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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

republique

Muguette Jacquaint, nommée chevalier de la légion d’honneur

6 Avril 2010, 18:07pm

Publié par PCF Villepinte

 

Les communistes de Seine-Saint-Denis et leur fédération sont fiers que leur camarade Muguette Jacquaint soit élevée dans l’ordre de la Légion d’Honneur. Cette distinction est particulièrement méritée pour cette militante de toujours, défenseur de tous les opprimés, de tous ceux qui ne vivent que de leur travail, de ceux qui sont privés d’emploi, des jeunes, des femmes.

Muguette Jacquaint députée de la circonscription d’Aubervilliers-La Courneuve est de ces militantes qui malgré leurs responsabilités importantes sera restée toute au long de cet engagement femme de terrain et oratrice à la chambre, porteuse de la parole dans voix. Députée sans discontinuer de 1981 à 2007, reconnue par ces pairs, elle mérite bien cette distinction et qu’elle en soit félicitée avec chaleur et fraternité.

Pantin, le 6 avril 2010

 

 


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Moraliser quoi ?

23 Janvier 2010, 12:14pm

Publié par Daniel JUNKER

La volte-face de Proglio masque une autre forfaiture : celle de sa double casquette EDF-Veolia, qui défie la morale publique.
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Par Jean-Emmanuel Ducoin (23/01/10)

Ainsi va le monde. Il y a toujours deux faces dans toute situation. L’une en pleine lumière ou l’exactitude et la minutie de la description sont à la fois possibles et nécessaires. Mais il y a aussi une autre moitié dans l’ombre qui nécessite autant d’attention, sinon plus. En pleine lumière, l’annonce faite par Henri Proglio de renoncer à son « indemnité » versée par Veolia. Et que voit-on ? D’abord un invraisemblable bal des faux-culs mené sans honte par d’importants ministres et autres dirigeants de l’UMP, qui n’est pas sans nous rappeler l’affaire de l’Epad et du fils-fils Jean… Henri Proglio a donc pris la « bonne décision », si l’on en croit Christine Lagarde, la ministre de l’Économie, dont on pourrait se moquer tant et tant qu’en d’autres lieux, en d’autres époques, elle aurait peut-être rendu son tablier ou au moins appris à se taire. La veille encore, ne donnait-elle pas la leçon aux députés, dans des sanglots dans la voix, en justifiant ce double salaire au nom de l’adaptation « au marché », « aux concurrents », au « monde qui a changé »…

Comment ? Depuis le début de la crise, idiots que nous sommes, nous avions entendu dire, surtout dans la bouche de Sarkozy d’ailleurs, qu’il fallait sortir du « capitalisme fou » et de la « financiarisation », en « revenir à l’économie réelle », bref qu’il fallait « moraliser le capitalisme ». L’affaire Proglio en témoigne : les concerts d’approbation se seront succédé en un temps record… pour ânonner tout et son contraire ! Voilà bien l’une des marques du sarkozysme, cette contradiction éloquente entre paroles et actes. Au moins, si l’on prête au chef de l’État l’initiative de ce revirement, lui qui augmenta son salaire de 140 %, il n’a cette fois pas eu besoin d’une calculatrice. Mais d’un calendrier. Les Français votent dans deux mois.

Venons-en au côté sombre de la situation… Les conséquences politiques déjà désastreuses, significatives d’un prince-président obsédé par l’octroi de privilèges à ses proches, n’explique pas tout. Si la preuve est faite, plus que jamais, qu’une petite caste de rapaces tente de faire main basse sur l’État alors qu’on impose des sacrifices insurmontables au plus grand nombre, que le chômage explose et qu’on envisage de faire payer plus cher l’électricité, la volte-face de Proglio, dont beaucoup se contentent un peu vite, masque une forfaiture moins symbolique mais bien plus inquiétante. Celle de la double casquette EDF-Veolia. Car Henri Proglio continue, comme si de rien n’était, de cumuler deux fonctions qui défient la morale publique.

Comment accepter, en effet, que le patron d’EDF, l’un de nos fleurons nationaux, puisse en même temps présider le conseil d’administration de Veolia ? Évoquer en l’espèce un conflit d’intérêts s’apparente à un gentil euphémisme. La logique mise en place par le pouvoir reste implacable. Dans la matrice idéologique de Sarkozy, sa volonté de transformer la République en « entreprise-France » trouve là toute sa cohérence, ni plus ni moins que la mise en place d’une véritable soumission des politiques publiques au profit du privé. Rappelons que cent personnes seulement codirigent les conseils d’administration du CAC 40. Quand ils ne déjeunent pas au Fouquet’s, ils dînent à l’Élysée. Á ce propos : il fallait moraliser quoi, déjà ?

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Combat, an III

3 Janvier 2010, 19:05pm

Publié par Daniel JUNKER

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« Rupture d’égalité devant les charges publiques. » Par ces quelques mots de motivation sans équivoque, le Conseil constitutionnel, en retoquant sévèrement le projet de loi sur la « taxe carbone », a caractérisé la nature profonde du sarkozysme  : une « rupture d’égalité ». Mais ce n’est pas tout. Au passage, le Conseil inflige l’un des plus retentissants échecs personnels du président en exercice. Ne boudons pas notre contentement. Le choc ressenti à l’Élysée, à deux jours seulement de l’entrée en vigueur du dispositif législatif présenté comme la « mesure phare du projet 
de budget 2010 », et à trois mois d’une échéance électorale, sonne comme le glas d’un plan de com surjoué dont la principale victime restera l’environnement…

Il était en effet injustifiable que 93 % 
des émissions d’origine industrielle soient dispensées par cette nouvelle taxe et que, au final, cette « contribution carbone » soit devenue un impôt supplémentaire sur les carburants. Les pauvres 
de nouveau taxés  ; les puissants pollueurs épargnés. Même pour les sages, peu exempts de reproches 
ces dernières années, trop c’était trop. Qu’attendent-ils, d’ailleurs, pour interdire le bouclier fiscal ou la taxation des indemnités journalières des accidentés du travail  ? Reste toutefois la vraie question  : après 
le fiasco du sommet 
de Copenhague, 
dont Sarkozy porte la coresponsabilité, la France est-elle capable d’enfanter une fiscalité qui respecte l’égalité des contribuables tout en étant cohérente avec des objectifs de développements sociaux respectueux de l’environnement  ? Avec les logiques actuelles de taxation des ménages et d’exonération des grands groupes capitalistes, poser la question, c’est déjà y répondre… Le Conseil constitutionnel n’avait pas d’autre solution que de censurer cette taxe carbone injuste  : 
la loi ne peut créer des inégalités flagrantes entre 
les citoyens  ! En ce domaine, 2010 promet de nombreux rendez-vous importants. Du dossier des retraites à la « réforme » des territoires, en passant par celle des lycées ou de la carte judiciaire, etc., l’année promet quelques batailles sérieuses. Nous éloigneront-elles pour autant 
du pseudo-débat sur l’identité nationale, qui ne sert 
qu’à détourner l’opinion de la question sociale  ? Face 
au gouvernement le plus réactionnaire depuis Pétain, rien n’est moins sûr. Car pour Sarkozy, un lien idéologique existe entre la revendication identitaire et l’atomisation sociale en cours, entre l’exaltation d’une France définitivement chrétienne et un élitisme entrepreneurial. Dans les deux cas, c’est l’exacerbation d’une pensée profondément ultradroitière qui opère. Une sélection 
par le sang et l’argent…

Choc de classes, choc des civilisations, choc des mémoires : le néonationalisme à l’œuvre (française) conduit à la stigmatisation, à la division 
des uns contre les autres, à la haine, autrement dit 
à une griffure insupportable à notre pacte républicain. 
Or, que souhaiter de mieux sinon un retour ardent 
et impérieux aux obligations sociales et républicaines  ? L’an III du sarkozysme débute par un revers. 
Certes. Mais notre résistance et nos combats doivent s’intensifier. Tel est notre principal vœu pour 2010  !

Editorial par Jean-Emmanuel Ducoin
Notre dossier Taxe carbone

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Debout pour un pacte laïc et républicain

24 Décembre 2009, 13:10pm

Publié par Daniel JUNKER

Il est de la responsabilité de tous les démocrates, par-delà leurs opinions politiques, philosophiques ou religieuses de dresser de solides digues face au fleuve sarkozyen qui charrie désormais les pires idées nauséabondes. Qui ne voit qu’elles peuvent nous mener au pire.

Chaque jour désormais, un ruisseau de concepts glacés alimente cette mer de haine, de racisme, de nationalisme, de xénophobie dans une confusion organisée, à rebours des plus belles valeurs du progressisme intellectuel et social à la française.

A la veille des élections régionales où le pouvoir sait qu’il sera à nouveau mis en accusation parce qu’il ne répond pas aux urgences sociales, démocratiques, écologiques mais à la soif de profits de quelques uns, il théorise cet inepte concept « d’identité nationale ». Il le fait armé du bras et des paroles d’un certain Eric Besson, dont l’identité a muté du socialisme au pire sarko-national-identitaire.

Avec un aplomb indescriptible, des réunions électorales sont organisées, sous la présidence des Préfets et des sous-préfets, sur ce seul thème. D’un côté, le peuple doit se soumettre aux forces du grand large de la mondialisation capitaliste qui détruisent ses emplois, laminent ses salaires et ses retraites, autant de maux inscrits en lettres d’or dans le traité de Lisbonne, imposé de force. De l’autre, on fait mine, avec l’ « identité nationale », de protéger le peuple de la prétendue menace de chimériques envahisseurs.

Mais sur ce plateau de l’identité, il n’y a que des fruits avariés.

Un jour, c’est cet ajout curieux à l’état civil baptisé « mariage gris », un autre le Président de la République prend une pâle plume pour écrire sur « les minarets » après un sondage travaillé sur mesure, publié par … « Le Figaro ».

Les brides ainsi lâchées sur les chevaux légers de cette ultra droite, un député de droite se permet de demander à une écrivaine, prix Goncourt, de se comporter comme à l’armée, un autre, maire UMP, peut déclarer qu’il y a des millions d’étrangers de trop, qu’on paye à ne rien faire, après qu’un ministre de haut rang ait pu éclater de rire après avoir dit, à peu près ceci : un arabe ça va, c’est quand il y’en a beaucoup qu’il y a des problèmes. D’autres réclament qu’il n’y ait plus que le seul drapeau français lors des mariages. Un autre ministre, chargé des relations avec le Parlement, peut déclarer : « les gens qui viennent chez nous, doivent accepter notre mode de vie ». Espérons que lors de son prochain voyage en Ecosse, on lui demande de mettre un kilt ! A ceci s’ajoutent les multiples contrôles au faciès, les centres de rétention, la directive européenne de la honte pour la reconduite forcée aux frontières, y compris de jeunes afghans rejetés dans les puissantes griffes des talibans ou à portée de fusils de sanguinaires guerriers.

Tel est désormais le nouvel almanach du gouvernement débordant de haine, à l’opposé de ce qui fait la beauté et la force des valeurs de la France. De dérives en dérives, depuis quelques jours, c’est le « musulman » qui est montré à la vindicte populaire. Le mal, celui stigmatisé hier par Georges Bush, viendrait d’une seule religion : l’islam, confondu allègrement avec l’intégrisme. La France est définie, chez ces messieurs, plutôt par ses racines religieuses que par les lois de la République laïque, conformément au discours du chanoine de Latran, ci-devant Président de la République française, qui n’avait pas hésité à vanter la supériorité de curé sur celle de l’instituteur. A notre connaissance, Clovis n’a pas triomphé de la Révolution française, ni de mai 1936, mai 1968 et mai 1981. Voilà peut être pourquoi le pouvoir tente de réduire l’enseignement de l’histoire, de la géographie et de la philosophie.

De loin en loin, le glissement dans une « zone grise » est constant. Ajoutons l’indigne sort fait aux dizaines de milliers de travailleurs dits « sans papiers » qui font pourtant les profits de grandes sociétés du bâtiment, des  travaux publics, de la restauration ou du ramassage des ordures ménagères, dès les matins blêmes. Le travail d’un immigré produit de la plus-value, accaparée par le capital. Il participe à la vie collective en payant ses impôts, respecte les lois du pays. Il est donc citoyen. Des papiers doivent lui être donnés. Le droit de vote octroyé. La gauche aurait dû le faire quand elle était en responsabilité, comme elle avait eu le courage d’abolir la peine de mort et de faire voter, avec Mme Veil, la loi sur le droit à l’avortement.

Les tenants du pouvoir justifient ces odeurs de la putréfaction qu’ils organisent par la nécessité de combattre l’extrême droite. On ne combat pas le racisme, la xénophobie, la haine, le nationalisme en les valorisant. D’ailleurs, l’extrême droite fascisante en réclame encore plus et progresse sur ce terreau nauséabond, qu’accélère encore la crise sociale, avec son cortège de déclassements économiques et de nihilisme culturel, qui accompagnent les coups portés à la République.

Le défi est extrêmement politique. Politique, pas au sens politicien, mais au sens de l’organisation commune de la société et du monde. La définition d’une identité figée en opposition à d’autres n’est pas un horizon. C’est plutôt une impasse !

L’idéal, c’est la République, sociale et laïque, l’humanisme laïc et l’universalité des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. L’ambition créatrice, c’est de renouer avec un  progressisme à la française de notre temps, contre ces inégalités et ces injustices qui sont le dur quotidien de tant de nos concitoyens. C’est de revivifier et de régénérer la démocratie et la citoyenneté. De beaux combats à mener ! Ils se heurtent au mur de la politique sarkozyste qui démantèle les droits sociaux et démocratiques.

Une majorité peut se lever pour un  nouveau pacte progressiste, unitaire, laïc, social, solidaire, écologique, pacifique, où la coopération et le partage remplacent la concurrence et l’accaparement par une minorité. Qu’elle se fasse entendre !                                         Patrick Le Hyaric

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