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coup de gueule

Secret des affaires.

15 Mai 2018, 17:18pm

Publié par PCF Villepinte

 Action unitaire spectaculaire pour interpeller Emmanuel Macron et les parlementaires
Mardi, 15 Mai, 2018
Humanite.fr

Banderole déployée devant le Palais Bourbon à Paris le 15 mai 2018 à quelques jours de l'examen de la proposition de loi sur le secret des affaires. Photo : Jacques Demarthon/AFP

Banderole déployée devant le Palais Bourbon à Paris le 15 mai 2018 à quelques jours de l'examen de la proposition de loi sur le secret des affaires. Photo : Jacques Demarthon/AFP

Ce mardi 15 mai à 7h30 une centaine de militant·e·s et de personnalités ont déployé une banderole géante devant l’assemblée nationale pour interpeller Emmanuel Macron et les parlementaires sur la proposition de loi Secret des affaires.

Etaient notamment présent·e·s les personnalités et organisations suivantes : Edwy Plenel, Laurent Joffrin, Edouard Perrin, la CGT, Attac, Pollinis, Foodwatch, Greenpeace, Sherpa, Le Mouvement, les syndicats de journalistes (SNJ et SNJ-CGT), Sciences citoyennes, Informer n’est pas un délit, le Syndicat de la Magistrature…
 
La proposition de loi instituant le secret des affaires sera soumise le 24 mai à la Commission Mixte Paritaire. Elle est dénoncée par 53 organisations (syndicats et associations) et 23 sociétés de journalistes qui ont interpellé Emmanuel Macron le 16 avril dernier[1]. Pour empêcher que le secret ne devienne la règle et les libertés des exceptions, les organisations signataires exigent que le champ d'application du secret des affaires soit restreint aux seuls acteurs économiques concurrentiels. Malgré cette lettre ouverte, la pétition signée par plus de 550 000 personnes[2], et de multiples demandes de rendez-vous, Emmanuel Macron n’a pas répondu.
 
L’enjeu est pourtant de taille : la proposition de loi remet en cause les principes Républicains et permet aux entreprises de poursuivre journalistes, syndicalistes, lanceurs d’alerte, ONG voire simples salarié·e·s pour détention ou révélation de secrets d’affaires. La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) vient d’ailleurs d’appeler à la restriction du champ d’application de la loi aux seuls acteurs économiques concurrentiels[3].   
 
La coalition renouvelle son interpellation du Président de la République et des parlementaires : la commission mixte paritaire du 24 mai doit permettre d’amender en ce sens la proposition de loi de façon à garantir le respect des libertés fondamentales et de l’intérêt général.
 
Signataires de la lettre ouverte au Président de la République :
Appel-Muller Patrick, Directeur de la rédaction de l’Humanité ; Auroi Danielle, Présidente de Forum Citoyen pour la RSE ; Berille Luc, Secrétaire général de l’UNSA ; Beynel Éric, Porte-parole de Solidaires ; Binet Sophie et Kotlicki Marie-José, Secrétaires générales de l’Ugict-CGT ; Blanchet Lise, Présidente de la Commission SCAM des journalistes ; Borrel Thomas, Porte-parole de Survie ; Bounaud Laurène, Déléguée générale de Transparency International ; Cellier Dominique, Président de Sciences Citoyennes ; Collectif « On ne se taira pas ! » ; Compain Florent, Président des Amis de la Terre France ; Coriat Benjamin et Sterdyniak Henri, Économistes atterrés ; Cossart Sandra, Directrice de Sherpa ; Cutajar Chantal, Présidente de l’Observatoire Citoyen pour la Transparence Financière Internationale ; Darmon Muriel, Présidente de l’Association Française de Sociologie ; Deltour Antoine, Lanceur d’Alertes LuxLeaks ; Derigny Alexandre, Secrétaire Général de la Fédération des Finances CGT ; Dubreuil Katia, Présidente du Syndicat de Magistrature ; Duval Guillaume, Président du Collectif Éthique sur l’étiquette ; Faucheux Benoît, Directeur général de CCFD Terre Solidaires ; Fayet Véronique, Présidente du Secours Catholique ; Fontaine Alain, Directeur général de Terre des Hommes France ; Julliard Jean-François, Directeur exécutif de Greenpeace France ; Kalinowski Wojtek, Co-directeur de l’Institut Veblen ; Kragl Ingrid, directrice de l’information de Foodwatch ; Laarman Nicolas, Délégué général de Pollinis ; Lanier Vincent, Premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes ; Lefevre Christophe, Secrétaire national en charge des affaires européennes de la CFE-CGC ; Lepers Elliot, Directeur de l’ONG Le Mouvement ; Mahieu Laurent, Secrétaire général de la CFDT Cadres ; Marolleau Jean-Louis, Secrétaire exécutif du Réseau Foi et Justice Afrique Europe – Antenne de France ; Martinez Philippe, Secrétaire général de la CGT, Merckaert Jean, Rédacteur en Chef de la Revue Projet ; Monfort Patrick, Secrétaire général du SNCS-FSU ; Morin Jérôme, Secrétaire général de la F3C CFDT ; Noisette Christophe, Rédacteur en Chef d’Inf’OGM ; Pedersen Birthe, Présidente d’Action Aid France – Peuples Solidaires ; Peres Éric, Secrétaire général de FO Cadres ; Perrin Édouard, Président du Collectif « Informer N’est Pas un Délit » ; Petitjean Olivier, coordinateur à l’Observatoire des Multinationales ; Pigeon Martin, Corporate Europe Observatory ; Plihon Dominique et Trouvé Aurélie, Porte-paroles d’Attac; Poilane Emmanuel, Directeur général de France Liberté et président du CRID ; Poitier Julie, Directrice de Bio Consom’Acteurs ; Rehbinder Lison, Coordinatrice de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires ; Remy Clément, Président de Pollinis ; Rizzoli Fabrice, CrimHalt ; Roques Laurence, Présidente du Syndicat des Avocats de France ; Salemkour Malik, Président de la Ligue des Droits de l’Homme ; Vire Emmanuel, Secrétaire général du Syndicat National des Journalistes CGT ; Youakim Marie, Co-présidente de Ritimo ; SDJ des Échos ; SDJ de Premières Lignes ; SDJ de TV5 Monde ; SDJ de BFMTV ; SDJ de l’AFP ; SDJ de Challenges ; SDJ de la rédaction nationale de France 3 ; SDJ de Télérama ; SDJ du JDD ; SDJ de l’AEF ; Société des rédacteurs du Monde ; SDJ de Radio France ; SDJ du Figaro ; SDJ du Point ; SDJ de RTL ; SDJ de La Vie ; SDJ de Libération ; Rédaction d’Alternatives Economiques ; SDJ de TF1 ; SDJ de RMC, SDJ de Mediapart ; SDJ de l’Humanité ; SDJ de France 2 ; Prix Albert Londres ; Télé Libre.

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Bon débarras.

11 Avril 2013, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

Le syndicat britannique des mineurs (NUM) ne pleure pas la mort de Thatcher
Mots clés : margaret thatcher,

 

 

L'héritage de ce que le gouvernement conservateur a fait à l'industrie britannique sous Thatcher n'a pas de quoi susciter la fierté de ceux que qu'ils veulent vraiment le meilleur pour notre peuple.

 

Naturellement, Thatcher était le symbole même de la « libre entreprise » et elle s'est mise au service de ceux dont les intérêts sont de dégager des profits pour une minorité.

Le secteur des mines de charbon n'est pas le seul à avoir subi la démolition d'une industrie de niveau mondial au nom de « l'économie de marché ».

Thatcher a vécu assez longtemps pour voir ses convictions anéanties lorsque l' « économie de marché » s'est effondrée, réduite à quémander l'aide de l’État.

 

Contrairement aux banques qui ont spéculé, fraudé et ont été renflouées – les mines de charbon ont été fermées et les quartiers laissés à l'agonie.

Margaret Thatcher n'est plus mais les dégâts causés par sa politique, fatalement vouée à l'échec, restent hélas toujours présents parmi nous.

Bon débarras.

Communiqué du Syndicat national des mineurs (NUM)

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Le Reborn navigue dans des eaux bien troubles

21 Janvier 2013, 08:44am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 17 Janvier 2013

Cactus Les dessous chics

 

 

 

Cactus. Chronique de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon.

 Pour son Noël 2012, Bernard Tapie s’est offert la 
Provence, quotidien du midi. Tel le Phénix qui renaît de ses cendres, le nouveau patron de presse reprend pied à Marseille, dans l’objectif supposé d’une candidature, en 2014, au poste de maire de la deuxième ville de France. Il y fut le roi du football, il pourrait bien être prince de la Canebière.

C’est donc tout naturellement que Bernard Tapie a demandé à la municipalité de Marseille une place dans le Vieux-Port pour y amarrer son yacht. Celui-ci, délicieusement rebaptisé Reborn, c’est-à-dire renaissance en anglais, mesure 70 mètres de long et occupe le 97e rang du palmarès mondial des yachts de luxe. C’est certainement pour gagner quelques places dans ce classement que Bernard Tapie l’a fait rallonger de 5 mètres. Acheté 60 millions d’euros, en 2010, ce palace des mers a été entièrement rénové avec une piste d’hélicoptère, une piscine à contre-courant, un jardin tropical et huit cabines. Il peut être loué, avec ses 25 membres d’équipage, 600 000 euros la semaine. Il peut accueillir 12 hôtes.

Bernard Tapie a pu acquérir ce magnifique bateau grâce à la générosité involontaire des contribuables. 220 millions d’euros (nets d’impôt) lui ont été offerts par un tribunal arbitral, donc hors du cadre juridique stricto sensu, en 2008. Ce joli chèque lui a été remis en dédommagement des pertes subies en février 1993 à l’occasion de la vente de l’entreprise Adidas par le Crédit lyonnais. Un pactole qui a contribué à ce renouveau du personnage pour lequel il n’y a pas de petits profits. Le Reborn navigue en effet sous pavillon de complaisance, localisé dans une île particulièrement recherchée pour cet usage, Man, située entre l’Écosse et l’Irlande : la fiscalité y est au moins aussi douce que le climat.

Le libéralisme économique, qui ne doit connaître ni contraintes, ni frontières, ni lois, fait bon ménage avec le libéralisme psychique qui ne s’embarrasse plus de culpabilité mais affiche le cynisme, la décomplexion vis-à-vis des valeurs morales et de l’argent.

Le reste du magot perçu serait, sous le sigle GBT (Groupe Bernard Tapie), mis à l’abri dans cette société holding abritée en Belgique, où la fiscalité est tout aussi aimable que les taxes maritimes à Man. Bernard Tapie, le « faiseur de fric » sous François Mitterrand, qui l’a fait ministre de la Ville, a pu rebondir après un passage à la prison de la Santé, grâce à son engagement auprès de Nicolas Sarkozy. Cela valut quelques menaces à Christine Lagarde, qui était ministre de l’Économie et des Finances lors de la mise en place du tribunal arbitral, qui ne pouvait être constitué sans l’accord de l’administration. La saisine de la Cour de justice de la République par neuf députés socialistes, le 1er avril 2011, n’a pas empêché l’ex-ministre des Finances d’être nommée, le 30 juin 2011, directrice générale du FMI, en remplacement de Dominique Strauss-Kahn, favori pour la présidentielle de 2012, mais déchu brutalement de toutes ses fonctions et aspirations. Bien que, le 4 août 2011, la commission des requêtes de la Cour de justice de la République se soit prononcée pour une saisine de sa commission d’instruction visant Christine Lagarde, celle-ci continue, comme si de rien n’était, à diriger les finances du monde libéral.

L’avidité d’un système capitaliste et sa vitalité, dans lequel la politique s’est fondue, se soumettant aux exigences de la finance et des affaires mondialisées, sont en harmonie avec la libération des pulsions et des désirs qui contribuent à la constitution d’une véritable anthropologie libérale. Dernier ouvrage paru : l’Argent sans foi ni loi, conversation avec Régis Meyran, Paris, Textuel, 2012.

monique pinçon-charlot et michel pincon

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Le PCF et le PG dénoncent les "invectives" d'Harlem Désir

28 Décembre 2012, 23:10pm

Publié par PCF Villepinte

Capture d'écran

 

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles et le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon ont dénoncé vendredi la vigueur de la réaction du premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir à la diffusion de la vidéo du PCF fustigeant de façon sarcastique les sept premiers mois de François Hollande à l'Elysée.

Dans un communiqué au ton particulièrement remonté, Harlem Désir a appelé jeudi le PCF "à cesser de se tromper d'adversaire et à se garder d'une dérive contraire à sa tradition de responsabilité". Il avait en ligne de mire la récente vidéo du PCF, intitulé « 2013, rallumons les étoiles », moquant les promesses non tenues du candidat Hollande devenu président. "Ce clip qui vise de façon inacceptable le président de la République et le gouvernement est de mauvaise foi, mensonger et caricatural: il est une faute contre la gauche (...) et constitue "une honte pour ses auteurs", a accusé le responsable socialiste.

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, s'est étonné vendredi dans un communiqué de la vigueur de la réaction de Harlem Désir à la diffusion de la vidéo, la qualifiant de "totalement disproportionnée". "Notre clip (...), ne mérite en rien l'usage d'une artillerie aussi lourde", a-t-il ajouté, en glissant au passage que la vidéo a connu "près de 200.000 visites dès les deux premiers jours". "2013 doit être une année de conquêtes, de luttes face aux puissances de l'argent qui gouvernent", a souligné le porte-parole. "Mieux vaut user aujourd'hui d'un droit de critique, qu'être contraint à un devoir d'inventaire dans 5 ans", conclut-il.

De son côté le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui s'est félicité de la vidéo, a dénoncé vendredi les "invectives" du premier secrétaire du PS et d'appeller "Harlem Désir à la retenue". "Les invectives du premier secrétaire contre le clip expriment une exigence de soumission et de censure totalement inacceptable", a ajouté l'eurodéputé dans un communiqué. "Au lieu de vociférer, Harlem Désir ferait mieux de se demander quelle part de vérité si évidente il contient pour que tout le monde rie de si bon coeur en regardant ce plaisant petit film", conseille Jean-Luc Mélenchon. "Le gouvernement et son nouveau porte-parole feraient bien de cesser de se tromper d'adversaire", met-il en garde. "Il devrait se réjouir que cela soit fait avec humour et drôlerie plutôt que sur le ton arrogant et sectaire avec lequel le PS croit possible de traiter les partis de notre gauche", conclut l'eurodéputé.

"C'est vrai que ce clip augure bien de la suite (...). On n'hésite pas, le PCF et nous, à parler d'une opposition à la politique d'austérité du gouvernement", dit Eric Coquerel, responsable du Parti de Gauche, en rappelant que le Front de gauche mènera à partir de janvier une "grande campagne contre les politiques d'austérité" du gouvernement.

 

Lire aussi :

Jean-Luc Mélenchon dénonce les "invectives" de Harlem Désir
« Réaction totalement disproportionnée d'Harlem Désir » (O.Dartigolles – porte-parole du PCF)
Avant ses vœux, Hollande rappelé à ses résolutions

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La fin du monde me casse les burnes!

21 Décembre 2012, 12:51pm

Publié par PCF Villepinte

Affiche du film catastrophe 2012

Médias - le 21 Décembre 2012

 

la chronique médiatique par Claude Baudry

 

 

Ras-le-bol cette "folie médiatique qui doit beaucoup faire pour 
la vente de produits dérivés", fulmine Claude Baudry dans sa chronique médiatique, dans l'Humanité de ce vendredi.

Mais laissez donc les Mayas et les habitants de Bugarach tranquilles! Cela fait des semaines qu’on nous bassine avec « l’apocalypse », « la fin du monde ». Sous prétexte de prendre 
l’affaire à la légère dans le style « même pas peur » ou de profiter de l’aubaine pour jouer justement à se foutre la trouille en n’ayant pas oublié d’acheter ses cadeaux de Noël, la petite planète médiatique 
en fait des tonnes. Où s’arrêtera la connerie? Ras le bol 
des couvertures de survie ! Et du coup, les survivalistes et autres tarés de la planète qui se préparent à la catastrophe en se fabriquant 
des abris bunkérisés et en amassant des provisions ont tribune ouverte à la télé, à la radio et dans la presse. Comme si l’on voulait exorciser la crise dans une grand-messe collective à faire pâlir le pape. Déjà qu’il est tout « béat » devant son compte Twitter, la fin du monde, surtout si le jour le plus court de l’année est un jour sans fin, 
ça va le rendre fou.

En ces instants dramatiques, la baliverne envahit avec le racolage dans ses bagages des écrans déjà bien occupés par le néant. De ce point de vue, palme d’or à M6 qui nous disait mardi soir : « La fin du monde, vous n’y croyez pas ? Vous allez changer d’avis. » Le présentateur, Bernard de La Villardière, jamais en panne d’une enquête exclusive, galopait à cet instant en famille dans la pampa argentine. S’il ne revient pas, l’agent immobilier de M6 Stéphane Plaza, toujours prêt pour une apparition, sera bon pour le service.

L’ennui avec tout ça, c’est qu’on ne compte plus les instits obligés d’expliquer aux jeunes élèves que tout ça n’est pas vrai. 
On ne compte plus les parents à bout de nerfs avec leurs rejetons qui craignent pour leur avenir. Déjà que de ce côté-là… Et on ne compte plus les mômes qui ne savent même pas s’il y aura des jouets sous le sapin. Déjà qu’avec la crise, ce n’est pas rose. Manquerait plus qu’il y ait malheureusement un tremblement de terre ou un tsunami aujourd’hui. J’entends déjà les « on vous l’avait dit ». 
Quelle catastrophe !

On veut bien croire dans les efforts d’Arte, France Inter ou France 5 pour conjurer le sort en consacrant à ce pseudo-événement une journée entière. Mais on a plus l’impression que les chaînes participent à une folie médiatique qui doit beaucoup faire pour 
la vente de produits dérivés. Forcément périssables.

  • A lire aussi:

Télérama et sa vision de la presse de gauche

Tout a basculé pour Le jour où tout a basculé

Retrouvez toutes les précédentes chroniques médiatiques de Claude Baudry ici

Claude Baudry

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Je voudrais te remercier Gérard Depardieu…Par Nicolas Kssis

20 Décembre 2012, 14:58pm

Publié par PCF Villepinte

Regards.fr 

Je voudrais ici te remercier Gérard Depardieu. Je me permets de te tutoyer, il paraît que tu n’es pas trop à cheval sur les élégances et les préséances. Tout d’abord parce que tu as réussi à rendre Jean-Marc Ayrault à la gauche, l’espace d’une réplique certes, mais ne soyons pas trop exigeant, il paraît que c’est manquer de réalisme en ces temps difficiles. Car nous ne parlons pas en l’occurrence au grand acteur que tu as été et que tu n’es plus guère, et qui, comme tes prédécesseurs, fait rêver les progressistes à la sauce Groland en étant finalement au plus profond de lui un réac de première classe. Mais je ne veux pas parler ici du comédien. Quelque part il est fini depuis longtemps et l’essentiel se situe sur un tout autre plan. Il faut te remercier Gérard Depardieu car par ton geste, ta lettre, tu as révélé, sans le vouloir évidemment, la véritable conception du patriotisme de l’UMP. La gauche ne mène pas ce combat de fond, cette bataille politique, ce corps-à-corps idéologique. Alors tu lui as rendu ce petit service. Finalement, seul le résultat compte. Je l’ai déjà dit, en cette période de vaches maigres , il ne faut pas faire la fine bouche.

Ce n’était pas il y a si longtemps. Lors d’un mondial en Afrique du sud, et un peu avant et un peu après. Nous avons eu le droit aux grands sermons des Zemmour, Polony, Finkelkraut. Toute cette droite nouvelle (bien moins intello transgressive que la « nouvelle droite ») se disait victime de la bien-pensance et se faisait déjà la main –sans risque- sur les footeux. Tu sais, ces sales gosses issus des quartiers populaires qui osaient réussir et gagner trop d’argent sans le cacher. Bien sur comme les bon gars du Medef ou du Carlton, mais il fallait leur trouver un grief, une tare, ils n’étaient pas à leur place. La solution est sortie toute cuite de la tête d’un Buisson. Ils ne chantaient pas la Marseillaise. Cela manquait de patriotisme, d’amour du pays, bref de reconnaissance du ventre pour ces petits descendants d’Algériens ou d’ « AOF ». Leur argent était forcément aussi sale que celui de leurs petits « cousins » dealers. En fait, ils sont tous pareils, ils n’aiment pas la France et après tout est-ce vraiment « chez eux » ? Comment défendre des stars du ballon expatriés qui snobent à ce point les bonnes manières . Peu importe qu’un Michel Platini hausse des épaules, découragé par tant de bêtises racontées sur un hymne national que lui-même a avoué ne jamais avoir entonner sur une pelouse. « La France aime-là ou quitte là ! ». Comme souvent on expérimenta dans le foot les logorrhées à venir de la campagne électorale d’un Nicolas Sarkozy soucieux d’éviter a tout prix de parler du social ou d’économie.

Et puis tu es venu Gérard Depardieu. Tu veux rendre ton passeport et ta carte vitale. Tu nous as bien fait rire, ce n’est pas souvent en ce moment. Et le soutien de l’UMP s’avéra la cerise sur le gâteau. Certes, le principal parti d’opposition navigue un peu à vue entre sa droite forte Ricard et sa droite bordelaise à consommer modérément. Il n’empêche, tout est devenu clair. Il est donc normal au regard de l’odieuse politique « polpotiste » du gouvernement socialiste que tout bon citoyen français déserte avec son pain au chocolat en or massif sous le bras, afin de ne pas avoir à se plier à la loi inique et au joug du trésor public, un peu comme Copé s’arroge déjà le droit de ne pas unir des couples homosexuels même si le mariage pour tous est adopté. C’est aussi simple que cela. La loi républicaine selon l’UMP n’est pas une obligation pour tous mais presque une démarche indexée sur le taux de kétamine du citoyen ou son solde de compte bancaire.

Car Gérard, pour tous les ténors d’une droite libérale, décomplexée ou encore forte, tu peux toi, prototype du bon Français bien de chez nous, te permettre ce qui n’a jamais traversé l’esprit d’aucun Nicolas Anelka ou Franck Ribéry, voire un Samir Nasri : abandonner ta nationalité. Ceux qui distribuaient les drapeaux tricolores un 1er mai pour tout programme politique trouvent donc légitime un tel mépris de la nation, par pur égoïsme, un peu comme ces aristos partis combattre en 1792 avec les armées prussiennes pour garder leurs privilèges. Sauf que toi, l’ancien interprète des Misérables, tu as choisi la Belgique et j’en suis presque triste pour eux, car j’aime beaucoup la Wallonie. Et j’ aime aussi beaucoup la France. Son histoire, ses acquis sociaux, sa démocratie, sa solidarité nationale et donc sa sécurité sociale. Je l’aime tellement que lorsque Nicolas Sarkozy la déshonora avec un ministère de l’Identité nationale ou en essayant de placer son fils à la tête de l’EPAD, je suis quand même resté. J’ai continué de vivre dans l’hexagone, et en dépit des cadeaux accordés aux entreprises et du bouclier fiscal, j’ai envoyé mon tiers-payeur qui, sache-le, ampute davantage mon pouvoir d’achat que le tien ou celui de tes camardes du 75%. Cela dit, je voulais encore vraiment te remercier. Si on ne sait plus trop ou se trouve la gauche, de Notre-Dame-des-Landes aux expulsions de Roms sans oublier la capitulation en rase campagne devant les banques, nous savons de nouveau où se trouve le patriotisme de la droite décomplexée et à quoi il sert : culpabiliser les pauvres et les immigrés depuis la tour d’ivoire d’un bel exil fiscal. Mon pays et ses résidents méritent mieux. Au fait, connais-tu l’hymne belge ?

  • Depardieu, qui a soutenu successivement Mitterrand, le PCF, les Verts, Georges Frêche et Nicolas Sarkozy, a finalement trouvé sa voie : celle du fric.
    Est-ce pour rendre hommage à Jacques Brel, vrai grand artiste et Belge authentique, que Depardieu a décidé de s’installer en Belgique ?
    En tous cas Brel avait raison, même s’il ne pouvait penser à Depardieu en chantant : Les bourgeois, c’est comme les cochons, plus ça devient vieux plus ça devient con.

    camster Le 18 décembre à 19:24

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QUAND LIDL SOUS-ESTIME LA PUISSANCE DES RÉSEAUX SOCIAUX

15 Décembre 2012, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

QUAND LIDL SOUS-ESTIME LA PUISSANCE DES RÉSEAUX SOCIAUX, c'est un peu l'histoire de l'arroseur arrosé. Il s'agissait au départ pour la chaîne de grande distribution discount de s'offrir un joli coup de pub. Sur son compte Twiter, Lidl a promis d'offrir aux banques alimentaires un menu à 20 euros à chaque fois qu'un internaute mentionnerait sur le réseau social le mot de code « #luxepourtous ». Et pour dynamiser un peu son opération com, Lidl a demandé à une bonne dizaine de journalistes de faire le premier pas. Et ce qui devait arriver arriva... En 24 heures, 1537tweets ont été envoyés. Aïe ! Débordée par son succès, la chaîne de grande distribution s'est retrouvée avec l'équivalent de 7 500 repas à offrir, alors qu'elle avait tablé sur 500 à peine. Pas ronchon, Lidl a finalement annoncé la prise en charge de 10 000 repas. Un moindre mal finalement quand on sait que l'opération, qui devait courir jusqu'à Noël, a été stoppée brusquement en début de semaine. Ou quand la puissance du tweet force la grande distribution à la générosité.

Christophe BarBier, dans l'éditorial de son journal, l'Express, affirme cette semaine à ses lecteurs que la solidarité qui s'exprime dans le pays avec les salariés d'ArcelorMittal n'est que « complaisance ». Mieux : il taxe l'émotion créée par ce qu'il appelle le « FlorangeShow » de « nostalgie geignarde ». Christophe Barbier estime que « Zola se battait pour accélérer d'indispensables conquêtes sociales, pas pour retarder d'inévitables défaites économiques ». Et donc, en toute bonne foi, il s'indigne que le sort fait aux salariés de Mittal déclenche « une folie collective ». Alors que franchement il n'y aurait pas de quoi : ces manants sont protégés par le sens de la lutte des classes.

« Un efficace volet social ». « Il ne faut pas se tromper de combat ni glorifier des héros d'arrière-garde », mais plutôt se battre pour le vrai avenir économique de la France: simplifier le droit du travail, repenser les charges sociales et revenir sur les « funestes » 35 heures. Voilà. La messe est dite. Barbier fait partie d'une France où l'on se fout de la crise. Et de ses effets. Bien au chaud dans ses pantoufles de privilégié, monsieur Barbier vient expliquer au peuple qu'il doit consentir à plus d'efforts, toujours plus. En ce sens, il est proche des patrons, du siècle dernier, que Zola dénonçait dans son fameux Germinal. Monsieur Barbier devrait se souvenir que la position de privilégié du système ne survit que grâce à la volonté du peuple. Et comme le disait Jacques Chirac, qui n'est pas un auteur du XIXe siècle : « Quand le peuple perd espoir, il finit toujours par l'exprimer. »

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Des assiettes vides en entrée des manifestations contre l'austérité

14 Novembre 2012, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

Air Food project -capture d'écran

 - le 13 Novembre 2012

Journée européenne pour l'emploi et la solidaritéMots clés : union européenne, spf, pauvreté, austérité, aide alimentaire, secours populaire, rigueur, mobilisation européenne 14 novembre 2012,

 

 

 

Ce mercredi à Paris, des militants du Secours populaire vont faire semblant de manger devant des assiettes vides, en tête de la manifestation pour l'emploi et la solidarité en Europe. Leur objectif: faire revenir Bruxelles sur sa décision de couper le plan européen d'aide alimentaire.

Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, nous explique cette opération "Assiette vide"

Comment est-elle née?

Julien Lauprêtre. Elle est née de la très grande inquiétude que nous avons, nous et d'autres associations, concernant la supression du Plan européen d'aide alimentaire (PEAD). Celle-ci aurait pour conséquence de couper les vivres littéralement à 18 millions d'Européens, dont 4 millions de Français. Il faut bien comprendre que pour tous ces gens, il ne s'agit pas d'un supplément pour améliorer le quotidien, mais bien de leur seule ressource pour manger. Si le PEAD disparaît, ils n'ont plus rien. Avec la Croix rouge et la Banque alimentaire, nous sommes parvenus à repousser la fin du Plan européen d'aide alimentaire de 2012 à 2014. Mais que se passera-t-il après le 1er janvier 2014? Il faut faire revenir l'Union européenne sur sa décision de supression de cette aide vitale.

 

D'où cette opération "assiette vide" (Air food project en anglais)?

Julien Lauprêtre. A la manière des concours de joueurs de guitare sans guitare qui jouent en mimant, on a eu l'idée de faire la même chose en montrant des gens qui font semblant de manger alors que leurs assiettes sont vides. Il faut voir les réactions de leurs voisins de table, d'abord surpris et amusés, puis très choqués lorsqu'on leur dit que cette scène fantaisites risque de devenir le quotidien de 18 millions d'Européens. Partout en France, des gens ont participé à des repas sans rien dans leurs assiettes pour sensibiliser à ce problème du PEAD. On a aussi invité les gens à se filmer et poster leur vidéo de repas mimé sur le site web de l'opération Air food project et sur sa page facebook (voir l'opération à Poitiers, à Limoges, à Pontchâteau...) 

 

A Paris, la mobilisation de ce mercredi pour l'emploi et la solidarité en Europe va mettre à l'honneur cette opération.

Julien Lauprêtre. Tout à fait. Nous allons dressé des tables au début du parcours de la manifestation. Les gens pourront signer sur des assiettes vides notre lettre d'alerte. Nous les adresserons ensuite à la Commission européenne. Nous avons prévu toute une série d'opération comme celle-ci jusqu'au mercredi 21 novembre. Ce jour-là, le conseil des ministres européens se réunit. Nous tiendront un de ces banquets fantômes devant l'Assemblée nationale, à Paris, ainsi que devant la Commission européenne à Bruxelles. Entre temps, de semblables scènes vont se produire partout en France, comme ce mercredi sur une place de Clermont-Ferrand. Il faut que des dizaines de milliers de personnes se saisissent de ce problème à travers l'Europe pour que nous obligions l'Union européenne à revenir sur sa décision de supression du PEAD.

  • A lire aussi:

Tout sur les mobilisations du 14 novembre

Sursis de deux ans pour l'aide alimentaire européenne

Berlin, le beurre et l'argent du beurre du PEAD

  • A voir aussi:

Un internaute se filme pour le Airfood project

 

Entretien réalisé par Stéphane Guérard

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Après les pigeons, les corbeaux ? (Baudry) Rue 89

4 Novembre 2012, 09:16am

Publié par PCF Villepinte

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Dans la région Centre, la SNCF lance un jeu-concours pour les contrôleurs

3 Novembre 2012, 08:08am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 2 Novembre 2012

 

Un "challenge", baptisé "lutte anti-fraude TER", pour sensibiliser les contrôleurs de la région Centre aux fraudes dans les TER, avec des récompenses à la clé comme des consoles de jeux ou des appareils photo, provoque la colère de la CGT.

"C'est la première fois que ça arrive", ne décolère pas Didier Barra, délégué CGT des contrôleurs de la région Centre, commentant l'information révélée par le site Rue89 jeudi. "Ils ont déjà monté des challenges comme ça du côté du guichet, ça peut se comprendre, mais de là à organiser un challenge sur la fraude, on n'avait jamais vu ça, c'est n'importe quoi, on ne savait pas que la boîte pouvait aller jusque là", a-t-il déclaré. "Nous sommes contre ce genre de procédé, que je trouve personnellement loufoque", rajoute Alain Lefaucheux, de la CGT Cheminots du Loiret.

Les agents du service commercial et du contrôle renforcé qui auront réalisé les meilleurs scores se verront remettre des chèques cadeaux, des consoles de jeux, des appareils photos numériques et des tablettes électroniques, comme le précise un document interne dévoilé par le site d'informations Rue89. "Ce que nous réclamons, ce sont des moyens humains pour effectuer nos missions de service public. Si les chemins de fer fonctionnaient comme avant, avec des moyens, il y aurait beaucoup moins de fraudes", réagit Alain Lefaucheux. "Cette course au fric va contribuer à braquer certains voyageurs contre les agents et cela pourrait rapidement dégénérer", s'inquiète le syndicaliste. La colère est d'autant plus grande, explique le syndicaliste, que les syndicats sortent d'un mouvement suite à des agressions des contrôleurs dans les TER. "Il y a un taux de fraude important mais l'entreprise se l'est créé elle-même: avec moins de personnel, les trains sont moins contrôlés, et avec le nouveau cadencement un agent seul ne peut pas contrôler tout le train tellement il est plein", assure Didier Barra.

La SNCF se défend de toute "prime au PV"

La direction régionale de la SNCF se défend de toute course aux procès verbaux. "Le but de ce challenge, comme il en existe beaucoup d'autres en entreprise, est de sensibiliser les agents à la falsification", explique une porte-parole. "Les équipes d'agents qui seront primées sont celles qui auront su appliquer les meilleurs barèmes. Le challenge est qualitatif et non quantitatif", ajoute-t-elle. Alain Lefaucheux n'est pas convaincu par l'argument : "Les agents qui travaillent dans les trains sont qualifiés, ils connaissent bien leur travail. Pas besoin de ces compétitions pour bien faire notre travail", dit-il. La CGT appelle à "boycotter ce style de challenge".

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