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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

coup de gueule

Dans l'Humanité : L'histoire belge de Bernard Arnault

10 Septembre 2012, 06:02am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 9 Septembre 2012

 Le PDG de LVMH, quatrième fortune mondiale, veut devenir Belge. En pleine polémique sur la taxe à 75% des hauts revenus, ce proche de Sarkozy fait campagne pour la droite. Pour Alexandre Dérigny, secrétaire général de la CGT Finances : " Il faut un rééquilabrage entre la taxation du capital et du travail. Aujourd'hui, 80% des revenus du capital échappent à l'impôt."

À lire également :

Mélenchon dit non au Traité en Pas-de-Calais.

Pour Philippe Poutou, porte-parole du NPA : "Les conditions existent pour une bataille unitaire contre le Traité européen"

Banques : victoire en justice contre un managemet pathogène.

Travail : Il n'y a plus de saison pour les travailleurs saisonniers.

Reportage au Liban : le pays du Cèdre hanté par la peur

Sport : clôture des jeux Paralympiques par notre envoyé spécial à Londres

Culture : le nouveau spectacle de Bartabas à la MC 93 de Bobigny

Fête de l'Humanité : rencontre avec l'icône punk rock Patti Smith

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Sur le blog de la Gauche Cactus

11 Juillet 2012, 22:29pm

Publié par PCF Villepinte

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Coup dur pour les Fralib

21 Avril 2012, 06:40am

Publié par PCF Villepinte

Les Fralib à la Bastille avec le Front de gauche, le 18 mars 2012

 - le 20 Avril 2012

 

 

 

 

Le troisième plan social d'Unilever à l'encontre de Fralib est valable. Ainsi en a décidé le Tribunal de grande instance de Marseille ce vendredi. Il s'agit d'un coup dur pour la centaine de salariés, en lutte pour sauver leur usine et leurs emplois, qui étaient parvenus, via le comité d'entreprise, à faire retoquer par la justice les deux précédents plans dits de sauvegarde de l'emploi (PSE).

En milieu d'après-midi, "les Fralib" n'avaient pas réagi à la décision judiciaire. En revanche, la direction du site de Gémenos, le seul en France à produire les thés Lipton et les infusions L'Eléphant, s'est empressé d'envoyer son communiqué, se félicitant de la validation par le juge des référés, après une audience le 4 avril, "de la procédure de consultation sur la fermeture de Fralib et le PSE, déboutant ainsi le comité d'entreprise de l'ensemble de ses commandes".

La direction affirme que "chacun des 103 salariés a reçu une offre d'emploi (..) dans une autre usine d'Unilever en France", le groupe en comptant six. Pour ceux choisissant de rester en Provence, "des mesures d'accompagnement" ont été proposées avec "12 mois de congés de reclassement à 75% du salaire (15 mois pour les plus de 50 ans), 20.000 euros pour créer ou reprendre une entreprise, le soutien d'un cabinet de reclassement et une enveloppe globale de 400.000 euros pour la formation professionnelle", détaille-t-elle.

Par ailleurs, Unilever a rappelé sa décision, prise début mars, d'augmenter de 50% le budget de revitalisation économique du bassin d'emploi, portant ce montant à 1,5 million d'euros, équivalent, selon le groupe, à la création de 182 emplois dans cette zone.

Les salariés mobilisés

Sur les 182 salariés initialement touchés par le projet de fermeture (dont 155 déjà licenciés), plus d'une centaine, selon les syndicats, réclament toujours le redémarrage de l'activité à Gémenos. Ils se sont battus activement pour faire de la sauvegarde de leurs emplois une question dans la campagne présidentielle, n'hésitant pas à être présents lors des rendez-vous du Front de gauche de la Bastille (vidéo), le 18 mars, et du Prado, le 14 avril dernier.

A voir: les Fralib à la Bastille

 

L'Etat lâche les Fralib

Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF 13, a réagi avec virulence à cette décision de justice. "Le tribunal de grande instance de Marseille a validé la procédure de consultation sur la fermeture de l'usine Fralib en invoquant l'absence d'observations des services de l'Etat, ne tenant pas compte du procès-verbal de l'inspecteur du travail, explique-t-il dans un communiqué. Cette décision fait donc suite à un choix politique qui est clair depuis trop longtemps: l'Etat s'est placé du côté de la multinationale face aux salariés."

  • A lire:

"Le tribunal choisit la finance, dimanche, décidons du changement"

Fralib de retour devant le tribunal

Gémenos: salariés en quête de droits

Tous nos articles consacrés à Fralib

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Front national: ce chien de garde

19 Avril 2012, 11:30am

Publié par PCF Villepinte

 
Combattre Le Pen, en tous lieux et en toutes circonstances, est une fonction autant qu’un honneur ! Un honneur pour la gauche.

Souvenons-nous… Dans le système désenchanté que nous imposait la politicaillerie médiacratique, tout s’organisait au profit d’un statu quo d’autant plus cynique qu’il inoculait, tel un venin, le nihilisme en politique. D’un côté, les puissants dictaient leurs lois, celle du monde marchand, non libres et faussées. De l’autre côté, les gestionnaires – ou aspirants – calquaient leurs idées sur les impératifs de l’austérité et de l’accompagnement vers l’inexorable déclin de l’égalité républicaine. Et au milieu? Le chien de garde du capitalisme, grâce auquel tout se trouvait paralysé: le Front national. Il attisait la haine de l’autre par temps de crise en ethnicisant la politique, il imposait ses thèmes et maintenait un climat de peur légitimant le réflexe du vote utile… Seulement voilà, depuis le début de la campagne du Front de gauche, ce modèle a explosé en plein vol!

La ligne anti-FN de Jean-Luc Mélenchon, outre qu’elle a redonné à la gauche son rôle historique dans le dispositif républicain, a permis de dénoncer l’imposture de la famille Le Pen, de meeting en meeting, prenant un à un ses arguments pour mieux les démonter, tandis que les militants, partout, contestaient souvent bruyamment la présence de fifille-nous-voilà et de ses gros bras, pour ne plus céder le moindre mètre de terrain aux représentants de l’obscurantisme.
Non seulement le Front de gauche affirme être le pire ennemi de Le Pen, mais, en la combattant, il combat la division, les islamalgames, rassemble les victimes, les dominés, et réorganise l’idée même de solidarité… On voulait assigner les ouvriers à résidence d’un vote xénophobe et propatronal ? Échec sur toute la ligne! La bulle, essentiellement médiatique, ne pouvait résister à l’intrusion d’une confrontation brutale. N’oublions jamais la séquence primitive de Le Pen sur France 2, qui, opposée à Jean-Luc Mélenchon, préféra la fuite et le mépris à l’usage du débat démocratique en pleine ferveur électorale. Le Front national venait de baisser les yeux. Souhaitons que la dérobade se transforme bientôt en débandade.

Combattre Le Pen, et pas seulement la dénoncer, en tous lieux et en toutes circonstances, est une fonction autant qu’un honneur! Le Front de gauche a réussi à enrayer les pitoyables tentatives de banalisation et de différenciation du père auxquelles aspirait Le Pen, aidée qu’elle était par le chef de l’État. Rappelons en effet que Le Pen a trop longtemps profité du tapis rouge que Sarkozy a déroulé sous ses pieds: du pseudo-débat sur l’identité nationale aux politiques de l’immigration, sans parler de l’écrasement progressif de l’esprit d’égalité, jamais depuis la fin de la guerre d’Algérie l’État français n’avait à ce point engendré une logique de bouc émissaire. En désenclavant les thèses lepénistes, le futur ex-prince-président porte une responsabilité historique!

Ne cachons pas l’enjeu du scrutin du dimanche 22 avril. Placer Marine Le Pen loin derrière Jean-Luc Mélenchon est l’un des piliers de la stratégie d’insurrection civique en cours. Car enfin, imaginons un instant ce que serait la vie républicaine sans les Le Pen! Pensons à la libération démocratique que cela constituerait pour les classes populaires ! Celles-ci n’aspirent qu’à une chose: en finir avec la plus formidable rage de destruction sociale depuis la Libération. La crédibilité des propositions du Front de gauche fait aussi reculer le FN. Or, faire reculer le FN désenchaîne la politique, réenclenche l’espoir, réactive les mots, les symboles, l’imaginaire et même une possible suprématie culturelle et idéologique. Faire reculer le FN, c’est faire progresser le peuple.

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 18 avril 2012.]
 

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Infamie(s): quand la haine se déverse sur Mélenchon...

8 Avril 2012, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

Quand Laurence Parisot et Gérard Collomb attaquent le candidat, on ne sait plus qui parle et à qui l'on a affaire. Un cas typique de mimétisme et de défense du système.
Commun. Jamais le bloc-noteur n’aurait imaginé poser un jour cette question. La voici pourtant: qu’y a-t-il de commun entre Laurence Parisot et Gérard Collomb? Primo: la lecture du Figaro. Secondo: une certaine errance philosophique. Tercio: un goût prononcé pour la conformité langagière et les convenances idéologiques, quand le modèle reste le monde tel qu’il est, avec ses traiders, ses goldens boys, ses publicitaires, ses pitreries télévisuelles, ses réflexes d’autolégitimation du capitalisme, quand la porosité des idées atteint un tel degré de chevauchement qu’on ne sait plus qui parle et à qui l’on a affaire, bref, quand les puissants ne croient qu’en leur propre loi… et quand la gauche dite de «gestion» ne croit qu’en la loi des puissants. Curieux mélange. Étrange transition.

Parisot. Le mimétisme fabrique souvent des stupides. Ainsi, simultanément, Parisot et Collomb se sont singés l’un l’autre jusqu’à l’absurde. À savoir la haine de Jean-Luc Mélenchon et de ses idées. Parisot dans le texte: «Jean-Luc Mélenchon aime laisser entendre qu’il est un vrai révolutionnaire. On aime bien la révolution, il y a des choses sympathiques. Mais je trouve que Mélenchon est beaucoup plus l’héritier d’une forme de Terreur que l’héritier des plus belles valeurs de la Révolution.» Faut-il encore, ici-et-maintenant, répondre à ce genre d’argument avilissant? D’abord, un point de rappel: Jean-Luc Mélenchon ne «laisse» pas «entendre» qu’il se veut révolutionnaire: il l’est! Et puis il est aussi matérialiste, universaliste, républicain, socialiste de la sociale, redistributif, partageux et même, tenez-vous bien, fraternaliste et égalitariste à tout rompre.
Comment répondre à Madame Parisot, sinon en pillant l’Incorruptible lui-même. Robespierre: «Citoyens, vouliez-vous une révolution sans révolution?» Encore Robespierre: «Je ne suis pas le défenseur du peuple, je suis du peuple.» Toujours Robespierre: «Je suis du peuple, je n’ai jamais été que cela ; je méprise quiconque a la prétention d’être quelque chose de plus.» À défaut de la convaincre, souhaitons que de tels mots continuent de faire peur au Medef. Et outre-Manche aussi, du côté de la City. «We are dangerous, very dangerous!»
Collomb. Gérard Collomb, lui, est sénateur et maire socialiste de Lyon. Tellement taillé pour le rôle qu’il n’est pas absurde de se demander à quand remontent ses dernières lectures de Jaurès ou de Blum. Glacé d’effroi par la menace d’un Front de gauche rougissant à mesure que la température électorale monte, ce monsieur bien comme il faut, voulant par là montrer à quel point il se différenciait de son ancien ami du Parti socialiste, a lui aussi utilisé la violence toute personnelle pour exprimer à quel point, lui, se considère comme un modéré (sic). Collomb dans la langue: «Le modèle que défend Mélenchon, on l’a essayé en URSS, au Cambodge, ça ne marche pas.» Apprécions l’intelligence du propos et toute la mesure du mode comparatif. Mélenchon = Pol Pot. Pour le notable des Gaules, le candidat de la révolution citoyenne promet donc au peuple français le massacre de centaines de milliers de personnes. Au lendemain de cette confession de grand penseur, Collomb a évidemment rétropédalé en écrivant sur son blog que Mélenchon était un «démocrate» (ouf !) et un «républicain» (merci pour lui). Mais il a cru bon d’ajouter que son programme n’était «pas fait pour être appliqué mais pour frapper les esprits». Traduction: en plus d’être un assassin potentiel, Jean-Luc Mélenchon et tous les acteurs du Front de gauche sont de fieffés menteurs et osent promettre tout et n’importe quoi, surtout des choses irréalisables… Voilà où en est le débat d’idées avec certains socialistes. Nous pourrions en rire. Mais cette frénésie grotesque et infamante risque de se poursuivre jusqu’au 22 avril. Ne nous laissons pas impressionner.

A Limoges, des milliers de
personnes sont restées dehors...
Jaurès. D’où vient cette rage? L’autre soir, un socialiste de notre connaissance, pourtant «indigné» par les propos de Collomb, décrivait ainsi la situation politique: «Pour s’imposer dans la durée, Mélenchon a intérêt à voir Sarkozy gagner.» Certains n’ont décidément rien compris à l’insurrection civique en cours et à l’une des conditions de sa réussite: que Nicoléon soit archi-battu, pour qu’une brèche s’ouvre dans l’édifice ordo-libéral. Après, que cela plaise ou non à Parisot ou à Collomb (et à tous les autres), nous serons alors dans les pas de Jaurès: «Nous ne proposons pas seulement d’atténuer, de réformer les abus de la société, nous voulons réformer en son fond cette société même, transformer toute la propriété capitaliste en propriété sociale gérée.» Cette ambition s’imposera bientôt à toute la gauche. Car «le peuple en décidera par la force : la force de la loi». Encore Jaurès? Non, Mélenchon

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« La séquence Marine Le Pen déguisée en Caliméro est enfin terminée »

13 Mars 2012, 14:18pm

Publié par PCF Villepinte

« La séquence Marine Le Pen déguisée en Caliméro est enfin terminée »

Par Olivier Dartigolles, le 13 mars 2012

La candidate du FN a ses 500 signatures. La séquence Marine Le Pen déguisée en Caliméro est enfin terminée ! On va pouvoir passer à autre chose. Le délire médiatique qui remplit pour rien les journaux à longueur de colonnes et d'antennes autour de la vraie-fausse présence de la candidate du FN va pouvoir cesser. Il ne manquera à personne. Maintenant nous allons pouvoir lui administrer la déroute électorale qu'elle et son parti méritent. Et continuer de lever le voile sur la véritable entreprise d'escroquerie ambulante qu'est le FN.

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L'Humain d'abord!

5 Mars 2012, 17:44pm

Publié par PCF Villepinte

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Insecurité, chômage, manque de logements, environnement dégradé...

Madame Valleton dresse l'implacable constat et l'effroyable bilan de cinq années de Sarkozisme et une trentaine d'années d'ultra-libéralisme. Elle oublie les cadeaux aux amis du Fouquet's. Il n'y a plus rien à attendre de ces gens-là et de leur politique anti-sociale. Qu'ils s'en aillent tous!

 

Place au peuple, prenons le pouvoir par la révolution citoyenne et environnementale. 

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« C dans l'air » du 13 décembre sur le communisme : Pierre Laurent écrit à Yves Calvi

15 Décembre 2011, 18:51pm

Publié par PCF Villepinte

p LaurentlMardi 13 décembre, France 5 diffusait un « C dans l'air » dont le thème était « le communisme 20 ans après ». Yves Calvi recevait à cette occasion, Stéphane Courtois et Alexandre Adler sur le plateau. Suite aux propos scandaleux tenus par certains sur le plateau, vous trouverez ci-dessous le courrier de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, envoyé ce jour à Yves Calvi.
 

"Depuis maintenant des mois, la discrimination à l’égard du Parti communiste français dans les émissions politiques dont vous avez la charge, et plus globalement dans celles du groupe France Télévisions, est une constante. Toutes nos demandes pour qu’il y soit mis un terme sont - plus ou moins poliment - mais systématiquement écartées.

 

Mais cette fois, trop c’est trop. Le mardi 13 décembre, l’émission « C’est dans l’air » avait pour invité Stéphane Courtois, dont la seule fonction historique reconnue est l’anticommunisme professionnel. C’est votre choix éditorial, je n’ai pas à le contester. Toutefois, au cours de cette émission, cet invité, qui ne m’a jamais rencontré de sa vie, s’est livré à une violente attaque personnelle en déclarant je cite « Pierre Laurent (…) un fils d'apparatchik qui a mis les pieds dans les chaussons de son papa et qui prend la direction du parti, quelque part ça fait presque pitié». 

Cette pitoyable déclaration est restée sans réponse. Insultante et diffamatoire, elle ne mériterait de ma part que le mépris. Elle s’inscrit dans le registre des poncifs anticommunistes dont Monsieur Stéphane Courtois s’est fait une spécialité, en lieu et place de celle d’historien dont il s’affuble à propos du Parti communiste français.

Je ne peux me taire car cette déclaration intervient alors que la discrimination à notre égard est un scandale qui n’a que trop duré. Élu secrétaire national du PCF en juin 2010, je n’ai été invité à aucune émission politique importante dont vous avez la responsabilité, et quasiment aucune sur l’ensemble des  antennes de France Télévisions. Ce boycott est en contradiction avec toutes les règles déontologiques en matière de pluralisme du débat d’idées, et avec toutes les règles du CSA qui invitent à respecter l’ «équité» des temps de parole des formations politiques, singulièrement celles qui  disposent d’une représentation politique parlementaire.

Cette situation devient plus insupportable encore depuis que nous sommes entrés, de fait, dans la campagne présidentielle. Le Front de gauche, dont le Parti communiste français est totalement partie prenante, et son candidat Jean-Luc Mélenchon dont je préside le conseil national de campagne, y jouent un rôle de premier plan. Pourtant, la discrimination perdure. Elle devient même chaque jour plus flagrante au fur et à mesure que des candidats, subitement touchés du jour au lendemain par la grâce sondagière, occupent aussitôt le hit-parade des apparitions médiatiques.

L’argument selon lequel  je ne suis moi-même pas candidat ne résiste pas une seconde à l’examen.

 

Un, notre campagne et notre candidat sont loin de bénéficier de l’égalité de traitement qu’ils méritent. Le respect des règles du CSA nécessite bel et bien  l’augmentation globale du temps de parole du Front de gauche, donc tout à la fois celle de Jean-Luc Mélenchon et celles d’autres représentants nationaux du Front de gauche.    

Deux, le rôle politique et parlementaire joué par le Parti communiste dans cette campagne ne peut échapper qu’à ceux qui cherchent à nier la réalité.

Trois, ceux qui avancent cet argument à mon égard devront m’expliquer pourquoi il ne s’applique ni au secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé, ni à la première secrétaire du PS Martine Aubry, ni à la première responsable d’Europe Ecologie Les Verts, Cécile Duflot, sans parler des dizaines de responsables d’autres formations politiques qui sont des invités permanents de vos émissions, sans que jamais un seul responsable communiste ne puisse y trouver place.

Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple récent sur lequel nous vous avons alerté avant l’émission, comment se fait-il qu’aucun parlementaire ou aucun maire de notre parti, très actif sur le droit de vote des étrangers depuis trois décennies, ne trouve place le lundi 12 décembre sur le plateau de « Mots croisés » quand Rama Yade, qui n’a plus aucun rôle politique, et l’improbable Arno Klarsfeld, sur ce sujet auquel il ne s’est jamais intéressé, y figurent en bonne place ?

Et pour n’en prendre qu’un seul autre un peu plus ancien, puisque l’histoire du PCF semble vous intéresser quand il s’agit d’inviter Stéphane Courtois, comment expliquer que le discours que j’ai prononcé devant plus de sept mille personnes le 23 octobre dernier dans la carrière de Châteaubriant aux côtés du secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, en hommage aux 27 résistants fusillés il y a soixante ans par les nazis, ait été totalement ignoré ? La mémoire de Guy Môquet et de ses camarades n’intéresse-t-elle que quand elle est instrumentalisée par un président de la République qui en trahit chaque jour les idéaux ?  

Aussi, je vous demande d'agir pour mettre un terme à cette mise à l’écart du PCF et de moi-même comme secrétaire national de ce parti dans vos émissions. Ainsi, sera défaite cette anomalie anti-démocratique qui, j’en suis sûr, suscite la réprobation de très nombreux journalistes de vos propres rédactions, que je sais attachés aux valeurs du pluralisme.

Si les propos insultants de Stéphane Courtois sur votre antenne ont été, vous l’aurez compris, la goutte d’eau qui fait déborder le vase, vous comprendrez que ma requête, au-delà de ce lamentable incident, est plus large. Elle n’a qu’un seul but : faire droit au respect du pluralisme sans lequel la démocratie n’est qu’une coquille vide."

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF,

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COUP DE GUEULE

5 Novembre 2011, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

 

Michel Cialdella, ancien administrateur de la CPAM de Grenoble

Fontaine, le 25 octobre 2011

 

Madame Valérie PECRESSE

Ministre du Budget

 

Madame la Ministre.

 

Comme à chaque fois qu'il est question de son budget les adversaires de la Sécurité sociale évoquent des fraudes qui selon vous seraient massives. Une première réaction c'est que l'ENA et HEC ça ne prépare pas forcément à la compréhension de l'institution SÉCURITÉ SOCIALE. Le Ministre sous la responsabilité duquel elle s'est mise en place, Ambroise Croizat était un ouvrier métallurgiste, communiste et Résistant. Vous, l'œil fixé sur la calculette vous traitez les assurés avec un mépris total. Vous et vos semblables lorsque vous évoquez la Sécurité sociale c'est seulement à travers ce que vous appelez « Le trou » alors qu'elle est d'abord le moyen d'accéder aux soins.

Sachez, Mme la ministre, qu'il s'agit d'abord d'une conquête des forces progressistes contre la droite et le patronat. La CGT, le parti communiste français qui étaient membre du Conseil National de la Résistance ont joué, ne vous en déplaise, un rôle déterminant dans la mise en place du système. Ce que confirme Henry C. Galant, chercheur américain : « Les défenseurs les plus actifs' du nouveau plan de sécurité sociale et de son application étaient les communistes et la CGT... C'est grâce aux efforts de la CGT que les caisses furent prêtes à fonctionner à la date prévue » (1).

Pierre Laroque qui s'y connaissait en la matière devait dire « Dans la conception française, la sécurité sociale doit, non seulement donner aux travailleurs un sentiment de sécurité, mais aussi leur faire prendre conscience que cette sécurité est leur propre fait, qu'ils en ont le mérite et la responsabilité » (2).

Il disait également en 1946 : « Le plan de sécurité sociale ne tend pas uniquement à l'amélioration de la situation matérielle des travailleurs, mais surtout à la création d'un ordre social nouveau dans lequel les travailleurs aient leur pleine responsabilité. C'est ce qui a amené à concevoir le plan de sécurité sociale dans le cadre d'organisation unique gérée par les intéressés et couvrants l'ensemble de la sécurité sociale ». (3)

En 1995, dans un entretien à la revue "Le Droit Ouvrier" il dira : « Nous avons eu la chance, si c'est une chance, que la CGT ait été pratiquement seule en 1945 à représenter le monde du travail, et qu'elle nous ait complètement appuyés parce qu'elle se sentait responsable » (4).

J'ai entendu, sur RTL, le ministre Xavier Bertrand. Il s'en prenait avec véhémence aux arrêts de travail, prétendant qu'un arrêt sur six était frauduleux. Ces chiffres sont pour moi fantaisistes. Tout d'abord ce sont les médecins qui prescrivent. Allez donc leur dire qu'ils sont des fraudeurs. De plus si l'on est contrôlé la veille de la reprise de travail (ce qui arrive fréquemment) il paraît évident que le patient est en capacité de reprendre son travail. Dans ce cas parler d'abus est pour le moins... abusif. Monsieur Bertrand n'a sans doute jamais mis les pieds dans une usine... pour travailler, je veux dire. Que connaît-il des conditions de travail qui font qu'un ouvrier a une espérance de vie inférieure de 7 ans à celle d'un cadre supérieur ? Ce discours réactionnaire était déjà celui que les adversaires de la sécurité sociale prononçaient dès l'origine. Il faut le nommer, c'est un discours de lutte des classes. Cette lutte des classes qui n'existerait que dans l'imaginaire des marxistes est évoquée par l'un des hommes les plus riches de la planète, Warren Buffett, en ces termes "La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter". (5)

Exemples de 1948 (6) :

La chambre de commerce de Paris dans un rapport adopté le 10 novembre 1948 : « la sécurité sociale est devenue pour l'économie une charge considérable qui ...risque de compromettre le redressement du pays »

« Les salariés ... ont voulu profiter de traitement dont il n'avait peut-être pas un besoin certain. La moindre maladie a été le prétexte de repos plus ou moins prolongé. L'absentéisme s'est développé». « ... raison de cet accroissement de dépenses : les accidents insignifiants pour lesquelles autrefois on se bornait à un simple pansement, tandis que maintenant on va trouver le médecin ».

« Un médecin donnera facilement 15 jours de repos pour une petite grippe ou pour un léger accident. La fraude est donc d'autant plus grande que la caisse est plus concentrée ».

Vous voulez donner des leçons de modernité et vous avez le discours des réactionnaires d'il y a 63 ans ! Il est regrettable qu'un ministre du travail ne se penche pas plus sérieusement sur les raisons qui font qu'un salarié est mis en arrêt maladie. Sait-il que 70 % des ouvriers travaillent en contact avec des produits toxiques ? Sait-il que les troubles musculo-squelettiques (dont vous êtes à l'abri) sont la première cause de maladie professionnelle ? Que fait-il pour qu'il n'y ait pas 400 suicides par an liés au travail ? Il est de notoriété publique que nous ayons une sous reconnaissance des maladies professionnelles. Que fait-il ? C'est plus facile d'insulter les salariés à l'Assemblée Nationale que de régler les problèmes de souffrance au travail.

Vous prétendez que l'ensemble des fraudes sociales est "à peu près de l'ordre de 20 milliards d'euros", soit environ 10% du budget de la Sécurité sociale ! Il serait intéressant de savoir comment vous arrivez à ce chiffre. Et puis nous aimerions vous voir, vous ministre du Budget, vous en prendre à la fraude fiscale qui est au minimum le double ! Nous pourrions évoquer les milliards que vous avez octroyés aux banquiers frauduleux. Et vous semblez prêts à recommencer au risque d'encourager la fraude ! Avant de donner des leçons, commencez donc par balayer devant les portes de vos cupides amis. Mais la cupidité suffit-elle à expliquer ce qui pousse quelqu'un à vouloir encore gagner des millions quand il a déjà amassé des milliards ? Peut-être avons-nous affaire à quelque chose de plus proche de la gloutonnerie, un besoin psychotique de s'empiffrer alors qu'on n'a plus faim (8).

Le déficit de la Sécurité sociale doit-il être ou non réduit, et si oui par quelles mesures ? Ce n'est pas à l'économiste de répondre, mais au citoyen, affirme le professeur Albert Jacquard. (7). Ce n'est pas aux ministres non plus, qui sont des serviteurs (l'ont-ils oublié ?), mais au Peuple (le souverain) et notamment aux salariés qui de plus sont majoritaires. Vous n'avez aucune légitimité pour casser

notre SECU, elle nous appartient ! Au non de quoi ceux qui produisent les richesses de notre pays (qui vous paie), devraient-ils être spoliés de leur conquête ?

Comme l'a écrit Pierre Laroque en 1946 !

"Nous voulons que demain les travailleurs considèrent que les institutions de Sécurité sociale sont des institutions à eux, gérées par eux et où ils sont chez eux". Que de dégâts depuis !

La réalité c'est que nous vivons une crise majeure qui vous sert de prétexte pour massacrer nos acquis, qui ne doivent rien à la droite, mais tout aux luttes de générations de travailleurs. Cette crise, ni le gouvernement, ni ses économistes n'ont vu venir (gouverner c'est prévoir ?). Cette crise c'est la votre et vous voulez nous la faire payer !

" Jusqu'ici l'art de gouverner n'a été que l'art de dépouiller et d'asservir le grand nombre au profit du petit nombre, et la législation le moyen de réduire ces attentats en système... ". (9) Robespierre dit l'Incorruptible.

On dirait que cela continue.

 

« Jamais les maux de la société ne viennent du peuple, mais du gouvernement. »

Robespierre. (9).

 

Michel Cialdella

Citoyen en colère

 

(1) « Histoire politique de la sécurité sociale française 1945-1952 », Henry C. Galant.

(2) Pierre Laroque « de l'assurance sociale à la sécurité sociale », cité par Henry C. Galant.

(3) "Recueille d'écrits de Pierre Laroque" la documentation française, mai 2005.

(4) "Le Droit Ouvrier" Octobre 1995.

(5) "La guerre des classes" François Rein; Fayard; 2008

(6). "Histoire de la sécurité sociale (1945-1967)" Bruno Valat. Éditions Economica. Octobre 2001.

(7) 'Mon utopie"; Albert Jacquard ; Stock; 2006.

(8) "La menace américaine"; Théodore Roszak; Le cherche midi; 2004.

(9) "Robespierre : Sur la

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L'agence de notation Standard & Poor's envahi !

26 Août 2011, 09:16am

Publié par PCF Villepinte

L'agence de notation Standard & Poor's envahi !

 Au lendemain des annonces gouvernementales présentant un nouveau plan d'austérité pour satisfaire les marchés financiers, des militants communistes ont envahi les bureaux parisien de l'agence de notation Standard & Poor's pour dénoncer ce coup de force contre la démocratie. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-seine, participaient à cette action coup de poing.

 

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