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Emmanuel Macron, vainqueur caché des élections européennes?  

1 Juin 2019, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

Duopole(s)

https://1.bp.blogspot.com/-lCuQm1GbbaQ/XO_kaNOjGyI/AAAAAAAAF0A/uKv7Yo94Y6gxOAc4rnfrX4KM0ZlfJJcTwCLcBGAs/s320/splash-duel-emmanuel-macron-marine-le-pen-visuels-splash-presidentielle-1_5867989.jpg 

Emmanuel Macron, vainqueur caché des élections européennes?  

OPA. «Le vainqueur caché des européennes? Inutile de le chercher… il est à l’Élysée!» Au téléphone, ce mardi 28 mai, un conseiller d’État qui maîtrise les arcanes du pouvoir au point d’avoir trusté les cabinets ministériels socialistes jusqu’à Matignon décide de secouer les certitudes du bloc-noteur, contredisant avec véhémence en forme de désespoir son constat d’après-scrutin européen. «C’est tout sauf une défaite. C’est même, d’un certain point de vue, une sorte de victoire qui entretient l’illusion d’une demi-défaite…» La parole tombe, le constat avec. Mac Macron, vainqueur caché, alors que la liste LaREM pour laquelle il a tant mouillé la chemise n’arrive que deuxième, comme un désaveu apparent? «Avec la menace de l’extrême droite, il maintient le pays crispé, poursuit notre homme. Et il réussit un exploit, que nous ne percevons pas bien pour l’instant et que moi-même je n’imaginais pas possible: après sept mois de crise sociale inédite, qui aurait pu imaginer que sa candidate affidée réussirait plus de 22% à des élections jamais favorables au pouvoir?» En somme, Mac Macron aurait obtenu ce qu’il était venu chercher. Primo: maintenir le parti de Fifille-la-voilà assez haut, de quoi perpétuer ce mortifère face-à-face et profiter, d’ici à 2022, de l’«idiot utile» du système, à savoir le Rassemblement nationaliste. Secundo: après avoir entériné son OPA sur les sociaux-démocrates du pays, il entérine cette fois celle sur la droite, renvoyée, avec le candidat Bellamy, à moins de 10% – un score historiquement bas. Tertio: son premier ministre, l’Édouard, accusé dans certains cercles élyséens d’avoir imposé le choix de Nathalie Loiseau à une partie de «l’appareil» LaREM, sort renforcé des batailles d’ego et des équilibres (anciennement) droite-gauche de sa majorité, renvoyant au rencart toutes les rumeurs de remaniement de grande ampleur. Quarto: la gauche dite radicale, qui avait flirté avec le second tour de la présidentielle en 2017 avec Jean-Luc Mélenchon, est renvoyée à ses chères études en désunion, flirtant désormais avec les scores des socialistes. Notre conseiller d’État ne tourne donc pas autour du pot: «La stratégie de Macron est validée. En s’engageant comme il l’a fait dans cette campagne, il a non seulement sauvé les meubles mais préservé, pour le moment, son socle électoral, à défaut d’emporter l’adhésion des Français. Surtout, il installe, avec un certain cynisme, le duopole RN/LaREM dans la durée…»

Gauche. La fin présumée du clivage de la droite et de la gauche a, sans surprise, exténué le balancier: il penche définitivement à droite. Inutile de le cacher, d’autant que le bloc-noteur l’avait déjà suggéré, l’un des mouvements populaires les plus originaux des dernières années – celui des gilets jaunes– se traduit, vu le contexte à gauche, par une victoire totale de l’extrême droite française. Résumons la situation. La crise politique est (encore) devant nous, sans que nous puissions imaginer dans quel mur elle nous conduira. La division des forces de transformation sociale bénéficie pleinement au pouvoir, tandis que Fifille-la-voilà offre des triangulations impossibles à ses adversaires (imbéciles!) en continuant d’imposer ses thématiques. Bref, le peuple est divisé, «éparpillé territorialement en un archipel que seul le “récit’’ d’exclusion de l’extrême droite est capable de réunir politiquement», comme l’écrit l’historien Roger Martelli. Si l’on osait, on penserait que ce champ de ruines ressemble à s’y méprendre aux fractures nées de l’élection de Trump aux États-Unis, où l’éclatement entre «deux mondes» semble irréconciliable. Tel est le pari de Mac Macron. Que cette faille dure… pour servir non pas seulement ses intérêts, mais ceux de sa classe. «Il ne faudrait pas que la gauche, a fortiori sa part la plus à gauche, s’imagine qu’elle pourra en faire autant avec l’air du temps imposé par l’extrême droite», résume Roger Martelli. Comment le dire mieux? Mac Macron, vainqueur caché des européennes?

 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 31 mai 2019.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin à 16:11

 

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Madame Le Pen, vous ne comprenez rien au peuple, à la banlieue - Meriem Derkaoui

15 Mars 2019, 10:55am

Publié par PCF Villepinte

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Emmanuel Macron transforme le grand débat national en campagne présidentielle de rattrapage

7 Février 2019, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

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Il est temps de mettre fin à cette répression d'une brutalité intolérable

18 Janvier 2019, 11:44am

Publié par PCF Villepinte

Mutilés, éborgnés, défigurés, subissant quotidiennement la violence symbolique et sociale imposée par la politique gouvernementale, les gilets jaunes sont maintenant frappés dans leur chair (Protestations à droite) Plus de 5 600 interpellations, plus de 1 000 condamnations, environ 3 000 blessés, dont 94 graves : les violences policières vont crescendo, avec l’usage d’armes de plus en plus dangereuses, les grenades de désenclavement, les flashballs, sans oublier le tabassage et le gazage systématique (Vives protestations à droite) Dernier cas en date, Olivier, pompier volontaire, père de famille de 47 ans, manifestant pacifiquement avec son épouse, touché à la tête à Bordeaux par un tir de flashball est dans le coma - alors que les policiers n’ont le droit que de tirer dans les membres inférieurs ou le torse. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de 200 cas de violences policières, et 78 policiers font l’objet d’une enquête interne. N’est-il pas temps de mettre fin à cette répression d’une brutalité intolérable ? (Fortes protestations sur les bancs du groupe Les Républicains et UC) Interdisons l’usage de telles armes, à la demande du Défenseur des droits ! (Applaudissements sur les bancs du groupe CRCE) M. Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur . - Rappelons le contexte : les manifestations non déclarées et non encadrées pendant lesquelles les policiers, auxquels l’on s’en prend de manière très violente et agressive, ont l’impression qu’on veut les tuer. La riposte des policiers est toujours extrêmement encadrée, proportionnée et relative à ce contexte. (Protestations sur les bancs du groupe CRCE) Ce sont 81 enquêtes judiciaires qui ont été ouvertes pour d’éventuelles violences policières. Il y a donc un contrôle qui s’exerce. Les policiers utilisent des grenades lacrymogènes, de désencerclement, et parfois, lorsqu’ils sont acculés, des lanceurs de balles de défense. S’ils ne se défendaient pas, ils seraient lynchés, comme nous l’avons beaucoup vu, ce qui n’est pas acceptable. Beaucoup ont tenté de le faire. (Protestations sur les bancs du groupe CRCE ; Mme Sophie Taillé-Polian proteste également.) C’est cela que vous devriez condamner (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, Les Indépendants et RDSE ; MM. Bernard Lalande et Marc Daunis applaudissent également.)

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REPUBLIQUE

8 Avril 2013, 21:23pm

Publié par PCF Villepinte

 

Une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris (Front de gauche)

 

L’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l'Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance. 
 
L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique. 
 
Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l'image de sa campagne "pour une alternative à l'austérité". Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l'immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale. 
 
La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d'un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.
 
Face à l'accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l'austérité, de participer à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.
 
Le Front de gauche

 

 

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CHANGER de REPUBLIQUE

6 Avril 2013, 18:43pm

Publié par PCF Villepinte

  repu

 

La "grande marche citoyenne" du 5 mai prochain, à laquelle le Front de gauche devrait officiellement appeler lundi, relance la revendication du passage à la VIème République qui apparaissait dans la programme du candidat Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2012.

Un an après l'élection de François Hollande, les termes du débat demeurent les mêmes. Nous republions ici le débat de l'Humanité du 18 mars 2012, jour de la marche du Front de gauche de la Nation à la Bastille pour un changement de régime. Les débatteurs:

  • Paul Alliès, secrétaire national adjoint du PS à la rénovation, président de la convention 
pour la VIe République, professeur de sciences politiques à l’université de Montpellier-I
  • Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire et du Front de gauche
  • Jean-Vincent Placé, sénateur d’Europe Écologie-les Verts (EELV).

A lire: Mélenchon appelle à "une marche citoyenne pour le 5 mai" pour la VIème République

Le thème de la VIe République n’est pas nouveau dans le débat politique. Lors de la dernière présidentielle, en 2007, il figurait, avec des contenus très divers, dans les programmes de sept des douze candidats. Aujourd’hui, à l’issue du quinquennat de Sarkozy, cette revendication d’une VIe République a-t-elle pris une acuité nouvelle ?

Jean-Vincent Placé. La mise en place d’une VIe République est plus nécessaire que jamais. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy a illustré toutes les dérives de la Ve République. Véritable président monarque, il nous a démontré les limites de la concentration des pouvoirs. Tenant à distance les représentants du peuple, les corps intermédiaires et les citoyens eux-mêmes, il n’a fait que renforcer un régime autocratique hostile à la délibération. Le manque de participation des Français et des Françaises aux élections doit nous interpeller et nous faire prendre conscience du rejet manifesté à l’égard d’un système injuste et inefficace. Nos institutions ne nous permettent pas de répondre au nouveau défi majeur du développement durable. La VIe République représente un outil indispensable pour aller vers une société plus juste et plus durable.

Paul Alliès. La référence explicite à une VIe République s’est faite discrète dans cette campagne. Seul Mélenchon fait campagne sur ce sujet ; Joly aussi, mais un peu moins. Hollande a écarté une révision de la Constitution et le référendum qui figurait dans le projet socialiste. Il centre ses propositions sur un changement significatif de la pratique présidentielle. Bayrou ne parle plus de VIe République, comme en 2007, mais d’un référendum sur la « moralisation de la vie politique ». Tout se passe comme si les acteurs de cette présidentielle étaient fatigués des cinq années de présidentialisme sarkozyste et souhaitaient revenir à une normalité constitutionnelle. On peut les comprendre. Si l’alternance se fait, elle devrait donc produire un réel changement au sein même de la Ve République: réforme du statut de chef de l’État, contrat de législature entre le Parlement et le gouvernement, retour aux pouvoirs du premier ministre selon les articles 20 et 21 de la Constitution, procédure parlementaire pour les nominations par l’exécutif, limitation du cumul des mandats, introduction de la proportionnelle dans le mode de scrutin législatif, réforme du Conseil supérieur de la magistrature, création d’une nouvelle instance indépendante de régulation de l’Audiovisuel, inscription de la « démocratie sociale » dans la loi fondamentale. Tout cela figure dans les propositions des candidats déjà cités et ce n’est pas rien!

Mais le simple rééquilibrage des pouvoirs ou leur moralisation ne permettra pas de faire l’économie d’une refonte démocratique de la République. La Ve est organiquement scellée à une présidentialisation forcée de son fonctionnement, à une tradition bonapartiste populaire mais a-démocratique. Elle entretient la confusion des pouvoirs et l’irresponsabilité générale du bas en haut de l’État. C’est pourquoi la question d’une VIe République s’imposera avant la fin du quinquennat à tous les démocrates et à la gauche en particulier, quelles que soient la bonne volonté et l’honnêteté du président. L’alternance donnera le goût de l’alternative aux citoyens et la VIe République sera son nom.

Christian Picquet. En finir avec la monarchie présidentielle et l’atrophie de la démocratie qu’elle induit, refonder la citoyenneté et permettre aux salariés de conquérir des droits nouveaux: ces exigences ont été portées, à gauche, depuis les origines de la Ve République. Le sarkozysme leur confère une actualité nouvelle en ce qu’il a poussé à leur paroxysme les dérives de ces institutions. Avec, pour facteurs aggravants, la soumission à la finance et la négation de tout ce qu’il restait de la souveraineté populaire afin de pouvoir mieux condamner toute l’Europe à l’austérité. Des mesures cosmétiques, telles que préconisées par François Hollande, sans remettre en cause l’esprit même de ces institutions, ne peuvent permettre la rupture nécessaire avec l’hyperprésidentialisme, l’exercice plébiscitaire autant qu’opaque du pouvoir, la concentration des décisions au sommet de l’État, l’osmose totale entre la politique et le monde de l’argent, l’hypertrophie des appareils répressifs associée à la volonté de criminaliser l’action sociale. Si elle veut répondre à l’attente démocratique qui monte du pays, la gauche tout entière ne peut plus faire l’économie de l’objectif d’une nouvelle République.

Face à l’ensemble des reculs démocratiques et sociaux de l’ère Sarkozy, en quoi est-il pertinent d’élaborer une réponse institutionnelle, en termes de type de République à promouvoir ? On pourrait avoir tendance à considérer, à gauche, que la réflexion sur les institutions ne peut venir qu’en couronnement d’un nouveau rapport de forces en faveur des classes populaires, appuyé sur le développement des luttes sociales…

Jean-Vincent Placé. La Ve République fait la part belle aux cercles restreints de dirigeants et à l’exercice solitaire du pouvoir. Les écologistes prônent un système différent, dans lequel le président est un justiciable ordinaire, qui ne peut désigner les dirigeant(e)s de l’audiovisuel public. La réponse institutionnelle que représente la VIe République est nécessaire pour mettre en place une République solidaire, éthique et démocratique. Elle réformera en profondeur le régime politique actuel pour permettre une meilleure représentativité des élus du peuple, la responsabilisation des dirigeants et un véritable pluralisme des acteurs de la vie publique. Pour y parvenir, la nouvelle Constitution des écologistes prévoit la mise en place d’un régime parlementaire primo-ministériel, un renforcement du rôle du Parlement, mais également la généralisation de la proportionnelle à tous les scrutins, l’obligation de parité, la fin du cumul des mandats et la reconnaissance du vote blanc. Il est essentiel que les politiques publiques soient élaborées de manière collective, permettant ainsi de valoriser les rapports de forces, les luttes sociales et les exigences environnementales.

Paul Alliès. Dans la République moderne, Pierre Mendès France écrivait: «Je mets au défi quelque homme politique, quelque parti que ce soit d’entreprendre, demain, une authentique démocratisation de l’enseignement, de modifier la répartition du revenu national au profit des classes défavorisées, d’assurer le contrôle par la puissance publique des positions dominantes de l’économie, d’assurer le respect des libertés fondamentales et des droits de l’homme (…), si les problèmes institutionnels n’ont pas d’abord reçu une solution correcte.» Cela vaut toujours, et la gauche a trop oublié, sous la Ve République, que la question démocratique est partie intégrante de la question sociale.

Christian Picquet. Historiquement, l’exigence de la République sociale se trouve au débouché du combat du mouvement ouvrier. Non dans une approche réduite à ses dimensions institutionnelles, mais, comme le disait si bien Jaurès, pour pousser la démocratie « jusqu’au bout », pour rendre les travailleurs aussi souverains dans l’ordre économique que les citoyens le sont, en théorie, dans l’ordre politique. C’est dans cette cohérence que s’inscrit aujourd’hui la bataille du Front de gauche pour la VIe République. La refondation républicaine, que nous appelons de nos vœux, a de ce point de vue une triple spécificité. Elle repose d’abord sur la réaffirmation et l’extension des droits fondamentaux du plus grand nombre, ce que la Révolution française avait, dès ses premiers moments, désigné sous le terme de « droit à l’existence ». Elle induit ensuite de nouvelles possibilités d’intervention des citoyens et des salariés à tous les échelons (par exemple, à l’entreprise, pour qu’existent des moyens de s’opposer aux plans de licenciement boursiers). Elle aboutit, ce faisant, à une démocratie étendue et libérée du présidentialisme, la clé de voûte de toute la démarche étant la réhabilitation effective de la souveraineté du peuple. Ce qui trouve son prolongement dans les propositions formulées afin qu’une gauche victorieuse, demain, en France, contribue à donner de nouvelles bases à la construction européenne.

 

Le projet d’une VIe République participe-t-il de la construction 
d’une sortie de crise, 
d’un dépassement du capitalisme?

Jean-Vincent Placé. Le modèle de développement dans lequel nous vivons est obsolète. Afin de faire le contrepoids des marchés et des grands groupes économiques, la population doit être systématiquement incluse dans les prises de décision. Ce doit être le cas dans les conseils d’administration des entreprises, mais également dans les institutions. Jurys de citoyens, conférences de consensus, budgets participatifs, référendums d’initiative populaire… les outils sont nombreux pour permettre la délibération et l’expression de toutes les revendications. Par ailleurs, le président de la République a également son rôle à jouer dans le dépassement du capitalisme. Il doit se placer au-delà des clivages et des intérêts immédiats, notamment des grands lobbys, pour assumer la fonction d’arbitre, de garant du bien commun et de protecteur de l’indépendance de la justice. Cela dit, la crise économique, sociale et environnementale ne pourra se résoudre qu’à l’échelle européenne. Dans un monde globalisé, il est indispensable de renforcer l’intégration vers une Europe fédérale solidaire et sociale qui dépasse les marchandages et les égoïsmes nationaux. En réponse à la mondialisation, pour faire face aux marchés, les écologistes proposent un nouveau mode de gouvernance, aux niveaux national et européen, reposant sur une véritable appropriation démocratique par les citoyens.

Paul Alliès. Plus que jamais, l’approfondissement de la démocratie est un élément de la réponse à la crise du capitalisme que nous traversons. Les marchés détruisent en même temps l’espace public et le bien-être social. La qualité d’un régime politique se mesurera de plus en plus à l’aune de la participation des citoyens aux décisions, donc, à son autonomie par rapport à l’économie et à la finance. La troisième révolution industrielle que nous vivons est celle de l’information généralisée et de la fin des hiérarchies verticales du savoir incorporé au pouvoir. Comment ne pas voir les ravages de la dilution de la souveraineté populaire dans le système dépolitisé de l’Union européenne? Une VIe République combinera démocratie représentative et participative. Elle sera fondée sur le principe de la responsabilité de tous et de chacun, jusqu’au sommet de l’État et de l’UE. Elle donnera ainsi dignité et autorité à la volonté sociale et politique, sans laquelle aucun dépassement ne sera possible.

Christian Picquet. Le capitalisme financier et globalisé actuel se révèle incompatible avec toute notion d’intérêt général ou de primauté du suffrage populaire sur la cupidité d’un tout petit nombre d’actionnaires et de banquiers. Confronté à une crise historique, il prétend en sortir sur le dos des populations. Pour faire basculer le rapport des forces, l’action de masse, l’implication du plus grand nombre, se révèle indispensable. Il se trouve que c’est l’esprit même du projet de VIe République, que nous associons à l’idée de révolution citoyenne. En avril et mai, il conviendra de débarrasser la France de Nicolas Sarkozy. Mais la victoire de la gauche devra se traduire par de belles avancées sociales et démocratiques. De la Commune à Mai 68, en passant par juin 1936, l’expérience prouve que rien de grand ne s’est jamais fait sans l’engagement du peuple. En avançant aujourd’hui une perspective politique fondée sur une véritable démocratie, il s’agit donc bien de dessiner une réponse globale aux exigences d’égalité et de justice mises en avant par toutes les confrontations sociales de ces dernières années.

  • A lire aussi:

Affaire Cahuzac: Harlem Désir propose un référendum pour "tout remettre à plat"

Il y a un an, le Front de gauche appelait déjà à la VIème république

Entretiens croisés réalisés par Laurent Etre

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Réforme constitutionnelle :

14 Mars 2013, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

 

"La République à la petite cuillère"

(Pierre Dharréville - PCF)

 

Il y en a assez que l'on réforme la République à la petite cuillère, au gré des appétits et sans réelle ambition de démocratisation. Où est la cohérence ? Et surtout, où est la réponse à la crise politique  profonde que nous traversons ? Où sont les modifications nécessaires pour donner toute leur place aux citoyennes et aux citoyens ? Où est la revalorisation du pouvoir législatif ? Où sont les nouveaux pouvoirs aux salariés et aux citoyens dans le champ économique ? Où est le droit de vote des étrangers résidents ? Où est la reconnaissance du pluralisme ?

Nous regarderons dans le détail la réforme du statut pénal du chef de l’État. Ce qui est annoncé concernant le Conseil Constitutionnel et le Conseil supérieur de la magistrature manque singulièrement d'audace.

Quant à la réforme du dialogue social, dans la mesure où elle prend pour modèle l'épisode toujours en cours de l'Accord National Interprofessionnel du 11 janvier, elle éveille en nous de graves inquiétudes. La République ne saurait accréditer l'infériorité de la loi sur le contrat, laissant la décision au rapport des forces institué par le patronat.

Afin de refonder le pacte démocratique dans notre pays et de permettre à notre peuple de se réapproprier sa souveraineté, nous en appelons à un grand débat public et à la construction d'une VIème République.

Pierre Dharréville

 

 

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Qu'est donc la liberté sans l'égalité?

5 Février 2013, 12:33pm

Publié par PCF Villepinte

Quand un conseiller de Matignon s'épanche et parle de la "question sociétale" comme roue de secours... 

Aveux. Les controverses et les sentences lapidaires débordent souvent des cadres préétablis. Il faisait nuit noire, l’autre soir, quand, attablés en plein Paris à l’une de ces terrasses chauffées qui tiennent lieu de dépaysement à elles seules, l’un des conseillers de Matignon se désinhiba un peu à la faveur de quelques verres de saint-joseph. En toute amitié certes, l’homme était quand même là pour le service avant-vente de quelques grands dossiers bientôt traités par le gouvernement. Mais soudain, comme poussé par une force qui le dépassait, il déclara: «Nous sommes dans un grand moment de troubles idéologiques. Pour dire les choses, je crois que nous sommes dominés, dans la gauche gouvernementale, par ceux qui ne jurent que par l’épanouissement individuel et craignent en permanence de voir ressurgir le spectre d’octobre 1917 ou de je ne sais quelle révolution dès qu’on leur parle de collectif ou de lutte des classes.» Étonnés par les mots de notre interlocuteur, plus prompt d’ordinaire à valoriser le moindre consensus qu’à étaler ses propres états d’âme, nous voulions alors comprendre la genèse de son propos. Cuisiné en douceur, il avoua : «Une partie de la gauche est devenue libérale et libertaire. Curieux mélange en vérité, non ? Ce n’est plus par la séparation des pouvoirs qu’elle compte garantir les libertés, mais par l’abolition même des relations de pouvoir et par l’extension infinie selon laquelle chacun de nos désirs s’accompagnerait du droit inaliénable à être satisfait.»
Puis il livra le fond de sa pensée: «Bien sûr, la liberté est désirable. Mais sans l’égalité, elle devient un produit de luxe, accessible au petit nombre : ceux qui peuvent se l’offrir.» Nous buvions du petit-lait (mensonge), quand il ajouta sans sommation, ce qui, dans la bouche d’un homme de l’ombre chargé en particulier des relations entre son premier ministre et le Palais, nous surprit au plus haut point: «Si la question sociétale devient notre roue de secours et est perçue comme une diversion pour masquer nos difficultés en matière économique et sociale, on va droit dans le mur.»

Droits. Loin de nous l’idée de prendre pour argent comptant la confession nuitamment arrosée d’un conseiller rendu affable par la chaleur de la fraternité. Néanmoins, le trouble exprimé en dit long sur les débats internes au Parti socialiste, dont nous parlons trop peu, assurément. Soyons précis: la question n’est pas, ici, de penser et encore moins d’écrire que le mariage pour tous, pour ne prendre que cet exemple emblématique, serait un combat illégitime dans la mesure où il masquerait (très mal d’ailleurs) les défaillances sociales du pouvoir actuel. La République universelle et sociale, telle que nous la concevons, ne découpe pas en tranches ses priorités! Mais reconnaissons qu’avec beaucoup de social, le sociétal passerait mieux et que la notion même d’égalité, en termes de droits nouveaux, aurait pour le coup une valeur hautement pédagogique. Instruits de l’intérêt général, quels citoyens oseraient alors en discuter la nécessité absolue? L’égalité des droits, oui. Avec l’égalité des conditions, l’égalité des chances, l’égalité devant la loi, etc.

Pierre Bergé.
Classes. À ce propos, une interrogation nous taraude depuis quelques jours, alors ne la laissons pas de côté de peur qu’elle ne se transforme en frustration. Vous vous souvenez sans doute de la fameuse phrase de Pierre Bergé, prononcée lors d’une manifestation en faveur du mariage pour tous: «Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui ou l’adoption. Moi, je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence? C’est faire un distinguo qui est choquant.» Notre question est la suivante: de quoi procède cette association d’idées, qui a pu surprendre, c’est bien le moins, jusque dans les milieux les plus progressistes et même s’avérer contre-productive pour tous ceux qui militent, légitimement, pour le mariage des homosexuel(le)s? Deux solutions. Primo, il s’agissait d’une énorme maladresse de la part de Pierre Bergé, qui voulait user de provocation afin de vanter l’aspiration à la liberté des individus. Secundo, il ne s’agissait pas d’une maladresse mais bien d’une exaltation inconsciente du «marché» au nom d’un libéralisme économique revendiqué par un grand nombre de socialistes (ou proches). Dans le dernier cas, un petit rappel s’impose. Si l’offre et la demande deviennent la norme de toutes nos actions en société, force de travail et corps compris (quelle horreur), il n’est pas inutile de rabâcher un invariant historique: ce sont toujours les dominés qui vendent leur force de travail à la classe dominante. C’est un monde où les riches achètent, donc exploitent, le corps des pauvres. Est-il nécessaire d’avoir lu Marx pour le comprendre?

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 1er février 2013.]
 

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Et si la République célébrait enfin l’anniversaire de sa naissance ?

22 Septembre 2012, 10:41am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 21 Septembre 2012

Histoire

 

Michel Biard, Professeur à l’université de Rouen, président de la Société des études robespierristes.

 

Le 14 juillet 1789 est la date symbolique de la Révolution. Elle n’a pourtant rien à voir avec l’avènement de la République, qui eut lieu le 22 septembre 1792, quand la Convention nationale, chargée de rédiger une nouvelle constitution, abolit la royauté et instaura la République. Pourquoi un tel oubli ?

En ces premières années du XXIe siècle, de nombreux débats ont eu pour enjeux, réels ou prétendus, des questions liées à l’histoire, à tel point qu’un projet de Maison de l’histoire de France a même vu le jour sous le précédent quinquennat, tandis que diverses questions dites « mémorielles » agitaient la scène médiatique. Dans notre pays apparemment si soucieux de mémoire, aucune date ne marque dans le calendrier le jour de naissance de la République et aucune célébration officielle nationale ne rend hommage aux hommes qui abolirent la monarchie il y a deux cent vingt ans de cela. Pire, à l’exception des plus jeunes de nos concitoyen-ne-s, chacun-e se souvient que le bicentenaire de la Révolution française s’est pour l’essentiel concentré sur l’année 1989. Les lundi et mardi 21 et 22 septembre 1992, tous nos médias, toutes tendances politiques confondues, n’ont eu d’attention que pour les résultats du scrutin dominical tout juste connus… rien de moins que le référendum donnant une très courte majorité au « oui de la France à Maastricht » (titre du Monde, le 22). Difficile dans ces conditions de lutter pour celles et ceux qui, alors rassemblés à Paris à l’initiative du professeur Michel Vovelle, célébraient par un grand colloque international les deux cents ans de la République.

Deux décennies se sont depuis écoulées sans que le constat soit modifié. Certes, des initiatives nombreuses célèbrent chaque année cette date anniversaire, mais l’État persiste à l’oublier. On objectera que la nation fête avec soin le 14 juillet comme un événement fondateur, mais encore convient-il de rappeler ici qu’il ne s’agit pas du 14 juillet 1789 (jugé trop « violent ») mais du 14 juillet 1790. Ce jour-là, la Révolution se mit en scène elle-même pour donner, à Paris et dans toute la France, l’image d’une révolution achevée dans la concorde et d’une nation rassemblée autour du roi des Français. Notre République célèbre donc une fête de la monarchie et ignore la date de sa naissance ! Mais au fait, de quelle date s’agit-il ?

Après l’assaut contre les Tuileries, le 10 août 1792, et le renversement de la monarchie, une nouvelle Assemblée fut élue, pour la première fois au suffrage universel masculin (quoique encore indirect). Prenant le nom de Convention nationale, elle avait pour mission de rédiger une nouvelle constitution. Réunie de manière encore informelle le 20 septembre, alors que la précédente Assemblée se séparait, elle vota le 21, sur proposition de deux de ses membres (Collot d’Herbois et l’abbé Grégoire), un décret très court mais lourd de sens : « La Convention nationale décrète que la royauté est abolie en France. » Pour autant, la forme du nouveau régime ne fut pas mise en débat et il fallut donc attendre l’ouverture de la séance du 22 pour que ce dernier apparaisse. Encore n’est-ce qu’à travers une proposition symbolique, celle de Billaud-Varenne, qui demanda à « (…) dater les actes (… de) l’an premier de la République française », et ce « à compter de la journée d’hier (…) ». La Première République française vit toutefois le jour ce 22 septembre 1792, car le décret aussitôt voté remplaça la référence au 21, proposée par Billaud-Varenne, par l’adverbe « dorénavant ». Au sens strict, la Première République ne fut donc pas proclamée et ne fut même pas un objet de débats tant son évidence s’imposait.

De fait, elle naquit le 21, de droit le 22, néanmoins aucune de ces deux dates ne figure aujourd’hui dans notre calendrier. On s’en doute, le souvenir de la période la plus radicale de la Révolution et surtout celui de la Terreur nuisent à l’image de la Convention nationale et de son œuvre. Toutefois, si l’affaire était aussi simple, il conviendrait donc de débaptiser nombre de nos places et artères qui portent des noms de conventionnels, de supprimer plusieurs institutions prestigieuses nées des initiatives de la Convention, sans oublier de retirer du Panthéon les restes de Carnot, Condorcet et… Grégoire. Entendons-nous bien, nul ne prétend ignorer les violences de ces années, mais réduire à celles-ci la période 1792-1795 relève au mieux de l’ignorance, au pire d’une volonté d’extirper jusqu’à la moindre radicelle des si nombreux héritages révolutionnaires qui fondent encore notre démocratie et plus encore les idéaux gravés sur les frontons de nos édifices publics.

Les 20 et 21 septembre 2012, en hommage à la Convention nationale et à la République, se tiendra à Paris un grand colloque international réunissant des historien-ne-s soucieux-ses de rappeler ces héritages, mais aussi de débattre des réalités de cet automne 1792. À l’issue du colloque, organisé par quatre universités (Clermont-Ferrand, Lille, III, Paris, I, Rouen) et par la Société des études robespierristes, se déroulera, à l’initiative de cette dernière, une cérémonie devant le Panthéon. Tous les citoyen-ne-s sont invité-e-s à participer à cet événement place du Panthéon le vendredi 21 septembre, à 17 heures.

société robespierriste  La Société des études robespierristes, fondée en 1907 par Albert Mathiez, reconnue d’utilité publique en 1935, consacre ses activités à l’étude de la période révolutionnaire (entendue au sens large). Elle rassemble des chercheurs dont les travaux portent sur la Révolution française, mais accueille également tous les citoyen-ne-s que celle-ci passionne et/ou qui entendent en défendre les héritages. Présente dans le champ scientifique par ses publications et sa revue, les Annales historiques de la Révolution française, elle se conçoit aussi comme une société de pensée, ainsi que l’ont voulu ses fondateurs. En 2011, elle a, avec d’autres, organisé une souscription nationale qui a permis aux Archives nationales d’acquérir des manuscrits de Robespierre mis en vente publique et alors sur le point d’être dispersés.

Michel Biard

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Tueries de Toulouse et Montauban :

24 Mars 2012, 10:56am

Publié par PCF Villepinte

Au-delà de l’horreur, assez de la stigmatisation de l’Islam !

vendredi 23 mars 2012

 

AS t3

 

François ASENSI, Député de Seine-Saint-Denis, Sevran-Tremblay-Villepinte

"La France est sous le choc des assassinats barbares commis à Toulouse et à Montauban. A l’unisson, quelles que soient nos courants de pensée, nos convictions religieuses, nos origines, nous condamnons avec force ces actes contraires aux valeurs les plus sacrées de l’humanité, qui ont coûté la vie à des citoyens français, dans leur diversité : enfants et adultes, d’origine maghrébine, antillaise, de confession juive. L’ensemble des responsables religieux de France ont d’ailleurs dénoncé ces tueries.

Naturellement, un débat doit avoir lieu pour comprendre une telle tragédie et empêcher qu’elle ne se reproduise. Pour autant, je refuse tout amalgame et instrumentalisation politique de ce débat.

Depuis hier, les médias décrivent le tueur présumé, de nationalité française, en mettant l’accent sur ses origines algériennes. C’est proprement insupportable ! Ferait-on de même s’il avait été d’origine espagnole, américaine, chinoise ? Non, bien sûr.

Certains, les plus à droite, ne manqueront pas de faire dériver le débat public sur la question de l’Islam et la menace que cette religion est supposée représenter pour la société française. C’est tout aussi inacceptable ! Je refuse qu’une nouvelle fois l’Islam soit montrée du doigt. Comme je le dénonçais à la tribune de l’Assemblée nationale lors du débat sur la burqa : « L’immense majorité des croyants aspire à vivre paisiblement sa foi. Les musulmans, aussi bien que les catholiques et tant d’autres cultes, respectent les lois de la République. Les surenchères de quelques extrémistes, que nous condamnons avec la plus grande fermeté, ne peuvent le masquer. » (mai 2011)

Le comportement d’un individu, probablement déséquilibré, n’a rien à voir avec la position d’une communauté ou d’une religion.

De la même manière, comme l’a dénoncé le Premier ministre palestinien, il est inadmissible que des criminels se prévalent de la cause palestinienne pour tuer des enfants.

Plus que des convictions politiques ou religieuses, c’est la haine de l’Autre qui a armé et inspiré ce criminel.

Pour faire reculer cette haine de l’Autre, il est de notre responsabilité de ne pas alimenter les discours stigmatisant telle ou telle partie de la population. Ces discours ont fragilisé notre République et notre pacte social ces dernières années. Il faut y mettre fin au plus vite."

 

 

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