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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Articles avec #actions

80.000 manifestants à Paris... et vous

1 Octobre 2012, 07:10am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Retour multimédia sur la mobilisation de ce dimanche contre l'austérité et pour un référendum sur le traité européen de stabilité.

 
manif--sept-2012.jpg

 

Stéphane Guérard

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A Barbès, les mille et un visages du Ramadan

12 Août 2010, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Le ramadan 2010, temps fort de l'islam, a commencé mercredi matin en France, marquant le début d'un mois de jeûne du lever de l'aube au coucher du soleil pour plus de cinq millions de musulmans.

Reportage de Barbès à Saint-Ouen, à la rencontre de tous ceux qui vont dès aujourd'hui entrer dans la période du mois sacré. Dans une rue adjacente du boulevard Rochechouart (18ème), une bande de jeunes prennent le soleil à la terrasse du leader mondial des fast-food, lunettes solaires, casquette et nonchalance en bandoulière. Mais ils abandonnent bien vite cette douce torpeur aussitôt le sujet du Ramadan évoqué. Paradoxalement, c’est chez ceux qui, comme Mohamed, 25 ans,  ne feront pas nécessairement le jeûne que la défense d’un Ramadan fait dans les règles de l’art est la plus forte. « Le Ramadan, c’est d’abord quelque chose de religieux, explique-t-il. Le jeûne sans la prière, ça n’est pas valide. ». Pourtant, Mohamed ne compte pas faire le Ramadan ; il l’a fait, plus jeune, mais au moment de la post-adolescence, « on se disperse », comme il le confesse. Il y reviendra, sans aucun doute, plus tard. Comme Sam ou Sada, la vingtaine, qui travaillent respectivement dans la restauration et dans l’immobilier. Avec la maturité, la spiritualité grandit ; si donc le Ramadan s’inscrit d’abord dans une pratique familiale et culturelle, celle-ci se transforme chez certains en véritable profession de foi, au cours d’un cheminement personnel.

A Mohamed qui s’interroge sur le rôle de la pression sociale dans la pratique du carême, Sam rétorque vivement : « Le Ramadan, tu ne le fais pas pour les autres, tu le fais pour toi ». « Tu le fais pour Dieu », se corrige-t-il. Tous trois ont à cœur de revenir à la définition fondamentale du musulman : « Etre musulman, c’est respecter les cinq piliers de l’Islam ; ça ne sert à rien de faire un Ramadan à la carte, en choisissant la facilité, et en dissociant le jeûne et la prière. Si tu ne le fais pas correctement, tu ne seras pas absout de tes péchés ». Pour Mohamed, il y a de l’opportunisme de la part des média  à s’intéresser à l’Islam une fois par an, au moment du carême, ou quand les voitures brûlent dans les quartiers chauds. Chez une partie des musulmans aussi, d’ailleurs, qui ne font vivre leur identité qu’au moment du Ramadan. « Le Ramadan, c’est un rappel de la conduite à tenir tout au long de l’année pour être en accord avec soi-même et avec Dieu », rappelle-t-il.

« Faire le jeûne, les prières, c’est être dans le vrai », Sada

Cette défense farouche d’un Ramadan authentique , portée par des jeunes dont la foi est encore vacillante ou confortée au fil des ans, tranche avec la souplesse pratiquée par certains musulmans adultes envers l’exercice des prières, notamment.                                

C’est le cas d’Abdul, 53 ans, originaire du Mali, croisé sur un banc en compagnie de Bechir, 57 ans, maître cuisinier. Abdul est arrivé en France en 1976, après avoir suivi des études de philosophie à l’université d’Etat de Moscou (МГY) ; il est aujourd’hui infirmier-ambulancier. Il ne revendique pas le titre de musulman pur et dur mais enracine son identité dans l’histoire culturelle de son pays d’origine : « Je suis accidentellement né dans un pays musulman, mais cette identité musulmane est le fruit de colonisations successives. A la base, le Mali est un pays animiste. Etre musulman est un héritage familial. ». Pour autant, Abdul a la foi, « en dépit de mes études de philosophie ! ». Sa pratique du Ramadan sera adaptée aux horaires de son métier. Il compte donc choisir quelques jours pour pratiquer le jeûne, « un peu au hasard, le premier, le troisième, le septième, le dernier, etc ». Il est nécessaire d’observer le jeûne pendant tout le mois saint afin d’être absout de ses péchés. Et tant pis pour Abdul si aucun des ces jours ne correspond au jour sacré choisi par Dieu, mais inconnu des hommes, grâce auquel le musulman connaît cette rédemption. « Alors, tout aura été vain », philosophe-t-il. Pour ne pas manquer ce jour, il est nécessaire d’observer le jeûne pendant la totalité du mois. Abdul insiste alors sur l’importance du chemin parcouru pendant le Ramadan, qui vaut peut-être plus que le résultat obtenu, et résume la démarche du croyant: « On avance à tâtons ».                                                                        

Aux Délices de Micha, boulevard de la Chapelle, Nina, 18 ans, témoigne dans une atmosphère sucrée et enivrante de pâtisseries orientales : « Je suis pratiquante, je prie toute l’année, je vais donc jeûner et prier pendant un mois, tout en continuant à travailler d’arrache-pied ». En effet, la pâtisserie ne désemplit pas pendant la période du Ramadan, et Nina ne compte pas ses heures. Mais elle a la foi et ne cèdera pas aux tentations : « Je fais le jeûne depuis l’âge de neuf ans, de mon plein gré, alors même que les filles ne sont censées observer le carême qu’à partir du moment où elles sont réglées. Le Ramadan est un moment très important de spiritualité mais aussi de réflexion, pour savoir où l’on va dans la vie ».

Pour Lotfi, 32 ans, cuisinier, croisé dans un cybercafé du boulevard de la Chapelle, c’est avec le Ramadan qu’a débuté, il y a cinq ans, sa foi ; une foi qui, d’après ses mots, l’a sauvé et sauve « les gens perdus » comme lui. Désormais, le Ramadan est une pratique qui s’inscrit naturellement dans le cours de son année : il compte donc jeûner et rattraper le soir les prières qu’il n’aura pas pu faire la journée.

« J’ai même donné à une Roumaine une fois », Samir

Bien sûr, le lien social est moins vif dans la capitale qu’au bled, où tous les proches se retrouvent le soir pour rompre le jeûne (iftar). Hichem, 52 ans, qui tient une friperie à la sortie du métro Barbès Rochechouart, insiste sur cette dimension de convivialité propre au Ramadan. « Musulman laïc », il ne fera pas les prières mais se contentera du jeûne, suivant en cela des pratiques culturelles transmises par sa famille. Il met, d’ailleurs, en avant les bienfaits du carême pour la santé : « Pas de tabac, pas de café, pas d’alcool, c’est une purification du corps et de l’esprit ». « Le Ramadan, insiste-t-il, c’est surtout un moment où, privé d’eau et de nourritures, l’on s’ouvre à la pauvreté. » La pratique de l’aumône est donc très répandue pendant le carême, que l’on soit musulman « laïc » ou pratiquant.

Elle est d’ailleurs destinée à tous ceux qui se trouvent dans le besoin,  et n’est pas restreinte à la communauté musulmane : « Lors de la fête d’Aid el Fitr, qui met un terme au Ramadan, il n’est pas rare voir des chrétiens, des athées qui viennent partager un repas à la mosquée », explique Lotfi. Ainsi, chaque année, Samir, 29 ans, qui travaille dans un grand bazar de l’avenue de Saint-Ouen pour payer son master en gestion des entreprises, donne un budget de vingt euros environ aux pauvres croisés dans la rue. Il est frappé du changement de comportement des gens pendant le mois béni : « plus de gentillesse, plus de serviabilité, une vraie métamorphose ».  Abdul, lui, fait des dons à des organisations caritatives ; Sada apporte de la nourriture à ceux qui n’en ont pas, ou aux musulmans qui préfèrent rompre le jeûne avec une brick et quelques dattes plutôt qu’avec un hamburger.

« Au bled, le Ramadan, ça n’a rien à voir », Sam

Retour à la terrasse de Rochechouart. Il faut entendre Sam, Sada et Mohamed parler de l’ambiance incroyable qui règne au bled pendant la période du Ramadan, avec force détails et dans une ferveur non feinte : « Là-bas, c’est magique ; la journée tout est fermé, les gens prient de façon synchronisée, tout le monde se retrouve le soir ». C’est qu’au bled tout le monde suit scrupuleusement le Ramadan, dans un mouvement d’entraînement collectif qui n’est peut-être pas totalement exempt d’une forme de contrôle social. Mais Barbès n’est pas en reste : « Venez dans le quartier tous les soirs, deux heures avant la rupture du jeûne, les gens descendent dans la rue, tout s’anime, on va acheter la nourriture du soir, décrit Sam avec gourmandise, on mange avec les yeux ».

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               Elodie Elodie Vergelati

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quartiers

30 Juillet 2010, 21:15pm

Publié par PCF Villepinte

Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /2010 12:08

Grigny 1

 

 

Le lundi 2 août commence une série de portraits sur les visages de l'engagement dans les quartiers populaires en France.

 

Pendant quinze jours, vous pourrez les lire dans le quotidien l'Humanité ainsi que sur ce blog.

 

 

 

 

 

 

En attendant, voici un petit avant-goût en images...

 

Maya Makalou femme-relais

Maya Macalou, femme-relais dans le quartier Wilson de Reims.

Gregory Castro

Grégory Castro, assistant d'éducation au Clos Saint-Lazare à Stains.

Sabrina Bousekkine, élue de Blanc-Mesnil

Sabrina Bousekkine, élue à la jeunesse et aux discriminations à la mairie du Blanc-Mesnil.

Xavier Peron, écrivain public dans le 19ème arrondissement de Paris

Xavier Péron, écrivain public à l'association Aidéma, dans le 19ème arrondissement de Paris.

Dominique Bourgon

Dominique Bourgon, gardienne d'immeuble dans le quartier des Glacis à Belfort.

 

photos Ixchel Delaporte

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Enième épisode dans le feuilleton BP

20 Juillet 2010, 11:59am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Un drame, des excuses, des espoirs et des déceptions, la marée noire de BP a tout du feuilleton de l’été. Pourtant, beaucoup souhaiteraient que celui-ci prenne fin au plus vite. Jeudi dernier le géant pétrolier annonçait que la fuite de pétrole avait été stoppée. Cette nouvelle information engendrait un certain scepticisme (voir l’article « BP ou la farce pour Bonnes Poires » du 16 juillet). Et cette impassibilité nous a donné raison avec un nouveau rebondissement de l’affaire. En effet, selon les autorités américaines, les ingénieurs de BP auraient repéré une nouvelle fuite la nuit dernière sur le dôme de confinement tout récemment installé.

C’est un nouvel échec pour la compagnie britannique de Tony Hayward qui comptait sur ce nouveau dispositif pour retenir les fuites de pétrole. Le dôme de confinement devait permettre de contenir les échappements d’hydrocarbure dans l’océan jusqu’à la mise en place définitive des deux puits de secours. Ces derniers ne seront opérationnels qu’à partir de la première quinzaine d’août. Hier soir une lettre de Thad Allen, responsable de la marée noire pour l’administration Obama, adressée au directeur général de BP, Bob Dudley, s’inquiétait des « anomalies de nature indéterminée à la tête du puits ». Ces faits s’inscrivent dans une phase de tests qui aurait initialement dû prendre fin samedi. Mais les signes de défaillance ont décidé le gouvernement américain à prolonger jusqu’à mardi la période de tests.

Un porte parole de la compagnie pétrolière à confirmé l’existence d’une fuite dans la journée. Il nie cependant toute relation entre ce nouvel incident et le puits principal. Mais ces déclarations  n’expliquent pas tout. Le temps de réaction de la firme reste étonnant; difficile de comprendre pourquoi les autorités américaines ont communiqué sur ce nouvel incident avant BP. De plus, qu’en est-il des autres « anomalies […] à la tête du puits » ? La compagnie britannique doit maintenant surmonter ce nouveau contretemps. Si elle y parvient, alors elle pourrait décider de maintenir fermé le puits principal jusqu’à l’entrée en activité des fameux puits secondaires. Cependant ingénieurs et spécialistes  craignent que sous l’effet de la pression, le pétrole rejaillisse à nouveau dans l’océan. Rien n’exclut qu’une telle compression ne soit à l’origine de failles, ce qui serait une véritable catastrophe.

Dans un communiqué, BP a aujourd’hui annoncé avoir déjà dépensé environ 3,95 milliards de dollars pour stopper la perte d’hydrocarbure. En vain ? Une chose est sûre, cet été les défenseurs de l’écologie comme les Américains - directement concernés – suivront avec attention la progression de ce qui pourrait devenir le« Petroleumgate » des Etats-Unis.  

Matthieu Windey

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Fret SNCF

7 Juillet 2010, 18:21pm

Publié par PCF Villepinte

Rassemblement le 6 juillet 2010 devant l’Assemblée nationale pour moins de camions et plus de wagons

mercredi 7 juillet 2010

 

JPG - 37.4 ko

Mardi 6 juillet 2010, de 15 heures à 18 heures, s’est tenu place Edouard Herriot en face de l’Assemblée nationale un rassemblement afin d’exiger de la SNCF et du gouvernement qu’ils revoient d’urgence la copie du plan Fret. Des élus de l’ANECR, dont son secrétaire général Jean-Jacques PARIS, était à cette occasion aux côtés des associations de défense de l’environnement et des syndicats pour exiger moins de camions et plus de wagons. Une banderole a été déployée signée de « l’appel des 365 » personnalités ayant initié un appel qui a reçu à ce jour près de 3000 signataires (à signer sur le site www.elunet.org ). Les syndicalistes de la SNCF et des transports routiers avaient placé symboliquement un camion de marchandises sur des rails, signifiant le rôle essentiel que doit jouer le transport ferroviaire pour l’acheminement des marchandises dans notre pays.

A 15 heures, une délégation, comprenant notamment pour l’ANECR Pierre MATHIEU, vice-président aux transports de la région Champagne Ardennes et initiateur de « l’appel des 365 », a été reçue au Ministère de l’écologie. La délégation a ensuite rendu compte de cet entretien, par la bouche de Daniel GENESTE secrétaire de l’UIT CGT, devant les participants au rassemblement, faisant état de la décision du gouvernement d’adresser une lettre de mission à la SNCF sur le sujet du fret. Aux syndicats, associations et élus de continuer à monter au créneau pour que cette lettre de mission soit claire et exige de la SNCF une révision complète de son plan fret, et notamment de sa partie sur le wagon isolée.

Se sont notamment exprimés à la tribune des représentants syndicaux (CGT, CFDT, UNSA), ainsi que des associations de défense de l’environnement par la voix du représentant du Réseau Action Climat, Olivier LOUCHARD. Etaient également présents de nombreux parlementaires dont André CHASSAIGNE, Marie-George BUFFET, Daniel PAUL, Michel VAXES, Jean-Jacques CANDELIER, Isabelle PASQUET, Mireille SCHURCH et Michel BILLOUT pour le PCF, Jacques DESSALANGRE et Marc DOLLEZ pour le Parti de Gauche, Germinal PERO pour le PS, ainsi que Jean-Pierre GIRARD, responsable de la commission transports des Verts.

Rappelons les principales revendications portées par « l’appel des 365 » : le respect des objectifs de réduction de gaz à effet de serre du secteur des transports, un moratoire immédiat sur la partie « wagon isolé » du plan Fret SNCF/Gouvernement, la transparence et un débat public objectif, notamment sur les conséquences en termes d’émissions de GES, la mise à disposition et l’approfondissement des études « carbone », la préservation des installations ferroviaires en situation de réutilisation, afin d’être capable de disposer d’alternative à la route en réponse aux changements de comportement demandés aux chargeurs, l’examen d’organisations nouvelles de la production SNCF en proximité, spécialement adaptées et en coopération avec les opérateurs nouveaux pour, ensemble, donner de la pertinence économique aux convois.

 

 

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Les élu-e-s communistes et républicains se mobilisent pour le Fret

5 Juillet 2010, 05:44am

Publié par PCF Villepinte

Rassemblement - Mardi 6 juillet à L’Assemblée Nationale - 15h/18h

Mis en ligne : 6 juillet
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L’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains sera aux cotés des associations et les syndicats pour exiger moins de camions et plus… de wagons !



Face aux renoncements du gouvernement de se donner réellement les moyens d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre de 20%, d’ici 2020, dans le secteur des transports,
face aux conséquences dramatiques du nouveau plan FRET de la SNCF qui jetterait des centaines de milliers de nouveaux camions sur les routes,
l’ANECR a pris l’initiative le 7 mai 2010 de relayer auprès des élus et des populations le communiqué des associations environnementales et des syndicats pour que la copie du plan FRET SNCF soit revue d’urgence.

Le 2 juin, les représentants de 365 élus de toutes les sensibilités de la gauche et des écologistes tenaient une conférence de presse, et mettaient à disposition des élus et des citoyens sous forme de pétition nationale(1) un texte reprenant les exigences portées par les syndicats et les associations(2) qui réclament :

- Le respect des objectifs de réduction de Gaz à Effet de Serre du secteur des transports, inscrits dans la loi Grenelle,

- Un moratoire immédiat sur la partie « wagon isolé » du plan Fret SNCF/Gouvernement,

- La transparence et un débat public objectif, notamment sur les conséquences en termes d’émissions de GES, la mise à disposition et l’approfondissement des études « carbone »,

- La préservation des installations ferroviaires en situation de réutilisation, afin d’être capable de disposer d’alternative à la route en réponse aux changements de comportement demandés aux chargeurs,

- L’examen d’organisations nouvelles de la production SNCF en proximité, spécialement adaptées et en coopération avec les opérateurs nouveaux pour, ensemble, donner de la pertinence économique aux convois.

Chaque jour qui passe cet appel se couvre de nouvelles signatures.

Le cap des 3 000 signataires est en passe d’être atteint. Face à des choix qui sacrifient les wagons pour faire la part belle aux camions l’incompréhension et la colère sont grandes tant chez les élus, que chez les citoyens.
Le secteur économique n’est pas en reste comme en témoigne l’appel de plusieurs fédérations des secteurs de l’industrie et des transports3 qui viennent d’appeler la SNCF à reporter ses projets d’abandon partiel de son activité dite de wagon isolé. « Le - multi-lots multi clients – n’est pas ne réponse aux besoins des chargeurs » et « sa mise en place va entraîner un transfert massif de l’activité vers le transport routier ».

La raison doit l’emporter et un vrai débat public doit avoir lieu sur un sujet majeur qui concerne l’avenir de la société.

Les associations environnementales et les syndicats s’engagent dans une nouvelle phase de leur action commune. Ils ont pris l’initiative d’organiser le mardi 6 juillet après midi un rassemblement à Paris pour : moins de camions…plus de wagons… et moins de Gaz à effet de Serre…

L’ANECR qui est pleinement engagé dans ce combat sera présente. Elle appelle les élus progressistes à participer au rassemblement. Conjuguons les initiatives pour contraindre le gouvernement à revoir la copie du plan FRET.

Montreuil, le 30 juin 2010.

(1) http://toolbox.elunet.org/petition_fret/
(2) Les fédérations CGT et UNSA des cheminots, la FGTE-CFDT et l’IUT-CGT, la FNAUT, le Réseau Action Climat, France Nature environnement, Agir Pour l’Environnement, WWF, Les Amis de la Terre, le Comité de Liaison Energies Renouvelables…


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Communiqué FRET SNCF

3 Juillet 2010, 06:06am

Publié par PCF Villepinte

Réseau Action Climat – Agir pour l'environnement – WWF – Greenpeace – FNAUT – Amis de la Terre – France Nature Environnement - CGT – CGT Transports – CGT Cheminots - CFDT – FGTE CFDT - UNSA Cheminots

 Monsieur Borloo, il faut revoir d'urgence la copie du plan Fret SNCF !

 

Paris, le 1er juillet 2010

 Les associations environnementales et les syndicats poursuivent leurs actions communes dans le secteur des transports engagées il y a trois ans  dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

 Elles appellent à un rassemblement pour interpeller le Ministre d’Etat, Jean-Louis Borloo et accentuer la sensibilisation de l’opinion publique sur la situation catastrophique de l'activité fret.

 

 

Rassemblement à Paris, le mardi 06 juillet de 15H00 à 18H00

 

Place Edouard Herriot - angle rue de l'Université et Assemblée Nationale – (métro : Assemblée Nationale)

   pour :… Moins de camions,  … Plus de wagons,… Moins de gaz à effet de serre,

                         et une revalorisation tarifaire et sociale du routier

 

 Ce rassemblement fera l’objet d’une initiative spectaculaire, symbolique et porteuse d’un message fort. Il est ouvert à toute organisation qui souhaite s’y joindre.

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Fête de l'Humanité

2 Juillet 2010, 11:39am

Publié par PCF Villepinte

Culture - on 28 Juin, 2010

 

La Fête : une soif d'idéal intacte depuis 80 ans

La plus grande fête politique de France se déroulera les 10, 11 et 12 septembre prochain. Trois jours de spectacles accessibles à tous, 50 concerts, des expos, des débats, un village du livre, du théâtre... avec Jacques Dutronc, The prodigy, Simple Minds, Madness, Caravan Palace, Raggasonic, Alain Souchon, un hommage à Jean Ferrat, Agnès Bilh et ses invités, l’ensemble de cuivres de l’Orchestre philharmonique de Radio France et bien d'autres encore !


 

Le programme complet

La Fête de l'Humanité en vidéo

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Travail

14 Juin 2010, 07:22am

Publié par PCF Villepinte

 Nanoparticules, méga-incertitudes sur la santé
 
kk.jpgUtilisées dans l’industrie pour améliorer la performance des produits, les nanoparticules sont déjà présentes dans 1 000 produits de consommation courante, alors qu’on sait très peu de chose sur leurs effets sur la santé des salariés et de la population.

Quand vous respirez la fumée d’un volcan, vous inhalez des nanoparticules « naturelles ». Et quand vous mettez de la crème solaire, vous étalez sans le savoir sur votre peau des nanoparticules « manufacturées », produites par l’industrie à partir de dioxyde de titane ou d’oxyde de zinc pour améliorer l’efficacité de la lotion. Depuis dix ans au moins, les nanoparticules ont débarqué sur le marché, sans crier gare. Actuellement, on recense déjà au niveau mondial 1 000 produits de consommation contenant des nanoparticules manufacturées, et leur nombre croît à grande vitesse. Non sans susciter de légitimes interrogations sur leurs effets sur l’écosystème, sur les consommateurs et sur les travailleurs, qui, exposés plus massivement, servent comme toujours de « sentinelles » de la population générale. Fin avril, dans un rapport sur les « risques émergents », le Bureau international du travail alertait : « On prévoit que, d’ici à 2020, 20 % environ de tous les produits fabriqués dans le monde seront réalisés grâce aux nanotechnologies », alors que « les risques associés à la fabrication et à l’utilisation de nanomatériaux sont encore très peu connus ».

De quoi parle-t-on ? Un nanomètre équivaut à un milliardième de mètre, et la nanotechnologie consiste à mettre en ouvre des particules de taille nanométrique, comprises entre 1 et 100 nanomètres. Pour illustrer la chose, le CNRS indique qu’il y a le même rapport de dimension entre une nanoparticule et une orange, qu’entre une orange et la planète Terre. Si la recherche espère aboutir, grâce aux nanoparticules, à de nouvelles thérapies, par exemple dans le traitement des cancers, et à de nouveaux médicaments, l’industrie s’y intéresse parce qu’à l’échelle nano, les matériaux acquièrent des propriétés particulières, qui améliorent la performance des produits. On en trouve donc dans les pneumatiques, les cosmétiques, les textiles, les matériaux de construction, sans oublier l’alimentation, sous forme d’additifs.

En 2006, un premier rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) consacré aux « effets des nanomatériaux sur la santé de l’homme et sur l’environnement », soulignait que « des effets délétères ont été mesurés, notamment chez l’animal dans le cadre expérimental ». « Certaines particules insolubles peuvent franchir les barrières de protection, se distribuer dans l’organisme et s’accumuler dans plusieurs organes, principalement à la suite d’une exposition par inhalation ou par ingestion », résumait l’agence, tout en déplorant le « peu de données disponibles », « à cause du faible nombre d’études », d’un « recul peu important », et « de la grande diversité des nanoparticules produites ». En 2008, un deuxième rapport de l’agence, consacré à l’aspect de la sécurité au travail, invitait dans le doute à appliquer le principe de précaution pour la population salariée exposée, estimée au bas mot à 10 000 personnes en France.

En l’absence de réglementation spécifique aux nanoparticules, les entreprises doivent appliquer les règles générales de prévention relatives aux produits chimiques : travail en vase clos, aspiration des particules à la source, et équipement individuel comme un masque, des gants et une combinaison. « Chez les gros producteurs, ces règles sont assez bien appliquées, mais c’est généralement moins le cas dans les entreprises plus petites », souligne Myriam Ricaud, ingénieur-chimiste à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). « Certaines manipulent des nanomatériaux sans le savoir, car aucun étiquetage n’est obligatoire », explique-t-elle. Et comme pour l’amiante, l’exposition professionnelle perdure : « Le salarié qui découpera dans vingt ans un béton contenant des nanoparticules pourrait être exposé, également, sans le savoir. »

Se dirige-t-on vers un scandale de l’amiante bis ? Pour Éric Gaffet, directeur de recherche au CNRS, qui a présidé le groupe d’experts du deuxième rapport de l’Afsset, la comparaison ne tient pas : « Les premiers travaux ayant démontré une toxicité de l’amiante ont été publiés avant 1900. La prise en compte de ces informations a été (et est encore) gérée de façon très différente par les différents pays. Pour les nanoparticules, en revanche, on estime qu’elles sont potentiellement dangereuses et, en conséquence, le principe de précaution doit être mis en ouvre. » En attendant les résultats ultérieurs de la recherche sur les risques, les produits sont mis sur le marché à un rythme soutenu, alors que la maîtrise des expositions est loin d’être totale. En 2007, Benoît Hervé-Bazin, ingénieur chimiste à l’INRS et auteur d’un ouvrage sur les nanotechnologies [1], estimait dans la revue Santé et travail qu’« on n’a pas suffisamment tiré les enseignements de la catastrophe de l’amiante », et déplorait que « sur les sommes faramineuses consacrées à la recherche et au développement des nanoparticules, seulement 4 % vont à la recherche sur la prévention et les risques ». « Sans verser dans un discours antitechnologique, le problème vient des conditions politiques et sociales dans lesquelles les nanotechnologies se développent », estime Jérôme Relinger, responsable du secteur « Révolutions numériques et société de la connaissance » au PCF. « On assiste à une perfusion d’argent public vers les grands groupes qui orientent les recherches et investissements vers un profit à court terme, alors qu’on devrait exiger des contreparties en termes d’intérêt général. » Concernant les risques, le communiste déplore l’absence d’un débat public réel : « Le débat organisé cet hiver à la demande du gouvernement (par la Commission nationale du débat public - NDLR) consistait à faire accepter les nanotechnologies, et a renforcé l’opposition stérile entre ceux qui rejettent a priori les nanos et ceux qui leur promettent un avenir radieux. »

Fanny Doumayrou

Notes :

[1] Les Nanoparticules. Éditions EDP Sciences, 2007.

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Proche-orient

7 Juin 2010, 09:09am

Publié par PCF Villepinte

Une seule solution : la levée du blocus

 pal.jpgLa paix passe par la condamnation sans appel du terrorisme d’État israélien et par la fin immédiate des mesures inhumaines qui frappent les 1,5 million de Gazaouis enfermés, appauvris.
Numéro exceptionnel, aujourd’hui dans l’Humanité, huit pages spéciales en solidarité avec le peuple palestinien. Des entretiens (Leïla Shahid, le rabbin David Meyer…), nos reportages en Israël, des points de vue (le curé de Gaza, le père Manuel Musallam, Haneen Zoubi, députée arabe). Un numéro à ne pas manquer !

Une semaine après l’acte de terrorisme d’État, de piraterie internationale, commis par Israël dans les eaux internationales, au large de Gaza, de nombreuses questions restent posées. Elles ne sont pas vraiment nouvelles : le conflit Israël-Palestine dure depuis bien trop longtemps pour cela. On pensait pourtant que Tel-Aviv avait épuisé toutes ses formes d’oppression, était allé au bout de ce qu’une puissance occupante peut infliger à un peuple. On se trompait. Au milieu des débris de la tuerie perpétrée, une question émerge cependant, essentielle : comment, maintenant et tout de suite, mettre fin au blocus de la bande de Gaza, mis en place depuis trois ans, qui asphyxie à petit feu plus de 1,2 million de personnes et constitue un point de blocage pour toute reprise des négociations politiques entre Israéliens et Palestiniens. C’est à cela que nous tentons de répondre dans les pages qui suivent.

La flottille humanitaire qui a été arraisonnée de la pire des manières, lundi dernier, si elle n’est pas parvenue jusqu’à Gaza, a très certainement brisé une idée : celle de l’impunité d’Israël. Dans le monde entier, le choc a été terrible. Les images, pourtant contrôlées au départ par l’armée israélienne, ont montré ce qu’il y avait d’insupportable dans l’argumentaire israélien, à savoir ce soi-disant danger qu’aurait couru le pays de Ben Gourion si ces bateaux avaient touché les côtes gazaouies. Des commandos très bien entraînés et lourdement armés contre des civils utilisant ce qu’ils avaient sous la main pour se défendre ? Fallait-il que ces derniers, dans les eaux internationales, se laissent faire comme des moutons alors que des femmes et des enfants se terraient dans les cabines des ponts inférieurs ?

L’Europe et les États-Unis doivent maintenant prendre leurs responsabilités, devant leurs peuples et devant l’histoire.

Plus salutaire peut-être, l’onde de choc traverse maintenant la société israélienne, comme le montrent les reportages de notre envoyée spéciale à Jérusalem, à Tel-Aviv mais aussi au sein de la population arabe israélienne. Des voix réputées sionistes ou anciennement sionistes manifestent, dénoncent la politique d’un gouvernement incapable de se présenter sous un autre jour qu’en treillis et armé. Daniel Bensimon, ancien responsable du groupe travailliste à la Knesset (le parlement israélien), le dit en substance : la société israélienne est malade, elle n’a que des réponses militaires à toutes les situations. C’est un cri de détresse de sa part que de dire que les Israéliens sont incapables d’apporter la moindre réponse politique. L’inquiétude est d’autant plus grande qu’Israël, c’est un secret de polichinelle maintenant, est une puissance nucléaire, non signataire du traité de non-prolifération (TNP). Israël a même réussi le tour de force de se priver d’un allié musulman dans la région : la Turquie, membre de l’Otan, prend ses distances et veut faire valoir son droit. L’Europe et les États-Unis doivent maintenant prendre leurs responsabilités, devant leurs peuples et devant l’histoire. Si le blocus israélien a tenu depuis trois ans c’est d’abord et avant tout à cause de leur lâcheté. Ils prônent la démocratie et les droits de l’homme d’un côté mais, refusant la victoire pourtant démocratique du Hamas, ils laissent sanctionner tout un peuple. Il n’y aurait pas à la clé la mort de milliers de Palestiniens à Gaza (par la guerre menée en décembre 2008-janvier 2009 ou par le blocus), on pourrait sourire de cette attitude consistant à attendre le bon vouloir des Israéliens pour faire entrer le matériel nécessaire dans la bande de Gaza. Des aliments, bien sûr, des médicaments, évidemment, mais surtout des matériaux pour reconstruire les maisons détruites il y a dix-huit mois. Les Palestiniens veulent vivre de leur travail, pas de la mendicité internationale.

Comment briser le blocus de Gaza ? En faisant pression sur nos gouvernements, nos députés, nos sénateurs pour qu’une autre politique se mette en place. En se situant dans une optique de BDS (boycott, désinvestissement, sanction), en manifestant pour que l’Union européenne suspende ses accords d’association avec Israël tant que le droit international n’est pas respecté.

Pierre Barbancey

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