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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

29 juin 2011Meeting de lancement de campagne du Front de Gauche

28 Juin 2011, 14:52pm

Publié par PCF Villepinte

 

 
Meeting de lancement de campagne du Front de Gauche

Pour ce premier meeting de campagne, l’esprit est à la fête ! Car notre rassemblement est une première victoire. Deux ans après sa création, le Front de Gauche est au rendez-vous, uni et élargi. Nous vous convions à partager un moment musical, écouter nos propositions et participer à des animations ludiques et instructives.

 

Les temps forts de la soiréeÀ partir de 18h30, la soirée commence en musique avec la Batucada Del Mundo, le groupe de rock La Belle Rouge et les chants militants de La Parisienne Libérée.Vous pourrez découvrir les stands du « village militant » :Gauche Unitaire, République et Socialisme, Parti de Gauche, Parti Communiste Français, FASE, Convergences et Alternative, le collectif l’Appel et la pioche, ainsi que l’association « Casse-toi pov’ con! ».Vous trouverez aussi :- une librairie en partenariat avec les Editions Bruno Leprince- des jeux : « 30 secondes chrono pour le Front de Gauche », « le Dégage tout », « la Roue des grosses fortunes » et « Questions pour une révolution »- et bien sûr la buvette où vous trouverez casse-croûte et boissons (sans alcool). »À 20h00 Meeting unitaire :

  • · Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français.
  • · Christian Picquet, porte-parole de la Gauche Unitaire.
  • · Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche.
  • · Lucien Jallamion, porte-parole de République et Socialisme.
  • · Danielle Obono, Convergences et Alternative
  • · Clémentine Autain, de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique.

Et Jean-Luc Mélenchon, le candidat commun à la présidentielle de 2012 

 
29juin19:00

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Fête de l'Humanité 2011: par ici le programme!

27 Juin 2011, 13:27pm

Publié par PCF Villepinte

 

 - le 15 Juin 2011

 Joan Baez, Yannick Noah, Nolwenn Leroy, Bernard Lavilliers, Sum 41, Gaëtan Roussel, No one is innocent, la Compagnie Pietragalla ou Christophe Alévêque, entre autres...

Découvrez ici les premiers noms du programme musical de la Fête de l'Humanité 2011, qui aura lieu les 16, 17 et 18 septembre au Parc départemental Georges Valbon à La Courneuve. En attendant de nouvelles suprises...

 

  • Joan Baez

La présence de Joan Baez sur la Grande scène est la meilleure preuve que la Fête 2011 sera bien le grand rassemblement des combats d'émancipation démocratiques, sociaux et politiques d'aujourd'hui. La "reine du Folk" chantera bien sûr Here's to you et tous ces grands succès. Elle devrait aussi entonner des titres plus récents issus de Day after tomorrow.

--> Joan Baez dans l'Humanité: "Mon engagement n'a pas été un sacrifice

Dans le cadre de sa tournée européenne, l’égérie de la protest-song a bien voulu nous accorder son temps, malgré un emploi du temps archi-comble. Discussion à bâtons rompus avec la plus humble des étoiles. Lire la suite...

--> A consulter: son site

--> A voir et écouter:

Ou cliquez ici

 

  • Yannick Noah

La personnalité préférée des Français arrive sur la Grande Scène plus engagée que jamais, après la sortie de Frontières, son septième album studios, dans lequel il convoque de grandes figures de résistance, de Martin Luther King à Angela Davis. Avec ses rythmes chauds et son talent de showman, Yannick Noah devrait se sentir comme un poisson dans l'eau à la Fête.

--> A consulter: son site

--> A écouter:

 

  • The Ting Tings

Fans d'indy pop, voici le duo que vous attendiez. Jules De Martino et Katie White ont fait du chemin depuis leurs premiers faits d'arme en 2008 avec leurs deux chansons reprises et popularisées par des réclames d'une marque à la pomme et d'un soda. Depuis donc, ils sont devenus grands. Leur musique arrivée à maturité va vous faire danser.

--> A consulter: leur site Myspace

--> A voir:

 

  • Sum 41

Autre rendez-vous chaud, Sum 41devrait envoyer du gros son avec son répertoire punk rock. Ce groupe canadien qui tourne dans le monde entier depuis 1996 a été adoubé par Iggy Pop, entre autres.

--> Nombre de leurs chansons sont en écoute libre sur leur site Myspace

--> A écouter:

 

  • Bernard Lavilliers

En habitué de la Fête, Bernard Lavilliers sera à nouveau comme chez lui sur la scène du Parc départemental Georges Valbon

--> A lire dans l'Humanité: Entretien avec le globe-trotteur et chanteur citoyen à l'occasion de la sortie de son dernier album Causes perdues et musiques tropicales.

 "Quand j’entends parler de causes perdues, je rapplique. D’abord, elles ne sont jamais perdues pour tout le monde, et quand on croit qu’elles sont enterrées, elles ressortent à un moment ou à un autre. La preuve, en ce moment. Dans vingt ans, les rappeurs vont découvrir Karl Marx, ils diront « quel génie, on va le mettre dans le rap ! ». L’association « Causes perdues et musiques tropicales » je trouvais que, sur le plan surréaliste, cela allait super bien". --> Lire la suite

--> A consulter: son site web

--> A écouter:

 

  • Gaétan Roussel

Valeur sûre du rock made in France, l'ex-chanteur de Louise Attaque et de Tarmac s'est fait un nom en solo, salué par trois Victoires de la musique 2011 (artiste interprète masculin et album de l'année toutes catégories, album rock 2010).

--> A lire dans l'Humanité: Rencontre avec Gaëtan Roussel pour la sortie de Ginger en 2010

"Aujourd’hui, il y a une continuité dans ma propre expérience. Le fait d’avoir, dans Ginger, différentes collaborations, cela m’a amené à être plus Gaëtan Roussel, quelque part." --> lire la suite

-->A consulter: son site web

--> A écouter:

 

  • Nolwenn Leroy

Voici une autre artiste à qui tout sourit. En huit ans de carrière, celle qui aurait pu être diplomate enchaîne les succès fulgurants et les coups d'éclat, comme son dernier album Bretonne, sorti l'an dernier, ou son interprétation d'Aimer à perdre la raison en hommage à Jean Ferrat, au côté de Mauranne, lors des dernières Victoires de la Musique.

--> A consulter: son site web

--> A écouter:

 

  • Fat Freddy's Drop

Attention dépaysement! Les huit musiciens de Fat Freddy's Drop débarquent de Wellington, Nouvelle-Zélande, d'où ils sont originaires, à la tête d'un solide répertoire roots, dub, reggae, jazz, et soul. Déjà solidement implantés en Océanie et au Royaume-Uni, ces amateurs de jam session ont bien l'intention de conquérir la Fête.

--> A consulter: le site web du groupe

--> A écouter:

 

  • Souad Massi

Souad Massi sur la Grande Scène, c'est une autre invitation à rencontre avec cette chanteuse algérienne qui mêle avec réussite le folk, le chaâbi, le rock; l'arabe, le français, l'anglais ou le berbère; une perle musicale dont le dernier album Ô Hourria a été enregistré sous la bienveillance de Francis Cabrel

--> A lire dans l'Humanité: Rencontre avant son passage à la Cigale, le 21 janvier dernier.

Être différente, c’est déjà une forme d’engagement. Le look, la façon de parler, c’est une manière aussi de s’engager. Il n’y a pas besoin de porter un drapeau pour dire je suis contre. On peut être contre de plusieurs façons. --> Lire la suite

--> A consulter: son site web

--> A écouter:

 

  • Patrice

Reggae, soul, hip hop, rock et jazz, Patrice Bart-Williams, alias Patrice, manie toutes ces influences avec dextérité et bonheur. Aussi talentueux que sa compatriote allemande Ayo, ce guitariste de talent sait lui aussi jouer de sa voix si reconnaissable.

--> A consulter: son site web

--> A écouter:

 

  • No One Is Innocent

Les Parisiens de No One is innocent ont marqué le rock hexagonal depuis la sortie de leur premier album, La Peau, en 1994. Leur cinquième album Drugstore est sorti au début de l'année 2011.

--> A consulter: le site web du groupe

--> A écouter

 

  • Cyril Mokaiesh

Désormais bien connu des lecteurs de l'Humanité, l'auteur de Du rouge et des passions passent des mots échangés avec les jeunes lecteurs de l'Huma à la musique partagée avec tous les visiteurs de la Fête.

--> A lire dans l'Humanité: Rencontre avec les correspondants 
de l’Humanité en mars 2011

Et puis quand je la joue sur scène (Communiste), il se passe un truc. Les injustices dont elle parle peuvent être ressenties par tout le monde, ceux qui sont mis à l’écart d’une forme de progrès, les gens exclus et humiliés…--> Lire la suite

--> A consulter: son site web

 

  • HK et les Saltimbanks

Il y a un mois, HK avait enflammer le Cabaret sauvage lors du concert de soutien à l'Humanité, en reprenant, accompagné d'une simple guitare, son tube militant et énergisant On lâche rien. Il devrait faire encore plus fort à la Fête de l'Humanité en septembre prochain.

--> A lire dans l'Humanité: Entretien avec avec HK, le ch’ti nomade

"Aujourd’hui, je me sens citoyen du monde car je trouve stupide de se positionner par rapport à une zone géographique. Cela me paraît incompatible avec notre époque où l’on nourrit un discours sur l’étranger, sur l’autre, des discours nationalistes, identitaires ou communautaires". --> Lire la suite

--> A consulter: le site Myspace

--> A écouter:

 

  • Dick Annegarn

Hollandais, Bruxellois, Parisien aujourd'hui enraciné dans le Sud-Ouest où il organise le Festival du verbe, le chanteur posera sa guitare à la Fête pour nous faire partager quelques-unes de ses cent quatre-vingts chansons.

-->A consulter: son site web

-->A écouter: 

 

  • Compagnie Pietragalla

La danse s'invite sur la scène Zebrock avec l'une de ses plus prestigieuses et talentueuses ambassadrices: Marie-Claude Pietragalla et sa compagnie.

--> A consulter: le site web de la compagnie 

--> A voir:

 

Agora de l’Humanité

 

  • Christophe Alévêque

L'Agora de l'Humanité accueille l'humour décapant et engagé du comédien qui fut en mai rédacteur en chef d'un jour de l'Humanité.

--> A lire dans l'Humanité: Christophe Alévêque, rédacteur en chef d'un jour à l'Humanité

"J’en ai marre de parler de lui, 
de penser à lui, de l’écouter et de le subir. L’overdose du citoyen ! Paradoxalement, en tant qu’humoriste, 
je ne lui dirai jamais assez merci pour la matière qu’il m’a fournie ; du pain bénit. Je suis un bipolaire du sarkozysme". --> Lire la suite

--> A consulter: son site web

--> A voir: Alévêque soutient l'Humanité

--> A voir:


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Les routiers en grève pour leur retraite

27 Juin 2011, 13:23pm

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 27 Juin 2011

 

 

 

Les quelques 630.000 salariés du transport routier étaient appelés à faire grève à partir de dimanche minuit, à l'appel des fédérations de transports FO et CGT, pour protester contre un accord qui repousse de 55 à 57 ans l'âge d'entrée dans le congé de fin d'activité (CFA) à partir du 1er juillet.

"Cette action est la suite logique à une non-négociation", ont expliqué dans un communiqué les deux syndicats, qui disent "non à la régression sociale". Pour eux, la convention collective des salariés du transport est "la plus pourrie de toutes" les conventions. "Des actions vont commencer lundi très tôt", a indiqué Jérôme Vérité (CGT Transports), sans en dire plus, ajoutant simplement que les routiers étaient libres de choisir les modalités.

La réforme des retraites, qui a induit le passage de l'âge légal de 60 à 62 ans, a contraint la profession à renégocier les conditions du CFA, un régime particulier de cessation anticipée d'activité dont bénéficient les routiers en raison de la pénibilité de leur travail.  Quatre syndicats (CFDT, CFTC, CGC et FNCR) ont signé un accord fin mai avec les fédérations patronales du secteur routier, qui permet aux conducteurs ayant atteint l'âge de 57 ans et justifiant de 25 ans de conduite de partir et d'être pris en charge jusqu'à leur retraite à taux plein à 60 ans. La CGT et FO, qui représentent ensemble près de 40% des syndiqués de la profession selon eux, se sont opposés à la signature de cet accord, estimant que le glissement de 55 à 57 ans devait s'effectuer par paliers.

"Pour la durée du mouvement, on ne s'interdira rien. Tout dépendra des forces mobilisées", a déclaré vendredi Dominique Cornil, l'un des porte-parole de la CGT transports.

A lire également :
-->
Des travailleurs usés jusqu’à la corde qui n’ont pas droit à une retraite anticipée. Le point de vue d'Arnaud de Broca, secrétaire général de la Fnath, association des accidentés de la vie.

--> Nicolas Frize, compositeur : "On se confond avec son travail, on fait corps avec lui"

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GLOP-PASGLOP.PCF.FR Section humoristique et satirique du PCF

26 Juin 2011, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

Primaires : fichez-nous la paix ! 

 

Primaires : fichez-nous la paix !Jean-François Copé ouvre enfin, et avec la manière, un grand débat national sur le fichage des populations !

Avec la virulence du tribun populaire, et la droiture d’un Robespierre, Copé, que ses soutiens aiment appeler « J.F.C. », fustige 10 ans de sarkozisme policier : « Nous sommes en train d’assister à un véritable fichage politique des Français ». Même Ravachol n’aurait pas dit mieux. Bravo J.F.C. !

Il faut avouer que ça commence à bien faire, le fichage. Alain Bauer comptait 36 fichiers rattachés aux fonctions de police administrative et judiciaire en 2007, Delphine Batho et Jacques-Alain Bénistien en dénombraient 58 en 2009 : voilà un domaine où on est allé chercher la croissance avec les dents ! Je ne compte évidemment pas les fichiers illégaux sur les « gens du voyage », car on nous assure qu’ils ont été détruits (c’est vrai qu’on nous avait aussi dit qu’ils n’existaient pas, avant que la CNIL ne les découvre…). Il y en a pour tous les goûts, et avec des noms d'oiseaux tropicaux : le SIS (pour l'espace Schengen), le STIC (pour les « infractions constatées », avec un taux d'erreur de 25 % selon la CNIL…), le FAR (la bagatelle de 60 millions de fiches alphabétiques destinées à évaluer la dangerosité de la population ; auquel il faut ajouter le fabuleux « fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique » qui répertorie toute personne de plus de 13 ans dont l'activité laisse penser qu'un jour elle pourrait troubler l'ordre public, même si elle n'a rien fait…), le FPNE (7 millions de personnes nées à l'étranger fichées)… et je passe sur le SALVAC, le GIPASP, le FNAEG, le « base-élèves », etc. Pour certains fichiers, parmi les plus virulents, les joyeux experts en renseignement ont cru devoir retenir des noms de femmes. Signalons le charmant « Cristina » (« Centralisation du Renseignement Intérieur pour la Sécurité du Territoire et les Intérêts Nationaux », fichier couvert par le secret défense et qui comporterait, pour mieux protéger notre doux pays, le suivi des relations du « surveillé »…), et le séduisant « Edwige » (« Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale », permettant un fichage politique général), abandonné au profit d'un « Edwirsp » du même tonneau.

Ce qui étonne un peu dans le cocorico libertaire de J.F.C., appuyé au demeurant par des défenseurs des droits de l'homme du calibre d'Eric Besson et Claude Guéant, c'est qu'il s'est manifesté contre un fichier qui n'existe pas ! Il dit que grâce à l'organisation de leurs primaires, les socialistes pourraient, malgré leur engagement contraire garanti par la CNIL, déterminer les sympathies politiques des administrés. Et ça, n'est-ce pas, ce serait bien dangereux. Dans sa plaidoirie admirable, en effet, le tribun Copé nous interpelle : « Quid de la maman qui vient demander une place de crèche dans une ville socialiste si elle n’a pas été se rendre (sic) pour voter à cette primaire ? Quid de l’agent municipal et de son avancement éventuel ? »

Nom d'une faucille! Ça fout les jetons… Moi je pensais qu'une commission attribuait les places en crèche en fonction de critères sociaux objectifs. Je croyais aussi qu'on décidait de l'avancement des agents municipaux en fonction de leur ancienneté et de leurs mérites. Et voilà que j'apprends par le patron de l'UMP, maire d'une ville de 50 000 habitants, que ça ne marche pas comme ça ! Il y a de quoi flipper : le maire de ma ville est de droite et je n'ai pas la carte de l'UMP, sans compter que je suis connu pour mes activités syndical-communistes. Il a raison sur toute la ligne J.F.C. : supprimons vite les fichiers, et n'oublions surtout pas celui des adhérents UMP, ça m'arrange !

Il y a juste un truc qui continue de me préoccuper. Mon Maire de droite à moi, en effet, organise tout un tas de petits « happenings » à la mairie. Avec les camarades, y compris ceux qui bossent pour la municipalité, on n'y va jamais, histoire de pas se laisser embrigader. Or, pour reprendre le raisonnement limpide du maire de Meaux, mutatis mutandis, « Quid de la maman qui vient demander une place de crèche », « si elle n’a pas été se rendre »… à l'inauguration de la nouvelle « salle G. Pompidou » de la Mairie ?

Bon allez, j'ai compris le message : cette année j'irai assister au feu d'artifice du 14 juillet avec les élus municipaux UMP ! Quant à la primaire socialiste, j'éviterai d'« avoir été m'y rendre ». Vous pourrez le constater, Monsieur le Maire, et me donnerez peut-être un petit coup de pouce, rapport au permis de construire que j'ai déposé l'an dernier… Ma cousine Camille, d'ailleurs, qui habite Meaux, n'ira pas non plus, mais elle demandera une place en crèche à la rentrée.

Glop Lerouge

Secrétaire de Section

 
 
 
 

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Eric Ciotti, le député bidonneur de l'UMP

26 Juin 2011, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Eric Ciotti, le député bidonneur de l'UMP

Le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, a trouvé la recette pour faire de la publicité à son « contrat de responsabilité parentale » mesure qui vise à suspendre les allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire. Il suffit juste de bidonner des reportages sur TF1 !

Lors du JT de TF1 l'attachée de presse de l'élu UMP des Alpes-Maritimes s'est ainsi fait passer pour une mère de famille sous «contrat de responsabilité parentale» dans un JT pour dire tout le bien qu'elle pensait de la mesure proposée par son employeur...
Cette droite est vraiment prête à tout pour faire passer des mesures purement idéologiques mais qui ne donnent aucun résultat. Toutes les études faites à ce sujet démontrent l'inefficacité du chantage aux allocations pour lutter contre l’absentéisme scolaire. Ces pratiques bafouent la démocratie et le parlement comme elle discrédite l'information. Elles sont inacceptables.

Bob Injey, responsable national à la communication du PCF, conseiller municipal de Nice (Alpes-Maritimes)

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Sur le blog de J-L Mélenchon

26 Juin 2011, 07:37am

Publié par PCF Villepinte

 
Ma présence au travail de rédacteur de ce blog a souffert de l’intensité des évènements que j’ai vécus. Pourtant j’aurais eu le goût d’en dire mon mot à mesure. Cela n’a pas été possible et on devine pourquoi. Après l’intense émotion de l’annonce du vote des communistes, les heures qui l’ont entourée ont été un maelström de sollicitations. Mais serais-je encore longtemps en mesure de combiner le point de vue de l’acteur et celui de l’observateur ? A présent que le temps disponible m’est compté comme jamais, je mesure, quel privilège ont été ces heures calmes et recueillies derrière mon clavier. Le lundi matin je me mis en route vers l’usine du Thé Eléphant, à coté de Marseille. Dans cette usine en lutte contre la délocalisation, ceux qui font tourner les machines veulent faire une coopérative ouvrière. C’est à eux que je dédiais mes premiers pas de candidat du Front de gauche. Et pour recevoir d’eux cette sorte d’investiture que je recherche auprès de tous ceux que nous voulons représenter.

 

Je n’étais pas muet pour autant. J’ai donc donné à lire deux entretiens que j’ai donnés à des journaux qui ont pensé que c’était un évènement digne de l’intérêt de leurs lecteurs que celui de mon investiture comme candidat commun du Front de Gauche. Il aura été frappant pour moi que, dans la presse écrite, ce soit un journal gratuit, « Direct Matin », et le journal « L’Humanité », qui m’aient donné la parole le lundi matin. Je n’exprime à ce sujet nulle rancœur. Je n’ai pas de raison de le faire. « Direct matin » est distribué à plus de quatre millions d’exemplaires. Bien davantage, plus du triple, que toute la presse quotidienne parisienne vendue ce jour là. De plus les gratuits sont extrêmement scrupuleux dans leurs questions comme dans le respect de celui qui répond. Rien à voir avec les exercices de persiflages fielleux qu’il faut si souvent subir. Ils sont en ce sens extrêmement utiles à ceux qui lisent ces entretiens. Bien davantage que tout ce que produit cette presse écrite qui n’explique rien de ce qui se passe mais seulement ce qu’il faut en penser. Quant à l’entretien avec « L’Humanité », il me donnait un magnifique accès immédiat à la sphère des militants communistes, syndicalistes et animateurs de la gauche de terrain à qui j’avais en effet un message et des explications à donner. Pour moi, tout était donc convenable. Cependant j’ai été sidéré par la violence anti communiste qui s’est exprimée à propos de mon investiture, à la radio et sur certains plateaux. Elle n’enlève rien au bonheur que je ressens considérant le travail accompli. Car, par certains aspects elle y ajoute. J’y vois le signe d’une rage brouillonne qui signale l’importance de l’acte que les communistes ont posé. Et la peur qu’il suggère chez les belles personnes. Ces excès de haine mettent en alerte l’opinion engagée et nous vaut même de nouvelles sympathies. A vrai dire que ferions-nous du soutien de tels personnages ? Nous en serions embarrassés et nous aurions honte car nos amis nous trouveraient soudain louches.

La journée de dimanche avait été bien remplie. Je la vivais sous la pression du rendez vous le soir sur TF1. C’était une première pour moi. Je ne suis allé sur le plateau de TF1 qu’une fois, une soirée électorale, au cours des dix dernières années. Le 20 heures est un évènement quotidien. Beaucoup qui savaient m’y retrouver en attendaient beaucoup et me mirent ainsi une pression considérable. Elle m’a distrait du sentiment poignant qui me gagnait à mesure que, les heures passant depuis que je connaissais le résultat du vote, infusait en moi le sens personnel de ce que les communistes venaient de boucler. Un schéma abstrait, politique, un succès à partager avec les co-auteurs d’une idée qui ne m’appartient pas en propre devient aussi un fait humain. Pour moi, comme personne, cela va de soi. Et je ne sais qu’en retenir d’abord. L’honneur ? La charge qui s’abat sur moi ? Je sens seulement que ces sortes de situations travaillent dans la durée.

On entre dans ce rôle et le rôle entre en soi, à son rythme. Ce n’est pas instantané. J’en ai eu l’expérience dans le passé. Par exemple quand j’ai été élu pour la première fois, ou bien quand j’ai été nommé ministre . Il ne faut rien brutaliser en soi. Mais ici, aujourd’hui, le fait humain c’est aussi ce que ressentent beaucoup de gens, non seulement autour de moi mais également si loin, que je les connaisse ou pas. Beaucoup font un bilan. Ils comprennent ce que cela veut dire que cette union scellée par le vote des communistes. Leur émotion est palpable. A beaucoup, extérieurs à nos engagements, elle paraitra disproportionnée. Mais l’idée d’être enfin réunis, enfin en état de tenir tête à tout le monde du fait que nous avons mis nos efforts en communs galvanise. Les vainqueurs de 2005, frustrés de leur victoire relèvent la tête. Quel chemin a été parcouru ! Rien ni personne ne pourra jamais effacer que c’est un vote libre et contradictoire des communistes qui a scellé notre projet commun.

La décision des communistes est davantage qu’une investiture. Elle l’est bien sûr. Mais pas seulement. Sur ce plan, une fois de plus, j’ai été frappé par la courte vue des commentaires. Les communistes ne se prononçaient pas que sur un nom. Il y avait d’autres enjeux. Ils en étaient très parfaitement conscients. Le vote et la pluralité des noms sur le bulletin ouvraient tout le champ des stratégies possibles pour les communistes : pour ou contre le Front de gauche ? Il ne faut pas croire que la question ne se pose pas. Le front de gauche, au singulier, est une idée nouvelle pour tout le monde et pour les communistes aussi. La sagesse de notre construction est d’avoir marché pas à pas plutôt qu’à partir d’un modèle. Depuis le début de sa mise en œuvre et à chaque étape, la stratégie du Front de gauche, au Parti communiste, a fait l’objet de plusieurs votes, notamment avant chaque série d’élection. Il faut se souvenir de cela pour comprendre le sens du vote d’investiture. La première donnée, celle qui et fondamentale, c’est ce nouveau vote extraordinairement massif en faveur du Front de Gauche. Puis cela posé, la question suivante venait: faut-il un candidat issu du PC ou un candidat qui ne le soit pas ? Le nom, dans ce cadre, est presque secondaire pour un militant. Et il l’est en effet. Sur le plan humain, politique et intellectuel nous nous valons tous et la différence est toujours sur une double colonne d’avantages et d’inconvénients. C’est donc bien un choix sur la stratégie qui a guidé le vote. C’est pourquoi j’ai pris la peine de commencer par là. Ce qui fait la différence qui a joué pour ma candidature n’est pas vraiment personnel.

Second point, à contre courant des apparences. Le choix en ma faveur n’exprime pas la faiblesse du PC. Ce n’est pas le PC qui est faible, c’est l’autre gauche en miette ! Et dans ce contexte, au cas précis, c’est au contraire en raison de la force du PC, de son nombre, de sa visibilité sur le terrain et dans les assemblées locales que la crédibilité du Front de gauche, c'est-à-dire de sa diversité réelle, exigeait que le candidat, cette fois ci, ne vienne pas du plus important parti. En Espagne, par exemple du fait de la force du PCE et de la faiblesse extrême des autres composantes du front « Izquierda Unida », quoique veuille le PCE, ce front passait pour une simple extension de ce parti jusqu'à une date récente. Je sais que ce raisonnement contredit les analyses simples et confortables de quelques chroniqueurs. Mais, moyennant nuances et précisions c’est le schéma qui a guidé les choix.

Bien sûr, il faut beaucoup d’audace et non de conformisme pour faire tous ces choix. Chacun de nous depuis 2005 fonctionne à l’audace. Chacun a rompu ses routines à plusieurs reprises. Et comme le succès a toujours suivi, l’habitude s’en est gardée. A mes yeux cela finit par devenir une culture commu ne. Tant mieux, mille fois. Une authentique culture politique majoritaire est en train de se construire. Toutes ces audaces ont un fil conducteur : c’est vers la société que sont tournés nos regards, notre engagement. Nous discutons entre nous. Mais cette discussion n’est plus une fin en soi. Ce qui compte c’est ce que nous pouvons faire bouger, entrainer, conquérir. Cet état d’esprit est contagieux. L’arrivée de nouveaux groupes politiques en atteste. Sur le terrain le mouvement entrainera de tous côtés comme je le vois déjà avec ceux qui viennent me le dire. Il ne fait que commencer je l’espère bien. Il faut comprendre ce processus comme une sorte de bouleversement permanent. A chaque étape, l’adhésion à l’idée s’étend et s’enracine, modifiant les comportements, les ambitions, l’ardeur. Nos organisations comme nos personnes ne sortent pas indemnes de ce tourbillon. Le grand air du large disperse les miasmes de la résignation, requinque ceux qui se lassaient, et fabrique une nouvelle génération de gagnant.

Dans cette semaine si spéciale, un évènement non moins particulier a eu lieu. A Bruxelles, au parlement européen se votait le paquet des mesures de cohésion décidées pour mettre toute l’Europe au pas de la politique d’austérité. C’est tellement barbare que le front du « oui » au traité de Lisbonne s’est rompu. Les socialistes ont voté contre et même le Verts ont rejeté une partie des textes. Je sais que vous trouvez parfois lassant mes commentaires sur l’actualité des décisions européennes. Je me sens tenu pourtant d’y revenir car cette fois-ci j’estime qu’un seuil a été franchi dans la dérive autoritaire de l’Union Européenne. J’y reviens donc. Pour caler ma pensée par écrit, bien sûr. Et aussi parce que cela fait partie de l’idée que je me fais de mon mandat. Je reviendrai sur ce point très bientôt puisque j’ouvre un blog spécialement réservé à mes travaux parlementaires en utilisant le matériau que constitue depuis le début de mon mandat mes résumés de textes et mes explications de vote. Aujourd’hui c’est la gravité de la situation qui me ramène au sujet. On devine le contenu économique de la politique qui s’appliquera désormais. Je vais y venir. Le fait nouveau est que dorénavant cette politique s’appliquera de gré ou de force. C’est le point essentiel. Une mutation fondamentale du système politique de l’Union s’opère. Je suis frappé de la faiblesse du débat sur le sujet, et pour mieux dire, de son inexistence.

Le système mis en place prévoit une politique économique, des indicateurs de réussite obligatoire dans le cadre posé et des sanctions pour les récalcitrants. Oui, des sanctions. Leur absurdité saute aux yeux. Il s’agit d’une amende correspondant à une fraction de la richesse totale du pays. Prendre de l’argent à ceux qui en manquent, quelle trouvaille ! La décision de prendre cette sanction est l’apanage de la Commission et d’elle seule. Il n’est possible de s’y opposer en réunion du conseil des gouvernements qu’en réunissant une majorité qualifiée contre l’amende. Autant dire qu’elle devient automatique. C’est un changement considérable à mes yeux. Jusque là les nations déléguaient au niveau européen des compétences qui relevaient jusque là de sa souveraineté. C’était un acte libre, sans contrainte. De bas vers le haut en quelque sorte. A présent c’est la Commission qui a le droit de prendre et de contraindre un Etat que ce soit en le menaçant de sanction ou en les lui appliquant.

Il est évident que ce système ouvre une nouvelle ère dans la construction européenne. Celle de la souveraineté limitée sous contrainte des nations qui compose nt l’Union. C’est une sorte de fédéralisme autoritaire qui est institué. Mais au moment où l’arrogance est la plus grande, cette nouveauté signe la faillite d’un modèle de construction. Car c’est bien de cela dont il est question. Ce système ne peut pas marcher. Même dirigé par des lâches ou des illuminés du libéralisme, quelle nation acceptera en pleine crise de payer des amendes aussi terribles ? Au total un tel ordre contraint ne peut marcher qu’en évacuant aussi loin que possible l’intervention des citoyens. L’Europe de la contrainte ne peut tenir que par contrainte. Nous voici rendus donc au point que pronostiquait Emmanuel Todd dans son dernier livre lorsqu’il prévoyait que la fin de la démocratie est un des moyens du système pour bien fonctionner et davantage encore pour éviter sa mise en cause.

Quand nous faisions campagne en 2005 contre le TCE, nous dénoncions souvent cette tentative de constitutionaliser un modèle économique et de faire de ses normes un invariant perpétuel. Nous rappelio ns qu’une telle prétention ne se retrouve que dans la Constitution de la république islamique d’Iran. On nous objecte que ce qui se fait aujourd’hui n’a rien à voir avec une idéologie en particulier. Ce serait juste une politique de bons sens et peut-être même d’évidence. Seulement de la bonne gestion pour tenir les comptes en ordre. Je ne fais pas l’injure aux lecteurs de ce blog de reprendre le raisonnement qui montre comment il ne s’agit au fond que d’obliger les Etats à nourrir sans fin l’appétit de banques. Et en tout cas de maintenir un ordre économique où le capital financier transnational conserve tous ses droits acquis en trois décennies d’amputation de tous les autres compartiments d’activité économique et humaine.

Ici encore, le maître des lieux, à cet instant de décisions si brutales, montre encore le nez. Sachez que la seule exception acceptée pour des dépenses nouvelles d’un Etat serait celle qui résulterait de la mise en œuvre d’un programme de privatisation des retraites. Oui. Pourquoi cela ? Parce que l’instauration d’un régime de retraite par capitalisation ne marche jamais s’il n’est pas encouragé par des avantages fiscaux. Et cela coute. Donc, comme l’objectif et la recommandation du nouveau pacte "euro plus" c’est la mise en place des retraites par capitalisation il ne fallait pas que le plan de contrainte des dépenses des Etats n’empêche la poursuite de la manœuvre. Je vois là comme une signature ! Souvenez-vous que ces gens qui considèrent les retraites par capitalisation comme des dépenses prioritaires ont refusé de retirer du calcul des déficits un investissement pour l’avenir comme le sont les dépenses dans le budget de l’éducation. Tout est dit, non ?

A présent, je vais revenir sur l’analyse d’ensemble du pacte "euro plus" qui est dorénavant la table de la loi en Europe. Pour le faire je reproduis ici le texte de la tribune que j’ai signée, avec Liem Hoang Ngoc du PS et Pascal Canfin des Verts Europe écologie. Le journal « Libération » l’a publiée. Les trois, nous nous retrouvons pour donner nos arguments et mettre en garde solennellement. Il est possible que l’on trouve ça dérisoire. Mais ce travail d’alerte me parait au contraire fondamental. Les élus sont aussi des sentinelles. Et de toute façon, tant que tient le consensus des partisans du oui, une chape de plomb pèse sur l’information européenne qui est quasi totalement embrigadée. Au moment où nous avons signé ce texte, nous ne savions pas encore que nous n’avions pas fini d’en voir. En effet au moment où les textes sont arrivés devant le parlement, celui-ci a décidé de reporter son vote final à la session de juillet pour pouvoir encore négocier avec la Commission Barroso et le Conseil des gouvernements le contenu du texte. Ne rêvez pas. La majorité estime que ce texte est insuffisamment contraignant ! Donc, à l’issue d’un cycle de négociations avec le Conseil et la Commission, le Parlement européen devait adopter le 23 juin le durcissement du Pacte de Stabilité. Voici notre analyse parue dans Libération. Elle vous annonce que l’Union Européenne a fixé à 27 milliards d’Euros la charge qui pèsera sur la France de la prochaine législature.

« Cette réforme organise une austérité généralisée en Europe qui portera des coups terribles à nos acquis sociaux. Le texte précise tout d’abord le contenu du volet « préventif » du Pacte de Stabilité en  indiquant le rythme de réduction des déficits publics que chaque Etat membre devra respecter, fixé à 0,5 point de PIB par an. Ce document définit ensuite le volet « correctif » du Pacte, dictant le rythme de la réduction de l’endettement d’un pays. Chaque Etat membre devra réduire de un vingtième l’écart entre l’endettement observé et l’endettement correspondant aux 60% du PIB autorisés par le Traité de Lisbonne.
Dés lors, au total, ce sont donc quelques 27 milliards qu’il faudrait affecter en France à la baisse des déficits et de l'endettement au cours la première année de la prochaine législature ! Pire, les pays qui n’atteindraient pas les objectifs fixés sous la surveillance de la Commission dans le cadre des programmes nationaux de réforme se verraient infliger des amendes ! Leur montant sera compris entre 0,2 et 0,5% de leur PIB. Il est certes précisé : « sauf si le Conseil s’y opposait à la majorité qualifiée des Etats membres de l’Eurogroupe ». Mais c’est  dire par là même que la sanction deviendrait quasiment automatique, tant une telle majorité est difficile à obtenir. Surtout sans le consentement de l’Allemagne.

Pour atteindre ces objectifs, la nouvelle gouvernance économique de l’Europe impose à tous les Etats membres des politiques d’austérité. En l'absence de coopération fiscale permettant de générer des recettes nouvelles  et compte tenu de l'idéologie libérale de la majorité des gouvernements en Europe, cette austérité réduira à nouveau le périmètre des services publics, le champ de la protection sociale et le pouvoir d’achat des plus modestes. Les marchés financiers l’exigent, nous dit-on ? Mais à aucun moment, le rachat des dettes souveraines par la banque centrale, comme arme de dissuasion face à la pression des marchés (massivement utilisée par les banques centrales américaine et britannique), n'est évoqué.

Les députés libéraux, conservateurs et souverainistes au Parlement européen ont refusé les amendements que nous avons déposé qui visaient à sortir du calcul des déficits les dépenses préparant l’avenir, telles que les investissements verts et les investissements dans le domaine de l’éducation. Ils se sont également opposés à l’intégration, dans les comptes nationaux, de nouveaux indicateurs de richesse non monétaire, nécessaires pour tenir compte des impératifs sociaux et environnementaux. Conservateurs et libéraux ont même proposé de durcir le texte de la Commission en soutenant la suppression de la notion de « circonstances exceptionnelles », telles que la survenue d’une nouvelle crise, susceptible de justifier des dépenses publiques supplémentaires. Ils invitent les Etats membres à inscrire dans leur constitution une règle d’équilibre budgétaire absurde parce qu'elle ne tiendrait plus compte des cycles économiques. Ils entendent punir les Etats « hérétiques ». Au-delà de la réduction des déficits budgétaires, conservateurs et libéraux se sont entendus pour faire de la modération salariale – entendez la baisse des salaires -  le levier principal du retour à la compétitivité des pays aujourd’hui en difficulté dans la zone euro.

La droite libérale et conservatrice soutient que les déficits sont avant tout le fruit de la mauvaise volonté des Etats et de manipulations comptables malintentionnés de leur part. Certes, les problèmes de recouvrement fiscal et les erreurs de prévisions plus ou moins volontaires existent. Mais, alors que dans tous les Etats, la compression drastique des effectifs des services publics (pudiquement appelée en France Revue Générale des Politiques Publiques) sévit, on fait comme si les baisses d’impôts massives réalisées dans tous les pays au cours de la dernière décennie au bénéfice des créanciers de l'Etat étaient étrangères à la montée des déficits. On oublie que le capitalisme subit sa plus grave crise depuis 1929 et qu’il engendre plus que jamais une répartition inégalitaire des richesses ; la pression incessante qu'il exerce sur les salaires et la bulle immobilière qu'il nourrit est la cause profonde des défauts de paiement des plus modestes, que l'industrie financière encourage encore à s'endetter. Jamais, nos apprentis sorciers n’ont tenu compte de l’impact récessif et régressif qu’auront inévitablement vingt-sept plans de rigueur. Loin d’atteindre leurs cibles, ces politiques accroîtront le chômage et entretiendront les déficits, attisant par la même la spéculation des marchés sur les dettes souveraines. Ce n’est pas pour cette politique que nous voulons construire l’europe. »

Je reviens un instant sur la tonalité des chroniqueurs matinaux du lundi qui a suivie mon investiture chez les communistes. En fait je n’ai rien entendu moi-même. Ce sont les alertes et messages de solidarité qui m’ont été adressés à la suite qui m’ont alerté. Joffrin et July se sont dépassés m’a-t-on dit. Le fond du refrain était bien sûr essentiellement tourné contre le parti communiste sur un ton et avec des arguments de dinosaure de la guerre froide. A cet instant tout cela n’avait plus rien à voir avec du journalisme. C’était du militantisme pur. Sans qu’on sache pourquoi de nouveau il fut question de mon « passé trotskiste » et même de la « revanche du piolet » et autres stupidités glauques de cet acabit. Jean Michel Aphatie aussi battit des records de rage aveuglée sur le plateau du grand journal. Ce déchainement de plaisanteries de mauvais goût et de propos fielleux n’est pas qu’un handicap pour nous. C’est l’ambiance haineuse de 2005 quand nombre de médiacrates, dont ceux que je viens de citer, perdant tout sang froid et incapables d’argumenter, se mirent pour finir à injurier les électeurs pendant la campagne et tout autant ensuite. Il est honnête de dire que tout cela nous sert. Cela radicalise les nôtres et les mobilise. Et beaucoup de gens qui ne supportent pas ces excès sont mis en alerte. De plus comme ces médiacrates ont beaucoup d’ennemis, la base de sympathie pour ceux qu’ils injurient s’élargit.

Les sottises les plus bouffonnes finissent par arriver dans cette ambiance ! Ainsi quand Sylvie Pierre Brossolette s’en prend à moi et glapit ses récriminations contre ce qu’elle croit connaitre de mon caractère. Elle annonce avec gourmandise qu’il « pourrait bien y avoir un candidat communiste dissident ». Elle hésite sur le nom. Puis elle cite Christian Picquet. Bravo ! Problème : Christian Picquet est le président de la Gauche Unitaire, membre fondateur du Front de gauche. Il est le premier à avoir proposé ma candidature. On voit le peu de sérieux de tout cela. Je pronostique que ces façons de faire vont nous servir. Si humiliant qu’il soit d’entendre de tels mots de mépris, si révoltant que cela soit venant de telles personnes déjà si déchues en sectarisme, il faut serrer les dents et passer sans réagir. J’y insiste, pensant à tous ceux qui m’envoient des messages pour me recommander le contraire. En particulier ceux qui me demandent de répliquer aux refrains concernant Cuba, la Chine et toutes ces bêtises qui me sont attribuées en boucle, l’un recopiant l’autre sans se soucier de vérifier. Ces thèmes sont désormais des attrapes mouches pour moi. Nous constituons pour l’instant un florilège de phrases et d’auteurs. Le moment venu, on saura proposer un démenti construit et… drôle. Evidemment cela ne fera pas rire tout le monde. C’est décisif.

C’est à ce prix que nous gagnerons la confiance du grand nombre, celle du pays. Nous sommes une réponse à la crise. Nos manières d’être, comme nos choix, doivent être à la hauteur du moment. Ca doit se voir sur nos visages. Nous n’avons pas pour objectif d’être ordinaires dans des moments extraordinaires. Je l’ai dit déjà, pour moi, ce temps est celui du tumulte et du fracas. Pour y faire face, nous sommes unis. Et, du coup, nous sommes le pôle de stabilité de la gauche. Nous en sommes le cœur, non la marge. Le moment venu, c’est vers nous que se tournera l’élan de riposte à la dureté des temps pour s’accomplir. Telle est la stratégie.

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asse du Casse du service public de la santé : Claude Evin n’est pas le bienvenu !

24 Juin 2011, 22:49pm

Publié par PCF Villepinte

 

hopA l’invitation de Claude Bartolone, président du conseil général et député PS de Seine-Saint-Denis, se tiennent aujourd’hui les « assises de l’offre de soins en Seine Saint Denis », avec la participation de Claude Evin, directeur de l’ARS, Agence Régionale de Santé de l’Ile de France.

M. Evin est le bras armé de la destruction du service public de la santé en Seine Saint Denis, le zélé organisateur de la casse des hôpitaux et de la diminution des offres de soin dans notre département!

Les personnels de la maternité des Lilas qui manifestent aujourd’hui peuvent témoigner de l’attitude technocratique et autoritaire de l’ARS dans la décision de fermeture de la maternité.

En Seine-Saint-Denis, plus qu’ailleurs, l’accès aux soins est en très net recul. La réponse aux besoins sanitaires de la population demande un maillage diversifié de qualité et de proximité de l’offre de soins et accessible à tous.

Face à cette attaque du service public de santé, il y a besoin de réels espaces de débat pour confronter, élaborer des propositions alternatives répondant aux besoins de santé des populations ; des espaces associant élus locaux, personnels de santé et citoyens, pour contrer l’autoritarisme des ARS.

C’est pour cette raison que nous participerons lundi à la conférence citoyenne sur la santé pour préparer les assises régionales décidées par le conseil régional à l’initiative des élus du Front de gauche de la région.

Hervé Bramy, secrétaire départemental du PCF

 

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Les communistes s'opposent à l'augmentation des tarifs des transports en Ile-de-France

24 Juin 2011, 22:47pm

Publié par PCF Villepinte

STIF

 

Au 1er juillet 2011, le Pass Navigo Mensuel zones 1-2 va passer

  • de 60,40 € à 62 € la zone 1-3
  • de 78,20 à 80,3, la zone 1-4
  • de 95,50 à 98,10,

soit 2,7 % de hausse sur les abonnements.

Cette nouvelle hausse est inacceptable pour les habitants et les salariés de Seine-Saint-Denis ! Elle s’ajoute à la hausse de 6,7 % que le PS et les Verts avaient imposée aux usagers de notre département en 2010.

Entre 2008 et 2011, ce sont plus de 10 euros mensuels supplémentaires que les usagers doivent débourser alors que les RER et métros sont bondés, saturés, en retard.

Faute d’investissement pendant des années, le réseau francilien souffre actuellement de dégradation et de ressources insuffisantes pour assurer son bon fonctionnement.

Ces nouvelles hausses décidées par le STIF (Syndicat des Transports d’ile-de-France) qui gère les transports en Ile-de-France, ne sont pas de nature à régler les problèmes, il faut absolument obtenir de nouveaux financements.

C’est pourquoi, contrairement aux élus PS et Europe Ecologie-les Verts, les élus PCF-Front de Gauche ont voté contre cette augmentation proposée par Jean-Paul Huchon (PS).

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Fiscalité : qui peut le plus paye le moins !

24 Juin 2011, 11:30am

Publié par PCF Villepinte

 Fiscalité : qui peut le plus paye le moins !
 
L’Assemblée nationale vient de voter la nouvelle « réforme » fiscale de l’UMP. La logique est toujours la même : assistanat fiscal pour les plus riches, rigueur pour les travailleurs. La méthode, elle aussi, est empreinte du plus pur classicisme : on annonce un truc, et on en fait un autre.

L’UMP, la pauvre, était confrontée à un terrible dilemme. D’un côté, les élections présidentielles approchent, et les électeurs en ont marre de voir tous ces gros chèques donnés aux riches au nom du bouclier fiscal. Il fallait donc supprimer ce système mis en place par l’UMP elle-même. Mais d’un autre côté, les opulents assistés fiscaux sont les soutiens qui font élire ces Messieurs. Du coup, si on leur enlève la manne fiscale, ils risquent d’aller voir ailleurs… Que faire ? Qu’à cela ne tienne, l’UMP a sorti la parade : on renforce le bouclier fiscal dans les faits en même temps qu’on annonce sa suppression ! Les riches bien conseillés comprennent la « réforme », disent merci, et continuent à soutenir papa Sarkozy ; les électeurs, eux, mal informés, croient qu’on a supprimé vraiment le bouclier, et s’imaginent que la loi fiscale est devenue un peu moins injuste.

Voici comment ça marche.

L’abrogation du bouclier fiscal est décidée, mais le bouclier n’est pas abrogé… Concrètement, les gros revenus continueront de bénéficier de l’assistanat fiscal résultant du bouclier jusqu’en 2012. Il est vrai que, passée cette date, ils vont devoir mettre la main à leur large portefeuille mais, vous le voyez, ce sera après les élections… Il suffit donc que papa soit réélu au printemps 2012 pour que la « valeur travail » justifie un nouveau petit cadeau… En attendant, on enfume les gens.

Vu que l’UMP peut annoncer la suppression, future et donc hypothétique, du bouclier fiscal, elle en profite pour faire un gros chèque aux foyers les plus fortunés : l’allègement substantiel de l’ISF ! 300 000 contribuables en sont tout bonnement exonérés, les autres vont continuer de payer, mais beaucoup moins. Montant du chèque pour les riches : 2 milliards d’Euros. Comme la justice fiscale est une chose importante, il va de soi que cette petite ristourne sera proportionnelle au patrimoine, et ce seront donc les plus grosses fortunes du pays qui auront les plus beaux chèques, car ils le valent bien !

Résumé : demain, peut-être, les riches n’auront plus le bouclier fiscal mais, en attendant, ils se gavent dès maintenant des cadeaux fiscaux de l’UMP. Quant aux caisses de l’Etat, elles sont remplies (façon de parler) par la T.V.A. et autres joyeuses taxations « indirectes », c’est-à-dire par les « consommateurs », qu’ils soient chômeurs ou travailleurs, employés ou SDF. En somme, si jamais vous vous demandez d’où sort le pognon pour tous ces cadeaux, ristournes, entourloupes, niches fiscales, comptes off-shore, etc.,  vous n’avez qu’à regarder dans vos poches…

Glop Lerouge

Secrétaire de Section

 
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24 Juin 2011, 11:27am

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