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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Strauss-Kahn prend la porte à droite

23 Mai 2010, 12:01pm

Publié par PCF Villepinte

Applaudi par la droite, Dominique Strauss-Kahn remet en cause la retraite à soixante ans… mais pas les marchés financiers.

Par Patrick Apel-Muller

sk.jpgC’est le baiser qui tue. Le ministre du Budget a applaudi hier aux propos du directeur du FMI soutenant le report de l’âge de la retraite et s’exclamant : « Si on vit cent ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à soixante ans ! » François Baroin, trop content de dénoncer « les gros mensonges » des défenseurs de cette conquête sociale qu’il a jugés « tellement irresponsables qu’ils ne sont pas dignes d’être un parti de gouvernement », a quasiment proposé un ban d’honneur : « Je pense que tous ceux qui nous écoutent peuvent se dire, ,Äò,Äò tiens, Strauss-Kahn, il est intelligent " . » Provoquer une telle ferveur chez un homme qui vient de rallier la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy devrait alerter ceux qui, à gauche, caressent le rêve d’une candidature de l’ancien responsable socialiste. En revanche, le président de la République ne doit pas regretter d’avoir appuyé sa candidature à la tête de la principale institution financière internationale.

Á ce poste, DSK se montre d’une sagesse exemplaire pour qui voit dans les marchés financiers les meilleurs moteurs de la marche du monde. Au plus gros de la crise financière, il a réclamé l’engagement massif des fonds publics pour garantir les banques, soutenir les fonds pourris, assurer des perfusions massives de liquidités. Une fois que les budgets nationaux eurent transformé en déficits publics les pertes privées, le FMI se retourne vers les peuples en leur enjoignant de payer l’addition des folies de la Bourse et des grands actionnaires. Pour voler, disait en substance Bertold Brecht dans l’Opéra de Quat’sous, mieux vaut devenir banquier qu’en dévaliser un.

L’air bonasse, craignant les « projets ambitieux qui ne sont pas crédibles », Dominique Strauss-Kahn n’en est pas moins l’un des grands ordonnateurs de la saignée qui fait défaillir la Grèce et des plans d’austérité européens. Les hommes en noir du FMI ont débarqué à Athènes comme à Bucarest, à Vilnius comme hier à Buenos Aires pour tailler dans les services, les budgets sociaux, les salaires ou les retraites. Là où ils passent, les marchés financiers se surpassent et les économies trépassent. Combien de pays ces recettes ont-elles mis à genoux ? Les institutions financières internationales affichent toujours les meilleures intentions - de quels effets ont été suivies les proclamations régulatrices des grands de ce monde ? -, mais leurs critères sont à ce point libéraux qu’elles sèment à foison sur leur passage misère et chômage. Mais DSK reste serein : « La crise peut être un mal pour un bien. » Sans doute pense-t-il au futur sort des fonctionnaires grecs, aux retraités espagnols et aux chômeurs portugais. N’était-ce pas hier la journée mondiale contre l’obésité qui ne connaît sans doute pas de meilleur remède que se serrer la ceinture.

Alors que les pays émergents contestent le fonctionnement du FMI, que l’utilisation du crédit au service de la croissance et de l’épanouissement humain devient une revendication, le directeur du FMI se contente d’accompagner la mondialisation capitaliste et de prêcher la mise en cause d’acquis sociaux aussi considérables que la retraite à soixante ans. Hélas, il emprunte « la porte à droite ».

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Déficits publics

22 Mai 2010, 12:09pm

Publié par PCF Villepinte

    « la stratégie du choc » de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures pour réduire les déficits publics : une réforme constitutionnelle imposant des objectifs chiffrés sur cinq ans et un ralentissement des dépenses de santé et des collectivités locales.

La « stratégie du choc » dénoncée par Naomi Klein dans un de ses ouvrages fonctionne à plein régime. En s’attaquant d’abord à la Grèce puis à la zone Euro, les spéculateurs avec la complicité des principaux gouvernement européens veulent imposer de toute urgence des super-mesures d’austérité. L’objectif est encore une fois, pour ces financiers sans scrupules, de gagner de nouvelles parts de marché en assassinant à petit feu les services publics et leurs champs d’intervention.

 

Austérité : les peuples n’ont pas à payer la crise ! - Rassemblement du 19 mai, Place Jean Jaures, Paris

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Emploi, salaires, retraite... tous mobilisés, rassemblés et exigeants le 27 mai !

22 Mai 2010, 12:02pm

Publié par PCF Villepinte

Communiqué commun des organisations syndicales : CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA , CFTC:

 

 


 

Donner la priorité à l’emploi stable, améliorer les salaires et le pouvoir d’achat, réduire les inégalités, réorienter la fiscalité vers plus de justice sociale, investir pour l’emploi de demain par une politique industrielle prenant en compte les impératifs écologiques et par des services publics de qualité restent nos objectifs communs.

Concernant les retraites, elles rappellent que l’emploi "en quantité, en qualité et qualifié, reconnu et valorisé" doit devenir une priorité dans les entreprises et les administrations pour redonner du sens au travail, à la société toute entière. C’est une source de financement incontournable pour assurer le devenir et la pérennité de notre système de retraites par répartition basé sur la solidarité intergénérationnelle.

Une plus juste répartition des richesses, la réduction des inégalités, l’égalité entre les Femmes et les Hommes au travail s’imposent aussi pour garantir à tous un bon niveau de vie à la retraite. L’âge légal de départ en retraite à 60 ans doit être maintenu. La pénibilité du travail doit être reconnue et ouvrir des droits à un départ anticipé à la retraite.

La concertation en cours, le calendrier extrêmement serré imposé n’offrent pas une qualité de dialogue social acceptable pour répondre à un tel enjeu de société, d’autant que les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l’âge légal de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant.

Pour toutes ces raisons et dans un cadre unitaire, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent les salariés, les retraités, les jeunes et les privés d’emploi à une journée nationale de mobilisation le jeudi 27 mai 2010 pour interpeller ensemble les pouvoirs publics, tous les employeurs et peser sur les choix à venir.

Elles appellent l’ensemble de leurs organisations à se rencontrer pour décider, dans les entreprises et lieux de travail, d’actions unitaires de haut niveau donnant lieu à des grèves et des manifestations interprofessionnelles dans les territoires. »

 

Bus au départ de Villepinte:

mairie centre administratif 13H15


« Dans un contexte économique et social caractérisé par une situation de l’emploi dégradée, des difficultés de pouvoir d’achat et une aggravation des conditions de travail pour de nombreux salariés, dans le public et dans le privé, en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA réaffirment que la sortie de crise passe par des politiques publiques en faveur d’une relance économique intégrant la satisfaction des besoins sociaux.

Avant même que le Président de la République ne réunisse un "sommet social" le 10 mai 2010, le Premier ministre annonce un gel des dépenses de l’Etat pour les 3 ans à venir. Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA condamnent cette annonce et considèrent que la réduction des déficits ne peut être envisagée sans assurer la cohésion sociale et la réduction des inégalités, en particulier par une fiscalité plus redistributive.

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"Quelle Europe nouvelle pour sortir de la crise ?" :

22 Mai 2010, 11:56am

Publié par PCF Villepinte

forum les 4 et 5 Juin à Paris
« Quelle Europe nouvelle pour sortir de la crise ? » C’est le thème du forum qui se tiendra, à la Mutualité, à l’initiative de Patrick Le Hyaric et du groupe Gauche Unitaire Européenne/Gauche Verte Nordique au Parlement européen et en partenariat avec l’Humanité, l’Avghi (Quotidien grec) et Sto Kokkino (Radio grecque).


En imposant l’austérité aux peuples, les chefs d’Etat et la commission européenne volent une fois de plus au secours des marchés financiers. Ils choisissent la fuite en avant et envoient l’Europe dans le mur.

Le besoin d’une Europe nouvelle se fait plus pressant que jamais.

C’est dans ce sens que Patrick Le Hyaric, député au parlement européen, a proposé l’organisation d’un grand forum pluraliste et public sur le thème « Quelle Europe nouvelle pour sortir de la crise ? ».

Après le succès de la pétition en soutien au peuple grec lancée par l’Humanité, ce forum prolonge l’action pour mieux comprendre la crise, stimuler la réflexion, construire des solidarités et élaborer une alternative pour l’Europe.

A travers plusieurs tables rondes, parlementaires, économistes, syndicalistes, représentants des mouvements sociaux, signataires de la pétition échangeront, confronteront leur vision et analyse et seront invités à proposer plusieurs pistes pour une Europe nouvelle, enfin en faveur des peuples.

Programme

- VENDREDI 4 JUIN

1ère table ronde (18h30 - 20h00)
Comprendre la crise en Europe

2ème table ronde (20h00 - 22h30)
Traité de Lisbonne, comment sortir de l’impasse politique ?

- SAMEDI 5 JUIN

3ème table ronde (9h00 - 12h00)
Quelles propositions alternatives, quelle autre construction européenne pour les peuples ?

4ème table ronde (14h00 - 17h00)
Quelle solidarité durable mettre en œuvre ?


Ils ont déjà annoncé leur participation : Yannis Androulikadis (journaliste radio et syndicaliste), Nicolas Benies (économiste), Pervenche Berès (députée au parlement européen, membre du groupe socialiste, Présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen), Paul Boccara (économiste, historien), Jean-Pierre Brard (Député de la Seine-Saint-Denis, Maire Honoraire de Montreuil), Marie-George Buffet (secrétaire nationale du PCF, Députée de la Seine-Saint-Denis), Pascal Canfin (député au parlement européen, membre du groupe des Verts), Yves Dimicoli (économiste), Maryse Dumas (syndicaliste, postière), Ilda Figueiredo (députée au parlement européen, membre du Parti communiste Portugais), Monique Florenzano (Economiste. directrice de recherche au CNRS), Jacques Généreux (professeur d’économie à Science-Po, dirigeant du Parti de gauche), Thomas Händel (député au parlement européen, membre de Die Linke), Liem Hoang Ngoc (député au parlement européen membre du groupe socialiste, professeur d’économie à l’Université Paris 1), Michel Husson (économiste), Pierre Khalfa (membre du Conseil Scientifique d’ATTAC et porte-parole de l’Union syndicale Solidaires), Pierre Laurent (coordinateur national du PCF, Conseiller régional), Didier Le Reste (syndicaliste cheminot), Nasser Mansouri-Guilani (membre du Conseil économique et social), Savvas Rompolis (directeur de l’Institut grec du travail ), Aurélie Trouvé (co-présidente d’ATTAC), Kostas Vergopoulos (professeur d’Université en économie), Francis Wurtz (Député honoraire au parlement européen), des syndicalistes, des parlementaires européens…


Pour participer au forum, compte tenu des places limitées, pré-inscription obligatoire : solidariteeurope@yahoo.fr


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Video RETRAITES

21 Mai 2010, 12:48pm

Publié par PCF Villepinte

PCF - Expression directe - mai 2010
Retraites : le gouvernement prolonge son opération de dissimulation
 
Dans le « document d’orientation sur la réforme des retraites » qu’il vient de rendre public, le gouvernement prolonge son opération de dissimulation, avec l’objectif d’empêcher l’indispensable débat public et citoyen.

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Intervention du député François ASENSI

21 Mai 2010, 06:15am

Publié par PCF Villepinte

Parc de la Poudrerie :  » Monsieur Borloo, il faut permettre aux jeunes villepintois de profiter au plus vite de la richesse écologique et naturelle du Parc. »

( Blog de F ASENSI)

Parc de la Poudrerie :  » Monsieur Borloo, il faut permettre aux jeunes villepintois de profiter au plus vite de la richesse écologique et naturelle du Parc. »Parce que les enfants ont droit de découvrir toute la richesse de la nature, je viens d’écrire à Monsieur Borloo, afin que les jeunes villepintois puissent, à nouveau et au plus vite, profiter du centre nature de leur ville qui est au coeur du parc de la Pourdrerie.

Nelly Roland, la maire de Villepinte, veut en effet faire du centre nature un espace prioritaire pour la sensibilisation des jeunes aux problèmes écologiques et à la nécessité de la préservation de notre patrimoine naturel. Bien entendu, je soutiens sa démarche.

Confrontée aux problèmes de pollution , elle a du pourtant fermer le centre nature. Il s’agit donc par mon intervention de demander à l’Etat de prendre ses responsabilités pour que très vite le centre soit à nouveau ouvert à tous les jeunes villepintois.

En effet, les activités militaires ont polluées les sols de ce magnifique site qu’est le Parc de la Poudrerie.  Des solutions de dépollution existent. Mais contrairement à tous les principes de responsabilité écologiques qui impliquent la règle du « pollueur-payeur », l’Etat demande aux contribuables de nos villes de payer la facture de la dépollution, alors que ce sont des activités d’Etat qui rendent impraticable le site de la ville.

J’ai donc demandé à Monsieur Borloo de ne pas faire peser aux collectivités locales des dépenses qui ne relèvent pas de leurs choix. Je lui ai aussi demandé d’examiner une solution intermédiaire, qui serait l’utilisation de bâtiment du ministère de la Défense. Ainsi, les jeunes villepintois ne seraient plus privés du plaisir de découvrir ce parc.

voici mon intervention

Le député François Asensi attire l’attention du Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, sur la dépollution du centre nature de Villepinte situé dans le parc de la Poudrerie.

Dès 2005, la question d’éventuelles pollutions liées aux activités militaires présentes sur ce site se sont posées. En mai 2005, le député demandait au ministre de l’écologie et du développement durable de mettre fin à cette situation. Il a fallu bien d’autres interventions, pour que l’État prenne enfin en compte la réalité des « pollutions résiduelles » présentes dans ce magnifique espace boisé de 120 hectares.

Fin mai 2008, une première phase des études conduites, permet de conclure qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre l’état du milieu et les usages, à l’exception du centre nature de Villepinte. En effet, une pollution au mercure et au plomb, trace de l’activité militaire de l’État dans ce site, le rendait impropre à toute utilisation par des enfants. Le 1er juin 2008 le maire de Villepinte prenait alors la décision de le fermer, alors que son aménagement intérieur a pourtant été intégralement financé par la ville et un animateur nature embauché pour développer des activités de découverte pour les enfants. C’est au total quelques 443 000 € que cette commune aura versés entre 1999 et 2009, pour ce centre nature, qui est depuis le 1er juin 2008 fermé aux enfants de Villepinte.

Les travaux de dépollution à mettre en œuvre sont importants et concernent non seulement les sols autour et sous le bâtiment, mais aussi les fondations et la dalle. Les travaux à entreprendre nécessitent donc une intervention sur le bâti existant, dans un ensemble de contraintes fortes. Le site est en effet zone Natura 2000 et site naturel classé au titre de la loi de 1930.

Pour permettre à nouveaux aux enfants villepintois de profiter de cette structure, les services de l’État ont conduit des études et proposent 3 hypothèses de travail. Les deux premières comprennent la dépollution des sols situés dans l’emprise et sous le bâtiment. Cette solution technique permet la conservation de ce bâtiment. La troisième consiste en la démolition pure et simple du bâtiment avant dépollution des sols, les services du ministère proposant que la nouvelle communauté d’agglomération « Plaine de France » finance cette reconstruction. Cette solution est d’une part impossible puisque le site est classé, mais d’autre part inacceptable car elle déresponsabilise l’Etat. Il ne saurait faire reporter une partie des dépenses qui lui incombent sur les collectivités territoriales ou leurs établissements de coopération intercommunale.

Reste qu’à ce jour aucune solution transitoire pour accueillir les enfants de Villepinte n’a été proposée. Aucune des diverses solutions évoquées n’est à ce jour travaillée, en particulier celle d’une utilisation provisoire des bâtiments propriété du ministère de la défense nationale actuellement non ou sous-utilisés.

Le député demande donc au ministre de bien vouloir lui signifier la solution de dépollution vers laquelle s’oriente l’Etat, les délais pour sa mise en application et les dispositions intermédiaires qui permettraient aux jeunes villepintois de profiter au plus vite de la richesse écologique et naturelle du Parc de la Poudrerie.

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L'austérité inscrite dans la Constitution

21 Mai 2010, 06:12am

Publié par PCF Villepinte

Le président de la République veut changer la constitution pour y graver l’obligation de l’équilibre budgétaire contre la dépense publique et sociale. Une façon de déclarer anticonstitutionnelle toute politique alternative. Une démission face aux exigences de l’Allemagne et des marchés financiers

.

Jeudi à l’Élysée, en conclusion de la 2e session de la conférence sur les déficits, le président de la République a annoncé qu’il comptait engager très prochainement un véritable coup d’État constitutionnel. Il a en effet déclaré souhaiter "la mise en Œµvre d’une réforme constitutionnelle" qui "ferait obligation à chaque gouvernement issu des urnes de s’engager pour cinq ans sur une trajectoire de déficit. Chaque gouvernement devrait simultanément s’engager sur la date à laquelle l’équilibre des finances publiques serait atteint". Si Nicolas Sarkozy parvenait à obtenir une telle réforme, cela signifierait que, quel que soit le vote des Français en 2012, même battu, il pourrait imposer au futur chef de l’État et à la majorité qui sortira des urnes l’obligation de poursuivre sa politique d’austérité. Imposer l’équilibre des dépenses publiques, compte tenu de l’importance de la dette et de la charge d’intérêts qu’elle génère, c’est forcément contraindre à tailler dans les dépenses, même si de nouvelles ressources fiscales étaient dégagées. Reste qu’il est loin d’être évident, pour le chef de l’État, de trouver une majorité des 3/5e à l’Assemblée et au Sénat pour voter sa réforme (…)

La suite dans l’Humanité du vendredi 21 mai.

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A PROPOS DES BUDGETS DES PAYS EUROPEENS

20 Mai 2010, 11:31am

Publié par PCF Villepinte

Une camisole pour imposer l'austérité aux peuples

En réclamant un droit de veto sur les budgets des pays membres, la Commission de Bruxelles met en cause la souveraineté des peuples et entend franchir un nouveau pas vers une politique autoritaire et ruineuse de superaustérité réclamée par Angela Merkel et soutenue par Nicolas Sarkozy.


Hier, dans plusieurs pays européens, des « fuites » ont été organisées dans la presse confirmant le durcissement des plans d’austérité des gouvernements. Plusieurs quotidiens italiens ont révélé qu’un gel d’un an des salaires des fonctionnaires serait à l’étude. La presse espagnole a de son côté commenté les mesures d’austérité annoncées mercredi par le gouvernement : baisse des salaires pour les fonctionnaires, gel de la revalorisation de certaines retraites, suppression de projets d’investissement… Au Portugal, les journaux ont annoncé le matin des mesures que le gouvernement a présentées l’après-midi et qui s’illustrent par une hausse généralisée des impôts.

Cette volonté de durcir les politiques publiques est aussi au cœur de la demande, mercredi, de la Commission de Bruxelles de pouvoir exercer un contrôle préalable des budgets des États. Il s’agirait d’imposer que les projets de budgets nationaux soient chaque année d’abord soumis à la Commission, puis examinés par les ministres des Finances de la zone euro qui donneraient leur avis, avant qu’ils soient soumis aux parlements. Pour la chancelière allemande, qui s’est exprimée mercredi, cette proposition constitue « un pas important dans la bonne direction ». La ministre française des Finances, Christine Lagarde, a pour sa part indiqué que la France est ouverte à un débat sur le sujet.

Il y a là beaucoup d’hypocrisie. En effet, la demande de la Commission ne tombe pas du ciel, elle formalise une exigence avancée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy dans leur lettre datée du 6 mai dernier adressée au président du Conseil européen et au président de la Commission à la veille du dernier sommet des pays de l’Union. Dans ce texte, les deux dirigeants exigent « un renforcement de la surveillance budgétaire dans la zone euro comportant des sanctions plus efficaces pour les procédures de déficit public excessif et renforçant la cohérence entre les procédures budgétaires nationales et le pacte de stabilité et de croissance ». Á l’issue d’ailleurs de ce conseil de l’Union européenne de vendredi dernier, 7 mai, les dirigeants de la zone euro précisaient dans leur déclaration qu’ils demandaient expressément « à la Commission et au Conseil » des ministres de l’économie et des Finances de veiller « à l’application rigoureuse des recommandations adressées aux États membres dans le cadre du pacte de stabilité » impliquant une « accélération » de « l’assainissement des finances publiques ». Il apparaît bien que la Commission n’a fait que mettre en musique les exigences qui lui ont été adressées et qui mettent gravement en cause la souveraineté des peuples.

Comment expliquer une telle fuite en avant autoritaire et antisociale ? La mise sur pied d’une union économique, financière et politique autour d’une monnaie unique destinée à soutenir les capitaux et les marchés financiers a abouti à un désastre économique et social. Les traités européens se révèlent inadaptés pour faire face à la crise qui secoue l’Europe. Mais plutôt que d’en tirer les conséquences, les dirigeants européens, allemands et français particulièrement, veulent surenchérir, rajouter de l’austérité à l’austérité, renforcer le carcan institutionnel bureaucratique, antipopulaire qui a contribué à la crise et mis le feu à l’Europe. Ils espèrent, en faisant payer aux peuples la crise et les spéculations des banques et de la finance, permettre à ces dernières de retrouver une forte rentabilité. La crainte d’une résistance populaire à cette politique explique aussi cette dérive autoritaire.

Cet acharnement met en cause le modèle social européen, il est dangereux pour la démocratie et les conditions de vie des Européens. Comme l’indiquent les résultats économiques du premier trimestre 2010 en France et en Europe, il ne permet pas d’assurer la reprise économique. Au contraire, il étouffe la croissance, nourrit le chômage, met en cause les services publics, écrase les salaires. Il est pourtant nécessaire de réorienter vraiment la construction européenne. Cela suppose une remise en question des traités et une réorientation en profondeur. Seules une relance sociale et une démocratisation de l’Union peuvent permettre d’éviter l’implosion de l’Europe. Cela suppose à cette fin de changer le rôle de l’euro et de la BCE. L’avenir de ce nouveau mariage entre l’économie, le social, le politique se joue dans les luttes populaires.

Pierre Ivorra

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Retraites , deux visions s'opposent

20 Mai 2010, 11:22am

Publié par PCF Villepinte

Retraites, deux visions s’opposent

À l’Assemblée, la droite se réjouit, la gauche montre les dangers du projet gouvernemental.

Les retraites étaient au cœur des discussions, hier, à l’Assemblée nationale. Le président du groupe UMP, Jean-François Copé, s’est félicité « de l’excellente qualité du document d’Éric Woerth ». Le président du groupe UMP a chaudement appuyé les propos de Laurence Parisot, réjouie de la perspective d’introduire la capitalisation. « Je suis pour repousser l’âge de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation », ajoutant cependant, pour faire bonne figure, « il faut s’occuper des petites retraites ».

Pour Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes, « nous sommes face à une double arnaque ». Celle « qui consiste à faire croire que les riches pourraient être mis à contribution », l’autre, de faire croire que les seules solutions sont « d’allonger la durée de cotisation et de reculer le départ effectif à la retraite ». Ce qui fait dire au député (PCF) Jean-Claude Sandrier, dans une question au gouvernement, « après avoir capitulé devant les spéculateurs vous voulez maintenant imposer des sacrifices aux seuls salariés ». Ce que confirme Martine Billard (Parti de gauche) : « Les quelques financements supplémentaires préconisés par le gouvernement ne règlent rien, les déficits vont se creuser et justifier demain d’en finir avec notre système de répartition. »

Enfin, pour Bruno Leroux, député PS dont le parti devait rendre publique, hier soir, ses propositions, « les efforts demandés sont inversement proportionnels aux niveaux de revenus et des patrimoines », regrettant que les banques, les revenus financiers, les stock-options soient exemptés. Quant au bouclier fiscal, il constitue, pour François Barouin, secrétaire d’État, « une certaine idée de l’équité fiscale »  ! C’est tout dire.

Max Staat

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L’Europe a traité la Grèce comme les Anglais traitèrent les bourgeois de Calais.

9 Mai 2010, 18:19pm

Publié par PCF Villepinte

Les clés

Par maurice Ulrich  

 

 

 

Bon anniversaire l’Europe, dont c’était hier la journée. Le 9 mai 1950, Maurice Schumann lançait son appel pour la création de la Communauté franco-allemande du charbon et de l’acier. Depuis ce temps, combien de voix pour vanter ce généreux projet, vouer aux gémonies les sceptiques, fustiger les hérétiques refusant de tout sacrifier sur l’autel du grand marché et de se laisser convaincre par le dogme de la concurrence ? Bon anniversaire l’Europe et l’Hymne à la joie ! On s’aperçoit aujourd’hui qu’elle a plus construit de châteaux en Espagne que de solides demeures pour les peuples. Et ce sont maintenant les peuples qui doivent payer ces châteaux que sont les banques. C’est pour payer les banques que l’on prête à la Grèce à un taux de 5 % qui va, pour l’essentiel, profiter aux prêteurs. Il faut calmer les marchés, donc il faut se plier à ce qu’ils attendent.

Oh, quand il s’agit de brandir une fois de plus un sabre de bois, les déclarations ne manquent pas ! Méfiez-vous, méfiez-vous ! Et Nicolas Sarkozy annonce que les spéculateurs en seront «  pour leurs frais  ». Angela Merkel y est allée de son couplet : «  Ceux qui sont à l’origine de ces excès sur les marchés devront rendre des comptes.  » Et comme il faut une mouche du coche pour activer l’attelage, Michel Barnier, commissaire européen chargé des services financiers, menaçait hier : «  Les sanctions seront de toute nature, y compris judiciaire, quand les preuves seront faites, et nous sommes prêts à augmenter ces sanctions contre tous ces mouvements spéculatifs anormaux.  » Sur la scène de son théâtre, Guignol est plus crédible. Mais c’est aussi une diversion. La crise serait le fait de certains excès, de mouvements anormaux qu’il s’agirait de corriger.

La réalité c’est que l’Europe a traité la Grèce comme les Anglais traitèrent les bourgeois de Calais. La réalité c’est qu’elle a obtenu les clés de la terre grecque, pour les remettre aux marchés. La finance a été sauvée par l’endettement des États mais elle attend maintenant que les États lui payent leurs dettes. Bon anniversaire l’Europe ! Mais ce qui est en passe de se mettre en place, c’est une gestion autoritaire de l’économie grecque avec une gouvernance par décrets. C’est une mise sous tutelle, depuis Bruxelles, des États les plus fragiles de la zone euro. C’est au total une économie dirigée depuis les centres de la finance, depuis les grandes places boursières. Il ne s’agit pas d’excès. C’est la réponse du capitalisme mondialisé à sa propre crise : la gestion de l’économie mondiale par le capitalisme lui-même.

C’est une phase nouvelle dans l’histoire. Les peuples sont sommés de se soumettre. En France, le plan de rigueur de François Fillon est une décision autoritaire et lourde de graves conséquences, prise au nom de l’urgence et jouant sur l’inquiétude réelle de l’opinion. C’est toujours au nom de l’urgence qu’on étouffe la démocratie mais son gouvernement, comme le chef de l’État, n’a en aucune manière l’intention de remettre en cause les privilèges fiscaux des plus riches. Le peuple grec résiste. Ce week-end, la puissante fédération des syndicats allemands, la DGB, rassemblant des millions de travailleurs, a publié une déclaration proche de la pétition que nous faisons circuler. C’est un fait considérable. «  Tout devait changer, rien ne change, écrivait samedi l’éditorialiste d’un quotidien, c’est désespérant.  » Ce le sera, si les peuples, en Europe pour une autre Europe, dans le monde contre sa gestion par le capital, ne prennent pas les clés.


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