Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Pour soumettre les choix économiques à la délibération politique

9 Mai 2010, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

 

Et si on commençait la démondialisation financière ?

 Les investisseurs étrangers — au tout premier rang desquels les banques françaises et allemandes— détiennent 70 % de la dette grecque. Une situation qui place la politique du pays sous tutelle des institutions financières, et qui pourrait s’étendre à l’Espagne, à l’Italie ou au Portugal. Il existe pourtant un moyen d’assurer la souveraineté de la délibération politique : renationaliser la dette.

Par Frédéric Lordon(extraits)
Conformément à la logique éternelle des faux débats, le tumulte de commentaires suscités par la crise grecque prend bien soin de maintenir étanche la séparation entre questions à poser (inoffensives) et questions à ne pas poser (plus gênantes), et notamment celle des façons d’envisager le financement des déficits publics. Interrogation que les traités européens s’efforcent de déclarer forclose : ce financement se fera exclusivement sur les marchés de capitaux, sous la tutelle des investisseurs internationaux, et pas autrement. La simple observation des dégâts qui naissent de l’exposition des finances publiques grecques aux marchés obligataires pourrait pourtant donner l’envie d’explorer des solutions moins désastreuses, comme, par exemple, le recours au financement monétaire des déficits .

Elle pourrait également inciter à méditer le cas singulier du Japon, un pays aussi superlativement endetté... qu’il est absent de la chronique des crises de dette souveraine. Car si l’on fait grand cas de la dette grecque, son encours (270 milliards d’euros, soit 113 % du produit intérieur brut [PIB] en 2009, 130 % prévus pour 2010) reste pourtant des plus modestes comparé à celui de la dette japonaise, dont le ratio atteindrait les 200 points de PIB en 2010 — record incontesté parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Comment comprendre que le détenteur de la plus importante dette publique au monde, affligé en outre de la solvabilité apparente la plus dégradée (si on lui donne pour mesure sommaire son ratio sur PIB), soit à ce point ignoré des investisseurs internationaux ?

La réponse, simplissime, est : parce que les investisseurs internationaux ne sont pas les souscripteurs de la dette publique japonaise. Laquelle est détenue à plus de 95 % par les épargnants nationaux. A l’exact inverse des Etats-Unis, le Japon affiche un taux d’épargne des ménages rondelet, largement suffisant pour couvrir les besoins de financement de l’Etat et, au-delà, des entreprises. Aussi les marchés (...)


Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique de mai 2010 actuellement en kiosques.

Voir les commentaires

Retraite, des moyens supplémentaires

9 Mai 2010, 07:02am

Publié par PCF Villepinte

VIDEO CGT
 

 

Voir les commentaires

Crise :

8 Mai 2010, 06:23am

Publié par PCF Villepinte

 Agissons ensemble pour obtenir une initiative politique européenne.

Par Patrick Le Hyaric

Chaque heure qui passe montre que les promoteurs de cette Europe ultralibérale ont enfanté avec leurs traités et leurs directives, d’un monstre dont ils n’ont même plus la maîtrise.

Il n’y a pas d’Europe politique. Les tenants de la haute finance internationale narguent les responsables européens parce que ceux-ci leur ont lâché la bride dès lors qu’ils ont décidé la liberté totale de circulation des capitaux. Voilà la cause essentielle de la spéculation internationale contre les budgets de plusieurs Etats européens. Les lettres communes de Mme Merkel et de M Sarkozy n’y changent rien ! Les réunions du Conseil européen non plus ! Ce ne sont que des opérations de façade couvrant les pieuvres de la finance. Il faut maintenant cesser ces comédies dont les seules victimes sont les peuples.

Ajoutons qu’au mépris de tout principe démocratique, de toute démocratie sociale, le gouvernement grec a décrété aujourd’hui par oukase les mesures antisociales dictées par le FMI et quelques politiciens européens (mesures que nous avons révélées hier dans nos colonnes). Cela constitue un véritable coup de force contre le peuple et la démocratie grecs, on impose contre la souveraineté populaire des mesures dramatiques qui font peser de graves menaces sur la démocratie et l’avenir même de la société grecque.

Et cette tragédie risque de se retourner contre l’idée européenne elle-même. Voilà pourquoi il est indispensable que les populations, les salariés, les organisations sociales et syndicales, les forces progressistes agissent pour obtenir une initiative politique européenne, de grande ampleur. Il est absolument nécessaire d’engager désormais des réformes structurelles progressistes de l’Union européenne.

1/ Un moratoire sur toutes les dettes des pays en difficulté est nécessaire. Durant ce moratoire, il convient de sortir des budgets toutes les dettes toxiques qu’il s’agisse de celles des Etats ou des collectivités territoriales.

2/ Il faut prendre la décision politique de dépasser les règles absurdes des traités pour activer la Banque centrale européenne comme un outil de refinancement des dettes en lien avec les banques nationales à un taux d’intérêt inférieur à 1%.

3/ Il est nécessaire de créer un fonds européen de solidarité et d’entraide entre pays et pour des programmes de relance.

4/ Il est nécessaire d’urgence d’inventer un mécanisme de taxation des transactions financières pour alimenter un tel fonds.

5/ Les plans d’austérité en cours ne sont qu’une fuite en avant qui aggrave encore la crise. Il faut au contraire, à l’échelle de l’Union européenne et pays par pays, élaborer avec les organisations syndicales, avec les collectivités territoriales des plans de relance interne seuls capables de commencer à juguler la crise.

Voir les commentaires

Restauration municipale

7 Mai 2010, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

Madame Valleton et son équipe brouillent l’écoute


VCoctobre08.jpgDans son expression parue dans le bulletin municipal de mai 2010, madame Valleton et son équipe font abusivement l’amalgame entre l’intercommunalité avec Sevran et Tremblay-en-France mise en place en janvier dernier et la recherche, en coopération avec d’autres municipalités, d’une réponse aux besoins de  restauration municipale.

Une modification du mode de gestion de cette restauration  est nécessaire en raison, selon l’audit du cabinet Agriate, d’un certain  nombre de défaillance du délégataire actuel (Sogeres), notamment en termes d’entretien  de l’outil mis à sa disposition. Il s’avère en effet que la cuisine centrale a fait l’objet d’un défaut d’entretien et d’une surexploitation. La durée de vie de cet outil ne saurait excéder cinq ans.

La recherche d’une solution à caractère public, nous paraît tout à fait justifiée, en termes d’efficacité économique et social et de réponses aux besoins. Le président de la république n’a-t-il pas indiqué que si la France résistait mieux que d’autres pays à la crise, c’était grâce à ses services publics ?

Dans cette solution, notre commune travaillera avec d’autres communes, comme elle le faisait déjà avec la Sogeres, chère à madame Valleton, où des marchés (surexploitation pour quels intérêts ?) étaient passés avec d’autres villes comme Drancy, sans que pour autant il existât une intercommunalité

Voir les commentaires

Villepinte conseil municipal

7 Mai 2010, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

Epilogue judiciaire pour le scandale financier  de la Semaville.

 vil.jpg

 Lundi 26 avril, un conseil municipal a été convoqué pour voter une délibération permettant à madame le Maire, Nelly Roland, de se constituer partie civile dans le procès qui va enfin se tenir, à l’encontre de monsieur Cauet directeur général de la Semaville, suite à la plainte contre X, déposée en 1995 par monsieur Jean-Claude Mejsack, Maire de Villepinte.

Cette délibération a été votée à l’unanimité, même par les élu-e-s de droite. Alors, tout va très bien, la justice va passer, nous direz-vous. Nous rappellerons tout de même que chaque année, 10% des impôts des villepintois et villepintoises servent à  payer l’addition des fautes et des erreurs de madame Valleton et de son équipe et que ces personnes ne seront jamais jugées.

Les élus communistes et républicains à l’époque, s’étaient prononcés pour une liquidation judiciaire, et non une liquidation amiable, de la Semaville ainsi que pour l’engagement de poursuites pénales. Ces élus avaient également voté contre l’augmentation des impôts à un niveau aussi élevé, imposée par monsieur Touati, alors responsable des finances municipales.

Voir les commentaires

L’ardoise présentée aussi aux Français

7 Mai 2010, 06:00am

Publié par PCF Villepinte

Le premier ministre a annoncé un plan d’austérité marqué par le gel des dépenses de l’État, de 2011 à 2013. Cela représente, selon certains experts, une baisse de 50 milliards d’euros en rythme annuel. Au tour des retraites maintenant ?
 l’Humanité s’est procurée l’intégralité du texte de l’accord mortifère signé entre le FMI et la Grèce.

Gel des dépenses de l’État en valeur de 2011 à 2013 : c’est ce qu’a annoncé, hier, le premier ministre dans un communiqué, à l’issue d’un séminaire gouvernemental consacré à la lutte contre le déficit public. Matignon commence avec cette annonce à lever le voile sur le plan d’austérité qu’il entend imposer aux Français et qu’il concocte depuis des mois, instillant progressivement certaines de ses dispositions (réforme de l’hôpital, baisse du nombre de fonctionnaires), en préparant d’autres (retraites, collectivités territoriales). Que signifie cette annonce ? Auparavant, les dépenses de l’État augmentaient comme l’inflation chaque année. Avec le gel, elles resteraient d’un même montant d’une année sur l’autre, mais leur «  pouvoir d’achat  » serait amputé par la hausse des prix.

SUR QUI VA TOMBER LE COUPERET ?

Le «  programme de stabilité de la France 2010-2013  », qui correspond aux engagements de la France vis-à-vis de la Commission de Bruxelles afin d’en revenir aux règles du pacte de stabilité européen, table sur une augmentation des prix à la consommation de 1,5 % en 2011, 1,75 % en 2012, et autant en 2013. Chacune de ces années, les dépenses de l’État devraient donc être érodées d’autant. Pour ce qui est de 2010, François Fillon a demandé aux ministres «  de veiller à ce que la dépense soit strictement tenue au niveau prévu par la loi de finances votée par le Parlement  ». Hier matin, Jacques Attali a évalué le montant de cette purge à quelque 50 milliards d’euros sur une année. «  Les dépenses de fonctionnement courant de l’État diminueront de 10 % en trois ans, avec une baisse de 5 % dès 2011  », annonce également le communiqué de Matignon. La poursuite de la politique de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique d’État est confirmée. Les aides économiques (à la construction de logements…), à l’emploi (contrats aidés…) et les aides sociales (aide au logement, allocation adulte handicapé…) seront soumises à «  un réexamen  », avertit aussi le premier ministre. Les niches fiscales, qui coûtent 37,49 milliards d’euros à l’État, sont particulièrement pointées du doigt par la droite au pouvoir. Parmi elles figurent le crédit d’impôt recherche (4 milliards), le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (2,9 milliards), ou encore l’abattement de 10 % sur le montant des pensions et des retraites (2,67 milliards). On peut deviner sur qui tombera le couperet et l’on peut préjuger que cette agitation autour des niches vise à dissimuler le véritable «  chien  » à qui l’on veut s’en prendre : le citoyen de base qui vit de son travail.

POURQUOI EN ARRIVE-T-ON LA ?

Comme ils en ont pris l’engagement auprès de l’Allemagne, l’Élysée et Matignon entendent ramener le déficit public à moins de 3 % en 2013. Cet objectif est présenté comme indispensable pour permettre à l’Europe de sortir de la crise qui la déstabilise, et à l’euro de se refaire une santé. Le véritable motif a en fait été révélé par le premier ministre, mercredi soir, lors de son intervention sur le plateau de TF1. Il a déclaré : «  La France est à l’heure actuelle avec l’Allemagne la meilleure signature en Europe et nous devons tout faire pour conserver cette signature.  » Qui donc valide celle-ci ? Les agences de notation, c’est-à-dire les entreprises chargées par les marchés financiers, les banques, de déterminer la capacité des États à rembourser leurs dettes. C’est clair, dès lors : le plan d’austérité annoncé est destiné à répondre aux exigences des marchés financiers. Le gouvernement français se plie à leurs desiderata dans l’espoir qu’ils continueront à financer la dette publique du pays. Le scandale tient, notamment, au fait que cette dette publique a gonflé sensiblement en peu de temps parce que ce même gouvernement français a dû voler au secours des banques et des marchés financiers qui, en 2008, se sont effondrés. Palme de l’hypocrisie, François Fillon, mercredi soir sur TF1, a osé déclarer que ces «  mesures difficiles  » de baisse de la dépense publique ne constituent pas un plan d’austérité. Il en voit pour preuve dans le fait que L’État n’entend pas remettre en cause ses aides à l’investissement des entreprises. Mais le fait confirme plutôt la chose : le plan d’austérité vise à soutenir encore plus les grands groupes et le capital, et à cette fin, à présenter l’addition au peuple français. C’est de mauvais augure pour le dossier retraite.

PIERRE IVORRA

Voir les commentaires

politique

6 Mai 2010, 16:58pm

Publié par PCF Villepinte

Tout ce que Sarkozy a cassé en trois années à l’Élysée
93Le 6 mai 2007, celui qui se présentait comme le candidat du pouvoir d’achat et de la revalorisation du travail, Nicolas Sarkozy, était élu président de la République. À la tête de l’État UMP, il s’est acharné à liquider notre modèle national.

Bougisme. Un néologisme taillé sur mesure pour Nicolas Sarkozy. Avant lui, jamais un président de la République n’avait ouvert autant de fronts  : « Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux… Je veux… Je veux… » Au soir de son élection, grisé par ses propres paroles, le candidat UMP disait vouloir être « le président de tous les Français ». L’Humanité a choisi dix lois votées en trois ans qui vont pourrir le quotidien de « tous les Français »… sauf celui de ses amis du Fouquet’s.

Le bouclier fiscal

Symbole de ce que sera son mandat, Nicolas Sarkozy fait voter, deux mois après son élection, en juillet 2007, le fameux bouclier fiscal pour, soit disant, « éviter l’exil fiscal des fortunes » à l’étranger. Les prélèvements fiscaux ne peuvent dépasser 50 % des revenus. Résultat  : 10 % des familles les plus riches de France touchent des chèques de plus de 300 000 euros, sans que pour autant l’investissement et l’emploi soient au rendez-vous. À l’heure de la crise, la droite refuse toujours d’abroger cette mesure injuste.

Le travail du dimanche

Votée le 23 juillet 2009, la loi sur le travail du dimanche devait créer croissance et emploi. Mais « ce qui sera créé dans la grande distribution sera détruit dans le commerce traditionnel, avec un solde pouvant être négatif », explique le collectif Amis du dimanche. Les salariés travaillent soi-disant sur la base du volontariat, mais sans double paiement. Il s’agissait juste de faire plaisir à la grande distribution. Et l’État ferme toujours les yeux sur les enseignes qui contournent une loi pourtant déjà très permissive en ouvrant le dimanche après 13 h 30…

La santé publique

En 2008, Sarkozy qualifiait de « majeur » son projet de réforme des hôpitaux. Il disait sa volonté de regrouper les établissements publics, d’ériger les directeurs en véritables patrons. Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a exaucé ses vœux en portant la loi Hôpital, patients, santé et territoires, jusqu’à sa promulgation, le 21 juillet 2009. Huée par les syndicats, impopulaire auprès des patients, cette loi impose un contrôle budgétaire strict. L’hôpital est maintenant géré à la manière d’une entreprise, bien loin de l’esprit de service public.

L’éducation nationale

La loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), votée subrepticement le 10 août 2007, cache derrière l’autonomie annoncée le désengagement de l’État de l’université publique. Selon l’Unef, elle oublie « la réussite et l’accompagnement social des étudiants, l’insertion professionnelle, la place de la recherche ». La démocratie universitaire recule  : « En précarisant les personnels et en ouvrant la porte au désengagement de l’État par des transferts de compétences », la LRU abandonne l’égalité devant le système scolaire.

Le service public

2,3 millions de citoyens votent contre la privatisation de La Poste, le 23 octobre 2009. La droite refuse d’en tenir compte. Sous couvert de trouver de l’argent pour le développement de La Poste, mais refusant de le faire par le biais de la Caisse des dépôts, elle ouvre le capital de l’entreprise publique aux capitaux privés. La porte est ainsi ouverte à la privatisation, ce qui remet en cause les services publics postaux (péréquation tarifaire, distribution du courrier, rôle du livret A…) et la présence de La Poste sur tout le territoire.

La taxe professionnelle

Au prétexte d’alléger les charges des entreprises pour leur permettre de créer des emplois, le gouvernement supprime, le 18 décembre 2009, la taxe professionnelle qu’elles payent. Un cadeau de 12 milliards d’euros aux patrons. L’État ne compensant pas pleinement cette perte de recettes aux collectivités locales, comme l’a confirmé le secrétaire d’État aux Collectivités, Alain Marleix, il met en danger l’avenir des services publics mis en place par les villes et les départements et reporte la pression fiscale sur les ménages.

Le présidentialisme

C’est la « démocratie irréprochable », version Nicolas Sarkozy. La révision de la Constitution, votée de justesse par le Parlement réuni en congrès, le 21 juillet 2008, entérine la possibilité pour le chef de l’État de venir prononcer une fois l’an un discours devant ce même congrès, sans que les parlementaires n’aient le droit de voter sur sa déclaration. Quant à la « revalorisation » promise du rôle du Parlement et des droits de l’opposition, elle s’est en fait traduite par la restriction du temps de parole des députés.

L’audiovisuel

« J’ai été ministre de la Communication. Je suis ça de près, ça fait partie du travail politique », disait Nicolas Sarkozy devant les journalistes, en 2006. Il a donc choisi, dès janvier 2009, d’asphyxier l’audiovisuel public en interdisant la publicité après 20 heures. Avec le vote du 5 mars, le président de la République allait pouvoir nommer les patrons des chaînes (TV et radio) publiques. Pas encore le « retour à l’ORTF », mais la « réforme de droite » de la télévision théorisée par un proche du château, Alain Minc, dès 1993, est enclenchée…

L’Europe 
antisociale

En ratifiant le traité de Lisbonne, le 4 février 2008, Nicolas Sarkozy a piétiné le vote des Français. Le 29 mai 2005, ils avaient rejeté par référendum le projet de Constitution européenne, la toute-puissance des marchés et le dogme de « la concurrence libre et non faussée ». Après les « non » français et néerlandais, la tactique était simple  : réaliser un copié-collé ne portant plus le nom de Constitution et le faire adopter par voie parlementaire. Ce déni de démocratie aurait pu être évité si les parlementaires socialistes avaient tous joint leurs voix aux communistes. Hélas…

Le retour à l’Otan

L’annonce a été faite au sommet de Bucarest, en avril 2008, devant George Bush, elle a été officialisée le 4 avril 2009, à Strasbourg, en présence de Barack Obama  : la France a réintégré le commandement militaire de l’Otan, instance qu’elle avait quittée en 1966 sur décision du général de Gaulle. La place originale de la France au sein de l’Alliance atlantique, son indépendance stratégique prenaient fin.

Sébastien Crépel, Grégory Marin, Jean-Paul Piérot, Cécile Rousseau, Max Staat

Voir les commentaires

sur le site ACTUS RETRAITE de la CGT

5 Mai 2010, 16:34pm

Publié par PCF Villepinte

ACTUS RETRAITE

Partagez cette page par courriel et réseaux sociaux 

Bookmark and Share
La retraite par appropriation, vous connaissez ?
A COR et à cris
Leçons du COR
Le COR du délit
Premières mesures d'urgence

Voir les commentaires

Reconnaître la Résistance à l’esclavage

5 Mai 2010, 04:47am

Publié par PCF Villepinte

10 mai esc.jpgà Villepinte 17 heures,

place Toussaint Louverture,

commération de l'abolition de l'esclavage.

Ces Noirs qui ont fait l’histoire

Par Alain Vidal pour le collectif du 10 mai (1)

Dimanche 9 mai, Ernest Barreau, Henry Duguy, Odette Roux, et François Spirlet (déporté), tous les quatre résistants au colonialisme nazi, ­viendront à Nantes pour participer à la Marche des esclaves et pour lancer un appel solennel à tous les états de la planète. Deux autres résistants, Raymond Aubrac et Walter Bassan (déporté à Dachau), empêchés d’être présents, participeront à l’événement par vidéo interposée sur écran géant. Cet appel s’inscrit dans le cadre de la célébration du 10 mai, journée nationale de la Mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Du XIe au XIXe siècle, des résistants noirs ont lutté contre les déportations et l’esclavage planifiés par le ­colonialisme. Dans l’Europe occupée par les nazis, des résistants, eux aussi, ont organisé des maquis pour lutter contre les déportations et l’esclavage qui sévissaient dans les camps. Ils ont lutté contre des méthodes qualifiées par Aimé Césaire de « procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde, et les nègres d’Afrique ».

Ces résistants demanderont que « les États inscrivent aux programmes scolaires, l’étude de la résistance noire aux déportations et à l’esclavage planifiés par le colonialisme, au même titre qu’est enseignée la résistance européenne aux déportations et à l’esclavage planifiés par le nazisme ».

Cet événement international s’inscrit dans la dynamique du thème choisi par le Collectif du 10 mai à Nantes  : La Résistance noire à l’esclavage, ces noirs qui ont fait l’histoire.

L’appel des six résistants (2) sera lancé le 9 mai, aux alentours de 19 heures, place de la Petite-Hollande, à Nantes. Le regard que ces « toujours résistants » portent sur le monde, donnera naissance à un film, résultat d’une quinzaine d’heures d’entretiens réalisés avec une équipe du Collectif du 10 mai. Ces résistants se sont battus, comme les nègres marrons, contre une colonisation, la colonisation de l’Europe par les nazis. Conscients que le « Plus jamais ça  ! » lancé en 1945, après la défaite du colonialisme nazi, n’a pas été réellement suivi d’effets, ces résistants considèrent qu’un devoir d’histoire occulté ne peut générer qu’un devoir de mémoire amputé  : « Oublier ou ignorer l’histoire, c’est se condamner à la revivre. »

Les nègres marrons s’organisaient en quilombos ou palenques, des sociétés où les outils, les savoirs et savoir-faire étaient mis en commun. Dans ces espaces de liberté, ces hommes et ces femmes explorèrent les voies de la ­coopération plutôt que celles de la compétition.

(1) Le Collectif du 10 mai présente trois conférences à Nantes, à la Médiathèque Jacques-Demy (Salle Jules-Vallès)  : le 5 mai à 20 h 15 avec Alain Vidal, La résistance noire à l’esclavage, ces noirs qui ont fait l’histoire  ; le 7 mai à 18 heures avec J.-P. Omotundé, G Biyogo, J.-P. Ngassa, Résistances et abolitions  ; le 10 mai à 14 heures avec Alain Anselin, le refus de l’esclavitude. collectif10mai2010@live.com

(2) Cet appel a reçu le soutien de Louis Sala-Molins, professeur émérite de philosophie politique à la Sorbonne et à Toulouse ; Olivier Le Cour Grandmaison, professeur de sciences politiques et de philosophie politique à l’université d’Évry-Val-d’Essonne ; Hector Elisabeth, sociologue, à l’Université des Antilles et de la Guyane ; Elikia M’Bokolo, historien spécialisé sur l’Afrique, a été directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, actuellement professeur à l’Institut des sciences et techniques humaines (ISTH) ; Raphaël Confiant, écrivain ; Miguel Benasayag, ancien résistant guévariste en Argentine, professeur invité à l’Université de Lille III ; Alain Anselin, anthropologue.

un devoir d’histoire occulté ne peut générer qu’un devoir de mémoire amputé

Voir les commentaires

Solidarité avec le peuple grec

5 Mai 2010, 04:43am

Publié par PCF Villepinte

 
Grève générale et manifestations, la journée de mercredi s’annonce comme un grand moment de résistance du peuple grec au superplan d’austérité que veulent lui infliger l’UE et le FMI.     Bruno ODENT

Le peuple grec, menacé par le plan d’austérité de l’UE et du FMI, résiste. Les manifestations et la grève générale d’aujourd’hui (la cinquième en l’espace de quelques semaines) devraient donner la mesure de sa colère et de sa volonté de ne pas se laisser empoisonner sans réagir. Le traitement imposé par les spécialistes dépêchés de Bruxelles et de Washington pour traiter la faillite de l’État menace d’emporter le malade. Le plan de 110 milliards d’euros de crédits sur trois ans est assorti en effet à des coupes dans les salaires des fonctionnaires, dans les investissements publics, ou encore à un programme renforcement de la précarité. Dans le seul secteur public, le syndicat Adedy évalue à 30 %, en moyenne, la perte de pouvoir d’achat que vont subir les salariés. Plusieurs primes, une partie des congés payés, tout serait passé à la moulinette du superplan d’austérité.

Un poison injecté

Le mot-clé tout en haut de cette ordonnance de choc, c’est la déflation. Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, l’a présentée comme le seul moyen pour la Grèce de retrouver si elle n’entendait pas sortir de l’euro compétitivité et crédibilité auprès des marchés financiers. Du côté de la Banque centrale européenne (BCE), on vantait encore hier le mérite de politiques de « consolidation budgétaire déflationniste ». Cette déflation signifie une baisse sensible des prix et des salaires. Elle serait le seul moyen de retrouver les niveaux de rentabilité financière conformes à ce que souhaitent les marchés. En réalité, c’est un poison que l’on injecte ainsi de force dans les veines du peuple grec. Car les pertes massives de pouvoir d’achat vont peser sur la demande intérieure, provoquant de nouvelles faillites et des licenciements massifs. D’ailleurs, après avoir pris connaissance du superplan d’austérité, la Banque centrale grecque a dû rabaisser, dimanche, sa prévision de croissance de 2 % à 4 %.

La soumission à l’UE

Il y va donc d’un peuple en danger. Mais le soutien à la lutte qu’il a engagé contre le plan de l’UE et du FMI pour sa survie va bien au-delà du devoir d’assistance. Des mesures analogues à celles infligées à la population grecque sont déjà engagées au Portugal, en Espagne, en Irlande. En France, la ministre des Finances, Christine Lagarde, a promis de ramener le déficit public, dès 2012, dans les clous du pacte de stabilité, et le lancement de la contre-réforme des retraites entre dans cette logique d’austérité. Même en Allemagne un nouveau rationnement des dépenses publiques est programmé et les salariés germaniques subiraient les premiers, sur leurs rémunérations, « les pressions déflationnistes » si chères à la BCE. C’est dire combien la solidarité exprimée à l’égard des Grecs est en fait fondée sur les intérêts convergents des différents peuples.

C’est la soumission, contre vents et marées, au principe de la construction actuelle de l’UE s’accordant si bien avec les intérêts des grands groupes germaniques qui conduisait, hier, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schaüble, à se montrer ouvertement menaçant : « S’il y avait des manquements » au programme d’austérité « les versements seraient stoppés », a-t-il déclaré, ajoutant : « Et alors le défaut de paiement menacerait à nouveau Athènes ».

Ces propos d’adjudant-chef à l’encontre du turbulent soldat grec trahissent l’inquiétude face à une montée des résistances sociales et des contradictions attachées au plan UE-FMI. Ce sentiment, ajouté à la montée des doutes sur la capacité de Madrid à réduire son endettement, a fait flancher, hier, toutes les Bourses. Un retour de crise qui souligne a contrario le besoin urgent de faire émerger une Europe vraiment solidaire. Avec forcément à la clé, l’émancipation de la dictature des marchés financiers.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>