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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

L’empreinte de Tours

31 Décembre 2010, 13:11pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

hq_2010-12-30.pdf.jpg«Aujourd’hui, les événements, plus forts que les hommes, ont décidé. Et ce n’est pas sans une profonde tristesse qu’un socialiste peut enregistrer ceux d’hier et qu’il envisage ceux que nous réserve demain. » Dans son dernier article expédié du congrès de Tours, Marcel Cachin, le directeur de l’Humanité, n’embouchait pas les trompettes de l’allégresse. Dans cette époque, les fantômes des millions de jeunes hommes tués dans la boue des tranchées hantent le mouvement ouvrier et le monde paysan. Pour avoir trahi Jaurès en France et fait assassiner en janvier 1919 Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht en Allemagne, la IIe Internationale s’est discréditée. Elle était déjà morte avant que le congrès ne s’ouvrît. Les sabreurs tenaient toujours le haut du pavé et des manifestants étaient régulièrement tués les 1er Mai dans le Paris de 1920. Sur ce sombre tableau, la révolution russe victorieuse fut ressentie comme un appel d’air et d’espérance. Moins de cinquante ans après l’écrasement de la Commune, l’écho d’octobre 1917 avait sans doute plus de résonance auprès des héritiers de la Révolution française que dans d’autres pays d’Europe. Cette singularité explique largement pourquoi le Parti socialiste français fut le seul en Europe à décider à une large majorité d’adhérer à la nouvelle Internationale.

Le congrès de Tours formalise et entérine une pluralité au sein de la gauche française qui a marqué la vie politique tout au long du XXe siècle. Radicalité et ambition transformatrice, démarche d’inclusion dans l’action et la représentation politiques des couches sociales qui en étaient exclues caractérisent l’histoire du communisme français. Et laissent une empreinte plus forte que les illusions trop longtemps nourries par la conception soviétique plombée par le stalinisme qui régissait le pays du « socialisme réel ». Mais c’est pourtant à cette aune extraordinairement réductrice que nombre de « fabienologues » annoncent 
à intervalles réguliers la mort du PCF.

À la vérité, si nul ne peut prévoir l’évolution à long terme des forces politiques en France, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les décisions de Tours répondaient à l’attente des plus exploités d’une force de résistance et d’alternative. Le monde a changé pour toutes les formations politiques, qui ont enregistré bien des échecs et suscité bien des déceptions. 
La question est aujourd’hui de savoir si la société a besoin d’une force luttant pour la transformation sociale et le rassemblement. La crise du capitalisme et la violence de classe de la politique de la droite d’aujourd’hui incitent à penser que oui.

Les sabreurs tenaient toujours le haut du pavé et des manifestants étaient régulièrement tués les 1er Mai dans 
le Paris de 1920.

Jean-Paul Piérot

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La Une de vendredi 30 décembre

31 Décembre 2010, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

 

. Indignez-vous ! de Stéphane Hessel. Indigène Éditions, 2010, 3 euros

 

Ayant épuisé les grandes routes de l’histoire, les meilleures comme les pires, l’ambassadeur Stéphane Hessel n’y va pas par quatre chemins : de cette exhortation « Indignez-vous », il a fait le titre d’un formidable petit livre en forme de message d’espoir : douze pages denses, écrites d’un seul souffle, impitoyables pour le pouvoir de l’argent, merveilleusement détachées de tout intérêt personnel.
Puisqu’il est tant question de la vieillesse, aujourd’hui, à propos des retraites, écoutons ce sage du grand âge. Tout est dit dès les premières lignes : « 93 ans. C’est un peu la toute dernière étape. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler 
ce qui a servi de socle à mon engagement politique : 
les années de résistance et le programme élaboré 
il y a soixante-six ans par le Conseil national 
de la Résistance. »
On connaît la source de l’indignation de Stéphane Hessel, Greco dans la France libre : la lutte à mort avec le nazisme, la pendaison qu’il a frôlée dans le camp de Buchenwald, le combat sans relâche contre le reniement du programme de la Résistance. Mais son Indignez-vous !, plus qu’une remémoration, bien mieux qu’un ressassement, est un cri d’aujourd’hui, un cri contre les démolisseurs à l’œuvre sous nos yeux. Nicolas Sarkozy n’est même pas nommé, Hessel est au-dessus, il dénonce l’entreprise qui n’est pas celle d’un seul homme, qui s’acharne à ruiner la Sécurité sociale, les retraites, la presse indépendante, 
la démocratie. 
Il s’épouvante à la vue de ce qui se passe en Palestine, 
la négation par le pouvoir israélien des droits 
de l’homme qui ont été le combat de toute sa vie.
La force du résistant est dans son inébranlable confiance. À l’exaspération, il préfère l’espérance. Il invite à l’insurrection « pacifique ». Il mise sur les réseaux. Et, au-delà, sur la capacité des citoyens 
à se retrouver pour bâtir une société digne des idéaux de la Libération. Aux jeunes générations, il dit : « Prenez le relais, indignez-vous ! »
Il n’est pas seul. En 2004, pour les soixante ans 
du programme du CNR, ils étaient treize à signer le manifeste des résistants : « Créer c’est résister, résister c’est créer. » Ils sont moins nombreux aujourd’hui. 
À bientôt 96 ans, Raymond Aubrac, quand 
il le peut, court encore dans les lycées. C’est d’une sorte de conseil des anciens, un peu à l’image des sages de village africain, dont la France est encore dotée. 
Le relais est impératif. On ne sait si Stéphane Hessel s’est mêlé aux manifestants d’octobre, mais 
la coïncidence entre son Indignez-vous ! 
et l’indignation de la rue est un signe. Qui a parlé de rupture entre le peuple et les élites ? Pas Hessel, pas Aubrac, pas Séguy ! Il est vrai que ces élites-là, les authentiques, ne sont pas tous les jours dans 
les 20 heures de la télévision. Hélas !

Charles Silvestre

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Laïcité

31 Décembre 2010, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

Michel Tubiana : « Un discours xénophobe a encouragé les dérives »

Politique - le 29 Décembre 2010

 

Président d’honneur
de la Ligue des droits de l’homme.

 

 

« Les discours faits par Marine Le Pen 
ont sans cesse été renforcés par une libération de la parole publique qui est totalement désolante. À la loi sur le voile à l’école sous Jacques Chirac, puis la loi sur la burqa, il faut ajouter les propos du président de la République, tenus par écrit dans le journal le Monde (édition du 9 décembre 2009 – NDLR), dans lequel il parle d’accueillir les musulmans en France alors que 4 ou 5 millions de nos concitoyens sont musulmans… Le ministère de l’Identité nationale 
a peut-être été supprimé récemment, mais le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a déclaré récemment qu’il voulait relancer le débat sur ce thème. 
Si l’on ajoute la stigmatisation systématique 
des étrangers de manière générale, la politique d’immigration, l’agitation autour de la polygamie, tout cela encourage ce type de peur et ses dérives. Aujourd’hui, on voit, à l’intérieur d’une partie non négligeable de l’UMP, se développer un discours antimusulmans primaire. Malheureusement, 
cela ne se passe pas uniquement à l’UMP, 
on en perçoit aussi des prémices à gauche. 
Un certain nombre de discours tenus sur la laïcité 
ne déparent pas du discours de Riposte laïque 
(site Internet d’extrême droite développant une rhétorique antimusulmans – NDLR). Il s’agit d’un détournement majeur de la laïcité, qui n’a jamais été un facteur antireligieux, et encore moins un facteur de xénophobie et de racisme. Elle est plutôt l’inverse, 
c’est-à-dire un processus d’inclusion dans un espace commun dans lequel nous partageons des valeurs. 
Il y a quelque chose de surréaliste à voir Marine Le Pen parler de laïcité. Elle en parle mais ne sait pas 
ce que c’est. »

Propos recueillis par Pierre Duquesne

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Laïcité

31 Décembre 2010, 07:32am

Publié par PCF Villepinte

Entretien avec le philosophe Henri Pena-Ruiz

Politique - le 29 Décembre 2010

 

« Justice sociale et laïcité 
sont indissociables »

 

Henri Pena-Ruiz
 fut membre de 
la commission Stasi sur la laïcité dans 
la République. 
La laïcité reste, 
pour lui, 
un combat d’actualité intimement lié 
à l’émancipation.

Comment expliquer que 
la laïcité revienne 
si régulièrement dans 
les débats français ?

Henri Pena-Ruiz Actuellement, il existe une stratégie des anti-laïcs qui consiste à dire que la laïcité est une réalité propre à la France, un « particularisme » qu’ils veulent supprimer. Les mêmes ont inventé les notions de « laïcité ouverte » ou « positive ». Celles-ci n’ont aucun sens sinon celui d’un rejet hypocrite de la laïcité. Parle-t-on de justice sociale ouverte ou de droits de l’homme ouverts ? En réalité la laïcité, sans adjectif, peut intéresser toute l’Europe. En Espagne, par exemple, les laïcs dénoncent l’octroi de fonds publics à l’Église alors que les services publics, communs aux croyants, aux athées, et aux agnostiques, sont maltraités. La laïcité n’est pas « française » par essence, mais de portée universelle. Dit-on que les droits de l’homme sont français, l’habeas corpus anglais ou la pénicilline écossaise ? Il est vrai que la France reste l’un des pays qui a séparé le plus nettement l’État de l’Église. La laïcité appelle une stricte égalité de traitement entre les croyants, les athées et les agnostiques ; il n’y a donc pas de raison de créer des privilèges publics pour la religion, pas plus que pour l’athéisme.

Qu’en est-il du débat sur la pratique des cultes ?

Henri Pena-Ruiz. Il convient d’abord d’éviter toute confusion entre immigrés et croyants pratiquants. L’immigration maghrébine et turque en France est faite de travailleurs qui contribuent à produire la richesse du pays. Ils méritent donc exactement les mêmes droits que les travailleurs français. Parmi ces immigrés, certains seulement se reconnaissent dans l’islam. Il y a environ 5 millions de personnes issues de l’immigration maghrébine et turque. Il y aurait parmi eux 15 % de pratiquants, c’est-à-dire qui se rendent à la mosquée, et 85 % de personnes qui ne sont pas musulmanes ou qui, si elles le sont, appliquent les principes religieux dans leur vie quotidienne sans rien exiger de plus. En revanche, ces personnes attendent de la République qu’elle joue son rôle social, et soit donc présente dans les grands services publics d’éducation, de culture, de santé. Il faut éviter l’erreur de croire que, pour mettre à égalité les citoyens musulmans avec les catholiques, il faudrait construire des mosquées grâce aux fonds publics. La justice sociale consiste à s’occuper d’abord de ce qui est commun à tous les hommes : l’accès aisé à la culture, à la santé, à l’éducation, à un logement décent. La gauche n’a pas à se soucier des 15 % de personnes croyantes pratiquantes, mais des 100 % de personnes qui aspirent à ce qui importe à tous. Ce n’est pas le rôle d’un État laïc de construire des mosquées ou des églises, mais c’est son rôle de faire des écoles publiques, des hôpitaux publics, des logements sociaux accessibles à tous. D’ailleurs il s’est construit 2 400 salles de prière ces dernières années : c’est désormais une légende de considérer que les citoyens de confession musulmane prient dans des caves. À Paris, il existe des mosquées vides, alors que des personnes prétendent prier dans la rue, à l’appel de responsables religieux salafistes. Il est clair ici que la religion n’est qu’un prétexte à une démonstration de défi à l’égard des lois de la République laïque. Il ne faut pas se tromper de combat. La religion n’est pas un service public, et elle est dans certains cas instrumentalisée contre les droits des femmes, contre la culture, contre la libre disposition de soi. La gauche ne doit pas laisser la défense de la laïcité à la droite, qui d’ailleurs l’a copieusement bafouée en subventionnant les écoles privées religieuses alors qu’elle ne cessait d’aggraver les conditions matérielles de l’école publique par des milliers de suppressions de postes. La boussole, en la matière, est simple : tout l’argent public pour les services publics, qui sont universels, donc communs aux croyants et aux athées. Justice sociale et laïcité sont indissociables : il y a des vases communicants. Un rappel. Au moment où Jean Jaurès préparait la loi de séparation de l’État et des églises, il pensait déjà aux retraites ouvrières. L’argent qui ne va plus aux cultes peut désormais être consacré à l’intérêt général. Les retraites ouvrières sont communes aux croyants et aux athées. Aujourd’hui c’est l’inverse : l’État se prétend trop pauvre pour assurer ces retraites, mais il se découvre assez riche pour financer des religions qui n’engagent que
les croyants…

Pourquoi de telles idées sont-elles masquées par des faux-semblants ?

Henri Pena-Ruiz. Les responsables politiques doivent avoir le courage de dire que la religion n’engage que les croyants. Lorsqu’un croyant va à l’hôpital, il doit être soigné gratuitement au lieu de payer ses soins chaque fois plus cher du fait de la logique des dépassements d’honoraires et des franchises médicales, qui a introduit une médecine à deux vitesses. Ainsi, il fait des économies sur les soins et peut plus aisément se cotiser avec d’autres croyants s’il veut financer son culte, dans la sphère privée. On rend un très mauvais service à la population issue de l’immigration maghrébine ou turque en l’amalgamant aux religieux qui défient la République laïque. La laïcité, l’égalité des sexes, le droit aux études et au savoir ne doivent pas être entravés par des traditions rétrogrades. Il faut lutter résolument contre les discriminations sociales qui frappent certaines populations. Mais ce n’est pas une raison pour entrer dans le jeu de chefs religieux intolérants qui ne représentent qu’eux-mêmes en leur prêtant une attention particulière.

C’est donc aussi la question 
de l’émancipation qui est posée 
par la laïcité ?

Henri Pena-Ruiz. L’émancipation est l’idée que les êtres humains ne doivent pas vivre sous tutelle. Avec la laïcité, une telle idée s’affirme. Si on laisse des populations entières entre les mains de salafistes qui sont porteurs de régression sociale et d’inégalité entre les sexes, on ne joue pas le jeu de l’émancipation. Dire que la République est laïque signifie qu’elle est liée à l’ensemble du peuple et pas à la partie qui croit en Dieu. Dire qu’elle est sociale signifie qu’elle doit jouer son rôle en matière de services publics et de droits sociaux.

En quoi l’intégrisme religieux est-il le complice de la dérégulation libérale ?

Henri Pena-Ruiz. Non sans hasard, il existe un couplage saisissant entre, d’une part, une mondialisation
ultralibérale qui détruit les droits des travailleurs et, d’autre part, la résurgence de la compensation religieuse. Il n’y a pas si longtemps, Margaret Thatcher a brisé la dernière grande grève des mineurs britanniques, a privatisé les services publics comme le rail, et détruit les conquêtes sociales. Elle a par ailleurs encouragé les confessions religieuses à prendre le relais de l’État social défaillant, et ce sur un mode caritatif. Si la charité part d’un bon sentiment, elle ne peut tenir lieu de politique sociale, ni de solidarité redistributive.

Entretien réalisé par 
Lina Sankari

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VILLEPINTE aricle paru dans le Parisien du 28 décembre

30 Décembre 2010, 13:56pm

Publié par PCF Villepinte

Il veut restituer la carte d’état-major du tsar

René Magne, ancien résistant communiste, veut rendre à la Russie un document militaire que lui a confié, le 31 décembre 1939 à Paris, le dernier chef d’état-major de Nicolas II.

CAROLE STERLÉ | 28.12.2010, 07h00

Deux heures suffisent à peine pour approcher le secret de René Magne. Comme un livre ouvert, cet ancien résistant communiste, 90 ans en mai prochain, n’en finit pas de citer des dates et des noms qui expliquent son combat. Son secret tient en une carte de 2,20 m sur 1,90 m, immense morceau de papier tissé, abîmé par le temps et précautionneusement rangé sous clé à la mairie de Villepinte.

C’est une carte d’état-major militaire d’Europe du tsar Nicolas II (dernier tsar de Russie, de 1894 à 1917), « authentifiée », assure René Magne, qui voudrait la voir officiellement restituée à la Russie.
C’était il y a presque soixante et onze ans jour pour jour. Le 31 décembre 1939, quelques mois après le début de la guerre avec l’Allemagne. Il neigeait, René Magne avait 18 ans et vivait à Paris. Il fréquente le milieu des Russes blancs expatriés. Et ce soir de réveillon, le jeune Magne est invité par sa prof de russe, mariée à un officier ukrainien, pour la Saint-Sylvestre. « Au salon, on me présente le dernier chef d’état-major de Nicolas II. Il m’a confié cette carte et m’a demandé de la garder précieusement et surtout de ne jamais la remettre à la police. Il refusait que cette carte serve à attaquer son pays. » Il se souvient de cette soirée avec précision. « On a tous mis nos mains au centre et crié en russe Malheureux ennemi. » Le pacte était scellé et le secret bien gardé.
Cette carte, explique René Magne avec force détails, était des plus stratégiques. Spécialement imprimée en 1915 pour le tsar, elle avait été utilisée juste après la Première Guerre mondiale par le général français Weygand, envoyé à Varsovie pour soutenir les Polonais contre les Soviétiques. Il avait souligné de traits rouges une vingtaine de noms de villes, autant d’objectifs de combats. Les batailles s’étaient conclues par l’annexion de territoires biélorusses et ukrainiens, ce que les Russes blancs ont toujours reproché à Weygand. Dix-neuf ans plus tard, ces derniers ne voulaient surtout pas que Weygand, chargé d’attaquer les champs de pétrole vers Bakou, puisse utiliser de nouveau cette carte. Un autre temps qu’en 2010, à l’heure d’Internet, on peine à imaginer.
Si René Magne accepte aujourd’hui de dévoiler ce secret, c’est que 2010 a été consacrée année croisée de la France et de la Russie, signe, selon l’infatigable communiste écolo, que « la guerre froide est enfin terminée ». Pour remettre ce document diplomatique, il aimerait une cérémonie officielle, entre chefs d’Etat. Il peut compter sur le soutien de la ville de Villepinte, qui appuie sa demande. Par la même occasion, il aimerait aussi qu’on lui reconnaisse officiellement ce grade de « général de la résistance franco-russe », confié par ce chef d’état-major, ce soir du 31 décembre 1939, dans le huis clos d’un appartement parisien.

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WikiLeaks: Omar Bongo aurait financé Nicolas Sarkozy

30 Décembre 2010, 07:52am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 29 Décembre 2010

 

 

Le défunt président gabonais aurait détourné 30 millions d'euros à son profit et à celui de partis français. L'argent aurait surtout profité à Jacques Chirac et à Nicolas Sarkozy.

Près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) à son profit par le défunt président gabonais Omar Bongo et auraient aussi profité à des partis français, selon des notes diplomatiques américaines divulguées par Wikileaks, visibles mercredi sur le site de El Pais.

Cette information a été donnée quatre jours après la mort de M. Bongo, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun, précise le journal espagnol.

Selon la même source, "les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy".

L'argent aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à (l'ancien président français Jacques) Chirac mais aussi Sarkozy". "Bongo était le président africain préféré de la France", a ajouté cette source.

La BEAC regroupe les réserves des Etats membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale: le Gabon (qui en désigne le gouverneur), le Cameroun (où est situé le siège), la République du Congo, la République centrafricaine, le Tchad et la Guinée Equatoriale.

Selon le câble datant de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale.

Après que ce placement non autorisé a été rendu public, un audit de la BEAC a été mené et "a révélé des malversations encore plus larges et plus audacieuses, liées à la hiérarchie des officiels gabonais", a indiqué le fonctionnaire à l'origine de cette information.

"L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros, ndlr) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon", a-t-il dit.

Le clan au pouvoir au Gabon, "dont le défunt président Omar Bongo et son fils Ali, ministre de la Défense et candidat à la présidence (élu depuis à la tête du pays, ndlr), a bénéficié du détournement de fonds", indique le document.

"Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds", se contente de conclure le câble, signé de l'ambassadeur américain au Cameroun Janet Garvey.

Une enquête est en cours en France sur le patrimoine dans l'Hexagone de trois présidents africains et de leurs proches, dont Omar Bongo, suite à une plainte de Transparency International, une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption.

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Médias

30 Décembre 2010, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

La Une de jeudi 30 décembre

Voyage à grande vitesse avec l’Humanité

 

 

 Avec le soutien de la SNCF et à l’initiative du Syndicat 
de la presse quotidienne nationale (SPQN), 12 grands quotidiens nationaux, dont l’Humanité, lancent un test 
de vente dans les bars des TGV. Les journaux seront en vente dans les voitures-bars, pour les voyageurs de 18 TGV quotidiens entre Paris, Lyon, Marseille, Montpellier…, 
du lundi au vendredi. « Avec cette expérience, les quotidiens nationaux souhaitent accroître les dispositifs de vente 
qui consistent à aller “vers les lecteurs” », indique le SPQN, pour qui « les journaux sont achetés si les lecteurs 
les trouvent facilement au moment où ils le souhaitent ». Fin février, la SNCF et les éditeurs dresseront le bilan 
de ce test, et étudieront alors la généralisation 
de la présence des quotidiens dans le réseau TGV.

TF1 épinglé par l’inspection du travail

Pas sûr que la missive de 13 pages ait réjoui Nonce Paolini. « Après plus d’un an d’enquête et de nombreux courriers de rappel à l’ordre », l’inspection du travail 
des Hauts-de-Seine a informé le PDG de TF1 de 
sa « décision de relever à son encontre les délits de mise en danger de la vie d’autrui, d’entrave au fonctionnement régulier du comité d’hygiène de santé et des conditions de travail (CHSCT) et de discrimination syndicale 
à l’encontre de la CGT », notamment concernant un chef de car vidéomobile et délégué CGT de l’entreprise. 
La direction de TF1 n’a pas souhaité commenter 
ces informations. « Depuis le début de l’année 
et à la suite des nombreuses réorganisations de services, réaménagements des fonctions et des plannings, 
les salariés souffrent de plus en plus et les arrêts maladie se succèdent », affirme la CGT. L’inspection du travail a transmis au parquet le « signalement » des délits.

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Les liaisons dangereuses

29 Décembre 2010, 07:27am

Publié par PCF Villepinte

fa dieseD’un hiver l’autre, la saison est au compte de Noël. L’an passé, nous baignions en pleine campagne, qui allait virer au scandale, de la grippe H1N1. Quelques mois à peine auront suffi à mesurer combien l’addition fut salée pour les Français et l’opération des plus juteuses pour les profits des grands laboratoires pharmaceutiques. Pardi, c’est l’assurance maladie qui régale ! Pourquoi se gêner ? 2010 s’achève sur ce qui devient un autre scandale d’ampleur. L’affaire du Mediator est d’autant plus grave qu’elle met en cause des vies humaines, 
là où le médicament est censé les défendre.

Côté pile, le laboratoire Servier se donne comme une vaste entreprise humanitaire, harmonieuse et quasi philanthropique. Son président fondateur est donc digne de toutes les reconnaissances au plus haut niveau et gravira tous les degrés de l’ordre de la Légion d’honneur, de commandeur sous Dominique Strauss-Kahn à grand-croix sous Nicolas Sarkozy. Côté face de la pièce, comme pour ce qui a été révélé cet été avec l’affaire « Woerth-Bettencourt », ce petit monde de Neuilly et d’avocats d’affaires se connaît très bien, depuis très longtemps. Ici, pas de conflit dans le partage bien compris des tâches entre politique et affaires, simplement un épisode de plus au feuilleton estival de la mise au grand jour de la vie d’une classe de possédants.

Qu’aurait donc le chef de l’État à refuser à l’industrie pharmaceutique qu’il n’accorde aux banques, aux groupes financiers et à son club du Fouquet’s ou du Medef ? Puisqu’il est là pour servir leurs intérêts – et certainement pas ceux de « la France qui se lève tôt », comme peuvent le mesurer depuis de longs mois ceux qui ont pu y croire. Le président de la République avait même livré le fond de son projet en la matière devant les responsables des cinq premiers laboratoires français, les recevant en son palais en juin 2009. Du crédit impôt recherche à l’autonomie des universités, ses décisions devaient leur permettre d’accroître leur force de frappe et leur emprise sur un secteur de recherche publique, raillé avec un mépris désormais usuel.

Des centaines de millions d’euros sont allés directement des caisses de l’assurance maladie et des complémentaires à celles d’un laboratoire privé. Des vies sont en jeu. Que fait le gouvernement ? Xavier Bertrand a trouvé : la sécu paiera, quitte à se lancer dans une longue course judiciaire. Pardi. Les patrons et traders « voyous » ont vu ce qu’ils risquaient avec ce pouvoir. En ira-t-il de même avec le président fondateur de la firme, neuvième fortune de France, estimée à 3,8 milliards d’euros ?

Ici, pas de conflit dans le partage 
bien compris des tâches entre politique et affaires.

Michel Guilloux

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Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier otages depuis déjà un an

29 Décembre 2010, 07:23am

Publié par PCF Villepinte

 Les deux journalistes de France 3,Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier, qui terminaient un reportage pour le magazine "Pièces à conviction" et leurs trois accompagnateurs afghans Reza, Ghulam et Satar ont été enlevés sur une route de la province de Kapisa, au nord-ouest de Kaboul.

Un an, retenus en otages quelque part en Afghanistan, dans cette région qui borde la frontière pakistanaise.

Un an. Une captivité d'une extrême longueur, des négociations en vue de leur libération dont personne ne connaît la teneur, des pouvoirs publics qui se veulent rassurants, des familles qui attendent depuis 365 jours de les voir revenir.

Partout en France, la solidarité s'est organisée depuis des mois autour du comité de soutien dont la marraine, Florence Aubenas, lançait lundi un nouvel appel à la mobilisation : « Est-il moral de laisser ainsi oublier deux hommes qui incarnent le meilleur des valeurs de nos démocraties en étant partis, malgré le danger, couvrir pour la télévision publique une guerre dans laquelle notre pays est engagé ? » Face au peu d'informations que donnent les pouvoirs publics, retranchés derrière le « secret-défense », les mobilisations solidaires se multiplient et des dizaines de municipalités ont affiché le portait des deux journalistes aux murs des mairies.

Aujourd'hui, jour de ce triste anniversaire, de nombreuses manifestations sont organisées dans toute la France. Á Paris, sur le parvis de l'Hôtel de ville à 11 heures, le comité de soutien et Reporters sans frontières (RSF) appellent à un rassemblement durant lequel les portraits des deux journalistes seront déployés sur la façade du bâtiment, suivi d'une veillée aux bougies à partir de 17 heures. Une équipe de France 3, en duplex à Kaboul, réalisera un reportage pour les trois journaux nationaux. France Info organise une journée spéciale avec entre autres Jean-Paul Kauffmann et Florence Aubenas. Un grand concert de soutien est organisé à Montpellier et des rassemblements doivent avoir lieu à Marseille, Strasbourg, Dax et Chambéry. L'École du ski français (ESF) répond à l'appel et organise des descentes au flambeau dans de nombreuses stations. Les matchs de la 14e journée du championnat de France de rugby s'ouvriront par une minute d'applaudissements pour Hervé, Stéphane et leurs trois accompagnateurs avant chaque début de match.

Un pays entier derrière deux de ses journalistes, partis faire leur travail, retenus en otages depuis un an, et dont chaque minute de captivité entache la liberté de la presse. « La France doit se résoudre à les sortir de là. Et vite. Comme elle l'a fait pour d'autres otages. Parce que le premier mot de sa devise reste "liberté" », conclut Florence Aubenas.

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Voeux 2011 Le Parti communiste français censuré par Dailymotion ?

28 Décembre 2010, 12:35pm

Publié par PCF Villepinte

La vidéo produite par le PCF présentant les vœux de Nicolas Sarkozy pour 2011 (http://www.dailymotion.com/video/xg...) a été « retirée » de la publication par le diffuseur, Dailymotion, sans explication.

Cette vidéo qui pour l’instant peut être visible ici (http://www.youtube.com/watch?v=Btvs...) n’a-t-elle donc pas sa place sur la plate-forme française d’hébergement qu’elle doive s’exporter sur celle de Youtube, pour l’instant plus accueillante ? Doit-on voir un rapport entre cette censure et le fait que Dailymotion retransmettra les vœux présidentiels en direct le 31 décembre prochain ?

S’il est des vœux qu’il ne faut pas oublier de former pour 2011, ce sont bien ceux d’une liberté d’expression et de médias respectés dans ce pays.

Parti communiste français,

Paris, le 28 décembre 2010.

 

 

 

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