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feminisme

ARAGON – La femme est l'avenir de l'homme

18 Novembre 2021, 15:22pm

Publié par PCF Villepinte

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Entre l'ancien et le nouveau
Votre lutte à tous les niveaux
De la nôtre est indivisible
Dans les hommes qui font les lois
Si les uns chantent par ma voix
D'autres décrètent par la bible

Le poète a toujours raison
Qui détruit l'ancienne oraison
L'image d'Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Pour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d'infini servage
Pèsent encore lourd sur la terre

Le poète a toujours raison
Qui annonce la floraison
D'autres amours en son royaume
Remet à l'endroit la chanson
Et déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D'une manière irréversible

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face aux autres générations
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

 

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Violences faites aux femmes : Manifestons ce 20 Novembre !

18 Novembre 2021, 15:12pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 17/11/2021 par PCF

Dans les tous domaines de la vie et à tous les âges, les injures, le viol, le harcèlement, les coups… sont de mortifères violences qui s’ajoutent à la violence capitaliste. Les femmes précaires en sont les premières victimes : précarité économique, violences sexistes et sexuelles au travail, mais aussi violences sanitaires car elles sont aussi en première ligne des métiers aux conditions de travail néfastes pour la santé.

 

Le Haut Conseil à l’égalité rappelle que les femmes représentent 70 % des travailleurs pauvres. Les maladies professionnelles, les accidents du travail et de trajet sont en forte augmentation chez les femmes, en particulier dans des secteurs à forte précarité : santé et nettoyage où l’augmentation des accidents du travail ont augmenté depuis 2001de 81 %. (1)

Les violences se cumulent avec les haines, le racisme ou les LGBTQI-phobies comme porte- étendards des extrêmes droites. Le suicide de la jeune adolescente Dinah a fait suite à des années de harcèlement fondé notamment sur la lesbophobie, le mépris de classe et le racisme. Le (cyber) harcèlement ne fait qu’augmenter et cible en majorité les jeunes filles.

La culture du viol se répand notamment par la publicité et les contenus de médias sexistes mais aussi par le système porno-prostitueur. Les enquêtes relayées par Osez le féminisme démontrent que 88 % des vidéos pornographiques visionnées en ligne contiennent des scènes de violences sexuelles contre les femmes (2) y compris racistes. C’est pourquoi nous sommes résolument abolitionnistes. Les MeeToo s’enchainent désormais : théâtre, inceste, sport, média, politique, etc., mais aucun changement de société profond ne suit. Les violences gynécologiques et obstétricales font partie du débat public sans réaction à la hauteur des enjeux. Un outil comme le violentomètre permet aux professionnel·le·s en contact avec les adolescent·e·s d’engager des discussions préventives sur les violences sexistes et sexuelles.

En France, une femme est assassinée tous les 3 jours, tuée par son (ex) conjoint en raison de son genre. La société ne doit plus traiter ces meurtres comme des faits divers ou des « crimes passionnels » mais bien comme des féminicides, au même titre que les infanticides et transféminicides. En effet, les enfants, les personnes trans, les prostitué·e·s victimes de la traite sexuelle des êtres humains subissent les mêmes violences causées par le patriarcat.

Il est urgent d’opérer un virage politique global dans la société française. Le vote d’une loi-cadre, sur le plan répressif comme préventif, accompagnée d’une hausse considérable des moyens publics alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, permettront d’apporter une réponse à la hauteur pour endiguer ces violences. En refusant de s’attaquer au système patriarcal dans son ensemble, le gouvernement ne fait que distiller des « mesurettes » (qui ne sont jamais financées et donc pas appliquées) servant davantage sa communication que l’intérêt des droits des femmes. Combien de Téléphones Grave Danger ou de bracelets anti-rapprochements distribués pour combien de femmes victimes de violences ?

Les solutions existent pourtant, portées par les associations féministes depuis des décennies. Le PCF exige ainsi 1 milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes et l’adoption d’une loi-cadre sur les violences intrafamiliales.

Contre toutes ces violences faites aux femmes, manifestons toutes et tous cette année le 20 novembre pour la journée internationale de lutte (3). Parce que cette lutte est internationaliste, nous manifestons aussi avec les femmes polonaises en lutte pour le droit à l’avortement, avec les femmes afghanes qui subissent le retour des talibans, avec les jeunes filles victimes de mutilations génitales partout dans le monde, avec les femmes qui luttent contre le viol comme arme de guerre, pour protéger les jeunes filles enlevées à des fins d'esclavage sexuel par les islamistes, et tant d’autres encore. 

Shirley Wirden

 

____________________________

1. Rapport HCE n°2017-05-29-SAN-O27 publié le 29 mai 2017.

2. « Agression and sexuel behavior in best selling pornography videos : a content analysis update » in Violence against women, 16, 10 : 1065-1085, 2010.

3. Qui a lieu tous les 25 novembre.

 

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Publié depuis Overblog

3 Novembre 2021, 13:22pm

Publié par PCF Villepinte

 

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#3Novembre9h22. Rebecca Amsellem : « Nos propositions pour réduire les écarts de salaire entre hommes et femmes »

3 Novembre 2021, 13:18pm

Publié par PCF Villepinte

Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2021 à Paris. Alain Guilhot/Divergence

L'Humanité Mercredi 3 Novembre 2021

Eugénie Barbezat

Depuis cinq ans, Rebecca Amsellem calcule la date à laquelle les femmes commencent à travailler gratuitement du fait des inégalités salariales en faveur des hommes. Cette année, la disparité commence ce 3 novembre, à 9h22. Il y 5 ans, c’était le 7 novembre. Comment faire face à cette inégalité qui continue de s'accroître ? ENTRETIEN

La fondatrice de la newsletter féministe les Glorieuses, à l’initiative du mouvement annuel en faveur de l’égalité salariale, lance une pétition #3Novembre9h22 et des propositions à l’intention des prétendants à l’élection présidentielle.

Comment vous est venue l’idée de lancer cette opération?

REBECCA AMSELLEM Il y a cinq ans, j’ai vu une photo très impressionnante: des Islandaises descendues en masse dans les rues de Reykjavík pour réclamer l’égalité salariale. En Islande, il y a, depuis les années 1970, un engagement politique de syndicalistes qui, tous les cinq ans, calculent la date et l’heure à laquelle les femmes devraient s’arrêter de travailler si elles étaient payées autant que les hommes. Dans ce pays, où les écarts de salaires sont beaucoup moins élevés qu’en France, la quasi-totalité des 2millions de femmes se mobilisent. Je me suis dit quon devrait faire pareil en France!

Sur quelles sources statistiques vous basez- vous et quelle évolution constatez-vous?

REBECCA AMSELLEM J’ai choisi d’effectuer le calcul à partir des données d’Eurostat, l’organisme de statistiques de l’Union européenne, afin de faciliter les comparaisons avec nos voisins. Je divise la différence de salaire par le nombre de jours ouvrés et j’obtiens la date précise à partir de laquelle les femmes travaillent «gratuitement». Hélas, ce jour est de plus en plus tôt dans lannée: il y a cinq ans, c’était le 7 novembre, à 16h34, et la différence de salaire était de 15,2 % en défaveur des femmes. Aujourd’hui, elle représente 16,5 %, soit 1,3 point de plus.

Quel écho votre initiativea-t-elle eu?

REBECCA AMSELLEM La première année, cela a eu un gros retentissement et, dès la deuxième année, la syndicaliste CGT Sophie Binet l’a portée lors de la Journée des droits des femmes, le 8 mars. Nous cherchons aujourd’hui à remettre cette question de l’égalité salariale dans le débat public et que des hommes et femmes politiques s’engagent à agir concrètement en ce sens. Il faut des politiques publiques pour rendre l’égalité salariale incontournable.

Quelles sont vos propositions pour réduire les écarts de rémunération entre hommes et femmes?

REBECCA AMSELLEM Nous préconisons de conditionner l’accès aux financements, aux subventions, aux aides et aux marchés publics à l’exigence d’égalité salariale au sein des entreprises. C’est une mesure simple qui ne coûte rien, c’est juste une question de volonté politique! On pourrait même aller plus loin, en exigeant une parité dans les postes à responsabilité, qui sont plus rémunérateurs. La proposition de loi adoptée le 27 octobre au Sénat, qui prévoit une proportion d’au moins 30 % de femmes en 2027 et de 40 % en 2030, parmi les cadres dirigeants et les membres des instances de direction dans les entreprises d’au moins 1000 salariés, va dans le bon sens. Mais lentement. Une autre mesure efficace serait un congé parental d’égale durée pour les deux parents. Il faut aussi lutter contre lidée reçue que les femmes choisissent des métiers moins rémunérateurs, comme ceux du soin ou de l’enseignement. En réalité, il s’agit d’un choix de société. Le plan de relance décidé par le gouvernement prévoit d’injecter 15 milliards d’euros dans l’aéronautique, un secteur où travaillent seulement 23 % de femmes, et 7 milliards dans les métiers du numérique, où la proportion de femmes n’est que de 20 %. Cela prouve bien que l’exécutif n’a délibérément pas décidé de valoriser les métiers à prédominance féminine, dont l’utilité sociale n’est pourtant plus à démontrer. Nous souhaitons que l’argent public aille vers ces secteurs particulièrement féminisés.

Y a-t-il des pays où l’on tend vers davantage d’égalité salariale?

REBECCA AMSELLEM La Suède, la Norvège, l’Islande et la Suisse sont des pays où les écarts de rémunération sont les moins élevés. La Nouvelle-Zélande a adopté, en 2020, une loi qui vise à rétablir l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes pour des emplois différents mais de valeur égale. Et le Rwanda figure en quatrième position des plus égalitaires. Depuis la fin du génocide de 1994, les femmes y ont connu une ascension fulgurante. Certes, c’est parce que beaucoup d’hommes ont été tués, mais, avec le temps, elles conservent leurs postes de décision au sein des entreprises.

 

 

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CGT « Investir dans le secteur des soins et du lien, revaloriser les métiers à prédominance féminine ».

25 Mars 2021, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

La journée confédérale annuelle du collectif Femmes mixité est consacrée au lancement de la campagne confédérale « Investir dans le secteur des soins et du lien, revaloriser les métiers à prédominance féminine ».

Cette initiative co-construite avec l’ensemble des fédérations et les collectifs confédéraux concernés se déroulera sous la forme d’un Webinaire via zoom et diffusée en direct, sous forme de facebook live. Ce webinaire se tiendra le 1er avril de 9h à 12h30, avec des interventions de militant·e·s des secteurs concernés, d’universitaires et de la CSI, réparti en 2 tables rondes.

Première table-ronde intitulée « Investir dans le secteur des soins et du lien et renforcer les services publics »

Cette première table ronde permettra de montrer l’enjeu d’investir massivement dans ce secteur, afin de couvrir tous les besoins sociaux, en termes d’accompagnement face à la perte d’autonomie, à la prise en charge de la petite enfance et aux situations de handicaps. L’expérience portée par la CSI autour de sa campagne « Investir dans l’économie des soins » sera présentée pour nous servir de point d’appui.

La crise sanitaire dans le milieu hospitalier, dans les EHPAD, ou dans l’aide à domicile et les risques pesant sur les personnes âgées, ont mis en lumière le scandale pour un pays aussi riche que le nôtre d’abandonner ses ainé·e·s.

Investir dans le secteur des soins (au sens large) permet de changer de paradigme :

créer des emplois,

 relancer l’économie,

revaloriser les professions du « soin aux autres »,

 en améliorer les conditions de travail,

 les salaires,

et ainsi aller vers une société plus égalitaire, plus juste, où le bien-être est la valeur fondamentale, où l’utilité sociale de toutes les professions « du soin » sera reconnue.

La seconde table-ronde est intitulée : « Revaloriser les métiers à prédominance féminine ».

Pendant la crise de la Covid-19, de nombreuses professions à prédominance féminine ont été en première ligne :

les soignantes, infirmières (87 % de femmes)  

 les aides-soignantes (91 % de femmes), 

 les aides à domicile (97 % de femmes), des agentes d’entretien (73 % de femmes),

les caissières et des vendeuses (76 % de femmes),

 les enseignantes (71 % de femmes)

 les assistantes maternelles (99 % de femmes)…

La CGT se bat depuis longtemps pour que ces métiers soient revalorisés. Cette dévalorisation est l’un des facteurs expliquant les 26 % d’écarts salariaux entre les femmes et les hommes.

Pour revaloriser ces métiers, il faut exiger que la loi soit enfin appliquée, car elle prévoit l’égalité de salaire pour un travail égal, mais aussi pour un travail de valeur égale. Cette table-ronde permettra de définir des points d’appui pour obtenir cette revalorisation, à partir de nombreux témoignages de salarié·e·s de ces secteurs. 

Cette nouvelle campagne présente un double enjeu pour l’égalité femmes/hommes : le confinement l’a montré, comme le bilan des mesures d’austérité mises en place après 2008, tout recul dans l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie a un impact négatif d’abord sur les femmes sur qui repose le report de cet accompagnement.

À l’inverse, garantir un accompagnement digne de ce nom aux enfants, personnes âgées et handicapé·e·s permet aux femmes d’accéder à des emplois à temps plein et d’avoir un véritable déroulé de carrière.

Ces secteurs sont occupés très majoritairement par des femmes. Y investir, renforcer les services publics, reconnaître les qualifications exercées et créer des emplois stables permet de revaloriser les métiers à prédominance féminine et de faire progresser l’égalité professionnelle. 

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UN 8 MARS DYNAMIQUE ET OFFENSIF

10 Mars 2021, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

UN 8 MARS DYNAMIQUE ET OFFENSIF

À l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, plus de 150 actions de toute nature ont été recensées sur tout le territoire rassemblant des dizaines de milliers de personnes : 30 000 à Paris, 8000 à Toulouse, 5000 à Bordeaux, 2000 à Grenoble et à Montpellier, 800 à Lille, etc.

Parmi elles : sages-femmes, infirmières, aides-soignantes, caissières, aide à domiciles, enseignantes… les premières de corvées se sont mobilisées pour exiger reconnaissance et augmentation salariale alors que la crise a démontré leur rôle essentiel. Pour pallier aux dysfonctionnements des crèches et des écoles, ce sont encore les premières de corvées qui sont sommées de s’adapter au mépris de leur santé et de leur carrière professionnelle. Enfin, la journée a été, une nouvelle fois, l’occasion de dénoncer les violences sexistes et sexuelles et l’impunité des agresseurs.

Jeunes, professionnel.le.s du secteur médico social, intermittent.e.s, etc., la grande diversité des participant.e.s dans les rassemblements et manifestations démontrent l’importance qu’ont ces questions pour la population.

Journée internationale, le 8 mars est aussi l'occasion d'exprimer notre « solidarité avec les femmes du monde entier » qui se sont vues interdites de manifester à Madrid et en Pologne et qui se sont largement mobilisées partout dans le monde : en Algérie, en Grèce, en Birmanie, en Inde, entre autres.

Pour réussir cette journée, la CGT a travaillé à la convergence des luttes et à l’unité du mouvement féministe (avec un large appel à l’action et à la grève féministe) comme du mouvement syndical (en initiant une déclaration revendicative unitaire).

Alors que patronat et gouvernement, au prétexte des incidences de la pandémie sur l’économie, enterrent concertations et négociations sur l’égalité F/H, la forte mobilisation, en particulier des jeunes, démontre que les femmes ne s’en laisseront pas conter. Par question que le monde d’après ressemble au monde d’avant, en pire… avec une explosion de la précarité, des tâches domestiques et des violences sexistes et sexuelles.

Au contraire, pour construire une société plus juste et plus solidaire, nous avons besoin d’investir dans le secteur des soins et du lien, de renforcer les services publics, de revaloriser les métiers à prédominance féminine et de mettre fin aux violences et aux discriminations.

La CGT interpelle gouvernement et patronat quant à leurs responsabilités. Il faut :

• revaloriser les métiers à prédominance féminine ;

• sanctionner les entreprises qui discriminent ;

• ratifier la 190ème convention de l’OIT ;

• créer de nouveaux droits contre les violences au travail.

Pas question que la « dette Covid » soit instrumentalisée pour imposer des reculs sociaux, à l’image de la réforme de l’assurance chômage qui pénalisera particulièrement les plus précaires et notamment les femmes à temps partiel ! L’égalité entre les femmes et les hommes est un levier indispensable de sortie de crise !

Montreuil, le 9 mars 2021

 

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À l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous souhaitons interpeller gouvernement et patronat.

8 Mars 2021, 10:11am

Publié par PCF Villepinte

Militante féministe, Clara Zetkin est la première à avoir lancé l'idée d'une journée internationale des droits des femmes en 1910.

Communiqué unitaire dont la CGT est signataire.

La crise inédite que nous traversons a un impact direct sur les femmes.

Si elle a été l’occasion de mettre enfin dans la lumière l’utilité sociale de nombreux métiers à prédominance féminine, elle se traduit aussi par des difficultés accrues pour les femmes.
Comme le révèle l’OIT, dans le monde, les pertes d’emploi et baisses de revenus, engendrées par la crise ont été plus importantes pour les femmes que pour les hommes.

En France, l’augmentation de la précarité et de la pauvreté pénalise d’abord les femmes, qui représentent 80% des temps partiels, 60% des titulaires de CDD et 80% des familles monoparentales.

La fragilisation du fonctionnement des écoles et des crèches pénalise d’autant plus les femmes, nombreuses à télétravailler tout en gardant leurs enfants, avec des conséquences négatives sur leur carrière et leur santé.

Le confinement s’est aussi traduit par une augmentation des violences intrafamiliales et par une fragilisation de l’accès aux soins.

Nous nous félicitons de l’allongement du congé paternité qui fait écho à une proposition que nous portons ensemble depuis de longues années.

Cependant, nous regrettons que la plupart des négociations et des plans d’action visant à l’amélioration de la situation des femmes (suppression des écarts de salaire, droits liés à la parentalité, temps partiels, lutte contre les violences...) avec les pouvoirs publics comme avec le patronat soient, au motif de la crise ajournés ou enterrés.

De ce point de vue la suppression du Conseil Supérieur à l’Egalité Professionnelle est un signe très négatif car il fait disparaitre un des rares cadres de démocratie sociale consacré à l’égalité professionnelle.

Nous alertons solennellement gouvernement et patronat : sans politique économique et sociale et relance de la démocratie sociale prenant réellement en compte les droits des femmes, la crise risque de se traduire par une augmentation des inégalités et un recul de la situation des femmes.

Nous portons ensemble notamment les exigences suivantes :

La ratification de la convention 190 et de la recommandation 206 de l’Organisation Internationale du Travail contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail doit être l’occasion d’aller plus loin que le cadre législatif actuel. Nous proposons notamment que la prévention des violences sexistes et sexuelles soit un sujet obligatoire de négociation dans les entreprises sous peine de sanction pour les employeurs. Nous voulons la mise en place d’une obligation de formation des professionel·le·s et de sensibilisation des salarié.e.s, le renforcement des dispositifs d’accompagnement des victimes, notamment dans les entreprises sans représentant.e.s du personnel. Nous demandons enfin l’application de la convention et de la recommandation en matière de protection du travail des victimes de violences conjugales (droit à mobilité géographique et fonctionnelle choisie, absences rémunérées, prise en charge des frais médicaux et sociaux sans frais, interdiction des licenciements...).

 

Les salaires des métiers à prédominance féminine doivent être revalorisés et la loi qui garantit un salaire égal pour un travail de valeur égale doit être appliquée. Nous demandons que soit rendue obligatoire et dans un délai contraint, l’ouverture de négociations portant sur les classifications dans le privé et les grilles indiciaires dans la fonction publique en vue de reconnaitre et valoriser les missions, les qualifications et compétences mises en œuvre dans les métiers et corps à prédominance féminine.

 

Les aides aux entreprises doivent être conditionnées et le plan de relance doit permettre de lutter contre la pauvreté, les contrats précaires et à temps partiels et les licenciements, qui frappent de nombreuses femmes. La réforme de l’assurance chômage doit être abandonnée, notamment parce qu’elle pénalise les plus précaires, souvent des femmes, qui subissent une double peine : moins payées au travail et donc moins indemnisées au chômage.

 

L’index égalité salariale doit être corrigé pour permettre de supprimer effectivement les écarts de rémunération. Le « seuil de pertinence », le barème et la pondération masquent une partie des écarts. Les obligations de transparence et les moyens du CSE en matière d’information et de dialogue social sont à renforcer et les employeurs doivent débloquer les enveloppes de rattrapage salarial nécessaires. Par ailleurs, l’obligation de résultat en matière d’égalité salariale doit être étendue à la fonction publique par des mesures contraignantes.

 

Les services publics doivent être renforcés, notamment en ce qui concerne la prise en charge des enfants et de la perte d’autonomie, majoritairement assumées par des femmes, afin de faire reculer les inégalités et de mieux affronter les crises.

Pour nos organisations, l’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des leviers de sortie de crise indispensable.

Pour construire une société plus juste et plus résiliente nous avons besoin d’investir dans le secteur des soins et du lien, de renforcer les services publics, de revaloriser les métiers à prédominance féminine et de mettre fin aux violences et aux discriminations !

 

Déclaration unitaire 8 mars 2021


 

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Où en est-on de l'histoire des luttes féministes ?

7 Mars 2021, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

 Le point avec l'historienne Christine Bard

L'Humanité Samedi 6 Mars 2021

Latifa Madani

Si les luttes des femmes s’affirment, s’imposent et gagnent en force, le contexte reste lourd d’adversité. «Aujourdhui, cest l’éradication des violences masculines qui est en jeu. Un combat qui porte au-delà des cercles militants et ne fait que commencer», explique Christine Bard, spécialiste de lhistoire des femmes et du genre. 

Depuis MeToo, depuis la libération de la parole et son écoute, est-on en train de vivre un moment décisif de l’histoire des luttes des femmes?

CHRISTINE BARD Je le crois. Je n’ai jamais connu une telle intensité militante: les manifestations, les médias, les films, les publications, les collages, les blogs Cest une immense vague une «déferlante» pour reprendre le titre d’une toute nouvelle revue féministe – qui porte bien au-delà des cercles militants, partout dans le monde, avec la force que donnent les réseaux sociaux et l’afflux massif de jeunes activistes. Les études féministes ne sont pas étrangères à cette intensité.

#MeToo a donné un coup d’accélérateur à un cycle de mobilisations qui a commencé dans les années 1970 avec les premières actions contre le viol, des groupes de conscience entre femmes qui abordaient ce «tabou», avec des associations comme le Planning familial. Progressivement, la parole sest libérée, grâce au courage, il faut le souligner, de toutes celles qui ont témoigné à la première personne.

Je pense à Clémentine Autain, notamment. C’était il y a quelques années. Ne les oublions pas. Puis, les «je» se sont additionnés. Ce qui est clairement en jeu, aujourdhui, est l’éradication des violences masculines. Il reste encore beaucoup de blocages.

Dans quels domaines se situent les blocages?

CHRISTINE BARD Ils sont déjà politiques, là où la cause féministe est trop peu représentée, trop peu défendue. Je suis frappée par le contraste entre la force du féminisme comme mouvement social et culturel et sa faiblesse dans les lieux de pouvoir. Quelle place le féminisme aura-t-il, par exemple, dans le jeu électoral qui va nous obséder jusqu’à la prochaine présidentielle?

Je voudrais aussi souligner la frilosité coupable du monde de l’éducation, sans nier les bonnes volontés, souvent trop peu soutenues. L’éducation nationale recule, sous la houlette d’un ministre autoritaire, comme venu d’un autre temps. Il faut changer l’éducation pour espérer changer la société et arriver à plus d’égalité. Or, il ne se passe rien d’important à l’école de ce point de vue. Il n’y a pas de formation des enseignantes et des enseignants dans ce domaine.

L’histoire des femmes est quasi totalement absente des manuels du collège et du lycée. Cela fait quand même cinquante ans que celle-ci existe à l’université! Des milliers de livres, de thèses, pour quels résultats? Le contenu des enseignements ne bouge pas! Dans les programmes en français, combien d’œuvres de femmes étudiées?

Pourtant, la demande est forte, surtout dans les lycées, mais elle reste sans réponse parce qu’il y a un conservatisme persistant, propre au monde de l’éducation. Il y a un verrou en France. Et que dire à propos d’autres pays où les droites réactionnaires, antiféministes, homophobes sont au pouvoir et tentent de museler la recherche et l’éducation sur le genre!...

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Le MJCF lance la semaine du féminisme

3 Mars 2021, 08:55am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 03/03/2021 par PCF

Comme chaque année, le MJCF organise, dans les lycées, dans les universités et dans les lieux de vie des jeunes, sa semaine du féminisme. Durant cette semaine, qui se tiendra du 1 au 8 mars, les jeunes communistes seront mobilisé·e·s dans toute la France pour porter haut et fort nos revendications féministes.

Nous serons donc sur le terrain pour mettre en avant nos propositions. Pour cela, le thème que nous avons choisi cette année s’inscrit en réaction à une réalité exacerbée par la crise sanitaire actuelle : l’inégalité entre les femmes et les hommes dans l’emploi et la formation.

Cette réalité était déjà bien connue, sa mise en lumière durant la pandémie n’a pas permis de changement notable. 25 % d’écart salarial entre hommes et femmes, le chiffre est répété année après année comme une fatalité. À ce chiffre s’en ajoute un moins connu : si le taux de chômage est le même, le taux d’inactivité des femmes est lui doublé par rapport à celui des hommes.

Ce qui n’est pas sans conséquences sur les pensions de retraite. Le sexisme ne commence pas lors de l’obtention du premier emploi, mais s’enracine dès le plus jeune âge à travers “l’éducation genrée” (le fait de distinguer les goûts et les savoirs des filles et des garçons par des stéréotypes). Pour que ces chiffres ne soient pas une fatalité, il faut une politique égalitaire ambitieuse au service du progrès pour toutes et tous.

Il faut agir tôt : avec un service public de l’orientation qui permet de casser les stéréotypes et de réellement trouver une voie émancipatrice pour chacune et chacun. Cela passe par un cadrage national des diplômes pour qu’un CAP boulangerie soit rémunéré au même titre qu’un CAP assistant à la personne. Seules les qualifications doivent primer. Nous demandons également de conditionner les aides publiques aux entreprises à une politique salariale non-discriminante.

Le versement des aides de l’État, l’argent public ne doivent pas servir à payer des employeurs sexistes. L’augmentation de nos droits : avec la semaine de 32 h pour mieux partager les tâches ménagères, mais aussi le CDI à temps plein comme une norme pour lutter contre les temps partiels (80 % de femmes). Des services publics de qualité tels que des crèches doivent être accessibles sur tout le territoire.

Ce sont toutes ces propositions que feront entendre les jeunes communistes au cours de cette semaine. En invitant les jeunes à se rendre aux mobilisations du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, pour défendre non seulement la place des femmes dans l’emploi, mais surtout un autre modèle de société réellement égalitaire, donc réellement libre et émancipateur.

Nous nous ferons entendre aussi sur les réseaux sociaux en relayant nos propositions toute la semaine et en travaillant à faire connaître notre analyse notamment à travers une conférence : “Les femmes, des salariées comme les autres ?”, le jeudi 4 mars à 19 h sur la page Facebook du MJCF avec la participation de Saliha Boussedra, docteure en philosophie de l’université de Strasbourg et membre de la rédaction de Cause commune, où nous vous attendons nombreuses et nombreux. 

Clémentine Le Duey, coordinatrice nationale à la vie des départements.

 

 

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Faudra-t-il attendre 1000 ans de plus pour l’égalité ?

25 Février 2021, 07:17am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 24/02/2021 par PCF

La crise sanitaire du Covid-19 a rendu visible les femmes premières de corvée. Les femmes sont : 87 % des soignantes et infirmières, 91 % d’aides-soignantes, 97 % des aides ménagères et aides à domicile, 73 % agentes d’entretien, 76 % des caissières et vendeuses. La crise a montré la dureté de leur travail, la division sexuée du travail et mis en évidence un paradoxe prégnant : toujours en première ligne sur le front des inégalités au travail et dans la vie, les femmes ont un rôle crucial dans la gestion de cette crise malgré la réduction drastique des politiques publiques, et pourtant leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur !

Alors qu’elles représentent plus de la moitié de l’humanité et quelles sont plus formées dans le cadre scolaire, l’écart salarial reste à ce jour de 26 % entre les hommes et les femmes. Au rythme actuel de rattrapage, il faudra mille ans pour obtenir l’égalité salariale !

Le refus des violences sexistes et patriarcales faites aux femmes et les aspirations à l’égalité montent dans la société, notamment à travers les campagnes sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les manifestations féministes. Nous, féministes et communistes, sommes de celles qui participent et construisent au quotidien les mouvements féministes comme des mouvements sociaux de classes.     

La déferlante #MeToo a entraîné un abaissement drastique du seuil de tolérance à l’égard des violences sexistes et sexuelles. Ce moment historique a révélé au grand nombre leur caractère massif, systémique, et la nécessité d’évolutions politiques et législatives d’ampleur, afin d’opérer une véritable transition féministe de notre société. Cela est en effet devenu nécessaire à venir à bout d’inacceptables dysfonctionnements qui subsistent dans la prise en charge des victimes par les autorités publiques, et à opérer un virage culturel global dans la société française.

Au vu des effets dévastateurs de ces actes criminels sur les enfants et les jeunes, et de leur impact sur leur vie adulte, cette question revêt un caractère de santé publique, et un enjeu crucial pour toute société se prétendant civilisée. Dès lors, seule l’édiction d’une loi-cadre sur le plan répressif mais aussi préventif, accompagnée d’une hausse des moyens publics alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, permettront d’apporter une réponse suffisante à endiguer ce phénomène gravissime.

Prenez conscience que comme toute forme de domination, et d’autant plus qu’elle concerne la moitié du genre humain, la domination patriarcale est un puissant frein au développement de l’humanité. Le contexte politique, social et économique international comme national, avec la banalisation des idées d’extrême droite, la montée des conservateurs sont des signes inquiétants pour les droits des femmes. 

Il est de plus en plus urgent de porter haut notre volonté et nos combats pour l’égalité professionnelle, le droit à disposer de son corps sans qu’il puisse être acheté par qui que ce soit, le juste partage des pouvoirs, en France et dans le monde. Les avancées, réalisées grâce aux luttes et mobilisations des militant·e·s, des féministes restent fragiles et sont remises en cause régulièrement par les masculinistes et les politiques d’austérité gouvernementale.

C’est pourquoi nous nous engageons dans le cadre des mouvements féministes unitaires et dans ces revendications, et c’est pourquoi nous serons dans la rue pour :

  • Réclamer la revalorisation des métiers à prédominance féminine et de réelles hausses de salaires !
  • Nous élever contre notre exploitation, pour l’égalité salariale femmes-hommes et revendiquer un réel partage des tâches domestiques et familiales !
  • Réclamer des services publics accessibles à toutes sur l’ensemble du territoire, et notamment des places en crèches.
  • Dénoncer et combattre les violences sexistes et sexuelles, y compris incestueuses, ou encore au travail. Nous voulons un milliard pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.
  • Dénoncer les discriminations qui se cumulent et se renforcent : de genre, de classe, de couleur de peau et d’origine, et lesbo, -bi- et transphobes.
  • Lutter contre la violence sexuelle, raciste et institutionnelle faite aux femmes migrantes, contre leur exploitation, pour réclamer la liberté de mouvement à travers les frontières et un permis de séjour illimité et sans conditions !
  • Pour que l’accès à l’avortement, aux 3 méthodes choisies, soit possible partout et même pendant le confinement, pour que le délai légal soit étendu au-delà de 12 semaines.

Nous serons en grève ce 8 mars. Comme les femmes de par le monde, nous serons dans la rue à manifester et revendiquer. Car sans les femmes, le monde s’arrête ! La place et le travail des femmes dans notre société est centrale pour ouvrir les chemins d’une nouvelle société humaine, émancipée.

On ne veut plus attendre ! 

Hélène Bidard

membre du CN

 

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