train de changer de culture, l’opinion française est invitée à penser selon la boutade : le crime est grave parce qu’il conduit au mensonge… et même à la dissimulation » ce qui engendre l’exhibition des patrimoines que rien ni personne ne vérifie. Et le fait qu’ainsi nous sommes passés de la politique à l’inquisition morale… ce qui permet d’éviter de s’attaquer aux causes réelles et de rester dans le scandale…

 

Danielle Bleitrach"

 

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Profits, corruption, paradis fiscaux, stop !

13 Avril 2013, 07:19am

Publié par PCF Villepinte

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LA FINANCE, LE COEUR DE LA CRISE

 

 

  

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur - extraits

L'heure est grave pour la France. Les aveux de fraude de Jérome Cahuzac, et les révélations d'énormes évasions fiscales organisées par des banques, des chefs d'entreprises et des personnalités politiques vers les paradis fiscaux, provoquent la colère et l'indignation. Ces scandales jettent le discrédit sur notre pays, son gouvernement. Ils symbolisent – non pas seulement la dérive personnelle hautement condamnable d'un ministre – mais l'emprise toujours plus étouffante des logiques de l'argent, les forces de la finance sur la vie sociale, économique et politique de la France.
 

Désaveu populaire massif
En mai dernier, c'est pour en finir avec cette domination du fric que les Français ont battu Nicolas Sarkozy et voulu le changement de politique. Le message de la majorité du pays était très clair : combattre le règne de la finance, reconstruire une République sociale, solidaire et éthique.

Aujourd'hui, les Français se sentent trahis. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas reconnaître dans la politique actuelle une politique de gauche. Le scandale Cahuzac sonne comme un coup de massue. Celui qui incarnait la politique d'austérité imposée sans son accord à notre peuple, était un professionnel de l'évasion fiscale !

 

Le désaveu populaire est massif. La politique de François Hollande et du gouvernement Ayrault n'a plus la confiance des Français. Soumission aux politiques d'austérité européennes, explosion du chômage, échec des prévisions économiques du gouvernement, pacte de compétitivité égal à 20 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les entreprises, tentative de transcription de l'accord de l'ANI dans la loi avec le soutien du Medef … la politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre. Le choc Cahuzac révèle cet insupportable fossé : les sacrifices pour les uns, l'évasion fiscale pour les autres! Le pays est atterré. Il faut sauver notre pays du désastre politique qui s'annonce.

 

Changer de cap

Pour cela il y a une urgence : un changement de cap fort, global, concret, rapide de la politique nationale, pour mettre en œuvre une nouvelle politique résolument de gauche. qui s'attaque au pouvoir de la finance et restaure le pouvoir démocratique des citoyens. L'ennemi c'est la finance. La crise ce n'est pas les « élus tous pourris » comme le chante le Front national, lui même éclaboussé dans l'affaire Cahuzac. La solution, ce n'est plus seulement une moralisation de la vie politique réduite au seul contrôle accru – certes nécessaire – du patrimoine des élus et des ministres.

La vérité c'est qu'au cœur de la crise, se trouvent deux grands causes :

1. La domination organisée de la finance, des marchés financiers, de leurs critères d'évaluation et de rentabilité, sur toutes les activités de la société, sur tout notre système économique et institutionnel. Que ces pratiques passent par des voies légales ou frauduleuses.

2. Le dessaisissement organisé, au profit de la finance, des citoyens, des salariés, des institutions élues sur tous les grands choix qui engagent la vie des citoyens et du pays. La souveraineté populaire est minée de toute part.

Le Parti communiste lance un double appel

  • A la mobilisation de toutes les forces, de toutes les citoyennes, tous les citoyens qui ont voulu le changement au printemps dernier. Partout, sous toutes les formes possibles, prenez la parole, reprenez le pouvoir, dites haut et fort : nous voulons la politique de gauche pour laquelle nous avons voté l'an dernier,pas cette politique d'austérité et d'inégalités.

  • A la construction populaire et démocratique d'un nouveau contrat politique pour le pays, autour de deux axes :

  • Un programme de lutte contre la domination de la finance, avec une réforme fiscale d'ampleur ; un contrôle public et démocratique sur les banques, le crédit, la monnaie et la finance ; la priorité donnée aux salaires, à la protection sociale, à la sécurisation de l'emploi, aux services publics, à l'investissement industriel et écologique contre les dividendes et la rentabilité financière. La France doit résister aux injonctions d'austérité de l'Europe.

  • Une refondation démocratique de nos institutions par un processus constituant jusqu'à une 6e république : contre les conflits d'intérêts entre le monde des affaires et les institutions politiques, pour une réelle indépendance de la justice, une démocratisation des élections par la proportionnelle, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, pour que l'intérêt général guide notre organisation sociale et économique, la remise en chantier de l'acte 3 de la décentralisation aujourd'hui largement rejeté dans le pays

    C'est autour de ces axes que doivent se rassembler les forces de changement, les citoyens qui refusent la dérive actuelle, pour reconstruire un nouveau contrat majoritaire, une nouvelle majorité, un nouveau gouvernement.

    Dans l'immédiat, nous faisons quatre propositions :

    1. Suspendre immédiatement le débat parlementaire sur l'ANI, qui creuserait encore le fossé avec les forces sociales de notre pays. Et mettre à l'ordre du jour un débat immédiat sur la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales.

    2. Engager toutes les forces disponibles pour exiger un changement de cap de la politique dans la préparation de la grande marche citoyenne, décidée pour le 5 mai prochain « contre l'austérité et la finance, marche citoyenne pour la VIe République ».

    3. Lancer dans tout le pays, la réunion d'assemblées citoyennes ouvertes à toutes ces forces pour travailler les bases d'un nouveau contrat politique de changement majoritaire.

    4. Préparer avant l'été une première grande étape de ce travail citoyen et populaire pour la tenue d'assises nationales pour la refondation sociale et démocratique de la République.

    Lheure n'est pas à mes yeux à diviser, à opposer, à écœurer. L'heure est à rassembler, à unir, à construire. La solution réside plus que jamais dans la mobilisation et l'intervention active de notre peuple

 

A voir aussi :

L'appel de Pierre Laurent aux socialistes et écologistes

http://www.pcf.fr/38475

 

L'intégralité de la conférence de presse http://www.pcf.fr/38448

 

 

 

Meeting avec Pierre Laurent

Contre le fric qui pourrit tout, maintenant prenez le pouvoir !

A Paris le 16 avril à 19h au gymnase Jaurès (métro Laumière)

 

Face à la crise politique actuelle d'une extrême gravité (affaire Cahuzac, fraude et évasion fiscale...), Pierre Laurent s'exprimera sur la politique gouvernementale et le rôle du Front de gauche et du PCF dans la situation politique actuelle pour une politique de lutte contre la finance, une politique qui permette la rénovation démocratique de la République.

 

 

 

 

 

 

 

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Meeting de Martigues

12 Avril 2013, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

-
Pierre Laurent appelle tous ceux qui ont voulu le changement à marcher ensemble le 5 mai et propose des assises nationales pour une refondation sociale et démocratique

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Morale.

10 Avril 2013, 15:45pm

Publié par PCF Villepinte

Vérité(s): de quoi Cahuzac est-il le symptôme?
L'affaire Cahuzac ne saurait être uniquement la corruption – et de quelle ampleur! – d’un homme politique aux responsabilités majeures. Elle nous dit aussi quelque chose de l’état de notre République, de nos institutions et de la formation de nos élites...

Cahuzac. Le stade des aveux procède toujours d’une sorte de commotion. D’abord pour celui qui les consent, comme une libération intime ; mais également pour ceux qui les reçoivent, contraints. Difficile de comprendre les ressorts psychologiques qui ont poussé Jérôme Cahuzac à se dégrafer devant tous, sinon, probablement, la lecture accablante du contenu des premières investigations de la Justice, dont il savait qu’elles seront rendues publiques tôt ou tard et qu’elles parapheraient son indignité nationale et son lynchage médiatique. A l’affront programmé, fallait-il ajouter l’acharnement personnel ? Notons au passage que s’il l’avait pu, il y a tout lieu de croire que Monsieur Cahuzac aurait maintenu sa ligne de défense comme si de rien n’était, multipliant les mensonges, comme depuis des mois, avec une constance qui n'avait d'égale que sa morgue à l'encontre de ses accusateurs, significative de dérives nourries par un sentiment d’impunité insupportable.
Evoquer la sacro-sainte «spirale du mensonge» n’y changera rien, encore moins les tentatives de certaines âmes magnanimes qui affirment – rêve-t-on? – que l’ex-ministre du Budget a trouvé les mots qui «convenaient» pour «exalter sa honte» et «formuler des regrets»… Mon dieu, qu’il est difficile de se réveiller un matin seul au creux du lit!

Morale. Nous mentons contre les autres: mais nous mentons contre nous-mêmes, à nos risques et périls. Rassurez-vous. Il ne s’agit pas, ici, de rajouter du scandale au scandale ou de l’indignation surjouée aux tombereaux d’adjectifs déjà utilisés toute la semaine. Mais à l’heure où la République s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise sociale, comment ne pas reconnaître, et le plus simplement du monde, que rien n’est plus grave et dangereux pour la démocratie que l’atmosphère de suspicion généralisée que provoquent les «affaires» à répétition, celle-ci étant, probablement, une de trop, puisqu’elle porte atteinte directement à la probité de la parole publique? Il s’agit donc moins d’incriminer un individu que d’interroger les conditions formelles – donc morales – qui ont présidé à la trahison du discours vrai… Seulement, en l’espèce, qui parle de morale parle de politique. Et de cette exigence (absolue et éthique) que devrait être la vertu du parler-vrai. Savoir d’où l’on s’adresse ; à qui ; et comment. Voilà pourquoi «l’affaire» Cahuzac ne saurait être uniquement la corruption – et de quelle ampleur! – d’un homme politique aux responsabilités majeures. Elle nous dit aussi quelque chose de l’état de notre République, de nos institutions et de la formation de nos élites, supposées nous représenter. Car tout de même !
Qui était le ministre Cahuzac sinon celui qui, à longueur d’antenne, et depuis si longtemps, appelait aux «sacrifices» budgétaires et à la «Vérité» des marchés et de la Finance érigée comme totem? Cette même «Vérité», accablante aujourd’hui pour lui, prend une toute autre réalité pour le peuple depuis des mois: austérité, rigueur, restriction, atomisation sociale, etc. Une question brûle donc la plume: de quoi cette «affaire» est-elle le symptôme, puisqu’elle s’apparente, pour certains, à un crime envers la République? Une réponse jaillit aussitôt: celui d’un parti socialiste (du moins ses principaux responsables) dogmatique et schizophrénique, totalement coincé entre un programme social-libéral (désormais assumé) et des valeurs «morales» constamment prises en défaut par le monde de l’argent qui ruine tout et pervertit jusqu’aux coeurs des hommes… Souvenons-nous bien du crédo de la Vérité placé au coeur de l’action par Normal Ier, synonyme de «sacrifices» à tous les étages. Au nom de cette Vérité sacrée, la gauche dite «de gouvernement» disposerait dorénavant de tant et tant de «courage» qu’elle n’hésiterait plus à choisir des réponses économiques de droite à des questions sociales de gauche. Le problème? Il est limpide: l’ex-ministre du Budget était l’un partisans acharnés du changement de logiciel du Parti socialiste, jusqu’à assumer ce qu’il appelait un «nouveau centre de gravité de la gauche». Ceci a-t-il à voir avec cela?

Armstrong. On pardonnera au bloc-noteur une expérience toute personnelle, fruit de longues années d’expérimentation, sachez-le. Dans la stratégie du mensonge éhonté face caméras, Lance Armstrong vient peut-être de trouver quelqu’un pour rivaliser avec lui! Ne rigolez pas. Qui a croisé Armstrong dans sa vie sait à quoi s’attendre de paroles arrachées «les yeux dans les yeux». Un mensonge, aussi mineur soit-il, reste un mensonge. Dans le vélo, on commence toujours par se doper «petit», avant de charger la mule. Alors qu’un ministre-menteur disposant de comptes cachés à l’étranger s’occupe de l’évasion fiscale…

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 5 avril 2013.]

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