Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte
Les communistes de villepinte vous invitent à utiliser ce blog comme point de rencontre et d'échanges concernant la situation politique ,économique ,sociale et environnementale du local à l'international.
elections
Municipales
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Contre la droite et l’extrême droite,
l’innovation communiste pour nos communes
Dans chaque commune, entre l’austérité qui étouffe et les solidarités qui libèrent, nous appelons nos concitoyen·nes à choisir la voix des élu·es communistes pour refuser le désespoir d’une société libérale qui abandonne et pour innover afin de répondre aux besoins. Pionnières de l’égalité par le droit à la culture, aux loisirs et aux vacances pour chaque habitante et habitant, les municipalités communistes continuent d’agir aujourd’hui pour bâtir des villages et des villes où chacun·e peut vivre dignement.
Avec des politiques audacieuses, nous faisons des services publics, de la solidarité, de l’émancipation humaine et de la démocratie un véritable projet de société. Solidarité entre les générations, entre habitant·es quelles que soient leurs origines, entre grandes villes et villages ruraux ; solidarité internationale enfin avec les peuples en lutte pour leur liberté comme le peuple palestinien. Dans un contexte politique de crises et de guerres, nos élu·es et candidat·es agissent pour la sécurité collective et la paix.
Nous sommes en première ligne face à l’extrême droite qui sème la division parmi nos concitoyen·nes et dans les communes alors que tout doit être mis en œuvre pour vivre ensemble, libres, égaux, dans la fraternité. C’est le sens de notre engagement au plus près des habitant·es, dans chaque village, chaque ville, comme dans les métropoles, nous avons su rassembler celles et ceux qui souhaitent travailler ensemble avec des projets de solidarité.
Face à la menace de la droite et de l’extrême droite, et pour répondre aux attentes populaires, nous avons depuis des mois œuvré au rassemblement des partis de gauche et écologistes pour porter ensemble des projets, conserver le plus grand nombre de villes de gauche et permettre des victoires face aux maires de droite ou de droite extrême. À la veille des élections présidentielle et législatives de 2027, les élections municipales de 2026 sont importantes pour ancrer le débat politique au cœur des préoccupations des Français·es et pour permettre de redonner confiance dans l’action politique.
L’élection municipale est un grand moment démocratique qui voit des centaines de milliers de femmes et d’hommes se confronter à des choix concrets pour leurs villes.
Partout dans le pays, au travers de plus de 200 propositions, comme nous le portons dans le document « Contributions des communistes aux projets municipaux des villages et villes pour 2026 », nous proposons d’agir pour mettre en œuvre :
- La démocratie participative
- L’égalité femmes-hommes
- La culture de paix
- La construction de logements, en particulier de logements sociaux
- La santé publique, la lutte contre les déserts médicaux avec l’installation de centres de santé publics
- La sécurité, la police de proximité, la présence de commissariats et de services de prévention et de justice
- La gratuité des transports
- La gestion publique de l’eau et des déchets
- Les politiques de solidarité pour l’accès aux vacances, au sport, à la culture
- L’action pour la petite enfance et la protection de l’enfance
- L’éducation primaire progressiste, laïque et gratuite
- La tarification solidaire des services, des cantines
- Le soutien à la culture
- Le combat contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les discriminations
ELECTIONS PROFESSIONNELLES TPE
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Top départ des élections TPE !
Ce lundi 25 novembre marque le début des élections TPE qui auront lieu jusqu'au 9 décembre. Durant cette période, 5 millions de salarié·es des TPE (entreprises de moins de 11 salarié·es) sont appelé·es à voter.
Qui sont les salarié·es des TPE ?
Pour la CGT, l’objectif est de gagner la participation la plus importante possible à ce scrutin pour enfin mettre en lumière les salarié·es des petites entreprises dont on ne parle jamais. Indispensables au fonctionnement de l’économie et au lien social, les 5 millions de salarié·es des TPE sont pourtant absent·es de tous les radars. Ils et elles sont très attaché·es au sens de leur travail et à l’exercice de leurs missions, mais ont beaucoup moins de droits et garanties collectives que les salarié·es des plus grandes entreprises.
Les métiers dans les TPE sont très divers :
gardiens et concierges d’immeuble (voir la fiche métier)
coiffeurs et coiffeuses (voir la fiche métier)
mécaniciens (voir la fiche métier)
électriciens (voir la fiche métier)
boulangers (voir la fiche métier)
éducateurs sportifs (voir la fiche métier)
infirmières (voir la fiche métier)
fleuristes (voir la fiche métier)
vente en restauration rapide (voir la fiche métier)
ambulances (voir la fiche métier)
serveur (voir la fiche métier)
chauffeurs-livreurs (voir la fiche métier)
➡️ Accéder ici à l'intégralité des fiches métiers
Quelques chiffres permettent de mieux mesurer le poids de chaque secteur professionnel des 5 millions de salarié·es des TPE :
288 000 salarié·es travaillent dans l’industrie ;
471 000 salarié·es travaillent dans la construction ;
2 550 000 salarié·es travaillent pour le secteur tertiaire, dont le commerce qui domine ;
950 000 salarié·es de l’aide à domicile (particulier employeur, assistant·e maternelle) ;
310 000 salarié·es sont sans convention collective ;
750 000 salarié·es des TPE sont des cadres (15 %).
Parmi ces salarié·es, la CGT souhaite s'adresser plus particulièrement aux 8,1 % de jeunes en contrats d’apprentissage et aux travailleuses et travailleurs saisonnier·es, dont 1,8 millions sont des salarié.es des TPE.
Les revendications de la CGT pour les salarié·es des TPE
La CGT se bat pour gagner de nouveaux droits pour les salarié·es des TPE. Même si les TPE et leurs salarié·es sont centraux pour l’activité économique et le tissu social de notre pays, leur valeur reste captée par les plus grandes entreprises, ce qui explique que les salaires et garanties collectives des salarié·es des TPE soient beaucoup plus faibles.
La CGT veut mettre fin à cette inégalité et aligner les droits des salariés des TPE sur ceux des salarié·es des plus grandes entreprises.
L’échelle des branches est fondamentale pour gagner un meilleur partage de la valeur entre les petites entreprises et les plus grosses. La CGT revendique le développement de dispositifs de mutualisation entre les grandes entreprises et les petites et le renforcement des obligations des donneurs d’ordre.
Pour les salarié·es des TPE, nous voulons notamment obtenir dans toutes les conventions collectives :
La création d’un 13e mois de salaire ;
La majoration de toutes les heures supplémentaires (et complémentaires pour les salarié.e.s à temps partiel) et du travail en horaires atypiques ;
L’augmentation du SMIC à 2000€ brut et l’indexation de tous les salaires sur les prix ;
La neutralisation des jours de carence en cas d’arrêt maladie et leur indemnisation à 100 % du salaire ;
La création de jours de congés enfants malades avec maintien du salaire et des dispositifs de réduction du temps de travail pour les aidants familiaux ;
Une 6e semaine de congés payés ;
Des droits à retraite anticipée pour pénibilité et à retraite progressive 4 ans avant l’âge légal de départ en retraite ;
Des mesures contre les violences sexistes et sexuelles : un numéro vert pour accompagner les victimes à l’image de ce que nous avons gagné pour les salarié.e.s du spectacle; l’envoi, avec la fiche de paye d’informations de prévention sur les violences sexistes et sexuelles (définitions, droits des victimes, obligations des employeurs…) ;
L’accès à des chèques vacances et à déjeuner avec une participation patronale à 80 %.
➡️
INTERNATIONAL
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Donald Trump remporte une majorité de grands électeurs pour l'élection présidentielle états-unienne.
À domicile, il mènera la politique qu'il a annoncée avec un Sénat dominé par son parti et des administrations plus maîtrisées que lors de son premier mandat.
Une politique économique résolument néolibérale et agressive : soutien aux énergies fossiles, dérégulation des normes environnementales, abaissement de la fiscalité des entreprises, hausse des tarifs douaniers sur les produits importés. À ce titre, il n’améliorera en rien le sort des travailleurs états-uniens.
Une politique sociétale réactionnaire : remise en cause du droit à l'avortement, expulsions massives d'étrangers, non financement des sciences sociales critiques, attaques contre les minorités de genre et renoncement à toute rationalité scientifique.
Le MJCF apporte son soutien aux travailleurs états-uniens, aux femmes et aux progressistes face aux attaques à venir de la part du nouveau Président.
Sa politique internationale exacerbe la domination impérialiste des États-Unis sur le reste du monde. Notre pays doit urgemment remettre en cause sa vassalisation vis-à-vis des États-Unis.
Là où Trump sort des accords de Paris sur le climat, méprise les institutions des Nations unies, la France doit au contraire sortir de l'isolement diplomatique dans lequel l'enferme le bloc euro-atlantique.
Les États-Unis utilisent le dollar comme moyen d'imposer leurs lois au reste du monde et de lui faire financer leur économie. Donald Trump demande par ailleurs à ses vassaux européens d'augmenter leur tribut à l'OTAN et à ses industries de l'armement. Il souhaite les emmener dans une guerre commerciale avec la Chine qui nuit aux économies européennes.
Les États-Unis continuent d'imposer un blocus criminel à Cuba depuis des décennies malgré la désapprobation de tous les pays aux Nations unies. Ils continueront à s'en prendre à tous ceux qui se mettent en travers de leur chemin et de leur domination.
C'est le cas en Palestine où les États-Unis soutiennent militairement et diplomatiquement une politique criminelle au risque d'un embrasement régional. Lors de son premier mandat, Donald Trump s’était distingué par un soutien sans faille au projet suprémaciste de Netanyahou. Son élection est une inquiétude immense pour le peuple palestinien.
La France doit retrouver une politique étrangère et une défense, indépendantes des États-Unis d'Amérique, favorisant le développement humain, la décarbonation de l'économie, la préservation de la biodiversité, la coopération et la paix entre les peuples, plutôt que la prédation impérialiste.
Article publié dans CommunisteS, numéro 1017 du 6 novembre 2024
FRONT POPULAIRE
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Publié le 10 juin 2024
Nous avons échangé ce jour pour faire face à la situation historique du pays, suite aux résultats des élections européennes et à la dissolution de l’Assemblée nationale.
Nous appelons à la constitution d’un nouveau front populaire rassemblant dans une forme inédite toutes les forces de gauche humanistes, syndicales, associatives et citoyennes. Nous souhaitons porter un programme de ruptures sociales et écologiques pour construire une alternative à Emmanuel Macron et combattre le projet raciste de l’extrême droite.
Dans chaque circonscription, nous voulons soutenir des candidatures uniques dès le premier tour. Elles porteront un programme de rupture détaillant les mesures à engager dans les 100 premiers jours du gouvernement du nouveau front populaire. Notre objectif est de gouverner pour répondre aux urgences démocratiques, écologiques, sociales et pour la paix.
En écho à l’appel des syndicats ce soir et de la jeunesse, nous appelons à rejoindre les cortèges et à manifester largement.
A la manière dont nous gouvernerons, sur un cap clair, nous voulons bâtir ce nouveau front populaire avec toutes les forces qui partagent cette ambition et cet espoir.
*Signataires*
Les Écologistes
La France Insoumise
Le Parti communiste français
Le Parti socialiste
Place publique
Génération⸱s
GRS
Liste ouverte à signature !
RENFORCEMENT
Un groupe communiste renforcé au Sénat
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La veille des élections sénatoriales du dimanche 24 septembre, le journal Le Monde donnait dans son « scénario probable » 11 élus au groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste (CRCE), soit 4 de moins que dans la précédente mandature et tout juste de quoi faire un groupe (10).
Trouvons pour excuse au journal dit de référence que le groupe CRCE renouvelait 75 % de ses parlementaires, quand l’ensemble du Sénat en renouvelait la moitié. Quoi qu’il en soit, ils seront au final 18, c’est-à-dire trois de plus.
Le groupe garde des élus dans tous les départements où il était présent (mais quand il en avait deux dans le 93 et le 94, il n’en a plus qu’un) et s’implante en Meurthe-et-Moselle, Val-d’Oise, Seine-et-Marne, La Réunion et la Nouvelle Calédonie où il était jusqu’à présent absent. Le deuxième groupe de gauche compte 8 femmes, soit quasiment la parité dans un hémicycle qui avance doucement sur cet enjeu avec 36 % de femmes.
Respectant une tradition qui a du bon, le président reste une présidente avec Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire, qui prend la succession d’Éliane Assassi. Une présidence qui aura été notamment marquée par la commission d’enquête sur l’emprise des cabinets de conseil privé sur les politiques publiques et par la bataille contre la retraite à 64 ans.
Le Sénat, porte d’entrée du gouvernement
Les défis de manqueront pas pour le groupe CRCE renforcé. C’est bien dans la Chambre haute qu’arrivera en première lecture le 6 novembre prochain le projet de loi sur l’immigration, avec dans la foulée le projet de loi de finances.
Et même si Gérard Larcher, tout nouvellement réélu pour la cinquième fois président, aime à dire que le Sénat est un « contre-pouvoir », le gouvernement, faute de majorité claire à l’Assemblée nationale, sait combien il peut compter sur la majorité de droite au Sénat pour faire avancer ses projets.
Il sait aussi qu’il devra ferrailler avec un groupe communiste qui relaiera dans l’hémicycle du palais du Luxembourg les revendications et propositions de toutes celles et tous ceux qui refusent les rustines d’un système à bout de souffle.
LEGISLATIVES
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Publié le 22/06/2022 par PCF
Faits principaux de ce second tour
- Un score historique du Rassemblement national qui obtient 89 sièges (contre 8 en 2017, soit 11 fois plus) et formera le groupe d’opposition avec le plus grand nombre de députés. Il obtient au moins une circonscription dans 37 départements, remportant l’ensemble des circonscriptions dans plusieurs d’entre eux (11, 52, 66, 70). Autre élément, le RN va, au regard de ses résultats, bénéficier de plus de 10 millions d’euros d’aides publiques annuelles.
À noter : Selon IPSOS, 72 % des électeurs Ensemble ! n’ont pas voté dans les duels Nupes / RN : lourde responsabilité de LREM dont 55 des 62 candidats concernés n’ont pas appelé à faire barrage au RN. A contrario, sur les 108 duels Ensemble / RN, 88 candidats Nupes ont appelé à le faire.
- Une sévère défaite pour Emmanuel Macron avec seulement 250 députés pour sa coalition et 165 pour LREM seule (contre 350 en 2017 et 308 pour LREM seule), loin des 289 assurant une majorité absolue. Le président de la République n’a pas de majorité pour son projet politique. Trois ministres battus (Montchalin, Bourguignon et Benin) ainsi que Ferrand, le président de l’Assemblée, et Castaner, celui du groupe LREM, ce qui ampute Macron d’une capacité de gestion de ses députés.
- Un niveau d’abstention très fort : 53,77 % des inscrits, soit plus de 26 millions de personnes (contre 57,36 % aux législatives de 2017 et 44,60 % aux législatives de 2012).
- La poursuite du recul de la droite traditionnelle (LR-UDI) qui obtient 64 députés (contre 130 en 2017).
- La Nupes permet une progression importante du nombre de députés de gauche mais limitée, ce qui apparaît comme un résultat mitigé, d’autant plus au regard de l’objectif d’une majorité de gauche à l’Assemblée. Elle obtient 150 députés (contre 60 députés de gauche en 2017 mais score restant relativement bas dans la Ve République).
- Au profit de LFI principalement avec 69 sièges (contre 17 en 2017, soit 4 fois plus).
- EELV et ses alliés du pôle écologiste pourront constituer un groupe de 23 députés.
- PS et PCF maintiennent leur représentation et la possibilité d’un groupe.
-Au total :
Dans l’immédiat, forte revalorisation du rôle du Parlement et, au-delà des coalitions, du rôle des partis politiques.
Grande instabilité politique avec remaniement du gouvernement imminent, changement de Premier ministre possible, et au-delà potentielle dissolution à court ou moyen terme.
La 16e législature commencera officiellement le 28 juin.
- Focus sur le PCF
Sur nos 32 qualifiés au second tour 12 sont élu·e·s ; 8 de nos 9 sortant·e·s se représentant sont élu·e·s ; Alain Bruneel perd à seulement 223 voix ; Soumya Bourouaha prend la suite de Marie-George Buffet et Yannick Monnet la suite de Jean-Paul Dufrègne ; Nicolas Sansu et Jean-Marc Tellier sont élus ; possibilité de constituer un groupe avec les élu·e·s d’outre-mer.
Elections législatives (2ième tour)
Dans notre circonscription, pour parachever la victoire de Clémentine Autain et de la NUPES, (46.45 % des voix au premier tour), il faudra aller voter dimanche.
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Virginie de Carvalho arrivée en seconde position (15,18 %), a annoncé sa décision de retirer sa candidature en indiquant :« Force est de constater qu’il y a deux candidates de gauche qualifiées et il n’y avait donc pas de raison qu’on aille au second tour ».
Les candidat-e-s présenté-e-s par la nouvelle union populaire écologique et sociale (PCF, LFI, PS, EElV, Génération S) sont en passe de faire le grand chelem en Seine-Saint-Denis.
Dimanche prochain, le président de la République peut et doit être mis en minorité à l’Assemblée nationale.
Au plan national, avec 26,8%, la Nupes arrive en tê̂te du scrutin.
Le PCF remercie les plus de 6 millions d’électrices et d’électeurs qui ont porté leurs voix sur les candidates et candidats de notre union.
C’est le résultat d’engagements partagés sur des mesures concrètes pour améliorer la vie des Français·es, tels l’augmentation du SMIC à 1 500 euros et des salaires ou encore la retraite à 60 ans, ainsi que de la richesse de la diversité des forces de notre coalition. Les Français·es viennent d’envoyer un message fort au président : ils ne veulent pas lui laisser cinq années de plus les mains libres pour poursuivre sa politique en faveur des plus riches et du capital.
Contrairement à ce qu’affirment le président et les dirigeants de son mouvement, l’arrivée de nombreux députés de gauche à l’Assemblée ne serait en rien le chaos mais bien un levier décisif pour sortir des difficultés actuelles, réparer la France des dégâts de leur politique et affronter les défis du siècle. Un tel changement nécessitera en outre une toute autre utilisation de l’argent et de nouveaux pouvoirs aux salarié·es.
Les 54 candidat·es communistes, avec nos camarades candidat·es en Corse, totalisent quant à eux 527 350 voix. Parmi eux, 32 sont qualifié·es au second tour. Nos députés sortants sont tous qualifiés et réalisent de très bons résultats qui témoignent de la reconnaissance de nos concitoyen·nes de leur action offensive à l’Assemblée pour obtenir des avancées concrètes tout au long du précédent quinquennat. Le PCF félicite l’ensemble de ses candidates et candidats et remercie les militantes et militants communistes et des autres forces de notre union pour ces résultats. Il appelle à la mobilisation maximale pour la réélection des députés sortants et le maximum de conquêtes.
Le PCF appelle également à créer les conditions de la mobilisation populaire et sociale dès le lendemain du scrutin pour créer les conditions de nouvelles conquêtes sociales, écologistes et démocratiques. De nombreux député·es de gauche en métropole et en outre-mer, avec un plus grand nombre de député·es communistes et des luttes sociales puissantes seront déterminant·es pour agir pour les salaires, l’emploi, la justice sociale et permettre la prise du pouvoir sur l’argent et de nouveaux pouvoirs des citoyen·nes et des salarié·es.
Luttons, résistons et faisons demain advenir le temps des réformes heureuses pour notre peuple !
Français de l'étranger: La majorité présidentielle régresse dans dix circonscriptions sur onze.
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PAR SÉBASTIEN CRÉPEL
L'Humanité
Non, l’événement électoral du week-end n’est pas (seulement) l’élimination de Manuel Valls dans la 5e circonscription des Français de l’étranger. Le crash somme toute prévisible de la candidature à la législative de l’impopulaire ancien premier ministre, recyclé sous l’étiquette présidentielle, cache un mal bien plus profond qui ronge la majorité sortante.
Partout, chez les électeurs qui votaient par anticipation la semaine passée, les candidats d’Emmanuel Macron enregistrent de lourdes pertes en scores, et même en voix, dans un contexte de participation pourtant en hausse. Plus de 15 000 voix se sont évaporées entre 2017 et 2022 pour les tenants de la majorité sortante.
Plus la peine de cacher le malaise. Les mines sont renfrognées et les fronts plissés. Cette fois, ce n’est pas un sondage, mais une première secousse d’importance, d’autant qu’elle frappe au cœur un électorat à l’aise dans la mondialisation, a priori acquis à Emmanuel Macron. En pourcentages, ce n’est pas un recul, c’est une déroute : – 27 points dans les 6e et 10e circonscriptions, – 21 dans la 1re, – 19 dans la 3e et la 7e, – 16 dans la 11e…
La majorité présidentielle régresse dans dix circonscriptions sur onze. Mention spéciale pour la 5e, avec un repli de 35 points : belle performance, Manuel Valls. Même en y ajoutant – soyons beaux joueurs – le résultat du « dissident » sortant, le déficit est encore de dix points. Bien sûr, on nous dira que tout cela sera effacé au second tour, que les candidats du parti présidentiel devraient retrouver sans difficultés leurs sièges. On verra.
Pour l’heure, s’il y a un perdant au premier tour – sans compter LR, battu partout –, c’est qu’il y a aussi un gagnant, ou plutôt une gagnante, la Nupes.
Sa qualification face aux représentants du macronisme dans tous les seconds tours sauf un, avec près de 30 % des suffrages en moyenne, dont deux circonscriptions où elle passe en tête, est déjà une sacrée victoire. En 2017, la gauche n’était présente que dans cinq seconds tours, le candidat qualifié ayant parfois rassemblé à peine 10 % des voix au premier. Les graines de l’union germent déjà. Et la récolte s’annonce prometteuse.
Pour une union populaire de la gauche et des écologistes rassemblés !
Déclaration du Comité exécutif national du PCF
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A l’issue du second tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron s’apprête à engager la politique de régression sociale la plus grave de ces dernières décennies en portant notamment à 65 ans l’âge de départ en retraite ou en conditionnant le RSA à une obligation de travail. Quant à l’extrême- droite, son poids renforcé pourrait conduire à l’entrée au Parlement de dizaines de députés portant des projets racistes, xénophobes et antisociaux menaçant les principes fondamentaux de la République.
Les Français et les Françaises, le monde du travail et de la création, la jeunesse, les millions d’abstentionnistes, ont besoin d’une perspective d’espoir. Ils attendent dès le mois de juillet des avancées concrètes, immédiates, pour leur vie quotidienne. Ils attendent qu’on mette enfin les formidables richesses du pays au service de l’emploi, de l’augmentation des salaires, des pensions et de meilleures conditions de travail. Ils veulent des réformes heureuses, positives, de progrès et de justice sociale.
Ces changements sont possibles si toutes les forces de gauche s’unissent pour présenter des candidatures communes dans toutes les circonscriptions du pays. C’est pourquoi les communistes veulent construire cette union et sont plus que jamais déterminés à un accord de toutes les forces de gauche, La France insoumise, le Parti communiste Français, Europe Écologie Les Verts, le Parti socialiste.
Après plusieurs jours d’échange avec nos partenaires, nous constatons que les propositions de La France insoumise qui a la responsabilité première de permettre ce rassemblement n’ont pas permis à cette heure, d’atteindre notre objectif partagé d’une nouvelle majorité de gauche.
C’est la raison pour laquelle, nous rendons publiques aujourd’hui les propositions suivantes susceptibles de permettre la conclusion d’un accord. Celui-ci nécessite la tenue dans les meilleurs délais d’une réunion commune de nos quatre formations politiques qui n’a pas encore eu lieu à cette heure plutôt que dans des réunions bilatérales distinctes.
Nous proposons une coalition de forces sans hégémonie et un label commun qui reflète l’expression de notre diversité, par exemple l’union populaire de la gauche et des écologistes rassemblés.
Nous proposons un programme partagé de gouvernement à partir du texte l’Avenir en commun enrichi des propositions de toutes les forces dont celles du programme « La France des Jours heureux »
Nous proposons un accord national de présentation de candidat.es communs, à parité, qui permettront à notre coalition d’obtenir une majorité à l’Assemblée pour répondre aux exigences qui s’expriment ; qui donne la garantie à chacune des forces de cette coalition de pouvoir constituer un groupe, ce que vient de réaffirmer Jean-Luc Mélenchon et alors que ce n’est pas le cas dans l’état actuel des propositions ; qui assure une représentation nationale à chacune des forces. Cet accord doit leur permettre de contribuer, grâce à des personnalités reconnues pour leurs engagements de terrain, aux nécessaires conquêtes de circonscriptions.
En ce sens, aux côtés de nos députés sortants, nous avons proposé de nouvelles candidatures en capacité de l’emporter face à la République en Marche ou au Rassemblement national dans plusieurs circonscriptions, à l’image de Nicolas Sansu dans la 2e circonscription du Cher, de Michèle Picard dans la 14e circonscription du Rhône, de Pierre Labriet dans la 2e circonscription de l’Isère, de Jean-Marc Lespade dans la 2e circonscription des Landes, de Christophe Faverjon dans la 4e circonscription de la Loire, de Marianne Margaté dans la 7e circonscription de Seine-et-Marne, de Paul Planque dans la 4e circonscription du Gard, Patrick Soloch dans la 19e circonscription du Nord, de Jean- Marc Tellier dans la 3e circonscription du Pas-de-Calais, de Sébastien Laborde dans la 11e circonscription de Gironde, de Yasmine Boudjenah dans la 11e circonscription des Hauts-de-Seine, de Didier Lekiefs dans la 2e circonscription de la Haute-Vienne, de Sébastien Rehibi dans la 3e circonscription de Meurthe-et- Moselle, de Carine Delahaie dans la 11e circonscription du Val-de-Marne.
Ces victoires seront essentielles pour obtenir une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale.
Nous appelons les millions de nos concitoyennes et concitoyens qui veulent le changement à appuyer la construction de cette coalition de forces dans toutes les circonscriptions du pays et à se saisir de la campagne des élections législatives des 12 et 19 juin prochains pour la concrétiser.
Paris le 30 avril 2022,
Comité exécutif national du PCF
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