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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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30 Avril 2013, 06:38am

Publié par PCF Villepinte

  

Austérité et Allemagne: les mots, les actes...

 

Nous sommes invités à ménager notre langage – autrement dit à fermer nos gueules –, et nous devrions, en plus, nous agenouiller devant la perspective d’une union nationale…
 

 

Au moins une chose est sûre: le pouvoir des mots reste l’une des forces d’attraction de la politique. Passons sur l’ego-histoire, allons à l’essentiel. Depuis deux jours, le petit-monde politico-médiacratique s’indigne de la nature des débats internes au Parti socialiste concernant les logiques austéritaires en général et de l’Allemagne en particulier. En cause: l’utilisation de certains mots, jugés trop crus par la classe dominante. Ces messieurs de la haute supportent mal qu’on puisse envisager une «confrontation» directe avec le pays d’Angela Merkel pour combattre l’austérité en Europe, comme vient de l’exprimer Claude Bartolone, et comme le propose un projet de résolution du PS. Quelques poids lourds du gouvernement sont ainsi sortis du bois pour délivrer la bonne-parole élyséenne et tenter d’apaiser, paraît-il, le courroux de la chancelière.

Dans la langue de Goethe, Jean-Marc Ayrault a ouvert le bal, soulignant que l’amitié franco-allemande
était «indispensable». Hier, Michel Sapin et Manuel Valls ont poursuivi la valse au pas cadencé. Pour le premier, l’expression «confrontation» est un «contre-sens». Pour le second, c’est «irresponsable», «démagogique» et «nocif». Bref, nous pouvons parler de fraternité (et heureusement) mais surtout pas des perspectives sociales! Circulez, plus rien à dire! Le 17 avril, Angela Merkel félicitait 
le premier ministre français d’avoir déclaré qu’il 
n’y avait «pas d’alternative à (notre) politique» et souhaitait à la France le «succès» pour réduire ses déficits. Et il faudrait applaudir? À ce propos: vous avez voté Hollande ou Merkel au second tour de la présidentielle? L’hypocrisie a assez duré. La question ne concerne évidemment pas l’amitié avec nos voisins – le mythe du modèle allemand ne résiste d’ailleurs pas à l’examen critique –, mais du rapport de forces, donc du devenir des citoyens de tout un continent enrôlés de force dans des politiques d’austérité qui conduisent à la catastrophe et pour lesquelles l’Allemagne 
a joué un rôle primordial. Le débat traverse désormais le PS ? Réjouissons-nous ! Mais sans naïveté. Il est en effet facile de critiquer Merkel, tout en appliquant les mêmes recettes…



La "une" du JDD, 28 avril 2013.

 Et pendant ce temps-là? Non seulement nous sommes invités à ménager notre langage – autrement dit à fermer nos gueules – mais nous devrions, en plus, nous agenouiller devant la perspective d’une union nationale… Selon un sondage, les Français seraient «pour» à 78%. Mais ne cherchez pas l’erreur. Hier, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, 
a «félicité chaleureusement» Enrico Letta, qui venait 
de prêter serment à la tête du nouveau gouvernement italien de coalition, dont le grand vainqueur n’est autre que le parti de Berlusconi. Voilà à quoi rêvent les libéraux : une union nationale avec François Bayrou à Matignon. Un hold-up démocratique assumé jusqu’au bout ; un vote de gauche avec des solutions de droite. Tant qu’on y est, supprimons les partis politiques, la gauche et la droite, remplaçons tout cela par des «techniciens» de la finance, qui – on leur accordera au moins cette qualité – savent piloter le train-fou de l’économie libéralo-globalisée…

Franchement, il est plus que temps de dire stop au chômage de masse, à l’atomisation sociale 
et à l’impuissance caractérisée – donc coupable. Le 1er mai comme le 5 mai seront deux moments citoyens pour l’exprimer. Avec des mots: «Changeons de politique!» Mais aussi par des actes: «Changeons de pied!» Vite.
 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 29 avril 2013.] J-E DUCOIN

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30 Avril 2013, 06:26am

Publié par PCF Villepinte

Le modèle allemand, un poison pour... les Allemands

 

 

 

L’austérité et les réformes antisociales, imposées aux citoyens allemands et de l’UE, ont un effet boomerang sur la croissance, qui ne dépassera pas 0,5 %, cette année, outre-Rhin.

Depuis la mi-2012 l’économie allemande stagne. Elle affichait même au dernier trimestre de l’an dernier un recul spectaculaire (– 06 %) du PIB. Et le rebond, espéré par les autorités au début de l’année 2013, ne sera pas au rendez-vous. La Bundesbank, la banque centrale allemande, a ramené ses précisions de croissance pour cette année à 0,4 % du PIB et le gouvernement lui-même vient de faire savoir qu’il tablait sur une hausse de seulement 0,5 % de l’activité.

Si on veut bien y regarder d’un peu plus près, c’est le « modèle » choisi par Berlin et imposé à ses partenaires de la zone euro qui est lui-même à l’origine de cette grosse fatigue de la première économie de la zone euro. Elle subit un double effet boomerang. D’une part, les politiques de déflation salariale adoptées depuis le début de la décennie 2000 pèsent sur le marché intérieur et, d’autre part, les purges austéritaires imposées aux États membres de la zone euro par le biais, notamment, du traité budgétaire, réduisent ses débouchés à l’export.

Les salariés allemands ont subi un recul moyen de leurs rémunérations de 4,2 % sur la décennie 2000, selon une enquête de l’institut de conjoncture DIW (alors que les revenus du capital ont affiché, eux, une croissance à deux chiffres). Et les réformes antisociales du gouvernement de Gerhard Schröder, poursuivies par Angela Merkel, commencent maintenant à faire sentir d’autres effets dévastateurs. L’Allemagne est rattrapée par la pauvreté, d’après les plus récentes enquêtes d’Eurostat. Les minijobs à 400 euros, les travaux d’utilité publique à 1 euro de l’heure et la réforme Hartz IV de la couverture chômage qui fait basculer, après seulement un an, les personnes privées d’emploi vers le régime de l’aide sociale, sont passés par là. D’où une précarité de masse qui plombe la consommation. Quant à la crainte toujours plus répandue de plonger dans la misère à l’âge de la retraite à la suite des réformes successives de l’assurance vieillesse, elle n’incite pas vraiment les ménages à puiser dans leur épargne.

Les grands groupes exportateurs pour lesquels ces réformes ont été conçues, traversent également un trou d’air et réduisent leurs investissements. Car les marchés européens sur lesquels se situent 60 % de leurs débouchés sont frappés de récession. Terrible contradiction : c’est le modèle de gouvernance imposé par Bruxelles et Berlin au reste de la zone euro qui plombe l’activité et réduit les débouchés... des groupes allemands. Les pays du sud de l’Europe en effet sont exsangues, laminés par les plans d’austérité. Et même un pays comme la France, qui reste le premier partenaire commercial de l’Allemagne, est frappé de léthargie, Paris s’étant soumis à la contrainte d’un traité budgétaire, avec « règle d’or », inspiré par Berlin. Le modèle si désiré des messagers de l’orthodoxie libérale de ce côté-ci du Rhin est aussi un poison pour... l’Allemagne.

Bruno Odent

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30 Avril 2013, 06:18am

Publié par PCF Villepinte

Appel de Pierre Laurent - Le 5 mai, venez avec vos pancartes dire : la finance dehors, l’humain d’abord !

110 PERSONNALITES QUI MARCHERONT LE 5 MAI

Un an après l’élection de François Hollande, l’aspiration à une politique contre la finance et l’austérité et pour une véritable VIème République va se faire entendre avec force dans la grande marche citoyenne du 5 mai contre l’austérité, la finance et pour la 6ème République. Elle suscite en effet déjà une mobilisation militante qui ne laisse pas de doute sur son succès. 200 cars dont les 2/3 dans un cadre unitaire partiront de 90 départements et la totalité des régions françaises. On annonce même des cars de Belgique et d’Angleterre. C’est déjà bien plus que ce qui était recensé pour la marche du 30 septembre contre le TSCG

Des appels thématiques et sectoriels  à la « marche citoyenne contre l’austérité, la finance et pour la 6ème république » naissent désormais tous les jours. On en recense près de 20 aujourd’hui qui cumulent des milliers de signatures : syndicalistes, économiste, professionnels de la santé, militants associatifs, personnel de l’éducation, culture, jeunes chercheurs, étudiants, pour l’égalité des droits, juristes etc…

A sept jours de la marche, nous publions une première liste de 110 personnalités qui ont déclaré qu’elles seraient présentes entre Bastille et Nation le 5 mai.

Parmi eux se trouvent évidemment des responsables politiques et associatif : Clémentine Autain, Eva Joly, Pierre Laurent, Paul Ariès, Myriam Martin, Jean-Luc Mélenchon ou encore Christian Picquet, Stéphane Lhomme mais aussi Anne Le Strat (porte-parole d’Utopia), les co-présidents de la fondation Copernic Caroline Mecary et Pierre Khalfa

Les syndicalistes représentent souvent les entreprises en lutte qui ouvriront le cortège : Sodimedical, Arcelor-Mittal, Fralib, Air France, Sanofi etc… Plusieurs sont concernés directement par le vote de la loi d’amnistie sociale tels Xavier Mathieu ou Sébastien Migliore… Les personnels de la santé ne seront pas en reste comme l’urgentiste Patrick Pelloux.

De très nombreuses personnalités affichent la diversité de la marche. Ils ou elles sont économistes, écologistes, artistes, gens de la culture, journalistes, intellectuels et scientifiques, juristes…

Les artistes, gens de la culture, journalistes comme Christophe Alevêque, Magyd Cherfi, Annie Ernaux, Robert Guédidjan, Patrick le Hyaric, Gérard Mordillat, Didier Porte, Marcel Trillat, Ignacio Ramonet, Ridan…

Des économistes, Jacques Généreux, Jean Galdrey, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Jacques Rigaudiat, Dominique Taddei, Dominique Pilhon..

Des intellectuels  et scientifiques comme Jacques Bidet, Henri Pena-Ruiz, Lucien Sève, Jacques Testart

 Des juristes Evelyne Sire-Marin, Dominique Noguères, Hélène Franco…

Première liste de 110 personnalités qui marcheront le 5 mai
Dominique Adenot Maire de Champigny, président de l’ANECR
Christophe Alévêque Humoriste et chroniqueur
Gabriel Amard Président d’A gauche par l’exemple, Pdt de la communauté d’agglomération Les Lacs d’Essonne
Paul Aries Directeur de la rédaction du journal La vie est à nous ! / Le Sarkophage et de la revue les Z’indigné(e)s
Gérard Aschieri syndicaliste
Eliane Assassi Sénatrice, Présidente du groupe CRC – FDG
Clémentine Autain Porte-parole de la FASE
Anna Azaria présidente de Femmes égalité
Marinette Bache République & Socialisme, conseillère de Paris
Tarek Ben Hiba Président de la FTCR et CR Ile de France
Jacques Bidet Philospohe
Martine Billard Co-présidente du Parti de gauche
Guillaume Blavette Collectif Stop EPR – Ni Penly Ni ailleurs
Jean-Luc Blindel Responsable syndicaml dans l’agro alimentaire
Frédéric Boccara économiste université Paris XIII
Jean-Jacques Boislaroussie Porte parole des Alternatifs
Alima Boumédienne-Thery Avocate au Barreau de Paris
Eugenio Bressan syndicaliste enseignant Ex secrétaire national FSU
Marie-George Buffet Députée
Lionel Burriello syndicaliste Arcelor Mittal
Bernard Cassen Mémoire des luttes
André Chassaigne Député, Président du Groupe FDG à l’assemblée
Raymond Chauveau syndicaliste/droit des migrants
Magyd Cherfi Chanteur
Patrice Cohen Seat avocat, espace Marx
Jean-Louis Comolli Cinéaste
Laurent Cordonnier économiste université Lille 1
Corinne Corinne Morel Darleux, SN du PG chargée de l’écologie
Leila Cukierman Directrice du Théâtre d’Ivry-Antoine Vitez
Loic Daguzan Banque de France CGT
Claude Debons syndicaliste
Angelique Debruyne Syndicaliste Sodimédical
Bernard Defaix Militant pour le service public
Jean-Michel Devron Syndicaliste
Annie Ernaux écrivain
Ernest Ernest Pignon artiste plasticien
Guillaume Etievant économiste expert auprès des CE
David Flacher Porte-Parole d’Utopia
Philippe Foulquié consultant culturel
Hélène Franco Magistrate, syndicaliste
Jacqueline Fraysse Députée
Nicolas Frize compositeur
Bernard Friot économiste IDHE Paris Ouest
Jean Gadrey économiste université Lille 1
Gilbert Garrel responsable syndical
Jacques Généreux économiste sciences po paris
Karl Ghazi syndicaliste
Robert Guediguian  Cinéaste
Jeannette Habel universitaire
Jean-Marie Harribey économiste université Bordeaux 4
Michel Husson économiste
Nordine Idir Secrétaire national du MJCF
Eva Joly Députée Européenne EE-LV
Pascal Joly syndicaliste cheminot
Pierre Khalfa coprésident de Copernic
Pierre Laurent Secrétaire national du PCF, sénateur.
Stéphane Lavignotte militant écologiste
Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité, député européen
Matthieu le Quang Enseignant chercheur à l’Instituto de Altos Estudios Nacionales de Quito (Equateur)
Anne Le Strat adjointe au Maire de Paris, porte-parole d’Utopia
Frédéric Lebaron Sociologue, université d’Amiens
Didier Le Reste Co-animateur du Front des Luttes
Stéphane Lhomme Directeur de l’Observatoire du Nucléaire
Dominique Liot Militant Robin des Bois, syndicaliste de l’énergie Toulouse
Michael Loewy directeur de recherches émérite au CNRS
Roger Martelli Historien
Myriam Martin Porte Parole de Gauche Anticapitaliste
Lydia Martins Viana dirigeante du sport français
Christiane Marty économiste
Gustave Massiah économiste, école d’architecture de paris La Villette
Xavier Mathieu Délégué syndical Conti
Claude Mazauric Historien
Caroline Mécary coprésidente de Copernic
Jean-Luc Mélenchon Co-président du Parti de gauche, Député Européen
Daniel Mermet Journaliste à France Inter « La-Bas si j’y suis
Sébastien Migliore Syndicaliste poursuivi en justice
Laurence Millet Sanofi SUD Chimie
Didier Minot militant associatif
Claudette Montoya CGT Carrefour
Gérard Mordillat Écrivain, cinéaste
François Morin économiste professeur émérite
Dominique Noguères Avocate au Barreau de Paris militante des droits de l’homme
Daniele Obono Convergence & Alternative
André Ouzoulias professeur agrégé honoraire de Philosophie, Université de Cergy-Pontoise (IUFM)
Willy Pelletier secrétaire national de Copernic
Patrick Pelloux Urgentiste
Henri Pena-Ruiz Philosophe et écrivain
Gilbert Pernet réalisateur « Walter, retour en résistance », « De mémoires d’ouvriers »
Jean-Claude Petit Compositeur
Christian Picquet Porte Parole de gauche Unitaire
Christian Pierrel Porte-Parole national du PCOF
Guillaume Pigeard de Gurbert philosophe
Dominique Pilhon économiste université Paris 13
Jean-Paul Pollin économiste université dOrléans
Hugo Pompougnac Secrétaire national de l’UEC
Didier Porte Humoriste et chroniqueur
Christophe Ramaux  université Paris I
Ignacio Ramonet journaliste
David Ricatte Syndicaliste Air France
Jacques Rigaudiat ancien conseiller social des Premiers ministres Rocard et Jospin;
Jean-Marie Roux Syndicaliste
Anita Rozenholc comité de rédaction d’Ecorev
  Ridan chanteur
Laurence Sauvage co-animatrice Front des Luttes
Lucien Sève philosophe
Evelyne Sire-Marin magistrate, syndicaliste
Mylène Stambouli Avocate au Barreau de Paris militante des droits de l’homme
Dominique Taddéi ancien président d’université, ancien Président de la Caisse des dépots et consignations;
Jacques Testart directeur de recherche à l’Inserm
Stéphanie Treillet économiste
Marcel Trillat réalisateur
Anne Isabelle Veillot Secrétaire Nationale du Parti Pour la Décroissance

   

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29 Avril 2013, 15:37pm

Publié par PCF Villepinte

Thierry Lepaon écrit à François Hollande

"La rupture avec l’austérité doit être à l’ordre du jour"

lundi 29 avril 2013

 

 

 

Lettre ouverte au Président de la République

Monsieur le Président,

Il n’est pas habituel que le Secrétaire général de la CGT écrive au Président de la République française. D’impérieuses raisons m’y conduisent.

Il y a maintenant un an, les françaises et les français vous élisaient Président de la République. Ils affirmaient ainsi le besoin d’une rupture avec la politique économique et sociale menée précédemment. De ce besoin vous en avez fait votre slogan : « le changement c’est maintenant ». La CGT s’était clairement exprimée pour un changement de majorité dans l’intérêt des salariés. Or, nous sommes contraints de constater l’écart grandissant entre vos engagements et les actes. Le décalage est immense entre les attentes des salariés et les réponses politiques apportées.

Pour les salariés, rien n’a changé positivement dans leur vie au travail et dans leurs conditions sociales. Mois après mois le chômage augmente, la précarité est le lot de plus en plus de salariés, les destructions d’emplois dans l’industrie, le commerce et les services font l’actualité. L’incertitude face à l’avenir et la faiblesse du pouvoir d’achat pèsent sur la consommation des ménages.

Les jeunes, premières victimes de la crise, constituent une véritable génération sacrifiée et subissent chômage, précarité et déclassement. C’est à cette situation qu’il faut répondre. Dans votre intervention, lors de l’ouverture de la précédente conférence sociale de juillet 2012, vous avez affirmé l’ambition de construire une "feuille de route sociale". Une "feuille de route", en particulier en matière sociale, ne peut pas être continuellement remise en cause ou déchirée pendant le parcours.

L’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, l’emploi, la politique industrielle, les services publics, une protection sociale de haut niveau, les droits à la retraite, doivent être à l’ordre du jour de la future conférence sociale qui se tiendra les 20 et 21 juin prochain

La démocratie sociale et les moyens de l’exercer doivent aussi en être partie prenante

La séquence que nous venons de vivre avec la négociation de l’ANI sur la « sécurisation de l’emploi » et sa transcription dans la loi divise les français, les salariés, les organisations syndicales et les parlementaires, y compris ceux de la majorité.

Comment dans ces conditions le texte de l’accord du 11 janvier pourrait-il devenir loi de la République ?

Dans les prochains mois, les négociations vont se poursuivre dans les branches professionnelles et les entreprises avec des représentativités syndicales différentes, et des clivages accentués. Il y aura aussi l’expérience, le principe de réalité, vous le savez, s’impose à tous.

Votre gouvernement vient de refuser une loi d’amnistie pour les syndicalistes concernant la précédente mandature. Derrière la loi d’amnistie se joue aussi la condamnation de la politique de votre prédécesseur dont la brutalité a contraint nombre de salariés à se mobiliser et à agir. Beaucoup ont voté pour vous et vous les rejetez. La poursuite de cette attitude serait incompréhensible.

La rupture avec les politiques d’austérité et de rigueur budgétaire doit être à l’ordre du jour en France et en Europe. C’est l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats et de ses 85 organisations à agir pour « changer de cap », à l’occasion de la semaine d’action du mois de juin.

Les peuples d’Europe peuvent témoigner des conséquences dramatiques au niveau économique et social de ces politiques d’austérité. Des institutions, des économistes les remettent en cause. Même la Commission européenne vient timidement d’admettre leur inefficacité.

C’est à partir de la situation sociale et des possibilités de répondre aux attentes des salariés que la CGT s’engagera lors de la prochaine conférence sociale.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées

Thierry Lepaon Secrétaire général de la CGT

 

 

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29 Avril 2013, 08:21am

Publié par PCF Villepinte

Marche citoyenne pour la 6e République à Paris

Il est temps que le peuple s’en mêle

«Contre la finance et l’austérité,marche citoyenne pour la 6e République»

 

L’affaire Cahuzac n’est pas seulement la faillite d’un homme. C’est celle de la 5e République et des politiques entièrement soumises au règne de la finance.

Le pays s’enfonce dans la crise. Il est urgent de rompre avec les politiques d’austérité en France et en Europe. Il faut abandonner les lois et les traités qui les mettent en œuvre, tel que l’ANI. Au contraire, tout en soutenant les services publics et la défense des biens communs, il faut donner la priorité à une autre répartition des richesses, à l’appropriation sociale, aux droits fondamentaux et à la réduction du temps de travail.

Il est urgent d’en finir avec ces institutions. Cette Constitution bloque tout changement qui pourrait mettre à bas l’oligarchie financière.

Pour instaurer une démocratie véritable, il est temps de fonder une nouvelle République. Pour l’égalité des droits politiques et sociaux pour tous ceux et celles qui vivent et travaillent ici ; pour l’égalité réelle entre femmes et hommes.

Pour en finir avec la domination des marchés financiers, pour une transition écologique, nous avons besoin de la souveraineté du peuple, seule à même de

viser l’intérêt général. Il faut l’élection d’une Assemblée constituante pour une 6e République, décidée souverainement par toutes et tous.

Nous nous opposons radicalement à la droite et l’extrême droite qui en profitent pour faire reculer l’égalité, au nom du refus du mariage pour tous.

Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens attachés à l’égalité, toutes les forces de gauche, écologistes et du mouvement social favorables à ces objectifs, à marcher le 5 mai prochain.

Marche contre la finance et l’austérité, pour la 6e République.

le 5 mai à 13h30 à la Bastille

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29 Avril 2013, 08:12am

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28 Avril 2013, 17:13pm

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Politique - le 24 Avril 2013

L'invitée de la semaine

Caroline Fourest :

Pour une internationale laïque

Essayiste, rédactrice en chef de la revue Prochoix.

Essayiste et rédactrice en chef de la revue Prochoix, Caroline Fourest a été l'invitée cette semaine de l'Humanité. Dans sa chronique de mercredi, elle appelle à la fondation d'une internationale laïque, pour tenir tête aux intégrismes de tous bords.

Les intégristes existent dans toutes les religions. Aucune n’est en soi plus dangereuse qu’une autre. Seul le contexte dans lequel ces intégristes évoluent 
– le degré de sécularisation ou au contraire de théocratisation d’un pays – 
explique leur emprise plus ou moins néfaste. Le reconnaître permet 
de bâtir un front du refus universaliste qui n’oppose pas une religion, 
une civilisation ou une identité à 
une autre, mais propose au contraire une internationale laïque transcendant les frontières et les cultures. Elle est urgente.

Car l’internationale des intégristes, elle, est bien soudée. Il suffit de voir les passerelles existant entre 
les intégristes. Frigide Barjot se rendant au congrès de l’UOIF (tendance Frères musulmans) ou le président de l’UOIF se rendant à La manif pour tous… Le danger vient moins de ces liaisons dangereuses que de nos aveuglements. Celui de la droite républicaine, prête à monter sur ses grands chevaux face à l’intégrisme musulman, mais moutonnière et étrangement passive quand il s’agit de l’intégrisme catholique. Celui d’une certaine gauche, toujours prête à brandir le drapeau de la laïcité pour tenir tête à l’Église catholique, mais parfois étrangement embarrassée quand il s’agit de tenir 
tête à l’intégrisme musulman.

Au nom de la peur de stigmatiser, de flatter 
le racisme anti-musulmans, ou même parfois d’une complicité cynique 
envers ceux que la gauche perçoit comme des damnés de la Terre, en guerre contre l’impérialisme américain et le sionisme. Ceux-là se trompent. 
Les intégristes de toutes les religions 
ne sont jamais du côté des damnés, mais bien du côté des dominants. La solution n’est pas de fermer les yeux face au danger, bien réel, qu’ils représentent. Mais de se battre sur tous les fronts à la fois : contre l’intégrisme 
et contre le racisme. En un mot, 
de se battre contre toutes les formes 
de domination, sous toutes les latitudes, sans relâche et sans frontières.

 

 

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28 Avril 2013, 08:00am

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TOUTE COINCIDENCE...

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28 Avril 2013, 07:43am

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Monde - le 27 Avril 2013

 

Le PS se divise entre "chancelière de l'austérité"

et l'amie Merkel

,

 

L'exécutif a entrepris samedi de tempérer les propos virulents contre l'Allemagne et Angela Merkel de plusieurs cadres socialistes. Le gouvernement s'en prend au parti de la majorité qui veut se confronter frontalement et politiquement à la droite allemande.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est lui-même monté au créneau samedi en début d'après-midi pour tenter d'éteindre l'incendie. Dans deux tweets, qu'il a pris soin de publier en français et en allemand, il rappelle que "l'amitié franco-allemande est indispensable pour redonner un nouvel élan au projet européen et trouver les voies du retour de la croissance". Il ajoute qu'"on ne résoudra pas les problèmes de l'Europe sans un dialogue intense et sincère" entre les deux pays.

En face, la direction du PS avait déposé un projet de texte d'une vingtaine de pages mettant en cause l'Europe de la droite, et qualifiant Mme Merkel de "chancelière de l'austérité", à "l'intransigeance égoïste". En cause, la ligne politique rigoriste de la chancelière, qui bien que plus en plus isolée dans sa logique d'imposer l'austérité au reste du monde, n'en reste pas moins ferme et inflexible. "Affronter démocratiquement la droite européenne, c'est se confronter politiquement à la droite allemande" affirme, lucide, le document du PS.

Face aux protestations de l'exécutif, Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS aux questions européennes qui avait chapeauté la rédaction de ce texte, a annoncé ce samedi qu'il en présenterait mardi, au bureau national du Parti, une nouvelle mouture. Celle-ci sera expurgée de "toutes les références à Mme Merkel" car "il s'agit d'un combat politique, pas de stigmatiser telle ou telle personne".

C'est Merkel ou la gauche

Un léger rétropédalage, alors que Cambadélis se sait pourtant soutenu. "Pour moi, c'est la tension tout court et, s'il faut, la confrontation" avec Merkal, avait à ce propos lancé jeudi le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. Il appelait dans le même mouvement à "un nouveau temps du quinquennat" pour donner des signes "à l'électorat de gauche". Ce que réclament déjà plusieurs ministres, comme Arnaud Montebourg (Redressement productif), Cécile Duflot (Logement) et Benoît Hamon (Consommation).

A l'Elysée, on marche sur des œufs. "La France, dans le concert européen, a le choix entre deux rôles: être l'allié constructif de l'Allemagne pour réorienter l'Europe vers quelque chose de plus équilibré, c'est ce qu'on essaie de faire au quotidien, ou être les ambassadeurs des pays du Sud. Le deuxième rôle ne mène pas loin", expliquait dès vendredi un conseiller de François Hollande. L'Elysée fait également valoir que Mme Merkel, confrontée à des élections en septembre, est "en train d'évoluer et qu'elle a besoin elle aussi d'avoir de la croissance pour l'activité dans son pays et pour sa propre stabilité". Ce qui ne ressemble pas aux dernières prises de positions de la Chancelière...
Le chef des sociaux-démocrates allemands, Sigmar Gabriel, qui était invité samedi au congrès des Verts allemands à Berlin, a lui fustigé la cure d'austérité imposée par Mme Merkel pour régler la crise de l'euro, affirmant qu'elle conduit l'Europe à "l'anorexie".

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27 Avril 2013, 09:02am

Publié par PCF Villepinte

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