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«Voir des gens débarqués d’un tramway, avec des ballots et des enfants sous les bras, c’était insupportable»

2 Septembre 2011, 06:54am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 1 Septembre 2011

  Mots clés : Roms, RATP

  

 

 

Mercredi matin, une centaine de Roms expulsés d’un camp de Saint-Denis ont été convoyés jusqu’à la gare RER de Noisy-le-Sec dans un tramway affrété spécialement pour eux. Cette réquisition provoque de vives réactions syndicales et politiques. Gilles Garnier, maire adjoint (PCF) à Noisy-le-Sec et conseiller général de Seine-Saint-Denis a été témoin de la scène. (A lire dans l'Humanité ce vendredi: Le T1 se transforme en tramway de la honte)

 

Pouvez-vous nous raconter ce que vous avez vu hier matin ?

Gilles Garnier. Aux alentours de 11 heures, j’ai vu, devant la gare de Noisy-le-Sec, un regroupement impressionnant de forces de police : six camionnettes de CRS, cinq véhicules légers et des policiers municipaux. Je me suis approché et ils m’ont dit qu’ils « attendaient les Roms ». Surpris par cette réponse, je suis resté et j’ai vu arriver une rame de tram, avec marqué « sans voyageurs » à l’avant et à l’arrière, qui s’est arrêtée au terminus. Ont été débarqué entre 60 et 80 Roms, des familles avec des enfants, parfois en bas âge, toutes avec des paquets. J’ai ensuite appris qu’un camp de Saint-Denis avait été évacué le jour même. Ils ont été mis dans la gare RER, toujours encadré par la police. Je n’ai rien pu faire, sinon protester, ce qui ne servait pas à grand-chose. Dès que je suis arrivé à mon bureau, j’ai envoyé une lettre au préfet pour savoir pourquoi la police avait réquisitionné une rame de tram ; au maire de Noisy-le-Sec pour lui demander pourquoi la police municipale avait participé à cette opération et à Pierre Mongin, secrétaire générale de la RATP, pour l’interpeller sur cette réquisition.

 

Comment réagissez-vous à cette réquisition ?

Gilles Garnier. En tant qu’élu, je me bas contre cette politique nationale à l’égard des Roms depuis des années pour des raisons humaines et sanitaires. J’ai été pendant quatre ans vice-président du Conseil général en charge de la protection maternelle et infantile et je peux vous dire que les Roms connaissent une recrudescence de la tuberculose, des naissances précoces, etc. Cette population devrait être sous veille sanitaire et sociale et, au lieu de cela, on les précarise encore plus en les déplaçant. Il y a quelques villages d’insertion et c’est formidable que des villes se soient battues pour les créer, mais il faut une autre politique au plan national pour les accueillir dans des conditions descentes. Les gens que j’ai vu sortir de ce tramway n’étaient pas les jeunes dont parle M. Guéant qui hantent les couloirs du métro pour jouer aux pickpockets, c’était des familles, avec des enfants en bas âge et des baluchons. Je ne vois pas la nécessité qu’il y ait autant de policiers que de Roms, surtout quand on sait les moyens de police dont on manque dans notre département.

 

"Cette scène était choquante et faisait écho à des images déplorables"

 

Vous écrivez que cette scène vous a rappelé « des souvenirs d’école et de cinéma »…

Gilles Garnier. Pour la première fois depuis 1961, il y a eu une réquisition, non pas de droit mais de fait, de moyens de transports de la RATP pour des tâches dépendantes de la seule autorité policière, c’est très choquant. L’image de l’entreprise est écornée. Les gens ont vu passer pendant plusieurs stations une rame ne comportant que de Roms et des policiers… cette scène était choquante et faisait écho à des images déplorables. Ce n’est que l’illustration de la politique menée au plan national contre cette population dont on se sert comme boucs émissaires, comme à d’autres époques on avait choisi d’autres boucs émissaires. On a mis beaucoup de temps, en France, pour admettre la collaboration durant la Seconde guerre mondiale. On a eu du mal à admettre que le gouvernement de Vichy ait demandé à la RATP et à la SNCF des moyens, en hommes et en matériel, pour participer à une opération dont on connait l’issu, avec six millions de morts dans les camps de concentration et d’extermination. Donc, oui, voir des gens débarqués d’un moyen de transport spécifique, avec des ballots et des enfants sous les bras, c’est insupportable. Ils étaient abattus, peut être même résignés de devoir, une nouvelle fois, avec leurs maigres baluchons, trouver un nouveau point de chute. C’était une image terrible qui illustre l’inhumanité de la politique nationale à l’égard des Roms.

 

  • A lire:

Quand la RATP collabore avec la police pour évacuer des Roms

Roms et gens du voyage, des parias faciles

Sarkozy mis à l'index pour sa politique anti-Roms

Entretien réalisé par Marie Barbier

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Écoutes affaire Bettencourt : Le pouvoir est pris la main dans le sac

2 Septembre 2011, 06:47am

Publié par PCF Villepinte

La direction centrale du contre-espionnage a bien examiné les appels téléphoniques passés par un journaliste du Monde pour tenter d'identifier ses sources dans l'affaire Bettencourt. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant l'a confirmé ce jeudi en tentant, de façon pathétique, d'opérer un peu-subtil distingo entre « repérages de communications téléphoniques » et « écoutes téléphoniques ». Rien n'y a fait : le pouvoir est pris la main dans le sac !

Une ligne jaune vient d'être franchie. Cette affaire est extrêmement dangereuse pour notre démocratie. Preuve est faite que des gens parmi les plus hauts placés à la tête de l'Etat, sont prêts à toutes les extrémités, quitte à enfreindre la loi si nécessaire. Le PCF appelle à ce que toute la clarté soit enfin faite dans sur cette affaire. Il appelle à la plus grande vigilance de tous les citoyens de notre pays pour qui le mot « République » a encore un sens.

 

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Entretien dans l’Humanité : « une instrumentalisation évidente de la laicité »

16 Avril 2011, 22:20pm

Publié par PCF Villepinte

Dans une interview au quotidien l’Humanité à la veille du débat stigmatisant organisé par l’UMP, j’ai réaffirmé ma confiance dans la loi de 1905 pour garantir la laïcité et permettre la liberté de conscience

Entretien dans l’Humanité : « une instrumentalisation évidente de la laicité »

Entretien réalisé par
 Sébastien Crépel

Pour François Asensi, député maire communiste de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), la loi de 1905 reste éminemment moderne.

En liant débat sur la laïcité et sur la place de l’islam, les responsables de l’UMP cherchent-ils à stigmatiser les musulmans de France?

François Asensi : Comme l’UMP est en grande difficulté électorale, le calcul de ses dirigeants est d’aller chasser sur les terres du FN pour gagner ses électeurs au vote UMP. Dans cette optique, il y a une instrumentalisation évidente du thème de la laïcité, qui a pour but de remettre en cause la place des musulmans en France, et donc de stigmatiser l’islam. Ce qui est tout à fait contraire à la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, dont l’article premier stipule que «la République assure la liberté de conscience» et qu’elle «garantit le libre exercice des cultes».

S’agit-il, sous couvert de laïcité, d’une incursion de l’État dans les affaires religieuses?

François Asensi : On ne peut aborder ce thème sans se rappeler le discours de Latran du président de la République et les propos qu’il a tenus sur le rôle des prêtres face aux instituteurs. On est à mille lieues d’une conception républicaine qui veut que, selon la belle formule de Victor Hugo, c’est «l’État chez lui, l’Église chez soi». La séparation de l’un et de l’autre est la seule garantie de la liberté d’exercer sa foi si on le souhaite, tout comme celle de ne pas croire et de ne pas avoir de religion. La loi de 1905 affirme la liberté de conscience qui permet le vivre-ensemble dans un cadre librement accepté par tous.

On insiste beaucoup sur la place à accorder aux cultes. Mais qu’en est-il de celle des non-croyants?

François Asensi : La liberté des cultes est consubstantielle à la liberté des non-croyants de pouvoir affirmer leur philosophie dans le cadre républicain. La loi de 1905 ne s’adresse pas qu’aux pratiquants des religions, elle garantit également aux athées le droit de ne pas croire en toute liberté. On voit bien comment l’UMP cherche à tordre cette vocation universelle, qui est celle de garantir la liberté de penser, de croire et de ne pas croire.

Pour vous, il n’est donc nul besoin de réviser la loi sur la laïcité?

François Asensi : Cette loi garde toute sa valeur, car elle est à caractère universel. C’est un cadre unique, qui permet la construction de lieux de cultes sans que l’État ne participe à leur financement. C’est justement cela que l’UMP souhaite remettre en cause aujourd’hui.

Quelle est la part de responsabilité des pouvoirs publics dans la garantie de l’exercice des cultes?

François Asensi : Selon la loi de 1905, il appartient aux pouvoirs publics d’entretenir les édifices religieux, non de les construire. À Tremblay, nous avons simplement veillé à dégager un terrain au cœur de la cité que les croyants ont acheté sur leurs propres deniers pour y construire la mosquée. Ce qui est inacceptable, c’est de contraindre certains cultes à aller prier dans des lieux désaffectés, cachés, loin, en périphérie des villes. Je le répète : permettre à chacun de vivre sa foi dans des conditions dignes et décentes, ce n’est pas contraire à la laïcité, c’est une condition de celle-ci. Cela permet d’éviter de voir les rues transformées en lieu de prière, ce à quoi je suis catégoriquement opposé.

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Voile intégral

11 Avril 2011, 21:18pm

Publié par PCF Villepinte

 

Afin d'éviter tout risque de stigmatisation et d'éviter de nouvelles tensions et fractures au cœur de la République, Marie-George Buffet, Députée de Seine-Saint-Denis avait proposé au printemps dernier qu'un article pénalisant la dissimulation forcée du visage soit intégré dans la loi contre les violences faites aux femmes. L'exposé des motif à cet amendement précisait : « Sous couvert de protection des droits des femmes, le Gouvernement a déposé un projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public. Le choix d'un tel véhicule législatif et non d'une article additionnel à la présente proposition de loi révèle la véritable intention du Gouvernement au travers de son texte : pointer du doigt une nouvelle fois une partie de la population de ce pays, déjà stigmatisée à l'occasion du débat sur l'identité nationale ». Nous y sommes. Il était nécessaire, face à ce symbole d'aliénation, d'emprisonnement et de négation de la dignité des femmes, de faire prévaloir l'émancipation et non la condamnation de victimes qui feront le choix de vivre encore plus recluse. Dès ce matin, ce qui était prévisible, cette loi a donné une tribune à l'intégrisme religion qui se nourrit en l'occurrence de la dérive droitière du Gouvernement.

 

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

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Laïcité

5 Avril 2011, 21:36pm

Publié par PCF Villepinte

François Asensi « Une instrumentalisation évidente du thème de la laïcité »

 ffa

 Pour François Asensi, député maire communiste de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), la loi de 1905 reste éminemment moderne.

 En liant débat sur la laïcité et sur la place de l’islam, les responsables de l’UMP cherchent-ils à stigmatiser les musulmans de France ?

FRANÇOIS ASENSI. Comme l’UMP est en grande difficulté électorale, le calcul de ses dirigeants est d’aller chasser sur les terres du FN pour gagner ses électeurs au vote UMP. Dans cette optique, il y a une instrumentalisation évidente du thème de la laïcité, qui a pour but de remettre en cause la place des musulmans en France, et donc de stigmatiser l’islam. Ce qui est tout à fait contraire à la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, dont l’article premier stipule que « la République assure la liberté de conscience » et qu’elle « garantit le libre exercice des cultes ».

S’agit-il, sous couvert de laïcité, d’une incursion de l’État dans les affaires religieuses ?

FRANÇOIS ASENSI. On ne peut aborder ce thème sans se rappeler le discours de Latran du président de la République et les propos qu’il a tenus sur le rôle des prêtres face aux instituteurs. On est à mille lieues d’une conception républicaine qui veut que, selon la belle formule de Victor Hugo, c’est « l’État chez lui, l’Église chez soi ». La séparation de l’un et de l’autre est la seule garantie de la liberté d’exercer sa foi si on le souhaite, tout comme celle de ne pas croire et de ne pas avoir de religion. La loi de 1905 affirme la liberté de conscience qui permet le vivre-ensemble dans un cadre librement accepté par tous.

On insiste beaucoup sur la place à accorder aux cultes. Mais qu’en est-il de celle des non-croyants ?

 FRANÇOIS ASENSI. La liberté des cultes est consubstantielle à la liberté des noncroyants de pouvoir affirmer leur philosophie dans le cadre républicain. La loi de 1905 ne s’adresse pas qu’aux pratiquants des religions, elle garantit également aux athées le droit de ne pas croire en toute liberté. On voit bien comment l’UMP cherche à tordre cette vocation universelle, qui est celle de garantir la liberté de penser, de croire et de ne pas croire.

Pour vous, il n’est donc nul besoin de réviser la loi sur la laïcité ?

FRANÇOIS ASENSI. Cette loi garde toute sa valeur, car elle est à caractère universel. C’est un cadre unique, qui permet la construction de lieux de cultes sans que l’État ne participe à leur financement. C’est justement cela que l’UMP souhaite remettre en cause aujourd’hui.

Quelle est la part de responsabilité des pouvoirs publics dans la garantie de l’exercice des cultes ?

FRANÇOIS ASENSI. Selon la loi de 1905, il appartient aux pouvoirs publics d’entretenir les édifices religieux, non de les construire. À Tremblay, nous avons simplement veillé à dégager un terrain au coeur de la cité que les croyants ont acheté sur leurs propres deniers pour y construire la mosquée. Ce qui est inacceptable, c’est de contraindre certains cultes à aller prier dans des lieux désaffectés, cachés, loin, en périphérie des villes. Je le répète : permettre à chacun de vivre sa foi dans des conditions dignes et décentes, ce n’est pas contraire à la laïcité, c’est une condition de celleci. Cela permet d’éviter de voir les rues transformées en lieu de prière, ce à quoi je suis catégoriquement opposé.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SÉBASTIEN CRÉPEL

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Guéant : le nombre de musulmans "pose problème"

4 Avril 2011, 21:50pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 4 Avril 2011

 

A la veille de la très polémique convention UMP sur la laïcité et l'islam, le ministre de l'Intérieur a une nouvelle fois tenter de justifier le débat controversé.

En déplacement à Nantes, Claude Guéant a déclaré que l'accroissement du nombre de musulmans en France et un certain nombre de leurs comportements "posent problème".

L'UMP organise demain mardi une convention sur la laïcité et l'islam d'où émergeront une série de propositions pour garantir les principes de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État. Mixité dans les piscines, prières musulmanes dans les rues, carrés musulmans dans les cimetières, repas confessionnels à la cantine, neutralité des services publics, etc. : le parti présidentiel s'est engagé à apporter une solution aux problèmes qui se posent aujourd'hui à l'occasion de ce débat décrié jusqu'à dans son camp.

"Le problème est très important : tous les représentants des grandes religions estiment que la laïcité est un principe protecteur de la liberté de conscience", a déclaré le ministre de l'Intérieur à des journalistes en marge d'un déplacement à Nantes (Loire-Atlantique). "La question interpelle nos concitoyens : nombreux sont ceux qui pensent qu'il y a des entorses à la laïcité", a-t-il souligné. "En 1905, il y avait très peu de musulmans en France, aujourd'hui il y en a entre 5 et 10 millions", a poursuivi Claude Guéant. "Cet accroissement du nombre de fidèles et un certain nombre de comportements posent problème. Il est clair que les prières dans les rues choquent un certain nombre de concitoyens. Et les responsables des grandes religions ont bien conscience que ce type de pratiques leur porte préjudice", a-t-il dit. Le ministre de l'Intérieur a précisé que le gouvernement se prononcerait "la semaine prochaine" sur les solutions avancées par l'UMP.

A lire :

--> UMP : Sarkozy, véritable enjeu du débat

--> Le gouvernement montre-t-il enfin son vrai visage ?

--> Tribune : La laïcité est la clef d’une société apaisée et démocratique

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Laïcité : les six religions désapprouvent le débat

30 Mars 2011, 17:26pm

Publié par PCF Villepinte

Le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim et le cardinal André Vingt-Trois figurent parmi les signataires du texte

Société - le 30 Mars 2011

 

Alors que la majorité se déchire autour du débat sur la laïcité, les représentants des six grandes religions de France, réunis au sein de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF), prennent leurs distances avec le débat controversé sur la laïcité, souhaité à l'Elysée, dans une tribune publiée dans La Croix ce mercredi.

Rédigée "sans aucun esprit polémique ou partisan", catholiques (Mgr André Vingt-Trois), protestants (pasteur Claude Baty), orthodoxes (Métropolite Emmanuel), musulmans (président du CFCM, Mohammed Moussaoui), juifs (Grand Rabbin Gilles Bernheim), et bouddhistes (révérend Olivier Wang-Genh) soulignent que "la laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble".

"Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis", mettent-ils en garde, en estimant "capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation".

"Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. (...) Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul?", s'interrogent-ils.

A lire :

"Dire que la République est laïque signifie qu’elle est liée à l’ensemble du peuple et pas à la partie qui croit en Dieu. Dire qu’elle est sociale signifie qu’elle doit jouer son rôle en matière de services publics et de droits sociaux." --> Lire l'entretien avec le philosophe Henri Pena-Ruiz

--> Pourquoi ne faut-il pas laisser Nicolas Sarkozy s’approprier le débat sur les religions ?

--> L’UMP aime à cultiver les « islamalgames »

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L’île mystérieuse

18 Juillet 2010, 06:27am

Publié par PCF Villepinte

 

hq_2010-07-16.pdf.jpgL’affaire Woerth-Bettencourt
est déjà devenue le feuilleton de l’été. Elle ranime les conversations, une fois épuisés les commentaires sur les contre-performances des Bleus en Afrique du Sud et sur les prévisions météorologiques. Les turpitudes qu’elle révèle nous donnent parfois la nausée. Mais elle n’en est pas moins fort instructive. Elle nous renseigne sur la vie des riches, qui, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, n’est pas un long fleuve tranquille, ni un chemin jonché de pétales de roses.

Ainsi avons-nous appris l’existence d’une île aux Seychelles, inondée de soleil, et qui a la singularité d’être tout entière la propriété d’une personne, en l’occurrence Mme Bettencourt, semble-t-il. L’île d’Arros donne bien du souci à l’héritière de L’Oréal. En est-elle encore propriétaire, ou seulement locataire ? L’a-t-elle cédée à son ami, le photographe François-Marie Banier ? On évoque une fondation qui en serait officiellement propriétaire. On parle de sociétés offshore avec adresse au Liechtenstein. Un écheveau bien difficile à démêler, d’autant plus que l’île n’aurait, dit-on, pas été déclarée à l’administration fiscale...

C’est ainsi que les hommes vivent, dans
 ce petit monde discret et entouré des hauts murs 
des intérêts de classe, obligés de se protéger de ces damnés fonctionnaires qui ont l’outrecuidance de penser que tous les citoyens doivent contribuer au développement de la société proportionnellement à leurs moyens financiers. L’intérêt de classe les conduit à se doter de relais politiques, d’hommes dévoués à leur cause et de partis capables d’occuper le pouvoir et de les protéger.

Tout cela se paie,
il faut savoir investir un peu pour gagner gros. La question de savoir quel rôle particulier a joué Éric Woerth dans cette collusion entre l’argent et la politique de droite n’est pas l’essentiel. Le ministre a été blanchi par un service soumis à son autorité. Qui n’a pas trouvé de lettre du ministre enjoignant l’administration fiscale à établir un traitement de faveur à Mme Bettencourt... On nous pardonnera de ne pas nous satisfaire de telles conclusions. L’obstination du pouvoir à refuser la constitution d’une commission d’enquête parlementaire n’est pas non plus pour nous rassurer.

Chaque jour, de nouveaux éléments surviennent qui alimentent la chronique. Hier, ce fut la garde à vue du photographe, du gestionnaire de la fortune Bettencourt, de l’ex-avocat de la milliardaire et du gérant de l’île d’Arros, et le mystère n’en finit pas de s’épaissir. Mais tout cela n’est que l’illustration haute en couleur, et avec des personnages que l’on aurait pu croiser dans un roman de Balzac, d’un système qui n’a que trop vécu pour avoir déjà trop nui à des millions de petites gens. Ce système capitaliste capable de se doter d’un arsenal sophistiqué pour traquer les sans-papiers, pour contrôler les chômeurs, pour réduire les prestations sociales, mais qui est mis dans l’incapacité de s’opposer à l’évasion fiscale du petit monde de l’île d’Arros.                    Par Jean-Paul Piérot

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Woerth / Bettencourt : les Français ne sont pas des imbéciles

13 Juillet 2010, 08:57am

Publié par PCF Villepinte

L’Inspection générale des finances (IGF) a conclu que le Ministre Woerth ne serait pas intervenu dans le dossier fiscal de Mme Bettencourt.

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 12 juillet
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Il n’y a malheureusement rien de spectaculaire dans le fait que l’IGF n’ait rien trouvé d’illégal dans les actes d’Eric Woerth : avec le vote du bouclier fiscal, la collusion entre le pouvoir et la finance est désormais légale et a notamment permis à Madame Bettencourt de recevoir un chèque de 30 millions d’euros de l’État français.

Il est temps d’arrêter de prendre les Français pour des imbéciles ! Cette opération n’est qu’une opération de sauvetage ultime du Ministre chargé de la réforme des retraites.

La politique du Président de la République est d’un mépris profond pour les Français-e-s : 2 millions d’entre eux sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement face au projet gouvernemental sur la réforme des retraites, toutes les organisations syndicales rejettent ce projet et l’opinion publique s’est prononcée en majorité contre cette réforme. C’est bien un coup de force anti-démocratique.

Le PCF met en garde le Président de la République : les Français-e-s ne tomberont pas dans le panneau.

Nous demandons que tout soit mis en œuvre pour que la justice puisse faire son travail dans l’affaire Woerth/Bettencourt, grâce à la prise en charge du dossier par un juge d’instruction indépendant.

Ce soir, le Président de la République doit prendre des décisions importantes. L’opération de diversion doit cesser et le projet gouvernemental sur la réforme des retraites doit être retiré.

Parti communiste français

Paris, le 12 juillet 2010.

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Eliane ASSASSI : « En Seine-Saint-Denis la valse des préfets continue ! »

7 Avril 2010, 18:18pm

Publié par PCF Villepinte

Communiqué de presse : «La nomination aujourd’hui de M. Christian Lambert au poste de Préfet de Seine-Saint-Denis intervient 15 mois seulement après l’arrivée de M. Nacer Meddah.
arton11795-79c06.jpgLa valse des changements de préfet de Seine-Saint-Denis continue. Cela illustre la façon dont l’Etat considère ce département dont les populations méritent une attention bien plus soutenue de la puissance publique.
Au-delà, la nomination d’un ancien patron du Raid confirme l’obsession sécuritaire du gouvernement et du chef de l’Etat.

En effet, cette nomination « musclée » intervient alors que les effectifs de police sont revus à la baisse et que les politiques de prévention sont laissées à l’abandon. On veut donc faire du chiffre et du coup d’éclat. Cette stratégie ultra sécuritaire risque d’attiser les tensions, voire d’augmenter le degré des violences.
Or, il y a bien urgence. L’arrivée du Préfet Lambert devrait s’accompagner de moyens humains et matériels nouveaux et massifs pour le service public de police nationale, pour qu’enfin le droit à la sécurité soit garanti à tous et partout.

Oui, le renforcement de la présence de l’Etat est souhaité en Seine-Saint-Denis afin de répondre aux besoins en services publics de la Poste, de santé, d’éducation, de logement et d’accompagnement social…
C’est là que le bât blesse. L’Etat se désengage du combat contre les inégalités et les discriminations, contre la relégation sociale d’une partie importante de la population de ce département où le taux de chômage notamment des jeunes bat tous les records.

Avec d’autres élus de Seine-Saint-Denis, je vais demander dès les prochains jours à être reçue par le nouveau Préfet Lambert afin de lui exprimer nos exigences et lui faire part de notre disponibilité à participer à un redéploiement durable de l’engagement de l’Etat en Seine-Saint-Denis.

Eliane ASSASSI,
Drancy le 7 avril 2010

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