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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Sécurité Sociale :

31 Mars 2010, 17:52pm

Publié par PCF Villepinte

Nicolas Sarkozy "flambe" à Columbia... en s'appuyant sur les conquêtes sociales mises en oeuvre par les communistes !

 

"Ca fait jamais que 50 ans qu’on a résolu le problème » de la sécurité sociale.

« Bienvenue dans le club des Etats qui ne laissent pas tomber les gens malades »...

« Chez nous, on ne demande pas sa carte bancaire à quelqu’un qu’on trouve dans la rue et qui a besoin de soins »

C’est en ces termes que Nicolas Sarkozy s’est fendu d’une grande leçon de "progrès social" lors de son déplacement aux Etats-Unis. 


30 mars 2010

Evidemment, il n’a pas poussé le bouchon de l’offense jusqu’à rappeler à l’Oncle Sam que ces "50 années d’avance" de la France devait tout... à ses ministres communistes d’alors !

En Chef d’Etat responsable, il se sera contenté de rendre un hommage anonyme au communiste Ambroise Croizat, "ministre des travailleurs", et à l’apport du PCF dans les acquis sociaux qui firent et continuent de faire de la France un pays singulier, permettant (encore) à ses représentants de "rouler des mécaniques" Outre-Atlantique !

Allez... Poussons plus fort dans les luttes pour défendre le droit à la retraite à 60 ans. Et Sarkozy fera prochainement une tournée européenne pour rappeler à tous les gouvernements socialistes et de droite qu’en France, on ne laisse pas les salariés crever au boulot après 60 ans !

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RETRAITES

31 Mars 2010, 17:44pm

Publié par PCF Villepinte

La pauvreté revient chez les retraités


La hausse de 0,9 % des pensions du régime général, en décalage complet avec l’évolution des dépenses, annonce une aggravation du phénomène de paupérisation, constaté par les associations caritatives.

Les syndicats revendiquent : plus de retraite au-dessous du smic ! « Une provocation ! », ont réagi, en chœur, l’ensemble des organisations syndicales de retraités à l’annonce de la revalorisation de 0,9 %, au 1er avril, des pensions versées par le régime général de la Sécurité sociale. Une pichenette qui laisse augurer, pour les quelque 12 millions de pensionnés, une nouvelle année de recul de leur pouvoir d’achat. Á titre d’exemple, les mutuelles santé ont augmenté leurs tarifs, au 1er janvier, d’environ 5 %, et GDF Suez vient d’annoncer une hausse du prix du gaz de 9,7 % à compter d’avril.

Santé, énergie, deux postes de dépenses contraintes, incompressibles, qui pèsent proportionnellement plus lourd dans le budget des retraités. La facture énergétique est souvent plus salée pour eux, qui « doivent chauffer toute la journée. Et il a fait très froid cet hiver », souligne Françoise Vagner, secrétaire générale de l’UCR-CGT, dénonçant « un écart grandissant entre le niveau des pensions et les dépenses pour vivre ». L’inflation, qui sert de base au calcul de la revalorisation des pensions, et que l’Insee prévoit, pour 2010, un peu au-dessus de 1 %, ne reflète pas le coût de la vie réel pour les faibles revenus, ceux des retraités comme, au demeurant, ceux des salariés, renchérit François Hun, dirigeant de l’UCR-CFDT. L’impact de ce décalage est bien sûr particulièrement rude pour les petites pensions. Selon les syndicats, « 4 millions de retraités perçoivent le minimum contributif » (590,33 euros) et « plus de cinq millions entre 800 et 1 100 euros ». Rien d’étonnant dès lors si les organisations de solidarité constatent, à l’unisson, l’arrivée dans leurs permanences d’un nombre croissant de personnes âgées. Des hommes et des femmes qui vivent comme « une injustice, une humiliation, de devoir demander de l’aide après avoir travaillé toute leur vie », observe Françoise Vagner.

La pauvreté fait son retour chez les aînés, et le phénomène risque d’empirer : les prochaines vagues de retraités subiront l’impact, sur leurs pensions, de carrières davantage touchées par le chômage et la précarité. Et la facture sera aggravée si, comme le projette le gouvernement, les conditions d’accès à une pension à taux plein sont encore durcies par un nouvel allongement de la durée de cotisation. Pour l’heure, les syndicats exigent à l’unanimité qu’il n’y ait plus de retraite au-dessous du smic. Et au gouvernement qui prétend que « les caisses sont vides », ils répondent que « les retraités ne doivent pas être la variable d’ajustement de la crise ».

Yves Housson

- Á Nice, des retraités ne mangent plus à leur faim.
Un reportage à découvrir dans l’Humanité de jeudi 1er avril

Et notre dossier Retraites

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Sur le blog de François ASENSI

31 Mars 2010, 16:49pm

Publié par PCF Villepinte

Trafics de drogue : Ces situations que l’on rencontre dans des centaines de quartiers en France révèlent l’impuissance et le désengagement de l’État dans ses missions régaliennes malgré un discours sécuritaire

timthumb30 mars 2010

Le reportage de la nouvelle émission « Haute définition » intitulé « Mon voisin est un dealer » tourné à Tremblay-en-France montre une réalité sur le trafic de drogue que la municipalité, la population de Tremblay dénoncent depuis de nombreuses années. On peut cependant s’interroger sur les conditions de ce reportage et les contreparties qu’a pu offrir TF1 aux trafiquants interviewés.

Ces trafics portent atteinte à la liberté d’aller et venir des habitants, leurs vies mêmes sont contrôlées. Elles représentent une pression physique et morale insupportable à des populations qui subissent de plein fouet la crise économique et sociale.

J’ai alerté à plusieurs reprises l’État sur ces situations. Il y a deux ans, j’ai tenu à montrer ces lieux de non-droit à M. Balland, préfet de l’époque en Seine-Saint-Denis. Récemment encore, j’ai désigné nommément, à l’occasion d’une réunion publique contre la violence, les lieux de la ville où se déroulent ces exactions.

Ces situations que l’on rencontre dans des centaines de quartiers en France révèlent l’impuissance et le désengagement de l’État dans ses missions régaliennes malgré un discours sécuritaire comme son incapacité à apporter les réponses sociales qu’exigent les quartiers en difficulté.

Absence également de l’État qui a refusé l’aide de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) aux Tremblaysiens. Avec ses 3000 logements, cet ensemble d’habitat social est le plus vaste de Seine-Saint-Denis. Voilà des éléments que le reportage se garde bien de mettre en lumière.

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intervention de MG. Buffet en faveur des salariés de Roissy

30 Mars 2010, 18:14pm

Publié par PCF Villepinte

Une Bourse du Travail à Roissy CDG !

Marie-George BUFFET a interrogé le Ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique sur la nécessité d’une bourse du travail sur la plateforme de Roissy. A l’heure actuelle son existence est menacée. Demain 31 mars, une manifestation aura lieu sur la zone aéroportuaire pour que les salariés obtiennent satisfaction.


 

30 mars 2010

"Mme Marie-George Buffet attire l’attention de M. le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique sur le besoin impérieux de maintenir une bourse du travail sur la zone aéroportuaire de Roissy Charles De Gaulle.

L’ensemble des organisations syndicales représentatives des salariés de la plateforme occupe des locaux mis à leur disposition à titre gracieux par la société Aéroport de Paris depuis l’ouverture de Roissy Charles De Gaulle. Or, les organisations syndicales occupantes ont été informées de la démolition programmée de l’actuel bâtiment faisant office de « Bourse du Travail ».

Pourtant, l’accroissement de l’activité de la zone aéroportuaire et les prévisions à court terme (85 000 salariés actuellement à plus de 120 000 salariés dans quelques années) exigeraient de porter une attention particulière à la question des libertés syndicales et aux moyens y afférents. De plus, beaucoup de personnes sont employées dans des PME, entreprises où la présence et les moyens syndicaux ne permettent pas toujours d’assurer aisément la défense de ces salariés.

Le premier bassin d’emploi de la région doit donc être doté d’une véritable bourse du travail. Ce lieu d’accueil, d’écoute des salariés est un outil essentiel à la démocratie sociale, à la défense des salariés.

La députée demande au ministre quelle part il compte prendre pour aboutir à la construction d’une véritable bourse du travail, au coeur de la zone aéroportuaire, dans des conditions qui n’amputeraient pas les moyens nécessaires au fonctionnement des organisations syndicales et qui répondraient aux exigences en matière de démocratie et de dialogue social."


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Communiqué de Patrick Le Hyaric, Député européen (PCF) :

30 Mars 2010, 18:11pm

Publié par PCF Villepinte

"Comment se fait-il qu’au G20 on puisse sauver les banques et pas l’emploi ?

 

 


29 mars 2010

Le G20 devrait inciter à mobiliser le secteur bancaire international pour un crédit sélectif qui servirait l’emploi, les investissements créateurs d’emploi et promoteur d’une nouvelle économie favorable à l’environnement. De même, les mouvements de capitaux spéculatifs doivent être taxés pour être réorientés vers la lutte contre la pauvreté.

Je propose de faire mettre à l’étude et à l’expérimentation un projet nouveau de sécurité sociale professionnelle, et de formation pour les métiers de demain combiné avec le développement de la recherche publique indispensable à une nouvelle économie durable et soutenable."


Il n’y aura pas de solution durable au chômage et au sous emploi, sans inverser les logiques actuelles où l’on privilégie d’abord le capital au lieu du travail, sans une nouvelle répartition des richesses qui implique une augmentation des salaires, des niveaux de protection sociale et des allocations minimums.

C’est cela qui permettra une relance durable, riche en emploi. Le progrès social est la condition pour sortir de la crise économique.

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Continental

30 Mars 2010, 18:08pm

Publié par PCF Villepinte

Continental : un reclassement à… 137 euros par mois en Tunisie


La direction leur propose d’aller trimer en Tunisie pour 137 euros par mois. Écœurés, les 1 120 salariés de l’usine de Clairoix (Oise) appellent, par la voix de leurs représentants, Christine Lagarde à s’associer à leur plainte contre Continental pour licenciements sans cause réelle ni sérieuse.

Quand il s’agit de montrer qu’elle ne rechigne devant rien pour reclasser les 1 120 salariés de l’usine de Clairoix (Oise), qu’elle a décidé de fermer au printemps dernier et dont elle délocalise la production en Roumanie ou en Inde, la direction de la multinationale de pneumatiques Continental ne lésine pas sur les moyens. Elle vient d’adresser à 600 licenciés picards une proposition de « reclassement » dans l’une de ses filiales à Bizerte, en Tunisie : Continental cherche à recruter sur la rive sud de la Méditerranée soixante « opérateurs de production » pour un salaire brut de 137 euros sur treize mois. Pour Xavier Mathieu, délégué CGT des « Conti », « c’est du cynisme au moment ou, d’après nos comptages, le cabinet de reclassement qui devait, selon les engagements pris à l’époque, reclasser au moins 80 % des salariés sur des postes pas inférieurs à 80 % de leurs anciens salaires, n’a réussi qu’à reclasser une dizaine d’entre nous ». « Ils font tout pour dégoûter les salariés et les faire sortir du plan social », dénonce Christian Lahargue, lui aussi membre du comité de lutte.

Les patrons du groupe allemand y mettent les formes — ils ont mis un de leurs graphistes sur le coup pour rendre plus alléchante la description du poste — et se paient même le luxe de regretter dans le courrier recommandé d’avoir l’obligation légale de faire une proposition aussi choquante : « Bien que ce poste corresponde à votre qualification professionnelle, nous souhaitons néanmoins attirer votre attention sur le fait que la rémunération mensuelle brut proposée par notre filiale tunisienne s’élève à un montant minimum de 260 dinars, avertit Philippe Bleurvacq, DRH de la division française de Continental. Si cette rémunération est conforme aux standards tunisiens, elle est bien entendu largement inférieure aux minima en vigueur au sein de Continental France. Nous avons cependant l’obligation de vous soumettre cette proposition. » Continental a envoyé à quelques dizaines de salariés une proposition de « reclassement » à Sarreguemines en Moselle, mais, là aussi, malgré le fait que ce soit en France, à des salaires largement inférieurs au ras de la grille conventionnelle. « En acceptant ces postes, on risquerait de perdre jusqu’à 600 euros par mois sur nos anciens salaires de Clairoix », s’indigne un des ouvriers qui a fait ses calculs. (…)

La suite dans l’Humanité de mercredi 31 mars.

Thomas Lemahieu

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Europe

29 Mars 2010, 20:36pm

Publié par PCF Villepinte

Ils ne sauvent pas la Grèce, ils étranglent les peuples, par Patrick Le Hyaric.

 

Contrairement à ce qui se dit depuis des heures, le Conseil européen n’a pas décidé de sauver la Grèce. Il veut serrer encore plus le garrot qui étrangle le peuple grec, avec la baisse des salaires, le recul de l’âge de départ à la retraite, la casse des services publics.

Et les Grecs sont les premières victimes d’un processus dévastateur qui a vocation à s’appliquer à d’autres pays. En un tour de passe-passe, ces éminences européennes mettent de l’argent fictif sur la table pour n’avoir rien à débourser.

Et, décision gravissime, pour la première fois dans l’histoire, la superaustérité européenne sera pigmentée du mortel venin du Fonds monétaire international.

Tout soutien, comme le dit le communiqué des chefs d’État, sera « soumis à de fortes conditionnalités ». Ce qui veut dire : renforcement de l’austérité, pression sur les salaires, démolition des acquis sociaux, privatisation des services publics, augmentation des impôts des particuliers.

Tout ce tralala tourne le dos à un financement à un taux d’intérêt européen raisonnable. Il sert à masquer le véritable objectif poursuivi : « Des incitations à retourner vers des financements de marché le plus vite possible, par une tarification adéquate du risque. »

En bon français, cela veut dire que les peuples seront encore plus volés de leur travail et de leur retraite pour payer les intérêts de la dette.

Rien n’est dit sur ces requins de la finance qui réassurent la dette des États. Ces derniers agissent comme une assurance incendie que vous contracteriez sur la maison de votre voisin. Vous auriez tout intérêt à y mettre le feu pour toucher le pactole…

Ce qui vient de se passer à cette réunion du Conseil européen est donc grave, inquiétant, révoltant ! Ce que nous n’avons cessé de dénoncer lors des débats sur les traités de Maastricht et de Lisbonne, se révèle rigoureusement exact.

L’ultralibéralisme financier est incompatible avec la solidarité européenne, avec l’idée même d’une Europe unie. Encore moins d’une Europe des peuples. Tous ces gens ont menti sur la nature de l’euro, sur l’idée européenne. Une commissaire européenne, Viviane Reding, déclare même que nous sommes au « début d’un tsunami ».

Des risques gravent pèsent en effet sur le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France. Et c’est aux populations qu’ils font payer la crise, au prix du sang et des larmes. L’euro ne doit plus être un outil de spéculation, mais un moyen de coopération. Le pacte dit de stabilité doit être changé en un nouveau pacte solidaire et écologique pour l’emploi, le développement durable, la formation.

Grave est la décision induite par le Conseil européen de placer les budgets des États, des services sociaux, des sécurités sociales et des régimes de retraite sous la tutelle de la Banque centrale. Une Banque centrale utile devrait pouvoir aider à des refinancements à taux d’intérêt nuls pour défendre les finances publiques, l’emploi, les services publics et sociaux, les petites et moyennes entreprises.

Il faut dire « non » à ces étrangleurs, à ces briseurs de vies humaines. Le Parlement a voté, jeudi, un texte permettant une initiative citoyenne de pétition. Dans l’unité la plus large des citoyens et des organisations progressistes, utilisons ce mécanisme pour lancer une grande pétition européenne afin de changer les traités.

Dans l’unité, agissons ici, du quartier à l’Union européenne, contre la superaustérité, le blocage des salaires, pour le droit au travail et à la retraite.


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LUTTES

29 Mars 2010, 20:31pm

Publié par PCF Villepinte

68 % des salariés pour de nouvelles mobilisations


Une enquête exclusive CSA pour l’Humanité indique l’attente combative du monde du travail après le succès de la journée du 23 mars.

La réunion de l’intersyndicale, ce soir, pourrait décider de nouvelles initiatives unitaires en faveur des revendications. Après l’ampleur inattendue de la mobilisation, le 23 mars, qui avait rassemblé, selon la CGT, 800 000 participants dans plus de 180 manifestations, les salariés semblent en redemander. L’enquête réalisée par CSA pour l’Humanité indique que 63 % de Français souhaitent que les syndicats appellent à poursuivre. L’intersyndicale se réunit ce soir. Elle devra examiner les suites à donner à cette journée interprofessionnelle d’action dans une situation nouvelle après les élections régionales, qui ont sonné comme un désaveu de la politique de Nicolas Sarkozy, et les annonces gouvernementales refusant toute pause dans les réformes antisociales. Les 5 syndicats signataires de l’appel pour le 23 mars, la CGT, la CFDT, l’Unsa, Solidaires et la FSU, y seront, ainsi que la CGC-CFE. La CFTC, pour sa part, souhaite y participer en simple observateur. « Il est trop tôt, selon nous, pour parler de mobilisation à propos des retraites, explique Gabrielle Simon, qui représente la confédération chrétienne. Le moment venu, s’il faut mobiliser, la CFTC en sera. » Force ouvrière continue à faire cavalier seul et ne sera sans doute pas présente. Le 23 mars, elle avait appelé à une mobilisation, mais de son côté.

L’enquête de CSA constitue, pour l’intersyndicale, à la fois un encouragement à se mettre d’accord sur des perspectives d’action et une obligation de parvenir à dégager des initiatives communes. Il faut noter qu’avec 63 % de personnes qui souhaitent aujourd’hui que les syndicats appellent à poursuivre les mobilisations, on se trouve à un niveau supérieur aux 61 % qui répondaient ainsi à la même question posée au lendemain de la première grande mobilisation unitaire de l’an dernier, le 29 janvier 2009. La décision de l’intersyndicale avait été alors la journée du 19 mars 2009, qui avait mis 3 millions de salariés dans la rue. Si on regarde plus en détail, les salariés sont 68 % à souhaiter une poursuite des mobilisations, 84 % pour ceux du public et 63 % dans le secteur privé. Les ouvriers sont 72 % et les employés 75 % à souhaiter que les syndicats prennent de nouvelles initiatives. (…)

Olivier Meyer

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« Une rupture historique »,

28 Mars 2010, 17:36pm

Publié par PCF Villepinte

Grèce. Le FMI en rêvait, l’Europe l’a fait

 Un tournant dans l’histoire de la zone euro : le Fonds monétaire international, bras armé des États-Unis, appelé à la rescousse des finances grecques. À qui le tour maintenant  ?

« Une rupture historique », déclare à juste titre Attac France dans un communiqué publié hier. C’est la première fois que la zone euro réclame le concours du FMI pour participer au règlement de ses problèmes financiers. Les dirigeants européens tentent de minimiser l’affaire, mais il s’agit d’un précédent qui risque d’avoir de graves conséquences. C’est un signe de faillite de l’union monétaire autour de l’euro qui, prétendument, devait permettre à l’Europe de s’émanciper du dollar. C’est comme si les États-Unis faisaient appel au FMI pour régler les difficultés de la Californie.

Le FMI a déjà une solide réputation. Il s’est taillé une renommée dans les pays en développement mais son assise s’est élargie. Dans la dernière période, il s’est beaucoup intéressé à l’Europe. Dans un texte de novembre 2007, juste avant la crise, il plaidait pour qu’une place plus grande soit faite sur le continent aux marchés financiers – dominés par les Américains et à l’origine de la crise – aux côtés des banques. Il préconisait aussi, « pour contenir la pression que le vieillissement de la population exerce sur les budgets », de « redonner des objectifs plus ambitieux à la maîtrise des finances publiques, en mettant l’accent sur la réduction des dépenses ». Grâce au feu vert donné par le sommet, il va pouvoir suivre en direct la mise en œuvre de ses propres recommandations.

En Europe de l’Est, les experts du FMI ont organisé la transition en permettant aux banques et aux multinationales étrangères, d’Europe de l’Ouest et des États-Unis, de réaliser une véritable OPA. De l’aveu même du Fonds, ces pays « ont sensiblement accru leur dépendance envers les banques étrangères », cela au point qu’ils se sont trouvés tous « nus » lorsque la crise financière a éclaté et que ces mêmes institutions financières ont retiré leurs capitaux. Totalement étranglés, au bord de la banqueroute, à qui ont-ils dû faire appel  ? Au FMI évidemment, qui est intervenu à la manière d’un bulldozer en Hongrie, en Roumanie, en Pologne, dans les États baltes, abaissant les droits sociaux.

Cela montre qu’une autre construction monétaire européenne, pour répondre aux besoins des peuples, doit faire reculer les marchés financiers, à l’Est et à l’Ouest, mais doit également agir pour un autre système monétaire international, notamment en réformant le FMI, en réduisant en son sein le pouvoir des États-Unis et le rôle du dollar, en substituant au billet vert, comme monnaie universelle, une monnaie commune de coopération.

Pierre Ivorra

Notre dossier Union européenne

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cultures

28 Mars 2010, 17:31pm

Publié par PCF Villepinte

Le Printemps de la culture

 Appel à manifester dans toute la France « contre la régression » en matière de politique culturelle. Les organisateurs estiment que ce n’est là qu’un début.
Manifestation lundi à Paris (Palais Royal), ainsi que Marseille, Toulouse, Nantes, Caen, Lyon…

Conférence de presse la semaine dernière à Paris pour présenter la journée d’action. Le ton est grave qui en dit long sur la volonté d’en découdre avec une politique qui malmène méchamment la culture et la création. « Cette journée devrait marquer le coup d’envoi du printemps pour la culture », annonce Jean Voirin, pour la CGT spectacle. « Le gouvernement veut appliquer la RGPP avant l’été, puis s’attaquer aux intermittents du spectacle à la rentrée », renchérit François Le Pillouer, directeur du Théâtre national de Bretagne et patron du Syndeac, le principal syndicat des employeurs du spectacle vivant. « Il va y avoir un affrontement, et il commence le 29 », a-t-il ajouté.

Plus que de la colère, on sent une détermination à faire de cette journée une première étape de la mobilisation de l’ensemble des acteurs culturels face au démantèlement annoncé du service public de la culture, par une asphyxie budgétaire organisée, d’une part, et l’action conjuguée, d’autre part, de la RGPP (révision générale des politiques publiques). En cause, depuis des mois, les réductions constantes des subventions à l’égard des compagnies comme des lieux.

Pas une semaine ne passe sans que des appels émanant de compagnies et, de plus en plus souvent ces derniers mois, de lieux alertent sur les menaces lourdes qui gangrènent leur métier, comme autant de bouteilles jetées à la mer. Les marges financières ne sont plus qu’une vue de l’esprit et il devient de plus en plus délicat de produire des spectacles. La création est prise en étau entre des procédures administratives de plus en plus contraignantes et les ravages provoqués par les attaques successives pour vider les annexes 8 et 10 de leur substrat, excluant chaque année depuis 2003 des milliers d’artistes et de techniciens du système spécifique d’assurance chômage.

Ajoutez à cela l’application froide et rigoureuse, strictement comptable et libérale de la première phase de la RGPP dans les services du ministère de la Culture et les établissements publics (musées), on comprend mieux cette inquiétude palpable depuis des mois qui peine, jusqu’ici, à se faire entendre. La journée de lundi revêt donc des enjeux sur la capacité des organisations professionnelles à mobiliser l’ensemble des acteurs du secteur. Á Paris comme dans de nombreuses villes de France, des manifestations suivies d’assemblées générales sont prévues, « contre la régression organisée de l’art et de la culture et la réforme actuelle des collectivités territoriales ». D’aucuns réclament haut et fort une loi d’orientation et un plan de relance pour ce secteur ainsi que « le renforcement du ministère de la Culture ».

Marie-José Sirach

Photo Gabriel Laurent/phototheque.org

Une journée particulière

Á Paris, trois rendez-vous émailleront la journée. Á 14 h 30 : manifestation depuis le Palais Royal jusqu’au Sénat. Á 16 h 30 : demande d’audience à un groupe de sénateurs pour une délégation. Á 18 heures : assemblée générale au Théâtre national de l’Odéon. En province, des rassemblements et manifestations sont prévues à Marseille, Toulouse, Nantes, Caen, Lyon…


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