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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

RETRAITES

31 Mai 2010, 21:25pm

Publié par PCF Villepinte

DSK et Sarko : Droit Social Killers !

 


28 mai 2010

La démographie française est meilleure que celle de pays voisins comme l’Italie ou l’Allemagne. Une autre répartition des richesses, une réorientation de l’utilisation de l’argent, une politique dynamique de l’emploi et une réforme fiscale dégageraient les ressources utiles pour maintenir ce droit social majeur, et le rétablir en revenant sur la nocivité des réformes de 1993 et 2003.

Dans leur guerre ouverte contre le monde du travail, le MEDEF et l’UMP auront trouvé le renfort du dirigeant socialiste et directeur du FMI, Dominique Strauss-Khan, pour qualifier de "dogme" la retraite à soixante ans.

Y compris à rebours de la position officielle prise par le PS. C’est le genre de "courage" qui plaît aux nantis et à la bourgeoisie. Pas étonnant que sa popularité bondisse à 76% d’opinions favorables dans l’électorat UMP !

Les Etats et les peuples qui ont été mis à contribution par centaine de milliards d’euros pour sauver les banques et marchés financiers sont maintenant pris en otage par ces mêmes marchés.

Comme l’a souligné Bernard Thibault : "Cette crise nous a déjà coûté 6 millions d’emplois en Europe en 18 mois et 200 milliards d’euros en recettes fiscales et sociales.

Les politiques publiques sont sous la coupe des banques et des agences de notation internationales, véritables milices privées au service de la défense des intérêts du capital, qui exigent des gages par des économies dans les budgets sociaux."

Les Diafoirus du FMI, de l’Union Européenne, des dirigeants de l’Internationale Socialiste en Grèce ou en Espagne, ou de l’UMP en France n’en ont cure, et ce malgré les avertissements les plus divers comme ceux du Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz " l’austérité mène au désastre". Cinq ans après que le peuple français ait voté NON au référendum du 29 mai 2005, les mêmes sociaux libéraux qui nous prédisaient "Et maintenant l’Europe sociale" ou libéraux qui vantent " L’Europe qui protège" persistent malgré la crise avérée d’une conception libérale de la construction européenne.

Même si le calendrier choisi par le gouvernement, avec annonce du projet de loi le 20 juin et le débat au Parlement début septembre, est calculé pour handicaper une mobilisation populaire, seuls un débat citoyen démultiplié et des mobilisations unitaires les plus larges peuvent changer la donne.

Par leurs initiatives publiques dont un Hors Série de l’Humanité, comme par leur participation à l’Appel "Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites", les communistes y contribueront de toutes leurs forces. Pour mettre en échec les tueurs de droit social.

Jean Paul Duparc (source Le patriote Alpes-Cote d’Azur)


La fiction d’une "concertation ouverte" sur l’avenir des retraites a définitivement sombré. Même si le ministre Woerth emporte la palme du cynisme en affirmant "la concertation continue comme jamais" !

Le secrétaire général de l’UMP considère lui comme "inévitable" le relèvement de l’âge légal du départ en retraite. 61, 62, 63 ans ou plus, ...combinée avec une dose d’allongement de la durée de cotisation pour pouvoir partir avec une retraite complète.

Ajoutons un relèvement du taux de cotisation pour les fonctionnaires. L’attaque est violente, délibérée, contre une conquête sociale garante pour le monde du travail de pouvoir avoir du temps pour vivre, libéré d’un temps de travail contraint. Les ouvriers et les plus modestes, qui ont commencé à travailler tôt, seraient d’ailleurs les plus victimes d’une mise en cause des 60ans.

Aucune raison démographique ou économique n’y oblige. Une étude vient de rappeler que les salariés français ont la productivité horaire la plus forte du monde, loin devant le Japon par exemple.

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Commémoration

31 Mai 2010, 21:21pm

Publié par PCF Villepinte

Commune de Paris : vibrant hommage au Mur des Fédérés

 De mémoire de participants, il faut remonter plusieurs décennies en arrière pour trouver une foule aussi nombreuse à l’hommage traditionnel rendu, samedi 29 mai, à la Commune de Paris de 1871. Aux côtés des Amis de la Commune, cinquante-cinq organisations [1]

Dans son intervention publique, Joël Ragonneau, membre de la coordination des Amis de la Commune, a mis en parallèle la remise en marche par la Commune, des services publics abandonnés sur ordre de Thiers, et les luttes d’aujourd’hui pour les défendre et les améliorer. Il a démontré, par cet exemple, l’actualité et la modernité des idéaux de la révolution du printemps 1871…

Une vingtaine de gerbes ont été déposées par les organisations et les nombreux élus de gauche présents. Quatorze délégations étrangères, membres de la Coordination internationale des Amis des combattants en Espagne républicaine ont tenu à rendre hommage à la Commune, parmi eux plusieurs anciens brigadistes. Etaient également présents les amis luxembourgeois de la Commune de Paris. Le rassemblement s’est terminé par les chants du Temps des Cerises et de l’Internationale, interprétés par la Chorale populaire de Paris et repris en cœur par l’assistance.

Yves Lenoir

 

Notes :

[1] Notamment le PCF, le PS, le Parti de Gauche, la Gauche unitaire, le MRC, le PRG, les Verts, le NPA, LO, la CGT, la FSU, FO, Solidaires, UNSA, Syndicat de la Magistrature, MRAP, Ligue des Droits de l’Homme, ATTAC, ARAC, Comité de France du Front populaire du Sri Lanka, SAT AMIKARO (espérantistes), etc.appelaient à ce rassemblement.


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Retraites :

31 Mai 2010, 21:18pm

Publié par PCF Villepinte

 nouvelle mobilisation le 24 juin

L’intersyndicale appelle à une nouvelle "journée de mobilisation" le 24 juin.

L’intersyndicale CFDT-CGT-FSU-Solidaires-Unsa a appelé lundi à une nouvelle journée de mobilisation sur les retraites le 24 juin prochain.

A l’issue d’une réunion à Montreuil (Seine-Saint-Denis), les organisations ont estimé que "rien n’était joué", le gouvernement devant présenter son projet de loi de réforme des retraites autour du 18 juin.

Les responsables de l’intersyndicale ont précisé par la suite lors d’un point de presse qu’ils décideraient le 14 juin, à l’occasion d’une prochaine réunion, des modalités précises - grèves, manifestations… - de cette nouvelle mobilisation.

Bien qu’ils n’aient pas réussi à mobiliser massivement lors de la journée de manifestations et de grèves du 27 mai, les syndicats portent, dans une déclaration commune, "une appréciation positive sur la dynamique de mobilisation".


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Condamnation internationale après le raid israélien sanglant

31 Mai 2010, 21:13pm

Publié par PCF Villepinte

 Hind Khoury : « C'est un crime de guerre »
La déléguée générale de la Palestine en France demande que la communauté internationale mette fin à l’impunité d’Israël afin qu’il cesse de violer le droit international, après l’attaque sanglante contre la flottille de bateaux qui s’approchait de Gaza.

Pourquoi les Israéliens ont-ils commis un tel acte dans les eaux internationales ?

Hind Khoury. Je suis d’abord révoltée par ce qui s’est passé. C’est un crime de guerre. Je ne suis pas surprise, parce qu’il faut s’attendre à tout de la part d’Israël. Ce n’est pas la première fois. On connaît les agressions israéliennes, leurs crimes de guerre, les violations de toutes sortes et les punitions collectives contre les Palestiniens et surtout contre Gaza en janvier 2009. C’est très choquant aussi de voir qu’Israël est capable d’attaquer dans les eaux internationales avec des commandos lourdement armés des militants pacifistes venus de différents pays. Cette fois-ci, Tel-Aviv a donné une plus grande ampleur à sa politique d’agression. Il faut dire qu’Israël agit dans une impunité totale. [.] Alors, ou bien la communauté internationale décide de mettre fin à cette impunité, ou bien Israël va continuer dans sa politique d’agression, à saboter les efforts de paix et chercher à déstabiliser toute la région.

Cet acte grave ne va-t-il pas se retourner contre Israël et le contraindre à négocier une paix définitive ?

Hind Khoury. Pour vous dire les choses clairement, le président Mahmoud Abbas a dit qu’il n’attendait rien du gouvernement Netanyahu pour avancer vers un accord politique. Comme je viens de vous le dire, ce qui s’est passé avant-hier et tous les actes de provocation qui ne sont pas arrêtés depuis l’agression contre Gaza montrent qu’Israël vise plutôt à déstabiliser la région.

Á la suite de ce qui vient de se passer, que va faire l’Autorité palestinienne ?

Hind Khoury. Elle a appelé à une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. L’Autorité palestinienne va bien sûr faire de son mieux sur le plan diplomatique auprès de tous les ministères des Affaires étrangères dans le monde, appeler la société civile dans les différents pays à agir pour soutenir la lutte du peuple palestinien, surtout pour mettre fin au blocus de Gaza. Et puisqu’on parle de blocus, je rappelle que la situation à Jérusalem ne cesse de s’aggraver : des actes agressifs sont commis par les autorités israéliennes pour déposséder les Palestiniens de leurs maisons et poursuivre la colonisation de la ville. Il faut que la communauté internationale prenne ses responsabilités, qu’elle prenne les choses en main et décide quelles actions entreprendre pour arrêter ces agressions. Il faut cette fois-ci des actes concrets et pas seulement des condamnations.

La plupart des pays, dont la France, ont condamné cet acte de piraterie sauf les États-Unis, qu’en pensez-vous ?

Hind Khoury. Je crois qu’ils sont assez dérangés par le fait que Benyamin Netanyahu a annulé sa rencontre avec le président Obama pour retourner en Israël à cause de ce qui s’est passé au large de Gaza. Je pense que c’était une façon pour Netanyahu d’éviter de rencontrer le président américain pour ne pas faire les concessions demandées. En fait, ce ne sont pas des concessions qu’Israël doit faire, il faut qu’il arrête de violer le droit international, d’agir contre la volonté de la communauté internationale, de signer des accords pour ne pas les respecter, etc. C’est ce processus-là qu’il faut arrêter. Encore une fois, il ne s’agit pas de concessions à faire mais tout simplement de restituer aux Palestiniens leurs propres terres, leur liberté qui est aussi légitime que l’existence du peuple d’Israël.

Entretien réalisé par Hassane Zerrouky

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« Jusqu’où cela va-t-il nous mener  ? »

30 Mai 2010, 18:13pm

Publié par PCF Villepinte

 Le doute existentiel des chantres du libéralisme
"L’avenir du capitalisme", c’est le thème d’un récent Forum de l’OCDE, où les participants, chantres du libéralisme anglo-saxon, s’interrogent sur l’avenir de leur système. Récit.

Photo : le siège de l’OCDE, à Paris.

« Jusqu’où cela va-t-il nous mener  ? » Le vieux lord Skidelsky, historien et membre du Parti conservateur britannique, en lèverait les bras au ciel. « Cela », c’est la crise, une crise qui pour lui n’est pas seulement économique et financière, mais aussi idéologique. Après la « crise des démocraties sociales » de la fin des années soixante-dix et le développement de la révolution conservatrice de Reagan et Thatcher, on assiste aujourd’hui, affirme-t-il, à la « crise du conservatisme ». Il faut mesurer la portée de tels propos prononcés dans une telle enceinte. Ils ont été tenus hier, à Paris, dans le cadre d’une table ronde ayant pour thème « l’avenir du capitalisme », à l’occasion de la seconde journée du Forum de l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’OCDE. Cette institution a été créée en 1960 à l’initiative des États-Unis afin de propager dans les pays développés les conceptions américaines du développement économique. Une telle interrogation traitée dans un débat public au sein d’une institution traditionnellement sous l’emprise des Anglo-Saxons aurait été impensable il n’y a ne serait-ce que deux ans.

une société à deux vitesses

« Les dirigeants politiques ont dû intervenir pour renflouer un capitalisme en capilotade, a poursuivi le lord anglais. Cela a nourri l’idée que les États sont au service d’une finance dont il faudrait pourtant couper les ailes car elle est devenue trop puissante. Et cela a aussi entretenu le sentiment que les banquiers s’en mettent plein les poches, ce qui est vrai. » Jusqu’où ira ce retour de balancier  ? Le baron Robert Skidelsky, aujourd’hui homme d’affaires et membre de plusieurs instituts, n’en sait rien. Il pense, certes, qu’« il faut trouver un juste équilibre entre État et marché », mais il considère « que l’on n’y arrivera pas, car c’est une sorte de quête du Graal ».

Ce doute qui saisit la finance n’est pas le fait d’un individu isolé. Anatole Kaletsky, chroniqueur économique au Times, de Londres, considère également que l’idée que « la révolution conservatrice allait créer plus de richesses aura été une illusion ». Pour lui, « l’après-crise devrait être une période de moindre croissance ». Adrian Blundell-Wignall, directeur adjoint des affaires économiques et des entreprises à l’OCDE, fait lui l’hypothèse (vraisemblable) d’une « prochaine plus grande crise que celle traversée, qui forcerait à réaliser des changements ». Lesquels  ? Pour Sharan Burrow, syndicaliste australienne et présidente de la Confédération syndicale internationale, il faut en finir avec « une société à deux vitesses dans laquelle le décalage dans le partage des richesses s’accroît ». Pour elle, « il y a des éléments fondamentaux comme l’accès à l’eau qui ne peuvent pas être laissés au marché », il y a aussi « besoin d’accroître la protection sociale, la négociation, de développer les conventions collectives, de renforcer les dépenses d’éducation et de formation ». Autour de la table, y compris chez la responsable syndicale, il y a cependant une incapacité à envisager un après au capitalisme. Les intervenants, sollicités depuis la salle par un participant demandant si l’on ne courait pas le risque d’un « retour du communisme », se sont bien gardés de répondre à la question. L’une des oratrices à la tribune, Avivah Wittenberg-Cox, créatrice d’une association de femmes qu’elle définit elle-même comme « très sensible à la culture d’entreprise », a certes affirmé que l’avenir du capitalisme n’est autre que la femme et que si « Lehman Brothers s’était appelé Lehman Sisters, il n’y aurait pas eu de crise », mais elle n’a convaincu personne.

l’austérité pour tous

Christina Romer, chef des conseillers économiques du président des États-Unis, n’a pas d’états d’âme. Tout donne à penser que pour elle, l’avenir du capitalisme, c’est Obama. Chargée par les organisateurs du Forum d’intervenir sur le thème « Emploi et croissance », elle a clairement laissé entendre que la politique de réduction drastique des dépenses publiques, c’est peut-être bon pour les Européens, mais qu’il n’en est pas question dans l’immédiat aux États-Unis. Outre-Atlantique, en effet, le souci de l’emploi est davantage affirmé comme une priorité de l’action publique que sur le Vieux Continent. Interrogée sur le sujet, elle a répondu que si « certains pays doivent en passer par des mesures d’austérité, aux États-Unis et dans certains autres pays, on peut prendre davantage de temps ». Pour elle, pourtant, « la consommation des ménages ne sera pas le moteur de la reprise ». La responsable économique mise plutôt sur deux autres facteurs  : la dépense publique, qui doit continuer à soutenir l’économie, et le développement des exportations. Pour stimuler ces dernières, les États-Unis comptent moins sur l’Europe, dont la croissance est trop faible, que sur les pays émergents, particulièrement la Chine. Pauvre Europe  !

Pierre Ivorra


 Le vieux lord Skidelsky, historien et membre du Parti conservateur britannique, en lèverait les bras au ciel. « Cela », c’est la crise, une crise qui pour lui n’est pas seulement économique et financière, mais aussi idéologique. Après la « crise des démocraties sociales » de la fin des années soixante-dix et le développement de la révolution conservatrice de Reagan et Thatcher, on assiste aujourd’hui, affirme-t-il, à la « crise du conservatisme ». Il faut mesurer la portée de tels propos prononcés dans une telle enceinte. Ils ont été tenus hier, à Paris, dans le cadre d’une table ronde ayant pour thème « l’avenir du capitalisme », à l’occasion de la seconde journée du Forum de l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’OCDE. Cette institution a été créée en 1960 à l’initiative des États-Unis afin de propager dans les pays développés les conceptions américaines du développement économique. Une telle interrogation traitée dans un débat public au sein d’une institution traditionnellement sous l’emprise des Anglo-Saxons aurait été impensable il n’y a ne serait-ce que deux ans.

une société à deux vitesses

« Les dirigeants politiques ont dû intervenir pour renflouer un capitalisme en capilotade, a poursuivi le lord anglais. Cela a nourri l’idée que les États sont au service d’une finance dont il faudrait pourtant couper les ailes car elle est devenue trop puissante. Et cela a aussi entretenu le sentiment que les banquiers s’en mettent plein les poches, ce qui est vrai. » Jusqu’où ira ce retour de balancier  ? Le baron Robert Skidelsky, aujourd’hui homme d’affaires et membre de plusieurs instituts, n’en sait rien. Il pense, certes, qu’« il faut trouver un juste équilibre entre État et marché », mais il considère « que l’on n’y arrivera pas, car c’est une sorte de quête du Graal ».

Ce doute qui saisit la finance n’est pas le fait d’un individu isolé. Anatole Kaletsky, chroniqueur économique au Times, de Londres, considère également que l’idée que « la révolution conservatrice allait créer plus de richesses aura été une illusion ». Pour lui, « l’après-crise devrait être une période de moindre croissance ». Adrian Blundell-Wignall, directeur adjoint des affaires économiques et des entreprises à l’OCDE, fait lui l’hypothèse (vraisemblable) d’une « prochaine plus grande crise que celle traversée, qui forcerait à réaliser des changements ». Lesquels  ? Pour Sharan Burrow, syndicaliste australienne et présidente de la Confédération syndicale internationale, il faut en finir avec « une société à deux vitesses dans laquelle le décalage dans le partage des richesses s’accroît ». Pour elle, « il y a des éléments fondamentaux comme l’accès à l’eau qui ne peuvent pas être laissés au marché », il y a aussi « besoin d’accroître la protection sociale, la négociation, de développer les conventions collectives, de renforcer les dépenses d’éducation et de formation ». Autour de la table, y compris chez la responsable syndicale, il y a cependant une incapacité à envisager un après au capitalisme. Les intervenants, sollicités depuis la salle par un participant demandant si l’on ne courait pas le risque d’un « retour du communisme », se sont bien gardés de répondre à la question. L’une des oratrices à la tribune, Avivah Wittenberg-Cox, créatrice d’une association de femmes qu’elle définit elle-même comme « très sensible à la culture d’entreprise », a certes affirmé que l’avenir du capitalisme n’est autre que la femme et que si « Lehman Brothers s’était appelé Lehman Sisters, il n’y aurait pas eu de crise », mais elle n’a convaincu personne.

l’austérité pour tous

Christina Romer, chef des conseillers économiques du président des États-Unis, n’a pas d’états d’âme. Tout donne à penser que pour elle, l’avenir du capitalisme, c’est Obama. Chargée par les organisateurs du Forum d’intervenir sur le thème « Emploi et croissance », elle a clairement laissé entendre que la politique de réduction drastique des dépenses publiques, c’est peut-être bon pour les Européens, mais qu’il n’en est pas question dans l’immédiat aux États-Unis. Outre-Atlantique, en effet, le souci de l’emploi est davantage affirmé comme une priorité de l’action publique que sur le Vieux Continent. Interrogée sur le sujet, elle a répondu que si « certains pays doivent en passer par des mesures d’austérité, aux États-Unis et dans certains autres pays, on peut prendre davantage de temps ». Pour elle, pourtant, « la consommation des ménages ne sera pas le moteur de la reprise ». La responsable économique mise plutôt sur deux autres facteurs  : la dépense publique, qui doit continuer à soutenir l’économie, et le développement des exportations. Pour stimuler ces dernières, les États-Unis comptent moins sur l’Europe, dont la croissance est trop faible, que sur les pays émergents, particulièrement la Chine. Pauvre Europe  !

Pierre Ivorra


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Dennis Hopper, mort d'un géant

30 Mai 2010, 18:10pm

Publié par PCF Villepinte

 

L’acteur et réalisateur américain Dennis Hopper, auteur d’"Easy Rider" en 1969, a succombé samedi à un cancer de la prostate à son domicile de Venice, en Californie.

Âgé de 74 ans, il s’est éteint entouré de sa famille et de ses amis..

Sa très longue carrière, qui s’étend sur un demi-siècle, l’a notamment amené à partager les affiches de "La fureur de vivre" et de "Géants" avec son mentor James Dean, dans les années 50, ou à incarner des psychopathes inoubliables dans "Apocalypse Now", "Blue Velvet" ou "Speed".

Dennis Hopper a été nommé à deux reprises aux Oscars pour le scenario d’"Easy Rider" et pour son rôle d’entraîneur de basket alcoolique dans "Le Grand Défi", en 1986.

Son goût prononcé pour les stupéfiants, son mauvais caractère et son apparition dans des films décriés lui ont valu de nombreux ennemis à Hollywood. En grand provocateur, il prônait pour sa part une indulgence sans limite à l’égard des grands artistes.

Il a un jour prétendu prendre des lignes de cocaïnes "longues comme le bras toutes les cinq minutes juste pour pouvoir boire des litres" d’alcool.

"Easy Rider", qui a ouvert la voie à une nouvelle génération de réalisateurs tels que Martin Scorcese ou Francis Ford Coppola, restera comme le plus bel accomplissement de cette icône de la contre-culture.

"On avait traversé toutes les années 60 et personne n’avait fait de film ou, quand quelqu’un avait fumé un joint d’herbe, il n’allait pas tuer une poignée d’infirmières. Je voulais qu’Easy Rider soit une capsule temporelle pour les gens de cette époque", a-t-il déclaré en 2005 à l’Entertainment Weekly.

Dennis Hopper et Peter Fonda, qui en a eu l’idée originale, y côtoient un Jack Nicholson en avocat alcoolique. Leur collaboration n’a toutefois pas été des plus harmonieuses. Hopper s’est fâché avec tout le monde sur le tournage et Fonda l’a par la suite décrit comme "une petit cinglé fasciste". Leur amitié n’y a pas résisté.

"Dennis m’a introduit dans le monde du Pop Art et des films ’perdus’. Nous avons sillonné les routes d’Amérique et changé la façon de faire des films à Hollywood. J’ai été béni par sa passion et son amitié", déclare-t-il toutefois dans un communiqué diffusé après l’annonce du décès.

"The Last Movie", second long métrage de Dennis Hopper réalisé en 1971 au Pérou, a été un échec commercial. Evoquant le tournage, il a parlé d’une "longue orgie de sexe et de drogues".


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Politique internationale

30 Mai 2010, 18:04pm

Publié par PCF Villepinte

 

Afrique-France, la diplomatie du business

Trente-huit chefs d’État et de gouvernement se réunissent lundi à Nice, pour le premier sommet Afrique-France présidé par Nicolas Sarkozy. L’occasion, pour le chef de l’État, d’afficher un soutien ostentatoire au secteur privé, présenté comme le principal « vecteur de développement » du continent africain.

Quand le business tient lieu de diplomatie, de politique de coopération, d’aide au développement. Voilà le fil rouge du 25e sommet Afrique-France, qui s’ouvre lundi à Nice, avec une omniprésence affichée et décomplexée du secteur privé. Parallèlement aux travaux officiels, consacrés à la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, à la sécurité, au climat et au développement, patrons du CAC 40, dirigeants de PME français et chefs d’entreprise africains plancheront sur des « recommandations » présentées aux chefs d’État et de gouvernement par la présidente du Medef, Laurence Parisot, en conclusion du sommet. L’initiative, se flatte l’Élysée, relève de l’« ouverture à la société civile ». « Á Nice, ce sont les acteurs économiques qui seront mis à l’honneur », se félicite Nicolas Sarkozy dans un entretien à l’hebdomadaire les Afriques, en évoquant la venue de syndicats. En fait, seules la CFDT et la CFTC répondront à l’invitation reçue quelques jours seulement avant le sommet. Côté africain, l’Élysée était incapable, vendredi, de citer quelles organisations syndicales seront présentes. La « société civile » se résumera donc, en réalité, aux patrons. Concurrencées par l’arrivée massive sur le continent africain de nouveaux acteurs, en particulier asiatiques, alléchées par une croissance économique qui devrait atteindre 4,5 % en 2010 et 5,2 % en 2011, selon les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD), les entreprises françaises cherchent à se repositionner, mais aussi à s’enraciner au-delà du pré carré traditionnel. Elles espèrent, pour cela, gommer l’image désastreuse d’une Françafrique opaque et pillarde, où diplomatie parallèle et pratiques néocoloniales servent les intérêts privés, au mépris de la démocratie, des droits humains, du développement et du respect de l’environnement. D’où leur projet de Charte de l’entrepreneur en Afrique, basée « sur le volontariat » et censée consacrer leur « responsabilité sociale et environnementale ». Mais les intitulés même des tables rondes animées par le patronat en présence de membres du gouvernement français suffisent à dissiper toute illusion : « faciliter le dialogue public-privé pour améliorer le climat des affaires » ; « construire et renforcer la compétitivité des entreprises africaines » ; « comment faciliter l’accès des entreprises aux financements ? » Sur le fond, et contre l’évidence, l’appui aux entreprises est présenté comme un facteur mécanique de développement pour le continent africain. Une tendance lourde : « L’aide publique au développement, qui est moins mobilisée par le soutien aux finances publiques, peut davantage s’orienter vers [.] vers le soutien au secteur privé », insistait, dans le rapport annuel 2009 de l’Agence française de développement (AFD), son directeur général, Jean-Michel Severino, remplacé depuis par le très sarkozyste Dov Zerah. Les entreprises, nouveaux vecteurs des politiques de développement ?

Cette orientation ne convainc guère ceux qui militent, un demi-siècle après les indépendances, pour une nouvelle relation, émancipée de la tutelle économique néocoloniale, axée sur le progrès social et humain. « Nicolas Sarkozy a menti sur la rupture avec la Françafrique comme sur tout le reste. Il se conduit comme un attaché commercial des grandes entreprises françaises, au mépris des intérêts des peuples », tranche Michelle Decaster, secrétaire générale de l’Association française d’amitié de solidarité avec les peuples d’Afrique (Afaspa). Samedi, à Aubervilliers, où se tenait un Forum citoyen Afrique-France en prélude aux mobilisations de Nice en marge du sommet, le ton était tout aussi acerbe. « La majorité des dirigeants présents à Nice sont illégitimes, ils se maintiennent au pouvoir par la force et la corruption, a rappelé Olivier Thimonier, secrétaire général de l’association Survie. Qu’ils discutent de démocratie et de bonne gouvernance relève de la farce. Ils sont, avec la complicité des sociétés étrangères, les principaux pilleurs de leurs propres pays. »

Rosa Moussaoui

La suite de notre dossier dans l’Humanité de lundi

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Forum citoyen contre la Françafrique – Samedi 29 mai à Aubervilliers

28 Mai 2010, 10:55am

Publié par PCF Villepinte

 

Sur le blog de F Asensi.

Malgré les promesses de rupture du candidat Nicolas Sarkozy, les réseaux de la Françafrique restent un puissant levier pour maintenir l’Afrique sous la dépendance politique et économique de la France. Du Gabon au Congo-Brazzaville, le soutien à des régimes corrompus perdure, tout comme les atteintes aux droits démocratiques par la succession de coups d’Etat depuis 2008.

 

ForumFrancafriqueSurvieLes 31 mai et 1er juin, la France recevra à Nice les chefs d’Etats africains pour célébrer les 50 ans de leurs indépendances. Une manière de mieux taire les critiques et célébrer la poursuite de l’ingérence politique et du pillage économique du continent africain.

En marge de ce sommet officiel, une vingtaine d’organisations de la société civile française et africaine se réuniront samedi 29 mai à Aubervilliers, pour dresser le véritable bilan de 50 ans de Françafrique.

Débats, concerts,…

Plus d’informations ici

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Réforme territoriale

28 Mai 2010, 07:00am

Publié par PCF Villepinte

 

Les élus de gauche font front commun

reforAlors que se discute depuis mardi la réforme des collectivités territoriales à l’Assemblée nationale, toutes les associations d’élus de gauche s’unissent, pour la première fois, contre ce projet.

Du jamais-vu  ! Pour la première fois de leur histoire, l’ensemble des associations nationales d’élus de gauche se retrouvent sur une déclaration commune pour dénoncer le projet de réforme territoriale du gouvernement, discutée en ce moment même en seconde lecture à l’Assemblée nationale, qui constitue à leurs yeux « une menace sérieuse pour l’intervention publique locale et un mouvement brutal de recentralisation ».

Pour Claudy Lebreton, président du conseil général des Côtes-d’Armor, ainsi que de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), ce projet porte « les germes d’une régression démocratique unique dans l’histoire de la République ». De fait, l’affaiblissement simultané des régions et des départements avec la remise en cause de la compétence générale, la création d’un conseiller territorial en lieu et place des conseillers régionaux et généraux, la diminution de leurs moyens financiers et de leur autonomie fiscale conduisent les associations à rejeter résolument ce projet de réforme qui annonce à terme, selon le texte de l’appel, « la disparition des départements et des régions ».

C’est donc un « véritable danger pour le devenir des collectivités locales », tonne André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr). Il poursuit : « Cette entreprise de démolition des institutions vise à mettre en cause la capacité des collectivités à répondre aux besoins des populations. » Ce n’est donc pas, comme le dénonce Patrick Molinoz, conseiller général de Côte-d’Or et président de l’Association nationale des élus de la gauche radicale et républicaine (Anegrr), « une réforme technique, comme voudraient nous le faire croire certains, mais bien politique pour recentraliser les lieux de décisions ». Pour sa part, Jean-François Caron, conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais et président de la Fédération des élus Verts et écologistes (Feve), « regrette qu’à l’heure où la participation des citoyens tout comme la proximité sont des enjeux majeurs, le gouvernement prenne le contre-pied de ces nécessités avec sa réforme ».

l’asphyxie financière des collectivités

Cette recentralisation, avec un rôle prépondérant de l’État via les préfets, l’asphyxie financière des collectivités avec la fin de la taxe professionnelle conduiront à « l’aggravation des inégalités entre les territoires » et obéreront « les possibilités d’action des collectivités », soulignent les élus qui rappellent que celles-ci réalisent 73 % de l’investissement public. Ce qui fait dire à Étienne Butzbach, maire de Belfort et président de l’Association des élus du mouvement républicain et citoyen (Areca), « cette loi est néolibérale et nuira à l’aménagement équitable de notre territoire ».

Récusant cette réforme, les associations d’élus de gauche en appellent « solennellement aux parlementaires, dans leur diversité, aux centaines de milliers d’élus de France, aux personnels territoriaux, aux associations et citoyens à se mobiliser pour obtenir le retrait de cette réforme ». André Chassaigne résume la démarche en appelant à « un front commun contre ce projet » et informe que les associations envisagent l’organisation, le 26 juin prochain, deux jours avant un nouveau passage de la loi au Sénat, d’organiser dans tous les départements des « grandes fêtes des libertés locales ». Au-delà, elles s’engagent à organiser des « états généraux de la décentralisation à l’automne » pour construire, en perspective des futures échéances électorales de 2012, un « nouveau pacte républicain entre l’État et les collectivités ».

Max Staat

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Retraites :

28 Mai 2010, 06:56am

Publié par PCF Villepinte

 la mobilisation gagne en puissance
Déjouant les calculs du gouvernement, qui misait sur un échec et avait tout fait pour cela, la journée d’action syndicale d’hier a remporté, avec environ un million de manifestants, un plus grand succès que celle du 23 mars.photo : le défilé à Marseille

C’est peu de dire que les syndicats étaient attendus au tournant. Et qu’ils avaient affaire à forte adversité. D’abord la tactique du gouvernement consistant à dissimuler au maximum ses intentions ; il a fallu, on l’a vu, attendre mardi soir pour que le ministre du Travail daigne admettre, du bout des lèvres, que la liquidation de la retraite à soixante ans n’est pas une « option », mais bien son dessein. Et il faudra encore attendre le 20 juin pour connaître le texte précis de la réforme. Ensuite, le déluge de propagande officielle, dans les médias, présentant le durcissement des conditions d’accès à la retraite à taux plein, comme la seule « solution » imaginable pour pérenniser le système. Des directions d’entreprises publiques ont, en outre, joué leur partition en communiquant en direction de leurs salariés pour leur donner à croire, à l’instar de la SNCF, qu’ils ne seraient pas concernés par la nouvelle réforme. Ajoutons à cela une discrétion confondante des journaux sur cette riposte syndicale. Enfin, l’unité du mouvement syndical n’était pas complète. FO, qui prépare son propre rassemblement le 15 juin, avait souhaité, par la voix de son leader, Jean-Claude Mailly, que la journée soit « réussie », mais pas au point d’y participer.

Le cap du million de manifestants

Á l’aune de tout cela, la mobilisation de jeudi apparaît comme un sérieux coup de semonce pour le chef de l’État et son équipe. Dès le début de l’après-midi, le succès semblait assuré, pour l’intersyndicale (CGT, CFDT, CFTC, FSU, Unsa, Solidaires) qui s’était donné l’objectif de « faire mieux » que la dernière journée d’action interprofessionnelle du 23 mars. Un premier bilan de la CGT, portant sur la moitié des quelque 200 manifestations organisées à travers tout le pays, révélait une participation supérieure de 20 %, comparé aux cortèges du 23 mars. Le cap du million de manifestants, au total, semblait devoir être atteint (contre 800 000 il y a deux mois). Des défilés marqués par la présence des partis de gauche et de leurs leaders. Les appels aux arrêts de travail ont, eux aussi, par-delà des inégalités, remporté des succès significatifs : la direction de France Télécom dénombrait 21,5 % de grévistes parmi les 100 000 salariés, contre 17,5 % le 23 mars ; la CGT cheminots annonçait 28 % de grévistes à la SNCF (32 % il y a deux mois), « pas trop mal », « après une campagne (de la direction) sur l’idée que les cheminots ne seraient pas concernés par la réforme, ce qui est faux », notait Laurent Russeil, un dirigeant du syndicat ; La Poste faisait état de 12,8 % de grévistes (11,45 % en mars).

Les débrayages ont également touché de très nombreuses entreprises privées. « Alors que le gouvernement n’a annoncé sa mesure principale, le décalage au-delà des soixante ans (de l’âge légal de départ à la retraite - NDLR) qu’il y a 24 heures, la réaction est relativement rapide », pouvait se réjouir le leader de la CFDT, François Chérèque, en tête du cortège parisien. Avant de promettre : « Il y aura certainement une autre étape. On décidera avec l’intersyndicale si elle doit avoir lieu fin juin ou début septembre ou les deux. » « On peut s’attendre à ce que le gouvernement réfléchisse après la journée d’aujourd’hui. Je crois que le chef de l’État lui-même va être contraint de réfléchir. Même si on ne connaît que les grandes lignes, ce projet (de réforme - NDLR), ça ne peut pas être celui-là », observait de son côté le secrétaire général de la CGT. Pour Bernard Thibault, cette journée était « le point d’appui nécessaire pour convaincre le gouvernement qu’il n’a pas partie gagnée sur son projet et qu’il y a suffisamment de forces pour résister à ses ambitions ». « C’est un parcours de longue haleine, et pas une course de vitesse comme le veut la stratégie gouvernementale.

Le vrai test sera quand on connaîtra vraiment toutes les mesures », remarquait pour sa part le dirigeant de l’Unsa, Alain Olive. « On sent que le gouvernement a peur des réactions », confirmait Annick Coupé, de Solidaires. Á la suite des nombreux sondages montrant que les pistes officielles de réforme sont majoritairement désavouées par l’opinion, le succès de la mobilisation d’hier montre en effet, à tout le moins, que les jeux sont loin d’être faits. Alors que le gouvernement manifestait sa surdité, hier soir, en feignant de voir une « validation » de sa méthode, cette journée constitue, pour l’intersyndicale, un encouragement à prendre de nouvelles initiatives, comme le souhaite la CGT.

Yves Housson

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